Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewC à vous (sur YouTube)· 15 septembre 2022 53 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & familleImmigration & asile

Fabien Roussel et Eric Brocardi - C à vous - 14/09/2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 37 %Attaque 38 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:23RelanceRéponse directe

    Le bouclier tarifaire est maintenu, on limite à 15% la hausse des prix du gaz. Ça ne vous va pas ?

  • 11:18RelanceRéponse directe

    Vous dites aux communes de ne pas payer leur facture d'électricité ?

  • 19:49OuverteRéponse partielle

    Vous serez aux côtés de Jean-Luc Mélenchon pour la manif du 29 septembre ?

  • 21:24OuverteRéponse directe

    Serez-vous devant votre télé pour la Coupe du monde au Qatar ?

  • 35:27OuverteRéponse directe

    Un mot, Fabien Roussel, sur les moyens ?

  • 39:35OuverteRéponse directe

    Fabien Roussel, à Roche, en Syrie, il reste 200 enfants français et 80 femmes françaises. Le gouvernement doit rapatrier ses familles.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:39Invité politiqueChiffre
    « Nous, la France, on produit de l'électricité nucléaire pas chère. Je vais vous dire dix chiffres qui ne sont pas forcément justes, mais genre 50 euros du kilowattheure. »
  • 10:43Invité politiqueFait
    « L'entreprise LME que j'ai chez moi, Tri-Saint-Léger, 220 emplois, dit « Nous, on va devoir arrêter ». »
  • 11:54Invité politiqueChiffre
    « Les profits sont passés de 75 milliards d'euros à 171 milliards d'euros l'année dernière. »
  • 26:37InvitéChiffre
    « En 10 ans, 1200 centres de secours ont disparu en temps de paix. »
  • 33:57InvitéChiffre
    « La facture s'élève à plusieurs dizaines de millions d'euros pour l'État. »
  • 41:51Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas démocratique et c'est principalement wrong que quelqu'un devrait être dans une position de la tête à travers un accident de birth. »
  • 42:13Invité politiqueFait
    « They cut tape and they attend galas and banquets and they tour the world. »
  • 48:57InvitéChiffre
    « La viande responsable de 15% des émissions de gaz à effet de serre. »
  • 51:52InvitéFait
    « Ça permet de capter le CO2 et c'est mieux que les fermes usines où les animaux ne sortent pas. »

Temps de parole

  • Invité82 %
  • Présentateur8 %
  • Invité 22 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:36
Présentateur

On est ensemble en direct jusqu'à 20h55. Qu'est-ce qui se passe, Émilie ? Rien, rien. Ah ben voilà, c'est intéressant. Bonsoir. Avec toute l'équipe de cet avou, très détendue ce soir. Salut à tous les six. Bonsoir. Émilie, tiens, votre choix de l'actu du jour. Il n'y a plus de saison, même pour les incendies. Un nouveau feu ravage Somos en Gironde depuis lundi et ne laisse aucun répit aux pompiers.

0:58
Invité

On en parle avec Éric Brocardi, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France qui sera dans un instant sur notre plateau. Mohamed ? La Cour européenne des droits de l'homme a condamné la France aujourd'hui sur la gestion du rapatriement des femmes de diadistes et des familles de diadistes toujours représentant en Syrie. On a rencontré un homme. C'est un grand-père qui se bat pour le retour de sa fille et de son petit-fils en France. Patrick, votre édito ce soir. Le bouclier tarifaire sur le gaz et l'électricité sera maintenu pour cet hiver mais les prix que devront payer les familles va augmenter de 15%.

On va détailler le dispositif qui a été présenté par le gouvernement. Et on fait réagir notre invité ce soir, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français des Pétudes du Nord. Bonsoir Fabien Roussel. Merci de votre présence ce soir.

1:45
Présentateur

Alors que votre grand-mère, je crois, fête ses 97 ans aujourd'hui.

1:48
Invité

Oui, je ne suis pas avec elle. Elle est en pleine forme. Elle a la pêche. Elle est à Béthune. Je t'embrasse maman Marie. Je t'aime.

1:55
Présentateur

Elle suit toutes vos interviews, toutes vos interventions. Tout.

1:57
Invité

Elle suit tout. Et d'ailleurs, ça lui donne une patate d'enfer.

2:01
Présentateur

C'est vrai ?

2:02
Invité

Oui, oui. Elle est déchaînée.

2:04
Présentateur

Elle est déchaînée. Un peu comme vous. Ça doit être de famille. On est très heureux de vous recevoir ce soir. Mathieu dans le 5 sur 5.

2:10
Invité

Oui, cet après-midi, pour tout vous dire, pendant que Patrick regardait Elisabeth Borne, moi, j'étais devant les cortèges royaux à Londres et les hommages à la reine. Mais après six soirs d'hommages, on va donner la parole aux républicains anglais, les anti-monarchistes. Que disent-ils de tout ce faste ?

2:23
Présentateur

Dans le 5 sur 5 de Mathieu Béliard et dans l'œil de Pierre.

2:25
Invité

Je vous présenterai le livre qui raconte très bien la vie de Margot Capelier, celle qui a inventé le casting au cinéma. Sandrine Saroche est avec nous ce soir puisqu'on est mercredi. C'est le jour de la chanson enchantée.

2:39
Présentateur

Non, non, non, darling, ce soir, ce n'est pas Sandrine, c'est Jane. Et je vais vous raconter le vrai histoire de Buckingham. Le vrai histoire de Buckingham. Excellent accent, toujours en chanson avec Sandrine.

2:51
Invité

C'est après 20h et avec nos invités du dîner, Gérard Darmon, Rachida Brachny et Gilbert Melki. Un dîner préparé ce soir comme hier par Rebecca Beaufour. Bertrand Chameroy est en cuisine. Est-ce que tout va bien, Bertrand ? Bonsoir, tout va bien, mais vous allez être un petit peu déçus puisque pas de gnocchi au menu ce soir. Mais peut-être, qui sait que Rebecca va nous préparer des lasagnes ? Quid du menu ?

3:15
Présentateur

Alors ce soir, je vous prépare des tomates brûlées à l'eau de vanille. Donc quelque chose d'un peu surprenant et de moins classique que les gnocchis d'hier.

3:21
Invité

Merci beaucoup, bonne émission.

3:23
Présentateur

Des tomates brûlées, mais exprès. Voilà.

3:26
Invité

Moi, je suis souvent des tomates brûlées, mais pas exprès.

3:32
Présentateur

Ce soir, c'est des tomates brûlées, exprès. Tout de suite, à tout à l'heure, Rebecca. À tout à l'heure, Bertrand, tout de suite, l'édito de Patrick Cohen.

3:39
Invité

Y aura-t-il assez de gaz et d'électricité cet hiver ? Et à quel prix le gouvernement vient de dévoiler son plan ? Oui, c'était lors d'une conférence de presse d'Elisabeth Borne avec Bruno Le Maire et Annes Pannier-Runacher. Aurons-nous assez de gaz ? Oui, la France va même en redonner à l'Allemagne, qui va en manquer pour son industrie. Tandis que nos cuves sont pleines, stocks remplis à 95%, pas d'inquiétude. Pour l'électricité, en revanche, c'est moins sûr. Tout dépend de la rigueur de l'hiver et des efforts que nous sommes tous invités à faire.

4:15
Présentateur

Dans les scénarios les plus probables, si chacun prend ses responsabilités et fait preuve de la sobriété nécessaire, il n'y aura pas de coupure. Nous n'aurions alors pas besoin d'activer le dispositif de rationnement pour les entreprises qui consomment beaucoup de gaz.

4:31
Invité

Voilà, vous avez vu le tableau. Hiver classique, hiver rude. Risques de coupure évitées, donc si la consommation nationale baisse de quelques pourcents dans le scénario central, celui d'un hiver, disons, normal, de 15% maximum dans le scénario le plus extrême, et en priorité, réduire le chauffage, l'éclairage et la cuisson le matin entre 8h et 13h, et le soir entre 18h et 20h. Et pour les prix ? Alors, le bouclier tarifaire est maintenu, mais les prix vont augmenter. La hausse sera limitée à 15%, ce qui représente en moyenne, selon les calculs qui nous ont été donnés, 20 euros de plus par mois pour les foyers qui se chauffent à l'électricité, 25 euros pour ceux chauffés au gaz.

