Conférence national du handicap
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
mesdames et [Applaudissements] messieurs il y a 3 ans presque jour pour jour j'étais venu installer la première Conférence nationale du handicap je suis très heureux de revenir aujourd'hui devant vous pour cette 2e édition nous avions fait ensemble le premier bilan de la mise en œuvre de la loi du 11 février 2005 cette loi qui est devenue notre référence commune pour mesurer les progrès réalisés et surtout le chemin qui reste à parcourir je m'étais engagé à construire une société au nul ne serait laissé au bord du chemin une société où chacun trouve sa place une société où la différence est reconnu comme une richesse à mettre en valeur se mobiliser pour les personnes handicapées n'est pas une démarche comme les autres c'est une action qui vient consolider les fondements de la République vous qui êtes réuni aujourd'hui vous incarnez la solidarité la plus essentielle celle qui s'adresse aux citoyens les plus fragiles celle qui manifeste notre respect pour l'humanité et la fraternité qui l'accompagne vous incarnez la force du lien social à l'endroit de ceux qui en ont le plus besoin pour fixer le cap des 3 années à venir nous devons faire ensemble le bilan un bilan lucide un bilan franc de nos engagements collectif le chantier est immense je sais vos attentes je connais vos préoccupations je mesure votre impatience et sans doute à votre place j'aurai la même impatience mais si nous regardons le chemin parcouru depuis 2008 il y a beaucoup de victoires petites et grandes qui doivent nous encourager à poursuivre notre action depuis 4 ans la nation a fait un effort sans précédent en direction des personnes handicapées en 2010 l'effort financier la collectivité consacre aux personnes handicapées a dépassé 36 milliards d'euros depuis 2007 malgré une crise d'une violence inouï ce budget pour les handicapés a augmenté de 15 %. la France entière s'est mobilisé depuis les collectivités locales jusqu'à l'État dont le budget consacré au personnes handicapé a augmenté de 6 % chaque année depuis 2007 6 % chaque année depuis 2007 et ceci alors que la progression des dépenses de l'État était limité strictement à l'inflation c'est une mobilisation considérable c'est une mobilisation indispensable cette progression a permis que chaque type de handicap soit mieux pris en compte je chonge chè Roseline chère Marianne au plan autiste au plan pour les déficients visuelles ou encore celui pour les déficients auditifs le projet de société auquel nous croyons c'est celui qui offre aux personnes handicapées des conditions de vie dignes et naturellement qu'il n'y a pas de dignité s'il n'y a pas des moyens de vivre descent voilà pourquoi alors même que nous avons traversé la crise la plus grave que le monde est connu depuis un siècle je ne sais pas si nos compatriotes ont conscience de la gravité de la crise dont nous sortons à peine que le monde n'avait jamais connu malgré cette crise nous avons tenu notre promesse de revaloriser l'allocation adulte handicapé de 25 % les pressions on été multiples je vous le dis mesdames et messieurs je vous dis pas du tout pour vous nous en remerciez je le dis pas du tout pour qu'on s'en glorifie même avec 25 % de plus lche c'est pas le confort je vous le dis pour que vous compreniez les tensions laquell nous auquel nous avons dû faire face pour tenir cet engagement de plus 25 % y compris l'année où l'État a perdu en quelques mois 22 % de recettes fiscales notre le le budget de la France a diminué de 22 % en quelques semaines malgré ça je m'étais engagé à revaloriser la hache de 5 % chaque année la promesse est tenue je tiens beaucoup au respect des engagements je l'ai fait non pas parce que je l'avis promis je fait parce que c'est juste mais j'aurais pu m'abriter derrière la crise d'autres pays je pense à la Grande-Bretagne on réduit les allocations je pense que celui qui a le handicap ça lui est tombé dessus sans qu'il demande rien soit la naissance soit le destin soit l'accident la crise ça ne fait que rajouter handicap ça ne fait pas enlever handicap handicap ne peut pas être la variable d'ajustement c'est un effort total de 1ard 400 millions d'euros depuis 2007 et naturellement je vous confirme je vous l'annonce que l'échéance de 2012 sera tenue donc avec l'échéance de cette année c'est 20 % d'augmentation de la ha depuis mon élection avec l'échéance de l'année prochaine ça sera 25 % comme je l'avais dit en 2012 la h sera de 25 % plus élevé qu'en 2007 nous avons également tenu les engagements pris en 2008 pour un accompagnement tout au long de la vie des personnes handicapées je pense au création de place dans les établissements et services pour les personnes handicapées en 3 ans plus de la moitié ont été autorisé c'est 26000 nouvelles places pour les