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InterviewRegards· 7 septembre 2026 23 minComplaisantFond programmatiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & famille

Présidentielle 2027 : « Fabien Roussel portera une parole communiste forte »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Pourquoi le PCF propose une candidature supplémentaire à gauche pour 2027 ?

  • 1:32OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui a changé depuis 2022 pour justifier cette nouvelle candidature ?

  • 4:10OuverteRéponse partielle

    Quel bilan faites-vous des cinq dernières années du PCF ?

  • 8:03OuverteRéponse directe

    Quel bilan tirez-vous de la campagne de Fabien Roussel en 2022 ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment l'extrême droite change-t-elle votre campagne ?

  • 12:31OuverteRéponse directe

    L'unité de la gauche intéresse-t-elle le PCF ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:32Fait
    « Le capitalisme est une impasse, il y a une urgence à imposer un autre cours au destin de l'humanité. »
  • 5:33Fait
    « On peut pas résumer le poids du parti communiste français aux 2,28 % qui ont résisté au rouleau compresseur du vote utile qui s'est déployé à ce moment-là dans la dernière ligne droite. »
  • 6:47Fait
    « Il y a besoin d'une parole communiste forte parce que je crois que le monde a besoin d'une alternative communiste. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Non speech

[musique]

0:06
Locuteur

Salut Guillaume. Bonjour Pablo. Merci d'avoir accepté mon invitation. Guillaume, tu es membre de l'exécutif du Parti communiste français. Tu en es aussi son porte-parole. Enfin, tu vas peut-être être son porte-parole là dans les tout n'est pas encore stalisé, mais euh on va dire aujourd'hui que tu es une des voix du Parti communiste français. Si je t'ai invité, c'est parce que ce weekend le parti, les adhérents du Parti communiste français se sont prononcé sur la candidature de Fabien Roussell à l'élection présidentielle. Il a emporté une majorité de suffrages, c'est plus de 72 % des suffrages exprimés qui ont dit oui à la candidature de Fabien Roussell à l'élection présidentielle.

Qu'est-ce que c'est que cette candidature ? Pourquoi est-ce que dans un paysage relativement éclaté de la gauche, je peux même enlever relativement éclaté de la gauche, pourquoi est-ce que le Parti communiste français fait une candidature, offre au français une candidature de plus pour 2027 ? Ben, je crois que c'est notre monde un peu qui dit quelque chose de ça. C'est notre monde qui dit un peu quelque chose d'une utilité du communisme aujourd'hui. Ben, je sais pas, on a tous vécu le même été, je crois.

euh peut-être pas exactement le même mais quand même, c'est-à-dire un été marqué par des canicules invraisemblables à répétition qui n'en finissent pas, qui ont commencé à montrer peut-être un peu concrètement pour pour un centre de gens qui parfois était un peu dubitatif ou que sais-je euh par rapport au réchauffement climatique. Voilà. Bon, le capitalisme est une impasse, il y a une urgence à imposer un autre cours au destin de l'humanité. Et donc, il s'agit pas juste d'être anticapitaliste, il s'agit aussi de de promouvoir et voilà quelque chose d'alternatif.

fait nous ce chemin là on l'appelle le covenisme mais ça fait longtemps que que c'est la raison d'être du parti communiste français donc à l'occasion de ces élections je crois qu'on n'est pas très nombreux à s'en réclamer donc voilà c'est pas la c'est pas la première fois que Fabien Roussell se présente. déjà présenté en 2022. Euh il avait fait un score relativement faible. Docun du côté de la France insoumise avait dit que les voix qui s'étaient portées sur Fabien Rousell avaient manqué pour passer la la le pas du premier tour à Jean-Luc Mélenchon. Euh qu'est-ce qui a changé depuis 2022 ? Qu'est-ce qui fait que aujourd'hui vous pensez être utile à la gauche ou au pays plus qu'en 2022 ?

Alors d'abord, je sais pas s'il faut suivre cette comparaison complètement, mais en tout cas ce qui est certain, c'est que moi, il y a une manière de penser la politique dont je voudrais sortir, c'est celle qui faisait dire à tout l'appareil du Parti socialiste en 2002 pourquoi est-ce que Lionel Vespin a perdu et parce que il y a eu d'autres candidatures. Peut-être aussi parce que le bilan qui a été le sien était un bilan contrasté dans lequel il y avait des avancées sociales mais aussi le plus grand nombre d'ouvertures de capital.