Mais le gouvernement fait valoir que 100 boucliers, ce serait 180 ou 200 euros d'augmentation sur les factures mensuelles. Il faut savoir que les prix de marché sont devenus complètement fous, multipliés par 5 en 2 ans pour le gaz, par 10 pour l'électricité.

5:26
Présentateur

Et les plus modestes continueront à être aidés ?

5:27
Invité

Avec un chèque énergie de 100 ou 200 euros, distribué à 12 millions de foyers, y compris ceux qui se chauffent au fuel ou au bois, au bois de chauffage, et qui ne sont pas concernés par le bouclier sur le gaz et l'électricité. Qu'en est-il des super profits ? Puisque la présidente de la Commission européenne a annoncé un dispositif ce matin. Oui, devant le Parlement européen réuni à Strasbourg, Ursula von der Leyen a promis une réforme en profondeur du marché de l'électricité pour découpler ce dernier du prix du gaz, on en parle depuis longtemps, et aussi une contribution des compagnies énergétiques qui remplissent en ce moment leur caisse.

6:01
Locuteur 2

140 milliards qui pourraient être redistribués

6:24
Invité

aux ménages et aux entreprises qui en ont besoin.

6:26
Présentateur

Mais c'est ce que réclame la gauche en France.

6:27
Invité

Alors pas tout à fait, parce que ces 140 milliards seront réclamés aux producteurs et vendeurs d'électricité selon un mécanisme déjà appliqué en France et qui devrait donc être étendu à l'Europe. C'est un système qui permet de financer près des deux tiers du bouclier tarifaire en France. Le dispositif présenté cet après-midi va coûter 45 milliards d'euros, a dit Bruno Le Maire, dont 28 seront payés par les énergéticiens. Donc pour l'État, ça fait un coût de 16 milliards net. Mais Ursula von der Leyen voudrait aussi que les grandes entreprises pétrolières, gazières et charbonnières soient mises à contribution. Alors là, le dispositif n'est pas encore arrêté.

Il est question de taxer la part de profit supérieure à 20% de la moyenne des bénéfices des trois années précédentes et de la taxer à au moins 33%. Est-ce que vous me suivez ? On va poser la question à Fabien Roussel. On fait la moyenne des trois années précédentes pour les bénéfices, ce qui dépasse de 20%, ce qui est au-dessus de 20%, on le taxe et on le taxe au minimum à un tiers. Mais chaque État devrait décider du niveau de cette taxation. Et il n'a pas été question de cet aspect-là dans la conférence de presse du gouvernement cet après-midi. Il n'en a pas été question ? Vous l'aviez suivi, les super-profits ? Oui, j'ai suivi ça.

D'abord, enfin, ils sont en train de découvrir qu'il y a des grandes entreprises qui réalisent des profits. C'est plutôt une avancée. Comme quoi, c'est bien que l'on s'en mêle et qu'on fasse entendre notre voix là-dessus. Mais effectivement, on est loin du compte. On ne parle que des entreprises de l'électricité, du gaz, qui ont réalisé d'énormes bénéfices, d'énormes profits. On ne pointe pas leur responsabilité. On ne pointe pas la responsabilité du marché et de la déréglementation totale du marché. Et notamment, la responsabilité de la reine. Pas de la reine Elisabeth. C'est pour ça que moi, je dis mort à la reine. Pas la reine Elisabeth. C'est ça qui a été annoncé en gros par...

La reine, c'est l'accès régulé aux tarifs du nucléaire. C'est ça. C'est ce qui a été mis en place en 2010, 2011. Et qui fait qu'aujourd'hui, c'est incroyable. Nous, la France, on produit de l'électricité nucléaire pas chère. Je vais vous dire dix chiffres qui ne sont pas forcément justes, mais genre 50 euros du kilowattheure. Et l'EDF est obligé de le vendre à 50 euros à des entreprises privées qui vont les vendre ensuite à 300, 400, 500. Mais c'est un truc de dingue. Pourquoi on ne met pas fin tout de suite net à ce dispositif pour reprendre la maîtrise de la tarification de l'électricité nucléaire et garantir donc une électricité plus chère ?

Qui ne suffit pas aux besoins de la France en ce moment. Nous importons de l'électricité, vous le savez. Alors, j'ai bien conscience que sur cette tarification de l'électricité nucléaire, ça ne répond pas à la totalité du problème qui est lié à la raréfaction du gaz du fait de la Russie, etc. Mais quand même, on doit s'attaquer à la spéculation qui existe aux marchés complètement déréglementés de l'énergie en Europe et en France. Ils ont privatisé en 2004 sous Sarkozy. Ils ont déréglementé sous Hollande. Ils ont continué sous Macron avec la fermeture de Fessenheim. Et je signale qu'il y a toujours 12 réacteurs menacés de fermeture. Donc ils sont toujours sur une stratégie de sortie.

Ils sont menacés en théorie parce que c'est toujours inscrit dans la loi, mais ça n'est plus du tout le projet du gouvernement. Oui, d'accord. Vous vous rendez compte, ça fait après 15 ans de tergiversation sur le sujet, ça y est, on commence à se dire qu'on va peut-être avoir besoin de nos centrales pour pouvoir sortir des énergies fossiles, retrouver la maîtrise de notre production énergétique et décider d'en fixer les tarifs. Je regrette une chose sur les annonces de la première ministre. Oui, parce que globalement, le bouclier tarifaire est maintenu, on limite à 15% la hausse des prêts du gaz. Ça, ça ne vous va pas ? Vous auriez fait quoi de plus, Fabien Roussel ?

Le bouclier tarifaire est maintenu. D'abord, on a un gouvernement qui ose annoncer 15% d'augmentation des tarifs pour le 1er janvier. Bonjour, vous paierez, vous paierez. Sauf si vous bénéficiez.

10:34
Présentateur

Mais pas les ménages les plus modestes. Vous paierez.

10:36
Invité

Les classes moyennes, ils paieront. Mais qui doit payer ? Les entreprises, les entreprises payeront. L'entreprise LME que j'ai chez moi, Tri-Saint-Léger, 220 emplois, dit « Nous, on va devoir arrêter ». Arc International à Saint-Omer, 5 000 salariés, chômage partiel. Et puis, je pense à nos communes, à nos villes, à nos villages, qui n'ont toujours pas accès toutes aux tarifs réglementés. Alors, elle a répondu quand même à mon interpellation. Elle m'a dit que les petites communes de moins de 10 salariés auront droit aux tarifs réglementés. Mais ça représente tellement peu d'habitants.

Les grandes communes, les communes de plus de 10 000, 15 000 salariés n'auront pas accès aux tarifs réglementés. Donc, vous dites quoi à ces communes ? Arrêtez de payer votre facture d'électricité ? Vous les appelez à la désobéissance ? Moi, j'aurais mis en place un bouclier tarifaire pour tout le monde. Pour tout le monde. Financé par l'État et donc par des impôts qui vont augmenter. Y compris pour les communes, y compris pour les entreprises, parce que derrière, ce sont nos emplois et c'est toujours les mêmes quittrains que ce sont les ouvriers ou nos services publics. Comment on finance ça ?

Mais on peut parler de la taxation des profits, pas que des super profits de tous, y compris, pas ceux que de l'énergie, mais y compris LVMH, CMA, CGM. Il y en a une paire quand même. Les profits sont passés de 75 milliards d'euros à 171 milliards d'euros l'année dernière. Il y a quand même un peu de gras là-dedans pour aller financer nos besoins. Et puis, pour que ça ne nous coûte pas non plus beaucoup pendant longtemps, mais on s'attaque aux causes de cette situation. Donc, c'est l'arène, l'accès régulier au marché du nucléaire. C'est la loi NOM qui empêche les communes de se fournir, etc. Vous êtes d'accord pour dire ou pour penser que la solution est européenne ? Oui.

