LES TECHNIQUES SECRÈTES DES SUPERMARCHÉS POUR NOUS FAIRE DÉPENSER PLUS (marketing, jeux concours…)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 86 %Attaque 3 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:47non_speechChiffre
« 75 % des actes d'achat se décident sur le lieu de vente. »
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« On a remboursé à peu près entre toutes les opérations promotionnelles, on était presque à 1 milliard de remboursement au consommateur. »
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« On a été le premier actionnaire du rue du commerce grâce ben justement au cash qu'on a pu lever en bourse et ça donne aussi une notoriété incroyable. »
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« Avec l'arrivée de l'intelligence artificielle des nouvelles technologies, est-ce que ça a changé quelque chose dans la mise en place dans les magasins ? »
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« L'IA va révolutionner ça. Donc c'est pas demain mais c'est après-demain et on va commencer à acheter grâce à l'IA. »
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« On monte le deal avec eux. On fait une première lettre à 50000, on avait pas les chiffres. On va auditer toutes les boîtes en Europe. »
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« Il y a des moments où tu crois que c'est gagné mais c'est pas gagné. Il a des moments où tu crois que c'est perdu mais c'est pas perdu en fait. »
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« Il faut essayer, faut vraiment tenter, faut rêver, il faut y aller. Mais c'est pas que des mots, il faut vraiment y aller. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
émission les gens de business. Aujourd'hui, vous allez voir sur la communication et le marketing avec Richard et Didier qui sont à la tête d'une société qui s'appelle Ikiko. Ils font des jeux concours, ils font des opérations marketing, ils vont donner envie d'acheter une bouteille de Perrier au lieu d'acheter la bouteille de Vitel à côté par exemple. au tout début d'ik, on demandait au aux gens de venir en magasin et de tenter leur chance pour gagner une Clio. Sauf que nous, on a on a commis une erreur entre guillemets, c'est que l'imprimeur s'est trompé dans les ancres et il y a 6 millions de prospectus qui sont partis dans les boîtes aux lettres [rires] avec l'encre gagnante.
Il y avait donc 6 millions de Cliot gagnés potentiellement. Toi, tu peux faire faillite avec un truc comme ça. Bonjour tout le monde et bienvenue sur les gendes émission légendus. Aujourd'hui, vous allez voir sur la communication et le marketing avec Richard et Didier qui sont à la tête d'une société qui s'appelle Aiko qui est une société française qui a été créé à Exen Provence. Ils ont intégré cette société il y a 35 ans. Didier par exemple avait aujourd'hui à la tête de la de la boîte avait 21 ans. Il est rentré en stage, il a 57 ans, il en est le patron aujourd'hui.
Ils font des jeux concours, ils font des opérations marketing, ils vont donner envie d'acheter une bouteille de Perrier au lieu d'acheter la bouteille de Vitel à côté par exemple. Ils vont nous expliquer tout ce qu'il y a derrière. Pourquoi quand on rentre dans un supermarché, on passe devant tel rayon ? Comment le processus en fait pour nous donner envie d'acheter ? Ils ont fait rentrer la société en bourse alors qu'ils avaient même pas 30 ans. Vous allez voir, ils se retrouvai avec au départ 150000 francs puis 300 millions de francs d'un coup. On a raconté l'explosion de la société, comment ils ont racheté et créé 70 sociétés depuis.
Ils sont restés à Provence, ils ont des bureaux un peu partout mais ils vont nous raconter cette success story. Ils ont fait 120 millions d'euros de chiffres d'affaires en 2025. Il y a 550 personnes qui travaillent avec eux vont nous raconter donc ce magnifique parcours. En tout cas, juste avant de commencer, abonnez-vous si vous voulez bien à notre chaîne YouTube en 2 secondes. Pouvez la liker d'ailleurs la vidéo. Hésitez pas à commenter, à nous dire ce que vous en avez pensé. Le but de les gens de business aussi, c'est ça, c'est d'accueillir des entrepreneurs qui nous expliquent leur parcours.
Vous allez voir parfois leur leurs échecs, leurs énormes succès, comment il y a des hauts, des bas, comment ils se sont à chaque fois remis sur les rails pour repartir et continuer d'avancer. Et vous pouvez nous écouter en podcast audio sur Spotify, 10, Apple Podcast, Amazon Podcast. Merci de faire de légend le premier podcast de France et c'est parti. Du coup maintenant on avec Richard et Didier de Aiko qui est faite ses 35 ans. D'ailleurs, on en parle sur les gunes. C'est parti. Didier Chavassieur, Richard Kaya cfondateur de Ikik entreprise ex en Provence 550 salariés.
[musique]
Et ben [rires] bienvenue, je vous reprends le clap. Merci Richard, merci Didier. Vous êtes tous les deux venus. Vous êtes à la tête d'une société. Alors c'est c'est une société pour pas que je dise de bêtises, on dit entreprise de communication et de marketing. Moi, j'avais parlé quand on avait discuté, vous faites pas que des jeux concours, mais vous faites des des campagnes de communication pour des marques dans les grands magasins, dans les supermarchés et cetera. Ça peut être aussi des jeux concours. D'ailleurs, vous faites plein d'opérations commerciales un peu exceptionnelles. Parfois, ça peut être une voiture à gagner. Parfois, ça peut juste être un emplacement et cetera.
Vous avez créé cette société il y a vous avez rejoint la société qui existait déjà mais toi tu es rentré il y a 35 ans à l'intérieur. Et oui. Tu es rentré comme comme Je suis rentré comme stagiaire à 21 ans. Tu en as 57 aujourd'hui. C'est ça. On va venir sur ton parcours pardon. Et puis Richard, toi tu es arrivé juste en quelle année pour qu' Moi je suis arrivé début 91 et j'ai créé la première filiale et je me suis associé avec Frédéric tout de suite. Et là ils son ils sont venus parce que c'est les 35 ans de de la société aujourd'hui que vous rendiez compte quand même c'estes 550 collaborateurs. Donc c'est une très grosse boîte. Félicitations d'ailleurs.
120 millions d'euros de chi d'affaires en 2025 qu'on puisse se rendre compte. Vous avez même intégré vous êtes rentré en bourse il y a quelques années. Vous étiez les premiers. D'ailleurs, vous aviez même pas 30 ans, vous êtes rentré en bourse avec une boîte. Donc, c'est une énorme success story qui est partie de Ex en Provence euh dans le dans le sud-est. Vous étiez vous y êtes toujours d'ailleurs là-bas ? Oui, toujours. On est toujours à Axen Provence. On est originaire d'Axen Provence et notre siège social est toujours à Ax en Provence. On a 200 collaborateurs à Ax en Provence et 200 collaborateurs à Paris, à Bruxelles et à Madrid.
Aujourd'hui, on est sur quatre on a quatre bureaux dans en Europe. Et on est côté depuis 29 ans. Vous êtes côté depuis 29 ans. Vous avez racheté 70 sociétés cré d'entreprise. Non, mais c'est c'est énorme. Vous allez voir, c'est intéressant d'avoir le parcours d'entrepreneur dans un milieu qu'on connaît assez peu finalement parce que on en a racheté, on en a créé beaucoup aussi. Et c'est parce que c'est de la pub mais c'est c'est du marketing de c'est pas tout à fait la même chose. C'est pas vraiment vous faites pas de la pub comme on va prendre une voiture et puis on va la filmer sous tous les angles pour pour la diffuser sur Fron avoir la météo. C'est pas ça.
Vous faites vraiment des campagnes surmesure pour que on ait envie d'acheter telle bouteille au lieu de telle bouteille de Perrier au lieu d'acheter la bouteille de vitel à côté par exemple en faisant des cartes de fidélité. Vous avez créé tout ça. Vous êtes dans un secteur qui a complètement évolué en on en parlait en 35 ans. C'est qu'avant il y avait pas internet. Vous allez découvrir aussi comment ça a changé tout ça, comment le téléphone a changé. Lia aussi euh juste tu disais que tu étais rentré en stagiaire à 21 ans et aujourd'hui tu es le patron de la boîte. Écoute, j'étais à la FAC de droit en 1990, j'avais 21 ans.
Euh après une scolarité un peu compliquée, j'ai pas j'aimais pas beaucoup l'école en fait. Pas très bon élève. Pas très bon élève. J'ai pas ouvert de cahier jusqu'à jamais en fait. J'ai devoir. [rires] Voilà. Donc dire à mon fils qu'il va l'écouter mais bon, j'ai jamais écouté. J'ai jamais fait un homme. Ouais. Tuas pas trop bossé à l'école ? Non. Voilà. J'ai pas bossé à l'école et j'étais à la fac, je bossais pas. Donc à la fac, j'étais plutôt en train de jouer aux cartes avec mes amis. En face de la fac, il y avait un bar et on joue aux cartes. Et c'est mois de mars et je me suis dit ben pendant 6 mois, je ferais bien travailler pendant 6 mois.
Et donc je cherchais un emploi et j'ai ouvert le journaux sur les bandes de la fac. petites annonces quoi. Voilà les petites annonces à l'époque c'était les petites annonces papier particulier à particulier peut-être c'était ça je [rires] c'était la Provence peut-être parce que c'était la la le quotidien local et je vois une petite annonce de une recherche stagiaire d'une entreprise de communication. Voilà. Et donc je réponds, c'est la seule annonce à laquelle j'ai répondu dans ma vie avec un mauvais CV, une mauvaise lettre de de motivation qui est resté au bureau que j'ai même pas envie de relire tellement que j'ai honte.
Et j'ai écrit et la veille au soir de l'entretien, j'étais au stade Vélodrome puisque voilà dans les supporters de l'OM et j'étais dans le virage et mon pote me dit "Demain, tu fais quoi ?" Je dis "Ben j'ai un entretien, je crois pas que je vais y aller parce que franchement c'est pas très intéressant. J'ai l'impression ce ce poste [rires] et il me dit "Mais vas-y, j'ai rien à perdre personne pendant 6 mois, qu'est-ce que tu vas faire ?" Alors je dis "Bah écoute, je vais y aller." Donc je suis allé, tu vas limite Ouais. En trant des pieds ah ben complètement j'y vais, c'était pour faire stagiaire pour gagner 800 francs par mois.
Donc j'ai dit je vais gagner 800 francs par mois, c'était parce que c'était un contrat de de STVP, il appelait ça contrat insertion à la vie professionnelle s'appelait, tu vois le truc très particulier. et j'y vais et je rencontre Frédéric et ensuite Richard et je suis resté 35 ans et j'y suis toujours et je suis devenu président de l'entreprise. J'ai jamais parti alors que j'étais parti pour rester 6 mois pour retourner à la PAC en septembre pour changer d'orientation. Tu as 57 ans, tu as fait qu'un seul CV dans ta vie. Qu'un seul CV et qu'une seule entreprise. c'est fou quoi.
Et aujourd'hui, tu as la tête et puis donc tu arrives pour gagner 800 francs et quelques années, vous allez rentrer en bourse et tu vas très bien gagner ta vie. Et puis c'est ça qui est beau aussi dans les parcours qui fonctionnent quoi. Et toi comment tu es rentré dans la société ? Ça fait moins longtemps que j'avais fait un petit peu d'études. J'ai fait une école de commerce à Marseille, le Celza, à la Sorbonne à Paris et puis j'avais un rêve, c'est de travailler à la télé. Donc je travaille à la télé à l'époque c'est une début des téléprivés, c'était la 5.
C'était Berlusconi qui est arrivé avec son modèle italien rempli de de paillettes et de et de tout, de sexes, d'argent, de séries policières et cetera, de jeux télévisés. J'ai travaillé là, j'ai travaillé sur l'interactivité entre les téléspectateurs à la chaîne. Donc j'étais déjà un peu dans la communication, le marketing et les nouvelles technologies. Et puis je très vite, je me suis senti pas très à l'aise dans ce milieu télévisuel français, dans le paf, on appelait ça. Et puis surtout, j'ai vu que la méritocratie c'était pas vraiment le le moteur social.
