Éric Vuillard / Iran-Liban : guerre israélienne préventive ou expansionniste ? | 28 minutes | ARTE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir, soyez les bienvenus dans 28 minutes. Merci de votre fidélité et bonsoir mes camarades. Bonsoir Elisabeth.
L'actualité internationale, c'est le Liban à feu et à sang depuis qu'Israël a été attaqué lundi dernier par le Esbola en soutien à l'Iran et en rétorsion. L'État hébreu pilonne sans relâche le sud Liban et a même mobilisé 100000 réservistes supplémentaires pris en parola le Liban qui compte moins de 6 millions d'habitants estil au bord de la crise humanitaire Quant à l'État hébreu, mène-il une guerre préventive ou expansionniste afin de redessiner la carte du Moyen-Orient ? On en débattra ce soir et on vous retrouvera en fin d'émission.
Marie Bonisso, que vois-je ? Sublime et Xavier Maudu ? Non, pas de bol, pas de ce côté-là.
Ou Isabh, vous savez une relique qui a été volée dans une église parisienne, c'est l'église Saint-Vincent de Paul. Il s'agit d'un médaillon précieux dans lequel se trouvait un morceau de tissu la cape de Saint-Vincent de Paul, patrimoine sacralité. Nous allons reluquer la relique.
Excellent modu. Et vous Marie ? Un potomtre peut-il convaincre les Français d'aller voter ce dimanche au municipal ?
C'est le paris du gouvernement. Je vous détaille ce plan maavell tout à l'heure. Un pot deè qui compte les kilomètres qu'on fait.
Très intrigant. À tout à l'heure. Et pour commencer, pourquoi et comment un morveux de 20 ans aux poches troué et à la gâchette chatouilleuse est-il devenu un des mythes de l'histoire culturelle américaine ? pour évoquer Billy the Kid, anti-héros du Far West, ressort à fiction et révélateur au sens photographique du terme des mots de l'Amérique, nous recevons l'écrivain Éric Villard qui lui consacre un livre.
Et quel livre ? Éric Villard, bonsoir. Je vous présente Anandia et Benjamin Sport parution aux éditions Acte Sud.
Bonsoir de ce récit. Ce n'est pas un roman, les orphelins consacrés entre autres à Billy the Kid. Il est quand même au centre de votre récit et vous avez justifié l'écriture de ce livre en vous étonnant du fait que d'autres Français ne s'y soient jamais intéressé dans une interview de façon très drôle.
Il y a quelques jours, vous avez dit "Ben ni Jean-Junet ni Michel Fouco se sont jamais intéressés à Bil de Kid. Il était ni fou, ni assassin, ni Oui. En tout cas, ce qui me frappe beaucoup, c'est qu'on s'intéresse finalement si peu aux États-Unis, non seulement depuis la France.
Dire chez les romanciers et français ou pas seulement les Français, je dirais même les sciences humaines. C'est-à-dire qu'au fond, c'est comme si les États-Unis dominent le monde et bon aujourd'hui, on voit comment ils sont en train d'essayer de recomposer et il est curieux de la part de gens qui sont plus ou moins ses vassaux de pas s'intéresser davantage à leur maître. Lis Arnaud Miranda les lumières noires.
Je dis pas que personne bon c'est une autre histoire. C'est pas l'objet de votre venue ici, c'est Billy de Kid votre profil idéal par Olivier Boucreux. Cher Villard, Vuillard, pour vous la littérature n'est pas un décor historique, c'est un contre-récit.
Dans les orphelins, une histoire de Billy the Kid vous démonter un mythe américain pour raconter les rapports de force qui fondent d'une nation. Pour gratter la légende jusqu'à l'os, vous avez le profil idéal. Depuis la Révolution française, depuis 200 ans, si on prend les les grands noms de la littérature, au fond, c'est une histoire qui est à la fois littéraire et politique.
Et cette histoire-là est liée à l'histoire des inégalités. 1968, votre père hurle sur les barricades. Vous vous poussez votre premier cri à Lyon.
Enfance bourgeoise et protégée, c'est le choc à l'adolescence quand vos parents s'installent dans un village alpin qu'il restaure à 1000 m d'altitude. C'est pas un travail d'cule, c'est quand quelque chose de passionnant. Quand on fait ce qu'on aime, on ne travaille pas.
Je mon fils m'a dit un jour "Ah bah toi papa, ton village c'est ton tableau." Internat isolement, vous lisez Villon, Rimbo et fugué dès vos 15 ans, Espagne, Portugal, Italie. La littérature tient dans la poche et vous vous revenez toujours.
Pas qu'à 18 ans, puis droit sciences politiques, anthropologie, philosophie, vous étudiez tous au l'art d'avoir un métier. Écrire est une manière de penser. En 1999 paraît le chasseur, votre premier roman avec déjà la part animale sous la civilisation.
Puis l'histoire entre en scène. Chez vous pas de roman national. Conquistador raconte la chute des incas.
Congo le partage de l'Afrique. 14 juillet la révolution vu d'en bas. En 2017 l'ordre du jour reçoit le prix concours à partir d'un détail relevé dans les mémoires de Churchill.
Vous y montrez comment l'unchlus s'est joué aussi dans les coulisses du patronat. La fiction n'est peut-être pas tant du côté de la littérature ou de l'art que du côté de la politique ou du pouvoir en tout cas parfois. Et dans les orphelins, Billy the Kid n'est pas un héros de western mais un adolescent pauvre pris entre grand propriétaire et règlement de compte.
Votre engagement déborde des livres, Amnistie des gilets jaunes, opposition à la réforme des retraites, soutien à la NUPES en 2022, appel à un cesser le feu à Gaza. Plus récemment encore, une tribune pour affirmer notre antifascisme. La neutralité n'est pas votre langue.
Dans vos livres, comme vos prises de position, vous rappelez qu'avant d'être une légende, une nation est toujours une lutte. Le récit, qui n'est pas contre, n'est pas écrit, il est dicté. Juste avant d'évoquer Billy de Kid, c'est marrant parce que vos deux muses poétiques, c'est Arthur Rimbau et François Villon qui ont pas vécu à la même époque évidemment, l'un au 19e et l'autre au 16e.
Deux canailles, deux génies politiques mais deux canailles, deux outcast comme on dirait aux États-Unis. Mais d'une certaine manière, ils sont ceux de tout le monde. Je veux dire que quand on étudie à l'école, Villon, c'est sans doute une des premières.
