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interviewBFM TV (sur YouTube)· 25 septembre 2025 171 min

Émission spéciale - Condamnation de Nicolas Sarkozy: le jugement choc

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir à toutes et à tous. Effectivement, pour la première fois dans l'histoire de la 5e République, un ancien président va donc être incarcéré. Nicolas Sarkozi, le jugement choc.

Soirée spéciale sur BFM TV. Si s'ils veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison. Mais la tête haute.

Je suis innocent. [Musique] [Musique] [Musique] 50 de prison. La sentence est donc tombée.

Nicolas SarkoZi est condamné pour association de malfaiteurs dans l'enquête sur le financement libien de sa campagne présidentielle de 2007. Nicolas SarkoZ sera, quoi qu'il arrive incarcéré dans les toutes prochaines semaines. La date sera fixée le 13 octobre.

Soirée spéciale pour vous expliquer cette peine, son caractère historique, les raisons de ce jugement et ce débat que tout cela provoque déjà. Nicolas Sarkozy parle d'un scandale, d'une injustice. Les magistrats répondent que c'est la loi tout simplement que l'on applique ce soir.

Avec moi autour de ce plateau, Yve Tréard que je salue. Bonsoir Yve, éditorialiste politique ici à BFM TV, Sandra Cossard. Bonsoir et merci d'être là.

Directrice générale de l'association Cherpa qui lutte contre la corruption. Marie Chantray, bonsoir Marie, chef du service politique de BFM TV. Avec moi également Alexandra Gonzalez.

Bonsoir Alexandra, chef adjoint du service police justice de BFM TV. Laurent Valdiguier, bonsoir Laurent, journaliste d'investigation et consultant ici à BFM. Enfin, Lydia Guirous, bonsoir.

Merci d'être là également. Ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozi. Je vais commencer avec vous.

Lui parle de scandale. Où est le scandale ce soir ? Moi, je suis scandalisée par cette décision.

Je suis scandalisée pour pour l'ami qui est Nicolas Sarkozi. Je suis sansé parce que c'est un président de la République. Euh c'est un homme qui a dévoué sa vie pour pour le pays.

Euh je suis scandalisée pour l'image aussi de notre pays et je trouve que dans cette décision certes, on applique la loi mais on l'applique avec beaucoup de zes. Est-ce qu'il est véritablement nécessaire euh d'un un mandat de dépôt avec différé ? Est-ce que c'est véritablement nécessaire ? par que Nicolas Sarkozy va fuir.

Il s'est présenté à toutes les convocations. Il a répondu à toutes les convocations. Est-ce que Nicolas Sarkozy va poser un trouble à l'ordre public ?

Je ne le crois pas. et et je trouve qu'il y a quelque chose qui est de l'ordre évidemment de l'humiliation, beaucoup l'ont dit, mais aussi d'une volonté d'essayer d'achever Nicolas SarkoZi. Mais pardon, vous dites dans la même phrase que la loi était appliquée, vous dit je reconnais que la loi appliqué der par d'humiliation.

Oui, il y a une il y a une il y a une volonté depuis des mois de d'humilier Nicolas Sarkozy. C'est la première fois euh depuis Pétin euh qu'on retire la Légion d'honneur à un président de la République. C'est la première fois depuis depuis Péin, depuis Pétin euh qu'un président de la République va être incarcéré.

Donc au-delà de l'humiliation, moi j'ai le sentiment qu'il y a une volonté de vouloir achever Nicolas Sarkozy et de le mettre à terre. Mais c'est bien mal le connaître. Aujourd'hui, j'ai honte.

J'ai honte et euh je suis euh dans une colère froide face à cette décision et je voudrais dire tout mon soutien et évidemment toute mon amitié et ma fidélité euh à Nicolas Sarkoi. Et ça fait déjà réagir Alexandra. Oui.

Euh parce que il faut rappeler aussi ce que dit aujourd'hui la justice. La justice dit qu'il y a eu un ancien président de la République qui avait, je cite, pour objectif de préparer une corruption au plus haut niveau possible lorsqu'il serait élu président de la République avec un financement en provenance d'un état étranger, en l'occurrence le régime liben, avec des rencontres avec un homme qui était condamné en France pour avoir organisé un attentat qui a on le rappelle a fait 54 victimes. française.

L'attentat du DCD, c'est Abdallah Senousi. C'est lui qui est au cœur des rencontres entre Claude Guéan Brisortefeu en Libye à Tripoli. Et c'est aussi pour cela qu'aujourd'hui une association de malfaiteurs a été retenue par la justice.

Vous dites les faits initiaux sont graves, très graves et c'est pour ça que la justice est aussi sévère que la justice vient en réponse à des faits qui sont d'une exceptionnelle gravité puisqu'on parle d'un objectif. Je reprends encore une fois les termes du jugement. Un objectif de corruption avec un état étranger et pas n'importe lequel.

Un état qui avait euh et fait un attentat contre des victimes françaises. Sandra Cossard, comment vous réagissez quand vous entendez Lidia Guirous dire "Ce soir il y a une volonté d'humilier, de mettre à terre, d'achever Nicolas Sarkozi de la part de la justice" ? Non, je pense que justement la difficulté c'est que la justice est aujourd'hui euh indépendante mais du coup parce qu'elle est indépendante, elle est toujours sur le feu des critiques des politiques dès que ça les concerne.

Euh je pense que c'est euh de l'ordre des politiques justement de préserver cette institution judiciaire et là c'est un verdict euh historique, emblématique, courageux et simplement en effet l'application du droit parce que c'est une victoire de la lutte contre la corruption. Aujourd'hui, il faut rappeler euh que la corruption fait des victimes. Ce n'est pas une infraction qui ne fait pas de victime.

En France, on est assez tolérant sur la criminalité en col blanc. Et ce que j'entends aussi beaucoup, c'est que on se concentre sur l'exécution de la peine plutôt que de considérer que c'est un verdict essentiel pour la sauvegarde de la démocratie aujourd'hui. Parce que quand on a Et vous dites que ce jugement-là peut être, comment dire, vous dites jugement historique peut être un point de bascule.

Il y a quelque chose qui s'est passé selon vous dans la prise en compte justement euh des délits de corruption par la justice aujourd'hui ? Oui, aujourd'hui quand la présidente du tribunal parle de délit contre la nation, contre l'État, contre la paix publique, c'est une justice qui sait répondre à la mise en cause de nos institutions démocratiques. Des institutions qui sont fragilisées, on le voit partout, et qui sont aussi dans les attaques qu'on entend depuis le prononcé du verdict, mais même avant en fait sur l'institution judiciaire.

Mais même nous, en tant qu'association de partie civile, nous avons été attaqués aussi. Notre recevabilité a été contestée. C'est sans arrêt en fait.

Donc essayons de respecter l'institution judiciaire. Et j'entends des critiques sur l'exécution de la peine. Euh je entendu un chiffre qui a été donné par un syndicat de la magistrature.

Près de 90 % des personnes qui sont en comparition immédiate et qui ont une condamnation ont un mandat de dépôt. Donc en quoi ça serait exceptionnel en fait ? On le ce que nous dit le verdict, c'est vous avez beau être au plus haut sommet de l'État, vous avez beau être au plus haut de sommet de l'État, vous devez euh être injusticiable comme les autres et c'est la fin de l'impunité.

Guous, vous dites l'exécution provisire, c'est-à-dire le fait que la peine qui est un fils à Nicolas Sarkozi ce soir, alors certes, il n'ira pas en prison dès ce soir, mais il va y aller dans les semaines qui viennent et il ne pourra pas y échapper même s'il fait appel. Qui fait appel et quand on fait appel en droit français, on est présumé innocent. Donc Nicolas Sarkozy est présumé innocent puisqu'il fait appel.

Pourquoi est-ce que c'était nécessaire cette exécution provisoire mais il est pas en dessous des lois Nicolas. On va revenir précisément l'assemblée s'est repenchée sur cette question là au mois de juin juste après le le jugement contre Marine Le Pen et l'Assemblée à nouveau a dit bah non on maintient la loi, on maintient l'exécution provisoire. Mais Gérard Larch a pris la parole dans et s'est exprimé à ce sujet.

Ça ça questionne cette exécution provisoire quand il s'agit aujourd'hui de certaines décisions. On a l'impression que les voies de recours quand on est euh euh très exposé euh vous euh enfin je moi je trouve que ça interroge et qu'il faudrait se pencher à nouveau. Le législateur doit se pencher à nouveau puisque oui mais pourquoi s'interroger uniquement quand c'est un personnage politique en quand il s'agit d'un personnage politique la loi est la même pour tous la loi est la même pour tous et Nicolas Sarposier est injustifiable comme les autres mais qu'il y ait une forme à mon sens de zile et d'acharnement moi m'interroge et me questionne. peut pas y avoir il y a la volonté de de remettre enfin il y a une volonté de enfin sur d'atteindre à la dignité de de de ce personnage éminent par cette exécution provisoire.

Je pense que Nicolas Sarkozy ne va pas fuir. C'est pas un narcotraafiquant et ils auraient pu attendre que cet appel soit soit jugé pour Laurent Valdiguier. Vous avez suivi pendant des semaines ce procès.

Je me souviens qu'un jour vous m'avez pardon pour l'expression chopé dans le couloir ici et vous m'avez dit vous mz dit Maxime tu ne comprends pas ce qui est en train de se passer. Ce procès est dingue. Nicolas Sarkozy risque réellement d'aller en prison.

C'était il y a des mois. C'est au moment du procès. Oui, je dis ça parce que il y a toujours dans ces procès deux procès.

Le procès du dedans, le vrai procès, le seul procès judiciaire, le procès de l'audience avec ses moments forts, ses ses ses tournants et puis une toute une petite musique qui s'installe. Au début de cette offerte libienne, rien n'était fait parce que c'est vrai que l'accusation, elle était ancienne, complexe, rien n'était fait. J'aurais dit au début de l'audience euh on verra.

Hm. Et puis à la fin de cette audience, d'ailleurs la présidente, elle avait posé une question Nicolas Sarkozi et à tous les autres. Elle leur avait dit "Monsieur approché de la barre, est-ce que vous avez pu vous expliquer ?" Et tous, sans exception Nicolas Sarkozien en premier, ils ont dit "Mais madame la présidente, merci.

Oui, nous avons pu nous expliquer." Donc c'est vrai qu'aujourd'hui, on comprend quand il utilise le mo on comprend son choc mais disons que au à la fin des 38 journées, il avait l'impression de s'être expliqué. Hm.

Mais il y avait quelque chose de différent dans cette audience Maxime. Quelque chose de de de qui qui faisait que cette audience correctionnelle avait rien à voir avec les autres. C'est la présence des victimes de l'attentat du DC10 avec en tête Marivon Ravennau.

Il faut lui rendre dommage parce que cette femme a été dans son témoignage bouleversante. Elle est arrivée à l'aud à la barre et elle a dit "Madame la présidente, je n'ai pas vraiment de déclaration à vous faire. Je vous propose simplement de lire la lettre. que j'avais écrite en 2000 en juillet 2007 au président de la République de l'époque et qui à ce jour n'a reçu aucune réponse.

C'était Nicolas Sarko Nicolas Sarkozi, il était là à 1 m d'elle. Il a voulu bondir et répliquer tout de suite. La présidente lui a dit "Monsieur Sarkozi, vous prendrez la parole quand je vous la donnerai aujourd'hui." Elle voit un peu la voix.

Et qu'est-ce qu'elle disait cette lettre à l'époque ? Elle disait qu'en 89 le Boeing le décédiste du TA avec 170 personnes à bord, 54 français avait sauté par une bombe libne, une bombe armée par Abdallah Senousci. Alors Abdallah Senousi avant ce procès, personne entre nous n'aurait connu son son nom, mais dans ce procès, il a été question de lui tout le temps, tous les jours.

Pourquoi ? C'est simple à comprendre. En 2 jours, en octobre et décembre 2020 2005, Brisortefeu et Claude Guéan sont allés voir ce scénopi avec Ziad Takedin pour c'est le jugement de ce soir, c'est la décision judiciaire de ce soir pour faumenter une association de malfaiteurs.

C'est ce que dit le tribunal Alexandra. Et ces deux rencontres secrètes à l'époque inavouable à l'époque parce que c'est nous ét condamnés par la France par les tribunaux français à perpétuité pour être responsable pour être responsable de la du décis dans vos par la justice a bien expliqué tout le monde s'est expliqué hein il y a eu 38 journées d'audience ça s'est pas fait en 2 jours, ça s'est pas fait en une après-midi et 12 ans d'in tout le monde s'est expliqué et il reste ce gros caillou dans le ce rocher dans la chaussure. Ce rocher dans la chaussure, c'est qu'est-ce qu'ils sont allés faire avec ses noci qui était recherché en France à ce moment-là qui était sous le coup d'un mandat coup mandar pour exécuter une peine de prison à perpétuité pour avoir faé cette pour avoir fomenté expliquer précisément euh le jugement d'aujourd'hui la condamnation de Nicolas Sarkozy et la lourdeur de la peine. et que dans le le comment dire le jugement, il est expliqué que clairement au moment où Brisortefeu Claude Guéan vont voir ses nous c'est pour lui réclamer de l'argent pour essayer d'avoir un deal avoir de l'argent pour ensuite financer la campagne présidentielle et c'est ça qui est très important dans ce que vient de dire Alexandra dans le dans ce qu'elle elle vient de lire dans le jugement h h parce que le procès c'est le financement de la campagne de 2007 ou Or, ce que vient de dire Alexandra à la lumière du jugement que vous avez élu, hm c'est que les deux protagoniste avec Nicolas Sarkozy qui lui n'est pas là, n'est pas à Tripoli à ce moment-là, il va aller à Tripoli mais dans d'autres circonstances.

Et si j'en crois euh la présidente ou le tribunal qui ne sait pas trop ce que font ces deux collaborateurs parce qu'il y en a un qui est collaborateur à l'époque et l'autre qui est ministre. Claude Guayant est collaborateur sortefeu et ministre. Tout que dit le jugement avec l'objectif de toucher de l'argent c'est pas dit comme ça maintenant.

Vous voulez que je je voulais que je cite après l'élection. Vous voulez que je cite ? Oui.

Nicolas SarkoZ est condamné pour avoir laissé ses proches collaborateurs et soutiens sur lesquels il avait autorité et qui agissait en son nom solliciter les autorités libennes pour obtenir ou tenter d'obtenir des soutiens financiers en Libye en vue d'obtenir un financement pour la campagne de 2007. C'est ça. Il y a il y a il y a tout à l'heure c'était avec l'objectif de h avec l'objectif de et et d'ailleurs aujourd'hui la justice qui serait président.

Il y a pas de preuve que ce financement ait eu lieu et c'est pour ça qu'il y a une relaxe sur le financement illégal. Alors ça c'est un point qu' va falloir éclaircir aussi pour les télép qui a eu l'objectif d'obtenir d'un état étranger en l'occurrence la Libye un une fois qui serait c'est l'intention l'intention. Oui, mais alors attendez justement pour expliqu pour bien expliquer aux téléspectateurs Alexandra, je me tourne encore vers vous euh avec Laurent et avec Laurent évidemment c'est l'association de malfaiteurs.

Non mais attendez Laurent attendez pour clarifier les choses. En clair la justice dit Claude Guéant Brisfeu sont allés voir ces nousis dans l'idée dans l'objectif d'obtenir des financements et se sont entendus. La justice dit autre chose.

Deuxième chose, la justice dit on a des traces d'argent liben qui part bien de Libye. Oui. OK.

Mais la justice dit une troisième chose, on ne peut pas dire que cet argent a atterri dans les caisses de la campagne de Nicolas Sarkozi. On est d'accord là. Exactement.

C'est pour ça qu'il y a une relaxe sur le financement illégal de campagne. Il n'y a pas eu de preuve à mener pendant ces 3 mois de débat que de l'argent libien soit arrivé pour dans les dans les comptes de campagne pour financer la campagne électorale de Nicolas. Mais parce que ce qu'il faut expliquer aussi c'est que le droit positif aujourd'hui est extrêmement complexe notamment en terme probatoire.

C'est-à-dire qu'on demande aujourd'hui à des magistrats de pouvoir démontrer l'existence d'un pacte corruptif à partir de flux financiers qui sont complètement illicite opaqu et donc c'est compliqué pour les juridictions d'avoir accès à ces preuves. Et donc c'est pour ça précisément que l'intention suffit. C'està-dire l'intention d'avoir réclamé de l'argent suffit à condamner à la fin.

C'est pour ça qu' a relaxe. Mais quand vous dites c'est un jugement sévère, je ne sais pas. Enfin moi je ne suis pas là pour je retire sévère.

Ça veut dire lourd Maxime, c'est pas seulement, il est encoré jusqu'à jusqu'à 10 ans. Le parquet avait demandé 7 ans compte tenu de la gravité des faits, bah il faut considérer que la juridiction est souveraine dans son appréciation. Laurent et ensuite on écoute Nicolas.

C'est pas seulement l'intention, c'est que il y a au moment de ce pacte et de cette décision à quant Nicolas Sarkozy qui est au courant les juges estiment qu'ils ne peuvent pas ne pas être au courant et Ziad Takedin et et Abdallahusi. Il y a une décision qui est prise et des fonds qui arrivent dans les caisses, dans les comptes offshore. La nébuleuse, je me souviens plus le terme utilisé par la présidente, mais la présidente a expliqué que des fonds arrivés dans une temporalité concordante avec la campagne présidentielle.

Mais ils arrivent où ces f Ils arrivent dans la nébuleuse offshore de Takedin. Et là ça s'est arrêté là. Ça s'est arrêté là parce qu'il y a des retraits d'espèces de takidin dans la temporalité de la campagne intermédiaire libanais qui est mort il y a 3 jour décédé il y a 3 jours qui sera jamais jugé qui est mort innocent et donc c'est fond libien qui arrivent parce que il y a un fameux il y a il y a il y a une page qui a tout changé dans ce procès.

Peut-être que sans cette page rien n'aurait été pareil. C'est le fameux journal intime du ministre du pétrole libien. Lui aussi est décédé.

Dan en 2007 donc bien avant 2012 pardon bien avant que mais dans son journal intime il avait écrit il avait mentionné à la date du 29 avril 2007 en 2007 trois versements liben viaated et en fait la justice s'arrête là en disant pour le reste on ne peut pas rapporter la preuve et ils ont écarté une liste là la présidente elle a écarté beaucoup de témoignages elle a écarté beaucoup d'éléments elle a estimé que cli million d'euros. Oui. Qui est passé à 5 millions et on a retrouvé que 35000 €.

Alors, on a retrouvé 7 millions sur les compte de Takedine en provenance de la Libye et la jusqu'à présent, mais ça la justice l'a écarté aujourd'hui, il y avait une espèce de de spectre de 35000 €. Eric Vert est venu assez honnêtement reconnaître queil avait reçu 35000 € dans la campagne. Je voudrais juste qu'on écoute, je voudrais juste qu'on écoute Nicolas Sarkozi.

Vous nous direz comment on réagit euh autour de Nicolas Sarkozi ce soir, le choc que ça représente pour son entourage. On écoute le l'ancien président de la République tout à l'heure à la sortie du tribunal. Je ne m'écusa pas de quelque chose que je n'ai pas fait.

Naturellement, je ferai appel. Sans doute devrais-je comparaître les monotes au mains devant la cour d'appel ? Ceux qui me haïsent à ce point pensent m'imumilier.

Ce qu'ils ont humilié aujourd'hui, c'est la France. C'est l'image de la France. On entend les mots du président de l'ancien président Marie.

Comment est-ce qu'on réagit dans son entourage ce soir ? Qu'est-ce qu'on dit ? On ne s'y attendait pas.

On ne s'y attendait pas très clairement. Et par ailleurs, aux téléspectateurs qui nous regardent, la prise de parole à la sortie du tribunal, à la mi-journée de Nicolas Sarkozy n'est pas du tout anticipé à l'avance. C'était ces avocats qui devaient prendre la parole au vu de la peine, au vu de ce qui est réclamé par le tribunal, Nicolas Sarkousi décide en coordination avec ses collaborateurs et ses avocats de lui-même s'exprimer face aux caméras.

Et ce qu'on nous explique aussi, c'est cette espèce que l'on a peut-être même tous un peu vécu durant cette matinée. et cet ascenseur émotionnel parce que la matinée est rythmée par plein de moments différents et je parle sous contrôle de mes confrères spécialistes mais on a la motivation de la peine puis la peine qui intervient et on entend ces relaxes concernant les faits de corruption contournant concernant le détournement de fonds concernant le le financement illégal et certains se disent on parle ensemble certains se disent bon oui Nicolas Sarkozi peut respirer à ce moment Nicolas Sarkozi peut certainement respirer. C'est ce d'ailleurs ce que dit sur notre antenne il y a quelques minutes seulement Bris Ortefeu qui lui est à côté de l'ancien chef de l'État et n'imagine pas une seconde la lourdeur de la peine qui va être prononcée quelques heures plus tard et effectivement avec ses avocats, monsieur maître un grind, on s'était préparé à tous les scénaris euh en off, on nous dit quand même qu'on ne s'attendait pas du tout à cette peine avec exécution provisoire et donc de la prison de On va rester un instant là-dessus.

Je reviendrai dans un instant quand même avec Alexandra et et Laurent sur ce qui attend maintenant Nicolas Sarkozi parce que je disais tout à l'heure, on a commencé par là. C'est la première fois qu'un ancien président va se retrouver en prison. Euh Yve le choc, quelque chose qui était pas préparé.

Dans le pire des scénarios, Nicolas Sarkozi, il aurait pu être en prison dès ce soir. Ah bah, il aurait pu oui bien sûr. S'il y avait pas eu effectivement il aurait pu ê il aurait pu y avoir un mandat de dépôt en sortant de de comme comme ça arrive s'il y avait pas eu bien sûr ça aurait pu ça aurait pu tout à fait se produire et ben la justice explique pourquoi elle a demandé un mandat de dépôt différé et pas un mandat à l'audience.

Euh la justice dit euh comme il s'est euh il ne s'est jamais dérobé à la moindre convocation euh de la justice et que compte tenu euh je cite encore de la nécessité d'organiser sa vie professionnelle alors il est prononcé une incarcération différée un mandat de dépôt différé et le et alors mandat de dépôt qui est néanmoins demandé parce que non pas parce qu'on a peur qui est récidive non pas parce qu'on a peur peur qui s'enfuit. Mais c'est ça qui est très étonnant parce qu'on a peur que ça crée un un trouble à l'ordre public. Pour quelle raison ?

C'est assez c'est c'est quand même assez incroyable. Enfin bon, incroyable, ça veut dire que pour vous ça ne tient pas. Si si non, j'ai pas dit ça mais j'ai dit c'est c'est une formule qui euh vous dites ça va provoquer dans le pays un choc tel que pardon, il me semblait avoir compris aussi que s'il y avait exécution provisoire euh et que la juge allait au bout de la chose, c'est-à-dire en disant Nicolas Sarkozi ira en prison même s'il fait appel, c'est parce que selon elle n'avait pas pris conscience au moment de l'audience de la gravité des faits qui lui étaient reprochés.

Elle l'a dit aussi exactement comme Marine Le Pen à son procès qui a eu l'exécution provisoire à la fin. Et puis c'est vrai aussi qu'il y en a deux ce soir qui sort qui dorment en prison dès ce soir. Alexandre Jouri W Nasser.

