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InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 12 novembre 2022 41 minComplaisantFond programmatiqueEnvironnement & énergieTransportsInstitutions & électionsLogement

Marie-Hélène MATHIEU : Maire DVD de Saint-Didier au Mont-d'Or et Conseillère Régionale Santé, Sport, Handicap et Action Sociale

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:57OuverteRéponse directe

    Qu'en pensez-vous de l'extinction de l'éclairage public à Lyon ?

  • 2:27OuverteRéponse directe

    Quels sont les économies et les retours d'expérience sur cette mesure ?

  • 3:57OuverteRéponse directe

    Comment situer Saint-Didier-aux-Monts-d'Or ?

  • 5:21OuverteRéponse directe

    Saint-Didier est-elle une commune riche ?

  • 5:55OuverteRéponse directe

    Comment devient-on maire d'une commune comme Saint-Didier ?

  • 7:44OuverteRéponse directe

    Vous n'êtes pas encartée, comment concevez votre engagement politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:54Invité politiqueFait
    « C'est très bien, c'est très bien, c'est une bonne mesure. »
  • 2:19Invité politiqueFait
    « Nous, à Saint-Didier, c'est quelque chose qu'on a mis en place déjà depuis 2016. »
  • 3:19Invité politiqueChiffre
    « On s'était appuyé sur des chiffres de la gendarmerie qui montraient que ce qui existait déjà ailleurs n'avait pas créé de l'insécurité. »
  • 3:26Invité politiqueFait
    « On s'aperçoit effectivement que c'est le cas, qu'on n'a pas plus de cambriolages, qu'on n'a pas plus d'accidents et qu'on n'a pas plus de soucis avec les piétons dans une rue qui est éteinte. »
  • 5:44Invité politiqueFait
    « C'est une commune qui, effectivement, est une commune avec des gens qui ont des revenus aisés, qui sont chefs d'entreprise, profession libérale, qui sont plutôt catégorie socioprofessionnelle, plus, plus. »
  • 5:48Invité politiqueFait
    « La commune de Saint-Didier a des finances qui sont très saines, mais ce n'est pas une commune riche en tant que telle au niveau de ses finances. »
  • 13:25Invité politiqueChiffre
    « On a 50% du territoire de Saint-Didier qui est classé en zone naturelle et agricole. »
  • 13:31Invité politiqueFait
    « L'écologie, on en fait depuis longtemps, parce qu'on a protégé toute cette partie de notre territoire. »
  • 15:21Invité politiqueChiffre
    « Nous, on est carencés, on le dit, on est à 6,5. »
  • 20:40Invité politiqueChiffre
    « C'est 8 millions d'euros. »
  • 20:17Invité politiqueChiffre
    « 6,5 millions. »
  • 26:07Invité politiqueChiffre
    « Ça impacte Saint-Didier à hauteur de presque 31% de bus supprimés sur la journée. »
  • 30:46Invité politiqueChiffre
    « On a un budget, la voirie est métropolitaine, on a un budget qui nous est alloué par la métropole que nous, on multiplie, on apporte la même chose, on abonde à la même hauteur pour pouvoir faire ses travaux. »
  • 32:08Invité politiqueFait
    « Au niveau du PLUH, on a fait en sorte de faire quelque chose de très joli, de faire quelque chose qui respecte la nature, qui laisse passer l'eau, qui laisse passer la faune. »
  • 34:06Invité politiqueFait
    « On sait qu'on a en février du 6 au 19 février la coupe, les championnats du monde de ski alpin, Meribel-Courchevel en plein dans la région. »
  • 34:25Invité politiqueFait
    « On a les Global Games qui sont les sports handicapés qui vont se tenir aussi en juin 2023 à Vichy. »
  • 37:13Invité politiqueFait
    « Là, on subit beaucoup de choses et pourtant, on demande aux maires énormément de disponibilité, de choses à mettre en place sur les communes. »
  • 37:23Invité politiqueFait
    « Si on cite juste ce qui a été fait pendant le Covid, on nous a demandé de trouver des masques, on nous a demandé de les distribuer, de mettre en place des centres de dépistage, de mettre en place des centres de vaccination. »
  • 38:19Invité politiqueChiffre
    « Sur ma commune, on a fait 76% de votes pour Laurent Wauquiez. »
  • 38:27Invité politiqueFait
    « Laurent Wauquiez, c'est quelqu'un que j'admire beaucoup parce qu'il a un langage clair, il a une ligne de conduite, une colonne vertébrale, il n'y a pas de double langage. »

Temps de parole

  • Invité politique64 %
  • Présentateur35 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère ! Lyon 1ère, l'invité politique du samedi, avec Lyon positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous, je suis heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission de l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Et je suis heureux d'accueillir Marie-Hélène Mathieu, bonjour.

0:22
Invité politique

Bonjour Frédéric Duval.

0:22
Présentateur

Vous êtes le maire, puisque je crois que vous préférez le maire de Saint-Didier-aux-Montdors. Et j'ai appris en échangeant avec vous que les habitants de Saint-Didier s'appellent les désidériennes et désidériens, ce qui est très joli. Je suis heureux de vous rencontrer, parce que je ne vous connaissais pas. Et c'est vrai que vous êtes quelqu'un d'assez discret. Alors on a parlé de vous assez récemment dans l'actualité, on en parlera pour des questions de mobilité notamment. Et vous êtes aussi conseillère régionale au Verne-Rhône-Alpes. Alors on va parler de votre commune, de vos projets, de ce qui vous a amené à devenir maire de cette commune.

Et vous savez, on commence toujours par une question d'actualité. Alors les noctambules lyonnais le savent sans doute, mais depuis quelques jours, il y a eu une expérimentation qui est mise en place au niveau de la ville la nuit sur l'extinction de l'éclairage public. Qu'est-ce que vous en pensez-vous, à la fois en tant que maire, puis même en tant que citoyen ? Et est-ce que c'est un sujet qui vous parle ?

1:13
Invité politique

Alors effectivement, j'ai reçu un courrier d'Améry du 9e qui annonce cette extinction d'éclairage public sur Lyon. Parce que bon, l'éclairage public, il est limitrophe sur les communes et les horloges qui règlent les lampadaires, bien, ils peuvent être à la fois sur les deux communes. L'extinction de l'éclairage public à Lyon, elle se fait sur 2h30 la nuit, entre 2h et 4h du matin, 4h30 du matin. Et elle se fait juste sur le début de la semaine, puisqu'ils ont décidé de laisser allumer le week-end. Alors, bon, je me dis, c'est très bien, c'est très bien, c'est une bonne mesure. Nous, à Saint-Didier, c'est quelque chose qu'on a mis en place déjà depuis 2016.

