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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 6 février 2024 43 min

Macron : qu'est-ce qui coince ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour et bienvenue dans sens public l'émission qui donne du sens à l'actualité nous sommes le mardi 6 février et nous sommes ensemble pour 1 he et dem de débat et de décryptage de nouveaux visages pour une nouvelle politique alors que le Président de la République et son premier ministre remodèle leur équipe gouvernementale nous nous demanderons où va le macronisme car en un mois Emmanuel Macron a donné le tourn à sa majorité comme à l'opposition alors revirement ou renimement nous ferons le point dans notre premier débat dans la seconde partie de cette émission nous par leuront santé en passant à la loupe les annonces faites par Gabriel Atal dans sa déclaration de politique générale de la taxe lapin pour les patients indélicats aux obligation de garde pour les professionnels de santé en passant par la régularisation des médecins étrangers que vaut l'ordonnance du docteur hatal ce sera le thème de notre second débat mais tout de suite place à notre premier débat alors que le Président de la République tente de relancer son quinquena sa majorité s'impatiente et s'interroge que reste-t-il du macronisme celui des origines celui du en même temps celui de la disruption celui de l'Europe celui de l'écologie seule certitude Emmanuel Macron lui prend son temps comme nous le raconte Fabien RER l'acte 2 du remanimement n'en finit pas de se faire attendre presque un mois après la nomination de Gabriel Atal toujours pas de ministre en vue pour des portefeuilles aussi cruciaux que le transport ou le logement on a quand même toutes les crises qui défilent sur la crise du logement moi j'attends le ministre du logement pour répondre à cette crise du logement en l'occurrence on attend toujours il y a dans le discours de politique général du du nouveau Premier ministre des annonces sur le logement qui sont des annonces bienvenu ou contreversé mais en tout cas politiquement forte il faut quelqu'un pour les porter enfin c'est et pendant ce tempslà on fait deapsonnage politique on fait enfin bon je je sais pas à quoi il joue mais voilà il va être temps d'être sérieux quoi pour l'exécutif le casting semble en tout cas avoir des allures de casse-tête entre les exigences des alliés modemes et horizon la demande d'un rééquilibrage à gauche ou la tentation de débaucher chez leslr il y a aussi peut-être des véléités de débauchage individuel pour encore plus voilà alimenter le le Marigo politique je n'ai jamais été approché j'ai lu comme tout un chacun que mon nom était parfois cité dans la presse débauchage individuel ou pas la gauche elle n'attend plus rien du nouveau gouvernement qu'elle accuse de mener une politique de droite c'est le fond qui compte et pas pas la photographie et le fond il est à droite et à droite tout et c'est de plus en plus marqué à l'unisson les oppositions dénoncent la forme de ce remanement interminable nous sommes sous un régime de l'humeur du prince le prince a décidé de faire attendre les ministres potentiels les membres du cabinet les journalistes le microcosme s'agite et le prince s'amuse est-ce que c'est encore la République à quoi ressemblera le gouvernement à talau complet réponse dans les prochaines heures ou les prochains jours ou macroni on en parle ce soir avec mes invités bonsoir Sophie cagard bonsoir vous êtes journaliste éditorialiste politique au point et auteur de la tyrannie de la médiocrité aux éditions de l'Observatoire j'accueille à vos côté Benjamin morurel bonsoir Benjamin constitutionnaliste maître de conférence en droit public à l'université Paris 2 àas c'est ça voilà auteur de la France en miette aux éditions du SER bienvenue aussi à Lucile Schmid vice-présidente du S tank la fabrique écologique et auteur autrice de Emmanuel Macron à contetemps chez Bayard et puis Émilie zapalski notre éditorialiste qui m'accompagnera tout au long de cette émission alors au commencement était la révolution c'était le titre de l'ouvrage du candidat Emmanuel Macron en 2016 aujourd'hui et pour commencer cette émission si vous deviez chacun choisir un mot pour définir le macronisme ce serait quoi Sophie kangard la véorussion on tourne Luc Schmith désorienté désorienté Benjamin recherche d'issue ça fait deux mots mais je crois que ça définit bien aujourd'hui ce qu'il pense Ilie moi je dirais proté formme qui prend les formes un peu en fonction du contexte et de et de la demande alors je le disais au début de cette émission en un mois Emmanuel Macron a beaucoup secoué sa majorité l'opposition au point de donner un peu le tourni à tout le monde on va faire le point chapitre par chapitre et d'abord commencer par le fameux dépassement vous savez le en même temps la loi immigration rachidti l'entrée de Catherine Varin au gouvernement a fait pencher le macronisme de plus en plus à droite est-ce que c'est la fin définitive si j'ose dire du en même temps Lucile Schmid toute la question c'est de savoir si le macronisme c'est seulement Emmanuel Macron c'està-dire que c'est sûrement la fin du en même temps du côté d'Emmanuel Macron il y a eu un infléchissement à droite clair mais le sujet c'est au fond qui peut prendre la suite d'Emmanuel Macron est-ce que ça peut être parmi ces jeunes macronistes parmis ces jeunes députés qui restent des personnalités qui veulent au contraire reprendre la formule initiale qui était au fond de gouverner au centre et le centre c'est pas l'addition de mesures de droite et de mesures de gauche puis ensuite uniquement de mesurees de droite et donc tout le sujet c'est au fond est-ce que le futur du macronisme c'est autre chose qu'Emmanuel Macron parce que pour vous aujourd'hui le gouvernement et sa politique sont de droite ils sont clairement de droite et surtout je pense qu'il y a quelque chose autour de l'absence de conviction c'est-à-dire que lorsqu'Emmanuel Macron gagne en 2017 il a d'une certaine façon prouvé un certain nombre de de choses il y a un programme il y a des convictions sur le renouvellement de la classe politique sur la question de l'ouverture à l'islam par exemple sur la question migratoire et là il y a un côté Q