Tout d'un coup, on peut réexpliquer qui sont ces de Alors c'est le banquier suisse qui a opéré qui a fait les les la petite main pour pour que les fonds se se blanchissent ni vu ni connus entre autres pour permettre de de cette fameuse fausse vente des deux tableaux de 500000 € à Claude Guand pour permettre à Claude Guand d'acheter un appartement. les les fonds se sont évaporés euh dans le dans les mains d'un avocat de Malaisie. Euh c'était quand même assez exotique cette audience, hein.

Il n'y a pas que Nicolas Sarkozi dans cette audience. Et alors du coup, Wim Nasser, c'est lui le premier qui a inauguré, vous avez raison, il y a eu une espèce de grand faux plat pendant toute la matinée où la juge, elle est grainé un peu il y a 68 infractions. Donc c'était laborieux, c'était long, elle enlevait, elle détricotait.

H c'est vrai qu'elle a détricoté la pelote du PNF et puis tout d'un coup elle en est venu au Pen. Alors c'est vrai qu'avec quelques avocats, on s'est regardé parce que sur la droite sur la droite de la salle il y a une présence policière qui s'est faite un peu plus importante. Ouais cétait un premier signal.

Ah là notamment le commandant de police qui est jamais là avec sa matraque, il est venu avec sa matraque. Alors moi le regardant, je me suis dit tiens qu'est-ce qui se passe ? Et puis Naï Nasser est arrivé a été appelé à la barre, il a 80 ans W Nasser quand même son avocat avait plaidé que s'il était incarcéré ça serait le trisème plus vieux détenu de France.

Et Wim Nasser, elle a expliqué la gravité des faits. Elle a fait son l'a condamné à 4 ans de prison et elle a ordonné le premier mandat de dépôt. Deux policiers sont immédiatement arrivés, ont encadré sa chaise.

Alors là, l'ambiance, elle a complètement changé. Rendez-vous compte. Et alors Nicolas Sarkozy qui était sur son faux plat au vélo comme si c'était une course tranquille.

Bah tout d'un coup, on a vu le col arriver et puis ensuite dans la foulée Alexandre Jouri qui est arrivé un peu en retard à l'audience en pulc roulé en mocassin quand même un signe qui devait s'attendre en général c'est ce qu'on les avocats conseillent à leur prévenu quand il y a un risque de détention pas mettre de l'assé donc c'est vrai qu'il est arrivé il est venu à la barre deè mandat de dépôt deuxième coupe de policiers qui sont venus s'installer derrière sa chaise. Alors là, ça a complètement cassé l'ambiance et effectivement bah pour la suite les autres aussi. Mais c'est vrai que du coup en 10 minutes l'ambiance a basculé du tout tout tout dans cette salle.

On va parler dans une seconde de ce qui attend Nicolas Sarkozi désormais son incarcération. On en parlera dans une seconde. D'abord Lisaf nous rejoint.

Bonsoir Lisa. Bonsoir. Pour nous donner ben les toutes dernières réactions à cette condamnation de Nicolas Sarkozi. des réactions euh politiques.

D'abord, Marine Le Pen a posté un message sur X et elle ne se prive pas de critiquer la justice. Au-delà de la personne de l'ancien président Nicolas Sarkozy, la négation du double degré, dit-elle, double degré de juridiction par la voie de la généralisation de l'exécution provisoire par certaines juridictions représentent un grand danger au regard des grands principes de notre droit au premier rang desquels se trouve la présomption d'innocence. Oui, Marine Le Pen qui va plus loin ce soir et qui explique qu'un certain nombre de magistrats ont un tableau de chasse et un ancien président se trouve tout en haut de ce tableau de chasse.

Autre réaction ce soir, Lisa, celle de Manuel Bompard. Le coordinateur de la France insoumise a lui aussi réagi. Effectivement, pour lui, justice a été rendue et c'est une occasion de plus pour dénoncer deux trois choses.

Regardez, la droite de Retaillot et l'extrême droite de Le Pen et Bolloré s'allie pour défendre Nicolas Sarkozy, condamné aujourd'hui par la justice pour association de malfaiteurs. Les mêmes n'ont d'habitude pas de mots assez dures pour dénoncer le soi-disant laxisme de la justice et pour en appeler à la fermeté des condamnations. On a même vu le dirigeant du parti fondé par monsieur SarkoZi prétendre défendre la France des honnêtes gens et madame Le Pen commencer sa carrière médiatique par des diatribes enflammé contre les élus malhonnêtes.

Il poursuit. Pourquoi ce changement de discours quand ce sont eux et leurs amis qui sont jugés coupables par la justice ? Pourquoi ce de poids de mesure ?

L'exigence d'honnêteté et de respect de la loi n'est pas réservée au peuple. Elle s'applique aussi pour les puissants malgré leur pouvoir et leur relais médiatique. Plus que jamais qu'il s'en aillent tous.

C'est comme ça qu'il termine. Du côté de la famille politique de Nicolas Sarkozi, les Républicains, un communiqué de presse signé, vous le voyez, par Bruno Rotaillot, grand soutien. Par son énergie et sa détermination, Nicolas Sarkozy a beaucoup apporté à la France.

Il a toujours été un serviteur fidèle de son pays. Je lui redis tout mon soutien et toute mon amitié dans l'épreuve qu'il traverse. Nicolas Sarkozii, relaxé de trois des quatre chefs d'accusation et présumé innocent, a fait appel de la décision.

Je ne doute pas qu'il saura mettre toute son énergie à se défendre devant la cour d'appel et faire prévaloir son innocence. Réaction aussi ce soir des proches de Nicolas Sarkozy. Oui, notamment son ex-femme et sa femme Cécilia Atias.

D'abord son ex-femme, je suis scandalisée et surtout triste pour notre pays qui a perdu le sens de la justice. Je suis de tout cœur auprès de Nicolas que je sais être un honnête homme et Carla Bruni, son épouse à elle réagit sur Instagram. Elle a posté une photo de son arrivée main dans la main avec Nicolas Sarkozy légendaire love is dit swe l'amour et la réponse avec la mention la haine n'aura pas le dessus.

Merci beaucoup Lisa ADF. Qu'est-ce qui attend désormais Nicolas SarkoZi Alexandra dans les prochains jours, il va donc se préparer à cette incarcération. Il a rendez-vous le 13 octobre avec le parquet national financier.

Ce jour-là, la date de son incarcération lui sera donnée. Peut-être le jour même, peut-être dans les jours qui suivent, on ne le sait pas pour l'instant. Pour le lieu, on ne le connaît pas non plus.

Ce qui semble plausible euh c'est euh la prison de la santé qui est au cœur de Paris avec probablement euh un régime à l'isolement euh en raison de la qualité de Nicolas SarkoZi. On ne l'imagine pas au contact de d'autres détenus pour sa sécurité notamment. Il serait donc probablement dans un quartier à l'isolement.

C'est vrai que pendant longtemps la prison de la santé, il y avait le fameux quartier VIP. C'est le où il y avait Maurice Papon, Jacques Grosie, Bernard Tapi, c'était des grandes cellules avec des gros radiateurs. Ça on sera tout à l'heure avec Pierre Boton qui a connu le quartier donc on l'a visité au moment où ça tout ça a été détruit.

Maintenant, c'est ça s'appelle le QB4. Euh c'est vrai que Nicolas Sarkozi, il risque comme tout nouvel arrivant d'être au quartier d'abord au quartier de nouveau dit des nouveaux arrivants où la l'administration pénitentiaire a pour habitude hein, c'est assez logique de surveiller un peu le comportement de de d'un nouvel arrivant en détention hein. C'est c'est c'est pareil à la détention, hein.

Il y a ce qu'on appelle le choc carcéral quand on arrive et qui est réel pour n'importe quelle personne qui arrive en prison et et donc le quartier des des vulnérables dont parle Laurent existe toujours mais ça voudrait dire une vie quand même en collectivité ça semble peu compatible. Alors l'isolement c'est dur aussi parce que l'isolement ça veut dire être tout seul. On ne voit que les surveillants.

Mais est-ce que est-ce que au-delà de ce que pourrait ressentir Nicolas Sarkozi, on pourrait quand même s'arrêter davantage sur ce que ça veut dire aussi pour les concitoyens aujourd'hui en terme de lutte contre la corruption et l'impunité parce que sans sans préjuger de ce qu'il pourrait ressentir, c'est aussi une décision exemplaire en fait pour l'état de droit. Donc là, on est en train de de mettre de l'affect en fait, ce qui ne veut pas dire ne pas le faire mais en fait soyons quand même euh pardon, on essaie de comprendre aussi ce qui va se passer. C'est quelque chose qu'on a jamais connu.

Je vais prendre un exemple tout bête. Nicolas Sarkozi euh aujourd'hui ancien président est protégé 24h/ 24 à des gardes du corps 24h/ 24 euh enfin des gardes du corps des des des policiers qui le qui le protègent. Qu'est-ce qui se passe une fois qu'il arrive en prison ?

On n' jamais connu ça. On a jamais incarcéré l'ancien président. Qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ?

Les question un détenu comme un autre. Tout à fait parce qu'il est dans un quartier un peu un peu particulier à la santé effectivement où d'ailleurs ils peuvent se fréquenter les uns les autres hein au bout d'un moment. Enfin bon, ça il y a des parfois des amitiés qui se lient.

D'ailleurs, le danger en prison, c'est toujours les autres codétenus, hein. C'est pour ça qu'Alexandra prtique mais euh ça appartiendra au directeur de la prison de la santé, hein. Il est c'est un nouveau venu.

D'ailleurs, vous êtes un ancien président. Disons que l'isolement, c'est un avantage pour l'administration pénitentiaire, c'est d'essayer de prévenir les les mauvaises rencontres d'un nouvel arrivant avec des disons des des cailles de la de la prison. Si si on parle de la suite, la suite c'est aussi l'appel, le procès en appel.

Aujourd'hui, Nicolas Sarkozi a d'ors et déjà annoncé qu'il a interjeté appel. Donc il redevient présumé innocent. Il y aura un nouveau procès en appel, mais la cour d'appel n'aura peut-être pas la même lecture dans un sens ou dans un autre.

Peut-être qu'elle le relaxera complètement sur les quatre chefs d'accusation. Peut-être qu'elle retiendra la corruption. Euh la lecture peut-être tout à fait différente.

C'est un risque que prend euh chaque personne lorsqu'elle fait appel. Mais on en revient à ce que disait Lydia Guerous tout à l'heure. Vous avez dit Nicolas Sarkozi fait appel donc présumé innocent et pourtant incarcérer quoi qu'il arrive.

C'est l'exécution provisoire, c'est la décision de la justice. Mais au moment où la justice prononce cette exécution provisoire, il n'est pas présumé innocent. et ces avocats vont vont faire une 13h05 quand on était dans la salle d'audience avec Laurent et que le tribunal dit qu'elle condamne Nicolas Sarkozi, qu'elle souhaite voir la peine exécuté immédiatement en raison de la gravité des faits reprochés, c'est-à-dire avoir tenté de nouer un pacte de corruption avec ses collaborateurs avec un état sanguinaire.

Et bien à ce moment-là, il n'était pas présumé innocent et la justice a voulu que la peine s'applique, d'où l'exécution provisoire. Cossard, est-ce que pour vous dans le jugement qui est rendu ce soir, il y a un message qui est envoyé notamment à tous les élus de la République ? Oui.

Alors, au-delà des élus de la République, je pense qu'il y a un message qui est envoyé déjà à tous les concitoyens. Ça veut dire vous pouvez avoir confiance en la justice et en l'institution judiciaire, mais au-delà, en effet, ben vous n'êtes pas à l'abri en et vous n'êtes pas protégé parce que vous avez une position d'élu. En fait, vous devez être euh irréprochable que vous soyez au plus haut du niveau de l'État ou pas.

Et donc, c'est une un signal fort pour cette impunité. Et je le rappelle, on parle de corruption. Euh là, euh c'est euh un crime ou un délit euh qui fait des victimes.

Nous, on le rappelle depuis 2013 en fait et en l'espèce la population libenne qui a été privée de ressources essentielles. Donc ça n'est pas simplement une criminalité en col blanche qui qui serait jugée acceptable. Non, non, non.

Euh c'est extrêmement, je suis pas sû que ça je suis pas je suis pas certaine moi que ça réconcilie les Français avec la justice. Les Français dans dans leur quotidien, beaucoup qui vivent même dans des quartiers un peu difficiles voient que des délinquants multiplient les actes de délinquence et ne sont pas ne sont pas jugés immédiatement, doivent attendre une certaine période. Il y a pas de condamnation ferme dans les quartiers. on le voit, il y a des trafiquants de drogue, il a ceux qui squattent devant les immeubles qui pourrissent la vie de tout le monde et ceux qui rendent le quotidien très difficile de beaucoup de Français.

Et bien ne le bon citoyen qui ne commet aucune infraction, qui subit cette délinquence, ne voit pas la justice répondre avec fermeté et avec célérité. Mais les gir vous pouvez pas réclamer de la fermeté à la justice 364 jours par an et le jour où Nicolas Saram dire c'est ce que je vous dis c'est que cette décision je ne suis pas sûre qu'elle soit de nature à à démontrer aux français qu'il y a une fermeté qui va se mettre en place y compris pour les petits délinquants qui pourrissent le quotidien des Français. C'est ce que je suis en train de vous dire.

Ça n'envoie pas ce message de réconciliation à tout notreciation de la société civile sur les questions de sécurité contre la corruption. On est aujourd'hui les trois associations françaises. Il n'y a que trois associations en France qui sont agréées pour lutter contre la corruption et nous sommes assis tous les trois sur le banc des partis civiles.

Donc aujourd'hui, nous représentons justement je pense cette lutte contre la corruption. Vous disiez tout à l'heure Guous qui avait une volonté d'humilier Nicolas Sarkozi de l'achever. C'est votre terme d'achever Nicolas Sarkozy.

Pour vous, c'est quel le jugement qui est rendu ce soir est politique ? C'est quelque chose de politique. On a affaire à des juges selon vous politique.

Poli jeai pas les juges de politique ou de politisé. Je je je j'irai pas sur sur ce terrainlà, mais je pense que depuis euh plusieurs années, depuis plusieurs mois maintenant, il y a une accélération et je trouve que la l'exécution euh l'exécution provisoire, on aurait pu on aurait pu attendre que l'appel enfin je suis pas certaine que c'était que c'était nécessaire et je reviens encore sur sur sa légion d'honneur, sur d'autres éléments qui étaient extrêmement humiliants et quand Je vois certain lesonur qui a été retiré Nicolas. Oui.

Et quand je vois certaines réactions notamment à l'extrême gauche, il y a quelque chose qui est de l'ordre de de la revanche. Il y a il y a un certain bonheur à dire que Nicolas Sarkozy va se retrouver en prison. Et moi, je n'aime pas, que ce soit une personnalité de gauche ou de droite, euh je n'aime pas me réjouir de de de ces situations qui sont qui sont très dures.

Je pense notamment à sa famille. Ce qui est sûr, c'est que on peut se poser des questions, cher madame sur la loi. Certes, il y a l'exécution provisoire qui est prévue, notamment quand il y a corruption, mais il y a quand même le pouvoir discrétionnaire des juges et il y a la liberté d'appréciation et la liberté d'interprétation des juges.

Et euh parce que je vois bien la le quand on dit mais on s'étonne et on on a le droit de s'étonner sur le fait qu'il y ait exécution provisoire en l'espèce tout comme on a le droit de s'étonner qu'il y ait eu exécution provisoire dans le jugement de Marine Le Pen h parce que on se dit bon trouble alors trouble alors je termine s'il vous plaît trouble à l'ordre République on se pose la question alors vous allez m'opposer que effectivement des délinquents on va dire de droits commun, ils peuvent subir ce régime là. qu'ils peuvent apparemment selon les chiffres syndicat de la pe ils peuvent aussi réitérer ils peuvent aussi réitérer récidiv et là on le comprend là on se dit que monsieur Sarkozi c'est sa deuxième condamnation il me semble certes mais je pense que monsieur Sarkozi s'il sort de chez lui pour s'enfuir ou s'il sort de chez lui pour provoquer une manifestation il sera assez vite repéré et il sera assez vite encadré cette discussion ça paraît très discuter de ça, ça veut peut-être dire que la loi précisément est pas très bien faite ou alors qu'il y a quelque chose on va parler dans une seconde. On vaer dans une seconde.

Je voulais juste qu'on entende à nouveau Nicolas Sarkozi justement sur ce point là. Écoutez de tout à l'heure. Et si quelqu'un a trahi les Français, ce n'est pas moi.

C'est cette injustice invraisemblable auquel vous venez d'assister. Je n'ai aucun esprit de revanche. Je n'ai aucune haine.

Mais que chacun comprenne bien et l'entende, je me battrai jusqu'à mon dernier souffle pour prouver ma complète innocence. Jusqu'à mon dernier souffle dit Nicolas Sarkozi. Bonsoir Élise Van Beneden, merci d'être la maître avocate administratrice de l'association anticorps qui lutte également contre la corruption vice-présidente pardon vice-présidente de l'association anticorps.

Je reviens sur un point Laurent Valiguet qui flotte depuis tout à l'heure et qu'on entendait aussi dans l'idée que pouvait en avoir tout à l'heure Marine Le Pen. le fait qu'il y aurait une forme d'acharnement et une forme de volonté d'achever d'abattre à une personnalité politique de Orang comme Nicolas Sarkozi déjà condamné on le rappelle dans l'affaire Bismut déjà condamné en appel dans l'affaire Bigmalon il y a un prouvoir en cassation et cetera qui aurait une volonté d'ai. C'est son 5e procès à Nicolas Sarkozi.

Il a eu deux procès des écoutes en première instance et en appel. Euh pour avoir tout suivi, j'ai l'impression que le premier procès des écoutes quand il a été condamné à 1 an de prison ferme, c'est c'était une première, un ancien président qu'on a un an de prison ferme, c'était ce qui la peut-être le plus choqué. J'entends qu'aujourd'hui, ils sont choqués par la par la par la prison, hein, mais un enferme, ils étaient sous le choc ce jour-là.

D'ailleurs, Nicolas Sarkozy, j'ai encore l'image en tête dans cette même salle, cette même salle, Victor Hugo, il avait formé une espèce de tortue autour de ses avocat et de ses proches. Il était au centre, les ils étaient sous le choc, c'est lui qui les a arangué, un peu comme il a fait aujourd'hui. Aujourd'hui, il est les autres sont toujours plus sonnés que lui en réité.

Bon là, il l'était mais et c'est lui qui qui qui remet en route la machine comme dans un comme dans un le bord d'un terrain de foot. Tout ça pour vous dire que ça fait cinq fois et ça fait cinq fois qu'à chaque fois il prend de la prison ferme hein. Bismut deux fois un an ferme, Big Malion une fois un an ferme et en appel un an dont 6 mois ferme.

Ça va être ça va être la cour de cassation va statuer définitivement le 9 octobre prochain. Et là c'est encore 5 ans de prison ferme avec un grand supplémentaire qui est la prison. Il était choqué mais dans tous les toutes les fois il a dit cette expression.

Il a toujours cette expression. D'ailleurs, il le dit à la barre à chaque fois. H je me battrai jusqu' mon dernier souffle.

Bien entendu, l'impression de monotonie qu'on peut avoir en assistant à ces à ces audiences de Nicolas Sarkozy, c'est que à chaque fois qu'il vient là-bas, il fait le même speech, il fait exactement le même couplet et c'est vrai que à ses audiences, il vient pas à chaque audience. Euh ses avocats non plus et puis tout d'un coup dans ses audiences, il se passe des choses quand il est pas là, même si ça le concerne pas directement. Donc du coup, on a une impression quand même de couplet qui serraille un peu un peu cassé et puis surtout insuffisant à expliquant, il y a quand même on peut quand même regarder un peu les affaires les unes après les autres et vous les avez suivis au combien de très près.

Dans l'affaire Brismut par exemple, on va pas refaire tous les procès mais dans l'affaire Brismut quand même, il est on peut se poser des questions de savoir comment on écoute les conversations d'un avocat avec son client. bien sûr et qu'on fait filer les les et qu'on fait dériver les filets bien sûr à au point d'aller écouter d'autres personnes qui je suis désolé mais n'aurait pas dû être écouté là vérité c'est que on aurait dû et bien être beaucoup plus exigeant vis-à-vis de la procédure et qu'on aurait dû être beaucoup plus méchant pour la procédure. Quelle procédure il ve ?

Bah cette procédure de filet dérivant qui était quand même assez étonnante. Ça c'est la première chose. La deuxième chose, je suis désolé, on a le droit quand je lis effectivement le jugement qui dit que et moi je croyais que c'était uniquement pour la campagne électorale de 2007 et il est dit que monsieur Sarkozi a constitué avec Claude Gu en brisortefeu et Ziad Takedin avait pour objectif de préparer une corruption au plus haut niveau possible lorsqu'il serait élu président de la République.

On a jamais entendu parler de ça. Jamais on a entendu parler qu'il était en train de préparer une corruption lorsqu'il serait élu président de la République chargé de veiller au respect de la Constitution et garant de l'indépendance nationale, ce qu'il est évidemment. Mais jamais on a entendu dire, je suis désolé, qu'il était en train de préparer, s'il tentait qu'il le préparait, avec ses deux compasses, un pacte de corruption en vue de son arrivée à l'élection, à l'Élysée.

Jamais, puisque si j'ai bien compris, le procès portait sur le financement de la campagne électorale de 2007. Bah en vue d'accéder en vue d'acc à l'Élysée, il serait une corruption au plus haut niveau lorsqu'il serait élu président de la République une fois qu'il serait élu. C'est pour ça qu'il a pas été condamné pour corruper.

Alors c'est relaxé mais l'association de malfaiteurs. Bon on c'est quand même assez étonnant. Je vous coupe Yv à l'instant.

On est avec Daniel Fasquel. Bonsoir Daniel Fasquel d'être en direct avec nous. Vous êtes vice-président des républicains.

Comment vous encaissez ce jugement vous ce soir ? Ben écoutez, de de deux façons. D'abord, moi je veux me réjouir de ce que les accusations très injustes qui ont été portées contre Nicolas SarkoZi pendant des années comme quoi sa campagne 2007 aurait été financée par Kaddafi qu'il aura ensuite invité Kaddafi à Paris pour le remercier.

Ces accusations elles sont quand même tombées ce matin et c'était une extrême gravité. Elles ont été ressassées en permanence. En fait Nicolas Sarkozi a toujours clamé son innocence et à juste titre.

Alors sur les quatre chas d'incultation, il en reste un. Par contre, là où je suis comme beaucoup sonné ou ou choqué, c'est les 5 ans de prison. Moi, je ne suis pas magistrat, je n'ai pas accès au fond au fond du dossier.

Mais une exécution provisoire très franchement mettre Nicolas Sarkozy en prison euh pour association de malfaiteurs. L'association de malfaiteurs a été ajoutée au dernier moment par les juges instructions, hein. C'est extrêmement flou, extrêmement vague.

En général, c'est utilisé plutôt contre les narcotrafic, les actes de terrorisme. La première fois que c'était utilisé d'ailleurs en matière en matière politique. Mais toujours est-il que il y a une condamnation à 5 ans qui semble quand même extrêmement sévère au regard des éléments dont on peut avoir connaissance mais surtout les Daniel Fasquel précisément je reprends votre argument là ce soir.