On avait fixé l'extinction de la lumière à partir de 1h du matin jusqu'à 5h du matin. Et l'année dernière, on a décidé de prolonger un petit peu cette extinction en mettant 1h30, c'est-à-dire à la fin de l'arrivée du dernier bus, et puis de rallumer à 5h30. Donc voilà, nous, depuis 2016, on éteint l'éclairage public, d'abord pour faire des économies d'énergie.

2:24
Présentateur

Oui, j'allais dire que ce qui est intéressant, c'est que souvent on parle d'expérimentation, mais vous, pour le coup, vous avez un vrai retour d'expérience. Parce que, qu'est-ce que ça permet pour une commune, à la fois en termes d'économie, et puis, est-ce que vous avez pu, j'allais dire, mettre fin parfois aux inquiétudes des habitants ? Parce que souvent, les habitants se disent, oui, mais en termes de sécurité, etc., ça va être moins bien. Vous avez le recul. Quel est le bilan de cette opération ?

2:45
Invité politique

Alors, c'est vrai que quand on l'a mis en place en 2016, on a fait une réunion publique pour que les désidériens soient informés de cette mesure d'extinction de l'éclairage public. Et c'est vrai que là, les premières questions qui viennent, en dehors des économies d'énergie qu'on peut faire, en dehors de la protection de la faune, c'est la sécurité. Ah là là, ça va engendrer des cambriolages supplémentaires, nos enfants ne vont pas rentrer en sécurité chez eux. Et puis, en fait, on s'était appuyé sur des chiffres de la gendarmerie qui montraient que ce qui existait déjà ailleurs n'avait pas créé de l'insécurité.

Et aujourd'hui, avec le recul, six ans en arrière, on s'aperçoit effectivement que c'est le cas, qu'on n'a pas plus de cambriolages, qu'on n'a pas plus d'accidents et qu'on n'a pas plus de soucis avec les piétons dans une rue qui est éteinte.

3:40
Présentateur

Donc, à la fois des économies, puis ça finit par être accepté par la population qui s'y est habituée. Alors, on va parler un petit peu des monts d'or, puisque c'est vrai que ce n'est pas forcément toujours simple. Enfin, je le dis comme ça, puisque je ne suis pas un Lyonnais d'origine. J'ai toujours, moi, une petite question. Enfin, je fais toujours peut-être un peu de mal à situer à la fois les monts d'or, mais surtout les différentes communes des monts d'or, parce qu'il y a Saint-Didier aux monts d'or, Couson aux monts d'or, Saint-Cyr aux monts d'or. Comment est-ce que vous vous positionnez ? À quel endroit vous êtes ?

Et comment vous parlez, du coup, de votre collectivité pour qu'on la situe ? On a compris qu'elle était à la frontière du 9e arrondissement, mais plus précisément, ces fameux monts d'or.

4:17
Invité politique

C'est toujours la question. Les monts d'or, ça reste un peu à une zone mystérieuse. On s'imagine que c'est perdu dans les monts, dans la nature. Et vous l'avez dit très justement, Saint-Didier aux monts d'or touche le 9e arrondissement de Lyon. Donc, on est en prise directe sur la ville. C'est le cas de Saint-Cyr, c'est le cas de Champagne, qui touche aussi le 9e arrondissement de Lyon. Mais on reste des communes qui ont cette image de nature préservée. Préservée, il faut le dire. On a une chance extraordinaire à Saint-Didier.

Si on touche le 9e arrondissement de Lyon et qu'on est à 20 minutes de la place Bellecourt, on a au-dessus de nos têtes des zones vertes, agricoles, naturelles, qui sont simplement époustouflantes. Et là, on a une chance vraiment importante d'avoir ça à nos pieds.

5:07
Présentateur

C'est vrai qu'on est dans l'Ouest Lyonnais, on est dans des endroits qui sont quand même particulièrement préservés. Et recherchés. Et recherchés. Alors, parfois, on peut entendre dire ça, mais vous, qu'est-ce que ça vous inspire en tant que maire ? On dit souvent que c'est une commune privilégiée, ou pour être un peu caricaturale, de riche. Est-ce que c'est le cas ? Est-ce que c'est une commune riche ? Ou c'est une commune où vous vivez des personnes plutôt un peu riches ? Comment vous vivez ça, vous, en tant que maire, de cette commune ?

5:32
Invité politique

C'est une commune qui, effectivement, est une commune avec des gens qui ont des revenus aisés, qui sont chefs d'entreprise, profession libérale, qui sont plutôt catégorie socioprofessionnelle, plus, plus. Et la commune de Saint-Didier a des finances qui sont très saines, mais ce n'est pas une commune riche en tant que telle au niveau de ses finances.

5:51
Présentateur

Alors, comment est-ce qu'on arrive et comment est-ce qu'on devient maire d'une commune comme ça, de Saint-Didier ? Vous y êtes arrivée il y a assez longtemps, parce que vous n'êtes pas lyonnaise non plus.

5:58
Invité politique

Pas du tout. Moi, je suis originaire de l'Est de la France. Toute ma famille est Lorraine. Ou des Vosges ou de la Meurthe-et-Moselle. Donc, moi, j'ai plus des origines rurales. Voilà, je ne suis pas du tout une urbaine à la base. Je suis arrivée à Saint-Didier. Tout simplement, c'est le travail qui nous amène souvent à bouger. On est arrivée à Saint-Didier en 2000. On arrivait de Paris. Et j'étais en congé parental pour ma troisième fille. Et là, je me suis dit, bon, ben voilà, j'arrête mon travail pendant trois ans. Je vais regarder ma dernière fille grandir. Et puis, je vais faire ce que je n'ai jamais fait jusqu'à présent. C'est m'investir dans les écoles.

J'ai été parent délégué dans toutes les classes. J'ai été secrétaire de l'appel du Collège Fromante. Et après, bien évidemment, on vient vous chercher pour participer à différentes commissions municipales. Commission petite enfance, commission sécurité. Après, j'ai été présidente pendant sept ans d'une association de danse qui s'appelle Atelier Danse. Et puis, voilà, de fil en aiguille, eh bien, en 2008, aux élections municipales, j'ai été contactée par deux listes. La liste de Denis Bousson, qui a été élu maire en 2008. Et puis, la liste de Roland Carrier. Donc, j'ai dû faire un choix. Et j'ai choisi en fonction de mon cœur et de ce qui m'inspirait le plus.

Donc, je suis partie avec Denis Bousson, qui a été élu. Et j'ai fait deux mandats d'adjointe avec Denis Bousson.

7:17
Présentateur

Donc, vous êtes une jeune mère, mais élue déjà depuis... Alors, jeune dans la fonction. Vous êtes toujours jeune, mais jeune dans la fonction, puisque votre premier mandat de mère a deux ans et quelques, et bientôt trois, puisqu'on arrive doucement à mi-mandat. Voilà, c'est ça.

