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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 12 novembre 2023 26 min

François Hollande se souvient de l'"horreur" des attentats du 13-Novembre 2015

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

allez un petit clap et ben on y va on est bon ça [Musique] tourne monsieur le Président merci de de nous recevoir l'idée c'est de de se plonger dans la frise chronologique de de de votre vie pour voir comment votre passé à nourr votre vie actuelle et puis comment tout cela pourra aussi éclairer votre avenir alors est-ce que vous êtes bien installé parfaitement je suis chez moi donc ça va je vous pose la question c'est pas de manière anodine c'est parce que comme je vous l'ai promis on va faire un petit voyage dans le [Musique] temps et et pour commencer euh je vais vous demander d'ouvrir une enveloppe alors c'est la première enveloppe blanche qui se trouve du coup sur cette table l'idée c'est de l'ouvrir puis de montrer le le contenu à la à la caméra qui se qui se trouve derrière moi puis de me dire de décrire ce que ce que vous voyez euh donc pour ceux qui n'ont pas de lunette c'est le département de la corz corz qui m'a accueilli en 1981 pour une première candidature aux élections législatives je la connaissais pas bien à l'époque la corise et ensuite m'ayant adopté j'en suis devenu non pas un des enfants mais un des parents en quoi c'est c'est important quand on a une personnalité po publique d'avoir une personnalité politique pardon d'avoir une une attache au niveau local comme vous l'avez eu je pensais que c'était indispensable même c'est un ancrage qui fait que vous avez vos repères à la fois humains géographique vous sentez comment réagit une population qui vous est cher comment elle comprend ce que vous faites parfois ne comprend plus vous y avez des amis qui restent pour longtemps attachés qui vous ont accueilli qui vous ont accompagné et donc c'est une relation humaine que que que un ancrage permet d'avoir et et moi je ne concevais pas l'action politique en dehors d'une d'un territoire on laisse la corise on fait un petit saut dans le temps et là on est au mois de mai 2013 le mois de mai 2013 ça a été une séquence importante du début de votre de votre kquena on se parle du mariage pour tous ça marqué donc comme je dis votre quinena mais plus largement aussi la société française dans sa globalité est-ce que c'est ça reste aujourd'hui une une fierté pour vous l'adoption de cette loi du du mariage pour tous oui c'est une fierté parce que c'était une revendication qui était portée par des associations par des femmes par des hommes depuis longtemps qui paraissaient pouvoir aller de soi permettre la liberté pour des femmes et des hommes de se marier des l'égalité par rapport aux conditions tout ça paraissait de l'évidence et ça a été une douleur une souffrance même parce qu'il y a eu des propos il y a eu des déclarations il y a eu des agressions pendant toute cette période du débat et c'était à la fois une vie victoire il y avait la loi mais aussi la révélation d'un certain nombre de tensions qui existe dans la société et de comportements qui sont inacceptables mais la plus grande des victoires c'est pas celle de mai 2013 c'est celle d'aujourd'hui 10 ans après plus personne presque ne remet en cause cette loi des femmes et des hommes se sont mariés de même sexe dans des réunions de famille le regard a changé même s'il y a toujours de l'homophobie il y a toujours de l' coméhension d'une partie de de cette population travaillée par les idées extrémistes mais voilà la République a fait de cette loi une grande loi c'est une loi qui est irréversible allez on continue avancer dans le temps je vais vous demander d'ouvrir la la seconde enveloppe qui se trouve devant vous comme comme tout à l'heure si vous pouvez montrer ce qui le contenu de cette enveloppe à à la caméra et puis puis me dire ce que ce que ce que vous y voyez 25 % est-ce que vous savez ce que ça représente ce ce chiffre non mettez-moi sur la voie je vais vous le dire je vais vous le dire alors c'est un peu un peu taquin c'est c'est votre votre moyenne de de popularité sur l'ensemble de votre quinena ah oui vous auriez même é plus sévère en mettant les points bas merci de faire la moyenne 25 % on peut se dire