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interviewBFMBUSINESS· 9 juillet 2026 17 min

Le déchiffrage : Épargne, l'éducation financière attendue au tournant - 09/07

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Tout pour investir, le déchiffrage. On déchiffre et on déchiffre surtout que c'est la dernière de la saison, l'été va commencer et il est quand même urgent de partir en vacances avec un panorama un petit peu complet de l'état d'esprit des investisseurs, des épargnants. On va en parler, Charlotte Tamer de Cherz, bonjour. Merci d'être avec nous comme régulièrement à cette antenne, tout comme Marc Templeman de Cashbit qui est avec nous. Bonjour. Et Carole Rousseau de Corum l'épargne. Enchantée, bonjour. Enchantée, bonjour, merci d'être en plateau en direct ce matin parce que vous êtes venu avec sous le bras un baromètre de l'investissement en France.

Alors c'est vrai qu'on en a régulièrement avec pas mal de sources, pas mal d'indications, pas mal de thématiques. Qu'est-ce qui ressort de votre publication très exactement en ce milieu d'année 2026 qui a déjà commencé sur de sacrés fondamentaux et puis qui continue sur vraiment de lourdes interrogations et beaucoup de volatilité aussi bien sur les marchés que sur les possibilités d'investissement ?

1:02
Invité

Eh bien vous avez assez bien résumé les raisons pour lesquelles on a fait ce baromètre. La première chose c'est que l'argent au sein de la famille n'est pas un tabou. Et donc on découvre que les Français finalement à 82% discutent de finances en famille avec les amis. Le deuxième élément qui est vraiment probant c'est que nos jeunes de 18-24 ans à 95% plébiscitent d'avoir les clés pour bien investir, bien gérer, prendre les bonnes décisions sur leur investissement. Et donc à 95% ils souhaitent que l'école s'en empare. Et puis on parlait aussi effectivement de la période actuelle. Et donc on a des Français qui veulent investir mais en toute sécurité, donc très adverses aux risques.

Et donc on a des Français qui vont sur des actifs qui sont beaucoup plus sécurisés versus il y a de ça quelques années. Donc ça c'est vraiment les choses qui reviennent un peu systématiquement et la capitalisation avec l'effet des retraites, etc.

2:02
Présentateur

J'allais vous le dire, c'est peut-être même un des paramètres qui change la donne parce qu'on a vu vraiment un point pivot entre l'année dernière et le début de cette année. On a vu dans les différents baromètres d'investissement, je ne sais pas, il y a Gaël Slimane aussi qui de temps en temps vient nous présenter régulièrement le baromètre d'Oxa. C'est beaucoup plus jeune, c'est beaucoup plus conscient que l'État sera pu au rendez-vous, en tout cas dans les proportions dans lesquelles il était jusqu'à présent. C'est aussi l'effet positif de tout ce qui est né de ce phénomène d'investissement qui est né après le Covid. Donc on s'ennuyait, on s'est dit tiens je vais m'occuper de mes finances.

Tout ça crée une dynamique qui se prolonge et qui a tendance même, si on regarde les chiffres de BlackRock, de l'investissement dans les ETF, à s'amplifier, et alors particulièrement en France.

2:52
Invité

C'est vrai. Alors on a à peu près 55% des Français qui aujourd'hui se posent la question, alors c'est souvent entre 35 ans et 50 ans, avec l'effet ciseau, on se pose la question de son quotidien, et on se pose la question de comment on va gérer notre retraite dans le futur. Et donc cet effet ciseau fait qu'aujourd'hui on a des épargnants qui s'emparent du sujet, qui souhaitent savoir dans quoi ils les épargnent. Et ça c'est vrai que chez Corum c'est quelque chose qui revient systématiquement, on épargne toujours mieux dans un actif que l'on comprend.

Et donc ça, ça fait partie aussi des sujets que l'on voit au sujet, enfin nos épargnants en tous les cas, font aussi se résumer, ils nous disent qu'on a besoin de savoir dans quoi on investit, on a besoin d'être sécurisé, et notre avenir en dépend, puisque effectivement l'effet retraite arrivera très certainement.