7:31
Invité politique

Alors, oui, élue, on va dire, fin juin 2020, puisque le deuxième tour, à la place de durer une semaine, a duré trois mois et demi à cause du Covid. Donc, voilà, on a pris un petit peu de retard sur ça. Mais ça fait, oui, presque deux ans et demi maintenant qu'on est élu.

7:44
Présentateur

Ce qui est intéressant, c'est que, alors vous êtes, je ne voulais pas préciser, mais vous n'êtes pas encarté dans un parti politique, même si, en termes d'étiquette, je crois qu'on est plutôt autour du divers droite. Et puis, comme vous êtes dans la majorité au conseil régional, effectivement, on le voit à peu près. Mais vous me disiez que, en fait, vous ne faites pas de la politique au sens traditionnel utile, mais vous n'avez pas l'impression d'en faire. C'est-à-dire que vous n'avez pas besoin forcément d'être étiqueté pour simplement peut-être agir. Comment vous concevez, vous, votre engagement politique dans la collectivité ?

8:14
Invité politique

Alors, moi, je tiens effectivement à garder cette indépendance. C'était dans l'ADN de ma liste et de ma campagne. Et ça faisait partie de mes valeurs de garder cette indépendance, de ne pas être encarté, comme on dit. Maintenant, c'est vrai qu'on a des idées. Je pense qu'à un moment, ce qui prime pour moi, c'est l'intérêt général. C'est faire en sorte que, dans sa commune, tout se passe bien. Moi, de par mes deux mandats d'adjointe, j'ai été très proche des gens, parce que j'avais les associations, les sports, la vie des quartiers. Donc, je connais cette proximité. Je suis à l'écoute. Je sais ce que c'est que le terrain. Je sais ce que c'est que dialoguer. Donc, voilà.

Moi, c'est ça qui est intéressant pour moi.

8:56
Présentateur

Mais du coup, c'est la passerelle un peu souvent qu'on fait, parce que ça naît de là. Vous parlez de votre engagement, j'allais dire, associatif. Quel lien vous faites ou quel parallèle vous faites entre le fait de vous engager dans une association et puis, tout d'un coup, le fait de basculer de l'autre côté, entre guillemets, passer de l'autre côté, ou du pouvoir ou de l'engagement politique. Est-ce que c'est parce qu'à un moment, l'association ne permet pas tout ? Est-ce que c'est parce que c'est une suite logique ? Est-ce que parfois, on ne regrette pas d'être passé du côté politique, entre guillemets, parce qu'on a moins de liberté que quand on est dans une association ?

Comment vous concevez cette distinction d'engagement ?

9:29
Invité politique

Je ne sais pas si c'est une suite logique, parce que je ne me suis jamais posé la question dans ce sens. Quand on est venu me chercher en 2008, je me suis dit, mais pourquoi on vient me chercher ? Oui, mais parce que tu es présidente d'association, tu connais beaucoup de monde, donc tu peux être représentative d'un certain nombre de voix, et puis tu as certainement des choses à apporter. Et je me suis dit, oui, c'est certainement ça, donc je vais y aller pour voir. Et puis, je me suis prise au jeu, parce que vraiment, j'ai adoré ça. Et aujourd'hui, quand on me demande comment ça va, ce n'est pas trop dur, votre mandat de maire, je dis, je m'éclate, j'adore, je suis heureuse.

9:59
Présentateur

Il y a vraiment quelque chose de l'ordre du plaisir à aller quoi ? Être utile, être efficace, être juste au bon endroit ? C'est quoi les deux mots qui caractérisent cette fonction ?

10:09
Invité politique

Ça, à la fois, c'est proximité, écoute, j'aime les gens. Je crois que si on n'aime pas les gens, il ne faut pas se présenter à une élection.

10:17
Présentateur

Oui, parce que je suppose que c'est quand même un mandat dont on sait qu'il est assez prenant au quotidien. On en reparlera, on va vous découvrir, on va découvrir votre commune en mode un peu carte postale, justement pour mieux la situer. Et puis, on parlera de vos projets, des enjeux de mobilité, puisque c'est un vrai sujet, et on en reparle dans une deuxième partie de notre émission. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission L'Invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère, toujours avec Marie-Hélène Mathieu, maire de Saint-Didier-aux-Mont-Dors et conseillère régional d'Hiver-Droite.

Alors, je disais Madame le maire, mais certains de vos collègues femmes préfèrent Madame la maire. Où va votre préférence et pour quelles raisons, en fait ?

11:00
Invité politique

C'est tout bête. Moi, j'aime bien Madame le maire, parce que Madame la maire, la maire, ça me fait trop penser à la maire Brasier, la maire Richard. Donc, voilà, c'est simplement ça. Moi, j'aime bien Madame le maire.

11:11
Présentateur

Oui, parce que c'est vrai que j'avais une de vos collègues qui me disait que souvent, effectivement, elle, elle était la maire de ses enfants, mais le maire de ses administrés, que ça faisait peut-être un peu trop d'enfants sinon. Exactement. Alors, on va découvrir un peu mieux votre commune. Je disais, il y a peut-être... Est-ce que vous le vivez d'ailleurs comme ça, cette question un peu d'identité et de positionnement ? Est-ce que dans votre communication sur votre collectivité, il y a l'envie de se distinguer des autres communes du Mont-d'Or ou juste peut-être de préserver votre identité à vous et comment est-ce que vous vous démarquez peut-être des autres ?

Ou est-ce que c'est un sujet d'ailleurs d'être reconnu ou ce n'est pas forcément une nécessité ? Vous n'avez pas besoin de ça ?

11:47
Invité politique

Non, on n'a pas besoin de ça. Une chose est sûre, c'est que les Mont-d'Or ont pris beaucoup d'importance pendant le confinement. Les gens qui faisaient du télétravail dans leur appartement à Lyon se sont dit, ça serait bien d'avoir une maison, d'avoir un jardin, regardons ce qui existe autour de nous. Et comme on est tout près, c'est sûr qu'on a beaucoup de Lyonnais qui sont venus à Saint-Didier, qui ont acheté une maison et qui se sont installés là et qui télétravaillent encore aujourd'hui.

12:14
Présentateur

D'accord, votre commune a gagné beaucoup d'habitants pendant les 2-3 dernières années ? Proportionnellement ?

12:19
Invité politique

Non, non, on n'a pas gagné beaucoup d'habitants, ce qui va faire gagner des... Parce que si les gens achètent des maisons, forcément, c'est que les précédents propriétaires sont partis, donc c'est un remplacement, ce n'est pas une arrivée massive de nouveaux arrivants.

12:34
Présentateur

Alors, si on devait définir un petit peu cette ville, parce qu'en fait, ce qui est intéressant, c'est... On va en faire une carte postale, mais vous, j'ai vu parfois que vous parliez de villages. Mais en fait, 7000 habitants dans la métropole de Lyon, est-ce que c'est encore un village, en vrai ?