Donc l'idée en permanence qui consiste à dire eh bien nous ne faisons et nous ne ferons rien pour rassembler qui que ce soit mais par contre il faut que tous les autres se se disparaissent et se mettent derrière derrière derrière celui qui est devant. Ça n'a aucun sens. Ça n'a pas de sens politique et ça n'aide pas les gens parce que imaginez qu'en 2002 on soit mis derrière Lionel Jospin. Peut-être que effectivement il aurait été au deuxème tour mais est-ce que comment dire on aurait contribué à faire monter la mobilisation de gauche et la conscience de gauche dans ce pays ? Non. et donc on aurait reculé pour mieux sauter ensuite.

Je ne crois pas soit par l'effacement comment dire des voix politiques cohérentes, sincères et pertinentes par rapport aux situations qui sont données. Je pense pas que soit par leur effacement qu'on fera avancer les choses. Aujourd'hui, les questions sont simples. Tu sais très bien que comment dire la gauche d'aujourd'hui, elle rassemble des millions de personnes, mais pour l'instant, elle est encore loin de de de la majorité.

Donc je crois qu'il y a besoin que toutes les formations de gauche et ben voilà, elles argumentent, elles disent et puis je l'ai dit dans le monde dans lequel on est, je crois qu'il y a besoin d'une parole communiste forte parce que je crois que le monde a besoin d'une alternative communiste. Alors c'est intéressant, tu dis les socialistes en 2020 en 2002, ils avaient pas fait de bilan de leur politique et de ce qu'il proposaient à la fois à la gauche et au et au français. Vous au Parti communiste, quel bilan en fait vous faites de on va dire ces cinq dernières années ?

Je rappelle que Fabien Rousell s'était déjà présenté en 22 et qu'il avait fait le score de 2,28 % qui on peut dire que c'est honorable. Enfin, je sais pas comment tu juges toi ce score de 2,28 % mais qu'est-ce qui fait que aujourd'hui vous pensez que bon bah est-ce que l'objectif c'est de refaire 2,28 % ? Est-ce que l'objectif c'est la présidence de la République ? C'est la gauche au pouvoir et qu'est-ce qui s'est passé en fait pendant ces 5 ans ? Je sais pas, c'est beaucoup de choses. Je vais en prendre deux disons.

La première, je reviens encore à ces années lointaines, mais simplement évidemment puisque tout le monde nous a dit en 2002 que c'était parce que il y avait trop de candidats, que la gauche a été éliminée. Du coup, tout le monde en 2007 a voté pour l'en Royal comme un seul homme et Marie-George Buffet qui avait fait une très bonne campagne avait fait 1,93 %. Bon, la question est là, tu dis, tu répètes, Famier Roussell a fait 2,28 % euh comment dire l'élection présidentielle c'est une réalité.

Mais combien mois j'ai vu de personnes qui m'avaient dit "Ah oui, la campagne de Fam Rousell, j'ai trouvé qu'elle était juste, qu'elle était pertinente mais dans cette espèce de logique 2007 Golen royale permanente à laquelle on est tous de paix, avait fini par voter Jean-Luc Mélanchon. Donc on peut pas résumer le poids du parti communiste français aux 2,28 % qui ont résisté au rouleau compresseur du vote utile qui s'est déployé à ce moment-là dans la dernière ligne droite. Qu'est-ce qui s'est passé depuis ?

D'abord, il y a un débat qui existe à gauche et ailleurs sur bon, est-ce que on entre dans une période où tout est perdu, il faut faire le dos rond et attendre des jours meilleurs où est-ce qu'il y a des possibilités de résistance à vocation majoritaire. Je prends un exemple fort de la dernière période quand même, c'est la question des retraites. Sur la question des retraites, il y a eu un rouleau compresseur médiatique. On ne peut pas dire que, comment dire, il ils s'y soi allé avec le dos de la cuillère.