Oui. Et ce sont donc précisément des canailles comme vous dites, qui s'adressent à nous, mort pendu. Donc c'est ça peut-être le début de la littérature les franchis. présente Billy de Kid.
Vous écrivez dans les orphelins, il n'arrive à rien, il part de trop bas, il est venu au monde trop tard. Ça veut dire quoi ? Ben, il représente d'abord cette corte de migrants qu'on nous présente en général dans la légende américaine comme étant ceux qui vont non seulement fonder les États-Unis, mais qui vont pouvoir justement monter dans la société, ce qu'on appelle des pionniers.
Or, une l'immense majorité de ces gens-là vont rester soit ouvriers à New York, soit comme Billy ou petit propriétaire terrien ou ce qu'on appelait garçon vaché. C'est donc de ça qu'il est question, c'est d'essayer de raconter de manière un peu plus proche de la réalité ce qui s'est produit et ce qui est arrivé à ces gens pendant ces fameuses années qui ont été tellement myifiées notamment au cinéma pendant la conquête de l'Ouest, pendant les années de la ruée verslor, pendant les années de la construction du capitalisme d'une certaine façon et il y a quelque chose qui vous tient à cœur avec Guuyard dans les orphelins. Il y a une analyse extrêmement dense, corrosive de la propriété privée.
Alors cette propriété privée, c'est les propriétaires des ranches, les propriétaires de terrain, les propriétaires de tripau. Mais la propriété privée est au cœur de la problématique. Oui, elle est elle est bizarrement elle est comme évacuée en général du western.
C'est comme si le western était une affaire d'honneur, voyez, de duel simplement. Mais euh en réalité derrière ces affaires d'honneur, ce sont des affaires politiques et économiques qui se jouent puisque ces cowboys sont des mercenaires, ils ont euh des patron. Et donc aussitôt en m'intéressant à Billy et bien je suis tombé sur différents individus qui renttaient non seulement le comté de Lincoln où Billy œuvret mais également le Nouveau-Mexique puisqu'il est notamment il s'affronte avec la bande d'un avocat de Santa Fe Thomas Benton Catron qui finira sa carrière au Congrès.
Si bien que voyez c'est comme un peu Alice face au miroir on franchit le miroir et on tombe au Mexique au centre du pouvoir. Vous êtes allé là-bas ? Vous êtes allé Oui oui je suis allé à Las Vegas au Nouveau Mexique en fait.
Oui, je suis allé à plusieurs reprises en fait à la fois au Nouveau-Mexique, enfin j'ai fait un long trajet en voiture et puis je suis allé aussi une autre fois à Washington enfin bon aux États-Unis plusieurs histoire. Il y a une résonance voulue avec l'actualité ou pas ? Parce que quand il y a des truants qui deviennent des policiers avec des méthodes barbares, bien sûr, on peut pas s'empêcher de penser par exemple à l'ICE, la politique de l'immigration qui qui a été si contestée celle de Donald Trump par des Américains eux-mêmes.
Oui. Alors en fait, c'est un phénomène d'abord assez général. J'avais déjà dans un autre livre parlant de Chiap, donc un préfet français montré combien des petits nervis aussi avaient été à la base de la police française.
Donc au fond là, c'est simplement il y a des mois donc en achevant le livre au mois de de juin que ces choses ont été écrites et imprimées ensuite. Et donc, j'ai été moi-même d'une certaine manière, non pas surpris, mais en tout cas l'actualité m'est m'est revenue au visage et euh j'ai constaté comme bien des gens de façon navrée que les modes de recrutement aujourd'hui de l'ICE et puis la façon dont ils étaient formés n'étaient pas tout à fait sans rapport avec cette violence initiale. Oui.
Oui. Les modes de recrutement qui rappellent ceux des bandes qui recrutent des pièces soléraux et des canailles quoi. Oui, tout à fait.
Et tout ça a sans doute à voir aussi avec le fait que comment dire la colonisation n'est sans doute pas un phénomène qui s'achève une fois pour toute comme on veut nous le faire accroire. En fait, elle est en cours, elle continue. H h On va évoquer avec vous Éric Villard et avec Anna le fait que bon vous le savez, il y a des élections de mi-mandat qui auront lieu en novembre prochain aux États-Unis.
Les Républicains et les démocrates sont en train de s'attaquer à la carte électorale. Oui. L'intégralité des sièges de la chambre des représentants vont être renouvelés lors de ces prochaines midterms en novembre.
Donc et les démocrates ont besoin de seulement trois sièges supplémentaires pour que la chambre bascule de leur côté. Alors pour conserver sa majorité, Donald Trump a appelé tous les États rouges à redessiner leurs cartes électorales, soit en se délestant de quelques zones qui sont acquises au démocrates, soit en diluant ses bastion dans le maximum de circonscription. Et cette méthode, elle porte un nom, ça s'appelle le Jerry Mandering du nom d'un élu qui s'appelait Elbridge Jerry et qu'il a popularisé en 1812.
À ce stade, aujourd'hui, plus d'une dizaine d'États américains ont engagé le processus. La nouvelle carte du Texas a été validée. Elle doit permettre aux républicains de bénéficier de cinq sièges supplémentaires à la chambre.
Et puis en Californie, nouvelle carte aussi avec cinq sièges gagnés mais mais cette fois pour les démocrates. Euh beaucoup d'intellectuels aux États-Unis estime que cette mesure enfin de redécoupage électoral euh c'est de la triche. Est-ce que c'est ce que vous pensez aussi ?
C'est que je pense que c'est pas la seule enfin je sais pas si le c'est seulement le mot triche qui est adapté, c'est-à-dire manipulation. Oui, enfin je veux dire les les élections en général aux États-Unis sont tout de même toujours il y a des processus très complexes. Vous marquerez d'abord ce qu'on appelle les primaires pour les présidentiels sont très difficiles à comprendre les grands électeurs ou c'est ça.
Il y a toujours des biais des choses bon qui sont liées à l'histoire, au passé et cetera et puis le financement des campagnes est aussi quelque chose. Donc je pense que ça obéit plutôt à un ensemble de déterminants. Ce que je dis dans mon livre, c'est que lorsque j'ai travaillé sur l'élection de Pasgarette, donc le shérif qui va abattre Billy, va abattre Bil de qui en 8181 ça je m'attendais à tomber sur au fond une élection trichée justement de façon ostensible, les urnes bourrées et en réalité je suis tombé sur un processus électoral assez banal mais c'est justement ce processus électoral banal qui m'a choqué c'est-à-dire les notables qu'on vient chercher, qui financent la campagne, qui s'entremettent, quelque chose qui vient mettre un obstacle au fond. euh à la démocratie réelle.