12:49
Invité politique

Non, ce n'est plus vraiment un village, mais à Saint-Didier, on a des familles historiques qui sont là depuis très longtemps. Donc, il y a 40 ans, effectivement, quand on montait Saint-Didier-aux-Mont-d'Or, c'était des champs avec des vaches. Aujourd'hui, c'est construit, mais il y a toujours des champs et il y a toujours des vaches. Donc, voilà, c'est une particularité. Saint-Didier-aux-Mont-d'Or, il y a quatre traits d'union, si on l'écrit correctement, quatre traits d'union dans Saint-Didier-aux-Mont-d'Or, et son slogan, c'est le trait d'union entre la ville et la campagne.

Et c'est vraiment ça, puisqu'on le disait tout à l'heure, on touche Lyon et qu'on a une nature tout à fait exceptionnelle. On a 50% du territoire de Saint-Didier qui est classé en zone naturelle et agricole. Donc, nous, l'écologie, on en fait depuis longtemps, parce qu'on a protégé toute cette partie de notre territoire. Et puis, en 2019, on a un PLUH qui nous a dotés aussi de zones à densifier, des zones qui sont en plein centre de la commune, où aujourd'hui, on a un terrain, par exemple, un exemple qui est concret, de 9000 m² avec une maison. Cette maison, elle est vendue à un promoteur. Demain, on peut y faire du collectif.

Donc, voilà, le rôle, c'est de trouver l'équilibre entre, justement, cette ville et cette campagne.

14:01
Présentateur

Voilà, parce que je suppose que, comme souvent, d'ailleurs, il y a une petite contradiction. À la fois, les gens ont besoin et envie du charme de la campagne et de la tranquillité, et en même temps, de tous les services de la ville, y compris en termes de mobilité. Comment est-ce qu'il y a un peu plus qu'ailleurs ? C'est-à-dire ce combat entre l'histoire, l'identité, le patrimoine, la préservation. C'est presque une question philosophique de comment on évolue sans trop tout changer. Non ? C'est ça, l'équilibre que vous devez avoir, vous, en tant qu'élu ?

14:29
Invité politique

C'est ça, tout à fait. On doit être, on est équilibriste entre ce qu'on doit faire, ce qu'on doit respecter. Notamment, je pense, à la loi SRU. Une commune se doit de respecter la réglementation et la loi qui est mise en place.

14:46
Présentateur

Alors, la loi SRU, pour ceux qui nous écoutent, c'est solidarité, renouvellement urbain. C'est la loi qui définit le pourcentage de logements sociaux dans une collectivité. Voilà, c'est ça. Et vous êtes, et ce n'est pas un secret, légèrement plutôt en dessous de la moyenne qui est attendue, mais justement, par rapport à ça, c'est quoi ? C'est une problématique de foncier, c'est une problématique d'espace, et les logements sociaux, on ne peut pas forcément faire partout. Ce n'est pas que vous ne voulez pas en faire, c'est que ce n'est pas si simple que ça à faire. Comment est-ce que vous gérez ?

15:13
Invité politique

C'est tout ça à la fois. La loi SRU, elle impose aux communes de plus de 3500 habitants de faire 25% de logement social. Nous, on est carencés, on le dit, on est à 6,5. Les chiffres, on peut les trouver partout. Donc, on ne fait pas partie des communes qui respectent cette loi SRU. En contrepartie, on a des pénalités que l'on doit régler. À Saint-Digier, on provisionne 250 000 euros pour régler ces pénalités SRU. Quand on a un projet, un programme de construction qui sort sur la commune, quand on reçoit les promoteurs, ils le savent très bien, ce n'est pas 25% qu'on doit faire, c'est 30%. Donc, sur chaque programme immobilier, on doit avoir 30% de logements sociaux.

Et ça, on ne peut pas y déroger. Derrière, il y a quand même la préfecture qui représente l'État et qui nous dit, vous n'êtes pas bon, il faut faire 30% sur ce programme.

16:08
Présentateur

Vous êtes dans cette nouvelle dynamique et s'assigner pour y arriver.

16:11
Invité politique

Alors, c'est compliqué parce qu'en étant à 6,5, pour atteindre au moins 25, je pense qu'il faudrait faire plus de 280 logements pour rattraper notre retard. Et puis, ce retard, il va être difficilement rattrapable parce que le prix du foncier est là. Aujourd'hui, construire à Saint-Digier, c'est cher, que ce soit en terrain, que ce soit en maison. Les derniers collectifs, les programmes qui vont sortir, qui vont sortir, les appartements les mieux situés, c'est quand même 9 300 euros du mètre carré. Oui, on n'est pas sur la moyenne. Donc, c'est compliqué derrière de faire du social parce que, bien sûr, c'est moins cher. Donc, il y a un équilibre aussi à trouver par les promoteurs.

16:54
Présentateur

C'est compliqué. Dans cette commune, vous étiez là adjointe depuis longtemps, vous l'avez rappelé, vous connaissez bien la collectivité. Quelle a été votre envie, votre souhait quand tout d'un coup, on devient maire ? Parce que c'est une chose que d'être élu, que d'être adjoint. Et puis, tout d'un coup, quand on se retrouve maire, d'ailleurs, est-ce que ça a changé votre regard sur votre engagement ou est-ce que les gens ont changé de regard sur vous ? Est-ce que tout d'un coup, vous vous êtes senti investi d'une responsabilité différente, de quelque chose qui n'était pas comme avant ?

17:23
Invité politique

Bien sûr. Moi, j'ai fait deux mandats d'adjointe, donc j'ai été élue pendant 12 ans. On s'occupe de sa délégation, on voit un petit peu ce qui se passe dans sa commune, c'est très intéressant. Et puis, quand on arrive à l'échéance des prochaines élections et que le maire en place vous dit « Je ne veux pas me représenter pour un troisième mandat, c'est à toi d'y aller », je lui dis « Tu crois ? T'es sûre ? » Moi, je n'avais pas du tout, du tout pensé à ça. Je n'avais pas envisagé. « Si, si, c'est toi qui dois y aller, vas-y. » Donc, je m'entoure quand même de gens que j'avais envie d'avoir avec moi parce que je ne voulais pas partir toute seule.

L'équipe dans laquelle j'étais était enfin de deuxième ou de troisième mandat. Ça fait 12 ans ou 18 ans de vie communale. C'est quand même long. Donc, à un moment, les gens s'arrêtent. Et ça, je peux le comprendre. Ils ont envie de faire autre chose. C'est parfait. Moi, je tenais à ce que j'ai un ou deux cadres avec moi qui partent avec moi. Donc, j'ai dit « Allez, lançons-nous dans l'aventure. » Je connais bien la commune. Je connais bien les gens. Je sais à quoi ils aspirent. Mais on va quand même leur demander ce qu'ils ont envie. Et donc, on a fait des opérations porte-à-porte pour connaître ce que les gens veulent ou ne veulent pas sur la commune de Saint-Didier.