Ils sont allés fort pour soutenir et ils continuent encore aujourd'hui parce que la droite de quoi elle parle encore aujourd'hui avec Macron, avec Philippe et cetera, c'est encore d'aggraver ça. Qu'est-ce qu'il y a eu face à ça ? Il y a eu une mobilisation majoritaire majoritaire dans les esprits et massive dans la rue et dans les grèves dans d'autres pays. Pourquoi je dis pourquoi 26 sur ça ? C'est pour c'est pour situer le problème que le problème c'est pas que la gauche aurait perdu la bataille des idées et que le pays serait foncièrement totalement complètement à droite.

Moi ce que j'ai constaté dans la dernière période c'est que il y a une disponibilité par rapport à des grands marqueurs sociaux en dépit d'une bataille idéologique féroce qui existe, qui a qui va contre ça. Donc la question qui nous est posée, c'est comment est-ce que politiquement on pousse ces questions ? Comment est-ce qu'on aide à construire ce mouvement ce ce rapport de force ? pour ça. Et ben voilà, le parti communiste il est mobilisé et d'un petit mot parce que 2,28 % d'accord mais quand même on sort des élections municipales qui sont le dernier scoutin. Et qu'est-ce qu'on a pu constater lors de ces élections ?

Ben, on a pu constater que une fois de plus de partis communistes français de cette cette séquence en étant la deuxième force politique à gauche en nombre d'élus. Donc, je veux bien qu'on dise que comment dire que nous ne sommes que 2,28 % que nous ne pesons rien et que le peu que nous sommes serait responsable de tous les mots de la terre. Je ne crois pas.

Alors, je crois au contraire qu'il y a besoin d'un grand redéploiement, comment dire, du Parti communisme, mais pas parce que c'est le Parti communiste, c'est parce que par rapport au aux questions concrètes, aux questions de classe, questions de travail, aux questions d'environnement, voilà, aux questions de production, aux questions de démocratie, aux questions de culture, bon voilà, euh je je j'ai jamais dit que le Parti communiste était responsable de tous les mots de la terre, ni même de tous les mots de de la gauche en ce moment.

Mais si je reprends parce que en fait c'est normal en fait de comparer 2022 et et 2027 puisque Fabien Rousell était déjà candidat en 2022 et il le reçera en 2027. Jean-Luc Péchon était déjà candidat en 2022 et il est à nouveau en 2027. Qu'est-ce que tu penses ? Quel bilan en fait tu tires de la campagne de Fabien Roussell en 2027 ? Tu dis oui, j'ai entendu plein de gens me dire ouais c'était hyper cool la campagne de de Faber Bruxell. Mais quel quel thème quelle quelle idée vous tu penses avoir euh réussi enfin vous pensez au Parti communiste français avoir réussi à faire émerger pendant la campagne de 2022 et puis peut-être ces cinq dernières années ?

J'entends Fab Roussell, il le disait hier euh à sur au journal télévisé de de TF1 en annonçant sa candidature officiellement que voilà, il veut être le parti du travail. Cette question du travail, elle est centrale dans la réflexion du Parti communiste français. D'ailleurs, depuis avant Fabien Roussell, hein, de ça fait ça fait très longtemps. Euh mais le problème, c'est que j'ai pas tellement l'impression qu'aujourd'hui le Parti communiste français a trouvé euh les outils euh nécessaires pour faire de pour mettre cette question au centre du débat politique. On commence la campagne commence justement. Donc on va essayer de de faire ce travail là. C'est aussi un des enjeux si tu veux.

L'idée, ça Fabien le disait de manière tout à fait juste hier, l'idée ça va pas être de passer notre temps à dire nous ne sommes pas comme eux, nous sommes contre eux et on va passer notre vie à com se distinguer à gauche et à taper sur tout ce qui bouge à gauche. C'est parent pas comme ça en tout cas qu'on va réussir à à élargir le cercle de gauche et à mobiliser les gens. Donc moi, c'est pas du tout ce que j'ai envie de faire ici. Mais puisque tu dis qu'il y a des points communs à gauche, et ben très bien, comment dire ?