c'est c'est peu non 25 % de gens qui vous ont fait confiance tout au long du mandat c'est finalement le score que j'avais fait au premier tour de l'élection présidentielle de 2012 de 2012 j'avais fait 28 % donc finalement on est toujours l'élu c'est ça qu'il faut bien comprendre de du quart de la population même si on a obtenu une majorité au second tour pour être président et il faut bien comprendre qu'on a besoin donc de rassembler parce que le noyau dur il est assez étit mais c'est important d'avoir un noyau dur parce que 25 % c'est ce qui permet encore aujourd'hui d'être au second tour d'une élection présidentielle mais justement tout ça fait appel à une question est-ce que un président de la République pour gouverner est-ce qu'il est obligé d'être aimé non il peut souhaiter l'être mais il doit être d'abord respecté pour ce qu'il fait ou ce qu'il ne fait pas mais il a pas besoin d'être mais il peut même être impopulaire je l'ai été et et j'ai pu prendre des décisions extrêmement lourde dans le contexte que l'on sait du terrorisme ou d'autres contextes même sur le plan économique j'ai prisédions qui plaisaient pas à tout le monde mais il y avait l'idée que je le faisais non pas pour satisfaire telle ou telle catégorie mais pour l'intérêt général et c'est douloureux justement de ressentir cette impopularité ou c'est ça peut être effacé justement par le le fait que l'intér l'intérêt général doit primer oui c'est douloureux parce que comme candidat on est aimé on est aimé au moins par les gens qui vous ont porté on a des meetings on a des rassemblements des gens qui vous qui vous font des signes dans la rue qui vous appuis puis je deviens président et d'un seul coup au moment même où je rentre à l'Élysée et bien ce courant de sympathie s'évanouit et les antagonismes commencent à réapparaître les oppositions se manifestent et tout devient plus plus difficile donc il faut se dire non je ne pourrais plus être aimé comme avant je dois faire ce que j'ai à faire parce que c'est le mandat que j'ai reçu on continue notre notre avancée dans la frise chronologique de de votre vie je vais vous montrer une une petite vidéo on va se parler des des moments des Hees les les plus sombres de votre de votre mandat d'une ampleur sans précédent sont en cours dans l'agglomération parisienne il y a plusieurs dizaines de tués il y a beaucoup de blessés c'est une horreur face à la terreur la France doit être forte elle doit être grande et les autorités de l'État ferm nous le serons au moment vous prononcez cette cette allocution les attentats du du 13emb 2015 viennent d'avoir lueu certains événement qui sont encore encore en cours euh quand vous prenez la parole pour ce discours est-ce que vous êtes conscient du fait que que vous convoquez l'histoire qu'il y aura un avant et un après oui je suis conscient que ma parole va être entendue très largement alors même qu'il est minuit qu' n'est pas une heure habituelle où l'on regarde la télévision j'ai attendu d'avoir autant d'information de celle de je pouvais disposer c'est-à-dire de savoir ce qui se passait encore au Bataclan ou ce qui pouvait concerner les terroriste et je m'exprime à la fois en émotion parce que c'est une horreur jeque fois que j' entends ce mot que j'ai moi même prononcer il me hérissent c'est une horreur et en même temps je m'adresse comme président de la République au français pour les rassurer à la fois pour exprimer ce que je ressens comme comme homme et ce que je dois faire comme si je puis dire homme d'État et je sais que ces ces mots-là qui vont être très courts vont marquer les esprits est-ce que euh il y aura une adhésion à à ma parole ou est-ce que au contraire si je ne trouve pas les les formes qui peuvent être comprises le pays peut se disloger se disloquer euh se se désunir se diviser donc c'est c'est un enjeu majeur jamais je n'ai fait un discours aussi important à une heure aussi incroyable contenu de caractère exceptionnel de l'épreuve on quitte cette séquence de des attentats du du 13 novembre 2015 nous voici en en 2016 un autre moment un peu délicat de de votre quinquena nous sommes en décembre 2016 le 1er décembre 2016 le moment où vous renoncez à vous présenter pour un un second mandat c'est même une première sous la 5e République dans quelle mesure proncer ça peut aussi