18:28
Présentateur

Renouveler le désir, l'envie ou les attentes. Mais du coup, comme ça, d'être numéro un, ce n'est pas la même chose en termes de responsabilité, peut-être ? Parce qu'on dit souvent que l'élu, on le voit bien, porte quand même une immense responsabilité. Tout finit sur le bureau du maire.

18:43
Invité politique

Exactement. Sur des petites communes comme la nôtre, 7000 habitants, tout arrive sur le bureau du maire. Moi, je fais énormément confiance aux équipes que j'ai en mairie. J'ai une équipe géniale. J'ai une belle équipe d'adjoints aussi avec moi, une belle équipe d'élus. Donc, on fait équipe, on travaille ensemble sur tous les sujets. Et j'avoue, c'est passionnant. C'est passionnant. J'ai découvert plein de choses.

19:04
Présentateur

Mais ce n'est pas trop dur souvent d'arbitrer ou de choisir. Parce que moi, je dis souvent aux gens peut-être qui méconnaissent un peu ce que c'est que le mandat, c'est que quelque part, votre fonction principale, c'est de choisir, de décider, de trancher. Mais on sait très bien que quand on décide, on se fâche avec plein de gens et on renonce à un certain nombre de choses. Comment est-ce qu'on arbitre comme ça ? Quels sont les sujets par exemple sur lesquels vous vous êtes dit que c'était difficile de choisir, ça ne me posait parfois pas des cas de conscience ? Mais sur quoi, par exemple, vous vous êtes retrouvée avec ça ?

19:33
Invité politique

Je n'ai pas eu vraiment encore le cas en deux ans et demi de me trouver face, confrontée à ce type de décision, de réflexion. Encore une fois, tout ce qu'on fait, on le fait en toute transparence, on le fait en ayant communiqué et voilà. J'ai une opposition, bien sûr, en conseil municipal, mais il faut pouvoir intégrer cette opposition et en faire une force constructive. On a récemment acquis sur la commune de Saint-Didier une propriété qui s'appelle la propriété Trévoux. C'est une maison où est né Laurent Bonnevet. Cette maison, à un moment, on n'en parlait pas du tout dans la campagne, elle est mise en vente. 6,5 millions. Tout le monde me dit à Mme le maire, il faut acheter cette maison.

En plus, il y a 11 000 m2 de parc tout autour, ce qui est quand même en plein centre, ça touche la mairie. Il faut l'acheter. Je dis 6,5 millions. Ce n'est pas prévu dans le mandat. Pour qu'on ait

20:35
Présentateur

un ordre de grandeur, c'est quoi le budget d'une commune comme la vôtre en fonctionnement ou en investissement ?

20:40
Invité politique

C'est 8 millions d'euros. Donc, voilà. On avait quand même bâti un programme par rapport à ça et là, on se dit 6,5 millions. Non, ce n'est pas possible. Ce n'est pas dans les moyens de la commune. Et puis, la famille Trévoux nous a rencontrés en disant qu'on aimerait bien que la mairie rachète cette maison. Ça aurait été plus simple si nous l'avions léguée. Mais bon, voilà, ça ne s'est pas fait. Et finalement, on s'est mis d'accord. On a discuté. C'était une indivision avec 5 frères et sœurs. Il y avait une des sœurs qui voulait rester dans la maison. Donc, on a partagé un petit peu la maison. Il nous reste quand même 1 000 m² à 8 tables de maison. Il nous reste 10 000 m² de parc.

On s'est mis d'accord. On a fait l'évaluation des domaines. Ils ont fait leur évaluation de leur côté et on l'a acheté à 3,5 millions. Mais ça, quand on a pris cette décision...

21:29
Présentateur

Vous avez associé tout le monde.

21:30
Invité politique

Et on a mis tout le monde autour de la table. On a dit, voilà l'opportunité. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous êtes d'accord ? Pas d'accord. Parce que...

21:37
Présentateur

Et d'ailleurs, dans cette maison, qu'est-ce qu'il va y avoir ? C'est quoi le projet à terme ? C'est déjà un peu défini ?

21:42
Invité politique

Oui, ça a été signé cet été. Donc là, on est en train de commencer par entretenir le parc. D'ailleurs, on va l'inaugurer le 19 novembre. Le but, c'est de mettre dans cette maison nos associations. Parce qu'aujourd'hui, on a des associations qui sont un petit peu disséminées sur la commune. Et notamment dans une maison qui s'appelle la Maison des Carriers où on avait prévu 3,5 millions pour rénover cette maison. Donc du coup, on l'a transférée sur l'achat de cette propriété Trévoux. Et demain, c'est l'école de musique, c'est les écoles, les associations d'art plastique, de photographie. Et on voudrait remettre toutes les associations dans cette maison.

Et après, la Maison des Carriers, on en fera autre chose. Mais certainement, sur le mandat prochain. On ne peut pas tout faire.

22:32
Présentateur

Il faut essayer de remplacer au fur et à mesure. Parmi les priorités qui sont les vôtres, qu'est-ce que vous avez mis en avant ? Qu'est-ce que vous avez fait depuis 2-3 ans ? Où est-ce que vous voulez emmener votre ville ?

22:41
Invité politique

On le disait, dans la campagne, ces opérations porte-à-porte nous ont confrontés à un sujet qui était brûlant pour beaucoup de désidériens. C'était la sécurité, la circulation. Il y a trop de voitures, ça roule trop vite, il n'y a pas de trottoirs ou peu de trottoirs ou pas toujours des trottoirs là où on est. Et voilà. Et donc, on s'est dit, bon, ben, regardons un petit peu qu'est-ce qu'on peut faire sur ça. On avait effectivement envie de développer tout ce qui était piste cyclable sur la commune.

23:11
Présentateur

Pour preuve d'ailleurs que c'était un sujet, il y a eu une vraie actualité d'embouteillage, de bus, de travaux, il n'y a pas très longtemps. On vous a vu d'ailleurs un peu plus dans les médias.

23:20
Invité politique

On est monté au créneau parce qu'effectivement, tout le monde ne peut pas rouler en vélo à Saint-Didier-aux-Montdors. Ça monte, on est quand même à 360 mètres d'altitude à l'église, ça monte jusqu'à 500 mètres. Notre commune est en pente, on a une forte déclivité, donc il faut le vélo électrique si on est moins sportif. Et puis, on ne peut pas tout faire en vélo, ce n'est pas possible. Effectivement, ce qui a été fait dans le 9ème avec les voies de bus et une voie de circulation, donc on réduit les voies de circulation, on fait passer les voitures sur une seule voie et on crée des bus et des pistes cyclables, c'est bien, mais nous, on n'a pas ça sur nos communes.

Donc forcément, on se retrouve tous sur un axe qui n'est pas prévu pour ça et c'est ça l'origine des bouchons.