En clair vous dites la justice a raison et je fais confiance à la justice dans les trois cas où elle relaxe Nicolas Sarkozi mais pas dans le cas oùelle elle la condamne. Elle le condamne. Ça n'est pas ce que je dis.

Ce que je dis c'est qu'il faut respecter le double degré juridiction. Moi je suis juriste, je suis professeur de droit. On m'a toujours appris et j'apprends à mes étudiants que en appel, c'est un nouveau procès qui commence.

Demain, on va mettre Nicolas Sarkozy en prison. S'il gagne son procès en appel, il aura fait de la prison pour rien. Moi, je trouve ça extrêmement choquant.

Euh l'exécution provisoire qui devrait être exceptionnelle devient la règle dans notre pays. Euh il y a aucun risque quand que quant à ce que Nicolas Sarkozi euh porte atteinte à l'ordre public ou quand il quitte le pays. Donc quel est l'intérêt de vouloir à tout prix euh dès la première instance le mettre en prison et vouloir que ces sanctions soient à tout prix exécutées ?

Mais la justice dit aujourd'hui, Daniel Fasquel, la justice dit aujourd'hui, au regard de la gravité des faits, au regard de la gravité des faits et au regard du fait que selon la juge Nicolas Sarkozi a pas pris conscience de cette gravité, alors il y a cette peine et l'exécution provisoire. Écoutez, encore une fois, Nicolas Sarkozy a fait appel, il a droit à la présemption d'innocence, il n'est pas condamné définitivement. Donc quelque part, l'exécution provisoire, c'est une condive et c'est la négation du double degré de juridiction.

Nicolas Sarkozi doit avoir la possibilité de se défendre en appel, doit avoir la possibilité de lever ce dernier chef d'inculpation. Il y en a trois qui ont été levé et étant que la décision d'appel n'a pas été donnée, il est il est présumé innocent. Et vouloir exécuter une peine avant même que l'appel ait eu lieu, moi très franchement ça me choque profondément. l'exécution provisoire pour un pédophile, pour quelqu'un qui est qui peut qui est dangereux pour lui-même, pour pour ses proches, pour la société.

Évidemment que c'est nécessaire. Mais là, en l'occurrence, quel est l'intérêt très franchement euh de mettre Nicolas Sarkozy en prison alors que l'appel n'a pas eu lieu. Moi, sur ce point-là, je suis vraiment très choqué par la décision du tribunal.

Je ne juge pas le tribunal au fond, mais sur l'exécution provisoire, je trouve que il y a là une extrême sévérité, une violence. On entend votre point. humiliation à l'égard de de Nicolas Sarkozi que je pense beaucoup de français partagent.

Merci Daniel Fasquel d'avoir été en direct ce soir avec nous. Deux choses maître V beneden. Euh d'abord effectivement cette exécution provisoire, le fait de quoi qu'il arrive même Nicolas Sarkozi fait appel, quoi qu'il se passe, il ira de toute façon en prison.

Oui, probement le fait qu'il y a une incompréhension là-dessus euh de la part de d'un certain nombre de responsables des républicains de proche de Nicolas Sarc et aussi sans doute de la part de de de pas mal de Français ce soir qui a une incompréhension surour autour de ça. Je crois que ça vient d'une espèce de culture de l'impunité autant dans la classe politique que parmi les citoyens. On a du mal à imaginer les puissants en prison alors que euh on l'a dit aujourd'hui sur ce plateau, la plupart des condamnations de prison ferme mènent à une exécution immédiate.

Donc à partir du moment où il y a un système qui est égal pour tous, il y a pas de raison d'être choqué à ce que le système fonctionne et qui fonctionne pour les pour les puissants. L'autre point qui est dit par Dan qu'on entendu aujourd'hui pour finir juste là-dessus, si on si on devait ne plus mettre en prison les personnes qui sont euh condamnées à des peines de pison de frais ferme en en première instance, enfin si vous voulez, on aura un problème de sécurité dans les rues, hein. Très sincèrement, je comprends l'argument qui est de dire Nicolas Sarkozi n'est pas dangereux pour son prochain.

Il n'est pas dangereux physiquement, il n'a jamais agressé personne. Et si on revient sur son historique aussi de délinquence puisque Nicolas Sarkozy est un délinquant, il a été condamné définitivement, il a bénéficier plutôt d'une très grande clémence. Je me souviens que sur ses plateaux télé quand il a été condamné la première fois, tout le monde disait pas d'une extraordinaire sévérité.

Bah je non, je suis pas d'accord. Corruption, il a été condamné un enferme. C'est c'est une infraction extrêmement grave qui est puni de 10 ans d'emprisonnement par le code pénal.

Donc je pense qu'il a bénéficié. Pardon ? L'autre point qui est donné par Daniel Fasquel ce soir qui est de dire l'exécution provisoire de mettre en prison pour un pédophile, un violeur et cetera, je la comprends.

Pour quelqu'un comme Nicolas Sarkozi, c'est moins évident. Euh oui, c'est ce que je viens de vous dire, c'est-à-dire qu'il est il est a priori pas dangereux physiquement pour les autres citoyens. Normalement, on met en prison les personnes qui sont vraiment dangereuses pour les les personnes autour d'elles.

Comme on prononce des pannes d'inéibilité pour les gens qui sont dangereux pour la démocratie. Euh là, on va absolument pas dire que Nicolas Sarkozy est dangereux physiquement euh pour le reste de la population. Très clairement, vu ses condamnations et notamment une condamnation pour corruption, il est dangereux pour la démocratie.

Donc euh on comprend davantage qu'il ait eu une peine d'inégligibilité euh qu'une peine d'emprisonnement, sauf que il a déjà bénéficié d'énormément de clémence et peut-être effectivement que la justice veut donner un gage aux citoyens euh parce que les citoyens on ont on ont une image terrible du monde politique et aussi et aussi par là en un message je peux pas vous laisser dire ça. Les citoyens ont une image terrible du du monde politique, mais c'est pas avec ça que de toute manière on va réhabiliter la politique de toute manière. Et s'ils ont une image terrible de la politique, c'est pour d'autres raisons.

C'est pas c'est pas pour ça. Parce que à ce moment-là, ça voudrait dire que tous les politiques sont potentiellement des délinquants comme vous dites. D'accord.

Et puis comme l' très justement dit Laurent Valdiguet tout à l'heure, euh il a eu il a son lot de procès, il a pu dire et on peut pas dire que la justice et de condamnation et je on peut pas dire que la justice est vraiment particulièrement épargnée. 3è point madame, appeler quelqu'un comme lui de délinquent. C'est un délinquant.

C'est un délinquent. Oui. Et ben écoutez, je suis désolé, c'est un justiciable. in justiciable qui a peut-être commis des erreurs au regard des lois qui qui sont celles de notre pays.

Certes, mais de dire que c'est d'un délinquant en dehors de toute je dire considération passionnée que vous p vous pourriez avoir. Mais moi j'en ai j'en ai pas j'en ai pas. J'ai au contraire, j'ai une vision plutôt des passionnées.

Euh ce qui m'intéresse, c'est de juste de savoir que tous les citoyens sont égaux devant la loi et je pense que la population française a besoin de savoir ça. Alors si est-ce que vous dites qu'un seent entreprise qui a fait un détournement de de fonds est un est un délinquant s'il a été condamné définitivement ? Oui, bien sûr.

Et puis j'imagine et puis et puis j'imagine que pour un un délinquant, un petit trafiquant là, il y aura l'excuse sociale qui qui vaudra parce qu'il viendra de de la France d'en bas. Il aura eu des des difficultés. vous vous saurez atténuer toute toute sa dangerosité.

Mais si je résume bien, concernant l'exécution provisoire, donc il n'est pas dangereux et il serait dangereux pour la démocratie alors qu'il n'a plus de de mandats. Donc au juste parce qu'il a été président de la République, il faudrait cette exécution provisoire alors que il ne va pas commettre de troubles à l'ordre public. Il n'est absolument pas dangereux. il ne va pas commettre de crime mais il faut l'envoyer en prison car on a envie d'avoir les images de Sarkozi en prison.

Finalement, vous parlez de l'exécution provisoire et notamment d'infamille en parlant de cette exécution provisoire. Si un jour la condamnation dans ce dossier euh devait devenir définitive comme c'est le cas d'ailleurs dans un précédent dossier concernant Nicolas Sarkozi, celui des écoutes, est-ce que vous parlerez toujours d'une justice d'infamie ? Alors, je n'ai pas parlé d'une justice, c'est le mot infamille, c'est le c'est le vôtre.

Euh, pour le moment, il fait appel, il est présumé innocent. et prenons rendez-vous quand la prochaine décision sera sera prise. C'est vrai qu'on a découvert cette expression qui veut dire l'inverse de ce qu'elle dit, exécution provisoire parce que ça en fait ça veut dire tout de suite.

On l'a découvert au soir de Ah oui, ça c'est le génie de la magistrature des fois d'utiliser des termes découvert pour le procès de Mar découvert avec Marine Le Pen appel un chat un chat. Je suis sûr que si on faisait les occurrences de cette expression dans le débat public, il y en aurait pas avant et puis tout d'un coup voilà tout d'un coupord. On est d'accord.

Laurent, l'exécution provisoire, c'est d'une immense banalité dans la justice du quotidien. Je c'est plus de 60 ou 80 % de décisions en première instance sont exécutées tout de suite. H dans la justice civile, c'est 100 % des décisions qui sont exécutoires.

Autrement dit, dans la justice civile, sans attendre l'appel, on exécute tout de suite. Donc c'est vrai que civil là on s'en étonne. aussi que sans sans prendre partie, c'est pour ça que c'est difficile Alexandra et moi, on ne veut surtout pas prendre partie.

On est là pour essayer de décrire ce qu'on voit dans une salle d'audience et de dire ce qu'on comprend d'un jugement. C'est pas toujours simple. Donc là, les juges au terme de ce procès ont estimé que l'association de malfaiteurs dont se sont rendus coupables Nicolas Sarkozi, Claude Guan, Zatia Kedin et Brisortefeu dans ce mois d'avril de de de l'automne 2005 avec Abdallah Sensi et les libiens étaient d'une exceptionnelle gravité.

Et on va continuer à en parler dans un instant. Cette soirée spéciale se poursuit sur BFM TV. Nicolas Sarkozi, le jugement choc.

On vient dans un tout petit instant là tout de suite. Nicolas Sarkozi, le jugement choc. C'est la suite de notre soirée spéciale.

Nicolas SarkoZi sera incarcéré dans les semaines qui viennent. L'ancien président a été condamné aujourd'hui à 5 ans de prison dans l'affaire libienne. Je demande aux Français qu'ils aient voté ou non pour moi, qu'ils me soutiennent ou non, d'apprécier ce qui vient de se passer.

La haine n'a donc décidément aucune limite. La haine, une injustice, un scandale. Voilà ce que dénonce Nicolas Sarkozi.

On va en parler ce soir avec Marie Chance politique de BFM avec vous Gérard Longué. Bonsoir. Merci d'être là.

Vous avez été ministre de Nicolas Sarkozi, vous étiez ministre de la de la défense à l'époque. Christian de Saint-Palais, bonsoir maître. Merci d'être là, avocat pénaliste et président de l'association des avocats pénalistes.

Avec nous également Aurélien Martini. Bonsoir. Côté magistrats, cette fois secrétaire général adjoint de l'Union syndicale des magistrats, Laurent Valdigu toujours ici.

Et Guillaume Daray, bonsoir Guillaume. Notre journaliste éditorialiste politique à BFM. On a besoin de points de repère dans cette affaire.

C'est Lisav qui va nous donner Lisa des points de repère dans cette affaire libienne. Vous nous racontez ce qu'est cette affaire libienne pour laquelle Nicolas Sarkozi est condamné ce soir. Oui, tout commence le 6 octobre 2005.

Nicolas Sarkozi est alors ministre de l'intérieur. Il rencontre pour la première fois Moamar Kaddafi à Tripoli Ziad Takedin. Un homme d'affaires franco-libien est aussi présent.

Nicolas SarkoZi est en Libye pour parler coopération et questions migratoire. L'accusation a pensé basée sur plusieurs témoignages dont celui d'y à Takedin que Nicolas Sarkozi aurait à ce moment-là sollicité Mohamad Kaddafi pour un soutien financier destiné à sa future campagne présidentielle. Plus tard Bris Ortefeu rencontre le chef du renseignement militaire libien Abdallah Alsoussi.

C'est aussi le beaufrère de Kaddafi. Il discute des modalités du soutien financier à la campagne de Nicolas Sarkozi. Bris Ortefeu lui aurait même remis une feuille avec un nom de banque et un numéro de compte prêt à recevoir les fonds.

Et ensuite plusieurs transferts d'argent sont évoqués entre Tripoli et Paris. Le fameux Alenous aurait supervisé un transfert de 5 millions d'euros pour la campagne de Nicolas Sarkozi via deux intermédiaires Claude Guéan et Ziad Takedin. Ziad Takedin lui reçoit 6 millions d'euros dont 1 million au moins retiré en espèce.

Il dira plus tard avoir transporté les 5 millions récents dans trois valises d'argent liquide entre Tripoli et Paris. Les mois suivants sont plein d'indices suspects. Un conseiller de Nicolas Sarkozi reçoit 440000 € sur un compte au bas d'une société offshore de Zatakedine dont les fonds proviennent du régime Kaddafi.

Aussi, Claude Guan, le directeur de cabinet loue un grand coffre fort. Il s'y rend à cette reprise entre les deux tours de la présidentielle, un dignitaire libien aurait confirmé avoir transféré 1 million et demi d'euros à Nicolas Sarkozi. 2008 nouveau virement 500000 € en provenance de Malaisie à destination de Claude Guéan pour la vente de deux tableaux vente fictive selon les enquêteurs à ce moment là et puis la vente d'une villa de Mougin dans les Alpes Maritimes à un fond souverain libien soupçonné d'être une couverture pour transférer l'argent à la campagne de Nicolas Sarkozi 2011 Lisa c'est un point de bascule dans le contexte des printempants arabes et d'une insurrection contre le régime de Mohamar Kaddaf Nicolas Sarkozi appuie les rebelles libiens.

Le fils Kaddafi demande alors à Nicolas Sarkozi de rendre l'argent libyen utilisé pour financer sa campagne. Et Mohamar Kaddafi lui-même dit cette phrase : "C'est nous qui lui avons fourni les fonds qui lui ont permis de gagner les élections. Il mourra quelques mois plus tard dans des bombardements de l'OTAN." Et vient alors le temps de l'enquête.

Nos confrères de Médiia Partli des documents qui interrogent sur les liens entre le régime libyen et la France. En 2012, la justice française commence justement à enquêter. S'en suivre les premières perquisitions, l'ouverture d'une information judiciaire et une enquête préliminaire et les premières mises en examen tombent.

Celle de Nicolas Sarkozi arrive le 21 mars 2018 pour corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recell de détournement de fonds publics liben. Puis en 2020, nouvelle mise en examen cette fois-ci pour association de malfaiteurs. En août 2023, le parquet national financière renvoie 13 personnes en procès dont Nicolas Sarkozi.

Il est donc condamné à 5 ans de prison pour association de malfaiteurs pour avoir laissé ses proches démarcher en ce sens le pouvoir libyen. Il est relaxé des chefs de recell de détournement de fonds public et de corruption passive. Et vous le voyez Nicolas Sarkozi encourait 10 ans de prison ferme. 5 ans de prison, c'est la condamnation.

Merci Ladef. Et donc avec exécution provisoire et mandat de dépôt différé, ça veut dire que Nicolas Sarkozi ira en prison quoi qu'il arrive même s'il fait appel. Et il fait appel ce soir.

Il ira en prison dans les semaines qui viennent. Gérard Longuet, je disais tout à l'heure, je reprenais les mots de Nicolas Sarkozi. haine, injustice, scandale.

Quel mot vous mettez ce soir sur cette condamnation ? Moi, je trouve que Nicolas Sarkozy a manifesté du sang froid. La haine peut-être au-delà de sa pensée, mais c'est un propos spontané.

Il sort de de l'audience, il reçoit un coup sur la tête. Alors que, je vous le rappelle, ce que n'a pas dit votre journaliste, il a été établi par la décision qu'il n'y a pas eu d'argent libien dans la campagne de Nicolas Sarkozi. qu'il n'y a pas eu de corruption et que lui et Nicolas vient bien de dire qu'il avait été relaxé pour l'effet de corruption.

Absolument. Il a été relaxé pour les faits de corruption et de financement illégal d'une campagne présidentielle. Il prend un coup sur la tête parce que 5 ans avec l'exécution immédiate de la peine, c'est quelque chose parfaitement anormal, atypique.

Le l'exécution provisoire met euh à défaut le principe de la double du double degré de juridiction. On est condamné en première instance et on a droit en quelque sorte à défendre des arguments qui n'auraient pas été pris en considération par cette première instance. Et entre là, vous êtes supposé bénéficier de la présomption d'innocence.

Vous dites que ce serait quelque chose d'extraordinaire. Tout à l'heure tout à l'heure disait que c'est le quotidien de la justice l'exécution provisoire. C'est tous les jours dans tous les tribunaux.

Le valit tous les jours dans tous les tribunaux l'exécution. Tout à fait vrai mais tous les jours en tribunaux, vous avez des gens qui ont 10 15 inculpations précédentes qui sont des délinquants confirmés et qui et qui reprennent par exemple dans le trafic de drogue ou dans l'agression sur les personnes à peu près les mêmes rythmes de de et les mêmes règles de délit. Cela en effet, il faut une application immédiate parce qu'ils peuvent recommencer.

Or, ce n'est pas Nicolas Sarkozy n'est ne correspond absolument pas à ce type de délinquence. Aurélien Martine. Oui, mais je pense que le débat sur l'exécution priseoire, c'est un débat légitime qu'on peut avoir, mais il a eu lieu à l'Assemblée nationale et au Sénat et les parlementaires ont choisi de mettre à disposition des magistrats le mécanisme de l'exécution provisoire.

Est-ce que c'est un mécanisme exceptionnel ? Non. L'exécution provisoire, elle est prononcée dans 58 % des décisions pénales.

Donc plus d'une décision sur deux est assortie de l'exécution provisoire. C'est bien que c'est un mode normal de règlement des litiges pénaux, mais si l'on peut légitimement s'interroger sur l'exécution provisoire, je crois qu'on ne peut pas dire que c'est un principe qui contreviendrait au double degré de juridiction à la prison sur innocence parce que si c'était le cas, le conseil constitutionnel l'aurait déclaré inconstitutionnel. La présence che innocence, c'est un principe constitutionnel.

Donc cette loi ne déroge pas à ce principe. En revanche, on peut s'intéresser légitimement là-dessus, mais il me semble que le lieu pour le faire, c'est l'Assemblée nationale et le Sénat. H oui, le législateur, je n'ai pas le les débats en tête.

Euh j'ai siégé la commission des lois, mais pas pour ce texte-là. Euh le le les débats expliqueraient au magistrat qui appliquent cette cette procédure qu'il s'agit de mettre fin à un risque évident et immédiat de trouble à l'ordre public. Ce n'est pas le cas ce n'était pas le cas de madame Le Pen qui ne parce que le le délit en question ne pouvait plus la concerner.

Elle ne siégeait d'ailleurs plus au Parlement européen, je crois, à cette époque puisqu'elle était au Parlement français. Donc elle ne pouvait pas répéter le même délit. ce qui est la condition pour l'exécution euh provisoire.

Même chose pour euh Nicolas Sarkozy. Alors la loi dans les débats, il faudrait reprendre des débats et la loi ne le dit pas. La loi ne fixe pas ça comme critère pour l'exécution provisoire.

C'est toute la difficulté si vous voulez, c'est que le législateur a prévu une ouverture très large regardez les travaux préparatoires de l'assemblée, vous dit vous dites c'est pas ce que prévoit la loi. Dans quel cas est-ce qu'on peut demander une exécution provisoire ? Alors, il y a des critères, on a on a souvent on mélange souvent entre les critères du placement en détention provisoire, les critères du mandat de dépôt et les critères de l'exécution provisoire.

Il n'y a pas de critères pour l'exécution provisoire, il y a des critères pour le placement en détention. Mais le législateur n' a choisi, c'est un choix délibéré, assumé, de ne pas mettre de critères. Euh je il faut faire attention parce que peut-être qu'on prend on vote parfois les lois dans un souci de transparence absolue.

C'est peut-être le cas sur l'inéligibilité automatique par exemple qui était voté à la quasi d'unanimité. C'est le cas aussi pour l'exécution provisoire, beauté à la quasi unanimité de de des deux chambres. Donc on est sur quelque chose qui à un moment donné fait consensus sur lequel on s'interroge à l'occasion d'une affaire et c'est légitime.

Je dis pas que c'est pas légitime de s'interroger sur l'exécution provisoire mais en en revanche ce qui est moins ce qui ce qui me horte un peu plus c'est qu'on mette en cause l'institution judiciaire parce que scandale injustice haine infamille. Tout à l'heure on entendait Lilia Guérus qui nous disait "On a voulu achever Nicolas Sarkozi". Non, mais que que les proches soutiennent, que ces avocats le soutiennent, je l'entends parfaitement et c'est normal, c'est logique.

Après, il faut que certains qui exerce des fonctions importantes prennent un peu de recul et surtout se disent que en atteignant l'institution judiciaire, on atteint l'autorité de l'État et on n' pas besoin aujourd'hui d'affaiblir l'institution judiciaire. Je pourrais vous retourner d'avoir un état fort. Je vous retourne le compliment concernant Marine Le Pen.

Était-il nécessaire de d'imposer à madame Le Penisoire immédiate sans possibilité de se de se présenter alors que nous savons parfaitement que les partis politiques ont en ce qui concerne le Parlement européen usé parfois abuser des règles de fonctionnement qui sont assez généus les autres. que vous voulez dire voulez dire le RN et les autres je constate que c'est le RN qui est poursuivi. Je ce qui serait intéressant c'est de savoir si dans d'autres pays européens il y a un seul groupe parlementaire qui était poursuivi sur les mêmes bases que madame Le Pen a été poursuivie.

Moi, je crois qu'il n'y en a pas eu. Je vous voyais faire nom de la tête tout à l'heure quand j'ai Longué. Prenez la parole.

Ah, je ne sais plus à quel moment mais c'est vrai qu'à plusieurs reprises, on peut ne pas être d'accord. Oui, mais il y en avait plusieurs visiblement. Non, d'abord il faut il faut dire que les mandats de dépôt parce que la le problème dans ce dossier, on parle d'exécution provisoire en réalité, c'est le mandat de dépôt.

Bon, le mandat de dépôt, ça veut dire l'exécution immédiate de la peine d'emprisonnement là différé de quelques jours. Mais c'est ça le problème tous les jours même pour des petites peines. Vous savez nos comparisions immédiates, nous nous battons tous les jours pour que les juges n'aient pas recours au mandat de dépôts que les législateurs leur ont permis de prononcer.

Mais c'est un choix et vous avez des discours tous les jours pour dire mais les délinquants ne sont pas encore en prison. Voyez le résultat des discours sur la le laxisme de la justice. Et bien voilà une illustration aujourd'hui.