Nous-même nous allons voter dimanche en toute transparence, sans tricherie. Vous vous avez eu un engagement politique hein, vous avez soutenu Jean-Luc Mélenchon euh en 2022. Est-ce qu'il a toujours votre soutien aujourd'hui le leader des insoumis malgré les les sorties récentes qu'il a fait qui ont irrité une partie de la gauche ?
C'est-à-dire que vous voyez quand en 81 Mitran s'est présenté, il avait tout de même lui aussi quelques défauts. Il me semble qu'aujourd'hui ne pas soutenir les insoumis, c'est du suicide politique pour la gauche. Donc vous êtes toujours derrière lui et vous le ferez jusqu'en 2027.
Vous n'avez pas été choqué par les sorties pour certains considérent qu'elles étaient de tonalité antisémite par exemple. Je crois que comme je vous le disais, voyez, François Mitterran pendant la guerre d'Algérie avait tout de même lui aussi participé à des choses qui me paraissent d'une une gravité importante. Or, on s'est finalement rallé à lui.
Je crois que surtout, voyez, quand un parti est disons plus proche de l'économie de marché, on se rallie en général plus aisément à lui. Et vous voyez bien que dès lors que ça n'est pas le cas, et bien on trouve toujours toutes sortes d'obstacles pour ne pas le faire. Billy de Kid, beaucoup d'incarnations au cinéma, une extraordinairement surprenante.
Jean-Pierre Léo dans les années 70 dans un film de Luc Moulet. Est-ce que on va le voir, on va voir l'affiche de ce Billy de Kid réalisé par un auteur cinéphilique français. Est-ce que vous avez vu beaucoup de films où est-ce que d'une certaine façon la notion d'image a été évacuée ?
D'ailleurs, ce n'est pas Billy de Kid, c'est une sorte d'astuce. Ce n'est pas Billy de Kid qui est sur la couverture. Non non, c'est c'est Jess Evans qui était un compagnon de de Billy.
Non, j'ai pas revu des films spécifiquement en tout cas pour pour écrire. Alors, j'ai comme tout le monde vu beaucoup de films, beaucoup de western et puis beaucoup de films concernant Billy. Mais surtout ce qui me frappait, c'est dans le western en général, c'est à quel point il forme une espèce de gigantesque souvenir récorant.
Alors avec des épisodes très beaux, mais néanmoins qui nous présentent, comme je le disais, le les enjeux réels à la fois politiques et sociaux comme étant simplement des enjeux moraux, des des problèmes d'honneur, de vengeance, ce genre de choses qui viennent au fond rendre un peu dérisoire les véritables problèmes. Les orphelins Éric Vuillard aux éditions Actes Sud, merci d'être venu évoquer ce personnage absolument fascinant. Merci Eric Guyard.
Merci encore et on va passer à notre débat sur le deuxième front ouvert par Israël au sud Liban, à l'est du pays et dans le sud de Beou. Des bombardements sur les infrastructures et sur les hommes du Esbola. La milice islamiste chiite antisioniste et anti-occidentale financée par l'Iran, l'État hébreux mène-il une guerre préventive ou une guerre expansionniste ?
Débat après la mise au point de Sandrine Lecalvez. Dépaes colonnes de fumée dans le ciel de Beou. Israël a de nouveau bombardé ce matin la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du esbola proiranien.
Des frappes accompagnées de menaces comme celle de ce ministre israélien d'extrême droite. Vous vouliez nous faire vivre l'enfer, c'est vous qui le vivez. Le sud de Beouh ressemblera bientôt à Runes à Gaza.
Le Liban replonge dans le chaos de la guerre. Le fragile cessé le feu avec Israël a volé en éclat le 2 mars dernier lorsque le esbola a tiré des roquettes sur l'état hébreu pour venger la mort du guide suprême iranien. Depuis 400 personnes tuées, 1 demi million de déplacés.
Les autorités libanaises pointent la responsabilité du esbola. Il a agi en fonction des intérêts du régime iranien et non pas des intérêts du Liban. C'est une aventure suicidaire.
Emmanuel Macron qui renvoie lui aussi dos à dos Israël et le Esbola a joué aujourd'hui les médiateurs. Le Esbola doit cesser toute frappe depuis le sol libanais. Israël doit ensuite cesser au plus vite son opération militaire pour que le calme puisse revenir.
Israël engagé sur deux fronts, le Liban et l'Iran, a lancé une vague de frappe d'envergure ces dernières heures sur Teran, Ispan et le sud du pays. Comme un message envoyé au nouveau guide suprême iranien désigné hier et déjà dans le viseur du premier ministre israélien qui veut en finir avec le régime des Molins. Quant aux prochaines étapes en Iran, nous avons un plan méthodique avec de nombreuses surprises pour déstabiliser le régime et permettre le changement.
Alors, ce plan méthodique israélien peut-il entraîner la chute du régime iranien ? Le Liban, champ de bataille d'un conflit régional, risque-t-il de basculer dans une nouvelle crise humanitaire sur fond de tension communautaires ? Guerre préventive ou guerre expansionniste ?
Quels objectifs Israël poursuit-il ? Nos trois invités pour ce débat. Benjamin Petrovert, bonsoir.
Vous êtes journaliste spécialiste des questions internationales et vous avez passé près de 10 ans au Moyen-Orient. Selon vous, Benjamin Netaniaahou n'a pas la moindre volonté expansionniste au Liban. Il poursuit le combat de sa vie, ajoutez-vous, mettre fin à la menace existentielle que l'Iran représente pour Israël.
À côté de vous, Karim Émile Bitard. Bonsoir. Professeur associé à l'université Saint-Joseph de Beout, spécialiste du proche Orient.
Vous êtes enseignant à Science Po Paris. Vous estimez que le prétexte d'une guerre préventive semble fallacieux depuis les années 90. L'expansion ne fait pas partie de la politique officielle de l'État de la politique officielle de l'État d'Israël, mais nous sommes dans une fuite en avant en ce qui concerne peut-être les intentions de Netaniaou.
Et à côté de vous, Yasmina Asrargis, bonsoir. Vous êtes chercheuse associé à l'université de Princeton et à la fondation Jean Jorè, spécialiste du Moyen-Orient. Vous venez de publier le Mirage de la paix, la véritable histoire d'Israël et des pays arabes.