3:42
Présentateur

Et puis éducation, et puis explication, et restez à l'écoute, dans la boîte à outils on va redécortiquer, parce que ça reste quand même un des sujets d'investissement de finances personnelles de l'année, tout ce qui se passe autour des produits structurés, qui est quand même diablement intéressant, et qui nécessite justement de la connaissance, de l'explication, etc. et un effort de la part des distributeurs. Charlotte Tamer, qu'est-ce que ça vous évoque ce baromètre ? Il y a énormément de choses logiques, il y a des phénomènes qui sont en train de se préciser, puis vous, vous arrivez avec un autre baromètre, est-ce que ça recoupe un petit peu ces indications-là, en ce milieu d'année 2026 ?

4:16
Invité

Oui, je pense que tout converge dans la même direction, c'est-à-dire que les nouvelles générations qui sont en train d'arriver sur le marché du travail sont beaucoup plus alertes et averties sur le contexte démographique, sur le fait que, sans parler de l'État qui interviendra, qui ne pourra plus de toute façon intervenir à ce qu'on disait la dernière fois sur la situation démographique française. Moi, je rebondis sur ce que vous avez dit, au final, on investit mieux dans un produit qu'on connaît. Oui, parce qu'en fait, on se rend compte que ce n'est pas le sous-jacent qui va faire la performance du portefeuille.

Enfin, en quelque sorte, si vous investissez, si vous restez sur votre livret A, il y a moins de potentiel quand même de performance que si vous rentrez sur les marchés financiers. Mais ce qui, le corollaire du sous-jacent, c'est le comportement de l'investisseur lui-même. Et quand on comprend ce qu'on est en train de faire, on sait à quoi s'attendre. Et quelque part, on peut aussi avoir conscience des risques dans lesquels on investit. Et ça évite de rentrer au mauvais moment. Quel est le bon moment pour rentrer ? Mais surtout, ça évite de sortir au mauvais moment.

Et on se rend compte, dans les analyses qui ont été menées dernièrement, que le comportement humain, le comportement de l'investisseur final est une des premières raisons de sous-performance, même des unités de compte, des sous-jacents qui sont capables de délivrer normalement des performances de marché. Et finalement, quoi de mieux que de s'éduquer soi-même pour adopter son comportement face à un placement ? Moi, je le répéterais, et je ne cesserai jamais de le répéter, un placement qui vit bien, qui se déploie bien, c'est un placement auquel on ne pense pas se coucher.

5:47
Présentateur

Oui, exactement. Parce que sinon, on ne dort pas. C'est évident.

5:50
Invité

Et puis après, on fait n'importe quoi.

5:51
Présentateur

Oui. Carole Rousseau, il y a aussi un autre phénomène qui a émergé cette année. Alors, aussi bien du point de vue du besoin d'éducation. Alors ça, on en parle, on en reparle. Et ça restera un enjeu de l'année. Mais cette volonté de s'informer et d'être bien conseillé, il y a l'émergence des fines fluenceurs. On en a souvent sur le plateau. Et il y a des gens quand même très, très intéressants, très pédagogues. Puis à l'aide de l'IA. Alors ça, bon, on est dans le buzz de l'actualité du moment. Mais ça aussi, c'est un facteur qui a joué et qui explique aussi qu'il y a cet intérêt, cette proactivité de la part de l'épargnant pour organiser son futur.

6:26
Invité

Alors, il y a une vraie tendance de fond. 18-24 ans. Effectivement, on fait confiance. Voilà, 18-24 ans font confiance à l'IA, mais pas aveuglément. Donc, c'est un complément aujourd'hui. Et donc, oui, effectivement. Alors, je pense qu'on en discutait précédemment, mais dans un an, on refait le baromètre. Je pense que les choses auront profondément changé. Je pense que l'avancée de l'IA, qui se sera professionnalisée, industrialisée, les gens aussi vont adopter un comportement avec l'IA, avec des promptes beaucoup plus précis, qui permettent finalement d'avoir des choses plus personnelles, avec un conseil. Beaucoup plus premium.

Mais aujourd'hui, il y a une vraie tendance de fond chez les jeunes. Beaucoup moins sur les plus de 50 ans, qui font encore confiance à leurs banquiers, à leurs conseillers en gestion de patrimoine, et c'est très bien. Mais c'est un complément. Ça doit rester un complément.