Pourquoi ? À force de dire la justice n'est pas sévère, voilà que les juges se sont depuis quelques années tendus et les juges mais ils appliquent les lois en regardant le maximum légal qu'on leur fixe et ils vont vers le haut. Donc ça les arrange.

Non mais je suis je sais que bon on peut dire ça quand ce sont des amis. Vous voyez, quand ce sont des amis ou quand ce sont des gens qui nous ressemblent, on se dit "Mais c'est ça que permet la loi ?" Et oui, c'est ça que permet la loi au quotidien à l'encontre de gens qui ne nous ressemblent guerre et pour lesquels on ne nourrit guerre d'émotion.

Peut-on pour Permettez-moi de répondre, attendez, permettez-moi de répondre sur l'exécution provisoire. H l'exécution provisoire de Marine Le Pen, c'est une vraie question parce que là vraiment on se rend compte que voilà une condamnation avec une interdiction, une inéligibilité immédiate pour quelqu'un qui se dit innocent. Ça paraît tout à fait insens devrait bénéficier du double degré de jurisdiction.

Absolument. Donc elle se dit innocente, elle fait appel et elle est absolument elle est cependant euh elle est cependant euh inéligible. Quel est le problème en réalité là ? pas tellement l'inéligibilité puisque vous voulez les uns et les autres que des sanctions soient immédiatement prononcées.

Le problème c'est que le législateur n'a jamais offert de recours à ceux qui étaient sanctionnés par une peine assortie de l'exécution provisoire. C'est ça le problème, pas tellement que le juge et pas assez d'avocat à l'Assemblée nationale sans mais sans doute maître quand vous entendez les termes ce soir encore employés par Nicolas Sarkozi par ses proches qui parlent d'infamie de volonté d'achever quelqu'un il dit même si quelqu'un a trahi la France ce n'est pas moi sous entendu ce sont les juges qui trahissent la France et bien moi j'aime les hommes qui se défendent et j'aime les amis des hommes condamnés qui les défendent avec excès. Il faut défendre avec Mais non, mais je rejoins monsieur le monsieur le juge, il faut que nous nous préoccupions, nous qui sommes extérieurs au dossier à commenter avec mesure.

Ça ça je le crois. Mais ceux qui sont proches de celui qui est condamné, il faut les écouter, il faut les laisser parler. Ne moi, je suis proche du condamné.

Je suis proche du condamné. J'étais son ministre de la défense. J'ai travaillé avec lui dans des liens de de confiance totale.

Je connais son caractère, je connais le défut de son caractère. J'ai retrouvé le SarkoZi que l'on a aimé pour les lire, c'est-à-dire quelqu'un qui est extrêmement volontaire et qui dit les choses et qui les assumera courageusement. Bon, après, je suis d'accord, c'est pas de la diplomatie, ça n'a pas d'importance de sa part.

Mais Gérard Longuet, comment vous accueillez le fait précisément que on en parlait tout à l'heure avec la Valigué cinq procès cinq condamnations pour Nicolas Sarkozi ? J'ai pas l'impression que pour madame Bétoncour, il a été condamné. Non, je parle pas.

Ça veut dire les deux procès pour la faire bismut première instance appel le procédion première instance appel et cetera. Enfin, vous voyez ce que je veux dire ? Je pense que le législateur, puisque les magistrats, en effet appliquent les lois, le législateur devrait réfléchir sur l'intention parce que j'avais toujours cru qu'il fallait un début de commencement d'exécution du délit pour pouvoir poursuivre et condamner.

Hm hm. Parce que dans nos conversations entre amis, il nous arrive de dire celui-là, si je pouvais l'accrocher euh maanteau et avoir la paix, je le ferai de bon cœur. C'est-à-dire une menace physique.

Ce n'est jamais qu'une phrase et c'est une intention exprimée dans un contexte. H dans l'affaire Bismut, on a on a effectivement une conversation avec une intention qui n'a jamais été suivi des faits, qui n'était d'ailleurs centement pas formulé en toute connaissance de cause parce que le poste était de toute façon et c'est un peu la même chose ici. C'est l'intention de de réclamer de l'argent à au pouvoir libyen pour financer la campagne et cetera. savez le pouvoir librais juste vous dire un petit mot parce que je j'ai quand même une longue pratique de financement des partis politiques dans un passé j'aimerais le dire c'est c'est la question de l'association de malfaiteur que vous posez en fait dans ce dossier et qui est assez complexe parce qu'une infraction c'est toujours des éléments matériels et une intention un élément moral et un élément matériel le problème c'est que enfin le problème la difficulté à expliquer c'est que l'association de malfaiteurs c'est tout groupement formé ou autant établi en vue de la commission d'infraction caractérisée par un ou plusieurs faits matériel ça veut dire Donc dès lors que vous projetez la commission d'infraction, vous êtes sur le terrain de l'association de malfaiteur.

Ça veut dire que c'est une infraction obstacle qui a pour objet dans la la volonté du législateur de faire obstacle aux autres infractions, aux infractions qu'on appelle finales de conséquences que sont la corruption ou les infractions relatives aux campagnes électorales. Mais vous voyez donc que quand j'ai dit ça, la première marche quand on construit ce raisonnement, c'est l'association de malfeteur. Et donc c'est plus facile à prouver.

C'est vrai que la corruption veut pas dire exactement mais ça ne veut pas dire que c'est moins grave. En fait c'est lié et d'ailleurs le législateur l'a fait puisqu'il lit la peine encoure pour l'association de malfaiteur aux peines des infractions finales. Donc il a lié le sort de l'infraction de l'association de malfaiteur aux infractions finales.

Plus les infractions finales projetées sont graves, plus l'association de malfaiteur est grave. Gérard, je suis curieux de ce que vous allez dire sur la livre. Juste un mot Juste un mot, je pense que s'il y a une erreur, c'est on ne déjeûne pas avec le diable en par principe et même avec une cuillère très longue.

Et l'erreur, c'est en effet de ne pas contrôler les gens avec lesquels on se retrouve en vis-à-vis. Erreur, c'est le terme d'ailleurs que Nicolas Sarkozy a employé au sujet de ces deux collaborateurs. Il sont allés rencontrer tout à fait.

Ma ma longue expérience de la vie publique montre que lorsqu'il y a une perspective de distribution des prix d'excellence ou des mérites ou des avantages, il y a toujours des profiteurs qui s'insinuent dans les relations. Il faut savoir les éviter. C'est une question de professionnalisme.

Ils en ont apparemment manqué. C'est ce que dit Nicolas Sarkozi. C'est c'est exactement ce qu'a plaidé Nicolas SarkoZ et que le tribunal n'a pas suivi parce qu'en vous écoutant monsieur Long parce que le le tribunal aimerait que les hommes politiques soient et toutes les compétences et toutes les disponibilités ce qui malheureusement n'est pas le cas.

Ils n'ont pas toutes les compétences ils n'ont pas non plus toutes les disponibilités. C'est le ver à moitié plein ou la bouteille à moitié vide. Le tribunal a tamisé tout le brique à brac que Lisa nous a récité tout à l'heure le brique à brac qui était l'affaire libienne au départ.

Le commandant Vidal qui est le policier qui a enquêté là-dessus avait dit "J'ai découvert une caverne d'Alibaba. Il y avait des commissions occultes. Il y a ces fameux tableaux de Claude Guéant.

Il y a tout un tas de choses. Une villa à Mougin surévalué. Il y avait un brique à braque." Et dans ce tami, ils ont estimé qu'il y avait pas assez de preuvement sur le financement de la de la campagne.

Ils ont estimé qu'il y avait pas nécessairement de corruption. Mais le résidu, vous savez comme quand on quand on brûle, il y a un résidu, ben ce résidu, c'est l'association de malfaiteurs. Et l'association de malfaiteurs, ils ont estimé au vu de l'audience des déclarations des uns et des autres que contrairement à ce que disait Brisortefeu Claude et Claude Guéan, ils n'ont pas du tout été piégés par Zad Takedin.

Le tribunal a battu en brèche cette version. Le tribunal a dit qu'il n'y croyait pas. Le tribunal a dit que c'était même impossible. pour une raison de bon sens aussi en premier, c'est que ils ont poursuivi toutes leurs relations avec Zatkig dans les mois et les années qui ont suivi.

S'ils avaient été piégé, ça se serait arrêté. Le tribunal a dit aussi, et c'est ça qui fonde la condamnation de Nicolas Sarkozi ce soir, le tribunal a dit aussi que c'était impossible que Bris Sortefeu et Claude Guéan ait eu ses rencontres avec le diable comme vous dites Abdallahusi condamné à perpétuité pour l'attentat contre le décédisme qui a coûté la vie à 54 de nos compatriotes. Le tribunal a estimé que Nicolas Sarkozi une faute politique le que Nicolas Sarkozy ne pouvait pas ne pas savoir et faisait partie de l'association de malfaiteur où ces quatre en compagnie de Zakedin ont décidé avec les Libyens à ce stade dans l'automne 2000 2000 2005 ont décidé d'aller chercher un financement libien.

Bris sortfeu ce soir sur BFM dit c'est un tracnard. Oui, c'est un tracnard. Mais c'est ce qu'il a dit Brisortefeu il sur tous les tons devant le tribunal.

Le tribunal a dit aujourd'hui le tribunal c'est pas moi le tribunal a dit aujourd'hui qu'il ne le croyait pas et qui ne et qu'il ne l'appelle me paraî nécessaire il leur appartiendra de d'apporter la démonstration que c'était en effet un track. Vous dites la peine était nécessaire pour pour nécessaire pour montrer l'appelle est nécessaire pas la peine j'pris l'appel nécessaire pour démontrer le côté tracna mais vous n'y serez vous ne seriez pas allé rencontrer Abdallahusi non par dignité pour les victimes françaises donc là il y a faute. C'est une une erreur politique.

S'il le savait s'il le savait mais qu'est-ce vous savez un dans l'international il m'est arrivé de faire de très nombreux voyages. Vous avez une salle, tout le monde prend du thé ou du café ou de la cardamone dans les pays arabes et puis qui est l'homme qui est à côté de l'homme qui est à côté de l'homme ? H mais voyez, monsieur Valdigier, vous qui connaissez bien le dossier, vous nous rapportez les termes du jugement en disant "Le tribunal a estimé qu'il ne pouvait pas ne pas savoir." Voyez le débat, c'est sur la qualité épreuve, la qualité probatoire.

Bien sûr que l'histoire qui a été présentée par le par le parquet, vous l'écoutez et vous écoutez cette histoire du parquet. Elle est tout à fait cohérente. Attention, c'est mené intelligemment.

La question chaque fois et c'est la la grande question quotidienne d'ailleurs pour la qualification de l'association de malfaiteurs. La preuve et ce que nous craignons dans ces procès qu'on tenu de l'enjeu très important, c'est que l'on renonce à l'exigence de qualité de la preuve. Y a-t-il une preuve vraiment ici irréfragable ?

Non. Est-ce que c'est toujours comme ça aussi qu'on va euh établir la l'intime conviction ? Oui, c'est c'est par les faits soudains disent mais il y a un vrai espace de défense pour la défense assurément.

Et c'est pour ça que l'appel puisqu'il a décidé de faire appel doit être complètement ouvert. Et c'est là euh quand même qu'on est heurté compte tenu de la personnalité de l'accusé de du condamné pardon. On sait qui il est, on sait qu'il ne va pas prendre la fuite.

Et là, le mandat de dépôt. Bon, vous disiez monsieur le juge, qu'il y a des motivations. Oui, il est il est difficile à comprendre de l'extè qui fait pour dire, c'est le sentiment quand on échange avec eux de d'avoir le sentiment de se dire en gros les juges veulent qu'il passe quelques jours en prison quoi qu'il arrive puisque de toute façon il fera une remise en liberté conditionnelle qu'il obtiendra probablement.

C'est une liberté en tout cas qu'il peut demander devant peutand que donc euh je cite l'un de ses proches euh ils veulent absolument que Sarkozy passe par la casse prison. C'est le sentiment en tout cas. Moi je ne veux pas analyser mais c'est l'image qui peut être renvoyée et comme on critique la justice, je me demande s'il est nécessaire quand on sait que de toute façon il se présentera devant la cour d'appel, je pense qu'il est nécessaire de rendre des décisions aussi spectaculaires si elles ne sont pas strictement nécessaires pour l'ordre public.

Et d'ailleurs la motivation, attendez, attendez maître. Quand vous dites ça, vous dites, vous répondez non. En réalité, vous avez plus qu'un doute.

Mais parce que je veux j'hésite à commenter une décision quand même. Bon, non, mais par principe, mais oui, un mandat de dépôt, je vous ai dit euh monsieur Languet qu'ils sont très fréquents, trop fréquents parce qu'on les a trop autorisés et aujourd'hui on se rend compte que parfois ils sont prononcés dans des circonstances. Vous voyez bien comment c'est inadéquat comme prononcé.

Et bien, c'est tous les jours que nous avons des décisions comme cela. Et à force, je vous redis queà force de critiquer les juges qui ne rendraient pas des décisions suffisamment sévères, ben il donne ici le l'illustration. Je le regrette un peu.

C'est trop spectaculaire pour séduire et convaincre de l'utilité de ce débat le débat sur les peines s'ouvre aussi un débat sur la justice politique parce que c'est aussi ça euh qui euh est dans l'air ce soir. Euh Guillaume d' récité les mots de l'ancien chef de l'État à la mi-journée. qu'il s'est passé d'une gravité extrême pour l'état de droit, pour la confiance dans la justice et sur la question l'exécution provisoire, même combat euh même finalement cible avec Marine Le Pen.

On en revient à ce même sujet qui ce soir n'hésite pas à dire qu'un certain nombre de magistrats et je vous regarde dans les yeux, elle est dit que ils ont une sorte de tableau de chasse où ils essayent d'épingler un maximum de politique et tout en haut un chef de l'état en l'occurrence Nicolas Sarko vous disz vexatoire il y a il y a la volonté de se pardon de se payer Nicolas Sarkozi ce soir pour vous le problème d'un magistrat vis-à-vis d'une d'un prévenu lorsque le prévenu est une personnalité éminente, importante, notoire et c'est le cas de Nicolas Sarkozi, c'est d'avoir la certitude de ne d'aller jusqu'au bout parce que s'il va en milieu, il va être C'est c'est un vrai problème. Je ne sais pas ce qu'en pensent les magistrats, mais moi je le ressens de l'extérieur. Si vous si vous innocentez, on va dire vous êtes complice et si vous le condamnez vous êtes partisan.

H c'est très difficile. Je prends l'exemple que vous avez donné. Est-ce que vous auriez rencontré ces nous ?

C'est un choix politique, je vous dire c'est un choix politique. Personnellement, vous me posez la question, je ne l'aurais pas assumé si on me l'avait demandé, si on m'avait demandé conseil. Pourquoi ?

Parce que 170 mots français, non, ça ne s'oublie pas. On peut pardonner les offenses. On n'est pas obligé d'être parce que je le rappelle, c'est nous aussi condamné pour l'attentat du décès du terre en 89 17 morts plus de français.

Mais c'est un jugement politique et ce jugement politique est appartient-il au au magistrat ? pèse sur l'audience, il mais il n'appartient pas au magistrat et c'est là toute la difficulté que nous avons dans ces relations international, c'est qu'il nous arrive très souvent de rencontrer des gens, je dis pas René Bousquet, le président Miteran le rencontrait sans problème, mais de rencontrer des gens qui sont qui sont profondément discutables et qui ont parfois, comme d'ailleurs les responsables syriens, du sang français sur les mains Bonatt, on a rencontré des responsables syriens après l'attentat du sa Pierre Busquet de Floriant qui était le patron de la DST avait a dit à la à la barre enfin il l'a pas dit à la barre, il a dit dans le dossier puis c'est Alain Jillet qui est venu le dire à la barre. C'est pas grave de se faire piéger, ça arrive à tout le monde.

Mais si Z Takedin avait piégé Claude Guéan et Brisortefeu, leur devoir était de le signaler au service dans la seconde. C'est pas grave de se faire piéger. C'est pas ce qu'on leur reproche.

C'est pas ce que la justice leur reproche. La justice constate que justement ce n'était pas un piège. C'est ça qu'a décidé le tribunal aujourd'hui.

La justice a dit ce que vous nous dites est un piège, c'était en réalité une association de malfaiteurs. Auréliia Martini sur le fait que dénonce un certain nombre de personnalités mérite un double juridiction parce qu'elle n'est pas établie. Pardon Général Longet sur le fait que certains disent ce soir voilà Gérard Langet disait il y a quelque chose de vexatoire et d'autres vont plus loin en disant on a voulu se se faire Nicolas SarkoZi et donc effectivement comme le disait tout à l'heure Guillaume d'Array le faire le mettre en prison pour au moins quelques semaines ou quelques mois et je me permets juste y compris sur la méthode c'estàd ce qui est relevé ce soir par les proches de Nicolas Sarkozi c'est notamment cet énoncé du jugement avec dans un premier temps trois chefs d'accusation sur quatre qui tombent et l'une de ses proches collaboratrices me disait je cite c'est un niveau de perversité jamais atteint.

On est qu'im si j'ose dire dans l'accusation de de torture morale président. Traitons ça rapidement. C'est habituel de commencer par les relaxes pour finir par la condamnation et puis finir par la peine.

Donc ça franchement voyez ce type ce niveau d'argument là, il est au niveau zéro parce que dans toutes les juric de France perçu comme ça dans le au cours de l'énoncé du jugement. Je comprends plein de choses, ça je ne le comprends pas parce que dans toutes les juridictions de France, si vous allez partout dans les juridictions, quand vous avez plusieurs chefs de prévention, on commence par les relaxes et on finit par la décision de condamnation pour après expliquer l'appel. Ce sont eux, si je dire qu'ils sont vu trop beaux.

Non, mais c'est banal mais c'est à la fois banal et difficile à vivre. Je comprends que ça soit difficile à vivre mais en faire quelque chose, un élément de de perversion et un argument politique là franchement on passe le rubicon simplement sur sur la politisation. Je crois que c'est moi je comprends qu'on puisse utiliser cet argument pour se défendre et cetera, mais il est extrêmement dangereux.

Laisser croire que la justice française est politisé, c'est faux factuellement et c'est dangereux pour nos institutions. La politique c'est une chose noble. La justice en est une autre et il doit y avoir une barrière étanche entre les deux.

La justice ne doit pas être politisée. Pourquoi je vous dis tranquillement qu'elle ne l'est pas ? Moi, vous m'invitez, je suis membre du bureau national d'uneorganisation syndicale qui s'appelle l'Union syndicale des magistrats qui fait 63 % des voix aux élections professionnelles.

Dans son ADN, dans ses statut, il y a la politisme. Et je vous mets au défi de me prouver que nous sommes à droite ou à gauche, nous prenons des positions tantôt qui pourraient être vu comme des positions de gauche, tantôt comme des positions de droite. Mais ce qui est important, c'est que nous n'avons pas de caractère partisan et je considère que c'est le devoir du magistrat d'être impartial et donc de ne pas afficher de caractère partisan.

Quand je vous dis ça, je vous dis que la justice française n'est pas politisée. H et le faire croire, c'est tenter d'affaiblir une institution qui est vitale pour la vie démocratique de ce pays. Donc je trouve ça très grave que même pour défendre quelqu'un Oui. dont on est proche, on utilise cet argument-là.

Enfin, il faut bien qu'on ait conscience que une enquête, ça n'est pas que la justice. La justice, ça travaille avec des enquêteurs, avec la police judiciaire. Et de fait, la police judiciaire travaille beaucoup sur ces dossiers.

C'est des heures et des heures d'enquête. Comment reçoivent-ils eux les policiers quand ils disent "La justice est politisée ?" Ministère de l'intérieur aussi est politisé.

Enfin, où arrête-t-on cette critique là ? Donc je crois qu'il faut faire très attention. Encore une fois, c'est un argument qui est très dangereux et puis c'est l'arithmétique, c'est il y a il y a cinq procès de Nicolas Sarkozi qui se sont terminés par de la prison ferme.

Ça fait trois juges à chaque fois. Ça fait cinq magistrats, cinq magistrats du siège qui l'ont condamné. Il y a derrière ces c'est chacun de ces procès autant de magistrats du parquet qui ont requis des peines.

Il y a derrière autant de de magistrats de de juges d'instruction. Maître Saint-Palais qui me donne la chair de poule à chaque fois qu'il plaide. Il le sait bien les juges.

C'est vrai que les juges dans leur dans les enceintes judiciaires ne n'ont pas de banderolle syndical. Et si Nicolas SarkoZi a déjà été condamné à cinq reprises à la prison ferme, c'est par une floppée sans parler des magistrats de la chambre d'instruction qui ont valider à chaque fois les les les enquêtes initiales. Ça fait une centaine de magistrats si on si on le mettait bout à bout qui ont concouru à ces résultats judiciaires.

Et pour ne parler que de l'affaire libyenne, il y a des dizaines de magistrats qui ont eu cette affaire entre les mains et qui à leur façon ont concuru au résultat de soci. monsieur Long que la justice est politisée c'est vous je dis pas que c'est dangereux contrairement à mon voisin je dis que c'est à tout le moins exagéré vous auriez raison si la nature des poursuites ne visait justement pas des hommes politiques à raison de leur responsabilité politique c'est le cas dans l'affaire bismut nous avons une discussion et vous avez un homme politique qui exerce des responsabilités. Nicolas Sarkozy qui discute avec son avocat.

Oui. Qui discute avec son avocat et l'avocat parle à l'homme en charge avec des responsabilités comme on parle en effet un ministre en exercice. Je sais pas s'il était ministre, il était plus à cette époque mais et ce sont des des conversations qui doivent être évaluées à à l'ône des prises de position et non pas à l'ône du droit.

Ce n'est pas leur métier. L'homme politique, il est il évalue une situation et il cherche une réponse. Il n'a pas nécessairement, pardonnez-moi, il n'a pas nécessairement la bonne réponse juridique.

Il m'est arrivé très souvent de discuter avec des collègues sénateurs ou ou députés et de faire des contresens juridiques qui auraient pu m'envoyer je ne sais où. Mais lorsque vous êtes un homme politique, vous le payez publiquement et que vous êtes jugé par un magistrat, vous ne pouvez pas expliquer au magistrat que vous aviez une un une évaluation du risque pour les uns et pour les autres et que vous lancez une hypothèse. Ce n'est pas un travail juridique.

Moi je je veux juste entendre encore Christian Saint- Palais avant de réécouter Nicolas. Vous êtes vous êtes condamné sur votre évaluation. Par exemple, l'ordre public, j'ai commencé ma carrière comme sous-préfet.

Je sous préfet, j'organisais pour le compte du préfet le service d'ordre quand il y avait une manifestation d'agriculteur ou ainsi de suite. Vous pouvez voir une lecture juridique de la manifestation et une lecture d'opportunité. L'homme politique en général est dans l'opportunité, il n'est pas dans la compétence juridique.

Et moi j'ai pris des mesures d'évacuation d'usine occupée par des grévistes sans demander l'avis du parquet. À l'époque ça ne se faisait pas. Juste une Gérard Longet s'il vous plaît.

