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InterviewCNEWS (sur YouTube)· 20 août 2026 4 minAutoproduitActualité / polémique

Fanch Francis : «On a un retard à rattraper»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Oui, en fait, il faut voir ça comme un comme un business. C'est du c'est du marketing. Vous faites une belle opération, vous communiquez autour d'elle et il y a plus de d'opportunités qui se présenteront à vous.

On vous appellera pour en faire d'autres. Donc vous vous pourrez également recruter les meilleurs qui voudront rejoindre votre équipe. Faut voir ça comme un business, ni plus ni moins.

Oui, parce que les anciens hackers étaient plus discrets, vous êtes d'accord avec moi ? Ils étaient plus discrets. Là, ils communiquent.

D'ailleurs, ce sont eux qui ont communiqué les premiers en disant on a hacké hein, c'est nous. Oui, tout à fait, tout à fait. Ça fait ça fait partie de la marque de fabrique des nouveaux hackurs.

Et en fait le leur objectif c'est quoi ? C'est devenir star. C'est ça aussi.

Pas seulement, c'est aussi de pouvoir être appelé sur des contrats plus intéressants, d'être repéré par des unités d'état pour certains d'entre eux et encore une fois pour attirer les meilleurs talents au sein de leur équipe. Alors, jouet qu'on vient donc sur la décision de Sébastien Lecnu de créer une nouvelle unité cyber. Est-ce que c'est nécessaire ce selon vous alors que la France dispose déjà de l'Agence nationale de sécurité du système d'information et d'unité spécialisé notamment dans la police, la gendarmerie et la défense.

Est-ce que c'est bien utile tout cela ? Bien en fait ce qui interpelle c'est que ça l'aide décrit précisément une unité qui existe sous ce nom au sein de l'ANC depuis 2014 donc le CERTFR et qui existait déjà dans les années 2000 sous le nom du CERTA. Donc ce qui va être important à suivre à mon sens, c'est de voir comment avec un mandat quasiment identique, on va espérer obtenir des résultats radicalement différents.

On parle de lutter contre des attaquants qui vont à la vitesse de machine et pas à la vitesse de l'administration française. Qu'est-ce que vous avez compris vous précisément qui est un expert dans dans cette mesure ? Comment ça va marcher ?

Qu'est-ce qu'il veut faire Sébastien Cornuger ? On a besoin de d'avoir quelques éclairages et je pense que les téléspectateurs qui nous regardent, eux aussi. Bien, il espère une meilleure coordination entre les équipes en charge de la cybersécurité.

Euh c'est un constat qui avait déjà été posé par la Cour des comptes en juin 2025, donc il y a il y a plus d'un an, euh qui appelit justement à une meilleure coordination, une meilleure partage de l'information et augmenter la la réactivité à donc pas seulement la préparation et le et le durcissement des systèmes d'information, mais également la détection et la réaction. Là, le constat est sans appel avec les piratages en série d'il y a plus d'un an. maintenant euh le dispositif actuel ne suffit pas.

Donc il appelle à renouveler euh euh une un dispositif plus resserré, plus réactif pour réagir à des attaques toujours plus rapides. Alors, j'ai deux questions ou plutôt une ou deux questions en une. Est-ce que cette annonce répond à une véritable évolution de la menace cyber ou alors est-ce que ça révèle vraiment des failles dans nos protections actuelles ?

Je pense que ça révèle plus de de faille que de réaction à la à un changement d'échelle de de la cybersécurité. Il il le constate lui-même dans sa lettre. Peu de ministères sont au niveau requis.

Euh il envisage qu'ils atteignent 5 % de leur budget IT dédié à la cybersécurité. Euh donc ça pour vous donner un comparatif 5 % de budget dédié à la cybersécurité, c'est ce que l'on c'est la fourchette basse en production d'une entreprise. C'est c'est le minimum requis presque.

Là on a non seulement un retard à rattraper de par la la très grande éogénité des systèmes d'information de l'État et on en est qu'au constat. Donc euh donc non, on est on est vraiment en train d'essayer de rattraper un retard et pas de s'adapter.