C'est que je voyais que les les promotions se faisaient plus en fonction des relations personnelles que en fonction de du talent individuel. Je suis dit bon, j'ai pas de réseau particulier, j'arrive de Marseille donc je vais repartir à Marseille en fait. Et puis euh en fait je me suis dit, on m'a refusé mes vacances une fois, je me suis dit bon alors là ça va être difficile pour moi d'accepter ce genre d'autorité et de et de de fonctionnement un peu hiérarchique. Et j'ai dit, je vais créer ma boîte.
Et je voulais créer une boîte dans la communication en me disant tout ce que j'ai vu en télé, c'est beaucoup d'argent gaspillé, beaucoup de millions dépensés pour faire de des spots télé et en fait personne va voir ce qui se passe vraiment sur le terrain. Et j'ai un ami qui me dit "Écoute, il y a quelqu'un à à ex qui a le même discours que toi. Lui, il vient de la radio, toi tu viens de la télé, vous devriez vous rencontrer." À l'époque il pas d'MS, pas de mail, rien du tout. Donc j'écris une lettre à Frédéric et je lui dis voilà connais pas Frédéric Chevalier. Frédéric me répond et le 1er mai, je je je descends à Marseille passer 1 heure avec lui.
Là, c'est un coup de foud je passe 1h 1h30 dans son bureau, bureau vide. Il parle de son histoire, de son ambition, de son rêve. Je me dis c'est quoi ce malade ? Mais en tout cas, j'ai j'ai 25 ans, j'ai envie de ça. Et je me dis tiens, il a les mêmes codes que moi et j'ai envie de travac ce mec-là. Et c'était un sportif, c'était un mec du sud, il aimait le l'OM aussi comme nous et tout ça. Et donc j'ai dit, je suis rentré à Marseille à Paris. J'ai dit à ma femme écoute, on va déménager, on va rentrer à Marseille. Elle m'a suivi et on a monté à Icho. Frédéric avait déjà démarré. Moi j'ai créé la première filiale et puis l'histoire s'est lancé comme ça.
Et je rencontre au baby foot un foot de l'OM. Et donc on commence à parler à parler tous les jours tous les jours des heures avec Didier et l'histoire a démarrer comme ça. Tout le monde croit qu'on était trois amis d'enfance. Pas du tout. Moi, j'avais jamais vu Frédéric avant. Didier n'avait jamais vu Frédéric avant et tous les deux, on s'était jamais rencontré. C'est une histoire à trois comme ça qui s'est cimenté autour de valeurs naturelles, personnelles, intimes qui font que jusqu'au bout on est lié. Frédéric a disparu entre-temps. On est toujours dans un accident et mais on est toujours et on était toujours lié à Frédéric et on est toujours lié Didier et moi.
Qu'est-ce que vous faites chez ACO pour bien comprendre la société ? Ça fait 35 ans qu'on essaie d'expliquer. En fait, c'est ça se définit très simplement. C'est on aide. Si ça fait 35 ans que tu essayes d'expliquer, c'est que ça on est meilleur dans notre domaine. [rires] Les coordonniers sont les plus mal chaussés. Absolument. Déjà on a pris un nom à IO. On est du sud, personne comprend ce que ça veut dire. Au départ, ça voulait dire high communication. Enfin, avec l'accent marseillais, ça passait moins.
Et deuxème chose, euh Frédéric qui était le président et le fondateur et qui nous a réuni tous les trois venait de la radio et moi je venais de la télé et on voyait qu'il y avait beaucoup de publicités à l'époque, de notoriété, d'images mais pas de publicité euh qui déclenchaient l'acte d'achat. Donc nous, on s'est spécialisé comme un groupe de communication dans l'acte d'achat. C'estàd qu'on aide les grandes marques et les grands magasins à euh accompagner le consommateur dans son acte d'achat. Mais vous faites quoi par exemple dans un magasin ? Ben c'est quand tu fais tes courses. Est-ce que tu as défini à l'avance quelle lessive tu vas acheter ?
Est-ce que tu as défini à l'avance quelle boisson tu vas acheter ? Est-ce que tu as défini à l'avance non la plupart du temps, on dit que 75 % des actes d'achat se décident sur le lieu de vente. Moi je sais pas quand je vais dans un magasin. C'est c'est dans le lieu de vente que les choses se font. Et à l'époque, je dis bien à l'époque, donc il y a 35 ans, sur le lieu de vente, il ne se passait rien.
Donc on a commencé à mettre en place des systèmes de médias sur le plan de vente, sur le point de vente et on a commencé à déclencher des opérations de trafic en magasin et pour faire venir les consommateurs dans un magasin plutôt que dans un autre et d'acheter une marque et un produit plutôt qu'un autre. Voilà. Alors aujourd'hui, c'est plus du tout par papier ou par médias classique traditionnel. Aujourd'hui, c'est par un un un je dirais un combo de de multiples solutions digitales technologies changé maintenant avec internet avec l'époque on distribuait des bonnes réductions à l'entrée des magasins.
Moi ma première journée avec Kaiko, c'était avec un micro, on offrait des roses pour la fête des mères. Donc c'était vraiment, on monta un podium à 5h du mat, on allait chercher le podium à 5h du mat avec un camion. Ça a vachement changé le marketing. Voilà. Et aujourd'hui, tout se passe autour du téléphone, des des des bases de données, des SMS, des cartes de fidélité, de ce qui se passe sur Facebook, sur Insta et cetera. On est très très loin du podium et de la et de la rosse pour la fête des mers avec un micro. Et vous avez bossé pour quelle marque par exemple pour qu'on imagine un peu avec qui vous avez bon exactement. La première c'était lustru à Marseille.
pour toutes les marques en France. Cocade, Danon, Procteur, toutes les grandes marques de de grandes conso, on travaille avec toutes les grandes marques. C'est que la bouffe, non ? C'est que de la nourriture ou on est que dans l'alimentaire ? Ouais. On est que dans l'alimentaire. Alors, on fait de la lessive. Alors, c'est pas de la bouffe mais voilà, on fait de la lessive. Donc c'est toutes les grandes de marques de grand de grande consommation et toutes les anciens de grandes distributeurs.
C'està dire qu'on travaille avec Leclerc, Casino, Carrefour, Monoprix, il avait toutes les anciennes grandes distributions alimentaires et et des jeux concours, on en parlait, il y a une mode du jeu concours à l'époque. On a démarré par là parce que on entend parfois parler, tu vois dans un supermarché, il y a une espèce de roue avec des LEDS qui s'allument qui tournent, tu as un ticket de caisse, tuas un code barre, tu le mets. Il y a vraiment un cadeau à gagner à chaque fois. C'est vérifié à chaque fois par Hier. Oui, c'est c'est très réglementé. Enfin, en tout cas, nous, on est toujours resté dans des règles très précises. On se demande qui gagne à chaque fois.
Tu vois, tu as la Porche à gagner. Quand tu vas à Carrefour, tu dis "Mais attends, qui va gagner la porche ?" Tu vois ce que j'ai ? Peut-être toi si tu joues. Mais non, mais c'est une manière d'animer les ventes, c'est-à-dire c'est une manière de créer l'événement autour de la marque, du produit. C'est une manière de rendre l'expérience dans le magasin ludique. C'est une manière de faire jouer la famille. C'est une manière de de faire rêver les consommateurs. Donc enfin les consommateurs, les clients, on est tous des consommateurs. Donc on essaie de mettre dans l'acte d'achat beaucoup de choses.
On essaie de mettre de l'affecte, on essaie de mettre du rêve, on essaie de mettre aussi de de l'économie parce que le pouvoir d'achat, ça reste quand même le point central pour la plupart des des citoyens et des consommateurs. On on est à la croisée de tout ça et ça et ça marche toujours malgré l'évolution d'en parler du marketing. Vous fait continuer de faire beaucoup de chiffres d'affaires, on le disait ou est-ce que ça a changé ? Vous avez dû vous adapter au fur et à mesure en 35 ans. Heureusement qu'on s'est adapté mais on a surtout essayé nous tout le temps d'anticiper.
C'est que quand on a créé la la structure même si on était dans des éléments très basiques de papier ou d'animation avec un podium, on réfléchissait déjà à ce qui se passerait le avec ce qu'on appelait à l'époque les nouvelles technologies. On a toujours essayé de sensibiliser nos clients qui soient responsable de marque ou responsable d'enseignes de distribution sur l'impact des technologies, la révolution digitale qui s'annonçait. Nous, on a démarré, il y avait même pas d'ordinateur, hein.
Donc donc on on vient d'une sorte de préhistoire dans cet univers là du marketing, mais on a toujours essayé de d'abord nous d'investir beaucoup, de passer beaucoup de temps sur qu'est-ce qui peut se passer demain. Et c'était pas simple et même aujourd'hui, c'est encore très compliqué.
avec l'IA, le chantier il est colossal mais avant même l'IA quand on voyait internet arriver c'était encore une autre transformation mais on a non seulement réussi à adapter Io et les solutions d'IK et les équipes d'IK mais on a toujours sensibilisé nos clients sur ce qui allait se passer donc oui on s'est adapté mais on a souvent innové et on a souvent été précurseur c'est plus que s'adapter on a anticipé beaucoup et donc là vous fêtez les 35 an il y a même pas de but commercial he vous venez pour en parler parce que c'est un beau parcours et c'est pour comprendre qu' venez C'est vraiment pour expliquer votre parcours et qu'on voilà qu'on essaie de de comprendre ce que c'est qu'une boîte de marketing digital parce que pourquoi les marques font pas elles-même leur promotion ?
Pourquoi elles font appel à vous ? Bah c'est comme pour les agences de pub. Donc les les marques font appel aux agences de pub pour faire des publicités à la télé, à la radio et pour gérer leur campagne de promo, ils font des appel à des entreprises comme les nôtres pour mettre en place, pour réfléchir avec eux comment on fait pour des que l'acte d'achat pour déclencher l'acte d'achat. Qu'est-ce qu'on va faire ? On va faire une coupon de réduction, on va faire un jeu, on va mettre une espace dans dans le dans le magasin avec un écran. On va plus on va donc on va réfléchir avec eux la meilleure manière de mettre en avant leurs produits. Comment tu fais ça ?
Tu as des tu as des tu as des on des experts qui sont spécialisés là-dessus qui vont être experts sur les différents canaux sur lesquels on va émettre des offres, ce qu'on appelle des offres promotionnelles et on va le on va on va les conseiller d'abord en en amont et ensuite on va mettre en place les offres et ensuite on va les traiter. Voilà, c'est notre notre business de traiter aussi ces offres parce qu'en fait les promos sont payées par les marques. Quand vous allez en magasin, que vous allez chez Casino, la promo elle est payée par Danon par Coca, elle est pas payée par Casino. Et nous on est là pour travailler pour tout ça, pour gérer cette relation. Exactement. Ça passe par vous.
On gère la relation entre le distributeur mais comment ils savent quoi ? C'estd que il y a un coupon d'induction. Comment comment ça marche ? Bah en fait on reçoit des coupons de réduction dans nos bureaux de t des milliers de bah en fait 250 millions de coupons par an. 250 millions. Voilà. Donc ça c'est la partie coupon. 250 millions de coupons qui passent on les reçoit. Donc on reçoit des coupons tous les jours des milliers de points de vente parce qu'il y a des milliers de points de vente qui envoient tous les jours les supermarchés tous les supermarchés.