enfants et pour les adultes je sais que les besoins sont immenses mais 26000 plus d'un tiers des 10000 places prévues dans les établissements et services d' par le travail sont aujourd'hui ouverte quant au création de place d'accompagnement milieu ordinaire de vie nos objectifs seront tenus en 2011 avec 4600 nouvelles ouvertures de place en projet comprenez-moi en vous disant ça pas simplement bien je mesure le retard qu'avait pris la France et je mesure les efforts qu'il y a à faire encore mais vous qui vous battez au quotidien pour ceux que vous représentez vous devez aussi mesurer l'effort de la collectivité vous savez que j'ai toujours placé la valeur travail au cœur du lien social et de l'accompagnement individuel alors il ne serait question que les personnes souffrant d'un handicap ne puisse pas à la mesure de leur possibilité accéder à l'emploi et à la formation professionnelle l'emploi est pour les personnes handicapées comme pour tous nos concitoyens une priorité elle est d'autant plus qu'au handicap s'ajoute souvent le manque de formation initiale et la difficulté d'accéder à la formation continue c'est pour lever ces obstacles que nous vous avions proposé en 2008 un Pact pour l'emploi le premier de nos objectifs était de revaloriser le travail des personnes handicapées désormais il est donc possible de cumuler laallocation adulte handicapé avec le revenu d'une activité il n'était pas normal il nétait pas juste qu'une personne handicapée qui choisit de prendre un emploi ne gagne pas plus qu'avant de travailler nous nous étions aussi engagés à mieux accompagner les personnes handicapées vers l'emploi désormais toute personne qui demande l'allocation adulte handicapé se voit proposer un bilan professionnel pour ceux qui ont besoin d'un accompagnement renforcé nous avons demandé que les CAP EMPLOI prennent le relais il faut renforcer leur action je vous annonce que l'objectif de 70000 personnes handicapées accompagnées sera renouvelé cette année comme en 2010 quand aussi quand un système a fait ses preuves il faut le renforcer avec une convention dans la durée et en reconnaissant sa mission de service public parallèlement nous avons ouvert l'accès à la formation en supprimant la limite d'âge pour les apprentis handicapés depuis 2005 le nombre de personnes handicapées bénéficiant d'une formation a augmenté de 70 %. il fallait également encourager les entreprises à s'ouvrir davantage au personnes handicapées nous l'avons fait en simplifiant en assouplissant les procédures de recrutement aujourd'hui notre engagement vousavier Bertran porte ses fruits une entreprise sur de une entreprise sur de atteint ou dépasse l'objectif de 6 % de salariés handicapés nous sommes à mi-chemin bien sûr que c'est pas suffisant mais on a tellement tous ramé pour que ça avance une entreprise sur deux ça nous réconcilie quand même avec le monde de l'entreprise il est indispensable que les entreprises se mobilisent pour recruter pour aménager les postes de travail de son côté l'État s'engage à moderniser le secteur du travail adapté et protégé je confie à Xavier Bertrand la mission de développer dès l'an prochain 1000 postes supplémentaires par an dans les entreprises adaptées dont bénéficient aujourd'hui 33000 personnes handicapées alors une société solidaire je sais bien qu'elle se construit dans les esprits à ce titre l'école monsieur le ministre éducation nationale joue un rôle central c'est elle qui ouvre l'avenir aux enfants handicapés elle donne à certains des qualifications pour un emploi futur à d'autres elle donne la capacité de progresser chaque jour la capacité d'être socialisé à tous elle offre les moyens de construire un projet de vie autonome avec l'avenir de ses enfants ce qui se joue à l'école c'est l'avenir de notre société c'est ben qui qui a très bien écrit que la nature crée des différences et que la société en fait des inégalités Dar benjelou qui lui-même je crois pas trahir un secret un jeune enfant trisomique je crois je je me permets de le dire non pas pour faire une indiscrétion parce que lui-même l'a dit j'en ai souvent parler avec lui c'est donc dès l'école que nous devons faire mentir les faux déterminismes le regard change quand les enfants ont appris dès leur plus jeune âge le respect et l'ouverture à l'autre nous devons donc permettre aux élèves handicapé d'aller à l'école simplement aller à l'école comme tous les autres enfants j'ai voulu que la France soit exemplaire en ce domaine notre politique a été énergique et résolue aujourd'hui 200000 enfants handicapés sont inscrits à l'école de la République c'est 50000 de plus qu'en 2005 50000 notre effort ne se relâchera pas puisque 10000 enfants handicapés nouveaux rejoignent les ranges de l'école à chaque rentrée scolaire et je m'en réjouis je m'en réjouis pour eux mais je m'en réjouis