G. DARMANIN HUMILIÉ PAR DES ACTIVISTES, LES MENACE DE PORTER PLAINTE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Calmez-vous, madame, ça va bien se passer. Aujourd’hui il y a une baisse de 30 %...
Je vous demande pardon ? Gérald ! Gérald !
En plus c’est diffamant… Non, non, mais excusez-moi, je ne sais pas qui vous êtes, mais vous êtes un provocateur et par conséquent j’ai autre chose à faire que vous répondre. Ce n’est pas une réponse, c’est presque une offense. Je réponds… Ne vous vexez pas.
Je réponds comme vous m’agressez. Samedi dernier, le collectif Ibiza est allé à Versailles pour faire un comité d'accueil et de soutien de Gérald Darmanin. D'abord, il y avait un accueil de militants, avec des T-Shirts, avec la phrase «ça va bien se passer, Darmanin l’impunité en marche».
Donc on reprenait la phrase qu'il avait dite à Apolline de Malherbe il y a quelques mois, donc : «Calmez-vous, madame, ça va bien se passer». J'ai regardé votre logo et je pensais qu'on était sur CNEWS, mais en fait, on est bien sur BFM. Je ne vois pas le rapport.
Vous ne dites pas non plus… Je ne vois pas le rapport. Je vous parle en l'occurrence des atteintes aux personnes. Non, mais votre présentation, elle est très rapide et un peu populiste Allez-y, essayez de démontrer l'inverse Ce sont vos chiffres.
Calmez-vous, madame, ça va bien se passer. Aujourd'hui, il y a une baisse de 30%… Je vous demande pardon… ça va bien se passer. Non, mais Gerald Darmanin, pause, ho !
Comment vous me parlez ? Ça va bien se passer, madame, vous allez voir. Et ensuite un selfie d'un militant du collectif Ibiza avec Gérald Darmanin.
Il était en chemise et il a ouvert sa chemise avec ses boutons-pression comme ça, avec en dessous un t-shirt : « Ça va bien se passer, Darmanin l'impunité en marche ». Et donc, à chaque fois, Gérald Darmanin a cru au départ qu'on était… qu'on était sincères. Et que, enfin, il nous disait merci quoi, avant de se rendre compte de ce qu'on faisait, en fait.
Et ensuite, il y a eu un deuxième temps d'action où un membre du collectif Ibiza, donc Hugo, est allé le voir à la fin du débat en lui disant : « Merci, moi aussi je fais comme vous, une pipe contre un service » Si on peut plus faire comme ça, qu'est-ce qu'on va faire ? À la fin de la réunion publique, je vais voir Gérald Darmanin au milieu de la foule qui essaye de lui serrer la main et je lui serre la main et je lui dis que, vraiment je respecte beaucoup son action en faveur des violences sexuelles et que moi je fais comme lui, j'échange des pipes contre des services. Et que je trouve ça super comme ça et que je me sens en sécurité qu'il soit toujours en poste.
Et à ce moment-là, il me répond, oui oui et puis il me dit que c'est diffamant et que c'est enregistré, il m'attaquera en justice. Pour l'instant, je n’ai pas eu de nouvelles ni de lui ni du ministère de l'Intérieur et je ne suis pas spécialement inquiet parce que je ne pense pas que ce soit diffamant ce que j'ai dit. C'était une action, en fait, pour rappeler que le ministre de l'Intérieur avait été accusé de viol et d'agression sexuelle et également d'abus de pouvoir.
Donc Gérald darmain, il a été accusé de deux affaires de violence sexuelle, l'une où il aurait échangé des faveurs sexuelles contre un emploi et un logement, et l'autre contre une intervention dans une affaire judiciaire. Et dans les deux cas, les plaintes n'ont pas abouti. Même s'il reste des voies légales pour certaines des plaignantes.
Mais il a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec ces personnes. Il y a des SMS explicites qui montrent qu'il y a eu un échange de faveurs sexuelles. En tout cas, que les plaignantes se sont senties forcées d'avoir des relations sexuelles en échange de certains services.
On est contente que des gens comme Darmanin tiennent encore le coup face à ces féminazie. Et si on ne peut plus sucer pour avoir une promotion, comme on va faire ? Si on est consentante, on y va et c'est comme ça que ça marche !