Alors ça c'était quand ils étaient papiers parce qu'aujourd'hui il y a pas que du coupon papier, du coupons digitaux et il y a l'e-commerce aussi. Mais bon, on va dire globalement on va dire le gros encore du marché aujourd'hui il est encore papier. Donc on reçoit 230 millions 220 millions de coupons papier. mais attends mais vous avez des c'est quoi ? C'est des hangars pour voilà on a des hangars qui on reçoit tous les jours des des coup et tu as des tu as des gens qui font du coup qui prennent chaque coupon et qui c'est scanné. Voilà les compte pas à la main. C'est scanné avec un code barre et c'est scanné et ensuite on doit rembourser.
Tu demandes à Coca par exemple de te rembourser euh 3 millions d'euros de de coup exprès tu rembourses à Casino euh point de vente par point de vente des fois. Voilà donc c'est les milliers d'opérations. J'ai dit tout à l'heure ça fait plusieurs on l'année dernière je crois qu'on a remboursé à peu près entre toutes les opérations promotionnelles. On était presque à 1 milliard de remboursement au consommateur. Remboursé 1 milliard globalement. Oui, sur l'année. Sur l'année. Ah ouais, C'est c'est pour ça que vous avez 550 personnes aussi parce qu'il faut gérer tout ce qu'il y a derrière qu'on voit pas. Il y a pas que ce qui crée, il y a tout l'arrière.
Il y a ça, c'est la partie ce qu'on appelle le backoffice que c'est derrière. Voilà, on traite tout ce qui est derrière. mais vous êtes nombreux à faire ce ce genre de métier ou vous êtes vraiment assez peu finalement ? Non, on est peu dans le monde à le faire aujourd'hui. On est trois quatre entreprises à le faire dans le monde et aujourd'hui voilà. Et aujourd'hui, on est numéro 1 mondial. Incroyable. Numéro 2 parce qu' aux États-Unis on est numéro 2, on va dire allez numéro 1 en Europe quoi. Numéro 1 en Europe. Est-ce que les gens on vont acheter vraiment plus quand il y a un package, tu sais avec deux produits, tuas un peu est-ce que ça il y a une vraie différence de vente ? Oui, énorme.
Et et nous, on est là pour justement concevoir la campagne au départ et ensuite donner à l'annonceur la remontée, la différence en disant voilà ben ce produit il a pas été il y a pas de promo ce produit. Ce produit là, il y a une promo. Voilà la différence. Donc on va dire ben c'est une fois et demi, deux fois, trois fois, ça dépend les campagnes, ça dépend les outils qu'on va utiliser. Est-ce que il faut faire attention quand il y a une offre promotionnel à la petite Astérix en bas pour pas que ça se retourne contre vous ? Ouais, il faut faire attention.
Oui, on a failli même nous exploser en vol tout de suite à cause de ça parce qu'on avait organisé un jeu concours au tout début d'IK où on demandait au aux gens de venir en magasin et de tenter leur chance pour gagner une Clio. Et à l'époque, on avait voulu être déjà dans les technologies et la révélation se faisait par un stylo électronique qui s'allumait en rouge, tu avais perdu. En vert, tu avais gagné. Sauf que nous on a on a commis une erreur entre guillemets, c'est que l'imprimeur s'est trompé dans les ancres et il y a 6 millions de prospectus qui sont partis dans les boîtes aux lettres [rires] avec l'encre gagnante.
Mais non, c'est tout le monde s'est dit sur toutes les pubs en magasin et sur les prospectus, il était écrit si le stylo s'aliment en vert, vous avez gagné une Clio. Il y avait donc 6 millions de Clio gagnés potentiellement. Tu peux faire faillite avec un truc comme ça. Non mais on peut exploser, on peut faire la une des journaux, on peut payer toute notre vie, tu vois. Donc on avait pas d'autres solutions. C'est notre première grosse opération nationale. Première opération nationale premier boulot, c'est qu'on on sortait de la zone sud-est. C'est la première fois qu'un grand distributeur nous donnait sur la totalité de ce magasin en France. Voilà.
Et là, on s' un soir, le mec dit un problème 92. Tu te rappelles ça t'a marqué ? Donc Aiko a même pas 2 ans tu vois. Et et nous on a on est à peine majeur, je déconne. Mais et là on nous dit un mec qui reçoit les bulletins, un directeur de magasin qui nous appelle. Je comprends pas moi. Tous les prospectus que j'ai, ils sont gagnants. On dit non mais vous comprenez pas, c'est les verts, c'est gagnant et les rouges, c'est perdant. Le mec dit oui bah j'appuie sur tous les les prospectus, ils sont tous gagnants. J'en ai pris une centaine dans mon magasin, j'ai 100 gagnants. Et donc là, on se rend compte que l'imprimeur s'est trompé et on a 48 he devant nous.
Tu es une assurance, une bonne assurance au cas où ? Non mais rien du tout. C'est pour ça que je te dis, on a une assurance mais tu fais une boulette pareil, c'est énorme. Donc là, on a recruté un bataillon de de de personnes et on leur a donné à chacun des des points de vente et donc chacun son ils sont tous partis jour et nuit avec des voitures et cetera. Nous aussi. Et nous aussi. Et non, moi j'étais au QG, j'organisais parce que et les mecs, il fallait rer chaque stylo de chaque magasin sur une sensibilité qui faisait que c'était rouge. Voilà, c'était rouge. Mais et moi j'avais des mecs à 4h du matin qui m'appelaient qui disent "Écoute, je suis à Montlon venue Jean Jour".
Il y avait pas de GPS, il y avait pas d'internet, il y avait rien du tout. Donc les mecs, ils avaient des plans la nuit. Donc ils allaient chez les boulangers et taper en disant "Mais elle est où l'avenue Jean Jour ? Il est où le magasin ? Et donc moi je cherchais, j'avais 4h du matin des des on avait des kilos de café de thé tout ça et on se cherchait, on disait bah écoute, je sais pas là on a trouvé dans les pages jaunes, il y a un boulanger qui est venu Jean Jor et cetera et on a réussi en 48 he parce que je te dis pas il y avait les l'enseigne et le tous les patrons du C'était quel enseigne ? C'est le groupe Casino. Casino et le mec il avait été très clair.
Il avait dit "Voilà [rires] les mecs vous avez 24 heures je vous coupe les couilles et votre vie est terminée." Il avait dit ça [rires] et le mec c'était un grand entreprise. Nous on avait même pas 30 ans. on a réussi à rétablir ça. C'est pour ça que oui, les jeux concours, faut être très précis dans les réglementations, dans les techniques, dans les tirages au sort, dans la mécanique. On a on a failli payer très cher tout ça. La Clio a été gagnée ou pas ?
qui ont été gagnés mais je crois que bon voilà on a encore le doucoreard là vous avez fait d'autres erreurs c'est marrant parce que c'est tous les entrepreneurs quand on parle des parcours nous racontent aussi les erreurs et les on a tous fait sinon c'estàd qu'on a pas poussé assez loin et bah nous on a fait une grosse qui a failli la première c'est celle-ci c'était pas une erreur vraiment mais c'est une boulette qu'on a faite en 92 la deè quand on fait des erreurs comme ça c'est important parce que ça d'ailleurs ça crée une relation avec casino très forte hein 30 30 ans après ah ce que je dire est-ce qu'ils vous ont Bah 30 ans après, ça a été toujours notre premier client.
ils ont pas rompu le contraire. Non, au contraire parce qu'ils ont vu la notre capacité à réagir et en 48 heur, on a résolu le problème et du coup ça a créé une relation très forte avec eux. Et attends, avant que tu racontes l'autre ERA, il y a pas de clients qui se sont plains à la caisse qui ont porté plainte, je sais pas parce qu'aux États-Unis, tu vois, il y achement de trucs comme ça. Non, parce que c'était résolu quand l'opération ouvert le mardi matin, je me rappelle c'était un mardi, tout était réglé.
Mais la deè com sa attend par une question comment vous savez où il y a un gagnant est-ce que vous le savez ou vous savez même pas c'est au milieu d'un paquet il y a un nu c'est qui c'est un nuissier qui fait ça c'est un nuisser de justice ouais ouais absolument c'est impossible de tricher non sur c'est jeux concours et tout c'est compliqué quo s corrompue mais sinon et et non mais tiens attends c'est il y a de tout de corrompu est-ce que c'est déjà arrivé qui est un directeur de magasin qui dit allez vas-y hop tu prends tous les prospectus et tu passes tu scannes tout non C'est pas arrivé. Non non, je crois pas non. On a pas notre connaissance en tout cas. Pas notre connaissance.
Alors votre deuxième erreur pu deè grosse erreur alors c'est très différente et c'était plutôt 10 ans après on va dire. C en 2000 2001 2002 donc tu vois on est 10 ans après on rentre en broute en 96 donc euh tout n réussit parce qu'on démarre en 90 de 90 à 96 on double chaque année de taille on double les effectifs on double l'affaire on rentre en bourse on fait rentrer le numéro 1 mondial de la vous rentrez en bourse. P on était les premiers on était les premiers on était euh à l'époque c'était c'est une ce qu'on appelait les petites entreprises maintenant ils appellent ça les start-up qui rentrent en bourse il y en avait pas vous partez d'expendance vous explosez vous rentrez en bourse.
Il y en a quand même très très peu. Je sais pas combien il y en a aujourd'hui mais c'est encore une provesse hein. Exactement. C'est toujours en bourse he on est toujours en bourse depuis et ça aussi c'est une province des entreprises sont 30 ans à côté 30 ans qu'on est côté et donc tout no réussit et puis on est jeune comme on l'a dit on était jeune et donc on commence à racher les entreprises et on rachète des des entreprises de manière massive c'estàd qu'en 98 je me rappelle année 98 on a racheté h entreprises dans l'année donc on rachetait quasiment une entreprise par mois et c'était c'était c'était juste lunaire quoi. Tu acheté une entreprise par mois on marcher sur l'eau. Exactement.
Et on fait rentrer le numéro 1 mondial de la communication à l'époque c'était Martine Sorel donc qui rentre avec le groupe WP qui décide de rentrer au capital de Haiko. Et à ce moment-là, on va le chercher pour faire des acquisitions à l'étranger parce que pour l'instant on avait fait que des acquisitions en France et on se dit on va faire des acquisitions à l'étranger, on va développer le groupe en Europe dans l'Europe entière ce qui est extrêmement compliqué.
Il y a trop peu d'entreprises françaises qui arrivent à se développer comme ça en Europe et on décide de racheter des entreprises à l'étranger et on commence à en racheter une en Espagne et puis on dit on va acheter une très grosse en Angleterre et là on en rachète une très grosse pour nous c'est une très grosse. On rachète une entreprise qui qui était valorisée à peu près 60 millions d'euros à l'époque. Donc pour nous c'était c'était très gros. Vous vous aviez vous avez une culture d'entrepreneur au départ ou ou une famille d'entrepreneurs ou même pas forcément du tout pas du tout. Vous vous retrouvez à la tête de boîte qui rachète Frédéric.
Je crois que son père était à l'edf, toi ton père était rcoptère et moi il était pharmacien. Alors si il y avait pas de personne sortait d'HC. Exactement. Fais des hélicoptères tu sais.
Ouais, il travaille chez Rockt et euh et donc euh et donc on rachète c entreprises et en plus je me rappelle très bien de ce moment-là parce qu'en fait on ça se passe en septembre 2001 et je sais pas septembre 2001 c'est une date un peu particulière puisquil y a les trou les les les tours qui tombent et les Anglais euh nous disent au capital ils nous disent c'est pas le moment de faire l'acquisition et nous à l'époque on était peut-être brûlé dit non mais attends ça va il va pas nous donner des leçons tu t'es senti plus fort que les autres Oui. Et on y va, on fait l'opération. Bon, sauf que derrière, il y a une crise qui se passe.