Général Longet on va entendre Nicolas Sarkozi à nouveau dans un instant mais simplement question parler sapalais euh Aurélien Martini vous vous prenez un peu tout à l'heure à témoin. Est-ce que vous dans votre pratique quotidienne de la justice vous nous dites oui la justice est impartiale la justice est àolitique. Ben écoutez en tout cas je refuse de poser le postulat que la justice serait politisée et que la décision serait rendue par des juges exclusivement guidés par des renqueurs politiques. refuse de poser ce postulat et nous devons veiller à ne pas le poser.

Mais si nous prenons des magistrats, flagrant délit de voyez de de faiblesse en quelque sorte et céd à leur humeur parce que ça quand même il faut considérer que des juges peuvent risquer de céder à leur humeur à leur à leur envie mais ça peut arriver ça c'est le rôle de la défenseur plus que la politique nous n'étions pas dans l'enceinte nous n'étions pas dans l'enceinte de de justice. C'est le rôle des avocats de repérer, d'écouter, d'analyser, d'exhorter les magistrats et il faut qu'ils aient l'humilité aussi les magistrats d'accepter ce risque de faiblesse. Voyez, quand un magistrat dit "Je peux me tromper" parce qu'on lui dit "Tu peux te tromper, tu es en première instance, tu peux te tromper mais quand ce magistrat n'a pas l'humilité de se dire "Je vais suspendre l'exécution de la peine parce que je me suis peut-être trompé." Alors là, je le dis sur les principes, je ne veux pas parler de cette décision là, mais ça me préoccupe.

Un juge qui dit "Je sais que je me suis peut-être trompé, je sais qu'il conteste mon analyse puisqu'il plaît de la relaxe et cependant, je vais le condamner tout de suite alors qu'il va être rejugé." Là, c'est une presque une crise d'autorité. Je ne parle pas de cette décision aujourd'hui, mais c'est une sorte de crise d'autorité.

Et là, j'exorte les magistrats à revenir un peu à l'humilité. Il faut être ambitieux et humble lorsqu'on est magistrat. Bon, je vous remercie en tout cas.

Euh, je voudrais qu'on réentende Nicolas SarkoZi. C'était tout à l'heure juste après l'énoncé du jugement. Donc Nicolas SarkoZi qui, je vous le rappelle, on est au corps d'une soirée spéciale, on parle de ce jugement choc puisque Nicolas Sarkozi est condamné à 5 ans de prisons dans l'affaire libyenne. 50 de prisons avec mandat de dépôt différés et exécution provisoire.

Ça veut dire que quoi qu'il arrive, même s'il a fait appel, il ira en prison dans les semaines qui viennent. Écoutez sa réaction tout à l'heure. J'assumerai mes responsabilités.

Je déférerai aux convocations de la justice. Et s'ils veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison. Mais la tête haute.

Je suis innocent. Je suis innocent, dit et répète Nicolas Sarkozi en accueille sur ce plateau. Daniel Baodo, bonsoir.

Merci d'être avec nous. député la France insoumise de Paris, ancien membre de la Cour de justice pour la République de la République merci d'être là en accueil également Pierre Boton bonsoir merci d'être là Pierre Boton en plus du quartier VIP de la prison de la santé quartier VIP non je sais on y reviendra mais non mais tout de suite on y reviendra on va y revenir tout de suite. Je vous le promet je vous je vous le promets je vous le prom faut retirer tout de suite.

Je présente tout le monde. Jeanve Leborge. Bonsoir maître merci d'être là.

Vous êtes l'avocat d'Eric Vert dans cette affaire. Éver qui a été relaxé euh aujourd'hui. Euh Alexandra Gonzalez, Arien Martini de euh l'Union syndicale des magistrats, je ne me trompe pas euh et Guillaume d'Arc.

Je retire tout de suite le quartier VIP, quartier des vulnérables. On y va dans un instant. Vous nous direz à quoi ça ressemble et ce qui attend Nicolas Sarkozi.

Simplement Daniel Obonau, quand vous entendez l'ancien président de la République dire "J'ai la tête haute" et que vous entendez que pour la première fois aujourd'hui, un juge, des juges ont décidé d'envoyer un ancien président de la République en prison, comment vous réagissez ? Disons que ce que j'entends c'est que des faits graves ont été jugés euh et des coupables ont été désignés et en l'occurrence effectivement un ancien président de la République. Et cette condamnation est effectivement historique parce que c'est la première fois pour que de tel pour de tels actes qu'il y a une condamnation d'un personnage du principal personnage politique de notre pays.

C'est c'est grave, c'est un moment grave qui euh y compris pose des questions sur la campagne qui a été financé par c'est ce qui a été caractérisé comme une association. Non, excusez-moi madame, mais mais le le jugement lui-même dit que on a aucune trace d'un argent liben dans la campagne. On voit que l'argent est parti, on sait pas si l'argent est arrivé et ce chef de poursuite a fait l'objet d'une relaxe.

Je ne juge pas les faits, je dis simplement que dans le cas d'un tel personnage, à propos d'un moment aussi important de notre République, ça met en cause et ça pose une tâche sur l'ensemble du processus. Donc oui, c'est c'est extrêmement grave. sur l'ensemble du processus de la présidentielle de 2007, vous voulez dire bah sur la fonction même euh et euh la personne qui a été présidente de la République est aujourd'hui euh condamné en première instance, il y a un appel bien entendu, mais il y a une condamnation.

Il s'est pas rien passé. Il s'est pas rien passé pendant il est jugé pour quelque chose ce qui s'est passé avant sa présence à la présidence de la Républi. Mais vous pensez bien que quelqu'un qui est qu' justice aujourd'hui la justice a condamne aujourd'hui et considère avoir organisé une association de malfaiteurs puisque c'est bien le terme euh qui est condamné que cette personne dont la justice dit qu'elle a commis ce ce cette infraction très grave qui a été président de la République qui a pris un certain nombre de décisions.

Ça entache tout euh ce qui a pu être fait par ce personnage. Excusez peu. En tout cas, c'est en tout cas je pense la perception très large dans la population.

C'est peut-être pas dans le détail juridique mais en tant que politique détail juridique. Le détail juridique me paraît fondamental. On parle d'une décision de justice deux problèmes.

Le problème du principe de condamnation, le problème de ce qu'on appelle d'une manière malencontreuse d'exécution provisoire et qui est en fait le mandat de dépôt sur le fond. Mandat de dépôt, ça veut dire condamnation, vous allez en prison. Voilà. sur le fond.

Il a été le président Sarkozy relaxé de toute apport d'argent libyen. D'ailleurs, moi ça m'a pas surpris. J'étais pas concerné dans cette affaire par ce problème, mais on le voyait pas l'argent liben et ça c'est quand même un problème fondamental.

La justice le reconnait, on le voit pas arriver sur la jusce et on soit pour la campagne ou un éventuel enrichissement personnel d'ailleurs. Absolument. Oui, mais il y a pas plus il y a pas plus d'enrichissement personnel que de financement de la campagne.

De telle sorte que l'argent qu'on ne voit pas euh bah peut-être qu'il a pas existé. C'est ce que dit le tribunal. Bon après, on dit "Oui, mais en réalité constitué une association, un groupement avec Géon et et avec Ortefeu pour obtenir de l'argent plus tard quand vous seriez président alors que on n a pas de trace." Je trouve que condamner à une peine si lourde alors que l'on est obligé de reconnaître que les faits qui sont le début des choses, savez-moi, la la première la première phrase que j'ai prononcé auprès du juge d'instruction qui instruisait cette affaire, c'est dire bon écoutez 5 millions, 50 millions, on n'en sait rien mais mais le problème ils sont où ?

Et là, on sait que on ne les a pas trouvé et néanmoins, on condamne ces personnes pour avoir envisager de les obtenir. Vous les j se trompent à ce momentl. Ah, je ne dis pas qu'il se trompent ou qu' se trompent pas.

Je veux pas me mettre à leur place aujourd'hui. Je dis qu'il y a une sorte de d'extraordinaire recul en ce qui concerne le fondement de la poursuite. On part en disant "Tu es président de la République, dans ta campagne de 2007, il y avait des millions de Kaddafis. on les trouve pas et infiné de recul en recul, on finit par conclure qu'en réalité bah mon dieu euh vous les vouliez ces millions mais vous les avez pas il y a quand même une condamnation pour corruption euh avec Claude Guéran par exemple Oui mais ça c'est vous savez que ça n'a rien à voir avec la campagne mais pour la campagne électorale la justice a dit aujourd'hui effectivement il n'y a pas de trace d'argent libien qui a pu être mise au jour en revanche elle dit qu'il y a eu un objectif d'obtenir une corruption de la part de d'une dictature sanguinaire parce qu'on parle pas de n'importe quoi.

Oui, mais peu de la avec euh des rencontres entre qui était condamné en France pour terrorisme qui était Oui oui oui oui mais attendez attz de Nicolas c'est ça qu'on appelle l'association de malfaiteur essayons si vous le voulez bien de ne pas être dans le passionnel essayons de rester dans le juridique et d'être et d'être en quelque sorte sur ce qui existe dans le dossier et ce qui existe dans le jugement. Alors pour le coup, maître, moi je veux pas du tout être passionnel parce que je ne suis ni l'avocat ni leur ni bah vous étiez l'avocat dans le dossier d'un autre. Oui, certes.

Non, mais simplement je pense que quand vous posez les choses comme ça, effectivement les gens peuvent peut-être se dire "Ah oui, mais alors on comprend pas pourquoi on arrive sur l'association de malfaiteur, mais parce qu'on en part en fait, c'est toute la difficulté, c'est que l'association de malfaiteur, c'est la première étape d'une d'un enchaînement criminel qui va vers la corruption. J'essaie de finir parce que c'est assez compliqué effectivement de l'expliquer. Ah si, c'est assez compliqué.

Vous êtes juriste, mais je pense que c'est il faut l'expliquer. L'association de malfaiteur, c'est une infraction obstacle. C'est une infraction qui existe pour éviter que les infractions de conséquences finales se réalisent.

Si on part effectivement des infractions finales et qu'on a du mal à démontrer, on se retrouve sur l'association de malfaiteurs. Je suis d'accord avec vous sur un point, elle est plus facile à démontrer que les infractions de conséquence. Et ça ne veut pas dire qu'elle est moins grave.

L'association de malfaiteur, c'est une infraction considérablement grave. Et par ailleurs, le législateur le législateur lorsqu'il crée l'association de malfaiteur, il lit son sort aux infractions de conséquences si bien que la peine encoure est liée aux infractions de conséquences. Je sais bien que vous le savez mais c'est pour dire que cette association de malfaiteurs, c'est une infraction qui répond aux infractions conséquences.

On peut pas dire on ne peut pas dire il y a pas de corruption, il y a pas de corruption. Mais je finis je finis, je vous assure, je finis. On ne peut pas dire la corruption ça n'est pas ça ça n'est pas démontré.

Donc l'association de malfaiteur n'est pas grave. Non parce que l'association, elle est en lien avec la corruption. Donc l'association de malfaiteur, ça n'est pas une condamnation par défaut.

C'est une condamnation pour des faits extrêmement graves qui est puni de 10 ans plus. On est d'accord. On est d'accord sur tout ce que vous avez dit en droit.

Sauf que l'association de malfaiteurs, un, on nen parle pas de c'est un lot de consolation pénale. À partir du moment où on part sur une éventualité de corruption dont on est bien obligé de me de constater, de conclure que il y a aucune preuve pour la retenir, alors on se replie sur l'association de malfaiteur. C'est ça la réalité.

On peut être condamné pour association de malfaiteur. Point. On peut être poursuivi et condamné par sans qu'il voulait réagir aussi Dan.

Oui, en fait parce que je je pense que et j'entends une bonne partie des plateaux là depuis l'annonce de cette condamnation et je crois qu'il y a un décalage. Moi, je je membre de la cour de justice de la République. Je je me rends compte quelle difficulté il y a sur les termes.

Je suis moi-même membre de la commission des lois mais je suis aussi parlementaire et je pense qu'il y a un décalage et peut-être que vous ne vous rendez pas compte cette manière de minimiser la gravité des faits de la condamnation et ce qui est compris et perçu. On parle d'un président de la République française et tout ce discours qui vise à dire non mais c'est vraiment trop, non mais en fait c'est été politisé des mêmes personnes Juni les mêmes personnes qui peut-être 24 heures auparavant expliquaient que la justice est laxiste, que la justice n'est pas assez ferme qu'il y a un manque d'autorité en fonction des personnes parce que là il s'agit de monsieur Sarkozy parce qu'il a été président de la République. Je termine s'il vous plaît.

Mais vous me regardez en reprochant des choses. Je je Non mais je je n' fais pas uniquement le propr. Je parler de ce que j'ai pu entendre sur de nombreux plateaux y compris pas de votre part simplement mais j'essaie d'exprimer je crois ce que ressent beaucoup de gens à entendre ce double discours en fonction de s'il s'agit d'un président de la République ou s'il s'agit d'un jeune homme qui est accusé de tel ou tel acte et qui est condamné en comparion immédiate et cetera et cetera.

Il y a un discours sur euh le laxisme d'un côté et le manque euh euh de bienveillance de l'autre qui je pense euh chocoup chocoup et après je je j'aurais une autre question parce que j'étais un peu perturé par ce que vous avez dit soir. J'essayé d'en rester à une analyse et un constat d'ordre juridique et judiciaire. Vous placez le problème sur un terrain politique en disant "Oui, non mais je vous en veux pas madame, vous êtes parlementaire et je comprends bien, mais moi je voudrais m'écarter de cela.

Le problème politique peut-être il n'est pas dans la condamnation après tout euh que les juges ai est aient considéré que bon, je ne suis pas sûr qu'ils aient eu raison, la cour d'appel appréciera. Mais là où se pose un autre problème et ça c'est le 2e problème juridique, c'est le mandat de dépôt. Le mandat de dépôt, ce qu'on appelle banalement mais d'une manière inadéquate l'exécution provisoire, c'est fait pour des gens qui sont dangereux, pour des gens dont on craint qu'ils prennent la fuite et qu'il ne se présentent pas devant le 2e degré de juridiction qui est la cour d'appel.

Franchement dans une situation comme celle-ci avec des faits qui a supposé qu'ils aient un caractère pénal ont plus de 20 ans, ça n'a strictement aucun sens. Vous avez répondu tout à l'heure en matière politique sur ce nous disz qu'en réalité c'était le quotidien de la justice, l'exécution providaire et le fait qu'il y ait des mandats de dépôt qui soient décidé. C'était le c'était le le quotidien.

Il y a un point qui moi m'a perturbé dans ce que vous venez de dire, Jean-Ive Leborgne. Euh quand on quand Alexandra Gonzalez vous dit "Mais le point de départ, il y a quand même euh le fait d'aller rencontrer Abdallah Senusi euh condamné en France euh pour l'attentat du décèsd du théâ. Encore une fois, 170 victimes, plus d'une cin de victimes françaises.

Et vous dites mais ça c'est pas le plus important. Ça ça a été visiblement dans dans tout à l'heure Laurent Valiguier et Alexandra qui aussi suivi le procès nous disaient en réalité ça a été déterminant dans le procès nous a dit qu'il l'aurait pas fait é G nous disait tout à l'heure moi ministre j'aurais jamais je ser jamais rencontré une journée d'audience qui était très forte par le brisfeu ce jour-là ne va pas voir n'importe qui. Et le point de départ de cette affaire ça n'est pas n'importe qui.

Juste un petit point de rectification. Ceux qui ont vu c'est nous, on dit on les croit ou on les croit pas mais on dit qu'ils étaient aller en visite officielle en Libye et qu'on les on les avait en quelque sorte produit chez Susi. Ce je ne sais pas ce qui est vrai ou pas vrai mais ça n'est pas complètement abérrant ni impossible.

C'est le numéro 2 du régime. C'est le beau-frère de Kaddafi. Donc qu'on les conduit que qu'on n pas prévu de cette rencontre, c'est pas non plus impossible.

Vous imaginez une rencontre sur un papier officiel adressé un ministre français en disant vous allez rencontrer Abdallah Senusi, c'est inconcevable. Mais quand il fait après c'estàd que il parle d'un guay tapan la justice d'un tracknard. La justice aujourd'hui a considéré euh que qu'il ne s'agissait pas d'un tracknard et qu'en revenant de de ces rencontres, ils en avaient fait état à Nicolas Sarkozi.

C'est ce que dit encore une fois la justice et il le conteste et ils auront l'occasion de le contester devant une cour d'appel. Mais en tous les cas, il y a eu ces rencontres un guet tapant selon eux. La justice dit non, ils le savaient et quand ils sont rentrés, ils n'ont rien fait pour que cet homme réponde de ces actrique.

De là à ce que ce crime politique se transforme en délit pénal, il y a peut-être une nuance. Qu'est-ce qui serait le crime politique ? de rencontrer nous de rencontrer nousci.

Je voudrais qu'on parle de ce qui va arriver désormais à Nicolas Sarkozi, c'est-à-dire que le 13 octobre, l'ancien président de la République a donc rendez-vous avec la justice à nouveau qui lui dira à quel moment il sera effectivement incarcéré. Alexandra, comment ça se passe à ce moment-là ? C'est une question de jour, de semaine ?

Alors, Nicolas Sarkozy est convoqué le 13 octobre. L'incarcération euh devrait être très rapide ensuite, peut-être le jour même, peut-être dans les jours qui suivent. Euh nous n'avons pas la date pour l'instant.

Euh quant au lieu, euh on ne le connaît pas non plus, mais on peut imaginer que ce sera à l'isolement. étant donné euh qu'il s'agit d'un ancien président de la République pour sa sécurité, euh on n'imagine pas qu'en détention il soit euh gérable pour les surveillants d'avoir des détenus euh dont certains dont l'un d'entre eux est un ancien président de la République et probablement la maison de la santé à Paris. La prison de la santé semble plausible, elle est au cœur de Paris et et il est très probable qu'il aille dans aller dans le quartier d'isolement de cette prison de la santé.

Pierre Boton, qu'est-ce qu'il attend ? Vous qui avez connu ça, qu'est-ce qu'il a Nicolas ? Moi je trouve ce serait très injuste de le mettre à l'isolement parce c'est très très dur l'isolement.

J'ai fait là il y a 25 ans 602 jours d'isolement. Les détenus, on appelle ça on fait que du bleu. On voit que du bleu parce qu'on voit que les surveillants et c'est vraiment vraiment très très dur.

Et je crois pas qu'il risque quoi que ce soit en détention au quartier des vulnérables où j'ai été incarcéré pendant 2 ans. H euh je crois pas je crois pas qu'il risque quelque chose. Je crois pas du tout. parce que voilà euh vous savez un détenu c'est détenu hein.

Donc très rapidement vous basculez dans quelque chose qui est euh que vous soyez président de la République ancien président. Oui. Enfin si vous êtes violeur, ce qu'on appelle nous les pointeurs, h c'est pas tout à fait la même chanson mais très rapidement si vous voulez la condition de détenu vous rattrape.

Le fait d'être détenu vous rattrape rapidement et vous vous basculez. Finalement, on est tous ensemble dans la même courte promenade avec les mêmes les mêmes les mêmes obligations, les mêmes contraintes, les les mêmes choses. Voyez ce que je veux dire ?

Donc en revanche, ça va être très très violent pour sa famille. Ça va être très très violent pour sa famille. Pourquoi ?

Vous quand vous arrivez, il se passe quoi pour vous ? Ben quand on arrive, je peux vous le faire hein. Donc la première chose qu'il va faire, il va arriver d'abord je pense qu'il va pas arriver directement à la santé parce je crois que c'est pas possible.

Moi en tout cas, j'ai été arrêté à la barre et on m'a amené d'abord dans un commissariat pour pas m'amener directement à la santé. Vous pouvez pas vous pointer à la santé comme ça avec vos sacs. Vous êes c'est et c'est important pour lui parce que excusez-moi monsieur les journalistes mais vous n'aurez pas d'image parce que si jamais il attendait devant la santé vous auriez une image.

Donc vous n'auriez pas vous n'aurez pas d'image parce que normalement normalement on n' pas le droit de filmer quelqu'un avec des menettes. Je dis bien normalement parce que vous respectez rarement cela. Non non non pour le coup on respecte et on floute énormément.

Ouais on a jamais filmé quelqu'un avec des menottes à l'antenne et ça a encore été le cas cette semaine pour par exemple au procès de Cédric Jubila. Bah Cédric Jubilard lui il a accepté de se faire filmer. Il avait pas les menottes.

Il était pas en traversant il avait un sac sur la tête mais bon mais vous avez on a deux deux façons de voir. Moi je l'ai vécu madame je l'ai vécu donc je sais ce que c'est. Et c'est ça, c'est des images qui restent et qui restent pas pour moi.

Moi je m'en fous, j'ai été condamné, je suis un vieux détenu mais elle reste pour mes enfants, elle reste pour ma famille qui porte mon nom. Voilà, faut peut-être y penser et je souhaiterais qu'on y pense dans le cas de Sarco H parce que bon, lui c'est une chose mais il a une gamine qui a 14 ans. Ça va ça va être très très dur à l'école tout ça.

Ça va être très très dur. Pierre, Jean Louis, il a décidé de se mettre en politique, c'est son choix. Euh mais les compagnes, c'est quelque chose de très très violent.

Et je veux te préciser une chose, c'est pas violent que pour Sarkozi, c'est violent pour tous les gens, mais c'est violent pour tous les détenus, c'est-à-dire passer les portiques qui elles vont être confrontées à ce qui se confront tous les détenus. Vous savez, on parle de la surpopulation carcérale. Tout le monde s'en fout en fait de la surpopulation carcérale, mais là, ils vont être confrontés à la surpopulation carcérale.

C'est-à-dire que les les parloirs, ils sont hyper chargés parce que il y a une surpopulation carcérale. Euh et la promenade, c'est quand on quand on peut parce qu'il y a plus de surveillants pour ouvrir au au détenus. Il va être confronté à ça.

Mais vous quand vous arrivez à l'époque, faut se remémorer hein. Euh non, non, mais c'est il y a pas très longtemps. C'est 2020 la première fois.

Oui. 2020. La deè fois.

Oui, la deuxième fois. Ouais mais l'affaire beon c'est les années 90 ou ouais euh mais ça a beaucoup changé en 25 ans. Hyper médiatisé.

Ouais. Quand vous arrivez quand le détenu médiatique arrive, qu'est-ce qui se passe ? Comment vous êtes accueilli ? il arrive avec ses sacs et la première chose qu'on fait, c'est quelque chose queon voit beaucoup, c'est que on est sous la toise et on fait une photo avec notre numéro d'écrou qui envoie quelque chose de très fort tout de suite.

C'est-à-dire vous appelez plus boton, Sarkozi, qui vous voulez, vous avez un numéro d'écrou et vous avez une carte qui normalement qui marche jamais d'ailleurs mais qui normalement permet de circuler dans la dans la prison. Et ensuite, on vérifie vos sacs pour savoir si vous avez des choses illégales. Donc pas de choses coupantes, les montres de valeur, il sont retirées.

Euh également pas de parfum parce qu'il y a de l'alcool dedans. Euh il y a des tas de choses que vous ne pouvez pas avoir. Puis une fois que vous avez ça, bah vous prenez possession entre guillemets de votre cellule au quartier arrivant qui est une des choses que j'ai mise en place en 2011 avec les règles. arrivant, ça veut dire que quartier arrivant, ça veut dire que pendant 7 jours non, ça veut dire que c'est d'ailleurs juste en dessous du QB4 c'est deux étages juste en dessous du quartier des vulnérables.