par-dessus tête dans ce début de enfin dans ce début un peu avancé de 2ème quinquena qui donne le sentiment que ce qui compte c'est l'absence de conviction et c'est pas parce qu'on fait du en même temps c'est-à-dire que peut-être l'expression au fond est malheureuse mais si on veut gouverner au centre il faut avoir des convictions et un projet et il ne faut pas se renier effectivement ou se contre contire ou donner le sentiment que les convictions compent moins que le débauchage et en ce sens pour moi l'avenir du macronisme c'est de prouver qu'il a un contenu qui est un contenu stable dans le temps et une méthode de gouvernement alors Sophie cagard si on poursuit ce que ce que dit Lucile Schmidt est-ce que pour vous c'est un virage idéologique basé sur des convictions ou plutôt comme le dit d'une approche pragmatique on va dire la France est à droite et donc on s'adapte bah je pencherai très très fort pour le pragmatisme en effet parce que si on se demande ce qui reste du macronisme bah en 2017 on pouvait c'était compliqué mais on pouvait quand même voir les contours et aujourd'hui il y a plus de contour enfin c'est le c'est le flou absolu le régime de retraite universelle terminé la réforme de l'État qui est enfin qui est une des clés du de la réussite éventuelle du de la Révolution macroniste c'est-à-dire que si vous faites pas de réforme de l'État l'INT tendance de ne suivra pas si j'ose direidé débloquer la France idé de débloquer la et puis enfin Emmanuel Macron à l'époque où François Fillon voulait supprimer des centaines de milliers de fonctionnaires disaient mais mais pas du tout c'est pas la bonne méthode ce qu'il faut faire c'est réformer l'État et ensuite effectivement il y aura moins de fonctionnaire parce qu'on sera devenu tellement efficace tellement agile que tout ça ira très bien et ben ce pilier aussi a disparu et dernière chose parce qu'on on va vers les élections européennes enfin moi je suis quand même si par la différence d'approche entre 2019tie on va vir bien sûr on fera un chapitre sur l'Europe d'accord Benjamin pour vous c'est un échec du président ou c'est simplement que notre système politique j'allais dire les institutions sont trop fortes bah je crois qu'il y a des réalités institutionnelles mais que surtout il y a des réalités électorales Emmanuel Macron conquière un espace politique d'ailleurs dans un climat politique très particulier il faut se souvenir de la primaire à gauche qui envoie un candidat très polarisé pour le Parti socialiste benoî Hamont de l'autre côté un candidat très polarisé pour la droite avec qui plus laffire Fillon et donc ça dégage un espace centriste qui permet de faire cette union des centres qui n'a jamais été tout à fait équilibrée de tiers centre gauche un tiers centre- droit en 2017 ça s'inverse en 2019 on verra bien ce qu' lancera en 2022 des élections européennes il reste un tiers de gauche pour vous il reste aujourd'hui dans l'électorat quand on regarde les dernières élections en effet un/ers de l'électorat macronien qui reste un tiers venant plutôt du centre gauche il est très très risqué de négliger ce tiers c'est pour ça que il faut pas non plus trop présager de ce qu'il fera dans quelques mois lors des élections européennes pour le reste bien je dirais qu'on touche la limite de ce qu'on appelle les mouvements un mouvement c'est très pratique aujourd'hui dans les dans tous les pays européens et cetera vous avez un leader il est pragmatique il voit l'espace électoral et comme il y a pas des militants comme il y a pas des structures lourdes du parti derrière qui lui disent n'oublie pas juris à dit ou n'oublie pas de golad et bien il peut s'adapter à l'électorat il peut prendre une idée la mettre sous le tapis au contraire la mettre en avant parce que ça plaît à l'électorat les sondages disent il faut y aller et donc on y va le problème c'est que en faisant ça il y a pas de corde de rappel voilà vous construisez sur le court terme et vous construisez pas sur le long terme vous construisez évidemment pas un après et puis vous construisez pas non plus un personnel politique fidèle qui vous permet de conquérir des collectivités de tenir une assemblée de structurer également derrière une administration on y viendra peut-être et donc infz vous prenez le pouvoir tout seul mais vous êtes tout seul au pouvoir et être tout seul au pouvoir bah ça permet pas de faire bouger l'état parce qu'on fait pas bouger l'état tout seul Émilie après tout cette clarification elle était peut-être nécessaire non oui et mais c'est peut-être aussi pas forcément que l'échec de ma a lancé ça c'est peut-être l'échec du en même temps aussi c'est-à-dire satisfaire à la fois une politique un peu libérale et satisfaire à la fois les services publics et et on a bien vu qu'au fur à mesure des crises il y avait un État providence qui était mis en place par Macron et quand la crise s'arrête comme un peu maintenant on resserre la vise sur l'assurance chômage on resser laav sur le RSA donc quelque part c'est un peu schizophrénique comme mouvement c'était très alléchant cette promesse de vente elle était très alléchante en 2017 c'est vrai c'était le côté pragmatique on va prendre un peu à droite un peu à gauche mais finalement on se rend compte et j'allais dire en rigol comme le communisme que c'est joli sur le papier mais c'est inapplicable et on ne comprend plus parce que ça donne en effet quelque chose qui qui n'a pas de conviction qui n'a pas de corps on parle souvent de colonne vertébrale qui n'existe pas parce que d'un coup on fait ça et puis après on se dit ah ben non on va faire ça finalement peut-être que c'est en même temps il était un peu fou mais il est pas faisable il est pas tenable sur le plan pratique pour gouverner la France parce que notre classe politique est pas adaptée à ce genre de de compromis à ce genre de coalition oui en nous écoutant je me disais qu'on peut pas rendre non plus Emmanuel Macron responsable d'une forme d'infantilisme de la classe politique française et c'est pas non plus nos nos institutions mais le spectacle de l'Assemblée nationale avec cette espèce de fragmentation puisqu'on a dit que cette Assemblée nationale aurait été digne d'être élu à la proportionnelle ça donne aussi le sentiment que du côté de l'ensemble