On était au moment de la bulle, l'explosion de la bulle internet. Donc c'est 2001 2002, le marché se grippe et tout part dans le mauvais sens. Et là, on se retrouve ultra endetté. C'est qu'on avait 70 millions d'euros de dette pour un pour un cash flow de 6 millions. Donc les ce qu'on appelle en jargon bancaire, les codes bancaires pètent. Enfin, c'était une horreur. Et on se retrouve dans une galère totale où là vous allez trop vite en fait. Trop fort, trop vite, trop fort dans tous les sens et les conseillers vous dis pas trop loin, on est allé dans des pays qu'on maîtrisait pas. L'ancien business au Royaume-Uni, c'est très particulier.
Et faire les acquisitions, faire les acquisitions, c'est difficile franchement c'est toujours très risqué. Tu continu une autre. Enfin, faut Oui, mais quand tu démarres dans un nouveau territoire, on est allé en Italie, en Espagne, en Belgique, même au Pays-Bas, en Angleterre. Ouais, c'est très dur. C'est à chaque fois une psychologie différente, c'est un management différent, c'est une relation commerciale différente, c'est un marché différent. La ROP, on en est loin. Donc dans le dans dans tous ces business là, c'est des attitudes très différentes. Comment vous faites quand on a 70 millions de dettes et que ça marche pas ? Alors [rires] on a pris 10 ans d'un coup, je crois.
Vous vous regardez le soir et vous dites là peut-être on a poussé un petit peu trop le on s on s'est réuni au sophitel à Marseille tous les quatre parce qu'on était quatre. Il y avait Olivier aussi qui était Frédéric directeur général. Ouais, était directeur général. On s'est réuni et puis dans l'équipe, il y a il y a il y a les financiers et les non financiers, on va dire. Il y avait deux financiers, c'était c'était moi. Et on leur dit au quatre, on dit voilà ben mois d'avril euh on ferme. Il manque 30 millions au mois d'avril. 30 millions d'euros hein. Beaucoup. Donc c'est beaucoup pour une boîte comme nous.
J'ai 30 c'est pas et là on était au mois de novembre donc il mois d'avril 30 millions et là on et là on sort moi je me souviens j'ai pleuré là voilà c'est vrai ouais on était tous les quatre dans un salon privé tu sais les grands hôtels là on s'est regardé si tu veux non seulement il y a tout qui s'effondre mais tu dis que tout le reste de ta vie tu vas payer les dégâts. Je me rappelle et on avait cette action air anglais numéro 1 mondial de la comune dureté avec nous qui au lieu de nous aider à vouloir nous tuer. Donc un on se disait bon s enflammé pas du sud pour rien.
De euh on voit pas de d'options de solution et trois non seulement on n'est pas aidé parce que en en anglais actionnaire associé ça se dit partenaire sauf que là on s'est aperçu que dans le business partenaire c'est pas du tout partenaire. [rires] Et là, on a failli se faire butter par notre propre partenaire. [rires] Et là, moi, je me souviens ce jour-là très bien. On était tous les quatre et moi, je me suis mis à pleurer parce que j'ai dit bon, on foutait tout en l'air h et de je suis dit mais il faut revendre tout ce qu'on avait. On avait des maisons, on avait, tu vois, on avait une famille chacun et tout ça. je suis en train de tout le monde dans la merde.
On va tout ruiner et puis nous on va jamais se relever de ça, quoi. On va payer toute notre vie. C'est ces ces conneries quoi. C moment horrible. Ça c'était une plus qu'une erreur. C'était c'était c'est ce que tu dis. Il faut apprendre, il faut le vivre pour tout. Ça vous a appris des trucs après. Attends, mais comment ça a fini du coup ? Parce que on a Franchement c'est la c'est c'est une des choses sur lesquelles sans doute on est le plus fier. C'estàd que on est en 2002 2003 en 2 ans, on a résolu complètement. On a vendu on a vendu tous les actifs qu'on devait vendre. Et vendre des actifs, qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? V filiales.
C'estàd que bah la filiale anglaise, on l'a revendu bah avec une grosse perte évidemment. et au moins faut on l'a vendu en couple, on a remboursé certain nombre de dettes, on a alors on a résisté aux banques. Alors ce qui ce qui était alors ce qui était quand même très bien, c'est qu'on avait une un partenariat avec les banques qui était très très fort. C'estàd que les banques nous ont fait confiance et ça c'est important de le dire parce que des fois on les banques sont décriées, les banques, ce qu'on appelle de bas de bilan donc sur les banques de sur la partie dette nous ont fait confiance.
C'estd qu'à un moment donné, on les a appelé, on dit voilà la situation elle est là, on a ça comme projet, on a ça comme on va aller là monter la pente. Est-ce que vous nous Est-ce que vous nous suivez ? Toutes les banques de notre poule bancaire nous ont suivi et ça nous a permis de nous dire sans les banques. C'était c c'était chaud quoi contre notre actionnaire. Voilà. Par contre, on avait la guerre contre l' contre l'actionnaire qui était le numéro 1 mondial qui pesait 10 milliards en bourse quoi. Tu vois, c'était pas l'actionnaire de quartier quoi. C'était le gros actionnaire. Vous en êtes sorti de cet actionnaire ? Non, il est toujours là et il est parti toujours là et ça fait 25 ans.
Mais Martin Sorel, il est parti. Martin Sorel c'était le chef à l'époque. C'était le boss qui avait créé qui était un mec génial. Mec, c'est les plus grandes agences du monde, c'est Ogilv, Hunger, Rubik. Ils ont été très dur quoi ? Ah ouais, pire que ça. C'estàdire que Ouais, ouais, ouais. C ça a été très très très dur. On se rend pas compte de ce qu'on vit quand on est entrepreneur, tu vois. tu dis que tu veux pleurer et tout ça, c'est des moments de haut de bas, de haut de bas dans les deux sens quoi. C'est c'est difficile hein. Vous vous parliez de Frédéric un instant qui a été votre associé, ami. C'est lui qui avait créé la boîte tout départ. C'est ça.
C'est lui qui l'a pensé, c'est lui qui a imaginé, qui a dit il faut qu'on crée un groupe de communication opérationnel et qui soit dans le concret et pas dans l'image et dans la notoriété qui soit efficace. C'est une communication qui fait vendre. Et c'est lui qui a pensé tout ça. Après Frédéric, il avait la tête dans les étoiles mais enfin il lui fallait des mecs qui et qui compte parce que Frédéric s'enflammé.
Il a trouvé en Didier un partenaire et un associé qui était brillant parce que même s'il est arrivé sans diplôme en stage et il sortait de la fac et et du bar, il était brillantissime parce que c'est quand même Didier qui a piloté, je le dis à sa place, c'est quand même Didier qui a piloté l'introduction en bourse. Aucune PME en France à l'époque n'avait été côté en bourse. et il a repris le flambeau après des gens qui étaient venus avec des CV comme ça de très grandes écoles de business et tout ça mais qui ont pas tenu la route.
C'est Didier qui a repris la je dirais les fourneaux côté backoffice finances levé de fond et cetera et moi j'ai repris le côté opérationnel parce que Frédéric il s'enflammait et derrière le management de la relation commerciale et le le fait de délivrer ce que Frédéric avait imaginé c'est c'était une répartition des rôles entre tous les trois. Et c'était une histoire incroyable parce que lui nous a tiré dans une ambition, une dimension à laquelle on aurait jamais aspiré nous chacun de notre côté parce que quand il est venu, je me rappelle d'un matin où il nous a dit on va se côter en bourse. De quoi tu parles ? On est à Ex en Provence, on est 17 de quoi ?
Et puis il a dit non non on va faire ça, on va lever des fonds, on va se développer, on va se développer en France et puis on ira à l'international. On s'est regardé mais on l'a fait parce que ça nous faisait marrer puis on y a cru.
il avait cette force là de de et puis nous on demandait que ça puis nous on demandait que ça à vivre une histoire passionnante passionnelle et on l'a vécu et voilà il nous a traîné et puis après bah pour Frédéric heureusement que Didier était là et qu'il tenait la baraque et pour moi aussi d'ailleurs et puis pour Didier il avait Frédéric qui chantait partout et puis moi qui pédalait voilà c'est une histoire qui a duré qui dure toujours puisque aujourd'hui moi je suis président du bord je me suis retiré d'IK sur le plan opérationnel produit threct et et Didier 31 ans euh 35 ans après, il est toujours au manet de l'entreprise. Donc il a grandi tous les échelons de stagiaire à CEO.
Euh voilà et puis on a on a vécu tout ça jusqu'à ce que alors Frédéric a quitté le groupe pour partir sur un énorme projet de campus digital avec Provence qui s'appelle The Camp. Malheureusement, il s'est tué dans un accident quelques années plus tard, juste avant que The Campouvre et mais c'est une histoire. Voilà, on s'est succéder tous les trois et jusqu'au bout avec Frédéric. Et encore aujourd'hui pour Didier et moi, on a on a on a construit cette histoire d'homme sur aussi une base d'amitié et une base de ouais d'entrepreneuriat. C'est ce qui nous lit.
Et tu disais "Pourquoi est-ce que vous êtes là aujourd'hui ?" C'est pour célébrer, pour dire notre fierté à tout le monde, aux gens qui ont travaillé avec nous, aux clients qui nous ont accompagné, aux actionnaires qui nous ont suivi, à tout le monde. À quel point on a été heureux de faire cette aventure, à quel à quel point on est heureux d'être toujours là à des postes différents. Mais Io est toujours solide, est toujours une valeur solide en bourse. EO est toujours fiable pour ses clients, pour ses actionnaires. Il y a beaucoup de de gens qui ont monté des entreprises mais qui ont vendu, qui sont partis ailleurs. Il y a beaucoup de boîtes qui ont été côté en bourse qui ne le sont plus.
Il y a beaucoup de boîtes qui ont eu des projets et qui ont volé en éclat. Et à l'échelle d'une vie, bâtir, être bâtisseur, ça ça développe une fierté encore supplémentaire et de voir qu'aujourd'hui à ICO, la moyenne d'âge quand on y était c'était 25 ans. Aujourd'hui, elle est pas beaucoup plus élevée. C'est qu'il y a un renouvellement des équipes et cetera et la culture, l'ADN, les fondamentaux sont toujours là. La marque est toujours là et et Didier est toujours là. Et comment vous allez apprendre que Frédéric tu en moto quand on est associé comme ça ? Comment ça comment on s'organise ? C'est une année 2017 qui est particulière pour pour nous pour nous quatre.
Une merde un peu d'abord moi je je moi je tombe malade d'un cancer. Le premier c'est Olivier très voilà. D'abord il y a eu l'Olivier il y avait un 4e qui était un directeur général qui était mon ami d'enfance qui était venu prendre la direction générale de ou qui nous annonce en début d'année qu'il a une grave maladie et qui se retire. Ça c'est au mois de mars. Exactement. Et moi au mois de juin, j'apprends que j'ai un cancer. Euh donc je suis obligé de de prendre un peu de recul par rapport à l'entreprise. Je passe un an dans les hôpitaux pour cher opération. C'était un cancer très grave. Pas un petit enfin cancer c'est jamais un petit cancer mais c'était un cancer très grave.
Et ça c'était au mois de juin. Donc je l'annonce à Fred au mois de juin et en juillet Fred il se tue en moto. Donc je l'ai appris alors que j'étais sur le lit d'hôpital en faire en train de faire une chimio. Donc ça a été une année 2017 extrêmement difficile je pense. C'est le bon. Voilà. Voilà. Et comment vous allez faire pour tenir la boîte du coup si euh toi tu es tout seul du coup ? Euh ben alors moi j'étais parti entre-temps donc avec Jacquoneine Granjon, Xavier Niel, Marximosini, j'étais parti dans une aventure dans l'entertainement donc j'avais créé une entreprise, j'avais racheté des théâtres avec eux. J'étais parti d'ico, j'étais passé au bord. Ouais.