Quartier des vulnérables, c'est bien, vous avez retenu que c'est pas un quartier VIP et et donc là, il est là pendant 7 jours et on va l'évaluer. Donc on va évaluer et il va rencontrer tous les gens de la prison et puis on va voir comment il réagit à la détention. Mais par exemple, le premier soir, on va lui demander toutes les 2 heures de lever le bras.

On va allumer sa lumière, de lever le bras pour vérifier qu'il est bien en vie. Pour vérifier par exemple s'il n'y a pas un risque suicidaire. Ben pour vérifier qu'il est en vie.

Voilà. Enfin le le il faut vous savez que vous pouvez ce président de la République gamin des cités ou n'importe quoi. La première nuit en tôle c'est chaud.

Quand je vous dis que c'est chaud c'est chaud. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous êtes à 17h fermé.

Vous entendez ce bruit horrible des deux loquets qui se fait qui se ferment et vous ne savez que vous ne pouvez plus sortir et vous entendez les bruits de la prison et vous êtes seul avec vous-même et c'est la première fois que vous êtes informé et que vous êtes enferm et qui que vous soyez, je dis bien qui que vous soyez, c'est très dur. H C'est très très dur. Et moi je veux profiter de cette incarcération pour poser une question.

Que ça soit pour Sarkozi, que ça soit pour un mec qui a roulé sans assurance, que ça soit pour un mec qui a roulé sans permis, que ça soit pour un mec qui a dé qui a dilé un peu de cannabis ou qui a pris du cannabis, elle sert à quoi cette peine là ? Dites-moi à quoi elle sert vous ? à rien.

Ben bien sûr qu'elle sert à rien. Mais bien sûr qu'elle sert à rien. Foutez-le au resto du cœur.

Demandez-lui, il a des relations. Il a réussi à faire venir Nemmar au PSG. Bah qui venir 50 millions au resto du cœur.

Mais pardon, ce que vous dites là, c'est en contradiction totale avec le discours que tient Nicolas Sarkozy et la droite en général depuis des décennies. Quand il dit je vais assumer mes responsabilités, j'irai en prison. Non non Maxime je je vais vous dire il y a une chose, il y a le discours politique.

Hm. D'accord. Moi aussi à un moment j'ai été comme ça le pognon, le machin tout ça.

Et puis vous faites de la tôle et vous en prenez plein la tronche. Et croyez-moi, le gars qui vous dit que la prison ça ne vous change pas, ça je vous change mais ça vous change pas forcément bien pour la société. Pas forcément bien pour la société. surduit les prisons comme elles sont faites et sur avec la surpopulation, c'est devenu des fabriques de crimes.

Ces fabriques des fabriques de criminel. Vous le voyez pas les gamins de 14 ans qui prend un couteau et qui va tuer une professeur, vous le voyez pas. Vous le voyez pas.

Les mecs qui utilisent des mineurs pour flinguer des gens, vous ne le voyez pas. Mais il y a urgence. Et ça sera et ça sera même chose pour Sarkozi, excusez-moi de vous le dire.

Ça sera exact mais même madame ça sera ça va lui faire de la peine ça va le faire souffrir ça va faire souffrir ses g mais en quoi ça va être utile pour la société que mais mais je je c'est précisément ce que nous défendons-nous depuis des années dans un et je suis tout à fait d'accord avec tout ce que vous avez dit vraiment ce que ce que que ce qui me m'interpelle en fait c'est que malheureusement cette attitude cette bienveillance cette compréhension de ce que fait la prison de de de tout ça n'est possible dans ce moment-là que parce qu'il s'agit de Nicolas Sarkozi. Moi, c'est ça qui me sert le cœur, c'est parce que vous disiez pour le gamin des cités, il n'aura jamais le droit à ce qu'on comprenne que non, c'est pas VIP, non, c'est pas le le club M. Le gamin des cité, il n'aura jamais droit au plaidoiries de grands avocats qui expliquent comment l'affaire est bien plus compliquée.

Il aura droit par contre à euh à un déluge de discours, notamment effectivement des mêmes gens qui aujourd'hui sont d'une bienveillance avec monsieur Nicolas Sarkozy en expliquant à quel point c'est une injustice ces mêmes gens. Mais est-ce que la décision de la justice trouve pas l'inverse aujourd'hui ? Est-ce que la décision de justice montre pas finalement que Nicolas Sarkozi est traité comme tous les autres justiciables ?

Et ben si ça n'était pas de mon point de vue une exception, on pourrait s'en féliciter. Mais il y a trop et et et ce que vous dites est extrêmement fort et puissant parce que il y a trop et je termine làdessus, excusez-moi, mais il y a trop il y a trop il y a trop de gens en fait qui subissent les politiques et le le la pseudofermeté et qui voit effectivement leur vie briser parce que Nicolas Sarkozi, je sais pas combien d'années de prison il va faire mais quand il va sortir, il aura quoi de ce il aura de quoi en fait avoir la possibilité de se réparer et il y a trop de gens dont la vie est complètement brisée en fait par ce que on leur inflige. Et on leur afflige parce qu'il y a des politiques qui aujourd'hui expliquent que Nicolas SarkoDi n'a rien à faire en prison et qui sont sans pitié tolérance zéro pour des dizaines et des dizaines de gens qui parfois même ne sortent pas de prison parce qu'il finissent par en finir en fait en prison.

C'est ça que je trouve extrêmement grave dans tout le débat politico-médiatique qu'il y a autour de cette affaire. simplement que l'on voit un extrait de notre document ligne rouge consacré justement à la santé et à ce quartier des vulnérables. On a des images, on regarde et on en parle juste après.

Le quartier des vulnérables occupe le 3è étage d'une des ailes de la prison. Les 18 cellules sont toutes identiques. Alors, en terme de mobilier, nous avons par exemple une plaque hydrocéramique pour cuisiner, un frigo, la télévision, des sanitaires, donc avec toilettes et douches comprise et aussi le téléphone fixe.

On leur délivre une carte de téléphone qui est soumise à l'autorisation du magistrat et vis-à-vis de ça, ils peuvent appeler les numéros qui seront autorisé par justement le magistrat en question. Et ces conversations, elles sont écoutées ou pas ? Oui, elles sont toutes écoutées.

Oui. Une cellule de 9 m², la même superficie que pour celle de la détention ordinaire. Seul avantage, mais de taille, le détenu l'occupe seul alors qu'ils sont deux. voire plus dans les autres quartiers.

Alors, vous avez reconnu le surveillant qui était aussi votre surveillant. Ça a été le sur mon mon un de mes surveillants et quand vous dites que c'est des seuls, c'est pas vrai parce que la surpopulation fait qu'aujourd'hui à l'instant où je vous parle, c'est doublé bien sûr, c'est doublé et encore aujourd'hui, encore à l'instant où je vous parle, il y a dans le quartier des vulnérables des matelas au sol. La surpopulation, c'est ça la santé.

C'est pour ça, c'est pour ça que alors on a intitulé ce document, il intitulé VIP ma vie en prison. C'est pour ça que tout à l'heure quand je vous a dit c'est le quartier des VIP, vous avez dit retirez ça tout de suite. Mais ou bien VIP ça vous agace.

Mais c'est pas que ça m'agace, c'est que c'est pas vrai. Ce n'est pas vrai Maxime. Ce n'est pas vrai.

Allez-y. Ce sont les mêmes cellules. Il a il a rien de vie si ce n'est que ce sont pas ce sont des détenus avec un profil dit vulnérable.

Il y a un par exemple tout à l'heure il y avait une source à la santé qui me disait en ce moment on a un ancien douier qui est là on a parfois des politiques qui sont passés par là on a un ancien policier qui est passé par là donc voilà c'est des profils partic mais ça n'a rien de VIP ce sont les mêmes je vous dis ce qu'il y a aussi actuellement aujourd'hui à la santé il y a un mec qui a violé une fille de 10 ans et qui l'a tué il y a un violeur de nourrisson ne me parlez pas que des policiers des douigners voilà ce qu'on côtoit il y a il y a il y a un mec qui a qui est radicalisé Hm hm. Voilà ce qu'on me dites pas que c'est un quartier VIP. Moi j'ai Non mais attendez Max j'ai connu il y a 25 ans moi le quartier VIP à la santé j'ai connu il y a 25 ans.

Oui. Là c'était vraiment VIP à l'époque là j'étais j'étais avec tapis avec Boucheron avec Loï le Floc. Oui c'est c'est plus du tout le cas.

Alors attendez à ce moment-là ça ressemble à quoi ? C'est-à-dire que quand vous vous avez le droit de sortir de rencontrer les autres dans à l'intérieur de ce quartierlà tapis et cetera à cette époque là. Oui.

Là maintenant plus du tout. Vous êtes enfermé 22h sur 24 dans votre cellule et vous attendez qu'on vous ouvre la porte pour aller en promenade s'il y a un surveillant pour vous amener en promenade. C'est ça la vie.

Pourquoi ça a changé ? Bah pourquoi pourquoi pourquoi ça a changé ? Parce que je pense qu'il y a vraiment une volonté et qui est franchement que j'approuve hein une volonté de normalisation que tout le monde soit traité de la même façon et et ensuite il y a un vrai problème de surpopulation carcérale.

Il faut savoir ce que ça veut dire. Non mais vous comprenez Maxime, on parle de la surpopulation carcérale, c'est des mots, c'est des machins, c'est des trucs. Moi je vais vous dire ce que c'est que la surpopulation carcérale.

C'est que vous êtes dans une cellule de deux et vous allez être quatre et il va falloir vous allez aux toilettes devant les mecs qui sont dans votre cellule. Et maintenant après ça, après 8 mois, 10 mois, 15 mois de ce traitement-là, il va falloir que vous sortiez meilleur. H il va falloir que vous ayez compris votre peine.

Est-ce que vous imaginez que ce traitement-là soit le traitement qui sera infligé à Nicolas Sarkozy réellement ? Bien sûr. Alors, il sera seul en cellule.

Il sera seul en cellule mais ça va être exactement cela. À une différence. À une différence.

Il y a 50000 portables dans les prison française. Je peux vous assurer une chose, c'est que lui il en aura pas comme moi j'en ai pas eu. Attendez, pourquoi vous dites ça ?

Pourquoi vous dites ça ? Bah parce qu'on les accepte pas. On sait très bien que si jamais on a un portable, on est mort.

Moi, on m'en a proposé quatre fois et je les prends pas. Je l'ai pas pris parce que si j'avais si je n'avais pas vécu une détention entre guillemets parfaite, vous pensez que je pourrais être sur votre plateau aujourd'hui et critiquer ce que je ce que je critique ? Non.

Immédiatement l'éire dira mais alors il a profité-il pas chose ? Voilà. Non.

Donc vous êtes obligé, moi j'ai pas passé un truc illégal dans les enfin voilà, peu importe, on s'en fout. Mais je vous dis si vous voulez pouvoir parler de ce que de ce que vous avez fait, il faut il faut essayer d'être irréprochable. Je ne l'ai pas été dans ma vie en prison, je l'ai été.

H J'enlève le B. Comment vous réagissez à ce que dit Pierre Boton ce soir ? Ben je vais vous dire, moi je suis assez d'accord avec ce que dit madame Obonau et ce que dit monsieur Boton.

La prison, je la côtoie depuis des décennies. Je pense que ça ne guérit rien, que ça ne restaure rien. Et je pense madame Obonau, quand vous parlez des petits gars des banlieux qu'on veut absolument incarcérer, que probablement il faudrait peut-être organiser une sorte de structure éducative, quelque chose qui qui les qui les mette dans le droit chemin en fait, mais que la prison est en réalité une insertion dans le monde de la criminalité.

Bon, ça nous éloigne beaucoup ce propos euh du dossier Sarkozy, mais je pense que c'est un vrai sujet. Vous savez, il y a dans la vie un certain nombre de choses que l'on ne conteste pas au Moyen-âge et même encore d'ailleurs sous l'ancien régime plus tardivement. La peine était une peine corporelle et personne n'était choqué que ce soit une peine corporelle.

Aujourd'hui, Dieu merci, les peines corporelles sont supprimées, y compris la peine de mort. Mais aujourd'hui, la prison est la peine naturelle. Il faut se forcer un peu pour bousculer les habitudes.

Vous avez eu des clients célèbres, vous avez eu des clients qui se sont retrouvés dans ce quartier des vulnérables, les yeux dans les yeux, ils étaient traités comme les autres détenus ? Bah, si vous voulez, je pense que d'après ce que j'ai su, parce que ce que c'est, mais il le connait pas. Excusez-moi, maître, je connais pas.

Je connais ce qu'il me raconte hein. Euh pas plus mais je pense que sur ce terrainlà ils ne m'ont pas menti. Bon je pense que bien sûr mais la surpopulation pénale en ce qui concerne un certain nombre de gens qu'on ne veut pas mettre avec tous les autres, elle est quand même moins lourde, moins pénible mais elle reste pénible.

Mais c'est pas vrai ! Mais je pense surtout à je pense à ce système et firemont peut-être à loin dont vous parliez, c'est-à-dire euh cette période et vous avez cité des noms que je connais bien où on circulait d'une oui elle c'est vieux. Aujourd'hui ça n'existe plus les portes ouvertes aujourd'hui ça n'existe plus.

Ça existe à la santé, ça existe au Cubain. Si jamais vous êtes vous avez vous avez été classé par l'administration pour travailler là vous vous pouvez vous pouvez effectivement avoir porte ouverte. Si vous avez été classé par l'administration, il a aucune chance que SarkoZi soit soit euh classé par l'administration.

Il aurait tort d'ailleurs parce qu'il devrait aller à la bibliothèque. Ça lui permet de sortir un peu de sa cellule et et ensuite il Non, c'est en sens ça c'est dans les centres de détention. Si vous avez une peine plus lourde, on vous met dans un centre d'étention.

Oui, mais moi je écoutez maître, je je sais que vous êtes un très bon avocat, mais autant sur le jurisme, moi je m'en suis pas mêlé. Permettez-moi sur la détention. Mais je vous l'accorde, je vous l'accorde votre expérience. [Musique] Voyez et voyez maître, c'est dans ma chair, je comprends.

C'est dans mon cœur, c'est dans la chair de mes enfants et je et je ne vous laisserai jamais dire qu'il y a des traitements différents. Non, si vous êtes malin, si vous êtes intelligent, ben vous allez pouvoir avoir une détention avec des gens avec vous qui vont être, je dirais, correct avec vous. Mais moi je me suis j'ai il y avait un appel à la prière à 5h, j'ai gueulé parce qu'il y avait un appel à la prière à 5h.

Je me suis fait menacer par les radicaliser. Et j'ai été protégé par qui ? Par l'administration pénitiaire.

Pas du tout. Par les détenus. H par les détenus.

C'est ça la prison. C'est ça la prison. On dit c'est une fabrique mais allez-y, allez-y à quatre dans une dans une cellule où vous allez où vous où vous allez être avec des mecs qui vont vous dire "Tu lis la prière, tu regardes pas ça s'il te plaît parce que ça c'est c'est c'est péché.

Allez-y ! Ouais ! Vous me faites et sur la corruption les pauvres surveillants, moi je l'ai vu.

Je l'ai vu Maxime. Je suis pas je suis pas en train de vous raconter du tout. Qu'est-ce que j'ai vu ?

J'ai vu des gars au parloir, un un gars qui parle mal, un surveillant qui parle mal à une femme. Le gars, il fait il me fait je vais pas bien Pirro. Pourquoi ?

Tu vois, lui il a mal parlé à ma femme. Bah tu lui as dit non t'inquiète pas, demain il sera plus là. Et le demain il est plus là parce qu'on le suit parce qu'on lui fait cramer sa bagnole ou parce qu'on l'achète ?

Parce qu'on l'achète. Vous avez des enfants, Maxime ? Ouais.

OK. Si je menace vos gosses, vous tenez combien de temps ? Non, on va pas parler de ça.

Mais non, mais mais vous êtes vous êtes marrants tous. Il faut quand même parler de la réalité parce que vous êtes là pour parler de la corruption de surveillant pour leur mettre le truc pour dire comment ça rentre dans les prisons. Vous êtes là pour le dire mais moi je vous dis comment ça se passe.

Il y a des magistrats aujourd'hui, vous le savez très bien monsieur qui sont menacés. H à Avignon, il y a une fille à à à Mais je pense que personne ne conteste magistrat personne ici ne conteste la la évidemment le choc carcéral. Quelle que soit la personne qui rentre en prison, personne ne le conteste ici.

Tout le monde admet et d'ailleurs tout le monde est d'accord pour dire qu'il y a pas aujourd'hui de traitement VIP. Même si on peut penser qu'il y a des détentions plus simples quand on est seul en cellule, c'est plus simple que quand on est 4 dans 9 m². Mais la détention reste un choc carcéral.

Martin avant de vous laisser partir. Oui. Non mais effectivement il y a aujourd'hui alors ça ça nécessiterait une émission à elle seule mais il y a un poids un poids du narcotrafic et du crime organisé qui a les moyens de faire pression effectivement sur le pil péniaire mais y compris sur les magistrats en les menaçant physiquement.

C'est c'est très clair. Mais alors c'est un mais c'est un c'est quelque chose qu'on a aussi vu se développer. On a nous tiré la sonnette d'alarme assez tôt.

Euh les les gens qui sont à la tête de ces réseaux sont à la tête de réseaux hyper structurés, hyper professionnels, qui génèrent beaucoup d'argent et qui ont un levier du coup pour agir qui est très puissant. Ça aussi c'est très dangereux et c'est une matière sur laquelle il faut effectivement agir. Daniel, je voulais juste rappeler quand même parce qu'on parle là des personnes qui vont être incarcérées après condamnation, mais une des raisons de la surpopulation, c'est quand même la détention provisoire.

C'est-à-dire que les personnes qui euh la majorité des gens, voilà, c'est-à-dire qu'ils vivent ce que vous venez d'expliquer, qui vivent dans ces conditions-là. Et on ne parle même pas des personnes qui ont des troubles psychiatriques, qui ont des addictions et dont dont l'état empire mais une majorité en fait n'ont même pas été condamné. Donc euh enfin je pense que quand l'intérêt à vrai dire de de ce plateau et de cette discussion si elle peut faire évoluer, si le la condamnation de monsieur Sarkozy peut faire évoluer, le débat y compris politique comédiatique, c'est de rappeler ce que c'est la majeure partie des gens qui a dans les prisons françaises qui subissent des conditions inhumaines.

Et ça, ça a été décidé par juger comme tel les conditions de détention en France critiqué par de nombreuses intenses au niveau international n'ont même pas été condamné, ne sont même pas considérés comme condamnés. condamné n'est pas en prison. Mais je pense que la place de beaucoup de personnes qui sont en détention provisoire ne devrait pas ne devrait pas mais c'est important de parler de ce qui est la réalité et pas elle est fille hein.

Elle fille elle est pas du côté de Sarkozi hein. Exactement. C'est important ce qu'elle dit.

Exactement. Ça montre que de notre point de vue nous nous n'avons pas la réaction à géométrie variable. Nous nous ne faisons pas la tête du client.

Et notre conception de la justice justement, elle s'applique à tous et elle devrait s'appliquer à tous. et le traitement qu'on a vis-à-vis d'un Sarkozy comme d'un d'une personne immigrée qui se retrouve en rétention comme d'un jeune homme qui a brûlé une poubelle et qu'on fait passer en comparition immédiate et qui fait du ferme. Vous savez le nombre de jeunes personnes qui pendant les révoltes suite à la mort de Jeune Naël se sont retrouvés avec du ferme des gamins dont la vie est brisée.

Et ben nous contrairement à beaucoup des politiciens, des ministres, des missionnaires qui ont fait de belles envolés là sur monsieur Sarkozy, nous n'avons pas justement la compassion judiciaire et la la vision humaniste de la justice sur effectivement c'est il y a eu des communiqués d'avoir été avec nous. Juste dire qu'on parle de détention provisoire et et je suis encore une fois ça finit par m'inquiéter madame ce que vous ce que vous dites mais Nicolas Sarkozy aujourd'hui ou demain sera en détention provisoire en attendant son rappel en attendant effectivement Pierre B pour revenir sur ce qui attend Nicolas Sarkozi encore une fois vous vous l'avez vécu les contacts avec l'extérieur on voyait là dans l'extrait qu'on a qu'on a vu tout à l'heure qu'il y a possibilité d'appeler les cartes téléphoniques pour appeler l'extérieur des des discussions qui sont écouté et cetera. Les contacts avec l'extérieur, c'est à quelle fréquence ?

Ça prend quelle forme ? Alors, si vous avez de l'argent, bah le téléphone d'abord quand il va arriver, il va on va lui donner une carte verte. C'est quelque chose que moi j'ai pu obtenir il y a très longtemps avec lorsque je me battais pour cela.

Il va avoir une minute de conversation pour pouvoir parler avec ses avec sa famille puis ensuite on va lui donner une carte rouge. Il va devoir donner des numéros qui vont devoir être validés par l'administration pénitentiaire. Et là, tant qu'il paye, ben il pourra il pourra téléphoner comme il veut.

Il ne pourra jamais être appelé et il pourra appeler être appelé avec un avec un système qui ne marche pas et qui coûte une fortune, hein. Qui coûte une fortune. C'est dire Ah bah une c'est 350 balles par mois.

Ah oui. Ah oui. Non.

Quand je vous dis que ça coûte une fortune, ça coûte une fortune. Mais de toute façon, la prison c'est comme partout. Si vous avez de l'argent, ben voilà.

Si vous en avez pas, vous en avez pas. Voilà, c'est tout. Et ensuite c'est les parloirs trois fois par semaine 45 minutes et au bout d'un mois normalement puisqu'il est là en en provisoire il va pouvoir demander un parloir familial de 3h et c'estàd que le premier mois il y a pas non non parce qu'on il regarde si ça se passe bien les parloirs et tout ça et puis après il passe devant une commission et dans la commission on va on va lui faire on va lui accepter ou pas mais tout ça est très compliqué parce que est-ce que moi aujourd'hui je conseillerais Moi, j'en ai fait un de par familial et après j'ai arrêté parce que c'est le studio était tellement dégueulasse.

Est-ce que vous avez vous envie de faire venir votre compagne dans un lieu comme ça ? Enfin, on a honte un peu, voyez. Tous, tous hein, tous, faut pas croire.

C'est pas parce que je suis un fils de bourgeois que j'ai honte hein. C'est on a tous honte, vous savez. Euh tous les mecs qui sont qui qui sont dans la drogue et tout ça, ils ont honte de faire venir leur maman.

Il y en a beaucoup d'ailleurs qui qui ne disent qu'ils sont pas en prison. Il faut vraiment prendre conscience de ça et je vous remercie de me Excusez-moi, je suis très passionné comme vous le savez mais j'espère que j'ai fait passer deux messages. J'ai cru comprendre, il y en a un qui était passé qu'il y a pas de quartier VIP et et et le et le deuxième c'est qu'il y a pas de traitement de différent.

S il y a moi j'avais un gars qui était un traitement différent. Le gars qui était à côté de moi, il l'avait mis au CB4 parce que s'il mettait ailleurs, il tenait la prison. C'était le gars qui tenait le trafic de drogue sur toute la l'île-de-nu à la à la prison de la santé qui s'appelle le QH6 où vous pouvez absolument tout acheter, faire rentrer de l'alcool, de machins, de trucs où les détenus tiennent le ce ce quartier.