être une une preuve de de courage souvent les Français ont le sentiment que les politiques veulent toujours prolonger veulent toujours faire des actes qui permettent d'aller encore plus loin dans le temps pour exercer les fonctions les plus éminentes moi je voulais montrer qu'il y avait pas de rapport obsessionnel au pouvoir que j'avais été investi j'avais été président pendant 5 ans connu un certain nombre de situations difficiles pris des décisions majeures mais que je n'étais pas lié pour toujours au pouvoir comme si je devais absolument mettre ma personne au-dessus de tout en revanche c'est une décision douloureuse parce que je l'ai regrettter au moment où je l'ai prise elle était sans doute trop précoce mais surtout euh j'étais dans cette situation où la gauche était divisée où le parti socialiste m'imposerit une primaire qui n'avait aucun sens et j'ai regretté de ne pas pouvoir défendre mon bilan comme j'aurais voulu le faire euh donc je je pensais que c'était la bonne décision mais elle était extrêmement dur à énoncer et c'est pour ça qu'à un moment vous verrez si vous reprenez les images au moment où je dis que je ne vais pas être candidat ma voix un moment s'en Reille aujourd'hui je suis conscient des risques que ferait courir une démarche la mienne qui ne rassemblerait pas largement autour d'elle et je l'ai regretté plus tard parce que la situation politique au mois de février au mois de mars était déjà changé cont tenu d'un certain nombre d'événements qui avaient surgit et mais on peut pas vivre avec des regrets il faut vivre avec des projets allez laissons le passer derrière nous on va pasculer dans le présent votre votre vie actuelle qui débute d'ailleurs je la fait du moins dans cette dans cette histoire que que je vous raconte je fait débuter au moment de la passation entre Emmanuel Macron on et vous-même cela a donc lieu le le 14 mai 2017 qu'est-ce qui se passe le lendemain du coup quand vous vous réveillez le 15 mai 2017 que ça y est vous n'êtes plus président de la République c'est le le premier jour du reste d'une vie dans quel état d'esprit on est à ce moment-là mais on n pas besoin d'attendre le lendemain à la seconde même où je quitte l'Élysée je franchis le portail par lequel je suis rentré 5 ans plus tôt j'étais président jusqu'au portail je ne suis plus après lorsque je suis dans la rue quel est mon programme je n'en ai aucun quel est mon agenda je n'en ai plus quelles sont mes contraintes elles ont disparu et pourtant il faut faire sa vie alors la tentation c'est de dire ben je vais reprendre la vie qui existait avant que je ne rentre à l'Élysée j'étais député président de département la corise mais on ne peut pas revenir forcément et puis on ne doit pas forcément reprendre ce qui était son activité précédente donc il faut inventer et j'ai pensé que en créant une fondation une fondation qui allit aider les initiatives sociale innovante je pouvais non pas poursuivre ce que je faisais auparavant mais je pouvais donner un sens et à ma vie et à la vie des autres moi ce qui va m'intéresser c'est ce que vous pouvez faire justement aujourd'hui surtout h vis-à-vis de la jeunesse c'est cette notion un petit peu de d'engagement de militantisme que vous souhaitez transmettre à la jeune génération est-ce que vous pouvez m'en parler en quelques mot dans quelle mesure c'est important pour vous de transmettre à quoi sert un ancien président de la République à transmettre son expérience à trouver les mots les les les les les étapes qui ont été les siennes pour aller jusqu'à la présidence de la République justifier un engagement expliquer ce que c'est que la politique qui n'est pas qu'une affaire de place ou de compétition personnelle qui est une conviction qui est un projet une espérance donc je je je je je suis dans cette relation là avec la jeunesse en plus j'ais fait de la jeunesse la priorité de mon quinena donc je veux que elle puisse elle-même trouver des des des des formes nouvelles d'engagement j'ai vu cette vidéo sur votre sur votre compte Instagram on vous avz en festival cet été quand vous êtes justement au côté de de cette jeune génération comment est-ce que vous avez le sentiment qu' sont sensibles à votre discours est-ce que vous pensez que ces jeunesl a envie de de s'engager pour un parti en l'occurrence le parti