des opposition comme du côté de ce qui constiue la majorité il y a une forme d'incapacité à trouver des coalitions je rappelle qu'Élisabeth borne avait dit qu'elle allait essayer de gouverner en créant des coalitions de projets on il y a quand même une cinquantaine de textes qui ont été adoptés par oui mais pas les plus importants et et on a vu les batailles rangées enfin ce qui s'est passé par exemple sur la loi migration cette motion de rejetù le rassemblement national s'associe à la gauche ou en fait ceux qui ont des options complètement inverses s'associent pour ne pas discuter un texte et ne pas débattre moi ça m'a beaucoup marqué je pense qu'il y a donc une forme d'infantilisme qui ne tient pas seulement à Emmanuel Macron qui tient aussi à la sociologie du pouvoir en France on va pas non plus toujours chanter les louanges de l'Allemagne mais en tout cas surtout que la coalition va pas très bien mais en tout cas dans les pays dans lesquels il y a un régime parlementaire on peut dire que ça fonctionne un petit peu mieux pour organiser du collec en tout cas il y a du collectif et il y a la la capacité à se dire bon là il y a un gouvernement au fond qui est ministre dans dans ce qui se passe Gabriel hatal ça pouvait être une très bonne idée de nommer un jeune premier ministre mais dans ce gouvernement qui n'est toujours pas nommé il y a quelque chose qui éteint les féatal inexorablement et du coup on se dit mais qu'est-ce qui est en train de se passer alors qui n'est pas nommé à l'heure où nous parlons mais qui devrait être prochainement bientôt si t que cette succession de coou tue la capacité à en tirer une signification parce que justement c'est l'aspect coou c'est l'aspect je sais même pas si c'est du pragmatisme c'est tout simplement me semble-t-il une manière c'est pour ça que je parlais de désorientation il y a un coup là puis un coup là puis un coup là et puis on se dit tiens mais peut-être on va régresser et du coup ça ne donne ça empêche de donner un sens à la politique et par rapport à ce que disait Benjamin Morel sur la façon dont on va quéter l'électorat dont on fait une démocratie d'opinion on peut aussi avoir déplaire à tout le monde on peut plaire un coup plaire un coup là puis finir par déplaire à tout le monde en attendant tactiquement euh ça a plutôt fonctionné ça a fait de morts le Parti socialiste et les républicains Sophie Kangar ah sur ce sur ce plan-là sur le plan de la déconstruction on doit on doit on doit applaudir quand même euh je veux dire c'est c'est vrai que le projet euh transparent d'Emmanuel Macron qui était de faire exploser euh les deux partis de gouvernement a assez bien fonctionné c'est presque ce qui a le mieux fonctionné euh dans son projet mais en effet le le problème c'est que euh on finit par se demander si finalement Emmanuel Macron n'est pas le plus excusez-moi l'expression politicar de tous les présidents qu'on a eu or c'était un peu inattendu c'est-à-dire qu' gros il était dégagiste et il nous promettait le nouveau monde alors on peut comprendre la désillusion d'un certain nombre de ses électeurs qu'on voit je crois dans beaucoup d'enquêtes d'opinion et même la désillusion d'une part de ses compagnons de route parce que entre aller chercher Rachid Dati aller chercher Catherine Vautrin c'est c'est débages çait très politicien et et on n'imaginait pas ça d'un d'un homme qui à qui on reprochait justement de n'avoir jamais été élu de ne jamais avoir été dans les combinations politiques qui se effectivement qui s'en orgueillissait comme vous le disiez de ne pas créer de partis politique Burk mais un mouvement et en fait ENF il passe sa journée à faire ce que ce qu'on appelle de la popole c'est la fin du dépassement d'une certaine façon c'est aussi la fin de de du recours à la société civile puisqu'on voit revenir ir des profils très très politiques dans la macronie oui parce qu'au risque de déplaire aux téléspectateurs la politique c'est un métier hein c'est pas le politiste qui vous dira le contraire c'est-à-dire que écrire un amendement c'est un métier diriger un ministère c'est un métier c'est un métier que vous pouvez apprendre sur le tard il y a pas forcément d'école et évidemment vous P passer par vous pouvez passer par l'enat mais avoir roulé votre boss dans les collectivités territoriales pendant 20 ans vous y forme en réalité bien mieux donc avant onavait un cursus horum politique et ce cursus hor room vous permettaz bien de tenir les ce type de choses qu'est-ce qui se passe en 2017 vous avez des ministres qui souvent ben n'étaient pas réellement dans le système ou avaient été collaborateurs d'élu au mieux et ont réduit le le nombre de conseillers ministériels et on les des dans les cabinets ministériels et puis on les spécialise dans la communication ce qui fait que beaucoup d'erreurs du premier quinquena sont souvent liés à des dysfonctionnements ce qui montre que là-dessus en effet il y a un aspect métier politique et lorsque vous n'avez pas de parti lorsque vous n'arrivez plus à attirer des politiques de l'extérieur et bien vous vous retrouvez en panne sèche de l'autre côté vous avez un électorat on l'a dit qui doute parce que l'électorat d'Emmanuel Macron il faut se souvenir de deux choses et peut-être ce sont des faiblesses qu'il n'a pas analysé au départ quand vous regardez les enquêtes de 2017 c'est un électorat qui parmi tous les électorats des grands candidats votent relativement par défaut donc c'est un électorat qui doute hein en fait je n'ai pas d'autres candidats sur cet espace politique donc je me replie sur Emmanuel Macron pour l'électorat centriste c'est pas un électorat acquis justement qui a une forte identité politique il vot socialiste parce qu'il a toujours été socialiste il vot goliste parce qu'il a toujours été goliste là on est sur quelque chose de nouveau et donc des vanissant l'autre élément et bien c'est que cet électorat là aujourd'hui quand vous regardez les enquêtes d'opinion et ben vous avez environ un Français sur deux qui ne se situe plus sur l'axe droite gauche et donc on a un électorat très fluide très volatile donc l'effacement d'éclivage plutôt fonctionn en partie alors oui et non c'est-à-dire que paradoxalement ces clivages tiennent beaucoup plus sur l'électorat centriste