C'est ce que dit le gouvernement. Depuis le début, il dit que les solutions, les décisions, les taxes... Elle est européenne parce que j'ai discuté avec des homologues belges, espagnols, italiens, et ils sont aussi préoccupés que nous. Et si on retrouve rapidement... Ils sont moins protégés que nous. Et si on retrouve rapidement une capacité de production d'énergie nucléaire, on pourra de nouveau en vendre. Et je le souhaite à un tarif accessible. Et il faut qu'on sorte, ils me l'ont dit, mes collègues belges, notamment, il faut sortir du marché européen qui organisent la spéculation à partir du prix du gaz.

Comment on accepte encore que le prix de l'énergie soit fixé en fonction du prix du gaz sur lequel il y a une forte pression aujourd'hui du fait de la guerre en Ukraine ? On décide d'arrêter. Avant, ce n'était pas comme ça. Avant, c'était des contrats de long terme sur 20 ans, 30 ans. Les entreprises, elles savaient combien elles allaient payer pendant 20 ans. Aujourd'hui, c'est des contrats de court terme. Et puis, du jour au lendemain, ça prend 300%. Même, je défends les patrons, même un chef d'entreprise, il dit, mais comment voulez-vous que je fasse mes prévisions si mon électricité, elle augmente de 300% ? Et les communes, c'est pareil.

Comment faire un budget si on ne sait pas comment ce sera dans 2-3 ans ? Et donc, retrouvons la maîtrise en matière énergétique, une maîtrise publique.

13:40
Présentateur

Le week-end dernier, à la fête de l'Humanité, votre phrase sur la gauche qui doit défendre le travail et le salaire et ne pas être la gauche des allocations a créé la polémique dans les rangs de la NUPES.

13:49
Invité

C'est très étonnant que le patron du Parti communiste français semble épouser la logique qu'a toujours été celle de la droite, de culpabiliser les gens qui ne travaillaient pas. Opposer les uns aux autres, ça n'est pas la gauche. S'attaquer à des droits que nous avons contribués

14:04
Locuteur 7

à mettre sur pied considérablement qui sont des conquêtes sociales, je ne le comprends pas, ce n'est pas la gauche.

14:09
Invité

Ça, c'est ce que dit la droite, c'est ce que dit Emmanuel Macron avec sa réforme à l'occasion chômage, c'est-à-dire que Fabien Roussel parle comme Emmanuel Macron, c'est que si vous payez trop les chômeurs qui ne vont pas les travailler, là oui, pour le coup.

14:19
Locuteur 7

J'ai l'impression que c'est un discours quasiment réactionnaire et que là où la gauche, les écologistes devraient mener la bataille culturelle sur nos valeurs, on tente d'aller chercher, d'aller chasser sur d'autres terres et moi, ça, ça me dérange philosophiquement profondément.

14:32
Présentateur

Fabien Roussel est un réac, il parle comme Emmanuel Macron, voire comme la droite et l'extrême droite. Vous vous y attendiez à tout ça ?

14:38
Invité

J'ai même été traité de raciste, voyez-vous ça. Bon, pour moi, il n'y a pas de polémique, il y a un vrai débat que l'on doit avoir avec l'ensemble des Français et moi, ce que j'entends, c'est que ceux qui sont privés d'emploi, les chômeurs, la première chose qu'ils veulent, c'est retrouver vite du travail et un salaire, ils ne se complaisent pas dans cette situation-là.

De la même manière, les bénéficiaires du RSA et donc ce que je souhaite, et c'est pour ça que je m'adresse à la gauche, c'est que nous, nous puissions porter un projet qui s'adresse à toute la société, aux jeunes en particulier, dans laquelle on leur dit le projet que l'on veut pour vous, pour nos enfants, mais c'est de vous garantir à tous un travail et un salaire et une formation pendant toute votre vie, vous permettant même de vous réorienter, mais surtout pas le RSA ou le chômage, parce que ça, c'est le système économique dans lequel on vit depuis 20 ans, 30 ans, 40 ans, où on a toujours eu besoin, ils ont toujours eu besoin d'un bataillon de chômeurs pour faire pression sur le travail.

C'est un débat, c'est un débat que des économistes ont. Quand je dis ça, on a toujours besoin d'un bataillon de chômeurs, c'est Karl Marx qui disait ça. Ils ont, les patrons, ont besoin d'avoir un vivier de chômeurs sous la main pour faire pression sur l'emploi dans leur entreprise. T'es pas content, mais tu t'en vas, et puis on va prendre quelqu'un d'autre à ta place qui est prêt à travailler. C'est ça, la pression sur le travail. Et c'est pour ça que je veux sortir d'une société qui, depuis 30 ans, a mis en place des revenus d'assistance tels que le RMI au départ.

16:11
Locuteur 7

– D'assistance ? – Oui, d'assistance.

16:13
Invité

Le revenu minimum d'insertion, le RMI, il a été mis en place sous Rocard en 88. Et d'ailleurs, à cette époque-là, on dit, il y a une telle situation que pour sortir de la pauvreté, oui, mais pour un temps, pour sortir de la pauvreté, 20 ans après, on le transforme en RSA et aujourd'hui, 20 ans après, on y est encore. Quand est-ce qu'on va sortir vraiment de la pauvreté ? Moi, je veux éradiquer la pauvreté, je veux éradiquer le chômage et je dis que pour cela, nous devons sortir d'un système qui entretient continuellement ces revenus de substitution alors que je souhaite, moi, un revenu pour tous issu d'un emploi.

C'est à peu près ce que dit un autre député de la NUPES, LFI, lui, François Ruffin, sauf qu'il y a un mot qui a fait hurler vos camarades ou vos compagnons, je ne sais pas comment on doit dire de la NUPES, ce mot, c'est assistana, c'est celui que vous avez prononcé lors de la première rencontre avec la presse à la fête de l'Huma où vous avez dit, non pas pour les fustiger, vous avez dit j'entends sur le terrain des gens qui me parlent d'assistana ou qui dénoncent l'assistana. Est-ce que ça, vous le reprendez à votre grand ce mot d'assistana ?

Oui, parce que je dis toujours que si on veut parler aux gens, il faut partir de ce qu'ils ont dans leur tête, que ça nous plaise ou non, et à partir de là, débattre, discuter, avancer des propositions. Je parle de ce qu'ils ont dans leur tête et je rencontre énormément de salariés qui s'interrogent sur les raisons pour lesquelles ils vont continuer de travailler pour des salaires ridicules dans des conditions difficiles parfois dans des services publics, dans les hôpitaux, dans le privé, dans des usines. Et puis, à côté d'eux, c'est comme ça qu'il parle, je ne défends pas ce discours. Vous le reprenez à votre compte. Et lui, à côté...

Mais ça aboutit à culpabiliser ceux qui vivent d'allocations. Ah, mais justement, non, mais moi, je veux culpabiliser les responsables politiques de ces dernières années qui ont délocalisé notre industrie, déshabillé nos services publics, qui ont déshabillé notre agriculture et qui fait qu'aujourd'hui, on a encore des millions de personnes sans emploi et qui doivent survivre ou des allocations chômage ou du RSA et ils en survivent. Et plus que ça, grâce à ces allocations, par exemple, pendant un an, rappelle David Guiraud, député LFI, on peut dire je refuse certaines offres d'emploi parce qu'elles ne sont pas dignes.

18:43
Présentateur

Ça, c'est pas un argument qui...

18:45
Invité

Mais c'est aussi un argument, mais que, afin que je me fasse bien comprendre, je ne dis pas qu'il faut supprimer le RSA. Je dis que j'aspire à construire une société dans laquelle il n'existerait plus. Car nous aurons dit, nous nous serions adressés à la jeunesse, aux Français, en disant il y a tant d'emplois pour voir. Vous l'aviez dit comme ça la première fois, je pense qu'il y aurait eu zéro polémique. Je le dis comme ça depuis des années et j'ai été peu entendu.