Moi ce que je constate c'est que du point de vue des personnalités politiques préférées des Français à gauche précise parce qu'il y avait parfois des petites mauvaises langues mais du point de vue des personnalités politiques préférées des Français à gauche de gauche bien Rousel est très haut du point de vue des potentiels électoraux il y a quand on demande aux gens indépendamment de tous les calculs dans lesquels les médias veulent les enfermer en permanence mais on dit bon alors si vous siel était candidat est-ce que vous pourriez voilà voter pour lui et cetera on arrive à des potentiels électoraux qui sont pas du tout négligeables et qui l'amènent pas du tout dans en que ploton des candidats à gauche.

Donc de ce point de vue, c'est que oui, la canon de Fabien, elle est présentée par le Parti communiste français mais elle a vocation a rassembler très largement. Donc il y a beaucoup de gens qui peuvent s'y retrouver et et nous on va on va continuer à avancer dans cette directionlà. le fait que et ça c'est une nouveauté dans le le les moments politiques que la France a traversé ces dernières années, le fait que l'extrême droite et Marine Le Pen en premier chef puissent arriver au pouvoir, qu'est-ce que ça change par rapport à la campagne que vous pourriez faire ? Je compare encore avec 2022.

En 2022, il y avait moins de chance que Marine Le Pen arrive au pouvoir que cette fois-ci là, tous les sondages, la donne gagnante au second tour contre ben tous les candidats possibles et inimaginables. Est-ce que ça va changer la façon dont vous allez mener cette campagne ? Et bien sûr, parce que on a tous en tête cette cette épée de Damless qui est très considérable. Alors évidemment, comme tu le dis, le risque n'était pas nul en 2022 quand même hein. On était tous très conscient de cette montée invraisemblable et pas marquante comment dire de l'extrême droit dans notre pays. Aujourd'hui, le risque est des temps plus grand.

Donc la question c'est de se poser sérieusement comment est-ce qu'on peut comment est-ce qu'on peut faire reculer cette menace là ? Et donc nous [raclement de gorge] ce qu'on pense c'est qu'effectivement il y a besoin d'aller sur le fond. Il y a besoin de démasquer tout ce qu'il y a à démasquer d'imposture sociale qui existe encore. Je sais pas si on s'en rend compte suffisamment parce que maintenant on est dans un pays qui est très fracturé. Il veut dire que c'est difficile parfois d'imaginer ce qui se passe à un beau monont quand on habite à Pentin et inversement et cetera. Vous voyez ce que je veux dire ?

Mais je sais pas si on imagine à quel point cette arnaque tellement elle est grosse, on a du mal à imaginer qu'elle puisse marcher encore. Mais elle marche encore chez beaucoup de gens. Je me souviens justement au moment de la de la bataille contre la réforme des retraites, il y a beaucoup de gens qui étaient persuadés comment dire que l'extrême droite était vraiment euh du côté de de la défense de ce système-là alors que ils sont, on sait bien, pour la destruction de la sécurité sociale avec l'idée qu'il faille augmenter le salaire net en supprimant les cotis sociales, ce qui veut dire comment dire sauter la sécurité sociale en réalité.

Donc il y a besoin de mener une campagne contre eux aussi et il y a besoin de mener une campagne rassembleuse et pas une campagne qui va opposer à l'intérieur même des travailleurs et des travailleuses les uns contre les autres. Une campagne au contraire qui va essayer de faire grandir la conscience de classe des travailleurs qui viennent d'ici ou d'ailleurs en montrant qu'effectivement son même monde du travail la création qui a les mêmes intérêts. Et ça nous c'est notre cœur de notre cœur de métier si je peux dire et on va le faire et et donc on va essayer de le faire avec le plus d'énergie possible et le plus de clarté possible.

Est-ce que la question de l'unité de la gauche est une question qui intéresse le Parti communiste français ? On voit que il y a beaucoup de de discussions, de tension sur ce sujet-là au sein des différentes familles politiques. Je prends notamment la France insoumise et le Parti socialiste pour dire "Toi, tu es de gauche, toi tu es pas de gauche, lui c'est pas la gauche que j'aime", et cetera. Comment se situe le Parti communiste français par rapport à par rapport à cette questionl ? Bah nous c'est évidemment une question fondamentale et qu'on exclut jamais de la de l'équation. On sort d'élections municipales entre avant la presse présidentielle, il y aura des élection sénatoriale.