qui a été le vôtre le Parti socialiste est-ce qu'il peut encore y avoir de l'espoir aujourd'hui pour cette gauche alors d'abord quand je renontre ces jeunes qui ont 20 ans 25 ans j'étais leur président quand ils avaient 10 ans 12 ans 15 ans et on a tous un attachement au président de nos 10 ans parce que c'est celui qui nous a amené à comprendre un peu la vie politique et et à se déterminer donc il y a il y a sans doute un lien qui qui munit plus que d'autres à à cette génération deuxièmement c'est une génération qui est angoissée sur la question climatique et qui a envie de de s'engager pour sauver la planète ou en tout cas préserver notre notre environnement c'est une jeunesse qui qui a encore beaucoup de de de vitalité qui ne s'est pas mise malgré le confinement à au repli et à l'isolement sauf que oou s'engager et c'est bien là le problème que que j'essaie de de de régler c'est que le Parti socialiste il a été une grande force politique hier mais il peut redevenir en changeant en modifiant son organisation en trouvant des idées en créant une espèce de de confiance dans ce qu'il peut proposer peut devenir encore cette famille politique faut-il qu'il qu'il le veuille un moment il faut s'affirmer il faut y croire il faut travailler il faut aller chercher quand on on dit plus rien quand on ne fait plus rien quand on se met à la remorque d'autres bah on existe plus donc qu'est-ce qui a fait que j'ai pu devenir président de la République qu'est-ce qui a fait que François mittiran a pu être président en 1980 et au milieu Lionel Jospin Premier ministre c'est parce qu'il y avait une grande famille politique qui était la première à gauche et pour être capable de gagner les 51 % qui font la victoire à la présidentielle il faut que ce soit la famille iste la famille de la gauche réformiste qui soit la première c'est pas l'extrême gauche qui peut devenir majoritaire aujourd'hui votre quotidien il est aussi rythmé par l'écriture souvent vous avez écrit de nombreux livres depuis que vous avez quitté l'Élysée dans votre dernier ouvrage que que que j'ai lu bouleversement qui est qui est paru aux éditions Stock au mois de septembre 2022 vous parlez de de crise de la démocratie et vous en parlez en ces mots vous dites que les réseaux sociaux amplifient la la violence de la crise démocratique j'ai une question par rapport à ça ça dans quelle mesure vous pensez que ces mêmes réseaux sociaux peuvent être une menace pour la démocratie c'est une menace quand ces réseaux sociaux Chari du complottisme des contrevérités ou des replis identitaire ou communautaire c'estàd qu'on reste dans dans sa sphère et on ne regarde plus le reste du monde si l'échange est simplement entre les personnes qui pensent comme vous quel est l'intérêt de de la contradiction et puis si c'est l'insulte qui doit être être la forme de réplique à ceux qui ne pensent pas comme vous quelle est la capacité de vivre ensemble donc je je crois que les réseaux sociaux peuvent néanmoins et on le fait aujourd'hui être le lieu où on va découvrir on va s'ouvrir on va s'informer peut-être aussi se se réunir c'est ça le l'enjeu ça a toujours été ça la politique est-ce que on s'enferme dans dans ces lieux de vie et ces lieux de pensé où au contraire on casse les les les murs on casse les frontières et on on peut exprimer sa radicalité quand c'est nécessaire il faut de la radicalité et en même temps son souci de de réunir de rassembler de convaincre la politique c'est de convaincre c'est pas de de rester dans l'entre soi donc le risque pour moi c'est où le chacun pour soi ça s'appelle l'individualisme ou le chacun chez soi ça s'appelle le souverainisme ou le séparatisme chacun dans dans l'entre soi moi je suis pour chacune chacun avec chacune et chacun avant de de clore cette séquence cette partie dédié à votre à votre quotidien à votre présent à votre vie actuelle je me suis je me suis demandé comment vous pouvez penser l'ancien président aujourd'hui quand comme tous les Français parfois il allume sa télé il voit par exemple ce que ce que peut faire le gouvernement ce que peut faire Emmanuel Macron j'imagine que comme tout le monde vous avez des accords des désaccords avec ce qui peut être fait mais une différence près avec le reste des Français qui est que c'est vous qui lui avez fait en quelque