23:59
Présentateur

L'origine du bouchon, c'est à la jonction que ça s'est passé. C'est-à-dire que quelque part, ça veut dire quoi ? Il n'y avait peut-être pas eu suffisamment en amont de la part de la métropole de concertation avec vous, de discussion avec vous. Vous étiez quand même au courant de ces travaux, mais pas de cette manière. Qu'est-ce qui a amené à cette difficulté ?

24:15
Invité politique

Il n'y a pas eu de concertation et on l'a regretté. On ne nous a pas demandé notre avis. Après, c'est vrai que ce n'est pas notre territoire, même si on touche le 9ème, mais on aurait aimé pouvoir effectivement en discuter avec eux parce qu'il y a d'autres solutions qui ont été faites. Moi, je sais qu'en début de mandat, j'ai proposé au Citral une aire de parking relais. On m'a dit non, ce n'est pas possible, vous n'êtes pas proche d'un métro ou une gare routière. J'ai proposé une aire de couvoiturage. On m'a dit non. Donc, en fait, on essaye de trouver des solutions et elles ne sont pas toujours applicables.

24:52
Présentateur

C'est vrai que la concertation, mais on y reviendra parce que c'était souvent aussi, je crois, un sujet de discussion avec les maires de l'Ouest lyonnais. Vous n'êtes pas membre de la conférence métropolitaine parce que vous n'êtes pas conseillère métropolitaine. Mais c'est vrai que souvent, les maires se disaient qu'ils étaient peut-être moins écoutés parce qu'ils n'étaient pas justement dans cette conférence. On reparle de ces sujets de mobilité, de votre rôle au conseil régional dans une troisième partie de notre émission. A tout de suite.

On se retrouve pour la troisième partie de notre émission l'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère, toujours avec la maire, le maire de Saint-Didier-aux-Montdors, Marie-Hélène Mathieu, par ailleurs conseil régional. On était en train de parler juste avant dans la fin de notre deuxième partie des questions de mobilité. Donc juste pour finir, on était sur peut-être une absence de concertation. Il y avait un certain nombre de bouchons, il y a des travaux qui sont finis. Mais globalement, on n'a pas encore réglé tous les problèmes de mobilité de bus parce que je crois que vous êtes une des communes qui est pas mal impactée, notamment par le manque de chauffeurs des TCL.

Ça, c'est les discussions que vous avez un peu avec le président du Citral.

25:52
Invité politique

Alors, on a un courrier en préparation parce qu'on a découvert effectivement qu'il y a une nouvelle tournée de bus à partir du 7 novembre. Les horaires ont été modifiés. Ça impacte plus ou moins les communes et ça impacte Saint-Didier à hauteur de presque 31% de bus supprimés sur la journée. Ça veut dire qu'effectivement, si on nous encourage à prendre le bus, il faut que ces bus puissent circuler. alors, je comprends bien qu'il y a un problème, il manque 300 chauffeurs sur la métropole, donc ce qui est quand même énorme. C'est pas que la métropole, c'est sur toute la France, mais le temps de trouver du recrutement, de faire des formations, les chauffeurs de bus manquent cruellement.

Donc, effectivement, on supprime des passages. Moi, ça me crée des soucis, notamment pour l'entrée des écoles et la sortie des écoles, parce que là, les enfants vont se retrouver un petit peu sur le trottoir, devant le portail de l'école. Donc, on a décidé d'interpeller Bruno Bernard, président du Citral, pour lui demander de revoir un peu ses horaires, notamment aux entrées et aux sorties d'école. Je ne sais pas quelle va être sa réponse de courrier par aujourd'hui.

27:06
Présentateur

Alors, c'est vrai que d'ailleurs, même, parce que ça avait pas mal brassé, comme on dit quand même, il y avait la population, un certain nombre de personnes qui avaient manifesté contre ces bouffons, etc., vos collègues élus qui avaient parfois fait des pétitions, vous n'étiez pas trop dans cette manière de revendiquer. Est-ce qu'il y a une forme de discrétion aussi, de pondération dans la manière d'aller défendre vos dossiers ?

27:25
Invité politique

C'est-à-dire que je n'aimerais pas qu'on me fasse la même chose. Donc, moi, faire une pétition pour que les gens signent et quand on regarde justement les signataires de ces pétitions, on s'aperçoit qu'il y a des gens qui ne sont pas du tout sur la région. Donc, tout le monde peut signer change.org. Voilà, c'est ouvert à tout le monde. Donc, si vous voulez, sur le fond, bien sûr que j'étais d'accord avec cette pétition. Par contre, sur la forme, pas du tout. Donc, moi, j'ai préféré interpeller Bruno Bernard en conférence métropolitaine des maires. Voilà, en tant que président de la métropole et président du Citral. Bon, voilà. J'ai préféré le faire de vive voix plutôt que par cette pétition.

28:02
Présentateur

Dans les dossiers, les sujets qui étaient importants pour votre collectivité aussi, vous l'évoquiez hors antenne, mais je trouve que c'est un moyen intéressant peut-être de faire de la pédagogie. Vous avez aussi entreprendre des travaux sur l'église ? Oui. Alors ça, ça peut sembler un peu étrange aux gens qui se disent, mais pourquoi est-ce que c'est le maire qui fait des travaux sur l'église ?

28:22
Invité politique

C'est tout simple. L'église, depuis la séparation de l'État et de l'église en 1905, l'église est un bâtiment communal. Et puis, alors c'est vrai, dans un mandat, on fait des choix sur les travaux qu'on veut faire, sur les projets qu'on veut mettre en œuvre. Et l'église, elle était toujours reportée. On faisait du petit rapiessage, des petites réparations et à un moment, on s'est dit, il faut y aller. Il faut y aller. Et donc, on avait budgété, je me souviens, pendant la campagne, on avait budgété un million d'euros pour refaire le toit de l'église. Et puis, bien sûr, vous savez, on ne fait pas des travaux comme ça.

Il faut qu'on ait un architecte spécialiste qui vienne voir un petit peu ce qui se passe pour faire un audit de l'église. Et au final, ce n'est pas un million, c'est trois millions cinq de travaux à faire. Il faut refaire le toit, il faut rejoindre les vitraux, il faut nettoyer la façade, il faut resécuriser deux, trois pièces de façade qui sont en train de s'abîmer. Enfin, voilà, il y avait un accès PMR qui était à revoir complètement. Donc, trois millions cinq, on se dit, mais oh là là, c'est pas possible. Donc, effectivement, on va phaser, on va faire une première phase et on va mettre un échafaudage qui va être là pendant un petit moment.

Mais, voilà, on commence une première phase, 1er janvier 2023, un million d'euros pour refaire le toit.