Bon évidemment en permanence et puis on comme je te l'ai dit, on est quand même la deuxième force en terme d'élus municipaux. Donc en vénéral, c'est dans le cadre quand même d'alliance avec d'autres formations de gauche. Donc ça, on le pratique tous les jours. On la pratique tous les jours et c'est une question importante. Et puis on était là à tous les rendez-vous quoi que ça ait pu nous en coûter puisque que ce soit le NFP ou la NUPES, ça s'est quand même fait quand même souvent comment dire avec de notre côté des des des accords qui n'ont pas été favorables au Parti communiste français.

d'ailleurs pas favorable en réalité à la gauche puisque en général c'était pour parachuter des gens inconnus alors que le parti communiste français est une des principales forces militantes de ce pays et donc on avait des des des militants connus et et reconnus sur place. Bon bref, donc on a toujours été du côté de l'unité du rassemblement et ça va continuer. D'ailleurs à l'occasion du congrès, Fabien a lancé un appel en direction des différentes formations de gauche pour qu'on se rend compte.

Je rappelle que à l'université d'été, en étant le directeur, je je peux le préciser tranquillement, euh on était la seule université d'été à gauche à organiser une rencontre avec toutes les formations de gauche. Les socialistes l'ont pas fait, les insoumis l'ont pas fait, les écologistes l'ont pas fait. Donc la question de l'unité, on l'écarte pas et on sait qu'après les élections après l'élection présidentielle, il y aura des élections législatives et qu'on on a envie évidemment et qu'on pense qu'il faut qu'il faudra le les mener ensemble bien sûr, c'est certain. Mais une meneer des choses ensemble, ça ne veut pas dire disparaître.

Ça veut pas dire s'effacer, ça veut pas dire comment dire surtout quand il y a aucun aucune dynamique de rassemblement qui a été initié par d'autres. Moi je veux bien mais comment dire là on nous dit certains nous disent peut-être certains parmi ceux qui regardent cette chaîne nous disent voilà il y en a un qui est devant les sondage et le baladour du moment alors vite il faut que vous fassiez tapis devant le baladeur du moment et ben non ça marche pas comme ça parce que la vie démocratique ça n'est pas ça faut se battre pour des idées et aujourd'hui il y a besoin de communisme. Qui est-ce qui va porter cette parole si le parti communiste ne le fait pas ?

C'est pas Jean-Luc Mélenchon et je ne lui en fais pas Grief. C'est pas Raphaël GXman et je ne lui en fais pas Grief. La gauche elle est diverse, elle est plurielle. J'aime bien la gauche, mais le pour moi quand je regarde le monde tel qu'il part, ce dont nous avons besoin, c'est de gauche, mais c'est encore plus de communisme.

Euh on voit quand même au Parti communistes français parmi les adhérents que euh ben sur euh il y a aussi une division, il peut y avoir aussi des tensions euh sur euh la façon euh que euh Fabien Roussell a euh de se proposer euh à la candidature de pour la présidence de la de la République parce que j'ai rappelé le le les scores qu'il a fait ce weekend, c'était 72 % mais ça veut dire aussi que il y a un peu plus de 5000 adhérents qui ont voté contre la candidature de Fabien Rousell.

Si à cela euh j'ajoute euh les départs qu'il y a eu ces derniers mois du parti communiste français et des départs non néglisable hein, je pense par exemple, je sais pas Joël Greder qui était l'ancienne présidente du Conseil national ou euh ou Marie-Pierre Vieux qui était euh député européenne communiste, je veux dire c'est pas rien. Comment est-ce que toi tu jauges, tu juges ce ce ces tensions qui peut y avoir au sein du Parti communiste français ? Écoute, ce que je peux dire c'est que on vit une période qui est pleine pleine de potentiel.

Je pense qu'il faut pas l'oublier et c'est ça c'est pour ça que je voulais tout à l'heure parler de la question de la réforme des retraites qui disent une disponibilité populaire plus grande que certains esprits parfois le disent et même le résultat d'une populaire la dernière fois dit aussi quelque chose quand même. Donc ayons ça en tête. Mais malgré tout, nous vivons une époque très périlleuse, on le sait, tu l'as dit, avec la question de l'extrême droite.