Selon vous, on va vers une crise humanitaire, une vraie crise humanitaire au Liban et vous ajoutez les Européens qui sont toujours en marge de l'histoire ont un rôle à jouer sur le sujet. Et on démarre le débat Benjamin avec le mot du jour, l'expression du jour. Exactement.
Lion rugissant, c'est le nom de l'opération lancée par Israël contre l'Iran. Le lion symbole de vigilance et de résistance dans la culture militaire israélienne. Référence biblique également.
En juin dernier déjà le lion qui se lève était le nom de la première intervention militaire contre Teran et en mai 2025 c'était les chariots de Gédéon à Gaza. Karim Émil Bitar, il y a une importance de la sémantique dans les guerres menées par Netaniaou pour les ancrer dans une histoire plus ancienne biblique d'Israël. Absolument.
C'est ça qui est intéressant dans cette guerre, c'est que le messianisme est présent de tous les côtés. On connaît bien sûr le messianisme du régime iranien avec sa doctrine de Wayat Alfaki, son eschatologie, sa son regard sur l'apocalypse. Mais ce qui est frappant, c'est de voir également aux États-Unis un discours très religieux.
Lindzram parle de guerre de religion. Lindzram. Lindzram, sénateur censé être un grand spécialiste de politique extérieure très proche de Donald Trump. euh nous parle de guerre de religion qui va définir le prochain millénaire.
Le secrétaire à la guerre qui s'appelait secrétaire à la défense P. Oui. a écrit un livre qui s'appelle American Crusade, croisade américaine et il a des tas de tatouages faisant référence à la 3e et à la deuxème croisade.
Et côté israélien, il y a également un messianisme assez marqué que l'on retrouve chez certains membres du gouvernement. Donc derrière les intérêts géopolitiques classiques, l'intérêt pour les ressources économiques et énergétiques, il y a également cette dimension là qui est particulièrement inquiétante dans un contexte de perte des valeurs à l'échelle mondiale. Yasminearis pour revenir sur le dire ou oui oui oui oui oui dites-nous juste je voudrais juste préciser tout de même parce que utiliser le mot messianisme je sais pas ce que vous entendez par messianisme mais en fait en Israël euh on est dans le pays de la Bible donc de la même manière qu'en France dans les grands discours à l'Assemblée nationale on fait appel à Montescque ou à Rousseau.
En Israël on fait appel à la Bible tout simplement. Il y a pas ça pourrait être un dirigeant de droite comme de gauche en Israël systématiquement les références c'est la Bible. On n pas besoin d'être messianiste pour ça ou messianique pour ça.
Et en l'occurrence le nom de cette opération c'est l'emblème de Jérusalem. C'est le saut du roi David et c'était surtout un clin d'œil au peuple iranien parce que c'est le drapeau de l'Iran jusqu'en 1979. Donc le lion c'était avant tout cela pour montrer le lien qu'il y avait entre les deux peuples.
Alors aux États-Unis aussi on fait fréquemment référence à la Bible. C'est tout à fait normal. Le problème en Israël c'est que certains considèrent que la Bible est un cadastre.
Or David Bengour lui-même disait au Sunday Times en 1969, "La Bible n'est pas un cadastre." Itakrabin était sur cette ligne-là. Aujourd'hui, des deux côtés de l'échiquier politique en Israël, vous avez des par la géographie en l'utilisation dans un discours des mots de la Bible, les mots de la Bible là-bas en Israël, c'est simplement parce que c'est un texte de référence qui sert aussi pour les discours politiques.
Alors, on y reviendra. On va avancer Yasminais sur le le ce qu'a annoncé Benny Nutaniaou. dire un plan méthodique avec des surprises he pour éradiquer le régime iranien.
À quelle surprise peut-on s'attendre ? C'est vrai que c'est un vocabulaire auquel on n'est pas habitué dans une opération militaire. Alors, la posture israélienne dans euh cette guerre d'abord vis-à-vis de l'Iran et puis le rapprochement du front libanoir du front Israël Iran à cette frontière véridique à cette frontière entre Israël et le Liban nous montre plusieurs choses.
D'abord que Israël était fortement préparé à cette réponse dubola qu'ils avaient identifié la présence de certains membres des Passes d'Aran qui ont utilisé cette fois-ci le territoire libanais pour prendre en main le esbola et et donc prendre en otage l'entièreté du peuple libanais réellement puisque Israël dans la minute qui a suivi a déployé 100000 hommes dans cette région et repris cette zone du sud Liban bien que ces frappes domicile soient venues de la BK donc la région nord-est. Donc c'est déjà des surprises quelque part. Il y a déjà des c'est des non surprises sur le plan militaire.
En revanche la véritable question va être est-ce que la France aujourd'hui sans l'Amérique de Joe Biden et d'Anthony Blincoln peut peut-elle réobtenir l'accord qu'ils ont obtenu lors du précédent CC le feu ? Et est-ce que les conversations qui ont actuellement lieu à Chypre permettront à la diplomatie de prendre le devant et et de conduire à une véritable désescalade dans cette région puisque la guerre, rappelons-le, est censée être très momentané avec une véritable stratégie et préparer le terrain de la diplomatie et de la négociation. Chypre Emmanuel Macron était à Chypre aujourd'hui.
Benjamin Père, vous qui avez collaboré avec plusieurs médias, vous avez passé près de 10 ans prochain, vous avez travaillé notamment pour 24 News. Est-ce que le les Israéliens sont derrière le premier ministre Taniaou actuellement ? Les sondages le disent, ils soutiennent cette opération.
Alors pour la guerre en Iran, oui, on a les sondages qui nous disent qu'il y a quelque chose comme 80 % de soutien au sein de la population israélienne. Euh c'est toute une société qui depuis 40 ans vit avec cette menace qui entend à qui entendait année après année les dirigeants iraniens, les Ayatolas, euh appeler à la destruction de l'État d'Israël, expliquer qu'ils allaient rayer Jérusalem était la vive de la carte. Donc il est clair pour les Israéliens, il y a un soutien face à cette opération.
Pour ce qui est de l'opération au Liban, il va il y a des réserves. Il y a déjà aujourd'hui des réserves parce que dans la société israélienne et vous Ellisabeth, il connaissez tellement bien le cinéma, il y a énormément de traumatismes après les différentes guerres qu'il y a au Liban et on ne compte pas les films, les séries, les chansons, les musiques, les œuvres d'art qui ont été faites après les différentes guerres au Liban qui ont traumaté. Il y a Valsek Bachir que vous connaissez.