Et puis je me retrouve Olivier qui se retire, Didier qui se bat comme un fou contre la maladie mais enfin dans des moments où tu étais quand même pas sûr pas sûr de de t'en sortir sûr du tout. Et Frédéric qui disparaît et Ah tu dis ça fait beaucoup là ça fait beaucoup. D'abord j'ai j'ai flippé parce que je me suis dit bon ben j'en mets 304 et tomb dessus. Je me souviens avoir été une voir une voyante c'est vrai ouais. [rires] Qu'est-ce que tu dit ? Ouais mais j'ai flippé, je te dis la vérité.
Ben attends et la deè chose qu associés il y en a trois qui sont un plus là et de malad en 4 mois donc et et donc je reviens sur Aiko et on était en duplexe avec Didier sur son d'hôpital parce qu'il fallait que je prenne des décisions que je revienne j'ai nous mets un directoire parce qu'il y avait plus de directoire et puis il a fallu prendre des décisions et il a fallu que je revienne alors que j'avais mes théâtres et j'apprenais un nouveau métier puis j'avais un business parce que tu les as pas lâché non plus spectacle et je suis revenu et j'ai j'ai pris des décisions avec Didier et j'ai attendu que Didier revienne.
Donc moi, j'ai fait le grand écart et je me suis euh battu autant que j'ai pu avec Cécile qui était la directrice générale et qui a pris la présidence à la place de Didier pendant presque 2 ans. un an et euh voilà et puis je les ai accompagné, j'ai défendu le groupe là encore face à des actionnaires qui qui étaient pas tous bienveillants mais pas tous compatissant et puis par rapport à des clients, il fallait rassurer tout le monde et cetera. Tu as le CEO qui est absent, euh tu as le fondateur qui est mort, tu as le directeur général qui s'arrête, ça peut inquiéter les équipes, ça peut inquiéter les clients, ça peut inquiéter les actionnaires en bourse, ça se voit ou pas ?
Ben, on a tenu, on a tenu mais c'était un peu complexe. On a quand même communiqué parce qu'on est bougé, on est en transparence et voilà, c'était une année euh Ouais. Ouais. Et puis euh moi j'avais mon pote sur un lit d'hôpital euh l'autre qui était euh à l'église dans un cercueil et le troisième qui se battait avec des traitements. Donc c'était un non je un cauchemar. Mais une vie d'entrepreneur et une vie une voilà c'est c'est c'est une histoire aussi qui passe par des moments comme ça. C'est-à-dire que nous on est toujours resté dans une histoire humaine. On a parlé des échecs tout à l'heure. Normalement on commence par parler des succès.
C'était quoi votre plus beau succès d'entrepreneur ? Vous az dit puttin là on a été bon parfois on est bon. Parfois on rate. Et quelle est votre plus belle opération marketing ? Vous az dit puttin là vraiment vous étiez fier de vous. Après vous avez dit là ça ça a été énorme en France quoi. Alors le plus gros succès moi qui qui me revient là comme ça c'est c'est la réussite de l'introduction en bourse. On a 26 ans, donc la boîte a 5 ans et on décide d'aller en bourse ce qui était euh pas gagné. pas gagné peut pas rentrer comme ça fait enance et et on était hyper jeune.
Il y avait il y a aucun chef d'entreprise de moins 30 ans qui était rentré en bourse des start-ups, des petites sociétés qui rentrent en bourse, ça n'existait pas et on décide d'aller en bourse. Et à ce moment-là, il y a le nouveau marché qui est en train de se créer. Donc ce qui était le NASDAQ français. Donc le Nasdaq, c'est les sociétés côté américaines sur la tech qui c'est le plus gros marché de de la tech dans le monde. Et on décide donc de rentrer en bourse sur le nouveau marché. et on est la deuxème entreprise en plus ce qui s'appelle nouveau marché mais c'est un nouveau marché en plus on est la deuxième entreprise à se faire côter en bourse.
Et là c'est un travail titanesque parce que pour une entreprise de notre taille là de notre taille à ce moment-là qui était pas équipée avec des structures des avocats de tous les on avait pas les moyens on est rentré en bourse et ça a été un travail énorme. Donc là j'ai j'ai moi personnellement géré cette introduction en bourge. J'avais 26 ans et pas de diplôme hein comme je l'ai dit et on l'a fait avec Richard. On s'est retrouvé les weekends à travailler sur un document. Quand tu rentres en bourse, tu dois faire un document qui s'appelle un prospectus. Voilà. Et qui fait à peu près 200 pages.
Tu dois tout expliquer ce que tu fais, ce que tu vas faire, tes chiffres et c'est à peu près 200 pages et ça doit être visé par la COP qui a fait à l'époque s'appelait la Cob maintenant s'appelle NF qui met un tampon, c'est l'admission. Et après tu rentres en bourse et les investisseurs ils achètent ou ils achètent pas ton papier. Donc le papier c'est l'action hein. D'accord. Deo et là on a été sursouscrit comme on dit à 37 fois. Ben, on a il y avait 100 actions, il y a eu 37 fois donc 3700 actions qui on été don passant, je donne l'exemple 37 fois et ça a mis un coup de projecteur sur Ikik énorme.
Ça a changé d'abord l'histoire d'iko parce que après ça Ikik c'était plus pareil parce que une entreprise côté tout le monde parle de ça mais c'est dire quoi ? tu gagnes de l'argent et ça qui n'ont jamais il y a pas beaucoup de gens qui sont rentrés. Ça veut dire concrètement pour un entrepreneur pour un entrepreneur tu as deux choses. C'est que un moment donné tes actions sont ce qu'on appelle liquide, tu peux les vendre en bourse tous les jours. Donc là on a vendu à ce moment-là un peu d'action et on a gagné exactement et on a levé de l'argent, ce qu'on appelle lever de l'argent au phénom capital pour récupérer du cash dans l'entreprise pour faire des acquisitions. Exactement.
Et donc à ce momentl nous on on s'est retrouvé avec un peu d'argent et on s'est tous fait des plaisirs. Moi j'ai acheté une Porsche voilà la sortie j'ai acheté une porche. Tuavais pas pu pas pu acheter. J'avais pas de Porche avant et je roulais dans une petites voitures. Et moi je me suis fait j'ai acheté une porche et voilà c'était mon premier kif. Voilà, j'avais envie d'acheter une porche depuis que je suis enfant et là je me suis acheté la porche. Voilà et c'était alors et alors je me suis fait flasher à 238 m le [rires] permis et c'est vrai en plus voilà à 238. Je me suis fait de flash à 238 pour aller à Megève en vacances et je me suis fait et on m'a retiré le permis. Voilà.
Ah combien de temps ? Non retiré retiré ou il y avait pas le Oui. On l'a retiré plusieurs fois. J'ai Mais on va passer là-dessus parce que je roulé très vite à l'époque et depuis que j'ai quand j'ai eu la Porsche et voilà. Donc c'est Tu roules vite sur l'autoroute pas en ville. Non plus maintenant. Plus maintenant il y a pas le permis à poid. Maintenant je roule plus vite. Voilà. Et et non mais c'est intéressant. Et toi qu'est-ce que tu fait plaisir ? Moi, j'en ai eu beaucoup, mais ce moment-là, c'est le moment où l'histoire bascule. C'estàd que moi, je sais que je me retrouve sous la pyramide du Louvre, il y a 1000 financiers en face de nous, c'est Frédéric et moi.
Et on se retrouve à commenter ce fameux prospectus dont Didier pas, c'est expliquer qui nous sommes. Bonjour, on arrive d'ex en Provence. Voilà ce qu'on fait. Déjà, on avait un peu du mal à l'expliquer et voilà ce qu'on va être et cetera. Et donc là, on expliquait qu'on allait manger le monde, qu'on allait se développer aux États-Unis, partout. Et bon, on a raconté un peu n'importe quoi quand même, mais il fallait raconter une histoire. Bon, et je me souviens qu'on racontait mais des choses sur des technologies qui arrivaient et tout ça.
Les gens nous regardaient, ils voyaient des momes parce qu'on était des momes, on avait même pas 30 ans, on racontait tout ça mais on savait pas ce que ça allait donner parce qu'une introduction en bourse, elle peut faire pit aussi. C'est que les gens peuvent dire "Bon, ils sont sympas mais j'achète pas d'action à Io". Ouais, c'est pas vrai. Et là, ce jour-là, tout se joue et je me rappelle de l'après-midi donc au moment de la clôture, on nous dit bon ben Ikik vaut x million de francs à l'époque. C'était combien à l'époque ?
C'est officiel en plus quand il y a des Je me souviens plus mais c 300 millions de franc 300 millions de francs mais tu vois nous on a créé la boîte àel quelques mois de francs avec 150000 francs c'est 10000 € à l'époque. Tu passes de 150000 à 300 millions. Ouais c'est beaucoup. Et donc bon, on comprend, on comprend pas. Ouis, mais il y a 30 ans en 87 ans on se fait côté à 30 ans c'est l'équivalent des euros aujourd'hui si tu veux. Et donc tu prends ça à la tête, tu te retrouves. Alors moi je me rappelle, on me dit toi tu as x million de francs sur ton compte. Moi, j'étais hyper gêné, hyper mal à l'aise.
Je te raconterai une anecdote après qui fait que je me suis pas acheté de Porsche du tout parce que tout d'un coup, j'avais gagné plus d'argent que mes parents, mes grands-parents. Je me suis dit, mais j'ai j'ai pas mérité tout ça, tu vois. Complexe de de légitimité de et cetera. syndrome de l'imposteur et puis tu trouves syndrome de l'imposteur et puis dépassé partout par la vitesse, la dimension et puis on se retrouve à la tête d'une boîte côté ce qui est plus une PME à ex tu te retrouves avec des actionnaires qui te demandent des comptes.
Tu te retrouves avec des banques avec des gestionnaires de fortune qui sont là des analystes qui t'analysent, qui observent tout et tu es à poil en fait. C'estàdire que tu as tous les financiers qui se jettent sur toi, qui contrôlent tout. Tu dois tout dire alors que nous tu as l'impression que tu es dépossédé ta boîte. Mais c'estàd que tu as un problème, tu as un client qui va te lâcher, tu peux pas le garder pour toi. C'est une information que tu dois partager. Euh, tu gagnes beaucoup d'argent, tu peux pas dire "Ou là là, là, j'ai gagné beaucoup d'argent, je vais pas trop le dire au client." Là, tu es obligé de le dire.
C'est la la règle boursière fait que tu dois la transparence à tes actionnaires au marché entre guillemets. Et donc ça c'était un moment où où tout se passe dans ta tête, on a 30 ans à peine. Je dis ça parce que nous notre objectif et notre ambition c'est la mère de mon fils est considère d'orientation.
Je je trouve que si on on crée des vocations et si on donne l'envie à des à des jeunes de partir là-dedans, c'est aussi pour leur dire qu'il va avoir des hauts et des bas et des moments catastrophiques, ça et des moments où comme ça tu tu arrives en terre inconnu, tu sais pas ce qui tu arrives sur la Lune, tu as des actionnaires, tuas tu as des millions sur ton compte perso et tu as des millions sur le compte de la boîte. Voilà.