que sur les autres électorats et c'est un électorat d'Emmanuel Macron qui est un électorat facilement mobilisable plutôt AG CSP+ mais c'est un électorat qui n'a pas de réserve dans l'abstention donc vous tenez sur un électorat qui ne croit pas en vous de toute éternité un électorat qui n'a pas de réserve et donc pouvez pas surmobiliser et un électorat qui plus est qui reste clivé justement par des vieilles identités politiques droite gauche et qui donc potentiellement si vous l'envoyez pas les bons signaux peut vous abandonner alors on va passer à un autre mot clé du macronisme des origines la disruption est-ce que Lucile est-ce que vous êtes comme Sophie on sait qu'au fond il est assez classique C Emmanuel Macron c'est un président un peu à l'ancienne ou est-ce qu'il vous surprend encore non il me surprend pas du tout mais ce qui me m'abassourdit et qui qui me qui m'angoisse c'est la disruption créée par le rassemblement national c'est-à-dire que Emmanuel Macron nous vend la disruption en 2017 puis au fond ce qui est en train de se passer c'est quand même que ce qui bouleverse le champ politique c'est la normalisation du rassemblement national eux ils ont réussi leur disruption ils étaient un parti Oni et aujourd'hui ils sont cravatés et ils arrivent à apparaître raisonnaablees dans une assemblée nationale en furie donc il y a quelque chose là qui se passe qu'il faut bien prendre en considération sur la fragilité de notre démocratie et le sujet important pour Emmanuel Macron c'est que si au nom de sa disruption supposée il a organisé une disruption qui permett le rassemblement national aujourd'hui gagne des des parts de marché parlons comme ça et donne le sentiment de porter des conviction alors qu'ailleurs tout est fluide ça c'est un problème et ça c'est un problème d'ailleurs qui dépasse le macronisme qui concerne la gauche et la droite parce que moi je suis quand même assez frappé de voir que la droite a couru après le rassemblement national sur la loi migration en disant c'est ma loi c'est pas votre loi qu'ensuite en ce qui concerne tout ce qui se passe sur la question des agriculteurs le rassemblement national prône encore enfin dit encore que c'est sa victoire idéologique donc on a le sentiment au fond qu'on est en réaction par rapport à cette disruption qui révèle le fait qu'on pourrait devenir plus vraiment une démocratie donc la disruption c'est pas seulement un mot c'est ce qu'on en tire ce qu'on en fait avec opiniatreté et là je trouve qu'il y a eu beaucoup trop de fragilité et comme on l'a dit tout à l'heure de désorientation et peut-être effectivement de hulos d'entre soi en fait le sujet c'est de sortir de l'entre soi alors de l'action de l'action de l'action avait promis Gabriel Atal au lendemain de sa nomination je propose de regarder une image cet après-midi après son déjeuner à l'Élysée avec le président de la République le Premier ministre a trouvé le temps de télécharger une nouvelle application be pour ne pas la citer et de faire un selfie dans son bureau de Premier ministre un jour comme aujourd'hui il était attendu un peu plus tard aux questions au Gouvernement est-ce qu'au fond il y a que la communication qui reste de la de la disruption initiale Sophie Kard B c'est c'est quand même difficile à dire parce que enfin comment vous dire je je voudrais juste dire quand même pour essayer de trouver quelques circonstances à Emmanuel Macron qu'il a quand même été un président de crise incroyable et que donc enfin quand on des crises pr il a quand même été enfin disons que ses ambitions étaient très contrariées par des faits extérieurs et indépendant de sa volonté pardon c'est pas tout à fait votre question mais je trouvais qu'on était un peu dur juste mais le contexte le contexte fait que le macronisme d'origine a évolué aussi parce que il y a eu covid parce que la guerre en Ukraine parce que l'infle donc voilà donc quand même là-dessus bon il y a eu un peu de solide et voilà maintenant effectivement on a l'impression que dans cette dans cette évanescence pour reprendre le mot de Benjamin Morel et bien il ne reste que l'écume des choses c'est-à-dire la communication et je trouve étrange que Gabriel hatal dont on ne peut panier l'extrême habilité d'une manière générale face ceci à ce moment-là c'est c'est c'est ça me paraît d'une d'une grande maladresse alors vous faites bien d'ailleurs de de le de le mentionner parce que ça m'avait échappé pour tout vous dire et tout ce que j'espère pour lui c'est que ça va échapper à de nombreux Français parce que franchement je trouve que c'est pas du tout le tour à adopter en ce momentie je sais pas si les Français ont tous cette vision là parce que je pense que Gabriel Atal sur les réseaux sociaux sur sa manière de communiquer il est quand même plus adapté à une population jeune qu'Emmanuel Macron avait du mal he même ses essais Instagram et tout c'était pas toujours réussi même quand il était avec des youtubeurs ça marche quand même un petit peu moi ce qui me semble plus choquant c'est la communication en effet très flamboyante et puis ce décrochage avec les préoccupations des Français et des Françaises qu'on voit depuis les premiers déplacements de Gabriel Atal nouveau Premier ministre il a beaucoup de communication c'est très beau et on lui renvoie des problèmes que le macronisme n'a pas réussi à régler depuis tant d'années donc il y a un principe de réalité qui revient avec cette communication qui est pourtant bonne alors dans la disruption il y avait la volonté de faire autrement vous souvenez du grand débat du Conseil national de la refondation des rencontres de de Saint-Denis du du rendez-vous avec la nation toutes ces tentatives était censé illustrer la méthode du nouveau monde elles ont fait plutôt choublanc là encore parce que les institutions étaient trop fortes jein Morel je dirais pas qu'elles étaient trop fortes en réalité c'est-à-dire que prenez par exemple la convention citoyenne sur le climat c'est quelque chose ce qui a été mal organisé mal pensé mais si ça avait été bien organisé bien pensé avec un vrai débouché aurait pu fonctionner elle a plutôt bien fonctionné sur la fin de vie la convenion C oui parce qu'en réalité quand vous parlez de la fin de vie bah si vous voulez souvent quand on