Le collectif Ibiza est né en janvier 2022, à la rentrée des vacances de Noël, quand Jean-Michel Blanquer a annoncé le dimanche après-midi, dans un journal payant, les règles sanitaires de la rentrée du lundi matin pour tout le corps enseignant et dans toutes les écoles de France. Et là on dit, c'est un peu gros, la goutte qui fait déborder le vase. À ce moment-là, on dit, ok nous aussi on va faire des réunions de crise depuis Ibiza. «N'hésitez pas à venir travailler avec nous !» On va devant le ministère de l'Éducation nationale, en maillot de bain, un soir, dansant, en disant : «Attention, réunion de crise, ne pas déranger».
Et à la suite de ça on a été assez étonné de l'engouement qu'il y eut autour de cette action. Au départ, c'est une action qui n'avait pas forcément pour but de lancer une dynamique d'un collectif de désobéissance civile et d'action militantes, et finalement on s'est dit, bon bah, en fait nous ça nous plaît comme mode d'action. On a refait la danse en maillot de bain pendant la manif pendant une des manifs des profs en janvier à Paris.
Les 12 actions qu'a fait le collectif Ibiza en 9 mois, on a ciblé donc des membres du gouvernement : Jean-Michel Blanquer, Gérald Darmanin. On a aussi été au meeting de Macron pendant la campagne présidentielle, en déployant une banderole criminelle climatique. On a aussi ciblé d'autres personnes qui nous semblaient avoir du pouvoir ou être au bord… enfin, être sur le point d'en avoir.
Patrick Pouyanné, on a déclenché l'hymne ukrainien dans une de ses conférences. C'était juste après l'invasion de la Russie. Et on est intervenu dans une conférence de presse de Marine Le Pen, pendant l'entre-deux-tours, où on a brandi un immense cœur avec une photo où il y a Marine Le Pen et Poutine qui se tiennent la main.
Et à cette occasion, une de nos militantes a été assez violemment plaquée au sol et traînée par terre. Non, non, mais excusez-moi, je ne sais pas qui vous êtes, mais vous êtes un provocateur et par conséquent j’ai autre chose à faire que vous répondre. Donc cela a servi à matérialiser la violence du Rassemblement National à un moment où ils étaient peut-être en position de gagner une élection.
Se saisir de sujets d'actualité qui nous semblent choquants qui nous semblent important et ensuite de les, juste de s'en saisir, et de les tourner en ridicule ou de percuter des gens par, plutôt, le rire et l'humour pour essayer de les mettre en lumière, enfin, sans bien sûr, sans prétention, parce que l'on sait très bien que ça ne change pas non plus la face du monde, mais au moins, d'essayer d'en faire parler un peu plus que ce que ça aurait pu faire parler si c'était passé comme ça, un peu à la trappe, hop, une histoire après une autre quoi. Nous on pense au collectif, que la stratégie actuelle du pouvoir, consciente ou inconsciente, elle repose sur deux choses : d'abord mentir en permanence et ensuite désespérer les gens pour qu’il n'est plus la force ni de voter ni de contester Pour faire des actions, et c'est ce qui nous distingue d'autres collectifs de résistance civile. Et pourquoi on fait ça, parce qu'on pense que la joie c'est pas seulement une émotion de bisounours, c'est une émotion politique très forte.
Que le changement et les forces de la vie de l'écologie de la gauche, elles ne peuvent gagner que si elles embarquent une adhésion massive et la volonté de changer les choses. Le pouvoir de changer les choses, il passe beaucoup plus par la joie que par la peur et que, voilà, ce n'est pas parce que la droite est au pouvoir et que le capitalisme détruit la planète qu'il faut s'interdire d'être heureux. Mais par contre, il faut trouver ce bonheur et cette joie dans la lutte et c'est quelque chose qui est très important pour nous.
Aujourd'hui le pouvoir il est extrêmement sanctuarisé, sacralisé, on a l'impression qu'il est détaché des citoyens. Et donc, l'aspect corrosif parfois de nos actions, perce ce mur qui semble les rendre inaccessibles Et en fait, on montre qu'avec très peu d'organisations, très peu de moyens pour certains, très peu d'expérience dans le militantisme, on peut très bien déstabiliser un ministre quand il fait n'importe quoi. Si vous avez aimé nos actions, si ça vous a fait rire, si vous avez aimé nous regarder et que vous voulez en être la prochaine fois, vous pouvez tout à fait rejoindre le collectif Ibiza.
Pour ça, il suffit de nous trouver sur Twitter et sur Instagram et nous envoyer un message, c'est ouvert. Et si vous voulez nous soutenir, il y a dans la biographie de nos réseaux sociaux un lien vers une cagnotte et donc vous pouvez nous faire un don qui nous aidera à acheter les petites choses qu'il nous faut pour chaque action. À bientôt.
Gérald Darmanin