Alors Didier s'achète une Porsche [rires] son je divorce je vais habiter dans un HLM donc déjà pour te dire et puis je reste avec ma petite voiture et puis un jour je leur dis bon Fred tuachètes une Ferrari toi tu t'achètes une Porsche et moi je dis bon mais je vais m'acheter une PTO [rires] et c'est resté très célèbre entre nous trois parce que les deux ils me sont tombés dessus mais il était complètement cinglé tu as du frit pourquoi tuas tu j'étais mal à l'aise avec ça j'osais pas arriver sur le parking de l'entreprise avec une belle bagnole alors Fred et Didier eux, ils étaient là, ils arrivaient en klaxonnant quelque chose mais c'était l'inspiration, tu vois.
On a gagné, on est là, tout nous sourit, c'était inspirant. Moi, j'étais mal à l'aise, je culpabilis un peu par rapport à tout à tout le monde et puis euh bon, c'était un moment perso compliqué parce que j'étais en plein divorce aussi donc c'est pas agréable du tout. Mais c'était marrant de vivre ça parce que tu le vis qu'une fois dans ta vie et et au plus tu le vis jeune, au plus c'est un mélange d'émotions, de rêve, de pleur, de de de peur parce qu'après il faut la il faut la tenir la responsabilité des actionnaires, du fric, la responsabilité sociale, la responsabilité économique, humaine.
On avait rendu tous nos salariés actionnaires, tous nos copains avec qui avaient monté la boîte avec nous et tout ça. Après les mecs, ils ont des actions, ils te disent "Ouais mais pourquoi elle baisse ? Et ouais mais alors on n'est pas d'accord, vous avez pris des risques, le cours a baissé et tu te retrouves dans une autre vie. C'est comme quand tu as pas d'enfant. Le jour où tu as un enfant, tu as plus la même vie. Bah quand tu es à la tête d'une boîte et que tu es à la tête d'une boîte côté, ça n'a plus rien à voir. Même chose. Ah ouais ! Ouais ! C'est moins agréable, je te dis pour toi. C'est moins agréable au final. C'est différent. C'est différent.
C'est grisant aussi [musique] la cotation parce que tous les tous les jours tu regardes ton cours de bourse. Tu vis depuis 30 ans, on regarde ton cours de bourse tous les jours. Tous les jours. Oui. Te lèves tous les tu regardes ton cours de bourse à l'ouverture. Enfin à 9h, tu vois l'ouverture, tu vois ton cours et à la clôture et tous les jours parce que il y a pas un jour où tu vas pas regarder ton cours de bourse parce qu'il peut se passer des choses sur ton cours de bourse qui fait tu es obligé de regarder. Ça a servi à quelque chose ou pas ? En dehors de du fait de que vous ayez pu prendre un un peu d'argent.
Est-ce que pour la boîte, vous avez vu vraiment que ça a grossi l'intérêt, ça fait rentrer vraiment beaucoup d'argent ? Ah oui, ça ça a changé beaucoup de choses. D'abord, on a eu les moyens de se développer, de faire des acquisitions, de rarcher des entreprises. Déjà, premier point, donc c'était c'était important de lancer de nouvelles entreprises. À un moment où on était on rentrait dans le l'univers du digital, la création des start-ups, et ben on est on a pu créer des boîtes, lancer des nouvelles nouvelles boîtes, on a pu participer à des start-ups qui se lançaient.
On a on a lancé tr qu comme ça aventure entrepreneuriale avec des jeunes qui qui avaient 20 ans qui créaient des boîtes sur internet. On a pu financer leur développement grâce à l'argent ét célèbre hein. Il y a eu rue du commerce digitique voilà dans dans rue du r commerce. Voilà on a été le premier actionnaire du rue du commerce grâce ben justement au cash qu'on a pu lever en bourse et ça donne aussi une notoriété incroyable.
C'estàd que d'un coup euh ben tout le monde nous connaît, tout le monde sait qui on est et ça attire des talents parce que du coup ton entreprise elle est côté donc ben tuas des talents qui rentrent dans l'entreprise qui a envie de venir et euh et tu as aussi ben tes clients qui voient que tes côtés et donc ça donne une crédibilité donc ça change beaucoup c'est utile. Après ça met une pression de dingue he parce que tous les trimestres tu dois publier tes ch ton chif d'affair et tous les trimestres c'est plus c'est moins et expliquer pourquoi c'est plus expliquer c'est pourquoi c'est moins.
tu dois donner à chaque fois les perspectives de fin d'année et au à la à la virgule prè presque en disant la fin d'année, je me retrouve à à 70 millions, 120 millions enfin peu importe le chiffre mais c'est hyper précis et tu as toujours cette responsabilité de de la communication vis-à-vis des actionnaires de dire bon est-ce que je dis tout, je dis pas tout, j'ai des concurrents, j'ai des clients, j'ai des fournisseurs, j'ai des salariés, je je dois la transparence, donc tu es tout le temps en train de jouer à Mais c'est grisant parce que quand ton cours il monte, bah tous les jours c'est un peu euphorique. Tu vois quand ton cours il prend 10 20 % tu gagnes de l'argent au fur et à mesure.
Oui. Bah c'est théorique parce que les actions, nous on n'en vend pas. C'est vrai. Moi j' je n'ai pas vendu depuis très longtemps. Je pourrais en vendre aujourd'hui mais j'en vends plus. Donc tu gagnes l'argent de manière un peu théorique. Mais c'est tu penses pas à ça. C'est juste parce que ça c'est la performance. C'est c'est ça crée de la performance. Tu tu suis la performance de l'entreprise, c'estàd que quand ton cours il monte, tu as l'impression que tu as bien travaillé quoi. Et donc c'est bon à l'école. Ouais, c'est ça exactement parce que quand tu es pas côté bah tu as tes résultats mais ça reste confidentiel tes résultats parce que tu peux pas forcément les publier.
Mais là tout est tout est tout est officiel, tout est transparent et donc ça crée ça challenge quoi. Alors après c'est c'est dur hein la cotation c'est franchement très dur. Est-ce que vous juste vous pourriez expliquer si vous voulez bien des trucs euh quand on rentre dans un supermarché, vous disiez tout pour "Pourquoi est-ce que tu vas à gauche ? Pource que tu es pourquoi est-ce que tu vas à droite ? Pourquoi est-ce qu'il y a des produits qui sont plus hauts que d'autres ? Euh est-ce que vous pourrez donner deux trois trucs qu'on connaît pas trop et euh comme ça quand on ira au supermarché, on comprendra mieux le monde qui nous entoure, tu vois, en tant que publicitaire.
Voilà, il y a des des il y a des recherches incessantes sur le parcours du consommateur. C'est par quoi tu comment tu accueilles le la personne qui rentre avec son cade au hasard. Qu'est-ce que tu lui mets devant ? Alors, tu as des enseignes qui vont préférer mettre des promotions en avant. Tu y en a qui vont t'emmener dans un parcours où tu vas passer en fonction de ton mode de vie. Euh et là, c'est une recherche permanente de la part des distributeurs, des magasins, des supermarchés. Comment est-ce que je vais accompagner le mieux possible le consommateur ? Et il y a pas de règle en fait. Chacun essaie de se différencier et nous on participe à ça.
Mais nous ce qu'on essaie c'est de d'amener des solutions à la à la marque, au produit à Coca-Cola ou à au magasin système U Intermarché. On essaie de leur donner de créer la connexion avec toi. Parle Guillaume, tu rentres dans un magasin, il faut que tu trouves ce que tu veux. Il faut que tu trouves du plaisir, il faut que tu aies le sentiment de respecter ton budget et de et de de gérer efficacement ta ton porte-monnaie et il faut que tout ça soit bien fait. Donc comment est-ce que quand tu reçois des millions de gens dans ton magasin tous les jours, dans tes magasins tous les jours, comment est-ce que tu reconnais ?
Comment est-ce que tu crées l'expérience pour que la personne se sente accompagnée, qu'elle trouve des produits, qu'elle trouve des nouveaux produits, qu'elle trouve des recettes, qu'elle trouve des astuces ?
qu'elle retrouve les choses qu'elle attend, qu'elle en découvre des nouvelles et tout ça c'est le fruit de de de c'est que par exemple si je te mets une moutarde au niveau de la vue et si je te la mets en bas toi tu as tu as tu as ton parcours, je veux dire de ton high contact, ton regard il va aller plus ou moins haut, plus ou moins bas mais ça se mesure et et donc du coup ça s'accompagne en disant bon ben est-ce que tu fais une offre verticale de moutarde ou est-ce que tu fais une offre horizontale par exemple et Et là, chacun a des choix particuliers.
Et toi, ton comportement, est-ce que tu mets aujourd'hui tu as des rayons de chips par exemple, c'est colossal, il des chips sur 20 sur sur 20 m des chips. Alors, tu as des chips à tout. Mais euh pourquoi et comment tu organises ce rayon là ? Alors, toutes les marques arrivent et et amènent le pays pour être mieux. Elle paye très cher pour être mieux placé. Elle nous paye pour les pour les mettre en avant. elle paye auprès du magasin pour être mise en avant et tout ça. Après, c'est une notion de rentabilité.
C'est que si le magasin il a fait 1000 € de chiffre d'affaires dans la journée avec des chips organisés de cette manière et que le lendemain il les change et queil les met non pas en horizontal mais en vertical et qu'il fait 2000 € de chef d'affaires, il va tout changer et tout ça c'est une recherche permanente. Toi tu arrives, tu crois que les magasins c'est rangé un peu de manière ou alphabétique ou par univers mais en fait c'est un laboratoire un magasin.
Vous donnez des cadeaux euh à au euh euh au directeur de supermarché, aux chefs de rayon comme tu sais dans il y avait un reportage sur les pharmaci où tous les euh x produits, x milliers d'euros, tu as un voyage au Maldiv et du coup bah ils vont forcément ça ça existe pas ça existe pas ça c'est fini pour donner envie de mettre une marque en avant de manière légal avantag par de manière légale he est-ce que voilà non mais c'est pas des alors oui c'est pas des cadeaux mais c'est au niveau national que tu tu vas gérer ça tu vas c'està dire que la marque va payer pour être mise en avant à tel moment dans l'année et cetera.
Donc ça c'est au niveau si tu veux que le le le quand tu rentres dans le magasin, tu vois que un mur de Coca Coca-Cola va payer très cher chez Intermarché cette mise en avant. Ah oui ! Ah oui ! Ah oui ! Et Intermarché vend très cher le mieux payer de ils vont donner de l'argent, ils vendent un emplacement. Ouais et la marque paye très cher pour être vue tout de suite. Bon en même temps, c'est à elle de mesurer ses ventes. Voilà. Bon il y a Ferrero à l'entrée de Lecler tout le temps. Ouais bah c'est qu'il doit manger beaucoup de de chocolat.
B c'est la période alors après c'est aussi ça nonoui non mais ça change c'est que parfois c'est des fer rochers parfois c'est du Nutella mais tu sais c'est toujours j'ai j'ai remarqué au Kinder c'est toujours bah en été tu as des glaces tu as des boissons, l'hiver tu as du chocolat ou des ou des cadeaux de Noël voilà y a aussi ça mais tu sais si tu reviens à Zola à son livre sur le le bon marché c'est exactement ça c'est au bonheur des dames mais tu quand tu lis on a rien inventé depuisola c'est-à-dire que tout est dans le commerce tout C'est un un réglage un film pour satisfaire le client et pour augmenter ton ton chiffre parce que quand tu es commerçant ta mission c'est de vendre.
Avec l'arrivée de l'intelligence artificielle des nouvelles technologies, est-ce que ça a changé quelque chose dans la mise en place dans les magasins ? Est-ce que ça ça a été encore plus précis sur l'installation d'une plante à l'entrée d'un truc ? Tu as des petits détails ? La est en train de révolutionner notre business. Ça c'est le marketing mais le commerce globalement. Et et aujourd'hui ce qui va faire ce qui fait peur à tout le monde et à nos clients et à nous aussi, c'est les agents I qui sont en train de sortir ou demain tu vas dire "Bon ce soir, je reçois quatre personnes. Qu'est-ce que je peux faire à manger ? Qu'est-ce que je peux faire à manger ?