Et donc, je l'ai dit d'une autre manière, qui m'a permis de me faire entendre et d'avoir un débat, je trouve, plutôt sain, sur la société du travail que nous voulons, eh bien, elle doit poser la question de l'utilisation de l'argent, du rôle des entreprises. Et je ne veux pas parler, moi, que du rôle de l'État en dernier ressort. Je veux parler du rôle des entreprises, du rôle des banques, de l'utilisation de nos richesses, des pouvoirs que l'on doit conquérir, justement, pour pouvoir construire une société, je ne vais pas dire du travail, de l'emploi. Parce que du travail, il y en a beaucoup. Et des emplois, il n'y en a pas beaucoup.

19:48
Présentateur

Deux questions à aborder encore. Émilie et Pierre. Vous parlez d'un débat sain, ce n'est pas vraiment l'avis des membres de la NUPES. D'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon appelle à manifester le mois prochain pour défendre le pouvoir d'achat. Vous serez à ses côtés ?

20:00
Invité

Il y a des réunions qui se poursuivent actuellement. Il y en a une, d'ailleurs, en ce moment. Nous avons dit, nous, pour notre part, que si nous devions construire une manifestation avec les organisations syndicales, et nous, c'est notre souhait, dans le respect de ces organisations syndicales, ça veut dire construire avec elles. Il y a une date, pour l'instant, qui est à l'ordre du jour. C'est le 29 septembre pour les salaires. Il y en a une avant, le 22 pour la santé. Eh bien, faisons le point à l'issue de cette manifestation. Nous avons un autre rendez-vous le 4 octobre.

Et donc, le 4 octobre, eh bien, en fonction de ce qui se décidera, je vous dirai si, à ce moment-là, nous appelons, comment nous appelons, si les autres syndicats nous avons réussi à les convaincre de participer à une marche commune avec les forces politiques. Moi, ce que je veux, c'est que l'on réussisse, que l'on soit nombreux et que l'on avance ensemble. Voilà. Une question sur un tout autre sujet. Dans deux mois, s'ouvrira la Coupe du monde de football Qatar. Les appels au boycott se font relativement nombreux. Dans une lettre relayée sur pas mal de réseaux sociaux, Eric Cantona a d'ores et déjà dit qu'il ne regarderait aucun match.

Il a dénoncé une aberration et un événement, je le cite, uniquement motivé par le pognon. Le quotidien, le journal de la Réunion a décidé, lui, de boycotter cette Coupe du monde et de ne pas la couvrir. Serez-vous devant votre télé ? Et vous, est-ce que vous allez la couvrir ?

21:29
Présentateur

C'est-à-dire qu'on...

21:30
Invité

C'est pas France Télévisions qui a les droits.

21:32
Présentateur

En tout cas, c'est à vous, on évoquera ce qui s'y passe.

21:35
Invité

En tout cas, au moins, on marche. Moi, j'ai relayé l'appel de Cantona. Je me retrouve parfaitement dans ce qu'il a dit. Donc vous regarderez ou pas ? Je rêverais que des joueurs de l'équipe de France se posent les mêmes questions et s'engagent dans le même mouvement. Il y a des moyens aussi de faire progresser les droits sociaux, les droits fondamentaux. Le Qatar interdit encore l'homosexualité. C'est un pays homophobe. Eh bien, pourquoi notre équipe de France, si elle devait jouer là-bas, ne porterait pas un tee-shirt contre l'homophobie comme le 15 de rugby de Géorgie avait mis un tee-shirt contre les violences faites aux femmes ? Faisons progresser les droits.

Moi, je suis, d'ailleurs, je suis plutôt pour dialoguer avec les pays que le sport, la culture. Avec la Chine à la fête de l'Huma. Mais je vous dirais la même chose. Le sport de la Chine, c'est pas terrible. Donc à chaque fois, je parle du Qatar, on parle de la Chine. Mais oui. Il y a eu une manifestation des communes pendant la Chine. Mais pareil, je préfère que on arrive à faire progresser les droits et que le Qatar, sur ce sujet, justement, change de politique et à la limite, ça aura servi à quelque chose. Donc comment nous allons faire, nous, collectivement ? Est-ce que les télés, les médias vont aussi alimenter le sujet ?

Est-ce que les joueurs vont l'alimenter dans leur comportement, dans leur prise de position ? Voilà, par des joueurs qui décideront de bon côté, d'autres non. Respectons les choix de chacun. Ne faisons pas, d'ailleurs aussi, je fais attention, c'est pour ça que les joueurs, ce n'est pas non plus des responsables politiques. On ne peut pas leur demander de prendre leur carte, quoique. Mais on ne va pas les embêter de trop. On a bien compris votre position. Dans le reste de l'actualité, depuis lundi, les pompiers luttent de nouveau contre un feu à Somos, c'est en Gironde.

23:19
Présentateur

Oui, on pensait être sortis de l'enfer après les incendies historiques de l'été. Eh bien non. Hier, il faisait 37 degrés à Bordeaux, c'est 14 degrés au-dessus des normales de saison. Et un nouveau feu ravage Somos depuis lundi, 3600 hectares partis en fumée, auxquels d'ailleurs, il faudrait rajouter les 30 000 hectares brûlés cet été dans le département, provoquant les mêmes scènes de panique. Plus de 1300 personnes ont dû quitter leurs habitations dans la précipitation.

23:47
Invité

Vous évacuez immédiatement les lieux. Madame, il faut évacuer. Je récupère mes chiennes et je m'en vais parce que le feu, plus ça va, plus il s'approche.

23:54
Présentateur

C'est la panique à bord, oui.

23:56
Invité

La maison, elle est située ici. Et le feu, il est remonté. Et le feu, il est remonté. On peut le remonter contre ça tranquille. Ça fait un choc, vous voyez la fumée à côté de chez vous. Et puis, les gens qui pleurent aussi, comme moi, parce que psychologiquement, c'est compliqué.

24:12
Locuteur 7

Nous voilà face à un feu diabolique, parce que c'est bien le terme pour qualifier ce phénomène perçu par les caméras d'un hélicoptère de France 3 Aquitaine que vous voyez là. Diable de feu ou tornade de feu, c'est ainsi qu'on appelle

24:25
Invité

ce que vous voyez. Ce sont des débris, des gaz combustibles qui se mêlent à un tourbillon de vent. Et c'est généralement mauvais signe. Les tornades de feu

24:32
Présentateur

sont symptomatiques d'un incendie qui va s'intensifier et se propager encore. Face à lui, des moyens matériels impressionnants. 6 Canadair, 3 DASH, 2 hélicoptères bombardiers d'eau. Et au sol, près de 1000 pompiers qui tentent de repousser les flammes depuis lundi, jour et nuit. Mais des pompiers déjà épuisés.

24:50
Invité

L'Andiras, Ostens, la Teste, Mano dans les Landes et aujourd'hui, à ce moment-là, il y a un fatigue qui s'accumule à force. On a une famille, on a comme tout le monde, donc les journées sont longues. Les nuits sont longues, mais ils savent aussi qu'il y a de la relève qui va arriver. Les collègues seront là et c'est de la solidarité, la cohésion. On ne peut pas se décourager parce que la population compte sur nous. Bonsoir, Eric Brocardi, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. Des pompiers épuisés.

25:20
Présentateur

La situation qui ne s'améliore pas franchement. De nouvelles évacuations encore cet après-midi. Le feu qui progresse avec le vent, la chaleur, la sécheresse qui persiste. On est le 14 septembre.

25:29
Invité

Il n'y a pas eu de trêve depuis le début de l'été. Ce qui vous fait dire qu'il n'y a plus de saison pour les incendies. Il n'y a plus de saison. Ça fait déjà 3-4 ans que les sapeurs-pompiers de France constatent effectivement cet événement-là. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on n'est plus cantonné simplement sur une fenêtre de juillet-d'août en ce qui concerne le déterritoire national impacté des territoires qui jusqu'à présent n'étaient pas forcément touchés. Je vous rappelle que l'Indre notamment en 2021 était fortement impacté par un feu de ce qu'on pourrait appeler un feu d'hiver avec 120 hectares partis en fumée donc dès le mois d'avril.