29:34
Présentateur

Ça aussi, du coup, ça fait partie un petit peu, j'allais dire, des choix d'un élu. Est-ce que vos populations le vivent bien ? On se dit, ben non, je ne fais pas, est-ce que ce n'était pas mieux de mettre l'argent là ? Je sais qu'il y avait aussi des travaux peut-être sur des cours de tennis, ce genre de choses. Est-ce qu'il n'y a pas des associations sportives qui se disent, ah ben moi, je préfère que mon cours de tennis soit comme ça, que le terrain de foot soit comme ci, que l'église... Comment est-ce qu'on arbitre ? Comment est-ce qu'on décide ?

29:56
Invité politique

Le tennis, dans les précédents mandats, il y a d'autres choses qui ont été faites, dans le centre, dans la rénovation de tout l'équipement sportif, de salles de spectacle. Donc effectivement, il faut faire des choix. Donc ça étant fait, maintenant, les choix se portent sur l'église, sur la couverture des tennis et surtout, l'aménagement de notre voirie parce que c'est important de le dire, si on revient deux secondes sur la mobilité, on crée des trottoirs, on crée des pistes cyclables ou des bandes cyclables ou ce qu'ils appellent les chaussées centrales à voies banalisées avec du marquage au sol.

On ne peut pas faire grand-chose sur Saint-Didier parce que la voirie, on ne peut pas pousser la voirie, on ne peut pas enlever des maisons pour élargir la route. Donc ça, c'est compliqué. Et ça, on a un budget, la voirie est métropolitaine, on a un budget qui nous est alloué par la métropole que nous, on multiplie, on apporte la même chose, on abonde à la même hauteur pour pouvoir faire ses travaux. Donc nous aussi, communes, on participe à ça.

30:58
Présentateur

Oui, c'est ça qui est souvent assez compliqué à comprendre, on a la mécanique de qui fait quoi, de qui a les moyens, etc. Et je pensais à ça parce qu'on parlait pas mal d'urbanisme, on parlait de logement tout à l'heure, on parlait de travaux. Il y a aussi, est-ce que vous, vous vous vivez, parce qu'on parlait de la préservation un peu de l'identité de votre village, c'est-à-dire souvent, on entend de plus en plus d'élus qui sont confrontés lorsqu'ils ont des projets urbains à des protestations, à des contestations d'associations qui disent il ne faut rien toucher, il faut faire attention aux petits oiseaux, il faut faire attention aux espaces verts.

Est-ce que vous, dans votre commune un peu préservée, vous avez aussi parfois des personnes qui disent attention, on ne peut pas faire n'importe quoi et que ça vous retarde peut-être dans des choix d'intérêt général ? En fait, c'est comme une confrontation entre un peu l'intérêt général et quelques intérêts particuliers. Ça arrive ça aussi ?

31:40
Invité politique

Bien sûr. Les gens, quand ils viennent vous voir, c'est souvent, d'abord ils viennent vous voir parce qu'il y a quelque chose qui ne va pas, pas forcément pour dire que tout va bien. Généralement pour vous engueuler et moins vous remercier. Voilà, c'est ça. Et après, c'est vrai que c'est l'intérêt particulier. Donc nous, on ramène toujours ça sur l'intérêt général. Donc on sait sur la couverture des ténis qu'on risque d'avoir les associations de protection de sauvegarde des mondes d'or qui vont s'opposer à ce projet de couverture même s'ils respectent beaucoup de choses.

Au niveau du PLUH, on a fait en sorte de faire quelque chose de très joli, de faire quelque chose qui respecte la nature, qui laisse passer l'eau, qui laisse passer la faune. Voilà, donc on est attentif à ça. Après, sur tout ce qui est construction, il faut le dire clairement, oui, j'ai des recours sur tous les permis de construire qui sortent.

32:27
Présentateur

Et ça, c'est un peu nouveau ou qui est élu depuis longtemps. Est-ce qu'il y a quand même une sorte de recrudescence un peu de cette protection, une forme d'individualisme parce qu'on parle beaucoup du vivre ensemble qui est un mot un peu abîmé. Oui. Mais on voit que le collectif souffre en fait.

32:41
Invité politique

Moi, le vivre ensemble, il m'importe parce que ma liste, c'est ensemble pour Saint-Didier. Ensemble, moi j'y crois. Le collectif, le travail en équipe, moi j'y crois et je suis à fond dans ça. Mais oui, les gens, quand ils arrivent à Saint-Didier, ne veulent plus repartir et ils veulent surtout que plus personne ne s'installe. Ils veulent être bien dans cette commune parce qu'on y est très bien, parce qu'on a les avantages et de la campagne et de la ville. On a une programmation culturelle qui est très riche. On a un tissu associatif extrêmement varié. Donc, on a des belles écoles, des belles infrastructures, tout va bien.

33:21
Présentateur

Oui, donc les gens sont quand même un peu attentifs et précautionnels. On parlait de tennis, ça tombe bien, on va parler aussi à la fois de sport et de tennis puisque vous êtes féru de sport, vous aimez bien, vous le pratiquez, vous avez une délégation. Vous êtes aussi au niveau du conseil régional en charge de ces questions. Je crois présidente de la commission sport, c'est ça ? Oui,

33:40
Invité politique

j'ai cette chance d'être président de la commission sport et de voir toutes les actions de la région qui sont faites pour le sport. Et ce qui est fabuleux, c'est que d'abord le président Wauquiez et le président de région Auvergne-Rhône-Alpes, lui, c'est un sportif et il aime ça et il est sur tous les sujets. Alors là, la région, elle va accompagner le sport de différentes façons. Elle va aider les manifestations internationales. On sait qu'on a en février du 6 au 19 février la coupe, les championnats du monde de ski alpin, Meribel-Courchevel en plein dans la région. Donc, un vecteur important pour faire découvrir notre région et notre belle région de montagne.

On va avoir des matchs de la coupe du monde de rugby. On a les Global Games qui sont les sports handicapés qui vont se tenir aussi en juin 2023 à Vichy. Donc, la région, elle accompagne à la fois ces très grandes manifestations sportives internationales et elle accompagne aussi la petite manifestation sportive qui va se dérouler dans une commune parce que, ben voilà, pour boucler le budget, il manque un peu, il manque quelques euros. Est-ce que la région veut nous aider ? La région, elle va aider les associations sportives dans l'équipement, dans leur achat de petits matériels. Elle va aider aussi la commune.

Moi, peut-être que sur mes tennis, peut-être, je vais enlever, peut-être, je vais avoir une subvention de la région pour m'aider à faire cette couverture de tennis.

35:07
Présentateur

C'est qu'effectivement, les différentes collectivités à leur niveau contribuent ou participent parfois aux équipements, etc. Alors, le sport, c'est vrai que c'est un sujet, vous le pratiquez et la région fait beaucoup de choses. On a aussi un petit moment de fierté, un récent, même si elle n'est pas de votre commune, mais avec notre joueuse de tennis qui vient de gagner le Masters. Qu'est-ce que ça vous inspire, d'ailleurs, Caroline Garcia, je vais chercher à son prénom, d'accord. Qu'est-ce que ça vous inspire, vous, en tant que femme, en tant que sportive ? Est-ce qu'après tout, on peut en être fier ? Est-ce qu'il n'y a pas derrière aussi une belle histoire de comme un renouveau ?