Et il faut bien vous comprenez, vous dites comment c'est possible ? possible, c'est qu'il y a 200 détenus, quatre surveillants et que si jamais le mec il ouvre la il ouvre les portes, on lui crache à la figure une fois, deux fois, trois fois, la 4rième fois il demande à être aller ailleurs. H c'est ça la loi de la prison.

Si vous regardez la prison et et bon, je je le regrette parce que c'est très très dur et je je souhaite à personne sauf au tueur au violeur d'aller en en en prison. Mais je je pense que c'est très important tout ça parce qu'on les gens vont prendre conscience d'une chose. Voilà, il faut s'en occuper parce que madame Obono, c'est bien de dire que effectivement il faut que les certains gars n'y aillent pas mais il faut proposer autre chose.

Oui parce que si vous les renvoyez dans si vous les renvoyez dans la mer concernant Nicolas Sarkozi aujourd'hui Daniel Lobona que dites-vous que sa place n'est pas en prison malgré la condamnation qu'il a eu pour des faits que vous-même vous qualifiez de très grave ? Non, mais moi je n'ai pas à dire ou pas, la justice euh a décidé qu'il fallait euh qu'il euh qu'il y a Ce que je remarque simplement, c'est que moi, je suis cohérente avec ce que je défends à la différence euh de beaucoup de commentateurs et pas que politiques euh qui trouvent tout d'un coup qu'il faudrait être peut-être plus clément, plus bienveillant, tenir compte de plein de choses et qui ont justement la lecture à géométrie variable. Ce sont des faits extrêmement graves et c'est pour ça que j'insistais euh tout à l'heure sur le fait que de tout cela, il ressort comme perception dans le débat autour de de ce sujet que selon que vous soyez puissant ou mis, non pas la justice, mais euh la perception et le discours politico-médiatique sera différent et on passera beaucoup de temps à expliquer combien ce sera dur pour un ancien président de la République qui est condamné pour des faits extrêmement graves, qui entche la fonction présidentielle elle-même, de mon point de vue.

Euh et par contre, on se retrouvera encore dans quelques jours, mais peut-être même dans quelques heures, euh un un fait d'hiver, une poubelle brûlée. On on réclamera 10 ans, 20 ans, 30 ans. Voilà.

Et il faudrait peut-être que euh ce ce discours là change pardon. Vous allez dire non non non non non pas du tout parce qu' moi je ple pas hein mais euh mais euh faut faut se rendre compte de ce décalage en fait dans la perception et l'idée que oui, on ne considère pas euh on ne considère pas les gens de la même manière selon euh selon qu'on est euh puissant, qu'on est un ancien président ou selon qu'on est des gens qui sont déjà stigmatisés ou pas. Et et ça c'est quand même un un moment euh je pense révélateur.

Il est 23h16, on est en plein dans une édition spéciale ce soir, une soirée spéciale après la condamnation de Nicolas Sarkozy qui ira donc en prison euh dans les semaines qui viennent maintenant. Il a rendez-vous le 13 octobre prochain avec la justice qui lui dira à quel moment il sera incarcéré après sa condamnation dans l'affaire libienne aujourd'hui à 5 ans de prison. On accueille sur ce plateau Serge Portelli.

Bonsoir Mat, merci d'être là. avocat, ancien magistrat, Yve Tréard de retour et je salue également Victor Hérot qui est là euh avec nous, journaliste politique à valeurs actuelles. Je salue également à distance et il nous attend maître Alain Jacubovit.

Merci maître, merci d'être avec nous en direct ce soir. Juste une question, est-ce que pour vous la sentence infligée euh ce soir ou aujourd'hui à Nicolas Sarkozy vous paraît absolument logique ? Écoutez, moi j'étais pas dans le dossier donc je vais pas vous dire si elle me paraît logique ou pas.

J'ai suivi les débats comme tout le monde, comme tous les avocats en tout cas. La peine est extrêmement sévère, surtout après trois relaxes sur les délits les plus importants. Maintenant, ceci estant, peut-être qu'elle est justifié.

Moi, c'est pas ça qui me fait réagir. La sanction, c'est la sanction, je la trouve extrêmement sévère mais encore une fois, je connais pas le dossier. Moi, ce qui me fait réagir, c'est l'exécution provisoire.

Bien sûr, comme j'avais d'ailleurs réagi au moment de l'exécution provisoire qui avait frappé madame Le Pen qui comme chacun sait n'est pas vraiment une amie, mais je je ne je ne comprends pas cette cette sanction dans des faits qui sont aussi anciens avec un condamné qui ne risque pas de s'échapper, qui ne présente plus de danger puisqu'il est à la retraite, qui ne brigue aucun aucun aucun mandat. Vraiment moi ça me laisse pas en toi quant à l'explication selon laquelle l'exécution provisoire serait justifiée par la gravité des faits, je dis pour moi que c'est un non sens. Ce qui justifie parce que la gravité des faits, elle est sanctionnée par l'importance de la sanction, c'est-à-dire les 50 prisons fermes.

Ça ça sanctionne la gravité des faits. La l'exécution provisoire, non, je rappelle quand même que la la règle normalement c'est le caractère suspensif de l'appel. Je rappelle également, c'est un principe fondamental, qu'un condamné demeure présumé innocent tant que la décision n'est pas définitive.

Que l'on m'explique en ce que ça change pour l'ordre public républicain, le fait que l'on attende que monsieur Sarkozy soit jugé en appel avant éventuellement de le mettre en prison si telle est la décision qui est rendue. Je Mais mais pardon maître, ça veut dire que pour vous, il ne faut pas mettre en prison après une décision de première instance. Mais je ne généralise en aucune façon.

Le principe en France, c'est la personnalisation de la peine et il est évident que l'exécution provisoire est totalement justifiée et c'est pour ça que le législateur l'a voté pour euh permettre effectivement de faire échec au euh caractère suspensif pour des gens qui sont en danger, pour des gens dont on sait ou en tout cas qu'il y a un risque, ils ne se présenteront pas devant leur juge d'appel, qu'il y a un risque de récidif, qu'il y a un danger pour l'ordre public. Je ne vois rien de cela chez monsieur SarkoZi et encore une fois l'exécution provisoire selon moi encore une fois avec port de ma propre expérience n'est pas là pour sanctionner la gravité des faits. Ce qui sanctionne la gravité des faits c'est le l'importance du quantum de la sanction pas l'exécution provisoire.

Alors je vais organiser un dialogue entre deux avocats, maître Jacubovic et maître Portelli. Vous n'êtes pas d'accord ? Oui.

Alors, c'est une façon un peu réductrice de de voir le problème. Le le problème en fait a été à mon avis beaucoup mieux posé euh par monsieur Pierre Beauton à l'heure quand il nous parlait de la réalité de la prison. Ce qu'il faudrait à chaque fois qu'on a un débat de ce type là, euh inviter un détenu, un ancien détenu.

Voilà. Mais ce ce qu'on oublie de dire depuis tous les débats auxquels j'ai assisté ou participé, c'est que moi je suis contre la prison. Je me suis toujours battu contre la prison même quand j'étais magistrat surtout quand j'étais magistrat.

Pourquoi ? Parce que c'est une aberration parce que c'est la peine la plus idiote qui qui existe après la peine de mort évidemment. Voilà.

Mais ce qu'on oublie de dire à chaque fois après tous les éloges qu'on a entendu sur Nicolas Sarkozi, c'est qu'il est victime de sa propre politique. Ça fait 20 ans 20 ans que Nicolas Sarkozy se bat pour que les gens aillent le plus souvent possible en prison et pour obliger les juges à mettre les gens en prison. C'est 2005, c'est l'époque où des faits voilà 2005 aussi c'était la première fois que Nicolas Sarkozy était en train de promouvoir la loi sur les peines planchées.

Mais c'est quoi ? On va pas faire un discours là-dessus mais les P planché c'était ça. Il faut qu'il y ait de plus en plus de gens en prison parce que ça n'a pas rapport avec la discussion provisoire qui est le cœur du sujet.

Mais non, c'est c'est un rapport avec la prison parce que ce que j'entends dire c'est pas simplement l'exécution provisoire. Ce que j'entends dire c'est que 5 ans c'est beaucoup trop. Voilà.

Mais ce qui a changé effectivement depuis 20 ans, c'estàd depuis que 20 ans que Nicolas Sarkozi milite pour ça, c'est qu'effectivement le nombre de détenus a explosé. Il n'est pas jugé ensuite là, il n'est pas jugé pour la politique pénale qu'il a pu conduire quand il était président de la République vous jamais dit au ministre de l'intérieur. Mais c'est pour ça que le débat n'est pas là du tout.

Le débat il est il est porté exactement par monsieur Alain Jacubovic qui est un des aspects du problème euh aujourd'hui. Et j'en suis d'ailleurs j'en profite pour dire je suis tout à fait étonné de la réaction des politiques ce soir. Il y a personne personne ne réagit.

Madame Obona qui de de de LFI est courageuse. Est-ce qu'on en a entendu beaucoup de LFI qui sont venus sur les plateaux qui sont qui se sont exprimés personne. Dans le camp de monsieur Sarkozi, est-ce qu'on en a vu beaucoup qui sont venus à part ?

On vu quelquesuns. On en a vu quelques-uns. Mais non, mais tout le monde se défile.

Pourquoi ? Pourquoi ? Mais pourquoi ?

Parce que aujourd'hui avec la condamnation de Nicolas Sarkozi qui est la plus grave qu'il ait pu avoir jusqu'à présent, c'est le c'est le personnel politique qui est en cause. C'est le personnel politique qui est en première ligne. C'est le personnel politique qui a la trouille après madame comment Le Pen qui a eu aussi une condamnation dont on après on juge comme on veut mais l'exécution provisoire elle a surpris aussi à cette occasionlà.

Et là maintenant, c'est Nicolas Sarkozi, exécution provisoire et on se dit et on est en droit de se le dire, de se le demander, on est en de de se dire mais le personnel politique là, il est quand même ils ont peur. Ils sont raison vous sentez cette peur que décrit trard cette peur de pardon la peur d'une partie de ou d'une grande partie de la classe politique aujourd'hui face à la sévérité justement de la justice. Peur s'ils ont commis quelque chose.

Oui, moi parce que si on a rien commis, on n' pas peur. Mais on a l'impression Attendez Alain Jacquovic, allez-y, allez-y. Moi moi je crois que que les juges répondent à une certaine défiance de l'opinion publique à l'égard du personnel politique, mais ce qu'ils ne voi pas, c'est qu'ils sont en train de la transformer en défiance à l'égard de la justice.

Finalement, la défiance est le maître mot finalement de notre société aujourd'hui. Plus personne n'a confiance en personne et en rien. Et c'est ça le danger pour l'état de droit.

C'est ça le le problème. Quand j'entends mon confrère Portellie, ancien juge quand même et c'est une qualité sans doute euh décaler totalement le sujet sur la politique pénale de monsieur Sarkozi, mais et il est pas jugé pour ça. Enfin, j'ose espérer qu'on l'a pas condamné à ce niveau avec exécution provisoire parce que les juges n'appréciaient pas sa politique pénale.

Mais c'est pas ce que vous dit maître Portelie, il vous dit il vous dit qu' en conséquence de sa politique pénale, il est on lui applique les lois qu'il a fait voter. Oui, mais c'est pas le sujet ce soir. C'est pas le sujet ce soir.

Et honnêtement, honnêtement, je je voudrais encore un mot, j'ai suiv j'ai suivi j'ai suivi votre débat avec Pierre Boton que je connais bien, mais vraiment s'il faut qu'il arrive ce qui vient d'arriver, ce séisme finalement dans notre vie politique et judiciaire française pour qu'on réalise ce qu'est la prison. Alors là, franchement, les bras m'en tombent. Je veux dire que la prison elle a pas changé parce que monsieur Sarkozi a été condamné aujourd'hui.

Ça c'est une réalité, une réalité qu'on ne veut pas voir, dont on ne parle pas. Mais encore une fois, c'est pas le sujet ce soir. Monsieur Sarkozi sera un détenu comme les autres.

Voilà. Et et parce que effectivement c'est un citoyen comme les autres qui n'est pas au-dessus des lois mais il n'est pas en dessous des lois non plus. Et moi je j'ai tendance à penser que dans ce type de situation avec un un prévenu qui comparaît devant ses juges qui ne présente pas de risque de récidive qui un un tenu normal qui n qui n'a pas été président de la République qui n'a pas le risque de de s'échapper et qui comparaîtra devant ses juges, j'ai la faiblesse de penser qu'il n'y aurait pas eu d'exécution provisoire.

Mais alin Jacubovic, une chose, évidemment qu'on découvre pas l'état des prisons françaises ce soir, mais ce que l'on découvre, ce que l'on va découvrir, c'est un ancien président dans une prison. Ça, on l'a jamais vu. C'est aussi pour ça qu'on en parle.

Ce qui attend Nicolas SarkoZi, voilà pourquoi on en parle. Moi, je ne suis pas contre l'exécution provisoire. Je considère qu'elle est parfaitement justifiée dans certains cas.

Mais ce que je dis, parce que je le pense et encore une fois c'est le fruit de mon expérience qui peut être contredite, c'est que s'il ne s'agissait pas de Nicolas Sarkozi, il n'y aurait pas d'exécution provisoire ce soir dans ce dossier parce qu'elle n'est juridiquement pas justifiée au regard de la volonté de du législateur lorsqu'il prend cette disposition et des conditions dans lesquelles se présentent prévenu. Attendez, qu'est-ce que vous sous-entendez ? Vous sous-entendez que les magistrats ont voulu pardon mais se faire se payer Nicolas Sarkozi ?

Moi, je je dis qu'il y a un mélange des genres. Ce mélange des genres consiste à dire que parce que les faits sont particulièrement graves et ils sont particulièrement graves et maintenant dans ancien président de la République s'ils sont avérés mais ça la cour d'appel le dira. Ça encore une fois ça justifie le quantum de la peine pas l'exécution provisoire.

Et je n'en démanderai pas parce que je considère que ce n'est pas ce qu'a voulu le législateur et ce n'est pas ce qui est appliqué euh quotidiennement devant nos juridictions. Laurent Vallivier. Non mais bien sûr, mais comment transposer les ingrédients de cette affaire à quelqu'un d'autre que Nicolas Sarkozy candidat à l'élection présidentielle de 2007 ?

La spécificité de cette affaire, on n'est pas dans le cadre d'un cambri de violage, d'un délit routier, d'un homicide, d'une affaire standard ou banale. On est dans le cas de figure. C'est ça qu'ont jugé les juges.

C'est pas mon avis. C'est ce qu' jugé les juges aujourd'hui. Ils ont ils ont ils se sont penchés sur les ingrédients d'une affaire sans précédent puisque cette affaire met en cause un candidat en 2005 à l'élection présidentielle de 2007 et ses proches allant chercher des supposés financement libyens via un pacte de de corruption.

On peut pas on peut pas transférer ça à un autre cas de figure. Nouveau victor pour précisément ce que dit maître Jacubovic. C'est parce que il a été président de la République qu'on lui a réservé peut-être ce régime d'exécution provisoire parce que il dit il dit que normalement un homme normal dans les mêmes circonstances n'aurait pas eu l'exécution politique dans le jugement dans le jugement euh il est indiqué qu'il fallait c'est c'est ce que dit c'est ce que disent ce soir les trois magistrats qui ont rédigé on le rappelle pendant quand même plusieurs semaines he ça n'a pas été pris à la vaite 380 pages de jugement.

Ils écrivent que l'exécution provisoire a été décidée notamment euh alors on regarde l'importance du trouble causé par l'infraction association de malfaiteurs avec c'est-à-dire l'objectif dans le détail l'objectif d'obtenir un pacte de corruption d'une dictature et il rajoute et pour assurer l'exigence de probité et d'exemplarité des élus. On est évidemment sur de l'individualisation de peine. Alors je je ne défends pas l'exécution provire.

Moi je je constate juste mais l'individualisation des peines fait que on juge chaque personne différemment et une personne qui était élue ou une personne qui allait être élue et jugée différemment d'une personne qui n'a pas de fonction. A Jacubovic pour répondre. Mais alors simplement tout votre débat, tout ce qu'il vient de dire montre une seule chose, c'est qu'on arrête de dire que Nicolas Sarcusier est injusticiable comme les autres parce qu'on est vous êtes en train de démontrer, c'est une vérité, qu'il n'est pas injusticiable comme les autres et qu'il n'a pas été jugé comme injusticiable comme les autres.

Donc on arrête de nous seriner à longueur d'antennes et de journées, mais personne n'est au-dessus des lois. Personne n'est en dessous des lois. Il y a une loi et une application de la loi spécifique pour certains prévenus et notamment ce qu'on peut contre par ailleurs.

Mais qu'on l'assume mais qu'on l'assume en fait, on ne l'assume pas. Et je je pense encore une fois que ces motivations qui viennent d'être appelées à votre antenne, je considère que ce n'est pas une des conditions qu'il permettent les qui permettent usuellement normalement l'exécution. Alors on dit parce qu'il était président de la République, alors on a une application différente.

Très bien. Mais alors qu'on le dise et qu'on l'assume. Restez encore avec nous si vous le pouvez.

Maître Jacubovic. Je remercie simplement Pierre Boton d'avoir été avec nous. Merci Pierre d'avoir été sur ce plateau.

Vous pouvez répondre Serge Portelli. Oui, on nous parle pour les motifs de l'exécution provisoire du trouble à l'ordre public. Mais j'ai l'impression depuis que j'entends tous ce débat qu'on a un demi-siècle de retard comme si la délinquence, le les lois pénales s'étaient réservé comme au 20e siècle, au tout début, au 10e, au voleurs, aux violeurs, aux assassins, tout ça.

Mais le monde a changé. Et depuis plus d'un demi-ècle, je parle d'un demi-siècle, je suis gentil. Pourquoi ?

Parce que aujourd'hui ce qui émeut l'opinion publique, ce qui bouleverse la société, c'est évidemment ces crimes au dieieux corporels, mais c'est aussi tout ce qu'on appelle la délinquence en col blanc. Bon sang toutes les lois qui ont été votées depuis une cinquantaine d'années, c'est ça. C'est-à-dire que la corruption oui effectivement le blanchiment oui.

Tous les trafics qui travient qui qui gravitent autour de ça, ce sont des lois. Maître Portellier, on peut se satisfaire justement que cette Attendez, vous permettez que je vous ai jamais interrompu hein, même si je préfère lire vos articles du Figaro, mais là laissez-moi un petit peu parler. Donc c'est pas élégance ce que vous venez de dire.

Je suis désolé là, on va on va dans un on est dans un débat. Je voulais simplement vous dire que la délinquence en col blanc, elle est plus condamnée aujourd'hui qu'elle l'était hier. Mais ce que je suis en train de vous dire, mais vous m'écoutez pas.

Vous êtes en train de ravâcher vos vosos ch dis le contraire. Je suis désolé mais non. Ce que j'essaie de vous expliquer, c'est que aujourd'hui dans le mouvement général de d'une loi qui est de plus en plus répressive, d'une peine de peines de prison qui sont de plus en plus appliquées.

C'est plus simplement euh ce dont nous parlait madame Obonau la dernière fois, c'est pas simplement ceux qui brûlent des poubelles ou ceux qui commettent des crimes contre les personnes personnes physiques. Ce sont aussi les gens qui commettent des délits qui coûtent très cher. Ça c'est pas populiste ce que vous dites en réalité.

C'est-à-dire que on ne va pas spécialement le le sujet c'est pas Nicolas Sarkozy doit-il être empêché d'être condamné ou pas. C'est pas du tout le débat. Le sujet c'est l'exécution provisoire de sa c'est pas plus ni moins.

Et je suis en train de vous dire que dans les motifs retenus par le tribunal il y a le trouble à la République. On va pas lui demander de répéter une 4è fois. Mais quel trou est-ce que Nicolas Sarko la loi a une raison d'être ? pas lo sortent de nulle part et il y a un droit comment dire qui n'est plus naturel qui est parfaitement logique et il faut analyser la logique des textes la logique de ce texte c'est de dire par exemple vous prenez l'exemple d'un criminel c'est pas pour dire que le le criminel en col blanc est meilleur que le criminel qui n'a pas de col blanc mais le trouble à l'ordre public c'est si on on tombe par exemple sur un violeur multirécidiviste, on se dit on va pas le laisser dans la nature le temps du jugement d'appel c'est ça la raison d'être pas c'est pas l'unique raison d'être non c'est pas l'unique raison le le risque de récidive premièrement qui n'est pas caractérisé dans le cas de Nicolas Sarkozy, le risque de se soustraire à la justice qui n'est pas caractérisé non plus et le risque de danger public de trou l'ordre public.

Mais alors quelles sont quelle est celle qui dans cette affaire la bonne exécution de la peine ? C'est le tribunal qui peut décider à un moment qu'en raison et et c'est enfin c'est factuel, je veux dire c'est pas mon avis hein, elle peut décider à un moment que une peine doit être appliquée immédiatement pour la bonne exécution de cette peine. Alors elle décide de prononcer l'exécution provisoire.

Les motifs que vous citez c'est la détention provisoire. Ouais. C'est pas les motifs de l'exécution provisoire.

Là la détention provisoire effectivement elle est prononcée pour quelqu'un qui quelqu'un qui est condamné qui est considéré comme présumé innocent. C'est le cas ce soir de Nicolas Sarkozi puisqu'il a fait appel cet après-midi. Il est considéré comme présent au moment au moment où le tribunal a prononcé la peine cet après-midi à 13h3 précisément à ce moment-là il n'était plus présumé innocent, il était conseillé comme coupable.

Et la justice a dit en raison de la gravité des faits, nous souhaitons que la peine s'exécute immédiatement. Logique aurait voulu qu'il soit en prison dès cet instant. Alors des 13h.

Elle a précisé que comme il se présentait à chaque convocation de justice jusqu'à présent et comme il devait organiser sa vie personnelle, encore une fois, ce sont les termes de la magistrate cet après-midi. Alors cette incarcération était différée de quelques jours. Bon alors attendez, je remercie Alexandra.

Merci Alexandra Gonzalez d'avoir été avec nous. Je remercie maître Jacubovic d'avoir pris du temps pour nous ce soir. Merci maître d'avoir été notre invité à distance et j'accueille Franck Tapirot.

Bonsoir Franck Tapiro. Merci d'être là. Ancien conseiller en communication de Nicolas Sarkozi.

Toujours conseiller en communication mais plus pour Nicolas Sarkozi. Comment vous réagissez ? Est-ce que à l'idée que Nicolas Sarkozi dans quelques jours, quelques semaines plus tôt va se retrouver en prison ?

Vous savez qu'on peut se dire d'abord c'est une très mauvaise nouvelle bien entendu pour Nicolas Sarkozy et certaines personnes depuis tout à l'heure disent "Mais c'est peut-être une bonne nouvelle pour la justice." Moi en fait je me pose vraiment la question. Je vous pose la question parce que euh pour la première fois j'estime que un jugement s'est transformé plutôt en humiliation.

Je ne savais pas que dans un tribunal on pouvait infliger une peine d'humiliation. Pourquoi ? Où est l'humiliation ?

Ben parce que dans cette exécution provis je sais que vous parlez de terme technique. Moi je parle de perception. C'est aussi mon métier, c'est celui de l'image et je parle de la perception de la quasi totalité des gens qu'ils aiment ou non.