Alors forcément, quand on a une formation politique, quand on est un militant ou une militante politique responsable qui a envie de changer les choses et d'éviter le pire et de construire le meilleur, évidemment c'est un moment de tension interne, si je peux dire pour chacun, on se pose la question comment être vraiment le plus efficace, comment être vraiment le plus utile par rapport à ça.

Donc là, il y a une majorité nette et franche qui s'est dégagé en se disant que pour nous communistes, dans les circonstances du moment, le 6 septembre 2026 et aujourd'hui le 7, et bien la meilleure manière de le faire, c'est de porter comment dire les idées communistes et le combat communiste dans l'arène de la présidentielle. Bon, très bien. Évidemment, il y a une partie des des camarades qu'il ne pensent pas. Mais tu sais, moi j'étais favorable à la candidature de Jean-Luc Mélenchon en 2012. Euh, comment dire ? Je vous l'ai dit, j'ai mené cette campagne très largement. À ce moment-là, tu sais qu'il y a eu des départs du parti communiste français.

Tu sais qu'il y a eu aussi toute une partie de figures qui étaient pas moins importante que celle que tu as cité, qui se sont égard, qui ont refusé, qui ont dit que c'était pas le cas. Donc évidemment, quand on est communiste et qu'on se retrouve pas dans le choix majoritaire qui est fait par ses camarades, c'est toujours un moment de tension interne. Chacun peut en prendre des décisions à un moment ou à un autre. Mais pour l'instant, moi je vois un parti communiste, en tout cas, c'est ce que dit le score, qui malgré tout est un parti rassemblé. Voilà. Et ça veut pas dire qu'on on n'est pas un parti qui réfléchit, ça veut pas dire qu'on n'est pas un parti qui peut hésiter, qui peut douter.

Mais à un moment à un moment une fois que la réflexion est mené, il faut il faut y aller. C'est ce qu'on décidé la plupart des communistes. Et quant à ceux qui s'y retrouvent pas pour l'instant dedans, j'espère que ils remonteront dans dans le dans dans le bateau en cours de route. En tout cas, nous on va pas faire une campagne secteur contre qui que ce soit. Au contraire, tout le monde est bienvenu, tous les communistes et puis bien d'autres encore. Alors, en parlant de de sectarisme, il y a eu aussi euh des j'allais dire des licenciements, non, il y a eu aussi des éjections, des évictions du parti. Il y a des camarades qui ont été virés.

Je pense notamment à Isabelle Laurent, à Josian Martin, tu vois, qui était DGS du 94, à Robert Indier qui était un dirigeant des Alpes Maritimes, de la Fédération des Alpes Maritimes. Bah, eux, ils ont été virés. Qu'est-ce que Qu'est-ce que ça dit selon toi du du parti communiste français ? Pour le coup, c'est tu disais il faut je fais pas faut pas faire preuve de sectarisme. Ça c'est un peu du sectarisme quand même. Non non non non. Attends attends. Alors je connais pas tous ces cas précis mais mais Robert Ang je connais un petit peu. Enfin je crois peut-être que je serai démenti parce que avec les réseaux sociaux faut aller vite.

Mais en tout cas ce que ce que je sais en tout cas c'est qu'il y a des statutes dans le parti communiste français. Et les statutes disent quoi ? Bah disent que on peut pas être candidat contre le parti communiste français quand une décision a été prise. Sans quoi ? Je crois que c'est ce qui se fait dans à peu près tous les partis politiques quand même hein. Et si on est candidat contre ceux que les communistes ont décidé de soutenir, bah oui, on s'expose forcément à des sanctions. Alors moi, je veux bien sinon après ça devient une amicale bouliste, tout est possible mais si vous voulez un moment c'est aussi le respect de la démocratie interne. Donc non, ça n'a rien à voir avec ça.

Et puis pour en tout cas en ce qui nous concerne, on n'ira pas mener une campagne déchaînée ni contre les personnes ni contre que ce soit. Je connais pas les autres cas mais pour le cas de la Zap maritime, c'est assez clair hein.