7:14
Présentateur

Marc Templeman, votre vision d'ensemble sur tout ce qui a été dit, il y a beaucoup de confirmations de phénomènes auxquels on assistait jusqu'à présent depuis quelques mois. Est-ce qu'il y a aussi certaines choses que vous retenez, comme éventuellement des pivots ou des points importants à guetter avant cette fin d'année ?

7:32
Invité

L'étude est très intéressante, mais moi je soulignerai peut-être trois choses pour rebondir sur ce qui a été dit précédemment. La première, c'est que c'est très bien de se tourner vers sa famille, mais ça dit quoi ? Ça dénote le fait qu'on fait confiance à sa famille, et pas nécessairement à son banquier et à son CGP. Ce qui est dommage. Quand on ne se sent pas bien, on va plutôt voir un médecin, et je dirais que dans le domaine de l'épargne et de la finance, pour quelqu'un qui ne se sent pas très à l'aise et qui n'a pas peut-être eu l'éducation financière qui est défaillante en France, il faut le dire, se tourner d'abord vers les cousins et les oncles.

8:01
Présentateur

Vous vous souvenez, à la fin d'année, on avait fait le point sur le truc à éviter absolument, c'est les discussions patrimoniales autour de la table de Noël ? C'est très bien d'en parler.

8:10
Invité

Père et médecin. Voilà, donc c'est très bien d'en parler. Ok. Mais je dirais que les cousins et les oncles, les parents, vous parleront plutôt de ce qu'ils ont réussi, et ils ne vous diront que très rarement les coûts qu'ils ont loupés. Donc, première remarque, c'est normal de se tourner vers sa famille, c'est dommage de ne pas se tourner un peu plus régulièrement vers son banquier et ou son conseiller en patrimoine. Deuxième phénomène sur lequel je rebondis, c'est l'IA. Je comprends parfaitement que ce soit les jeunes qui l'utilisent le plus. Je me méfierais quand même d'un constat qui consisterait à dire, et les générations précédentes, peut-être beaucoup moins.

Moi, je peux vous dire que dans nos échanges avec nos clients, ils l'utilisent très souvent, d'abord pour poser des questions probablement plus pertinentes. Et donc, je confirme que l'IA, aujourd'hui, n'est pas utilisé comme un outil de prise de décision, mais absolument utilisé à bon escient, il me semble, comme élément de soutien.

8:59
Présentateur

C'est ce que nous expliquait Marion Chapelle-Massaud de Carillon hier, de très bons liens. Elle nous disait, mais nous, on est obligés de se mettre à l'IA et de se faire conseiller par l'IA. Pourquoi ? Parce que le client, il arrive, il est conseillé par l'IA. Donc, il faut se mettre au niveau, en fait.

9:12
Invité

Troisième remarque, ce sera ma dernière. Le constat de dire, il faut que je m'occupe moi-même de ma retraite. Oui, ça, on en a suffisamment parlé. Malheureusement, ça se conclut par, et pourtant, je n'aime pas trop le risque, donc je me porte plutôt vers des actifs peu risqués. Quand on est jeune et qu'on débute dans sa carrière professionnelle, c'est le moment où on a 30, 40 années devant soi et où, selon une logique irréprochable, c'est le bon moment pour maximiser la prise de risque parce qu'on sait que sur ces actifs, pour peu qu'ils soient bien choisis et bien diversifiés, on va générer en moyenne, sur une durée aussi longue, les rendements les plus attractifs.

9:47
Présentateur

La bourse, c'est peut-être le meilleur endroit où on peut oublier des sous et se rendre compte, 30 ans après, que le risque est l'allié du temps si on se fonde sur une bonne stratégie. Carole Rousseau, on va peut-être regarder ce qui va se passer sur cette deuxième partie d'année. On a quand même un certain nombre de dynamiques de marché sans pour autant rentrer dans la technique qui vont changer le paradigme. Il y a des taux qui sont en train de grimper. Là, on a encore de très forts points de tension ces derniers jours. Mais encore une fois, et on le disait en début de saison, c'est les taux qui vont décider de tout et c'est les taux qui décident de tout en vrai.