Euh, il y a par exemple la chanson qu'on a vu, vous savez à chaque fois qu'un appel était lancé pour libérer les otages était chanté en Israël. La chanson à Baita, on l'a vu aussi à Paris chanter de multiples fois. Cette chanson n'a pas été écrite pour les otages, elle a été écrite en 1982 pour appeler au retrait des troupes de Tsal du Liban.
Donc c'est dire si dans la société israélienne une opération au Liban, c'est signe de traumatismig. On va évoquer avec Anna Benjamin Netaniaou donc qui a présenté cette guerre comme étant défensive. Et pourtant un missile qui a été contre l'Iran pour contreer cette thèse.
Vous nous expliquez de quel missile d'ailleurs qui a un nom particulier il s'agit. Oui, le missile Blue Spar que l'on va voir moine bleu en français qui à l'origine au début des années 2000 était une arme de défense antiaérienne mais qui ces dernières années a évolué jusqu'à devenir une arme d'attaque air sol. C'est d'ailleurs ce missile qui est responsable de la mort de Layatola Ramenei. 6 m5 de long, près de 2 tonnes, une portée de de plus de 1000 km et surtout sa particularité c'est de pouvoir quitter l'atmosphère puis de redescendre en piqué sur sa cible sans se faire intercepter par les systèmes de défense.
Et cette presse militaire qui a été observée par le monde entier fait depuis les beaux jours des entreprises d'armement israéliennes. Mercredi dernier, la valorisation du groupe LBIT Système qui fabrique notamment des bombes des missiles et des drones de surveillance a atteint 40 milliards de dollars à la bourse de Tel Aviv et s'est placé donc à la première place devant des entreprises pharmaceutiques et des banques israéliennes. Et puis les carnets de commande dans l'armement ne désemplissent pas.
Le groupe public qui est à l'origine de ce missile Blue Spar et du dô de fer ainsi que deux autres mastodontes de l'armement israélien enregistre à E3 près de 60 milliards de dollars de commande. L'Europe étant leur principal client suivi de l'Inde et des Émirats arabes unis. Yasmina Asrarguis, est-ce que cette guerre au-delà de détruire l'ennemi iranien, c'est aussi une manière de se de se positionner stratégiquement dans l'armement mondial pour Israël ?
Je pense que l'armement américano israélien aujourd'hui est en train de connaître une phase d'accélération puisqueon voit bien tant en terme de de contrat signé qu'en terme de projection sur les prochaines années et ce qu'on appelle le inside trading à Washington, c'est-à-dire le premier cercle autour du Congrès et de Washington a de a des impressions et des informations sur le cours du marché du marché militaire et investi d'une certaine certaines manières. Donc toutes ces informations nous permettent de voir qu'effectivement l'heure est est à la guerre et à la préparation du d'un dispositif militaire qui est et hier Trump par ailleurs informé de sa volonté de se lancer à Cuba. C'est c'est l'étape d'après.
Donc on voit bien que l'Iran n'étant pas fini, il y a déjà d'autres d'autres pays qui sont dans dans le radar et et la cible de Washington actuellement. Euh une question Karim Émil Bitard, on se demande si la réponse israélienne à l'attaque qui a eu lieu la semaine dernière donc par le Esbola euh sur le territoire israélien, la réponse israélienne au Liban est disproportionnée ou pas ? Euh oui, bien évidemment, elle toutes les ripostes israéliennes, elle a fait plusieurs centaines de morts et 1130 blessés sont systématiquement disproportionné.
Le Hezbola a commis une erreur stratégique majeure en donnant à Israël un prétexte d'attaquer. Il a lancé six requêtes qui n'ont atteint quasiment aucun objectif et c'est 700000 Libanais qui sont sommés de quitter leur domicile en moins de 2 heures. L'explication de ces tripostes disproportionnés, elle tient au traumatisme historique.
Le peuple juif ayant subi au 20e siècle la destruction des juifs d'Europe et en étant sorti traumatisé de la seconde guerre mondiale a tendance à percevoir toute menace stratégique comme étant une menace véritablement existentielle. D'où la volonté d'éradiquer tout ennemi avant qu'il ne soit en en mesure de vous faire du mal. Je suis de ceux qui pensent que l'Iran représente une menace stratégique pour Israël mais pas une menace existentielle.
Israël est quand même un pays qui dispose d'au moins 80 ogives nucléaires, peut-être 200 à 300. C'est un secret de polichinel qui a finalement été reconnu à l'époque par Shimol Perz. Donc il n'y a pas véritablement de risque qu'Israël soit rayé de la carte.
À ce jour, le seul pays qui a été rayé de la carte, c'est la Palestine. Il y a cette menace stratégique, il y a les traumatismes historiques que l'on peut comprendre qui conduisent systématiquement les Israéliens à surréagir. Ce qui fait qu'ils sont incapables de transformer leur victoire militaire grâce à cette écrasante supériorité technologique en victoire politique.
Oui. Euh Perez qui était Perz qui est l'ancien premier ministre israélien Benjamin Petroer. C'est vrai qu'en même temps quand on lit ce que ce qu'a dit le ministre israélien des finances Bales Motrich qui est situé à l'extrême droit atteinte de l'éché politique en Israël.
Voilà ce qu'il dit très bientôt. La banlieue sud de Beouh ressemblera à Hanunes. Est-ce que qu'est-ce que ça vous inspire quand vous lisez ça ?
C'est vrai qu'on se dit que le esbola l'attaque qu'il a fait était un prétexte bienvenu pour Israël pour attaquer le Liban et se débarrasser dubola ce qu'il n'a pas pu faire en juin dernier. Écoutez pour Israël il y a un seul mot et un seul qui compte c'est la sécurité qui plusisait depuis le 7 octobre. Avant le 7 octobre 2023, il y avait différents statut quo.
Statu co avec Gaza où on laissait le Khamas avoir le pouvoir. Statu quo avec le Liban où il y a eu plusieurs conflits avec le Esbola. Il y a eu un cessé le feu au dernier parce qu'il a pas pu aller jusqu'au bout.
Et surtout avec Tran où les deux pays se regardent en chien de faillance. Il y a eu l'an dernier la fameuse guerre des 12 jours où Donald Trump a dit stop alors que les Israéliens voulaient que ça dure au moins 20 jours. Donc pour les Israéliens, toutes les menaces proviennent d'un seul et même pays à savoir l'Iran.
Donc oui, côté israélien, on estime que la menace iranienne est une menace existentielle parce que l'Iran installé tout autour du territoire israélien quand vous regardez la géographie, au nord le Esbola au sud le Hamas, à l'est les tirs de Terran et même plus au sud. On les a pas encore entendu depuis 10 jours, mais peut-être va-ton les voir agir d'ici les jours prochains. Ce sont les outils depuis le Yémen.