Parce que c'est ça, quand on se dit qu'était intéressant, cette renaissance comme ça, ça veut dire que ce n'est jamais fini, en fait.

35:47
Invité politique

Exactement, c'est ça qu'il faut se dire et qu'elle a 29 ans, donc on pourrait dire qu'elle est plutôt en fin de carrière, alors que non, sa carrière explose. Elle a fait des résultats exceptionnels. On l'a encore vue au Masters aux Etats-Unis la semaine dernière. C'est fantastique. Moi, je suis extrêmement admirative. Je me dis comment, après avoir eu une carrière plutôt en demi-teinte, comment on revient sur le devant de la scène, comment, quand on la voit, comment elle est belle, comment elle rayonne, comment elle...

36:17
Présentateur

Elle s'est libérée de quelque chose visiblement.

36:19
Invité politique

Elle transmet du bonheur, on la sent vraiment... Voilà, elle s'est libérée de quelque chose certainement. Moi, je ne connais pas bien son histoire, mais j'imagine que ça serait intéressant d'entendre parler sur ça.

36:29
Présentateur

On lui lance l'invitation, si jamais elle veut venir, ça sera avec plaisir. Mais elle doit être pas mal sollicitée. Alors, on parlait de tout ça, on parlait de sport. Généralement, dans cette partie, on est pas mal sur tout ce qui est la politique nationale. J'ai cru comprendre que ce n'était pas forcément votre truc, c'est-à-dire que vous suivez cette actualité, mais est-ce que vous, quand vous êtes élu, vous avez l'impression de faire de la politique ou autre chose ? Est-ce que la politique nationale, ça a des conséquences dans votre quotidien ou est-ce que vous regardez ça de loin ? Comment est-ce que vous gérez ce qui se passe en ce moment ?

36:58
Invité politique

Bien sûr que la politique nationale, elle a des retombées sur la commune. On le voit bien, on est tous en train de dire qu'il faut que les communes soient plus représentatives dans les décisions qui sont prises au niveau de l'État. Là, on subit beaucoup de choses et pourtant, on demande aux maires énormément de disponibilité, de choses à mettre en place sur les communes. Si on cite juste ce qui a été fait pendant le Covid, on nous a demandé de trouver des masques, on nous a demandé de les distribuer, de mettre en place des centres de dépistage, de mettre en place des centres de vaccination.

Ça, c'est des choses dont on n'avait pas forcément la compétence et pourtant, on prend toutes les compétences, on nous demande de faire des choses, on fait. On est quand même des soldats au service de la République. Mais tant mieux !

37:46
Présentateur

Mais ça ne vous empêche pas d'avoir un avis sur ce qui se passe au niveau national. On parlait il y a quelques instants du président Wauquiez, c'est vrai qu'il y a des échéances qui se profilent doucement, c'est un secret pour personne qu'il a peut-être des ambitions nationales, c'est quelque chose qui vous va plutôt. Qu'est-ce que vous appréciez d'ailleurs chez votre président ? Est-ce que vous pensez qu'il ferait un bon candidat à la présidentielle ?

38:06
Invité politique

Encore une fois, si j'ai accepté d'être sur sa liste au régional, c'est parce que j'en avais envie et que je croyais dur comme fer qu'il allait gagner, c'est ce qui s'est passé avec une énorme majorité. Sur ma commune, on a fait 76% de votes pour Laurent Wauquiez. Moi, Laurent Wauquiez, c'est quelqu'un que j'admire beaucoup parce qu'il a un langage clair, il a une ligne de conduite, une colonne vertébrale, il n'y a pas de double langage, on comprend très bien ce qu'il dit et là où il veut aller et il sait vous emmener avec lui parce que justement, il a cet enthousiasme et c'est génial, moi je trouve, d'avoir quelqu'un comme ça à la tête de la région.

C'est son deuxième mandat, premier mandat, il a assaini plein de choses qui a permis à la région de faire de grosses économies et de pouvoir réinjecter ces économies dans plein de choses. La région, bien sûr, qu'elle a en propre les lycées, les transports, etc., mais elle fait aussi beaucoup de choses pour la santé, beaucoup de choses pour le sport, beaucoup de choses pour la sécurité. Donc ça, c'est...

39:05
Présentateur

À suivre. Donc alors, on est samedi, demain c'est dimanche, c'est un très grand week-end, je crois qu'hier vous étiez évidemment sur l'ensemble des manifestations du 11 novembre.

39:15
Invité politique

Oui, comme tous les maires.

39:16
Présentateur

Comme tous les maires, en fait, on s'arrête quasiment jamais. Est-ce qu'il y a un dimanche quand on est maire ?

39:20
Invité politique

Alors, il n'y a pas forcément un dimanche quand on est maire parce que c'est... Moi, j'aime beaucoup aller sur les manifestations qui ont lieu sur ma commune et puis je peux être aussi en représentation sur d'autres communes pour la région. Donc voilà, mais je veux dire, ça fait partie du job si on peut dire ça comme ça. Moi, j'aime ça, donc ça ne me dérange pas. Je peux choisir pour la région les représentations auxquelles j'ai envie d'aller mais sur ma commune, j'y vais bien volontiers parce que j'adore rencontrer les gens. Alors un dimanche, oui, oui. Là, on est dans un week-end de ponts ce qui veut dire qu'à Saint-Didi, on part beaucoup quand il y a des ponts ou des vacances.

Donc c'est assez calme. Il y a quelque chose samedi soir, mais voilà.

39:59
Présentateur

Sur la magie, je crois. Oui,

40:01
Invité politique

sur la magie, exactement.

40:02
Présentateur

Un grand merci pour votre présence et votre participation. Comme à chaque fois, on se quitte en musique, qu'est-ce que vous avez choisi comme morceau ?

40:10
Invité politique

Ah, alors, moi je suis une grande fan de Jean-Jacques Goldman depuis longtemps, mais bon, tout le monde connaît Jean-Jacques Goldman. Moi, il y a aussi quelque chose que j'ai mis dans ma campagne. J'avais fait un clip sur une chanson de Jet qui est I want to be my girl, voilà, qui est un truc un peu punchy et ça, j'aime bien.

40:31
Présentateur

Eh bien, on se quitte avec ça, merci beaucoup et quant à vous, je vous dis à bientôt pour une nouvelle émission. Au revoir. C'était l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère, en partenariat avec Immédiat Positif, le web média qui rend visible l'essentiel. Retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et sur immédiatpositif.fr. Écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère, lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+.

41:03
Locuteur

Lyon, premier.