Laurent Jacobelli : "Le Parti socialiste se vend au plus offrant !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:07OuverteRéponse partielle
Mais ils ont obtenu des choses que vous demandez vous aussi ?
- 0:57OuverteRéponse partielle
Si aujourd'hui, le Rassemblement national et la gauche votent la suspension de la réforme des retraites, ça passe. Vous nous dites quoi ?
- 1:45RelanceÉludée
Je pense simplement aux 3,5 millions de personnes qui ont appris aujourd'hui que la réforme était suspendue et qui vont être impactées. Vous avez le vice-président du RN qui vous dit que ça ne se fera pas, c'est une arnaque. Est-ce que vous pouvez prendre l'engagement que ça se fera ?
- 1:59ComplaisanteRéponse directe
Je comprends que ce soit une position délicate pour le Rassemblement national aujourd'hui. Parce qu'effectivement, vous avez réclamé à perdre des accrits qu'il fallait suspendre, abroger la réforme des retraites.
- 2:19OuverteRéponse directe
Et là, qu'est-ce que vous dites ?
- 3:19OuverteRéponse directe
Deux choses.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10InvitéFait
« Ils ont obtenu le gel, on l'appelle comme ça, de la réforme des retraites. »
- 0:37InvitéFait
« Et donc, qu'est-ce qui se passera ? C'est le budget initial qui sera voté, dans lequel il n'y a pas le gel de la réforme des retraites. »
- 0:50InvitéFait
« parce qu'il y a un point commun aujourd'hui entre le PS, le Bloc central et l'ERR, ils ont peur d'aller aux élections. »
- 2:43InvitéFait
« J'avais dit sur ce même plateau, il y a deux ans, Marine Le Pen l'a dit aussi, qu'il y avait un accord entre l'EPS et le Bloc central, que tout cela était prévu, ça se passe exactement comme nous l'avions dit. »
- 2:53InvitéFait
« Aujourd'hui, c'est le Parti socialiste qui a tenu la main du Premier ministre pour écrire le discours. »
- 3:01InvitéChiffre
« Nous sommes aujourd'hui dirigés par les socialistes qui représentent 1,75% des électeurs à l'élection présidentielle. »
- 5:55InvitéChiffre
« 19 milliards d'impôts supplémentaires. »
- 6:05InvitéFait
« Gel, gel des retraites. C'est donc baisse du pouvoir d'achat et augmentation des impôts. »
- 6:41Invité politiqueFait
« Et peut-être d'ailleurs, dès l'article numéro 7, par exemple, une motion de censure qui sera... »
- 7:07Invité politiqueFait
« on finit par ne pas pouvoir voter le budget dans les délais constitutionnels et à ce moment-là, c'est le budget de cette année qui s'appliquera de nouveau l'année prochaine. »
Temps de parole
- Invité47 %
- Laurent Jacobelli27 %
- Auditeur17 %
- Présentateur9 %
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Le parti socialiste a fait ce qu'il savait faire le mieux, il s'est vendu, voilà, il s'est vendu lors des élections législatives à la France insoumise, à tous ces excès, à toutes ces violences.
Mais ils ont obtenu des choses que vous demandez vous aussi ?
Ils ont obtenu des choses, croit-ils, ou croyez-vous ? Ils ont obtenu le gel, on l'appelle comme ça, de la réforme des retraites. Mais ce gel de la réforme des retraites, c'est pour l'instant une promesse. Est-ce qu'il aura lieu ? Est-ce que dans les 70 jours de l'étude du budget, on arrivera à se mettre d'accord sur un budget ? C'est à vous de le voter maintenant ? Probablement pas, parce que, oui, mais c'est l'ensemble du budget. Mais n'allez pas vous auto-piéger en votant contre. C'est l'ensemble du budget, M. Fouvel, et vous le savez qu'il faut voter en 70 jours, et donc il ne sera probablement pas voté, parce qu'il y a des points de désaccord. Et donc, qu'est-ce qui se passera ?
C'est le budget initial qui sera voté, dans lequel il n'y a pas le gel de la réforme des retraites. Pour vous, c'est normal, c'est-à-dire que ? Mais ils se sont fait arnaquer volontairement, c'est-à-dire qu'ils savent très bien que tout cela n'est pas possible, mais ça leur donne un alibi pour ne pas retourner aux élections, parce qu'il y a un point commun aujourd'hui entre le PS, le Bloc central et l'ERR, ils ont peur d'aller aux élections.
Si aujourd'hui, le Rassemblement national et la gauche votent la suspension de la réforme des retraites, ça passe. Vous nous dites quoi ? Vous n'êtes pas sûr, vous, de le voter ?
