Retraites : la suspension examinée mercredi à l’Assemblée - L’édito de Patrick Cohen
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
En quoi ce vote a influé sur le suivant?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Ca concerne quand même un certain nombre de Français.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00P.CohenChiffre
« 5 milliards d'euros de recettes annuelles, directement affectés aux retraites de base des salariés du privé. »
- 3:00A.de MontchalinChiffre
« Qu'il y ait un débat dans notre pays sur les impôts de production, c'est possible. Mais supprimer d'un trait de plume un impôt de production de 5,3 milliards d'euros pose quand même question. »
- 4:00F.RuffinChiffre
« Cette insistance pour prendre plus d'un milliard d'euros aux banques et les prendre à qui? Aux retraites des commerçants, des artisans et des indépendants. »
- 5:00H.ClouetChiffre
« Nous ne sommes pas d'accord avec un budget qui va retirer 5 milliards d'euros aux hôpitaux. Ca revient à 80 postes par établissement hospitalier. »
- 7:00E.CoquerelPromesse
« A partir du 1er janvier 2028, on va recommencer. »
- 8:00E.CoquerelChiffre
« Ca grève de 6 milliards le budget des hôpitaux. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
A l'Assemblée concernant le budget se nouent ici, à la table de "C à vous". Quel est le plat de ce soir? - Une spécialité typique de la Ligurie.
On a de l'eau, de la farine de pois chiches, de l'huile d'olive et un peu de sel. - B.Chameroy: Chez moi, on appelle ça de la socca... - Il y a un gros débat.
Il y a une influence génoise... - B.Chameroy: On va déposer des amendements en coulisses!
Suivez-moi. - A.-E.Lemoine: Bon débat!
Tout de suite, L'Edito de Patrick Cohen. Après demain mercredi, l'Assemblée nationale débattra de la suspension de la réforme des retraites. - P.Cohen: L'article 45 bis du projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
C'est la grande concession accordée par le gouvernement Lecornu au PS pour éviter la censure. Mais le débat a failli ne pas avoir lieu. Il s'en est fallu d'une quinzaine de voix samedi après-midi lors de de 2 votes éclairants sur le positionnement du RN et la fracture des gauches. - A.-E.Lemoine: C'était lors du débat sur le budget de la Sécurité sociale. - P.Cohen: Il a d'abord été question de la contribution sociale de solidarité des sociétés. 5 milliards d'euros de recettes annuelles, directement affectés aux retraites de base des salariés du privé.
Jeudi dernier, le RN avait réussi à faire adopter par surprise dans la confusion la suppression de cette CSSS. Le président de la commission ayant demandé une seconde délibération, le RN s'est retrouvé seul contre tous. - A.de Montchalin: Qu'il y ait un débat dans notre pays sur les impôts de production, c'est possible.
Mais supprimer d'un trait de plume un impôt de production de 5,3 milliards d'euros pose quand même question. - A.Loubet: Oui, le RN soutient les entreprises par la baisse de l'impôt de production.
Vous refusez cela. Dès lors que des baisses de fiscalité vont s'appliquer, certains qui prétendent les soutenir se retrouvent à voter contre. - F.Ruffin: Cette insistance pour prendre plus d'un milliard d'euros aux banques et les prendre à qui?
Aux retraites des commerçants, des artisans et des indépendants. Et vous insistez pour venir effectuer ce hold-up sur les retraites. - B.Vallaud: Est-ce le résultat des dîners en ville de monsieur Bardella qui conduit à déterminer aujourd'hui le vote du RN?
La réalité, c'est que l'establishment, aujourd'hui, que J.-M.Le Pen dénonçait, c'est vous!
Le parti des 200 familles, c'est vous! - P.Cohen: Le RN a confirmé ce qu'il appelle lui-même son positionnement pro-business et que ses opposants appellent plutôt porte-parole des milieux d'affaires.
Mais la CSSS a été rétablie. Cette contribution calculée sur le chiffre d'affaires des entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse 19 millions d'euros reste très contestée, à cause de son effet supposée sur la désindustrialisation du pays. La Cour des comptes a récemment préconisé sa suppression mais l'Assemblée a refusé de le faire. - A.-E.Lemoine: En quoi ce vote a influé sur le suivant? - P.Cohen: Non content d'avoir été battu sur cette seconde délibération, le RN a voté contre la partie recettes du budget de la Sécurité sociale avec les insoumis.
En cas de majorité, le débat s'arrête net. Le compromis l'a emporté de justesse avec les voix des socialistes et de la plus grande partie du bloc central, contre une sorte de coalition LFI-RN. - A.de Montchalin: Voter pour... - P.Vigier: Vouloir revenir à une retraite à 60 ou 62 ans...
Nous avons défendu la recette jusqu'à 64 ans. Nous avons accepté la suspension. - J.Guedj: Nous avons abordé ces débats sur la Sécurité sociale avec un seul objectif: être utile pour les Français et le pouvoir d'achat.