Il va il va te dire ben voilà, j'ai plusieurs idées de recettes, tu vas dire bah prends celle-ci" et il va tout commander parce que l'agent va être capable de commander, de payer, ce qu'on fait pas aujourd'hui. Et donc ça veut dire que la relation entre le consommateur et et la marque ou le distributeur, elle va passer par le par l'IA. Et donc tu pourras plusir voilà pour mettre en avant un produit et pourquoi je vais acheter chez Lecler ou pourquoi je vais acheter chez Inter ou chez Casino ? C'est Lia qui va le décider. Comment elle va le décider ?
Donc là c'est un vrai bouleversement dans le dans le changement de comment je fais pour actionner mon consommateur pour qu'il achète tel produit ou qu'il aille dans telle enneine. Comme le disait tout à l'heure Richard. Et donc l'IA va révolutionner ça. Donc c'est pas demain mais c'est après-demain et on va commencer à acheter grâce à l'IA. Donc ça c'est un vrai très gros bouleversement dans le dans notre métier. Ils pourront te dire peut-être qu'il faut mieux aller à Carrefour. Tu fais 1 km de plus mais l'ensemble de tes ingrédients coûtera 4 € de moins par exemple. Comparateur d'achat euh et même sur un produit.
Est-ce que si j'achète cette marque de chocolat est-ce que c'est bon ou est-ce qu'il y a est-ce qu'il y a beaucoup de de d'huile de palme ou par rapport à mes allergies et cetera ? tu vas avoir tout de suite une réponse par chat du GPT qui va dire écoute je te conseille d'acheter tel produit ou telle marque qui sécurise un petit peu mieux sur le plan alimentaire donc bien sûr que ça va tout révolutionner. Est-ce que vous fonctionnez avec des psychologues parfois ? Est-ce que ça vous arrivé de faire appel à des psy ou des enf des psychiatres des psychologues pour comprendre une technique pour on a demandé à des moments à des sociologues de nous aider à réfléchir à notre métier à notre marché.
On a demandé à des sociologues de réfléchir au rapport à la consommation, l'achat plaisir, l'achat contrainte. On a demander à des sociologues de de oui de projeter aussi l'impact que pouvait avoir fait de faire ses courses ou de pas les faire, le fait de culpabiliser quand on se fait plaisir ou le fait d'activer des promotions. Il y a des gens qui avaient honte à un moment de d'acheter en promotion. Aujourd'hui, c'est répandu. Mais quand on a démarré des gens qui osaient pas sortir un coupon de réduction, c'était un comment dirais-je un peu une réminiscence de la guerre où tu avais des bons de rationnement et c'était un peu un acte de pauvreté, tu vois.
Donc on a travaillé à des époques de la vie d'iko avec des des sociologues des ps je crois pas. Non. Pour terminer, vous avez juste pas parlé d'un deal que vous auriez pu faire. C'était je crois en 2007, j' noté vous avez failli racheter une boîte aux États-Unis. En fait, c'était une filiale d'une boîte américaine. C'était notre concurrent de numéro 2 en Europe qui était filiale d'une boîte américaine. Et ça faisait des années que qu'on essayait de se rapprocher de cette entreprise là pour la racheter. Et avec Richard, on part à à D3 en 2000 en 2006 2007 pour faire une offre pour le rachat de cette entreprise américaine, enfin de ce filial de cette entreprise américaine.
Cette entreprise était côté aux États-Unis et on y va au bluff avec Richard et et on dit parl non. Non. OK. Enfin, je barbou je barbouine trois mots. Richard il parle mieux et et on était trois parce qu'il y avait Olivier qui parle couramment mais dans les trois c'est moi qui parle le moins bien. Et on se retrouve à D3 et on est face à à cette entreprise et enfin à ce dirigeant et qui une grosse boîte. Ouais. Ouais. C'est une qui valait à peu près un milliard. La la pas celle qu'on voulait racheter mais la maison mère elle était côté à peu près un milliard d'euros et rentrer dans les difficultés financières.
On a vu qu'il y avait un petit petite fenêtre fenêtre et on arrive à voir le rendez-vous. On arrive à à à D3 et on fait le rendez-vous avec le président de la boîte qui était un petit peu en difficulté, on le savait et on lui dit voilà nous on veut te racheter la la partie européenne et il dit non non l'américaine non non pas du tout c'est nous qui allons vous racheter et cetera bon et char il dit écoute je dire Richard propose 50 millions de dollars à l'aveugle on propose 50 millions de dollars on avait pas les comptes on avait rien on dit voilà nous on va te racheter l'Europe 50 millions de dollars et il se trouve que ben il nous dit non non merci au revoir.
On descend les escaliers, le directeur financier, il nous il nous attrape dans le couloir. Il dit "C'est bon à 50 million de dollars, tu l'as le dossier." Et on dit "Bon mais OK, on y va." Et on y donc on monte le deal avec eux. On fait une première lettre à 50000, on avait pas les chiffres. On va auditer toutes les boîtes en Europe. Il y avait boîtes en Angleterre, Italie, audité, c'est aller contrôler les les comptes quoi. Voilà, contrôler les comptes. On va voir les boîtes et ensuite moi je pars là avec Olivier et mon avocat de de Hogan, un avocat qui est maintenant mon ami depuis 20 ans, un avocat Corse que j'adore.
Et on part à tous les trois à New York, Olivier, Jean-Marc, mon avocat et moi pour négocier le deal. Et je raconte histoire là aujourd'hui parce que c'était un moment un peu incroyable. Je me retrouve à à New York ce parc avenu 37e étage et et je me et le matin là grande salle de réunion avec tous les le ce qu'on dit les avocats américains en face moi là à négocier un deal avec des Américains je paraguine le monde anglais et vois j'ai tu comprends ce qu' disent ou pas trop ?
Oui, je comprends parce que les termes les termes ça faisait 7 ans qu'on faisait des deal avec on a acheté une boîte en Angleterre donc je parle mal et cetera mais d'être le matin là comme ça avec Central Park comme ça avec des grands fauteuils en cuir la grande salle de réunion se retrouver à New York pour un petit jeune qui qui jouait aux cartes en 1990 qui avait pas de diplôme. Bah voilà je j'ai pris du vraiment du plaisir. Alors le dit de on l'a pas fait parce qu'à la fin pour 5 millions de dollars le c'est pas fait malheureusement voilà on a pas pu faire le deal mais ça reste un souvenir vraiment incroyable et voilà ça peut arriver quoi.
C'est c'est quoi si vous avez une leçon à retenir de ces 35 années de de d'entrepreneuriat ? Pour ceux qui qui si vous nous écoutez chez vous, si nous regardez, si tu avais un conseil à donner par rapport à tout ce parcours un peu tu vois, incroyable. C'est c'est super simple, c'est jamais lâché. C'est la résilience. C'est-à-dire que il y a des moments où tu crois que c'est gagné mais c'est pas gagné. Il a des moments où tu crois que c'est perdu mais c'est pas perdu en fait. Donc voilà. En fait, tu sais jamais finalement. Non, il faut jamais lâcher. C'est-à-dire que il faut pas croire que les choses sont arrivées. Nous, on a eu des moments d'euphorie. Ouais.
Euh et et un mec qui dit ça, c'est c'est dans le foot, c'est des champs. Il dit "C'est quand tu gagnes que les ennuis commencent." Mais en fait, c'est vrai et nous dans le business, c'est les moments où on a réussi les plus belles choses que derrière sont arrivés les plus gros problèmes. Et en même temps, on a vécu à plein de moments alors que la bourse nous voyait très haut, que tout le monde nous vénérait entre guillemets comme entreprise de technologie performantes et cetera. Nous, on savait qu'on allait se casser la figure parce qu'on savait qu'on prenait des virages qui étaient pas les bons. Ils ont anticipait un peu le rebond et après il faut rebondir.
C'estàd qu'il y a des moments où tu crois que ta boîte est morte, tu crois que ta boîte est en sensation de paiement quasiment. On a eu plus de réseau, les clients nous lâchaient et cetera, les actionnaires nous attaquaient. Bah, on a jamais lâché. On est resté toujours uni avec Cécile. Ouais. On est resté soudé, solidaire et on a jamais lâché. Même quand on a cru qu'il fallait rendre les armes, que les actionnants arrêté les banques, Didier disait tout à l'heure, les banques nous ont accompagné mais il a fallu les convaincre. Les premiers rendez-vous, c'était pas ça. Premier rendez-vous, les banquiers, ils étaient affolés. Donc il faut jamais lâcher.
Voilà, moi c'est ce que je dirais au au aux jeunes, c'est deux choses. Il faut essayer, faut vraiment tenter, faut rêver, il faut y aller. Mais c'est pas que des mots, il faut vraiment y aller. Pour ceux qui ont cette envie-là de créer, de diriger, de de de se faire confiance à eux-mêmes et de développer des choses quel que soit l'univers, il faut y aller, pas avoir peur. Et Didier en est une bonne preuve, c'est pas quelqu'un qui a fait des études. Frédéric en avait fait quasiment pas non plus. Il a fait un IUT. Moi, j'en avais fait un peu plus dans les trois. J'étais le diplômé entre guillemets. Mais c'est pas il y a pas un ADN pour les entrepreneur. Tout le monde peut être entrepreneur.
Et moi les gens que je vénère dans l'entrepreneuriat, il y en a quelques-uns, c'est pas des gens qui sortent des grandes écoles. Donc il faut y aller, il faut pas avoir peur. Et nous, on a eu cette inconscience là de pas avoir peur. Et par contre, il faut il faut jamais lâcher et il faut pas croire que c'est arrivé. Il faut pas croire que c'est perdu. Voilà. Vous avez réussi à concilier votre vie ? Perso avec votre vie pro, c'est difficile quand on est entrepreneur, on a des succès comme ça, des grands, des hauts, des bas, ça a été compliqué. On était quatre, il y a eu quatre divorces déjà. [rires] Donc ça c'est la première. C'est c'est c'est difficile bon, il faut rester humble là-dessus.
Je crois qu'il y a beaucoup de gens qui qui qui par leur travail se retrouvent dans des Moi, j'ai été je l'ai dit tout à l'heure à l'hôpital et je vois les infirmières qui toute la tout travail la nuit et cetera. Eux aussi, ils ont difficulté. Donc nous on est privilégié quand même. Donc même si voilà on passe du temps, on travaille ça et on passe beaucoup de temps, on reste des privilégié et on le sait et onblie pas mais on a une charge mentale qui est forte et et ça pèse sur notre sur nos vies de famille. Les privilégiés mais il y a des sacrifices quoi. Je dire c'est ça nous tombe pas tout cru.
Et c'était quoi le sacrifice le plus gros sacrifice que que tu fait par Richard où tu t'es dit tiens j'ai raté un truc à can ? Non, c'est le temps le temps que j'ai moi j'ai deux enfants, Julie et Fabio. Et Didi en a deux aussi, Frédéric en a trois. Moi, c'est le temps que j'ai pas eu avec eux à des moments où tu aurais aimé l'avoir. Non, mais c'est pas ça. C'est que tu rentres le soir quand tu as 30 millions à trouver en 4 mois, tu es là mais tu es pas là. Et ton gosse, il a besoin que tu sois là. Ta femme a besoin que tu sois là. Mais là présent euh physiquement, intellectuellement et sensible, à l'écoute et cetera.