Il faut l'intégrer. Je ne vous dis pas ça. Je vous dis que c'est dans le cadre de l'étude budgétaire, et que le budget, au final, nous avons 70 jours pour le voter. Il est très probable qu'il y a des points de désaccord qui feront que ce budget ne sera pas voté. Sur ce point-là, vous pouvez le voter. Mais c'est en bloc qu'on vote un budget, ce n'est pas sur un point. Et donc ce point-là ne sera pas...
Mais vous imaginez un marché de dupes, quoi.
Mais c'est un marché de dupes. Et d'ailleurs, je disais...
J'essaie de décrymter ce que vous dites, c'est-à-dire que vous pensez qu'à la fin des 60... que les élections des 70 jours fera que ce budget ne sera pas...
Tout cela, tout cela, c'est une arnaque, M. Fauvel.
Vous pouvez rassurer... Elle est au courant comme moi, elle ne le dira pas publiquement. Non, mais moi, je suis assez étonnée.
Mais je suis assez étonnée.
Mais allez-y, parce qu'il est en train de nous dire que ça ne se fera pas. Je pense simplement aux 3,5 millions de personnes qui ont appris aujourd'hui que la réforme était suspendue et qui vont être impactées. Vous avez le vice-président du RN qui vous dit que ça ne se fera pas, c'est une arnaque. Est-ce que vous pouvez prendre l'engagement que ça se fera ?
Je comprends que ce soit une position délicate pour le Rassemblement national aujourd'hui. Parce qu'effectivement, vous avez réclamé à perdre des accrits qu'il fallait suspendre, abroger la réforme des retraites.
Abroger, pas suspendre, Mme Thévenon.
Oui, enfin, là, il y a quand même un pas qui est ouvert, c'est-à-dire qu'on va pouvoir à nouveau débattre sur le sujet. Je vous le dis franchement, moi, ça ne me fait pas super plaisir. Mais pour autant, je reconnais le chemin mis en place de dialogue parlementaire du Premier ministre. Et là, qu'est-ce que vous dites ? Vous êtes un peu perdu dans vos fiches. Tout va très bien. Vous ne savez plus ? Oui, mais je n'arrive pas à comprendre. On vous laisse l'opportunité d'allier... Vous avez remis à comprendre. Attendez, M. Jacobili, je vais juste finir.
On vous laisse l'opportunité d'allier, ce que vous savez mieux faire d'ailleurs, d'allier vos voix à celle de la LFI, d'ailleurs je vous confonds, de la LFI pour faire tomber cette réforme. Et là, vous nous dites, ben non, en fait, on n'y croit pas, on n'y croit pas. Enfin, à un moment, ce n'est pas sérieux.
C'est très sérieux et je décrypte simplement l'entourloupe. J'avais dit sur ce même plateau, il y a deux ans, Marine Le Pen l'a dit aussi, qu'il y avait un accord entre l'EPS et le Bloc central, que tout cela était prévu, ça se passe exactement comme nous l'avions dit. Aujourd'hui, c'est le Parti socialiste qui a tenu la main du Premier ministre pour écrire le discours. Le Parti socialiste a un revolver sur la tempe du Bloc central. Nous sommes aujourd'hui dirigés par les socialistes qui représentent 1,75% des électeurs à l'élection présidentielle, qui dit socialisme, dit impôts et dit immigration. Et donc, évidemment, nous ne pouvons pas nous réjouir de la situation...
Alain de Vemel, sur ce qui vient d'être dit ici, l'hypothèse d'un gros loup. Deux choses.
La première, d'abord, le fait que le Rassemblement national ne soit pas content de voir suspendu quelque chose à quoi il est hostile. Donc, ça devrait plutôt sinon le sécuriser, du moins dire, ah ben oui, ça va dans notre sens. Et la deuxième chose, c'est que l'idée de négociation secrète aboutissant à un accord, etc., je vous fiche mon billet, et on aura l'occasion de vérifier si je me trompe ou pas, je vous fiche mon billet que sur un grand nombre des articles du budget qui vont être discutés, en fait, d'accords entre les socialistes et la majorité, enfin ce qui reste de la majorité, aujourd'hui, on verra au contraire des conflits et des menaces d'autres motions.
Oui, mais vous avez raison. Ben oui, je sors bien.
Et je prends le pari comme vous, alors on ne peut pas parier l'un contre l'autre, mais ensemble, n'ayez pas peur, ça ne nous arrive pas si souvent.
Non, mais de toute façon, j'ai un certain sang-froid avec mon expérience.