également pour les enfants qui n'ont pas de handicap et pour lesquels c'est une richesse de pouvoir connaître la réalité du handicap chez l'autre cap qui doit rapprocher et non pas séparer nous avons réussi à intégrer un plus grand nombre d'enfants dans le système scolaire mais il ne suffit pas de leur ouvrir les portes de l'école nous devons maintenant nous concentrer sur la qualité de l'accompagnement qu'ils y reçoivent je sais que beaucoup de familles et beaucoup d'enfants sont usés usés est le mot usé par le caractère alléatoire des réponses aux demandes d'accompagnement par l'instabilité des prises en charge par par l'inéquité souvent entre les départements et les établissements c'est dans ce but que j'ai confié une mission à Paul Blanc je remercie qui vient de me remettre un rapport très éclairant avec un grand nombre de propositions que nous allons suivre la première d'entre elles c'est l'identification des véritables besoins d'accompagnement je parlais d'inéquité d'aléa d'instabilité paul Blanc nous dit dans son rapport à quel point l'évaluation individuelle des besoins doit être renforcée pour remédier à ces disparités pour privilégier une approche qualitative pour définir le véritable besoin d'accompagnement en fonction de la situation du jeune et du retentissement du handicap dans sa vie toujours dans cette logique de qualité nous recruterons dès la rentrée 2011 des auxiliaires de vie scolaire plus nombreux mieux formés mieux payés disposant n'est-ce pas monsieur le ministre de véritabl perspective de carrière à chacun d'eux nous proposerons une vraie formation leur permettant d'assumer leur respons ité au contact des enfants et un véritable contrat d'assistant d'éducation c'est un investissement financier immense pour l'État mais il me tient particulièrement à cœur parce qu'il est nécessaire et parce qu'il est juste en dépit des contraintes budgétaires j'ai souhaité que nous affections à cet objectif des moyens supplémentaires cherlc Chatel sur plusieurs années je souhaite également que nous construisions avec les associations des pour ses assistants d'éducation depuis 2009 le secteur associatif intervenait trop peu pour assumer ses fonctions d'accompagnement parce que le cadre juridique et financier n'était pas propice à cette intervention je reste pourutant persuadé que ce dispositif a un sens et qu'il peut permettre à des personnes qui sont investies pendant 6 ans et qui ont acquis des compétences de poursuivre sur cette voie je demande donc à Roseline Bachelot à Luc Chatel et mar Montchamp de reprendre les travaux pour définir les modalités d'un partenariat stable entre les associations et les établissements scolaires les associations sont les bienvenus dans l'école de la République et s'il le faut n'hésiterez pas à le rappeler ainsi nous allons rompre avec le recours au contrat aidé qu'il est vrai nous ont permis de faire face à l'augmentation très forte des besoins mais qui ne permettent pas d'assurer un accompagnement de qualité paul Blanc a posé un diagnostic clair nous allons donc suivre dès la rentrée prochaine ces recommandations au fond nous ne sommes pas dans le toujours plus mais dans une solution adapté aux besoins des enfants toujours mieux je demande à Luc Chatel de prendre toutes les dispositions nécessaires pour déployer rapidement ce nouveau mode d'accompagnement dans le souci de la qualité de la stabilité de la visibilité pour les parents c'est une priorité majeure de la rentrée de septembre 2011 si vous voulez bien je ferai le point avec les associations après cette rentrée pour voir si nous avons été au rendez-vous nous devons également songer à ce qui vient après l'école lorsqu'un enfant handicapé devient adulte quelle solution pouvons-nous alors lui proposer à lui et à sa famille il s'agit d'un CAP extrêmement difficile source d'angoisse parce que si le jeune handicapé vieillit ses parents aussi de façon proportionnelle et ils se disent qu'est-ce qui va se passer après nous c'est un cap qui cristallise les résistances de notre société face au handicap c'est ce que montre très bien la la philosophe Julia christeva dans le livre le regard leur regard personne aux ombres le recueil de sa correspondance avec le fondateur de l'arche nous devons à la question des étapes de la vie et à la continuité des engagements qu'est-ce qu'on fait d'un handicapé adulte pour pas le garder chez soi simplement sans aucune perspective à quoi servirait de l'avoir sociabiliser socialiser pendant son éducation pendant l'école et tout s'arrête après n'oublions pas le sens de notre action ouvrir la cité pour chacun quel que soit son handicap et quel que soit son son âge déjà les les mentalités évoluent les regards changent nous avons des exemples fantastiques je pense à ce sprinter Pistorius équipé de deux prothèses et qui est en train