Nous avons émis les mesures problématiques. Est-ce que c'est suffisant? Certainement pas.
Mais est-ce que nous admettons de revenir en arrière si nous ne permettons pas à ces mesures de pouvoir être confirmées dans la suite du débat parlementaire? - H.Clouet: Nous ne sommes pas d'accord avec un budget qui va retirer 5 milliards d'euros aux hôpitaux.
Ca revient à 80 postes par établissement hospitalier. - J.-P.Tanguy: Il faut voter contre la mascarade qui s'organise devant nous.
C'est désigner la grande finance et les milliardaires comme les ennemis du peuple français. Les milliardaires seront évidemment exonérés de votre grande réconciliation! - P.Cohen: C'était la dénonciation du "socialo-macronisme".
Chacun accuse l'autre de trahir la gauche. Entre les 2, communistes et écolos se sont globalement abstenus. Il y a eu des divisions dans chaque groupe, ce qui a permis au texte de passer et au débat sur les retraites d'avoir lieu mercredi.
Mais comment pourrez-vous justifier votre position, c'est-à-dire l'abrogation de la réforme ou rien? Pouvez-vous vous permettre de voter contre cette suspension? - E.Coquerel: Si c'était une suspension, non.
Mais vous savez que ce n'est pas une suspension. Les socialistes avaient défendu cette version en disant qu'ils passaient de l'abrogation à la suspension. En fait, on arrête cette réforme des retraites, on la suspend.
Là, c'est un décalage de 3 mois. - P.Cohen: Un décalage d'un an. - E.Coquerel: Non. - P.Cohen: Un décalage de 3 mois, vous avez raison. - E.Coquerel: A partir du 1er janvier 2028, on va recommencer.
Les gens vont gagner 3 mois de revenus en échange du fait que le vote de ce décalage signifie que vous votez pour la première fois à l'Assemblée nationale la réforme elle-même. Il est prévu dans le texte qu'elle va reprendre par la suite et qu'on votera la retraite à 64 ans. - P.Cohen: Il ne vous a pas échappé qu'il y aura une présidentielle entre-temps. - E.Coquerel: Et donc?
Au nom du fait qu'il y a une élection présidentielle, on va faire le cadeau de voter pour la 1re fois à l'Assemblée, alors qu'elle était contre, la retraite à 64 ans? C'est non. - A.-E.Lemoine: Ca concerne quand même un certain nombre de Français. - E.Coquerel: Demandez-vous pourquoi la CGT, Force ouvrière et la CFTC sont contre.
La CFDT a dit qu'elle prenait acte. Pourquoi est-ce que 4 syndicats sont contre? Tout ça reste un musée des horreurs.
Ca grève de 6 milliards le budget des hôpitaux. Ca attaque les maladies longue durée... - P.Cohen: Ca n'a pas encore été voté, ça. - E.Coquerel: La partie dont je vous parle, quand vous votez le PLFSS, que vous votez les recettes, vous votez les recettes qui correspondront aux dépenses qui seront proposées après.
La seule partie qui aura été votée, c'est la partie recettes. Vous avez balisé un projet de loi de finances de la Sécurité sociale...
Nous, on respecte notre programme. Il n'a jamais consisté à dire qu'on adhérait à un projet de loi de finances de la Sécurité sociale qui fait payer aux malades la baisse des dépenses de la Sécurité sociale. Ce n'est pas notre programme.
Ca ne le sera pas et je pense que nous sommes dans la logique. - P.Cohen: La coalition anti-compromis, donc, c'est la réalité. - E.Coquerel: Un compromis avec une vision de la Sécurité sociale qui n'est pas la nôtre, qui fait payer les malades, les cotisants.
Nous, on est fidèles à notre programme. Je ne vois pas...
Ce n'est pas un compromis, qu'on nous demande. Au départ, la copie méritait 0/20. C'était le projet de loi de finances de la Sécurité sociale.
Aujourd'hui, il mérite 3 ou 4/20. Ce n'est pas pour autant acceptable. Je pense que le PS, depuis presque un an, depuis février 2025, quand ils ont décidé de ne pas censurer le gouvernement Bayrou...
C'était un peu le même sujet. On nous disait: "Comment ça, vous n'êtes pas d'accord? Vous ne prenez pas le conclave qui va peut-être signifier l'abrogation?" On a vu ce que c'est devenu.
A l'époque, 4000 postes devaient être supprimés et ils ont été sauvés. Le PS a voté pour la non-censure de F.Bayrou et a permis au macronisme de continuer.
Il a voté contre la censure de S.Lecornu, ce qui fait que nous sommes entrés dans le débat budgétaire. Il vient de voter la partie recettes Qui avalise l'ensemble du projet de loi de finances de la Sécurité sociale, qui reste, à mon avis,
Éric Coquerel