Donc depuis donc il y a eu toujours différentes guerres et différents statut quo des guerres qui ont parfois abouti à décisser le feu. Et depuis le 7 octobre, il y a quelque chose qui fait consensus dans la société israélienne, c'est de ne plus laisser de statut co et désormais rayer toute possibilité de menace que ce soit à la frontière sud autour de Gaza et Kibout qui était menacé ou à la frontière nord avec les villages qu'il y a un an encore devaient être évacués. Ouais.
Qui à dire comme Spotri de faire de du sudiment un nouveau Gaza. C'est c'est les mots qu'il a utilisé. Alors aux États-Unis certains prennent une vision biblique de l'étendue d'Israël, pas uniquement en Israël.
écouter par exemple l'ambassadeur américain à Jérusalem Alors c'est une vision d'un grand Israël qui irait d'une île à le frade donc de la Syrie à l'Égypte c'est Yasminis quand même une vision qui est assez marginale, vous diriez ou pas ? Alors, moi, j'aimerais revenir à ce qui a été dit en en début des d'émission et on est véritablement dans un Moyen-Orient où idéologie confronte idéologie. Et si vous allez aujourd'hui à Washington dans les sphères du pouvoir, que ce soit au Congrès ou à la Maison Blanche, vous avez effectivement un bloc néo évangélique extrêmement bien organisé depuis le dernier mouvement de Turning Point de Charlie Kirk qui a été assassiné il y a peu de temps.
En Israël, vous avez également des partisans du grand Israël qui sont soutenus par cette branche néoangélique. Et pour vous donner une un exemple de comment ça se traduit sur le terrain, lorsque lors de la première administration Trump, Jared Kuchner et Trump décident de déplacer le gendre qui était à l'époque envoyé spécial au Moyen-Orient, décide de déplacer l'ambassade américaine de Telviv à Jérusalem. au sein de cette cérémonie euh de de célébration, hein, véritablement, 90 % des invités étaient des pasteurs évangéliques et non pas ni des personnes euh juives ou israéliennes de la communauté de Jérusalem.
Et j'ai eu beaucoup d'entretiens avec des membres euh de communautés juives de Jérusalem qui ne comprenaient pas pourquoi il n'était pas invité et qui me disait par ailleurs, tous les hôtels de la ville sont remplis de passeurs américains dont certains discours historiques ont été antisémites comme Karim l'a très bien l'a dit tout à l'heure. Karim Ém Bitard de là à dire est-ce que que Detaou partage cette volonté expansionniste il y a un pas est-ce que vous le franchissez ou pas ? Est-ce que vous pensez qu'il fait partie de ceux qu'il veulent ce territoire très large d'Israël ?
Netanyahu n'est pas un idéologue. Ce n'est pas quelqu'un qui est idéologiquement en faveur d'un Israël qui réduit la Lefrat. Mais dans les textes fondateurs de l'État d'Israël, il y avait des volontés expansionnistes jusqu'au fleuve l'itanie au sud de Liban, parfois même au-delà qui était rédigé par l'agence juive par plusieurs pères fondateurs.
Ça avait complètement disparu dans les années 90.Israël n'avait plus besoin des ressources hydrauliques du Liban. Mais aujourd'hui, l'appétit venant en mangeant, ces discours ressurgissent chez certains hommes politiques israéliens.
Certains appellent à recoloniser Gaza. Euh, il est à crainte qu'Israël installe une vaste zone de sécurité, une zone tampon. On nous avait dit que le Golan était une zone tampon.
Aujourd'hui, il faut une zone tampon autour de la zone tampon. Donc, on a déjà annexé une grande partie du territoire syrien. Il faudrait que Israël prenne garde à ne pas se montrer trop gourmand car cette obsession de la sécurité plante les germes de l'insécurité de demain.
Vous corborez cette angoisse par rapport au germes de demain et je sais pas un actel. grand Israël parce que on voit des cartes circuler qui montrent tout et n'importe quoi d'une île jusqu'à lefrat. C'est quelque chose qui n'existe pas en Israël, pardonnez-moi, mais c'est ridicule.
Oui, parce que ça inclurait l'Égypte. Mais les quoi Israël va envahir la Jordanie, la Syrie jusqu'à Pardon, c'est ridicule de montrer cette carte pour tout vous dire. En fait, c'est une carte qui a été remise sur la sur la table par les Molas à partir de 79 pour montrer combien justement Israël était un pays qui fallait rayer de la carte parce que c'est un pays expansionniste.
Ça vient de là. ce message de l'expansionnisme, ça vient aussi de certains français de certains français pro-israéliens de la diaspora qui la produisent tous les jours sur les réseaux sociaux. Il y a une avocate qui est membre d'un comité dont le nom ne me revient plus qui publie cette photo sur internet en disant voilà la terre que Dieu m'a promis.
Donc ce n'est pas aussi marginal qu'on pourrait le penser. Oui mais pardon, on parle des responsables politiques israéliens depuis 1948. Il n'y en a pas un seul qui a déclaré même Bengvir ou Smotrich d'ailleurs qui sont les plus extrémistes.
Eux ils font débat parce que on parle de la S Jordanie, on parle de Gaza, on peut discuter tout ça, il y a aucun problème. Mais par contre parler d'envahir des pays vois, ils sont nés de cette mouvance. Ils sont l'incarnation moderne de la mouvance cananiste.
Pas des gens qui étaient dans qui nous regardent, il faut bien qu'ils comprennent que enfin j'ai passé quasiment 10 ans en Israël, il y a pas un responsable politique israélien qui monte cette carte. Ça n'existe pas. La vérité, c'est vrai, il faut le reconnaître.
Il y a des bass. Si Jordanie, il y a des bas autour de Gaza et aujourd'hui en effet, si vous me posez la question, il y a des bas concernant le SE Liban. Alors justement, concentrons-nous, gardons un tout petit peu de temps à propos de à propos du Liban.
Est-ce que le Liban est sur le point de de plonger dans une crise humanitaire ? Alors, vous avez déjà une crise humanitaire puisque des centaines de milliers de de familles du sud sont en train de remonter. 600000 personnes sont sur les routes. 600000 personnes sur les routes et déjà un visuel à Beout notamment où vous avez des familles entières qui vivent dans les rues dans dans les corniches et une un besoin au niveau des organisations humanitaires de déployer cette aide de manière indiscriminée à toutes les familles mais un besoin qui dépasse la capacité de réponse.