vient voir les consalistes on dit oui mais ça c'est impossible vous comprenez la 5è République et cetera la réalité c'est que sur les conventions citoyennes il y a plein d'exemples partout dans le monde donc on sait ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire la fin de vie on sait que ça peut marcher question de valeur vous réunissez les citoyens et cetera si vous avez un vrai débouché à la fin et une vraie publicité du débat on sait que ça peut fonctionner idaime d'ailleurs sur les questions de Ric et cetera c'est pas le grand méchant loup il y a la moitié des des États américains qui utilisent le RIC personne n'a rétabli la peine de mort via un RIC donc on pourrait avancer sur ce type de sujet mais je dirais qu'il y a une forme de crispation de l'ensemble du monde politique c'est pas les institutions c'est aujourd'hui une grande partie du monde politique qui se considère comme étant en porte à fau sur ces sujets pour ce qui est d'Emmanuel Macron et là je rejoins ce qui a été dit ça a souvent été des gadgets de sortie de crise face au gilet jaune je sors le grand débat face à la face à la crise du climat je sors et bien justement pour con ça avec les gilets jaunes la convention citoyenne pour le climat le problème c'est que ces outilslà s'il doivent vraiment être pérenes et fonctionner et bien il faut les institutionnaliser faut pas les considérer comme étant des palliatifs pour sortir d'une crise alors l RIC je rappelle que c'était le fameux référendum intiative citoyenne bon il y a une chose qui change pas c'est que depuis un an et demi il y a toujours pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale du coup l'exécutif semble temporiser voir contourner l'obstacle on va en parler avec Quentin calm qui nous joint bonsoir Quentin bonsoir matthieur alors Emmanuel Macron a revendiqué encore une fois j'allais dire une nouvelle méthode pour ce début 2024 exactement ça se voit d'ailleurs très concrètement au Parlement Mathieu quand on estpluche l'ordre du jour des prochaines semaines très peu de textes d'initiative gouvernemental très peu de projet de loi seul texte majeur avec un enjeu symbolique le Sénat s'en par de l'inscription de l'IVG dans la Constitution le texte sera débattu le 28 février à partir de de 16h30 après et bien le vote qui est intervenu la semaine dernière à l'Assemblée nationale parmi les seuls textes déjà annoncés une loi agricole présentée à la fin du mois au moment du salon d'agriculture également dans les tuyaux de nouvelles restructions dans les règles d'indemnisation chômage prévu au 1emier semestre 2024 mais quelque chose me dit que ce grand calme n'est pas dû au hasard qutin exactement on va arrêter de faire des lois ce sont les propos rapportés d'Emmanuel Macron en conseil des ministres il y a 15 jours il a dit également face au parlementaires de la majorité c'était le 15 janvier on a pris beaucoup de lois ces 18 derniers mois beaucoup de ces lois sont à décliner sur le terrain a ainsi rapporté le Parisien il y a beaucoup de choses qu'on peut faire hors texte ce n'est pas simplement le fait de faire moins de loi on a fait autant de textes dans les premiers mois de cette mandature que sous la précédente app plaidé le président de la République il l'a dit également le lendemain lors de la grande conférence de presse c'était le 16 janvier on écoute je pense que beaucoup de choses sont possibles et je ne cède pas à l'esprit de résignation que je vois quand même à l'œuvre il y a beaucoup de choses qui nous inquiètent légitimement parce que beaucoup de changements sont en cours parce qu'on a vécu tant de crise mais je crois que si nous savons travailler ardemment avec beaucoup de bon sens d'efficacité sans doute moins de lois mais plus d'action concrète avec une détermination sans faille nous aurons des résultats au service à la fois du quotidien des Français mais aussi pour préparer l'avenir de la nation alors en coulisse on note bien que c'est la loi immigration qui a marqué le président de la République même s'il avait déjà plaidé Mathieu pour être précis pour moins de lois et plus de liberté et d'action c'était son expression c'était en avril 2023 le président en fait il prend Act je le disais tout à l'heure de la situation issue des législatives de 2022 il a pas de majorité exactement Emmanuel Macron ne dispose pas ne dispose que d'une majorité relative il est donc coincé entre l'aile gauche de renaissance et les alr d'où l'idée idé de passer par des textes plus courts plus précis autre idée passer par décret mais ces décrets sont limités dans leur champ d'action en tout cas pour les sénateurs cela signe une année 2024 assez calme écoutez le LR Roger kucci ça n'a rien à voir avec une volonté de faire de meilleurs textes mais plus à voir avec le fait que au bout de 25 493 et du fait qu'il y a pas de majorité de des difficultés qu'on a vu pour les retraites comme pour l'immigration le gouvernement va essayer de ne pas trop venir devant le Parlement ce qui la réalité ce qui va se passer en réalité c'est qu'on va voir un gouvernement à mon avis en grande partie vitrifié et ne incapable d'action parce que sans majorité on devrait en savoir plus en tout cas le 8 février c'est jeudi Mathieu puisquil y a un séminaire gouvernemental est prévu pour caler aussi le calendrier des réformes merci Quentin gouverné par décret par décision c'est aussi une une forme de pragmatisme Sophie Cogard oui tout à fait en faut reconnaître que euh c'est pas faute d'avoir essayé de faire autrement et mais en effet le le enfin l'effet dévastateur euh à tort ou a raison de de l'usage des 493 dans l'opinion publique exigeait un changement de méthode la question c'est en fait l'arbitrage se fera entre des entre ce qu'on peut faire par des c d'un côté et effectivement quand on dit des quand Emmanuel Macron dit des textes de loi plus court et cetera comme si tout à coup lui avait été révélé le secret magique de l'efficacité gouvernementale mais c'est pas ça c'est que si vous faites le compte comme vous le disiez tout à l'heure des textes qui ont réussi à trouver une majorité au Parlement ce sont tous des textes courts et à ces techniques donc en fait il va y avoir une une sorte de de saucissonnage euh de de de de l'ambition de réforme donc il va y avoir des