Donc aujourd'hui, il faut s'armer, il faut anticiper, il faut justement investir, soulager aussi la partie, on va dire, municipalité parce qu'on voit bien aujourd'hui que ce sont des petits villages qui sont aujourd'hui touchés par ces incendies. On découvre des petits villages au travers des feux tout simplement. Ce ne sont pas les feux de Bordeaux ni de Paris ni des grandes villes. Ça vient impacter directement des territoires qui déjà, en termes de structuration, sont déjà affaiblis par rapport à des grandes cités ou des grandes villes.

Donc clairement, ça veut dire qu'aujourd'hui, il y a un impact majeur, une prise de conscience qui doit être faite pour consolider ce modèle de sécurité civile et des sapeurs-pompiers. Je rappelle juste une chose, c'est qu'en 10 ans, 1200 centres de secours ont disparu en temps de paix. C'est-à-dire quand il ne se passe pas grand-chose hors de ces cas des crises naturelles qui s'attentissent. 1200 centres. En 10 ans. En 10 ans. En 10 ans. En 10 ans. En 10 ans. En 10 ans. En 10 ans. Exactement. Ça veut dire tout simplement qu'il y a des mutualisations, des regroupements, c'est certain.

Mais aujourd'hui, on ne peut plus se permettre de couper ce maillage territorial au sein du territoire national. Ce qui fait qu'on met plus de temps

26:59
Présentateur

à intervenir.

27:01
Invité

Exactement. Donc vous voyez que c'est parfaitement logique. C'est-à-dire qu'à un moment donné, les sapeurs-pompiers aujourd'hui doivent toujours veiller à être au plus proche du concitoyen qui en a besoin dans les 15 minutes entre le moment où il appelle la voie aujourd'hui, telle qu'elle est concentrée sur l'ensemble des sinistres, a aussi une capacité à pouvoir faire les interventions du quotidien. Et c'est en cela aujourd'hui qu'il faut bien voir ce qu'il se passe. C'est-à-dire qu'elle est en trois dimensions ce qu'on a constaté cet été.

C'est à la fois être sur le front des flammes, avoir des réserves tactiques pour justement subvenir à tout moment sur des attaques massives sur feu naissant et en même temps faire les interventions du quotidien pour armer les casernes quand tout un chacun a besoin des interventions. Vous réclamez plus de recrutement, plus de formation, plus de prévention, que la Fédération nationale des sapeurs-pompiers porte, notamment en ce qui concerne l'engagement du sapeur-pompier volontaire. Donc, dès la semaine prochaine au Congrès national des sapeurs-pompiers de France, qui est un grand carrefour annuel, notamment il y a deux moments forts.

Ça va être évidemment le sommet le jeudi après-midi sur la protection civile face au dérèglement climatique. Comment faire ? Quels moyens financiers ? Quels moyens humains ? Quels moyens terrestres ? Et puis aussi le développement d'une campagne nationale pour le volontariat, pour l'engagement fait avec Mediaschool et Ava, ce qui va permettre à un moment donné. Enfin, la Fédération, je le dis, c'est la Fédération nationale qui portera ce projet-là pour essayer d'engager une véritable politique de communication visant l'engagement, ce qui n'a jamais été fait auparavant.

28:29
Présentateur

Vous parliez d'anticiper les incendies, mais quand le maire de Lacanau décrit des reprises de feu aussi virulentes que rapides, la forêt s'enflamment comme un feu de paille, comment anticiper...

28:39
Invité

Le feu en plus qui peut-être d'origine criminelle. Oui. Exactement. Alors, il faut bien distinguer l'origine et par rapport à sa vitesse de protection et de propagation, je veux dire, et l'intensité. Ça veut dire qu'à la base, nous, nous avons toujours calculé, fait des pourcentages et des analyses sur le fait qu'il y a toujours eu des déclenchements à un moment donné dus à une cause humaine et parfois à des causes naturelles. Dans l'humain, vous mettez à la fois des actes volontaires comme involontaires dus à des actes de négligence.

Donc, ça veut dire que là, ce qu'il faut regarder, c'est surtout la vitesse de propagation et l'intensité des sinistres qui est véritablement liée au dérèglement climatique par rapport à la sécheresse. La forêt, c'est de la paille. Littéralement. C'est simple, elle est morte sur place. C'est ce qu'ont constaté mes collègues girondins, c'est ce qu'on constate partout sur le territoire national. Aujourd'hui, on parle de la Gironde, mais souvenez-vous, pendant cet été, on parlait aussi de la Bretagne, du Maine-et-Loire, on parlait du Jura, des Vosges, on parlait de l'Isère, des zones qui jusqu'à présent...

29:30
Présentateur

Même en région parisienne, je crois.

29:31
Invité

Même autour de la région parisienne, au niveau de la forêt de Fontainebleau, il y a eu de multiples départs de feu. Je vous rappelle, ne serait-ce qu'une information, c'est que les Bouches-du-Rhône, si on regarde le sud de la France, a pu le 7 juillet venir taper 56 départs de feu pendant que la Gironde brûlait, le 7 juillet. Donc ça veut dire que globalement, quand vous avez le sud de la France qui est rodé pour frapper vite et fort sur un incendie de forêt, il faut qu'aujourd'hui et demain, la France et l'ensemble du territoire national soient préparés à cela. Et souvenez-vous que jusqu'à présent, ce n'était pas du tout le nord de la France qui était impacté par les feux de forêt.

Donc il y a tout ce système d'adaptation à revoir, que ce soit au niveau de l'aménagement des territoires, que ce soit au niveau des casernements et l'investissement. Parce qu'aujourd'hui, demander dans le nord de s'équiper du camion-citerne de feu de forêt, ça paraissait autrefois oubuesque. Maintenant, ça devient une nécessité absolue. Indispensable. Exactement. Et même d'avoir un hélicoptère de la sécurité civile qu'on n'a même pas dans les Hauts-de-France.

Alors aujourd'hui, il y a effectivement cette culture de sécurité civile ou de protection civile et de feu de forêt en France, dans le sud, qui est extrêmement bien rodée, parce qu'on s'est pris des gifles dans le sud de la France, qui à un moment donné, peuvent permettre aujourd'hui d'essayer de mutualiser des moyens, comme les font les conseils départementaux, pour pouvoir utiliser des appareils de type hélicoptère, pour pouvoir convenir et renforcer les moyens de la sécurité civile française.

30:44
Présentateur

Le maire de la Teste de Bûche était reçu à l'Elysée aujourd'hui, commune qui a vu partir en fumée 7000 hectares de forêt en juillet dernier. Alors ce qu'il souhaite, lui, c'est que sa ville puisse racheter une grande partie,

30:56
Locuteur 7

une majeure partie de la forêt en être propriétaire pour mieux la protéger. Il a expliqué sa vision à nos reporters, Audrey Payas et Camille Schmitt.

31:04
Invité

Je souhaiterais que le maire de la Teste ait l'autorité de police dans cette forêt. Et je souhaiterais également que la ville de la Teste soit un des plus gros, sinon le plus gros, propriétaire dans cette forêt, de façon à pouvoir y instaurer des règles. Pourquoi 6000 hectares sont partis en fumée ? Tout simplement parce que les pompiers n'ont pas pu intégrer dans le massif, parce qu'il n'y avait pas les chemins suffisants. Et je veux imposer qu'à l'intérieur du massif se sont nettoyés. Si ce n'est pas fait, la ville fera ou fera faire et fera payer le propriétaire du bois avec peut-être une amende s'il n'a pas répondu aux règles qui lui seront obligatoires en matière d'entretien.

31:41
Présentateur

Vous disiez tout à l'heure qu'il faut soulager les municipalités, mais là, elles veulent plus de responsabilités. Ça changerait beaucoup de choses ? Bien sûr.

31:46
Invité

Pourquoi je disais soulager tout à l'heure ? C'est parce que quand il leur arrive une charge opérationnelle de la sorte, parfois, ils ne sont pas équipés pour le recevoir, bien qu'il existe déjà des plans communaux de sauvegarde sur lesquels l'ensemble des communes sont extrêmement bien pointilleuses dans leur application. Et ça, il faut les féliciter aussi. Il faut féliciter aussi les concitoyens qui ont permis, justement, on va dire, de régler et d'être suffisamment disciplinés pour pouvoir permettre l'action des secours.