Quand tu es chef d'entreprise, quel que soit l'univers, ta tête, elle est 24 heures sur 24 en responsabilité avec des salariés. Tu as des prudomes, tu as des gens qui t'attaquent, tu as des gens qui te plantent, qui démissionnent, tu as des clients qui te lâchent, tu as des tu as des clients où tu dois les convaincre, aller signer des contrats, tu as des actionnaires, tu as des banques, tu as des comptes à rendre, tu rentres chez toi, tu es pas [rires] tu es tu es pas en mode waouh, alors qu'est-ce qu'on mange ce soir ?
Et super, il y a Colombo, tu vois, tu [rires] où il y a un match de foot, tu tu non, tu es stressé, tu es tendu, tu es fatigué et puis il y a des moments où tu passes des soirées, on a passé beaucoup de soirées ou beaucoup de weekends à travailler. Donc moi, mon sacrifice, il était par rapport à à ma vie privée, à mes enfants. Ouais. Et toi ? Moi c'est pareil. Je pense que j'ai pas assez peut-être passé de temps avec mes enfants et ma fille parce que c'est voilà Paola avec qui qui était qui était jeune quand quand j'ai j'ai maintenant j'ai un garçon qui a 11 ans. Bon voilà mais après je sais pas comment elle a vécu les choses.
Je sais pas aujourd'hui bon ben je je ça fait partie des choses dont on est fier. Don nous on est très attaché. Bon, c'est c'est une banalité de ça, mais à nos enfants malgré ça, je crois qu'on est très très fier de de nos enfants. Moi, j'étais très heureux par exemple, tu vois, je te donnais une anecdote quand ma fille, elle a eu la mention très bien. Euh franchement, j'étais à la voiture, je me suis mis à pleurer quoi parce que moi j'avais pas fait d'études, tu vois. J'étais là et ça m'a rendu hyper fier et là et maintenant je suis fier de mon fils, il a 11 ans. Al pour d'autres choses parce que c'est rigolo.
Voilà, je voulais qu'il soit supporteur de l'OM, mais je suis fier parce qu'il va le mat à l'école. [rires] Il va le matin à l'école avec le maillot de Greenwood et il chante les chassons de l'OM et sa mère l'a mis de le tuer. Je suis très fier de mon fils. Voilà. Vous arrivez à prendre plus de temps maintenant avec vos enfants même s'ils sont plus vieux mais à rattraper ce temps-là même si on rattrape jamais en réalité. Mais ouais, ils vivent tous les deux à New York. Donc je je vais beaucoup les voir. Toi tu fais quoi comme business maintenant que tu es toujours passé le flambeau à Didier en 2013. 13. Ouais.
Donc ça fait 12 ans maintenant que j'ai quitté la présidence et que je l'ai confié à Didier. Moi, je suis passé à la présidence du bord, donc du conseil d'administration. C'est-à-dire que je suis avec les associés, les actionnaires. Je continue à échanger avec Didier très souvent parce que c'est une boîte qu'on a créé, fondé, développé ensemble. Donc on a une connexion, il y a une connexion avec les équipes, avec les clients qui fait que je toujours proche de Didier, mais c'est Didier qui fait marcher la société avec Cécile Colina. Hm hm. Et moi, j'ai basculé il y a 12 ans dans un métier passion qui est le spectacle et entertainment.
Donc j'ai créé une boîte de production de spectacle, d'humour, beaucoup de théâtre et puis j'ai racheté des théâtres voilà avec des associés différents. Je suis parti dans une autre une autre start-up. J'ai redémarré à zéro avec rien, avec un tout petit peu d'argent et j'ai fait tout moi-même. J'ai appris ce métier là moi-même à la base. Mais c'est toi qui produisait la pièce de Clovis Cornaiac quand il est venu ? Alors oui, j'ai produit là récemment et on a battu les records de vente en billetterie après qu'il soit passé. Alors toutes les équipes mais pourquoi on bat ses records de vente aujourd'hui sur Murmur ?
[rires] Il y a quelqu'un qui a dit mais il a fait il est allé chez Guillaume PL dans légende. Et là tout le monde s'est regardé en disant c'est la première fois qu'on mesurait un impact aussi fort. Et on a eu un fourir avec on avait parlé de la terre plate si tu avais vu l'extrait. On a eu un vrai fourir à l'antenne qui avait beaucoup tourné et parce que il m'avait dit ben oui, il y a les platistes et j'ai dit bah oui, ceux qui pensent que la terre n'est pas plate c'est nous on est des globistes. Pour les platistes, il nous appelleent des globistes. Il m'a dit non globiste corniaque.
Et en fait on est parti, je sais plus pourquoi a voilà et ce moment eu beaucoup tourné mais on l'embrasse CIS Ciaque. Oui. Donc tu as produit plein plein de choses aujourd'hui. Tu t'éclates aussi ? Ouais. Oui, c'est c'est une autre entreprise où j'ai importé ce que j'ai appris sur Ikiko, c'est notamment la vente. C'est qu'aujourd'hui bah pour vendre des billets de théâtre, il faut faire comme quand tu vends du du Danon ou du Coca ou du Kellox. Il faut il faut pousser pousser la vente tout le temps des billets des spectacles être présent de manière commerciale et de manière médiatique. Voilà.
Pour terminer pour parler de méritocratie, est-ce que c'est encore possible maintenant de refaire un parcours comme le vôtre ? qui ont envie et pas forcément peu importe l'âge, on peut avoir envie de se lancer en entrepreneuriat à 40 50, il y a pas d'âge particulier. Mais est-ce que est-ce que vous pensez que c'est encore possible ce genre de parcours ? Bah c'est plus c'est plus envisageable aujourd'hui que quand nous on l'a fait. Il y a aujourd'hui lever des fonds, travailler une ingénierie financière, ça se fait créer des valots très jeunes très vite. Aujourd'hui, c'est pas banal mais ça se fait.
Oui, je pense qu'aujourd'hui les jeunes ont beaucoup plus de facilité à accéder à l'entrepreneuriat qu' a 35 ans. Il y a beaucoup plus d'argent sur le marché comme on dit. C'est le terme qui est employé par tout le monde mais c'est la réalité pour lever de l'argent. Si on a beaucoup, il y a un écosystème à parler la startup nation Emmanuel Macron a parlé de ça mais c'est une réalité. il y a beaucoup plus d'argent pour les entreprises, pour les start-ups et donc pour créer aujourd'hui, il y a la France c'est quand même un pays où pour créer une entreprise il y a des il y a tout qui est réuni pour réussir.
Et on parlait d'orientation, pardon, je te coupe, mais pour parler d'orientation, nous à l'époque le statut de chef d'entreprise, il était inaccessible. Celui qui l' rend lui accessible, c'était Bernard Tapi parce qu'il sortait de nulle part et lui, il te faisait croire que tu pouvais tout faire et tu pouvais tout essayer. Et nous, on a été beaucoup inspiré par lui quand même tous les trois. Euh aujourd'hui, je pense qu'un homme qui sort d'une école de commerce, il t'écoute. Il a il écoute des des parcours incroyables. Ils ont euh en école des des entrepreneurs qui viennent leur raconter leur histoire comme on essaie de le faire là aujourd'hui.
Ça te paraît accessible et il faut pas sortir d'une grande école ou être issu d'une dynastie. À l'époque, c'était des c'était la dynastie des ribou, des guichards, des grandes familles d'industriels. Aujourd'hui, n'importe qui peut être entrepreneur à chef entreprise. Donc c'est plus accessible et le financement est plus accessible. Les technologies rendent la culture et la et le savoir plus accessible aussi et puis ça a été fait. Donc c'est c'est je pense beaucoup plus à la portée des jeunes d'aujourd'hui que elle était pour nous. Nous, on savait même pas où on allait hein. Pour terminer, je voulais parler de l'emploi chez les jeunes.
Il y a 17 % des diplômés aujourd'hui qui sont à la recherche d'emploi après leur sortie d'étude. Normalement, on est plus aux alentours de 10 % donc c'est plus élevé que d'habitude. Comment ça se passe vos recrutements vous pour terminer ? Et pour répondre à ta question, pendant longtemps, j'ai recruté pour Aiko et moi mon cuteur number one c'était le désir de la personne de rentrer chez Aiko. C'est je posais la question déjà pourquoi vous nous sollicitez, pourquoi vous voulez rentrer chez nous ? Mais là, tu avais deux catégories de personnes.
Tu as ceux qui écrivaient comme ils écrivaient toutes les boîtes qui envoyaient leur CV qui en fait était sur eux, ils cherchaient un boulot et qui nous connaissait pas. Pas vraiment. Pour cela c'était poubelle direct. Et puis à ceux qui avaient vraiment suivi notre histoire, qui étaient vraiment intéressé à Io à notre ADN, à notre parcours, à notre métier. Et là, je me fichais un peu des diplômes en vrai. C'est le contraire quoi. Et c'est un peu l'histoire aussi d'IK. Il y a des histoires de carrière chez Aiko. Il y a Olivier par exemple Hublot qui dirige le data center d'IK à qui on a donné des reine très jeune.
Euh il y a il y a des dirigeants qui qui étaient très très jeunes qui avaient 20 ans à qui on a donné le développement international par exemple. Il y a beaucoup beaucoup de dirigeants à qui on a confédéré ce très jeune et qu'on a recruté sur le désir. Voilà. Et ça je pense que c'est un conseil qu'il faut donner aux gamins. C'est-à-dire quand ils envoient un CV, c'est pas simplement un CV. Il faut choisir l'entreprise et il faut la vouloir. Voilà comme en amour. Si tu tombes amoureux, il faut que tu ailles convaincre ton amoure. Qu'est-ce que vous souhaiter pour terminer ? Bah longue vie à écho déjà.
Voilà que la que cette très belle histoire humaine continue, perdure et qu' prenne encore du plaisir. Et après nous et voilà. Merci beaucoup à tous les deux d'être venus. C'est vous vous recrutez si je on met un lien dans la description, ça peut ça peut être utile ou pas ?
ou oui bien sûr du par des recrutements si jamais vous cherchez et et donc c'est sur ex euh Paris Bruxell Bruxelles Madrid et Madrid donc il y a quatre bureaux si jamais vous habitez dans une de ces quatre villes ou si vous êtes prêt à bouger bah voilà on n'est pas prévu de le faire mais si voilà on sait jamais je vous mettrai le lien de façon d'ico dans la description si vous voulez aller voir tout ça et puis mettre le lien du recrutement aussi donc si vous nous écoutez en podcast audio, Spotify 10 Apple podcast Amazon podcast déjà merci de faire de gens le premier podcast de France je vous mettrai dans la description vous avez plus qu'à cliquer vous aurez directement comme ça le lien pour euh pour retrouver tous les deux.
Merci beaucoup. Merci à vous d'être venu hein. Merci Richard et merci beaucoup à Didier d'être venu. Je mettrai tiens le LinkedIn si vous voulez suivre à choo et puis aller voir comme ça l'évolution directement et puis suivre le parcours. C'est rigolo comme ça de de suivre tout ça. Je vous mettrai tout ça dans la description. Merci à toute l'équipe d'avoir préparé l'émission avec moi. Merci de nous suivre de plus en plus nombreux trois fois par semaine le mercredi, le vendredi et le dimanche. Je vous mets des des interviews, des documentaires. N'hésitez pas à vous abonner. Vous êtes environ 150000 à 200000 à vous abonner chaque mois sur notre chaîne YouTube. Donc continuez à le faire.
Puis vous pouvez commenter l'émission, vous irez lire les commentaires ou pas par curiosité pour voir vous pouvez la liker la vidéo et puis et puis mettre la petite cloche pour être au courant des des prochaines sorties. Je sais que ton fils regarde aussi euh comment il s'appelle ? Jul et ben salut le mien aussi Fabio. Ben on les embrasse aussi fort. Je vous embrasse tous et puis on se retrouve très vite pour une prochaine vidéo sur légende. Ciao tout le monde.
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