de défier les coureur du circuit traditionnel en révélant les possibilités inouï que nous ouvre la technologie quand elle est comme chez lui associé à une volonté indentable c'est vrai dans le de l'art je pense à aé Mulins elle aussi ancienne athlète qui prouve qu'une personne handicapée peut incarner l'idéal de beauté pour les créateurs de mode comme pour le grand public je pense à Serge van brackel qui seul sur scène déjoue la prison des étiquettes en faisant rire des trois lettres qui lui sont imposées IMC comme infirme moteur cérébral vous dirit ce sont des exemples rares mais ces exemples sont des encouragements et ces exemples sont des symboles oui c'est possible pour toutes les personnes handicapées j'ai félicité notre équipe parompique pour ses succès au Jeux de Pékin et comme tous les Français j'ai admiré Philippe croison amputé des quatre membres qui a traversé la Manche à la nage je l'ai reçu et ça m'a beaucoup appris de parler avec lui tout récemment j'ai reçu le témoignage d'une mère de famille dont le fils paralysé à la suite d'un grave accident de la route avait perdu le goût à la vie et bien elle m'a raconté qu'en voyant un reportage sur Philippe croisant son enfant a retrouvé l'envie d'accomplir de grandes choses pas forcément des exploits médiatiques simplement des objectifs personnels qui donne un sens à la vie de chacun d'entre nous je pense à ces mères déficiant visuel qui se réunissent autour des ditel pour apprendre à s'occuper d'un tout petit et avant tout à faire confiance à leur amour maternel chaque personne handicapée doit pouvoir avoir un projet et se réaliser au travers de ce projet c'est la rencontre d'une volonté individuelle et de la volonté collective de la nation et c'est notre devoir de donner à chacun les moyens de ce projet car pour mener de grands dessins il faut d'abord surmonter des difficultés concrètes petites au regard du désir qui vous porte mais qui peuvent devenir immense si elles ne sont pas résolues et c'est pourquoi l'accessibilité est un domaine primordial sur lequel nous devons faire porter tous nos efforts j'ai bien conscience que la mise aux normes n'est pas un objectif en soi l'objectif c'est la participation à la société c'est la CAP d'agir l'objectif c'est la mixité des publics mais les personnes handicapées sont encore trop nombreus à ne pas avoir accès aujourd'hui au sport à la culture au logement au transport dois-je rappeler que notre horizon est 2015 je ne céderai pas sur cette échéance ce serait d'ailleurs une étrange façon de gouverner que de se fixer un objectif ambieux puis de reculer au fur et à mesure qu'on s'en approche il ne nous reste donc plus que 3 ans faisons de chaque jour une journée utile ne baissons pas les bras soyons inventif innovant déterminés pour accompagner les progrès de l'accessibilité j'ai demandé un effort exceptionnel du fond pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique 150 millions d'euros seront débloqués pour rendre accessibles les écoles de la fonction publique et aménager davantage de postes pour les agents handicapés tout particulièrement dans les petites communes la politique du handicap ne concerne pas seulement les personnes handicapées ni même les quelques 20 millions de Français qui ont un membre de leur famille ou un proche handicapé elle nous concerne tous parce que les difficultés auxquelles nos compatriotes handicapés sont confrontés révèlent le chemin qui nous reste à parcourir pour construire une société tout simplement humaine sur ce chemin les personnes handicapées elles-mêmes les familles et toutes les associations ont un rôle essentiel que je tiens bien sûr à saluer sans les associations votre rôle de précurseur votre rôle d'aiguillon votre insatisfaction structurelle et normale ça oblige les pouvoir public à avancer et c'est ça démocratie j'ai entendu à cet égard les craintes des associations concernant le projet de décret sur le fonctionnement des commissions des droits et de l'aut et de l'autonomie des personnes handicapées j'ai donc demandé à Roseline et à Marianne de sursoir à la publication de ce texte de renégocier le contenu notamment l'article 3 en veillant à clarifier le rôle de chacun comme le prévoit la loi de 2005 on a suffisamment de difficultés vous et nous à résoudre ne créons pas de difficultés s'il y a un malentendu prenons le temps d'en discuter de revenir à des choses que chacun comprendra dans le même esprit je souhaite que l'on valorise davantage encore l'implication des acteurs de terrain je veux notamment saluer la façon dont les associations se sont pleinement approprié les maisons départementales des personnes handicapé pour que chacune devienne véritablement la maison des personnes handicapées nous devons améliorer le fonctionnement tel est le sens des propositions du sénateur Paul Blanc propositions