10:27
Invité

C'est vrai. Alors, les taux décident de tout. Alors, nous, chez Coram, vraiment, on est un peu à l'inverse du marché. C'est-à-dire que pour nous, c'est là où on fait les meilleures opportunités pour nos épargnants pour investir dans nos SCP. Donc, très clairement, ça reste un élément qui, pour nous, est important. Mais effectivement, ça va changer le comportement des épargnants. Les épargnants ont déjà changé leur comportement. Ils sont aujourd'hui sur des produits beaucoup plus liquides. On le voit, il y a un vrai transfert. C'est toujours de ce côté-là que ça se joue sur la disponibilité

10:57
Présentateur

et sur la profondeur de marché.

10:59
Invité

Donc ça, c'est le premier élément. On a vraiment sur le premier semestre et le deuxième, je pense, ne va faire que confirmer cet élément. Et donc, effectivement, les assurances-vie qui sont aujourd'hui vraiment le véhicule que les épargnants vont utiliser dans le cadre des liquidités. Et donc ça, on continue à le voir. Et je pense que ça va se poursuivre sur la fin d'année, très certainement.

11:21
Présentateur

Charlotte Tamer, on peut éventuellement prévoir que, disons que la rentrée sera un bon moment pour essayer d'un petit peu arbitrer, d'essayer de voir si la situation bouge sur un certain nombre de dynamiques, notamment de taux, mais d'autres, sur certains supports, sur certains produits précis ?

11:37
Invité

Oui, en fait, on peut voir. La question, c'était de se demander quand est-ce qu'on revoit sa stratégie patrimoniale globale, en fait. Et généralement, on se rend compte qu'on est souvent en réaction et pas en anticipation, c'est-à-dire qu'on hérite, on divorce, on achète un bien immobilier et, en fait, il y a un séisme quelque part dans la vie personnelle qui vient impacter le domaine financier. Mais on se rend compte, finalement, que le patrimoine ne doit surtout pas être figé. C'est pas « je décide quelque chose, un instant T et je laisse vivre ».

Alors, c'est pas en contradiction avec ce que vous disiez sur « je rentre sur les marchés boursiers » et « plus j'ai de temps, plus j'ai de performance », il faut quand même réallouer, alors en fonction des événements de vie, forcément, mais pas que. Là, la question peut-être à se poser cet été, si vous disposez d'un petit peu de temps, en tout cas pour les épargnants qui nous regardent, c'est peut-être se poser la question de se dire de quand date ma dernière réorganisation patrimoniale, de quand date mes dernières allocations. Si, par exemple, elle date de 2019-2020, il est fort à parier que les sous-jacents ne sont plus forcément en adéquation avec le contexte de 2026.

Et pour ça, on peut citer, on voit que le contexte géopolitique devient un vrai facteur de marché et a priori, c'est parti pour durer. Les taux immobiliers ont augmenté et peut-être peuvent remettre un petit peu en question l'accès au marché immobilier, en tout cas en direct. On se rend compte, enfin, l'inflation. Évidemment. Voilà, donc il y a pas mal d'éléments qui vont amener à se repencher. Le message, c'est n'attendez pas de toucher une somme d'argent importante ou d'avoir besoin d'une somme d'argent importante pour vous poser les questions. Toutes ces choses-là s'anticipent. Et peut-être, commencer par deux questions.

Si je devais refaire ma stratégie patrimoniale aujourd'hui, est-ce que je referais exactement la même chose qu'au moment où je l'ai faite pour initier peut-être ça ? Et deux autres points que moi je regarderais, c'est est-ce que finalement à travers mes différents contrats que j'ai, est-ce que je suis vraiment diversifiée ? Parce que finalement, on se rend compte, tout le monde veut, pour les garanties qui y sont liées, travailler avec tel assureur mais aussi tel autre pour diversifier la détention de ses actifs. Mais finalement, on se rend compte que parfois, même à travers un compte-titre, un PEA et une assurance-vie, on se retrouve finalement avec les mêmes fonds.

Donc est-ce que je suis vraiment bien diversifiée ? Et peut-être le troisième point, c'est regarder les frais sous-jacents aux actifs qu'on détient. parce qu'ils sont facteurs de la performance. On n'y pense pas souvent, mais c'est plus facile de cadrer ses frais que de définir le meilleur moment pour rentrer sur le marché.