Néanmoins, ce qu'il faut dire, c'est que quand il dit cela, ça veut dire qu'aujourd'hui, il vaut mieux, on va dire, défigurer un petit peu la forêt pour mieux la protéger ensuite. Quand vous avez des pistes de défense contre les incendies dans le sud-est de la France comme dans le Var, les Bouches-du-Rhône ou autres, ce sont des pistes qui aujourd'hui permettent à l'ensemble des communes de secours de pouvoir accéder très facilement sur des massifs forestiers qui permettent de faire des actions de jalonnement, ce qu'on appelle chez nous tout simplement poser des lignes d'eau au sol et on va dire pouvoir attaquer le feu dès lors qu'il se déclare dans une zone forestière.

Donc ça veut dire que si aujourd'hui, on n'a pas ces accès-là, déjà, un d'une part, ça ne crée pas des pare-feux naturels, deuxième point, ça ne permet pas aux sapeurs-pompiers de pénétrer directement au plus près du sinistre et puis il faut savoir que ce sont aussi des mesures de sécurité pour les sapeurs-pompiers. Pourquoi ? Parce que les pistes permettent aussi de faire des rotations des véhicules. Mais il y a aussi un point important, c'est que quand on parle de défigurer un petit peu la forêt, tout le monde pense au déboisement, que ça va gâcher tout ça.

Mais il faut bien voir aussi une chose, c'est que touristiquement parlant, les pistes des FCI, ça apporte énormément pour les communes avec le développement, on va dire, des VTT électriques et le reste. Mais ça veut dire aussi qu'il faut avoir une éducation du citoyen par rapport à cela. Aujourd'hui, quand vous allez skier l'hiver, la veille, vous regardez le bulletin d'Avalanche et vous constatez que le massif de la Savoie-Ouat est un risque d'Avalanche. Qu'importe précisément sur quel domaine, vous avez déjà, le lendemain matin, pris conscience qu'il y a un risque particulier.

Et même si vous êtes sur une piste bleue, vous n'allez pas forcément aller sur de votre piste parce que vous êtes vigilant par rapport à cela. Et aujourd'hui, quand vous allez en forêt, il n'y a rien qui vous indique que l'accès est fermé, hormis, malheureusement, quand vous allez croiser quelqu'un qui va vous le dire et pouvoir, à un moment donné, poser une amende. Et avant de poser des amendes, je pense qu'il y a une large marge de sécurité en termes de prévention et d'éducation. Après le terrible été des incendies en Gironde, la préfète du département et de la région a fait son calcul. La facture s'élève à plusieurs dizaines de millions d'euros pour l'État.

De votre côté, après toutes les interventions en Gironde, vous avez fait des calculs de coûts ? Alors, c'est vrai que sur le premier volet de la Gironde, nous avons calculé au bas mot, c'est que par jour, les sapeurs-pompiers, ça a coûté entre 750 et 1 000 et 1 million d'euros. Pourquoi ? Parce que derrière, à l'intérieur de cela, on prend en compte systématiquement la partie déplacement du personnel vers le sinistre. On prend l'engagement du personnel vers le sinistre. On prend tout ce qui est la partie logistique, la partie des carburants, tout ce qui génère, on va dire, l'action des sapeurs-pompiers. 1 million d'euros par jour. Donc, c'est effectivement colossal.

Mais quand vous avez 2 000 sapeurs-pompiers sur le sol, quand vous avez près de 600 engins déployés, c'est une nécessité aujourd'hui. Il faut bien comprendre aussi que sauver des vies, ça a un coût, mais la vie n'a pas de prix. Donc, à partir de là, il est nécessaire aujourd'hui, il fallait faire. Mais ce qu'on dit aujourd'hui les sapeurs-pompiers, c'est qu'au-delà de ça, je vais juste de finir, c'est que la valeur du sauver est quelque chose à prendre en compte chez nous. C'est-à-dire qu'on a fait des défenses de points sensibles en permanence.

Donc, ça veut dire que si on prend des modélisations aujourd'hui comme le fait les bouches du Rhône, à l'heure actuelle, les bouches du Rhône en moyenne sauvent environ 7,9 millions d'euros quand ils arrivent à sauver 243 hectares et 23 maisons par an. Ce qui est quand même considérable. Donc, ça veut dire que ça, ça doit rentrer en ligne de compte parce que derrière, ce ne sont pas des assurances qui vont débourser quel que soit l'argent, quel que soit le bien par rapport à cela parce que les sapeurs-pompiers ont su protéger.

35:27
Présentateur

Un mot, Fabien Roussel, sur les moyens ?

35:31
Invité

Je partage tout à fait leur appel à tenir compte du dérèglement climatique. Je ne reviens pas sur tout ce qu'il y a dit que je partage sur les manques de moyens mais surtout, le dérèglement climatique nous impose à tout revoir. Notre système de prévention, d'alerte, de connaissances. Voilà. Et c'est pour ça qu'il y a la question des moyens et peut-être la création d'un ministère dédié pour pouvoir mieux anticiper, prévoir et unifier la question de la sécurité civile. Aujourd'hui, c'est les départements. Les 10 dépensent des départements. Donc, il faut centraliser à nouveau. Ah, ça se pose comme question à Moëlle.

36:06
Présentateur

Bon, vous restez avec nous. On continue à évoquer l'actualité avec Mohamed Bouhafsi et Sassoury.

36:16
Fabien Roussel

Bonjour.

36:16
Invité

Mohamed, la France condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme pour ne pas avoir étudié de manière appropriée les demandes de rapatriement des familles de djihadistes en Syrie. Oui, depuis plusieurs années, c'est le grand combat de Marie Dosé. C'est l'avocate du collectif Familles Unies qui regroupe 130 familles vivant en France dont les enfants, les petits-enfants et les nièces croupissent dans des prisons à ciel ouvert en Syrie. pour les avocats du collectif, c'est un jour historique. La France est condamnée. Elle est condamnée et c'est la politique du cas par cas qui est condamnée.

C'est la décision arbitraire de choisir les enfants qu'on rapatrie et ceux qu'on abandonne dans des camps derrière des barbelés au nord-est syrien. C'est ça. C'est ça qui est condamné aujourd'hui. Depuis 4 ans, Albert se bat jour et nuit pour le rapatriement de sa fille et de son petit-fils détenu dans le camp de Roge au nord-est de la Syrie. Ce matin, il était à Strasbourg. C'est lui avec une autre famille qui a saisi la Cour européenne des droits de l'homme. Seine, assez cocasse. Il était attendu sur le quai de la gare de l'Est à Paris par deux agents de la DGSI, la Direction Générale de la Sécurité Intérieure.

Les services de renseignement souhaitaient un complément d'informations sur sa fille. En voyant notre caméra, ses agents sont restés à bonne distance. Après une longue journée, Albert a accepté de nous raconter ce moment où il a appris que sa fille était en Syrie. C'était un simple message qu'on a reçu en juillet 2015. À l'époque, ma fille est à Nice et moi, je suis persuadé qu'elle est en train d'aider des migrants pour passer la frontière entre l'Italie et la France. On est tombés des nues parce qu'on ne savait pas qu'elle était convertie. On ne savait rien. La fille d'Albert a eu un bébé dans la prison de Roge en Syrie, un enfant qui a aujourd'hui trois ans et demi.

Ce grand-père aimant a écrit à plusieurs reprises à Jean-Yves Le Drian, l'ancien ministre des Affaires étrangères, pour réclamer le retour de sa fille et de son petit-fils des lettres restées sans réponse. Albert ne demande qu'une seule chose, voire pour la première fois son petit-fils auquel il pense tous les jours. Il n'y a pas de temps où je n'y pense pas. C'est le combat que je mène. C'est qu'il ait le droit à une vie entre parenthèses normale que je pense avec mon épouse qu'on pense être capable de lui offrir. Je ne vais pas faire pleurer les gens, mais j'ai quatre enfants et c'est mon seul petit-fils. Albert arrive à échanger quelques petits messages avec sa fille.