Que je reconnais d'ailleurs. Et donc, qu'est-ce qui va se passer ? C'est que le PS va sortir la machine à chantage autant de fois qu'ils le peuvent, parce qu'ils tiennent le gouvernement pieds et mains liés. Donc aujourd'hui, c'est la réforme des retraites, demain, ce sera autre chose, un impôt, etc. Tout cela, une fois encore, n'a pas de sens.
Non, mais c'est ce que vous avez fait pendant des mois avec François Bayrou. Mais nous avons... Vous aviez, on s'en souvient, une liste de revendications qui parfois changeaient de semaine en semaine. Non, ça c'est faux.
La différence, c'est qu'il n'y avait pas d'accord avant, et qu'à chaque fois qu'il n'y avait pas d'accord, nous avons censuré. Parce que nous, nous n'avons pas peur de retourner aux urnes. Nous n'avons pas peur de la dissolution. Ce qui unit l'EPS, le Bloc Central et les LR aujourd'hui, c'est qu'ils ont peur de retourner aux urnes, car ils savent très bien qu'ils seront les grands perdants d'une élection législative. Et donc, ils sont prêts à tous les compromis pour rester en place. Leur seul objectif, c'est de rester en place.
Mais avouez quand même qu'il y a un paradoxe, c'est que vous étiez et vous êtes toujours pour le retour aux 62 ans. C'est ça le paradoxe, quand même. Alors, je vais vous dire, il n'y a pas de paradoxe. Là, le paradoxe, c'est que vous, vous êtes pour le retour aux 62 ans, Mme Tézdo, elle n'était pas pour le retour à 62 ans. J'ai compris que la dissolution se soit inversée aujourd'hui.
J'ai compris votre question. De deux choses l'une. Soit la dissolution que nous demandons arrive, auquel cas nous espérons et nous pensons avoir la majorité. Et donc, nous nous occuperons, nous, de cette réforme des retraites et du fait qu'elle ne soit pas appliquée. Soit il n'y a pas de nouvelles élections. Et je vous le dis, ce gel de la réforme des retraites n'aura pas lieu. En revanche, il faut dire ce qu'il y a dans ce budget et qui nous pend au nez. 19 milliards d'impôts supplémentaires. Mais le débat a commencé. 19 milliards d'impôts supplémentaires. Mais ça, on verra. Mais non, mais... Attendez, c'est la vérité. Gel, gel des retraites.
C'est donc baisse du pouvoir d'achat et augmentation des impôts. Alain Douamel, on va en parler dans une minute dans le débat des économistes du budget.
Mais vous savez qu'il va être remodelé, s'il n'y a pas de censure, par tous les députés. Mais je vous le réponds, il ne sera pas voté à la fin.
En ce qui concerne le budget, il ne faut pas regarder. Il fallait constitutionnellement qu'il y ait un budget qui soit déposé aujourd'hui. Il a été déposé. Ce n'est absolument pas le budget de ce gouvernement. C'est le budget des gouvernements antérieurs. Le Parlement a raison. Et à partir de là, maintenant, sur chaque article, qu'il y aura des discussions, des motions de censure qui seront proposées. Et peut-être d'ailleurs, dès l'article numéro 7, par exemple, une motion de censure qui sera... Et à ce moment-là, il y aura la dissolution. Autrement dit, bon... Donc on aura encore perdu 2-3 semaines. On va avoir... Non, il y a deux hypothèses.
Ou bien, effectivement, de difficulté en difficulté, on finit par ne pas pouvoir voter le budget dans les délais constitutionnels et à ce moment-là, c'est le budget de cette année qui s'appliquera de nouveau l'année prochaine. Ou bien, il y aura un accord à un budget, mais qui ne ressemblera pas au budget qui a été présenté ce matin. Le budget qui a été présenté ce matin, c'est, si j'ose dire, un souvenir politique. Mais ça ne correspond pas du tout à ce que sera le budget.
Si c'est une seconde et si ce n'est pas trop technique.
Non, ça va être très compréhensible. Mais allez-y. Aujourd'hui, le budget ne prévoit pas le gel de la réforme des retraites. Si jamais il y a, par un moyen ou un autre, un gel de la réforme des retraites qui est proposé, hors budget. C'est une dépense supplémentaire, en tout cas des recettes.
Donc ça doit venir du gouvernement et pas des oppositions.
Donc il peut y avoir un article 40 qui est déclenché pour trop de dépenses. Et donc ça ne passera pas. Donc je tiens à dire que c'est en fumage de A à Z.
Laurent Jacobelli