Bien que depuis l'explosion du port de Beyrout en 2020, vous avez eu une restructuration de l'appareil humanitaire en au Liban d'une manière extrêmement intéressante puisque l'aide est beaucoup plus démocratisée et il y a moins sur le terrain quand vous parlez aux humanitaires, cette confessionnalisation qui a pu être l'aide dans cette région auparavant. Et peut-être oui, peut-être juste rajouter sur le point euh de l'importance d'avoir des états euh forts et capable de répondre sur le plan régalien dans cette région, j'aimerais rappeler que les grands accords de paix qui ont été l'Égypte ou la Jordanie avec Israël ont permis de ne plus avoir de guerre de nouveau avec Israël et le Paris qui voudrait être fait d'investir dans des pays éclatés au Prochrient, que ce soit le Liban ou le le démantellement progressif de la Syrie est un paris à mon avis risqué. puisque ne garantirait ni la sécurité des des citoyens arabes ni celles d'Israël.
Dernière question pour Karim Militar justement sur le Liban avec un état qui est quand même très faible et qui pour l'instant condamne l'action du Esbola et se retrouve piégé et ne peut pas réussir à le démilitariser ce que Israël considère être une justification pour intervenir elle-même absolument. Je rejoins tout à fait ce qu'a dit Yasmina. Le véritable risque aujourd'hui, c'est un risque de fragmentation de chaos pas seulement au Liban mais dans l'ensemble de la région.
Cette fuite en avant israélienne pourrait produire des catastrophes humanitaires qui à leur tour vont produire une dislocation sociale et économique et au Liban éventuellement une crise de régime politique car il y a une véritable polarisation autour de la question du Hezbollah et il est à craindre que la stabilité de la Syrie, l'unité de la Syrie et l'unité du Liban soi remise en question et ce serait une boîte de pandor qui s'ouvrirait une déstabilisation à long terme. Sauf que sibol disparaît, maître Maîre Vert, on dit qu'il y a déjà d'autres ministres qui pourraient se reconstituer aussitôt. Il faut se rappeler simplement qu'il y a une semaine, la guerre opposer Israël au régime des Molas.
C'est parce que le Esbola a attaqué Israël sans doute sur l'ordre des mola iraniens qu'Israël a décidé de riposter, de répliquer et de mener cette action particulièrement violente avec en effet des conséquences sur les civils libanais qui est particulièrement dramatique. Il faut aussi le préciser. Mais j'ai parlé pour tout vous dire, j'ai parlé ce weekend avec des des contacts que j'ai au Liban.
Euh ils m'ont dit la même chose. Ils m'ont dit "On a une immense colère. immense colère face au Esbola qui une nouvelle fois Noubé dans la guerre mais aussi colère vis-à-vis des autorités libanaises parce qu'elles n'ont pas joué leur rôle le rôle de faire de faire désarmer le Esbola et de faire tampon pour éviter qu'il y ait encore un conflit.
Merci à tous les trois d'être venus expliquer et débattre courtoisement entre vous mais en tout cas c'était tonique. Merci infiniment à tous les trois. On reste dans l'actualité vu par Xavier Modu et Marie Bonisso.
Ce weekend vol inexplicable d'un morceau de la tunique de Saint-Vincent de Paul à Paris. Et puis à quelques jours du premier tour des élections municipales, mais oui, elles existent, elles auront lieu dimanche. Et bien le gouvernement utilise les applications comme Tinder pour inciter les jeunes à aller voter, à aller tévo, je sais pas comment on dit quand on les jeune.
Mais pour commencer le mot vedette du jour, c'est tipster, une déclinaison de hipster pour désigner les jeunes influenceurs qui grenouillent dans le monde des paris sportifs. Ils ont fait leur beurre au moment des Jos, c'est entendu. Aujourd'hui, on va parler de suivi tipster qu'est-ce qu'un tipster professionnel.
Tu as pas besoin de tip sœur pour ça. Qu'est-ce que ça veut dire exactement ce que ça dit ? Merci de m'en dire un peu plus.
Entendu. La vie secrète des mots vedettes. On connaissait les hipsters, la barbe avant la tendance.
Les chipsters, les chips avant le dîner. Voici les tipsters, le résultat avant le match. Tipster ou pronostiqueur sportif ?
Celui qui vous dit quoi par ? Le terme vient de type au 18e siècle, c'est le pourboire. La petite somme pour service rendu conseille à viser bon plan, ajouter le suffixe ster, celui qui fait en anglais et apparaît le typ, le spécialiste du bon tuyau comme team star sky mais moins artisanal, numérique viral scénarisé.
Score exact, buteur, côte immancable. Le typ joue pas forcément, il conseille et souvent il facture, il vend une idée, vous allez gagner. En 2024, les paris sportifs atteignent 14 milliards d'euros en France avec près de 4 millions de joueurs.
Sur les réseaux, les tipsters se mettent en scène comme dans un clip de rap ou un film de Scores. Abonnement VIP, capture d'écran de gain, billet étalés sur la table. La réussite fait le décor.
Le doute lui reste hors champ. Faut-il en conclure que le petit monde du tipster est tout entier vérolé ? L'avocat Mathieu Escand, spécialisé dans les paris sportifs, appelle à la nuance.
Oui, il y a les vendeurs de rêve version filtre Dubaï, mais il y a aussi des profils plus discrets, passionnés, mathématiciens, ancien traders qui eux cherche la faille et la trouve pendant que les bookmakers font la grimace. En 2021, l'affaire Pronoclub rappelle que le tuyau peut finir au tribunal. Son président Thomas Boursin mis en examen pour escroquerie en bande organisée et blanchiment aggravé.
En 2024, 19 acteurs du secteur contrôlés par la répression des fraudes et la loi influenceur de 2023 a jeté un coup de froid. Interdiction de promouvoir en ligne des abonnements payants de pronostics. Dans les paris sportifs, c'est la règle.
On vend des certitudes mais le résultat reste incertain. Ça c'est embêtant. Merci Olivier Boucreux.
Montré. Oh, elle est toujours là. C'est un chef-dœuvre.