sorte la courte échelle à Emmanuel Macron en lui donnant un ministère celui de l'économie en 2014 dans quelle mesure l'être humain indépendamment de la politique j'ai envie dire dans quelle mesure l'être humain que vous êtes euh peut parfois nourrir un sentiment de de trahison à l'égard de d'Emmanuel Macron la trahison elle a toujours fait partie de la vie politique euh pour remplacer celui qui ou celle qui est au pouvoir on le plus fidèle parfois devient le plus déloyal mais c'est pas ce qui heurte le plus la vraie trahison c'est c'est c'est celle vis-à-vis des des électeurs de de d'avoir proposer des des programmes et puis de pas les tenir ou de s'éloigner de ce que l'on a pu laisser envisager comme mandat donc c'est au français de juger mais moi je n'ai pas de de de ressentiment j'ai j'ai au contraire volonté de de juger sur les actes pas vis-à-vis de ma personne bon ma personne qu'importe mais ce qui a été fait à ma personne peut quelquefois se faire à l'égard de de d' d' autres Français c'est c'est pas ça qui compte ce qui compte c'est pas les relations personnelles c'est la relation politique moi je me suis toujours déterminé sur ce qui se fait ce qui ne se fait pas non pas par rapport à la courtoisie ou à la banière d'être loyal ou pas si ça compte mais je me suis déterminé surtout par rapport aux politiques est-ce que les politiques sont bonnes ou est-ce que elles sont [Musique] mauvaises allez on va faire un petit exercice de de projection on va vraiment se tourner vers l'avenir maintenant c'est le moment où on parle de votre de votre futur du coup euh pour ça on va aussi visionner une nouvelle une nouvelle vidéo vous avez envie de prendre ces responsabilités là j'ai déjà été président de la répique je ne suis pas dans l'obsession de redevenir absolument chef de l'État parce que ce serait là je parle je parle de chef de grand parti je parle pas encore de chef de l'État ou mais j'essaie de de dépersonnaliser les choses pour qu'on ne donne pas l'impression que les politiques ne sont là que pour exercer des fonctions de pouvoir alors c'est intéressant justement vous étiez sur le plateau de de France 2 en face de de Thomas Soto et faut dire que en ce moment euh dans l'esprit de certaines et certains commentateurs politiques il y a une petite musique qui monte et celle de François Hollande candidat à l'élection présidentielle de 2027 alors là en l'occurrence moi ça va pas forcément être mon propos au moins que vous souhaitez me me livrer un scoop he éventuellement je suis preneur mais mais ce qui m'intéresse c'est la manière dont vous formulez les choses vous dites que vous essayez de dépersonnaliser les choses et d'ailleurs vous l'avez un petit peu abordé tout à l'heure justement cette notion de distinction entre la personne et le pouvoir est-ce que vous pouvez l'approfondir un petit peu men parler en quelques mots ceux qui ont exercé des fonctions et j'en ai exercé une qui est la plus importante sont toujours regardé comme s'ils avaient un rapport presque d'appropriation à l'égard du pouvoir comme s'il pouvaient pas se passer du pouvoir comme si leur vie était confondue avec le pouvoir j'ai voulu un engagement qui était bien sûr pour l'accès au pouvoir ça pouvait être ma personne ça pouvait être d'autres j'ai servi d'autres personnalités politiques François mitteron Lionel Jospin mais je n'avais pas voulu que ce soit ma personne qui soit l'essentiel or je trouve que la politique a justement dérivé sur simplement les les les comportements et les ambitions personnelles même si elles sont tout à fait légitimes les ambitions et quand je je prends une position quand je défends une idée quand je veux que le Parti socialiste se reconstitue je ne le fais pas pour dire voilà ce que je vais grâce à cette position tenir en contrepartie je ne cherche rien et et je le dis à Thomas Soto il se trouve que j'ai déjà été président donc si j'avais une obsession elle aurait été réglée donc j'essaie d'apporter ce que je peux donner la transmission mon expérience et puis mon engagement ma volonté j'étais socialiste bien avant d'être président et je pense que je serai socialiste bien après j'espère très longtemps après avoir été président donc c'est ça que j'essaie de de faire comprendre après il y a toujours un besoin d'incarnation et il faudra