petits textes effectivement qui vont occuper si j'ose dire euh le Parlement députés et sénateurs mais plus jamais enfin il y a un côté plus jamais ça euh plus jamais les retraites et plus jamais la loi immigration c'est c'est c'est un enfin c'est un pur cauchemar alors gouverneré par décret ou par décision ministérielle ça n'empêche pas la grogne Émilie c'était aujourd'hui le deè la deuxième grève des professeurs euh en moins d'une semaine oui l'année 2024 elle s'annonce mouvement pour la mère des batailles de Gabriel hatal C syndicats encouragé la greffe d'aujourd'hui ils ont considéré que la première avait été un succès avec 47 % de gviste en collège et en lycée il parle même d'un rebond fort et durable dès le mois de mars donc surprise leur revendication une hausse des salaire la défense de l'école publique mais aussi bien sûr le rejet des dispositions qui sont lancées par le gouvernement la réforme du lycée professionnel et le choc des savoir un choc des savoirs qui avait pour ambition de d'élever le niveau des élèves voilà c'est l'idée il s'agit de créer des groupes de niveau en mathématique et en français les bons d'un côté les moins bons de l'autre il seraiit moins nombreux en classe ce dispositif il a marché dans certains pays comme l'Irlande et le Royaume-Uni ça a marché pour réhausser le niveau mais pour les profs c'est synonyme de tri social on risque de stigmatiser les élèves les plus en difficulté c'est aussi pour eux le retour d'un modèle passéiste conservateur certains me disent même réactionnaire il faut dire que certaines études montrent qu'une telle organisation a souvent tendance à aider les plus doués à s'améliorer à l'inverse quand on mixe les élèves on dit que ça a un effet bénéfique sur la progression des moins bons et même sur leur bien-être des personnalités politiques comme Marine Tondelier Boris Valot et des enseignants ont publié mi-décembre dans la dans le Monde une tribune pour annoncer la fin de la démocratisation scolaire avec ce retour des classes à profil mais c'est aussi la question des moyens qui est posé par les enseignants oui tout à fait et ce annoncés par Gabriel Atal quand il était ministre de l'éducation nationale ne semble pas suffisant on parle de 4 milliards d'euros en plus sur un budget de près de 68 milliards d'euros on estime à 2300 le nombre de professeurs qui serait nécessaire en supplément pour ces groupes de niveau alors que le métier c'est pas une surprise c'est attire de de moins en moins de candidats en math par exemple 25 % des postes ne sont pas pourvu PAP Ndi le précédent ministre de l'Éducation avait quant à lui lancé le choc d'attractivité qui n'a pas donné de résultat donc méfiance pour ses formule choc qui parle de choc merci beaucoup Émilie je voudrais qu'on aborde maintenant un nouveau chapitre qui pose question celui de la transition écologique car avec la suspension du plan écofyo la remise en cause des 4 % de jacher imposé par la politique agricole commune c quand même une des seules mesures vertes de cette politique agricole commune ben les mesures annoncées par Gabriel Atal pour calmer la colère des agriculteurs ont déclenché la colère des écolos écoutez marine Tondelier on a parlé la secrétaire nationale du parti les écologistes d'entendre des gens qui nous disent make or Planet great again je sais pas quoi qui se font passer pour des écolos quand c'est le temps des campagnes et qui s'essui les pieds sur leur engagement aussitôt élu Emmanuel Macron en avril 2022 dans son meeting de Marseille il avait dit ce quinena sera écologiste où il ne sera pas malheureusement si s'il était pas bon ce serait réglé mais il est on le vit on le subit ce qu'il est en train de faire là c'est pas juste un petit coup de comme c'est qu'il met en danger la santé de nos enfants les générations futures la biodiversité c'est pas un jeu c'est un vrai recul Luc schmidth c'est un recul mais c'est pas seulement à une question écologique je voudrais insister là-dessus c'est-à-dire que au fond pourquoi est-ce que c'est si compliqué de réformer l'agriculture c'est parce que ça a été beaucoup dit mais il y a un/ers des agriculteurs qui n'ont pas de revenu correct il y a évidemment un sujet environnemental et de santé comme le disait marine Tondelier il y a aussi un sujet économique et il y a une politique agricole commune ça se passe dans une imbrication entre l'Europe et la France et du coup c'est pas seulement un recul environnemental c'est aussi me semble-t-il une incapacité à aborder ce qu'on pourrait appeler des politiques sociales moi c'est ça qui m'a marqué dans dans le recul par elle n'est pas la seule à le dire je pense à Daniel conbendit par exemple qui a été longtemps un soutien d'Emmanuel Macron et qu' le disait ce weekend dans la tribune dimanche Emmanuel Macron comme la plupart des gouvernements a mis fin à son ambition écologique alors sur la question écologique ce qui est intéressant c'est que comme comme le disait d'ailleurs marine tondolier il le revendique au moment où il l'abandonne en fait c'est intéressant parce que quand on regarde le premier quinquena euh Édouard Philippe a renoncé à à assumer le renoncement à Notre-Dame des Landes à l'aéroport à côté de Nantes il y a eu un renoncement au projet Europa City en Île-de-France il y a eu comme le rappelait Benjamin Morel la convention citoyenne pour le climat et donc il y a eu beaucoup de choses et il y a eu un certain nombre de lois qui étaient en fait des lois plutôt intéressantes sur la question écologique comme la loi a Galim par exemple qui portait sur l'agriculture et l'alimentation donc un vrai calendrier il y a aussi une loi sur lesmobilités durbl et on peut pas dire que ces lois contrairement à ce que dit Emmanuel Macron dans son son espèce de plettoyer antidroit qui m'a beaucoup frappé tout à l'heure on peut pas dire que ces lois étaient inutiles le seul sujet c'est qu'ensuite elles ont été mal appliquées et qu'au fond elles n'ont pas fait bouger le rapport de force économique donc moi je dirais un premier mandat où on n'assume pas tant que ça l'écologie mais où ensuite quand on se met à l'assumer ça m'a rappelé Nicolas sarkozizy qui en 2011 salon de l'agriculture après avoir fait le Grenel de l'environnement avait dit l'écologie ça commence à bien