qui ont mon soutien et qui seront examinés par le Sénat avant la fin de ce mois et je sais que ce texte doit beaucoup travaux des associations mesdames et messieurs comme je vous le disais en commençant mon intervention se mobiliser pour les personnes handicapées n'est pas une démarche comme les autres notre mobilisation collective est cruci ici joue la vision que nous avons de l'avenir et de la place de l'homme dans cet avenir voilà pourquoi le gouvernement s'est récemment opposé aux modifications que certains souhaitaent apporter aux lois de bioéthique le progresss ce n'est pas d'avancer vers une humanité toujours plus perfectionné suivant un modèle unique et Riché en idéal ce n'est pas ma conception je crois à la diversité je suis convaincu que nos difficultés nos faiblesses nos différences sont finalement au cœur de ce qui nous rend plus humain et qu'elle nous enrichisse et qu'elle nous enrichisse et le handicap c'est toujours quelque chose qui m'a beaucoup frappé quand on en parle quand on le voit de l'extérieur on a l'impression que c'est l'étranger c'est le c'est l'autre c'est tellement éloigné et quand on y réfléchit on s'aperçoit que la personne handicapée serurait pu être soi-même qu'elle n'est elle est nous-même elle est nous-même elle est une personne et que la seule différence c'est qu'elle a rencontré le destin la maladie l'accident la génétique le hasard ça peut arriver à tout le monde d'une minute à l'autre sans prévenir sans tenir compte des sexes du statut social de la région avec une brutalité inouie s'occuper des handicapés c'est s'occuper de chacun de nous je croyais bien j'ai bien conscience de ça je vous parlais tout à l'heure des enfants handicapés c'est déjà bien difficile pour des parents d'éduquer leurs enfants et et je sais la richesse formidable une fois le choc passé de la découverte du handicap de son enfant ce qu'amène un enfant handicapé dans une famille de de tend ffection de bonheur authentique beaucoup m' on parlé j'ai beaucoup discuter avec des familles une fois le choc passé choc qui peut détruire la famille qui peut détruire les personnes je sais mais quel que soit l'amour qu'il amè la place qu'il prant handicap grande place dans une famille c'est une charge très forte pour les parents très for et c'est pourquoi j'ai toujours veillé à ce que l'école de la République ouvre ses portes à ses enfants handicapé et à ses familles je je je comprends l'injustice qu'on peut ressentir quand on a un enfant handicapé que on narrive pas à lui trouver une place la colère l'indignation et en même temps je je vois aussi l'étendue de la méconnaissance du cap la peur la crainte du travail en plus pour les professionnels qui qui sont là c'est pourquoi je je tiens beaucoup à à ce qu'on améliore la formation des des je sais pas comment les appeler les accompagnants les assistants la personne qui va qui va suivre c'est je voudrais que vous compreniez que pour moi ce n'est pas un dossier comme les autres j'ai bien conscience que la façon don on considère dont on intègre dont on s'occupe des personnes handicapées elle elle révèle l'humanité ou la dshumanité de la société qui fait les bons choix ou qui fait les mauvais choix j'aurais terminé en vous disant vous savez je dis souvent ce que je pense je c'est assez rare que je me force pour dire des choses que je ne pense pas toute la journée j'ai des demandes où le mot solidarité revient en permanence car c'est une caractéristique de notre pays que chacun estime avoir le droit à la solidarité tout de suite je pense que l'exigence du monde du handicap c'est certainement la plus justifiée certainement la plus justifié et c'est pourquoi j'ai souvent rencontré les dirigeant de vos associations c'est pourquoi j'ai j'ai toujours compris l'impatience qui est la vôtre parce que encore une fois à votre place j'auraiis la même impatience je je la comprends je je vraiment je je je vous demande de croire ça et si si j'ai fait le le le bilan de de ce que nous avons engagé chez Rosine ensemble ne croyez nullement que ça soit parce que on est autoatisfait satisfait de je mesure le chemin qui reste accomplir mais j'ai voulu vous dire cela parce que c'est aussi un message d'espoir pour vous que que de montrer que tout n'est pas mensonge tout n'est pas parole en l'air tout n'est pas promesse factice qu' a des engagements qui sont tenus que votre travail n'est pas inutile que votre colère que votre impatience porte des fruits au fond ce que nous avons fait c'est votre bilan aussi et le chemin parcouru c'est le fruit de votre action aussi et au fond qu'est-ce qu'il a de plus satisfaisant pour une association que de se dire ça progresse naturellement qu'on n pas arrivé c'est sûr mais ça progresse voilà et c'est cétait ce message d'espoir que je voulais partager avec vous je vous remercie
Alain Pompidou