bien qu' quelqu'un ou quelqu'une qui à un moment s'avancera mais le le le préalable la condition c'est c'est d'être fort ensemble la politique l'engagement c'est ça que je veux dire aussi aux jeunes c'est pas d'avoir une idée pour soi-même ou ou ou ou ou être avec simplement ceux qui pensent comme vous la la polique c'est c'est c'est de faire avec les autres c'est c'est de faire avec des gens que vous ne connaissez pas qui vont vous soutenir qui vont vous appuyer qui vont vous apporter des idées c'est ça que j'ai j'ai toujours voulu faire de la corise en 1980 jusqu'à aujourd'hui pas simplement pour être aimé pas simplement pour être attendu désirer non tout simplement parce que j'ai des convictions et que j'ai envie qu'elle qu'elle trouve leur traduction je me dis je je suis quand même un moment de mon existence où j'ai plus d'années derrière moi que devant moi je veux pas quand même que que le pays que j'aime que j'ai dirigé puisse demain être emporté par les idées extrêmes par dirigé par eu par ce qui est contraire à à à à ce qui a été non pas mon engagement mais ce qui a été la République donc c'est pour ça que je je me bats encore je me bat comme comme si j'avais ce n'est pas le cas comme si j'avais 20 ans vous savez ce qu'on dis l'âge c'est qu' une question de de chiffr hein j'ai eu envie de de faire en sorte que ce soit un petit peu bah les Français qui puissent du coup vous poser une question j'ai fait un petit micro trottoir j'ai eu plein de questions intéressantes ça inéresse beaucoup les Français votre avenir alors pas forcément politique votre avenir de manière globale d'ailleurs je vais vous laisser regarder une dernière vidéo mon le président de la République j'ai une petite question pour vous qu'avez-vous prévu de faire quand vous serez à la retraite La retraite ça veut dire qu'on a plus d'activité professionnelle et aujourd'hui je n'ai pas d'activité professionnelle je n'ai pas de mandat je n'ai pas de métier qui qui justifierait que j'ai un agenda particulier j'ai j'ai simplement ce que j'ai décidé de faire présider une fondation aller dans les établissements scolaires universitaires transmettre ce que je sais et donc il y a pas de retraite pour pour l'engagement il y a pas de retraite pour les idées il y a pas de retraite pour la la la vie la vie personnelle et et et pour moi la vie personnelle c'est une vie militante je serais toujours un militant et c'est un bon mot militant militant ça veut dire que j'ai une cause et que je la poursuis et jusqu'à la fin de ma vie je serai toujours en train d'exprimer une idée politique pas pour moi-même parce que à ce moment-là mon mandat serait très cours mais pour pour les autres si j'interprète un petit peu ce que vous dites c'est que vous avez qualifié le mot de terme de militantisme de de beau mots c'est vrai que c'est c'est un mot qui qui est noble qui est beau qui est fort mais il a du coup un un versant qui peut être dur parce que il peut rimer avec sacrifice en quelque sorte mais oui mais d'une certaine façon une vie d'engagement est une vie de sacrifice j'ai sacrifié beaucoup de ma vie personnelle de ma vie de famille même si j'ai essayé de préserver l'essentiel mais oui j'ai passé énormément de temps avec les autres et souvent je me faisais cette réflexion euh je passaer plus de temps avec des gens que je ne connaissais pas à qui j'accordais euh euh énormément de disponibilité plutôt qu'avec mes plus proches mes amis et et même ma famille mais je pense que ma famille comprenait aussi euh parce que c'était ce que ce que j'avais décidé de faire donc c'est un sacrifice oui d'une certaine façon mais c'est aussi ce ce dévouement enfin ce ce rapport aux autres était pour moi une gratification parce que c'était le bonheur que que je pouvais euh moi-même partager c'était mon mon ma relation aux autres qui me donnait un sens à à mon existence même si le sacrifice fait toujours partie du du bonheur parense que s'il y a un mot qui qui doit caractériser ma vie c'est c'est engager euh mais engager librement parce que il y a pas d'engagement forcé il l' l'engagement que l'on consent c'est le plus beau celui on vous a rien demandé et vous vous engagez [Musique] engagez-vous

François Hollande se souvient de l'"horreur" des attentats du 13-Novembre 2015 — François Hollande · Pourquijevote