faire le sujet c'est qu'en fait sur l'écologie il faut être opiniâtre euh c'est transformer le modèle économique social et donc ça ne rapporte pas électoralement immédiatement et quand on est dans une espèce de désorientation comme je disais tout à l'heure au fond on dit une chose et on fait son contraire mais peut-être qu'on avait envie de le faire et puis qu'on se dit ah mais c'est trop difficile et moi ce qui me frappe c'est que dans l'attitude d'Emmanuel Macron qui a plutôt fait des choses parfois assez difficiles par rapport à au camp de la droite par exemple renoncer à l' l'aéroport notred-ame des Landes moi j'ai trouvé que c'était chapeau ne pas faire Europa City trou ça très bien les différ exactement la convention citoyenne pour le climat comme le disait tout à l'heure Benjamin Morel c'était une expérimentation très intéressante mais on voit qu'à chaque fois il n'arrive pas à penser les choses jusqu'au bout au fond il fait une convention citoyenne pour le climat mais il sait pas quelle conclusion on tirer il se dit tiens ils ont fait 149 propositions il y a une loi clim mais écoutez cette loi elle est elle a ni que ni tête en fait c'est-à-dire que elle renonce à énormément de propositions assez intéressantes et en même temps elle met en place le zéro artificialisation nette qui est une mesure que je trouve très forte mais sans réfléchir à ses modalités d'application donc il y a quelque chose sur le décalage entre le droit et la réalité qui nous a sauté à la figure après le premier quinc d'Emmanuel Macron sur l'écologie on peut pas faire seulement l'écologie par le haut ça tombe du ciel non ça tombe pas du ciel l'écologie il faut associer les oppositions les élus de terrain et au fond il est confronté à ça et donc il peut pas faire d'écologie dans son deuxè mandat justement Benjamin Morel est-ce que comme circonstance atuinante les Français sont pas un peu schizophrènes parce qu'ils réclam des mesures pour lutter contre le réchauffement climatique en même temps quand elles arrivent ben ils traînent des pieds bien sûr mais si vous voulez ce type de rhtorique que je vous reproche Pasin mais qui souvent est celle de du monde politique du monde journalistique et cetera qui dis les Français sont pas cohérents oui parce qu'en fait l'opinion n'est pas formée autrement dit mais je nous mets dedans oui bien sûr non mais nous aussi sans doute mais entre revenus transition écologique et cetera faire le lien et comprendre que ce qui met désagréable aujourd'hui et mais désagréable également demain en matière de transition écologique aujourd'hui en matière de revenu tout est lié c'est pas tout à fait évident et là il y a un travail j'aime pas non plus ce mot mais je l'emploie quand même pour l'occasion de pédagogie du politique et on en revient toujours à ça quand vous êtes dans une logique mouvementiste en disant ça ça plaît aujourd'hui je le fais ça ça plaît plus donc du coup je l'enlève mais en revanche je fais ça parce que ça plaît vous ne construisez pas de vision du monde vous savez c'est assez intéressant de voir que la notion d'idéologie est devenue un gros mot vous êtes idéologue c'est pas bien ça veut dire quoi idéologie c'est le rapport cohérent entre des idées et si jamais les vieux partis avaient une idéologie et n'en faisait pas il y a quelques DESC Seigner un gros mot c'est parce que justement cette vision du monde structurée qui faisait que bah si je fais la transition écologique ça a telle implication mais je vais agir sur parfois ça enferme aussi un petit peu les ça peut enfermer certes mais j'entends bien mais en même temps si jamais vous avez un tas d'idées totalement incohérentes et conjoncturelles elle ne font pas système si elles ne font pas système et bien tout l'ensemble s'effondre il faut une dou de pragmatisme mais la politique c'est pas la gestion sinon on ferait pas de politique il y aurait pas d'élection on aurait simplement des fonctionnaires et il gérerait l'état si on fait de la politique c'est justement pour faire s'affronter des visions cohérentes du monde ou qui se veulent cohérent et ça évidemment bah c'est peut-être un monde perdu mais c'est un monde qui avait quand même ses avantages alors j'aimerais qu'on termine cette émission juste pour pour ne pas zapper ce sujet sur la question européenne parce que la crise agricole aura vu aussi plusieurs ministres s'en prendre à la politique européenne celle là même que votre pourtant les macronistes quand ils sont au Parlement européen écoutez par exemple Marc Phen on peut pas avoir une pâqu je le dis très simplement très tranquillement très pacifiquement mais qui se soit à ce point complexe et qui se soit à ce point incompréhensible tant pour parfois nos administrations que pour nos agriculteurs est-ce qu'on est dans un vrai tournant dans le discours européen euh de de de des macronistes alors euh je vais aller du particulier au général très sincèrement je trouve que un ministre de l'agriculture ne devrait pas dire ça euh c'est un argument qui est total enfin c'est tellement éculé le le politicien français qui vient expliquer que c'est la faute de l'UR en expliquant vraiment qu'il y a une usine à gaz là-bas à Bruxelles et que c effrayant je trouve enfin pardon c'est des mots un peu fort mais je trouve ça un peu indigne en fait sont les mots des populistes bah pas loin pas loin c'est-à-dire comme que comme sur d'autres sujets et là j'eneviens au général moi je suis frappé jusqu'à présent on en est qu'au début du début hein donc je veux pas préjuger de la forme que va prendre la la campagne du du camp macroniste pour les européenes mais jusqu'à présent des propos de Marc fen jusqu'à ce qui est euh comment dire comment à être insyé en terme de souveraineté le discours pour le CP unot un mot du camp d'en face la souveré absolument le discours de politique général de Gabriel Atal qui a tellement assisté sur la singularité française la fierté française et cetera c'est très bien tout ça mais c'est en décalage et même en décrochage avec l'ensemble du vocabulaire et de l'univers mental qui était véhiculé par Emmanuel Macron lors du discours de la Sorbonne très tôt dans son premier quinquena et même dans la campagne de 2019 où souvenez-vous le le le maître slogan c'était les progressistes contre les