Encore aujourd'hui, il a reçu quelques photos de son petit-fils. Il sait que sa fille devra être confrontée à la justice française, mais lui ne veut pas la juger. Moi, je suis son père, je ne suis pas son juge. Ce n'est pas mon job, ça. Je ne sais pas. Personnellement, je suis incapable de lui expliquer ce que je ne comprends pas. Moi, je suis agnostique. Mon épouse est athée. Ma fille n'a pas été élevée du tout dans ce contexte de religion, etc. Maintenant, certains diront qu'elle s'est fait avoir. Certains diront qu'elle y est allée, qu'elle est radicalisée, etc. Personnellement, je ne sais foutrement rien.

Viendra l'heure des discussions, l'heure du règlement de compte, c'est un trop grand mot, mais l'heure des comptes, l'explication qu'elle nous doit. Mais là, on n'a pas pu le faire. Fabien Roussel, à Roche, en Syrie, il reste 200 enfants français et 80 femmes françaises. Le gouvernement, la France, doit rapatrier ses familles. Oui, mais je pense que ce père dit tout. Il dit tout. D'abord, l'enfant n'est sur place, n'est responsable en rien de sa situation. Et donc, il a besoin, il doit être ici et protéger et grandir normalement. Et ensuite, les adultes qui se trouvent là-bas, les femmes notamment, elles doivent être jugées.

Et si nous demandons leur rapatriement, ce que nous faisons, Pierre Laurent, sénateur communiste, s'est rendu là-bas pour tenter de les rencontrer, c'est pour qu'elles soient jugées en France. Et ce père dit, ce n'est pas lui de juger, mais il appelle au jugement en tout cas. Mais que la justice française fasse son travail, mais qu'elle soit jugée en France. Et donc, nous, nous demandons ce rapatriement dans ces conditions-là, donc avec ces adultes qui doivent être jugés en France et les enfants qui doivent être protégés. Enfin, sinon, on va en faire, ils vont devenir quoi, justement ?

40:38
Présentateur

Vous restez avec nous, on continue à évoquer l'actualité avec le 5 sur 5 de Mathieu Béliard.

40:47
Locuteur 4

Bonsoir, Mathieu,

40:49
Invité

le cercueil de la Reine Elisabeth II est à Londres depuis hier soir. Oui, et vous allez voir des images de la procession aujourd'hui du transfert du palais de Buckingham vers l'abbaye de Westminster où les sujets de la monarchie pourront voir le cercueil. On parle de 30 heures de queue avant de pouvoir y accéder. Westminster Hall qui sera ouvert au public 24 heures sur 24 jusqu'à lundi, le jour des finérailles de la Reine d'Angleterre.

41:13
Présentateur

Mais ce soir, après six soirs d'hommages, on donne la parole aux moins enthousiastes,

41:17
Invité

aux moins tristes. Parce que ce faste, ces cérémonies ne plaisent pas forcément à tout le monde. Tous ne partagent pas nécessairement l'émotion. Les républicains anglais notamment, parce qu'il y en a, ils sont minoritaires mais ils existent. En juin, à l'occasion du Jubilé de la Reine, 62% des Britanniques affirmaient souhaiter rester en monarchie, 22% estimaient qu'il leur faudrait un chef d'État élu.

Alors, s'ils tiennent à ne pas manquer de respect à une personne décédée, pas plus qu'à sa famille, ces républicains ont tenu toutefois à se faire entendre, à exposer leurs arguments auprès de Louis Amard et d'Anaïs Rucouli, les anti-monarchiques, alors qu'on démarre justement un nouveau règne.

41:51
Fabien Roussel

Ce n'est pas démocratique et c'est principalement wrong que quelqu'un devrait être dans une position de la tête à travers un accident de birth.

41:59
Locuteur 5

Nous ne pouvons pas voter ces gens. C'est une famille hereditrice. Ce n'est pas démocratique. Nous n'avons pas de dire. Ce homme est le roi parce qu'il est nul le premier dans la famille.

42:10
Fabien Roussel

Qu'est-ce qu'ils font ? Nothing ? Well, they do very little. They cut tape and they attend galas and banquets and they tour the world.

42:20
Locuteur 5

It's time that we had a debate and the media is not allowing us to have a debate. They are whipping up a frenzy of mourning and sycophancy and we need a moment to think about this in a time of economic crisis whether it's worth the money and also whether it's a democratic thing for a modern nation to have.

42:40
Invité

Avec son t-shirt des Sex Pistols que Pierre aura reconnu bien sûr et un hashtag aussi émerge sur les réseaux sociaux et sur quelques pancartes dans les rues de Londres le hashtag Not My King ça n'est pas mon roi ça fait écho au Not My President qui ont été utilisés aux Etats-Unis contre Trump et Obama avant lui. Il regroupe des anti-monarchiques mais plus largement des gens qui n'aiment pas Charles tout court.

Et alors qu'on a vu des manifestants évacués par les forces de l'ordre comme sur la vidéo à l'écran la police de Londres a voulu rappeler le droit même à contre-courant on a le droit de manifester contre la monarchie à Edimbourg dimanche une femme portant une pancarte abolition de la monarchie avec tout de même été évacuée par la police sous les applaudissements de la foule elle doit être convoquée prochainement au tribunal.

Autre dissonance dans ce concert de louanges à Edimbourg toujours en Écosse lundi nous avons raconté la marche des enfants d'Elisabeth derrière le corbillard le roi Charles la princesse Anne mais aussi Andrew privé d'uniforme militaire après des accusations d'agressions sexuelles. Par moment il a été chahuté par la foule.

43:53
Locuteur 4

Ils ont payé une fortune

44:09
Invité

pour effectivement échapper aux poursuites. Pour échapper aux poursuites c'est ce que dit ce manifestant on sent la foule un peu divisée quand même la famille enfin en même temps ils sont venus saluer le corbillard c'est compliqué pour les anglais j'imagine la famille royale aura-t-elle la même aura sans la reine c'est aussi la question parce que vous avez vu ces images je vous les ai montrées il y a quelques jours qui désavantagent le nouveau roi ce geste de dédain vis-à-vis du personnel afin qu'on débarrasse l'encrier les stylos sur la table autre séquence qui ne le rend pas forcément sympathique on le découvre irritable quand un stylo ne fonctionne pas

44:41
Fabien Roussel

et Camilla reste toute seule

45:14
Invité

il l'abandonne il la plante sur place

45:16
Présentateur

ah oui d'une façon assez cavalière moi j'étais très chopée

45:19
Invité

en bon communiste vous traitez bien votre personnel de maison comment vous allez là ? non mais plus sérieusement anglais vous seriez

45:28
Présentateur

anti-monarchiste

45:29
Invité

voilà mais je ne suis pas anglais on n'a pas la belle histoire mais non moi j'ai été partager la tristesse des anglais parce qu'on sent bien qu'elle fait partie de la famille et qu'ils sont tous fortement émus même les syndicats ils ont repoussé la grève pour pouvoir les cheminots pour que les anglais puissent prendre le train et participer aux cérémonies pour dire mais partager la tristesse des anglais ce n'est pas soutenir la monarchie et je suis un profond républicain mais comme vous le dites peut-être que ce changement peut susciter des envies de liberté d'autonomie je pense aux écancés et je pense au peuple irlandais que j'aimerais bien voir unis réunifiés voilà donc mais après moi je ne veux pas m'agérer dans leurs affaires quand même à quelques à côté risquent de déranger les anglais aussi alors comme cette information selon le Guardian des dizaines de membres du personnel de l'ancienne résidence de Charles à Londres ont déjà reçu leur lettre de licenciement certains occupent ces emplois depuis des dizaines d'années beaucoup doivent être redéployés mais l'annonce a été jugée du plus mauvais goût alors que la reine n'est même pas encore enterrée puis il y a aussi Center Parcs les sites de vacances ont déplore des milliers de commentaires négatifs sur les réseaux sociaux l'entreprise a annoncé fermer le jour des funérailles que vous y soyez déjà en vacances ou non ont demandé aux clients de partir le dimanche et de décaler les arrivées au mardi finalement les vacanciers pourront rester mais les services seront tous fermés ils sont livrés