13:54
Présentateur

Dernière chose, Mark Templeman, je fais confiance aussi à votre expertise, il y a quand même un certain nombre de sociétés, les dynamiques de l'IA, SpaceX, etc., qui nous ont obligés à penser un petit peu comme les pilotes d'essai américains dans les années 50, les TOE des héros, penser hors limite. C'est-à-dire commencer à valoriser les entreprises sur des multiples qui ne veulent plus rien dire si on se fonde sur nos bonnes vieilles méthodes de PR, de price-honey-ratio, etc. Est-ce que c'est aussi une forme de biais comportemental auquel il faut s'adapter parce qu'il n'y a pas le choix ?

14:31
Invité

Je pense que le moment est très opportun pour au moins avoir cette discussion et de se dire les valorisations, on le sait, sont pour beaucoup d'entreprises cotées au plus haut. Est-ce qu'il n'est pas temps de revenir aux approches fondamentales pour valoriser une entreprise cotée ? Typiquement, c'est quoi l'actif net et c'est quoi le multiple qu'on accorde aux bénéfices futurs ? Si on applique ces deux ratios extrêmement basiques à des sociétés comme SpaceX, il est fort à parier que vous n'allez pas investir dans ce titre. Il y a d'autres raisons peut-être pour le faire, mais en tout cas, sur ces deux bases bien fondamentales, je pense que les metrics ne marchent pas.

Les metrics ne marchent pas. En revanche, elles vous permettent d'identifier des entreprises qui peuvent paraître peu chères et donc si vous êtes quelqu'un qui anticipe à un moment donné dans les 12 mois à venir une grosse correction boursière, sachez que par exemple les banques françaises aujourd'hui encore, leur titre s'échange à moins de la valeur de leur actif net. Ce qui est fou. Donc, ça veut dire que si on prend une société comme la Société Générale ou Crédit Agricole, qu'ils vendaient tous les actifs qu'ils ont, qu'ils remboursaient toutes leurs dettes, pour chaque euro qui vous reste, vous pouvez l'acheter, cet euro, à environ 60 centimes.

15:37
Présentateur

La boucle est bouclée. On le disait de toute manière depuis le début de la semaine, c'est peut-être l'heure de la grande rotation, c'est peut-être l'heure de la grande rotation aussi du rêve et des yeux béats à, bon, allez, est-ce que ça fait des sous cette entreprise ? Et c'est peut-être plutôt pas plus mal. Oui, peut-être un retour aux fondamentaux de manière générale, aussi bien sur les supports d'investissement que sur la philosophie de marché, peut-être pour cette deuxième partie d'année, Cargo.

15:59
Invité

Alors, en fait, nous, on parlait beaucoup d'épargnants avertis, mais je pense que la première chose à faire, c'est déjà de lire son assurance-vie, de savoir ce qu'on a dans son assurance-vie, parce que bon nombre, en fait, d'épargnants ne le lisent jamais.

16:12
Présentateur

Et dans ces produits dérivés, on en parlera dans quelques minutes.

16:15
Invité

Exactement. Produits structurés, pardon. On revient toujours sur les mêmes basiques, mais effectivement, pour les avertis, on est plutôt sur... On se repose les questions de comment on va arbitrer en fonction, effectivement, de la géopolitique, etc. Mais quand même, déjà, bien lire, son assurance-vie, savoir quels sont les frais, bien regarder ça aussi. Et donc, sur la deuxième partie de l'année, nous, on axe beaucoup sur l'assurance-vie, on pense aussi qu'on va développer, mais la multiplicité des UC, je pense qu'on ne prendra pas cette direction. Je pense que ça incite, en fait, l'épargnant à ne plus trop y voir clair.

Je trouve que la multiplicité des UC dans les assurances-vie, ce n'est pas forcément une bonne chose. Et donc, si on devait prendre cette tendance, effectivement, on limiterait, quitte à faire des choix très précautionneux sur les sociétés de gestion avec lesquelles on travaillerait.

17:01
Présentateur

Apporter un petit peu de rationalité à tout ça, effectivement. Carole Rousseau de Coram Lépargne, merci infiniment d'avoir été présente sur ce plateau. Merci à vous. Charlotte Hammer de Shares et Mark Templeman de Cashbi. On se retrouve évidemment à la rentrée pour continuer à déchiffrer cette actualité passionnante toujours de l'investissement et des marchés.