Non, mais j'ai en fait le truc c'est que j'ai pas de chiffres euh globaux euh de gens qui sont partis euh ni des gens euh qui ont été euh viré, mais c'est vrai que la le dans dans l'entourage de de regard, ça commence à faire système et on commence à se dire "Ben en fait euh là, il y a le malaise, il y a un malaise en fait au sein du monde communiste euh au sens large de gens bah maintenant qui ne sont plus adhérents mais qui sont encore des communistes indubitablement euh comme Robert, comme Marie-Pierre Vieux, comme Joël et cetera. et qui se et qui se retrouve plus dans dans le parti. Et toi ce que tu dis là, ce que tu dis c'est bon bah à un moment vous allez remonter dans le bateau.

Bon non, je leur dis pas ça. Je dis pas qu'ils remonteront dans le bateau. Ils feront bien ce qu'ils veulent. C'est mais ils sont tous on est tous confrontés à des questions, voilà qui sont devant nous. Comment est-ce qu'on est le plus utile ? La vie est courte. On se dit comment est-ce que je peux servir à quelque chose dans le peu de vie qui me reste à vivre de longtemps de vie que j'ai. Voilà. Bon ben donc certains pensent que c'est en rallion mélangenchon. Je rappelle que le parti communiste a perdu beaucoup d'adhérents au profit du Parti socialiste dans les années 70 et 80.

Enfin, je veux dire parce que ils se disait voilà ter du pouvoir donc c'est avec lui qu'on pourra changer les choses. Bon voilà et ils sont il a beaucoup qui sont partis, j'ai une liste de noms longues comme ça. Partie d'entre eux ensuite sont partis avec Macron et cetera et cetera et cetera. Je fais pas de parallèle, je dis pas je dis pas du tout que je qu'on fasse pas de fa polémique. Je dis c'est pas le sujet. C'est pour donner un exemple pour qu'on se comprenne.

Je veux dire ces questions-là pas parce qu'on est l'adhérent du parti communiste un jour qu'on pour vocation à l'aide tout le temps parce qu'on peut considérer qu'à un moment on se retrouve plus dans les choix faits par ses autres camarades. Mais en même temps, il y a des gens qui viennent de d'autres qui reviennent si si tu veux. Moi je je regrette quand un communiste part. Je regrette toujours quand un communiste par et c'est très sincère. Mais moi mon objectif est quand même euh au Parti communiste, c'est d'aller c'est pas simplement de gérer avec un stock comment dire constant qui est ceux des communistes historique.

Et même si moi je pense qu'il faut être attentif et que ça dit toujours quelque chose, mais néanmoins, je pense qu'il faut aller à la conquête de de la masse des gens. Voilà, aujourd'hui il y a beaucoup de gens qui euh qui qui auraient intérêt si je puis dire à s'organiser parce qu'on vit dans un monde où il y a plein de résignations. On se dit on va pas y arriver, c'est pas possible. Euh, on nous impose des choses mais la grève ça sert à rien. Le syndicalisme ne fonctionne pas. Il y a beaucoup de gens qui croient à ça. On a besoin de redéployer euh comment dire la démonstration que il faut s'organiser parce qu'en face ils sont très organisés.

Il y a besoin de se synder, il y a besoin de faire la grève quand c'est nécessaire et il y a besoin de renforcer des organisations politiques. Et dans le monde qui va, dans le monde actuel, si on veut défendre nos droits comme travailleurs, comme travailleuse dans le monde où travaillez de la création, il y a besoin d'un parti communiste fort. On a besoin que vous adhériez et que vous rejoignez le Parti communiste français massivement, largement. Et après on débat et puis voilà, on fait des prendre des décisions, on en tire des bilans, on voit, on peut changer d'avis et c'est ce qui s'est passé hein.

Si tu prends le parti communiste dans les 20 dernières années, tu as pas toujours la même ligne de conduite parce que voilà, les communistes tentent sincèrement, expérimentent et puis après on peut faire des des des modifications par rapport au bilan qu'on qu'on a tiré des actions. Donc bref, voilà, tuas un parti communiste qui dans l'ensemble quand même reste la une des principales peut-être la principale formation militante dans ce pays. elle traversé par des débats mais ces débats sont tranchés démocratiquement et on là on est parti on est parti pour une campagne qui va être je pense une belle campagne utile au monde du travail et de la création.

Et ben merci beaucoup Guillaume et j'ai plus qu'à te souhaiter une bonne campagne genre 7 mois puissant et dans laquelle le le la voix du Parti communiste et celle de Fabien Roussell se feront entendre. Merci beaucoup.