46:47
Présentateur

à eux-mêmes dans la bulle

46:48
Invité

il y a d'autres polémiques qui émergent au Royaume-Uni nombre de fermetures sont annoncées des enseignes alimentaires notamment le trafic aérien sera lui aussi limité à Londres pour permettre le recueillement qu'est-ce que ça veut dire ce oh la la la ils sont vraiment spéciaux quand même il y a un petit côté anachronique on va dire c'est un peu petit

47:07
Présentateur

en France aussi la mort de la reine provoque des débats

47:10
Invité

ah oui et on en revient presque au débat sur la monarchie il y a une minute nous en France nous sommes des républicains et mettre les drapeaux tricolores en berne ça n'a pas plu à tous les maires

47:19
Locuteur 3

je vous avoue que j'ai une vraie incompréhension sur le fait qu'on nous demande à nous maires de France dans toutes les communes de France de mettre le drapeau de la république française qui représente la république en berne pour une monarque Gorbatchev est mort il y a quelques jours on n'a pas mis les drapeaux en berne d'autres présidents sont morts qui ont des histoires avec la France on n'a pas mis les drapeaux en berne

47:38
Invité

on en fait trois vos yeux pour une marque étrangère les drapeaux en berne oui là il ne faut pas abuser quand même mettre les drapeaux en berne il ne faut pas pousser non plus je vais ajouter une dernière info qui va vous plaire parce qu'on est chez vous Fabien Roussel dans les Hauts-de-France on a appris que l'aéroport du Touquet-Paris-Plage serait rebaptisé aéroport Elisabeth 2 je vous lis le tweet du maire du Touquet Daniel Fasquel que vous connaissez certainement en raison de l'attachement de la famille royale pour la France et la station je proposerais de donner le nom d'Elisabeth 2 à notre aéroport international le plus britannique des aéroports français mais c'est le choix des habitants de cette ville de son conseil municipal ils ont une majorité aux couleurs de la monarchie britannique qu'est-ce que vous voulez dire ?

un aéroport Fabien Roussel mais certainement pas j'ai pas le culte de la personnalité une première mondiale aux Pays-Bas une ville interdit la publicité

48:24
Présentateur

pour la viande

48:25
Invité

et je vous emmène à Harlem non pas dans le quartier du nord de Manhattan vous le voyez venir j'ai écrit mais vous me voyez venir deux pages plus tard alors attendez un peu on a une petite demi-heure de route à l'ouest d'Amsterdam au conseil municipal de cette ville de 160 000 habitants les écologistes et les chrétiens démocrates ont fait adopter une interdiction de la promotion de la viande fini l'affichage des chaînes de fast-food par exemple ou les promos de supermarchés sur la viande au bord de la route comme vous en voyez celles-ci sont en France bien sûr on n'a rien vu ah voilà celle-ci par exemple c'est bien sûr la crise climatique qui motifs et décision selon l'onu la viande responsable de 15% des émissions de gaz à effet de serre décision qui fait débat aux pays-bas

49:02
Locuteur 6

nederlande is allang geen vleesland meer er zijn hele goeie vegetarische alternatieven je kunt ook met minder vlees of goed kwalitatief vlees dus laten we vooral

49:10
Locuteur 4

ten eerste half hebben de gemeentes op dit moment geen belangrijke zaken om mee bezig te houden maar vlees blijft daar ook gewoon een onderdeel van en laten we het ook niet behandelen als het nieuwe roken en daardoor dit soort dingen gaan verbieden dat lijkt me onverstand

49:21
Locuteur 6

vegetarische vleesvervangers inmiddels goedkoper en kijken naar wat er niet kan maar ook positieve alternatieven

49:28
Invité

en vous me voyez venir Fabien Roussel c'est un combat qui vous est cher la viande la bonne viande un bon morceau de viande un bon vin un bon fromage une bonne viande un bon fromage un bon couscous une bonne paella une bonne viande un bon fromage une bonne cote de bœuf un bon vin une bonne viande un bon fromage moi j'adore la tripe j'adore le tiramisu j'avais parlé de la viande de la viande du bœuf une bonne viande pour moi on mange de la viande en fonction de ce que l'on a dans le porte-monnaie et pas de ce que l'on a dans sa culotte ou dans son slip d'accord ?

Fabien Roussel on a parlé dans le sujet aux Pays-Bas d'alternatives végétariennes on va tester on va voir une bonne viande vous sortez de la fête de l'Huma je vous suis dit qu'entre vraie merguez et merguez végan je veux juste voir si vous trouvez laquelle est la vraie et laquelle est la végan il y en a deux différentes

50:19
Présentateur

tu te souviens laquelle est laquelle Mathieu

50:23
Invité

je peux goûter aussi il y en a une qui sent les manifs plus que l'autre ça là c'est la vraie il n'y a pas photo

50:31
Présentateur

j'ai même pas goûté la deuxième mais ça sent direct

50:38
Invité

mais c'est différent on va terminer l'émission quitte à surprendre chez moi nous faisons avec les enfants avec Dorothée ma compagne nous faisons ensemble à manger et nous faisons des steaks végétaux sans protéines animales aussi parce que je ne veux pas être dans la caricature du viandard du viandard il faut en manger moins de la viande et je préfère moi en manger de la française et quand j'en achète de la bonne qu'on achète chez le boucher et qui est produite chez nous et c'est le seul combat que je mène modestement voilà

51:20
Présentateur

tout à l'heure vous avez dit que pour le dérèglement climatique il fallait tout revoir

51:23
Invité

mais y compris ça y compris l'alimentation mais quand ça provoque beaucoup d'émissions de gaz à effet de serre etc je vais vous parler du mouton qui vient de Nouvelle-Zélande au lieu et qui soit élevé en France ou du bœuf qui vient d'Argentine au lieu d'être élevé en France celui-là il coûte excessivement cher en transport et en plus ils sont élevés dans des conditions là-bas qui ne respectent pas nos normes à nous moi je préfère qu'ils soient ces animaux soient élevés en France en plein air sur des herbages dans des prairies parce que y compris ça nous dit l'INRA ça permet de capter le CO2 et c'est mieux que les fermes usines où les animaux ne sortent pas donc on peut élever de la viande en France en respectant les animaux en respectant la nature en respectant le climat et c'est bon pour nos agriculteurs et nos paysans et c'est bon pour nous parce qu'un ouvrier il ne va pas aller au travail avec trois graines de soja dans son ventre et la voix n'importe quoi revenez quand même voilà ben ouais ouais il y a un fond qui reste simplement puisqu'on parlait des pubs pour la viande qui pourrait disparaître on va s'en offrir une dernière parce que Pierre vous aviez caché et les pompiers vous croyez qu'ils vont au feu avec quoi ?

l'escurve viande je vous avais jamais vu sous ce profil Pierre moi non plus je pense que c'est une homonyme

52:35
Présentateur

vous disiez Eric Borgardi il faut qu'il mange de la viande c'est ça que vous disiez ?

52:40
Invité

non mais ils se nourrissent bien ils ont besoin non mais il ne faut pas

52:44
Présentateur

la caricature pour combattre il nous reste 15 secondes on ne refera pas le débat sur la viande pardon Patrick un truc essentiel à dire Patrick

52:51
Invité

non non c'était l'extra-droite au pouvoir en Suède c'est tout ah pardon là c'est une dernière information

52:56
Présentateur

on doit rendre l'antenne malheureusement Patrick merci beaucoup Fabien Roussel d'être venu ce soir sur le plateau c'est à vous merci beaucoup Eric Borgardi tout de suite Sandrine Saroche qui chante l'actu dis donc Fabien Roussel a une petite fin et finie Merguez

53:09
Invité

mais aussi Gérard Darmon Gilbert Melki Rachida Brachny Bertrand Chameroy l'œil de Pierre à tout de suite Sous-titrage ST' 501