Alors, cher Xavier, qu'est-ce qui s'est passé ? Un morceau de la tunique de Saint-Vincent de Paul a été dérobé de manière mais totalement inexplicable à l'église Saint-Vant Saint-Paul de Paris qui est place France Llitz, n'est-ce pas ? Dans le 10e arrondissement. de Paris et ce vol de réplique de reliques pardon vous a rappelé votre mission l'histoire avant tout la congrégation la mission Elisabeth c'est une congrégation fondée le 17 avril 1625 par un contrat signé entre un curé enfin Paul et son protecteur Philippe Emmanuel de Gondi. aussitôt validé, accepté par l'archevêque de Paris avec d'autant plus de facilité que l'archevêque de Paris est alors Jean-François de Gondi qui est le frère du protecteur.
Ça aide he quand on se connaît comme ça. Et donc on a tout de suite là une congrégation qui a pour vocation de favoriser l'évangélisation des pauvres dans le royaume de France et à l'étranger, dans les pays étrangers. C'est très important.
Et puis aussi de former le clerger. Tout ça, ça correspond à la vision, à la volonté de son fondateur Vincent de Paul. Une figure extraordinaire de ce siècle, ce siècle de Louis X et de Louis X avec un destin incroyable.
C'est un petit gars qui est né à Dax et puis qui devient l'homonier de Marguerite de Navar. Vous savez là, célèbre reine Margaot, la première épuse du roi Henri Cat. Et puis après il devient curé à Clichip, c'est pas très loin de Paris.
Puis après curé d'une paroisse rurale et là on n'est pas très loin de Lyon avant de venir au monier général des galères. C'est pour dire combien cet homme-là connaît bah à la fois les puissants, à la fois les plus modestes et même les plus misérables au moment où il crée sa congrégation. Où l'installe-t-il ?
Alors à Paris euh au centre de ce qui est l'actuel Paris, c'est-à-dire c'est la porte Saint-Victor, on n'est pas très loin du quartier latin. Puis déménage en 1632 parce qu'il a récupéré un terrain. C'est une ancienne léproserie.
Alors là, ça se trouve au nord du Paris d'alor pour vous dire aujourd'hui on n'est pas loin de la guerre de l'Est. C'est l'enclos Saint-Lazar. Et dans cet enclos Saint-Lazar, il installe sa congrégation, ce qui fait que les membres de la congrégation sont surnommés les lazaristes.
Vincent de Paul est canonisé après sa mort. sa mort qui a lieu en 1660, c'est Saint-Vincent de Paul, un saint du 17e siècle qui est authentiquement populaire et on le voit bien alors sans doute par son activité auprès des plus pauvres et qui ici bah a des reliques bien sûr précieuses pour les fidèles, pour les lazaristes he c'est très important. Alors une église est construite au 19e siècle à l'emplacement de l'enclos Saint-Lazar et c'est dans cette église l'église Saint-Vincent de Paul qui était placé une relique.
Alors qu'est-ce que ça vaut tout ça ? parce que vous avez un médaillon en métal précieux qui a été volé mais bon métal précieux en petite quantité puis vous avez ce morceau de tissu c'est un bout de la cape et ça ça aucune valeur financière mais ce vol permet de rappeler combien nos églises sont riches de trésors de trésors menacés vous avez un rapport de la direction du patrimoine et de l'architecture qui dévoile quand 2024 95 % des objets d'art volés dans les monuments historiques le dans édific religieux dans les églises 95 % et ça ça ne cesse d'augmenter et s'attaquer à ces objets c'est s'attaquer à notre histoire à notre mémoire commune aussi s'attaquer au patrimoine c'est également un sacrilège. C'est bien dit et même bien affirmé.
Alors après le sein un dessin faire voter les gamins, c'est ça avec des applis. D'ailleurs, message d'abord à celles et ceux qui vous savez il y a des gens qui n'arrivent jamais à mettre leur téléphone portable en mode silencieux. On vous voit, on vous entend surtout et ben ça risque de faire ting ting plou plou ce weekend puisque vous allez recevoir des petits messages, des notifications pour vous dire d'aller voter.
Le service d'information du gouvernement, le FIG dont l'une des missions est de lutter contre l'abstention à nouer des partenariats avec de nouvelles applications privées comme par exemple Weward Ward. C'est un podomètre virtuel qui est très populaire. Donc c'est une application sur votre téléphone qui compte les pas que vous faites chaque jour.
Le journal Le Monde nous dit qu'il y a 5 millions de françaises et de Français qui l'utilisent régulièrement. C'est énorme parce que parce qu'on doit aimer marcher en France mais aussi parce que Weward vous donne quelques petits centimes d'euros à chaque kilomètre parcouru. Ça, on adore l'argent en France.
Voilà. Donc bref, exceptionnellement ce dimanche, le petit panda de Weward, c'est la mascotte, va secouer un drapeau tricolore et dire à ses abonnés marcheurs, "Enfilez vos baskets, allez voter à P." Voilà, c'est c'est son voilà, je l'ai mal limité.
Il y a d'autres services hein qui ont accepté de de passer le message. Alors, le message donc c'est toujours le même, c'est va voter mais ça se décline selon la raison d'être des applications. Par exemple, ces deux derniers mois, l'application fort connue de rencontre Tinder a répété à ses amoureux de l'amour, "Évite le goumin, n'oublie pas ta procuration." Je vois votre tête.
Alors le goumin c'est le chagrin d'amour qui vous submerge quand vous êtes fait larguer. Voilà c'est de l'argot ivoirien. Vous connaissez pas ce mot parce que vous faites jamais larguer.
On parer mais pas la cible la cible là de Tinder, ce sont les 18 25 ans qui sont visés évidemment parce que l'abstention des jeunes françaises et français c'est une vraie crainte. aux dernières municipales, je sais pas si vous rappelez du contexte, on avait voté à l'apogé juste avant d'être confiné. Résultat, il y avait eu 55 % d'abstention au premier temps.
C'était du jamais vu pour ce type de scrutin. Le monde rappelle d'ailleurs fort à propos que certains maires aujourd'hui en place ont été élus avec à peine 11 % des inscrits dans leur commune. C'est un vrai problème démocratique.
Alors, c'était dû à des circonstances exceptionnelles du Covid. Oui, on se demande si ça va revenir totalement comme avant la participation. On ne sait pas, les experts prévoient autour de 60 % de participation pour ces scrutins, surtout chez les plus âgés qui sont de retour aux urnes et les habitants des banlieux les plus riches.
Donc c'est deux catégories qui transisationalement votent plutôt à droite et au centre. à voir si les jeunes vont rejoindre cette coorte à pied ou alors pour aller draguer au bureau de Ah bah on en parle lundi bilan lundi prochain avec vous Marie. Merci.
Nous on se retrouve demain évidemment à 20h05. Tchus.
Else Joseph