populistes l'Europe c'était l'espoir c'était l'horizon VO exactement alors avec des dangers c'est-à-dire que dire moi ou le chaos je n'ai jamais pensé que ça faisait forcément une bonne politique à long terme mais ce qui est fascinant c'est quand même ce décrochage à la fois langagier et conceptuel si on ose le mot en l'espace de même pas 5 ans Lucile schmi vous partagez sentiment sur cette infleion TR oui oui je pense que en tout cas l'agriculture fait perdre fait perdre la tête c'estàdire que il est clair que le discours de Gabriel Atal aux agriculteurs est en rupture complète avec cette cet engagement européen de d'Emmanuel Macron que moi je pense qu'Emmanuel Macron est a encore un engagement européen en fait je pense que le discours là on nous dit beaucoup ils sont unis comme tout et cetera moi je pense que là le discours qu' a tenu Gabriel àal je n'imagine pas Emmanuel Macron qui avait parlé de souveraineté européenne le tenir après le problème c'est que sur la politique agricole commune s'engage effectivement comme vous le disiez un populisme qui en fait est le récit du rassemblement national et que moi je crois que ça veut dire que le rassemblement national qui avait déjà exme aussi voté la pâac faut le rappeler hein oui exactement et qui avait une extrême avance dans les sondage et ben elle va se conforter je crois que là ça s'est structuré et je pense qu'à l'évidence à moins que je sais pas un homme une femme providentielle ne surgisse pour conduire cette liste aux Européennes et que ce soit quelqu'un qui ne sera pas Emmanuel Macron mais qui ait un engagement européen aussi fort je rappelle qu'en 2019 en fait c'est Emmanuel Macron qui a permis au camp présidentiel de faire un très bon score autour de 23 juste derrière le rassemblement nationale donc l'agriculture fait perdre la tête il y a le salon de l'agriculture à la fin du mois de février et ça va continuer parce que ça va être encore l'angoisse par rapport au fait que ça pourrait reprendre parce que les agriculteurs ont dit qu'il suspendaient juste la mobilisation et donc là je pense qu' a quelque chose qui s'est passé autour de la perte de sens à moins qu'Emmanuel Macron ne rectifie le tir effectivement en 2017 il y avait eu le grand discours de la Sorbonne il y avait aussi un grand discours à Athènes et donc il y avait quelque chose qui qui raisonnait il s'est heuré aussi a des résistances de la part de de nos partenaires européen c'est que le discour de la Sorbonne tout le monde ne l'a pas accepté parmi les 27 est-ce que c'est Emmanuel Macron qui a fait un revirement ou est-ce que c'est aussi l'Europe qui marche un peu de travers il a moins reviré sur ce sujet que sur bien d'autres ça fait partie quand même des colonnes vertébrales relativement structurel et en effet je souscris sur le côté je dirais assez pas anecdotique mais en tout cas assez incident d'une gestion de crise sur lequel ben vous devez quand même agir pour essayer d'éteindre l'incendie après sur le fond vous avez un Emmanuel Macron qui reste quand même très européen dans son discours mais en effet l'Europe c'est compliqué à réformer il vous faut l'unanimité pour réformer les traités et on a beau dire l'Europe nous impose des choses et cetera je rappelle que pour avoir une majorité au conseil notamment une majorité qualifiée vous passez difficilement sans la France donc il y a quand même je dirais des jeux dans les qu les gouvernements sont engagés et si vous voulez réformer au niveau européen aujourd'hui vous avez un grand nombre de blocage évidemment on peut parler de Victor Orban Victor orbane n'est pas vraiment le problème quand vous allez à Berlin et Emmanuel Macron est allé quelqu fois à Berlin vous rendez compte que les volontés les véléités d'avancer de Berlin sont très très limité que l'allié potentiel que Emmanuel Macron s'est cherché à un moment c'est-à-dire Rome avec l'élection de mélonie c'est plus difficile et donc ce faisant aujourd'hui qui pour embarquer une vraie réforme de l'Europe c'est loin loin d'être une évidence on a une Europe qui de manière globale et relativement malade et donc ce faisant bah c'est pas la France SAB clair dans un système où vraiment la codécision le dialogue entre institution et état ne permet pas comme ça d'imposer de manière très bonne àartiste un choix une option une vision qui peut toute seule faire avancer des choses sophieard pour pour terminer toujours pas de tête de liste pour la majorité présidentielle à 5 mois de ce scrutin européen c'est ça en diton ben ça en diton sur effectivement le le le l'équation impossible dont parlait Lucile Schmid c'est-à-dire trouver le le l'oiseau rare l'incroyable Phénix qui sera capable de de retourner la situation ou du moins de combler l'écart avec le rassemblement national mais en c'était un peu la mission de Gabriel Atal oui alors effectivement Gabriel Atal est là pour ça aussi enfin il va quand même falloir qu'il a une tête de liste malgré [Rires] toutm c'est se moquer du monde de pas ouvrir la campagne européennne comme ça on l'impression c'est c'est quand même un parti qui escamote parfois un peu les campagnes en tout cas c'est sigueux c'est désorienté et puis par rapport à ce que disait Benjamin Morel et Sophie coagard il y a un sujet vous savez au niveau européen du pouvoir collectif et en fait c'est la difficulté d'Emmanuel Macron je crois qu'il a souvent eu raison sur ce qu'il disait sur l'Europe puissance sauf qu'il avait raison tout seul et qu'il a jamais réussi à être moins seul et donc il y a pas que des cons en fait chez les autres chefs d'État ou de gouvernement et on a ce ce vous savez on a on a ce mythe du français arrogant qui existe fortement à Bruxelles et ce myth a été alimenté par cette pratique et on peut avoir raison contre tous mais du coup ça ça marche pas et bien je vous propose de terminer ce débat par ce ce constat je sais pas s'il est très optimiste merci à tous les trois d'y avoir participé je rappelle vos ouvrages la terni de la médiocrité pour vous Sophie coangard aux éditions de l'Observatoire la France en miette aux éditions du Saer pour vous Benjamin Morel et puis Emmanuel Macron à contetemps chez Bayard pour vous Lucile schmidth merci à tous les trois

Macron : qu'est-ce qui coince ? — Emmanuel Macron · Pourquijevote