D'ailleurs, Nicolas Sarkozi, je le précise, ils ont tous été extrêmement choqués, surpris, tous, je sais pas Franck. Ah ben quand on voit, regardez tout simplement, moi j'ai pris les réseaux sociaux qui un pour en général qui bat assez vite et souvent pour et contre. Là, c'est assez étonnant parce que même des gens qui le disent n'ont jamais voté pour lui, il n'aiment pas Nicolas Sarkozi.

Non, on est plus sur la personne. On n pas même la question de pas savoir d'ailleurs s'il est innocent coupable. C'est pas ça.

C'est de se dire comment peut-on donner une exécution provisoire à un homme alors que il vient de de déclarer donc il allait en appel. Ça veut dire que finalement la présomption d'innocence se transforme en une présomption de culpabilité. Et déjà je peux en parler dans les médias depuis des années des années, on sait très bien que les médias sont un un vrai tribunal.

Aujourd'hui, on parlait de de médiia part qui est un petit tribunal mon procè pas vous. Non non mais je parle des médias. Attendez, on est tous les tous ensemble dans les médias.

Donc on sait très bien que et bien absolument. Mais moi aussi d'ailleurs je je souris parce que en général je parle plutôt de la presse écrite qui aujourd'hui c'est vrai depuis une dizaine d'années on le voit les gens sont condamnés à l'avance et d'ille on le voit bien avant d'ailleurs que il soit ou entendu ou jugé et encore moins condamné. Donc c'est vrai que il y a aujourd'hui beaucoup de jugements préalables, les médias et aujourd'hui je le vois grâce à à cette décision assez étrange, finalement il y a une présemption de culpabilité.

Pourquoi ? Parce que ce qu'on veut, je pense sur une intention condamné sur une intention mais même en dépassant le le fait juridique pour les gens, ils se disent bah il est déjà coupable puisque quoi qu'il arrive même si il va en appel, il y a de grandes chances qu'il passe d'abord par la case prison. Donc encore une fois que se passera-t-il si demain on appelle il l'orte vous homme d'image et l'image à vous soumettre.

Tout à l'heure, au moment du jugement, Nicolas Sarkozi s'adresse euh au médias euh Carla Bruni à côté et Carla Bruni qui essaie d'arracher euh la bonnette du micro de Mediapart précisément, reprochant à Mediaapart d'avoir d'une certaine manière en partie déclencher cette affaire. Je dis en partie en partie parce que parce qu'il y avait d'autres éléments évidemment dans ce dossier. Ça ne reposait pas uniquement sur les ce qu' a produit. vu en live, elle fait d'abord avec le sourire la bruni, on a vu des archages beaucoup plus violents et finalement vu que tout part d'une fausse pièce, n'oublions pas le tribunal a estimé que la fameuse preuve est totalement fausse et ça a été quand même publié par Méapart.

Mais elle le fait. Elle prend la prend la juge a dit. La juge a dit elle par terre avec la juge a dit probablement fa.

On rappelle on va alors Laurent, je salue maître Rois. Bonsoir Florence d'être d'être là. Laurent, vous allez m'aider sur ce couplà.

Euh l'un des éléments au départ de cette affaire, je dis bien un des éléments et pas le seul, euh c'est un document produit par Mediaapart en estant 2012 à ce moment-là, me semble-t-il, au moment de la campagne présidentielle. Euh que dit ce document ? Non, mais il y avait déjà une enquête ouverte parce que Ziadakedin avait dit au juge Van Runbec dans le cadre d'une autre infaire que les libiens avaient financé Nicolas Sarkozi.

Autrement dit, le document Médiapart, il a rendu public euh l'accusation libyne, le on s'est mis à l'appeler à ce moment-là les présumés financement libyen, mais en fait l'enquête judiciaire, elle était déjà en route. Alors dans ce document publié par Media Part, c'est une note signée de Moussausa, un des bras droits de de Kaddafi, disant en arabe que euh le guide avait donné son feu vert pour un financement à hauteur de 50 millions. Nicolas Sarkozi avait déposé plainte pour faux. la plainte avait c'était c'était avait fini en are boudin parce qu'ils avaient jamais pu établir que le document était faux.

Finalement, dans l'instruction libyenne, ce document ne sert à rien depuis toujours puisque même dans l'ordonnance de renvoi du procès libien, les juges on dit on ne l'utilise pas. Donc c'est un peu une tempête dans un verre d'eau de venir dire aujourd'hui les juges. Alors c'est vrai qu'aujourd'hui dans l'audience de ce matin, la juge a souligné quelque chose qui était déjà qui était déjà acquis puisque au cours des débats il a toujours été question que ce document ce qui permet de reposer encore plus la question de pourquoiend journalistes de méapé n'a pas produit que ce document mais dire aujourd'hui que tout ça c'est la faute des journalistes c'est un petit côté grotesque.

C'est vrai que vous pas du tout pas du tout pas du tout. Ben vous venez de dire que c'est les médias, j'ai dit que les médias mais pas que dans cette affaire, on sait très bien mais attendez, on fait assez de médias sur les plateaux de tous les jours et on prend aussi cette ce fait comme une réalité. Il y a beaucoup de médias aujourd'hui qui jugent les personnes avant même qu'une qu' soit instruit, vous le savez très bien, on appelle ça le tribunal médiatique et on on en fait tous partie d'ailleurs.

On essaie d'ailleurs d'équilibrer. Ça tou je suis bien d'accord. La réalité la réalité pour rebondir à ce que disait Serge Port tout à l'heure, c'est que les temps judiciaires ont changé.

Les tarifs judiciaires ont changé. Pendant longtemps, un politique devant un tribunal, c'était un gros surcis s'il arrivait pas si il arrivait devant le tribunal. C'est vrai que moi j'ai le le choc de tout ça, je peux le situer très précisément, c'est sur l'escalateur du palis judiciste au début du procès Fillon.

Et ben sur l'escalateur du procédé de justice au début du procès Fillon, il y a un avocat parisien pénaliste euh je me souviens très bien, il m'a tapé sur l'épaule et il m'a dit "Laurent, il prendra de la prison ferme." J'ai de la prison ferme sur le coup moi-même j'ai été étonné. Et c'est pour ça pour rebondir sur ce que vous me disiez en début d'émission Maxime, moi au vu de cette audience que j'ai suivi de A à Z, ça a même commencé bien avant non non au tournant des années 80 ça a quand mêmeé un des premiers à prendre la prison ferme c'est François F.

Oui oui cert mais moi j'ai connu aussi Alain Carignon qui a pris de la prise en ferme. C'est celui qu'on a le préoccus sous la 5 République. Il a pris 3 ans d'emprisonnement et d'ailleurs au début il a été mis il a été mis dans la cellule d'un certain euh du boucher de Lyon comment Barbie Klaus Barbie.

C'est vrai. Donc ça a commencé il y a pas mal de temps quand même. Mais c'est vrai que là depuis un moment que que ceux qui observent cette audience sont sortis de cette audience le 6 avril en se disant attention ils sont en énorme risque de mandat de dépôt.

Tout le monde dit ça. Les avocats, toutes les avocats de l'audience savent très bien que ce que le risque de mandat de dépôt ce matin était réel et tout le monde est arrivé dans cette audience ce matin. D'ailleurs, Nicolas Sarkozy était accompagné de toute sa famille, ce qui est quand même un signe.

C'est la première fois qu'il y avait ses deux frères, il y avait sa sœur qui avait tous ses fils, tout le monde était là parce que tout le monde faisait bloc parce que tout le monde savait que cétait dangereux. Cela dit, il peut y avoir un risque mais le risque effectivement n'empêche pas le débat et n'empêche pas de poser la question de savoir si c'est comment vous restez sur ce débat précisément. Moi, je le recentrerai à quelque chose qui me paraît fondamental et j'entendais mon confrère Jacubovic en parler tout à l'heure, c'est la question de l'exécution provisoire qui pose vraiment question et ça c'est vraiment la grosse difficulté, c'est ce qui fait que voilà, c'est mettre en échec la présomption d'innocence, c'est mettre en échec le 2e degré de juridiction, c'est pas possible.

Enfin, et c'est devenu coutumier. C'est devenu coutumier. Et c'est ça qui pose problème et qui fait que je vous rejoins quand vous disiez tout à l'heure, il y a un petit côté nausé à bon parce que finalement ça crée un climat et pas que pour les politique, pour tout le monde, une sorte de d'incertitude finalement euh euh voyez et puis et puis l'échelle des peines.

D'accord. Mais vous serez vous serez d'accord pour dire que ce qui est appliqué là, que ce soit l'exécution provisoire ou l'échelle des peines, c'est ce qui est prévu par la par la loi. La loi prévoit la loi prévoit 10 ans d'emprisonnement.

Mais la pratique l'exécution provisoire c'est extrêmement récent. Pendant des années, on avait pas d'exécution provisoire comme ça systématique. On laissait le le second il y avait l'effet suspensif du de de l'appel, le second degré de juridiction qui fait son travail.

Mais aujourd'hui, en tout cas dans certains dossiers notamment notamment non je rêve pas du tout, je rêve pas du tout. Notamment dans certains dossiers politiques hein parce que il faut le dire, faut arrêter de se se cacher derrière son petit doigt. C'est beaucoup des des affaires politiques et on a beaucoup d'exécutions provisoires comme ça pour mettre en échec le second degré de juridiction.

Moi je trouve ça extrêmement choquant cette décision. Vraiment comprend pas comprend extrêmement choquant et il y a pas il y a pas en fait il y a pas d'ob il y a pas de finalité. Quelle est la finalité ?

Ah si il y en a une. Bah oui, c'est l'humiliation. C'est la trace à c'est marqué une personne que même s'il est condamné en appel, s'il est blanchi en appel, quoi qu'il arrive, le résultat sera le même, c'est que il sera passé par la case prison.

On a voulu le marquer, offert comme on disait à certaines époques. Et donc pour moi c'est pas la justice. La justice elle est au bout du process de l'appel peut-être d'une cassation ou pas mais s'il est condamné et s'il va en prison après, il y aurait rien à dire.

En revanche, je l'envoyer maintenant en prison alors que l'appel n'est pas encore prononcé. Non, mais en plus il y a il y a un principe qui est un principe intangible, c'est l'individ individualisation des peines et le pouvoir discrétionnaire du juge. Il n'est pas obligé de prononcer l'exécution provisoire.

Il faut le répéter ça. Le juge n'est pas obligé. Ce n'est pas il est pas obligé de condamner non plus dans ce caslutre chose.

Si l'infraction est constituée, si l'infraction est constituée, ça veut dire mais ce que je veux dire, il est pas obligé de condamner, il est pas obligé de condamner à 5 ans, ça peut être 3, ça peut être de et cetera. Il aurait pu condamner à 10 ans il l'a pas fait. Il aurait pu condamner du surcis.

Ouais, il aurait pu relaxer. Il aurait pu relaxer. Il il aurait pu condamner à l'exacte même peine mais sans l'exécution provisoire.

Si ce n'est qu'on ne comprend pas pourquoi il y a cette exécution, mais il faut vous mobiliser tous les jours dans tous les palais de justice, dans tous les journaux, dans tous les réseaux sociaux. Donc je vous attends dès demain pour voir ce que vous allez faire en disant euh moi c'est pas simplement Nicolas Sarkozy que je défends, c'est l'ensemble des citoyens français qui passent devant les tribunaux. Vous ne le ferez pas ?

Si moi je le fais tous les jours comprenez-moi de personnes vous pouvez vous pouvez viser pour contraire nous parlons de cela pour que moi je suis totalement d'accord pour que les peine doivent être exemplairire surtout quand il s'agit dire d'un personnage comme Nicolas Sarkozi qui a été président de la République plus haut personnage de l'État donc l'exemplarité de la peine on est totalement d'accord mais à ce moment-là il faut pas que ça devienne une unicité il faut une exemplarité c'est une universalité donc j'espère que ça deviendra une jurisprudence et que dans d'autres cas tout aussi grave peut-être même beaucoup plus grave. On n'oubliera pas qu'on a mis une personne en prison avant l'appel. C'est que ça.

Moi je ne critique pas. Non mais je veux dire c'est ironique. Voilà c'est ironique.

C'est pas le bon critère. Le bon critère parce que il peut le prés le prés l'ancien président de la République peut être un récidiviste. Absolument.

Ouais. Le sujet c'est le pouvoir du juge. C'est ça.

Qui a un pouvoir discrétionnaire. Est-ce que alors euh que le pacte de corruption, bon il a été écarté mais que une association de malfaiteur, les juges ont ont décidé et ont constaté qu'il était constitué. Très bien.

Si c'est le cas, OK, il le conne. Alors, il le conne à 5 et pas à 10 parce que apparemment il a laissé faire et il il est pas celui qui qui qui pilote l'affaire. Mais pourquoi l'exécution provisoire ?

À partir de quel critère ? celui du de l'ordre public. Mais qu'est-ce que le magistrat en plateau tout à l'heure Martini disait il y a pas de critère pour l'exécution provisoire mais là c'est au nom de l'ordre pay toujours au nom de l'ordre il y a une il y a pas de critères clair il y a il y a des critères qui sont édictés il y a des critères qui sont dictés pour la détention provisoire et cetera pour l'élevé bien s au nom de l'ordre public or on voit pas très bien pour le risque on a peur qu'il quitte la France on a peur qu'il faut comm un autre délit on a peur qu'il agresse quelqu'un enfin moi j'aimerais bien qu'on m'explique ce qu'on risque Il faut qu'on arrête de voir le droit et la loi comme si c'était des choses automatiques qu'un robot pourrait et puis on se dit bon on est dans le cas A dans le cas B et puis on déroule et puis voilà la peine qui s'applique.

Non le droit doit être raisonné logique et compris par les citoyens. C'est comme ça que ça se passe. Chaque loin, chaque texte a une raison d'être, a une explication claire dans tel cas de figure.

Voilà ce qui va se passer et voilà pourquoi ça va se passer comme ça. La raison d'être de l'exécution provisoire dans le cadre d'une perme de prison ferme, c'est de dire "On ne veut pas que la personne se dérobe à la justice. On ne veut pas qu'elle représente un danger immédiat le temps qu'elle fasse appel et on ne veut pas, pardonnez-moi, qu'elle récidive le temps que qu' est l'appelle." Là, aucune de ces trois conditions logiques n'est remplie.

On se dit quel est l'intérêt de mettre Nicolas Sarkozy en prison maintenant alors qu'il va faire appel et qu'il sera mais là les arguments qui sont développés par la juge et je parle sous le contrôle de Laurent Valiguet c'est notamment la gravité des faits la gravité des faits la gravité je vous dis comment c'est c'est motivé la gravité des faits la gravité des faits euh et j'ai perdu mon deuxème point bah c'est vrai que le trouble trouble à ordre public c'est ce qui é apporté tout à l'heure mais ça ça ne tient pas et la gravité des faites c'est la peine en elle-même c'est les 50 prisons la gravité de Laurent Valier Laurent, on a l'impression que ces trois magistrats, ils étaient trois hein, ces trois magistrats ce matin se sont levés, on fait une espèce de de jeu de roulette ou un boulier et ont décidé tout d'un coup tiens c'est tombé sur l'exécution provisoire. Tout ça vient à l'issue d'un grand processus. Ah oui non mais c'est pas ce que je dis du tout.

D'abord il y a une enquête de 12 ans et puis le grand processus c'est ces 38 audiences quand même eu 38 journées d'audience. Et c'est vrai que concernant Nicolas Sarkozi, on ne parle que de lui mais ils sont 10. Il y en a deux qui se dorment en prison ce soir.

L'exécution provisoire elle a été immédiate pour eux. Alexandre Jouri et Wid Nasser, le banquier. Donc ce ils sont all je connais très très bien, on le défend pour tous les autres.

C'est pas simp pour tout cela. C'est c'est vrai que c'est moi je veux pas me faire le ni procureur ni rien du tout. J'ai pas d'avis.

J'essaie juste de commenter un peu ce qui s'est passé aujourd'hui et de comprendre les ressorts. Et pour tout cela, il les juges, j'ai aussi l'impression sanctionne une défense. Ça a été le cas avec Marine Le Penc Marine Le Pen, les gros attendus de l'exécution provisoire, c'est la façon dont elle s'est défendue et dont a tout né en bloc ne permettent pas au tribunal de de de considérer qu'elle a qu'elle a admis l'infraction.

C précisément mon deè point. et c'est un peu ça qui s'est joué dans la défense de Nicolas. à chaque fois c'est ce qui avait été invoqué dans l'affaire de de Marine Le P mais c'est très grave en fait parce qu'on est en train de nous expliquer qu'il faut que quand quelqu'un comparé en justice il n'a plus le droit de contester les faits il faut qu'il soit dans une une posture de contrition et de se battre la coupe en disant je dans tous les tribunaux dans tous les tribunaux le président commence par vous dire à tous les à tous les prévenus vous avez le droit de vous taire vous vous avez le droit de mentir vous avez le droit de faire ce que vous voulez pour vous défendre pas le droit de contester non bien sûr vous pouvez contester c'était le cas dans la paire de on nous a expliqué ah oui mais c'est pas bien comporté mais c'est la même chose c'est ben vous disiez tout à l'heure que c'est deux poids de mesure non on est dans un problème de défense on conteste un système de défense.

Il faudrait aujourd'hui, c'est pour ça qu'il y a un petit côté nausé à bon, arriver et puis se faire et puis voilà, s'excuser, se battre la coupe, être reconnaître sinon on est sanctionné d'une manière ou d'une autre, quelle que soit la personnalité. le tribunal quel qu'il soit et quel que soit le prévenu, je parle pas de Nicolas Sarkozi, si le tribunal estime que votre défense est est trop absurde compte tenu des faits qui qu'ils ont à juger, cont, c'est vrai que vous serez plus condamné, vous serez condamné plus fortement que si vous avez une défense un peu plus de question, ça c'est vrai. Fran vous avez parlé Nicolas Sarkozi là ce soir ?

Non, je envoyé un message. Voilà, un message. D'ailleurs, j'ai posté pas mal de trucs là-dessus cet après-midi parce que encore une fois, je ne conteste pas le fait qu'il soit il est peut-être coupable, il va être peut-être condamné, peut-être aller en prison.

Certes, c'est la justice. Ni avocat ni, c'est pas ça le problème. Encore une fois, le vrai problème et je pense que c'est un message et c'est très bien malheureusement que ça tombe Nicolas Sarkozi parce queau moins tous les Français vont réagir.

Pourquoi ? Parce que les juges jugent en notre nom. On oublie parfois que la justice se fait en notre nom.

Est-ce qu'en notre nom on peut accepter qu'une personne oubliant le président de la République alors qu'il il va en appel passe par la case prison avant l'appel ? Ça paraît un peu énorme. Alors alors qu'il n'a pas de danger, pas de récil, pas de vous disz tout à l'heure Laurent disait il y a deux prévenus dans cette affaire, deux condamnés dans cette affaire qui dorment ce soir en prison, notamment Alexandre Jori, vous disez c'est celui-là que vous Oui, je connais.

Je vous connaiss comme d'autres journalistes ont pu le connaître fait notre métier et euh Alexandre Jour mais qui a été blanchi dans d'autres affaires d'ailleurs he il faut il faut le souligner bah là semble-t-il il a été considéré comme un homme clé c'est un des intermédiaires dans cette affaire c'est ça c'est un des intermédiaires c'était un un des deux intermédiaires aveced les deux individus d'ailleurs se se fréquentaient peu et se détestaient si tentait qu'il puisse se se fréquenter puisqueil y en avait un qui était enfin ils avaient pas le droit de se se se se se fréquenter mais à la fin en tous les cas mais euh oui oui effectivement mais ce qui était tout à fait étonnant dans cette histoire c'est que il est condamné à une peine importante comparable d'ailleurs à celle du président Sarkozi de l'ancien président Sarkozy alors que les charges contre lui sont beaucoup plus lourdes me semble-t-il que celles qui pèse contre le président Sarkozy. Voilà c'est tout. Et alors, il a exécution provisoire comme Sarkozy.

Effectivement. Hm. Oui, ben c'est c'est vrai que c'était très spectaculaire parce que ça a commencé par eux quand la quand la juge a on a vu les policiers se s'inviter dans l'audience alors que cette audience, elle était plutôt calme où elle paraissait plutôt calme.

Vous saz il y a toujours une ambiance dans ces salles des ions qui se chargent. Et puis là, il y avait pas beaucoup de lion. La juge, elle était elle avait un discours assez assez assez calme.

Elle enlevé des infractions. Puis tout d'un coup, on a vu les policiers c'est c'est une c'est une grande salle en pente douce. Et puis sur la droite, il y a des hop hop hop hop hop hop hop un puis de puis 3 puis 4.

Euh ça pulit de policier. Alors là, on s'est dit attention qu'est-ce qui va se passer ? Et elle en est arrivé juste.

Eux sont prévenus dans ces casl. Alors là, à mon avis, ils ont été prévenus. Délibérés de cours d'assist, c'est odieux. parce que c'est ce qu'il est en train de raconter quand le le la cour va revenir, tous les avocats sont là effectivement tout le monde se demande si des policiers vont surgir par la porte de droite ou de gauche et donc quand ils surgissent alors c'est vrai qu'il y avait un commandant il y a un commandant qui qui fait la la un peu la police du tribunal, il est rentré dans la salle et il avait une matraque dans le coincé dans le Alors là je l'ai regardé ça m'a fait ça m'a fait un c'est ça qui m'a fait comprendre parce que je regardais on a croisé les regards, il a jamais cette matraque dans le dos, ça n'avait pas de sens et puis il était c'est là que la salle s'est remplie et puis assez vite, elle a dit "Monsieur Nasser, le tribunal alors c'est vrai que ça change une ambiance ça ça c'est comme si un orage s'abattait dans cette pièce avec des avec des coups de tonner évidemment.

Pardon Laurent, je vous je vous coupe parce que ça tombe à l'instant. Alors, ça tombe sur mon téléphone portable. C'est un message posté ce soir par Nicolas Sarkozy, euh lui-même posté sur le réseau social X.

Euh c'est très c'est très long et je le découvre en même temps que vous. ce qui s'est passé aujourd'hui d'une gravité extrême pour l'état de droit pour la confiance qu'on peut avoir pour la justice. Plus de 10 ans d'enquête, des millions d'euros dépensés pour trouver un financement libien dans le tribunal correctionnel vient de dire qu'il ne l'a pas pu et pour cause être trouvé dans ma campagne.

Le tribunal a été plus loin en déclarant solennellement que le document médiia part qui était à l'origine de cette procédure était un faux. J'ai été renvoyé devant le tribunal pour quatre délit. Sur trois, j'ai été relaxé.

Pas de financement trouvé, pas de corruption. Je suis donc condamné pour avoir prétendument laissé faire deux de mes collaborateurs qui auraient eu l'idée d'un financement illégal de ma campagne. Depuis toutes ces années, j'ai assumé toutes mes responsabilités.

Je n'ai naturellement refusé aucune audience. Il a écrit en fait noir sur blanc ce qu'il a dit tout à l'heure. Ce qu'il a dit tout à l'heure devant le tribunal.

J'ai été pardon mis en garde à vue. J'ai été interrogé auculté, examiné de telle façon que la présidence du tribunal dit il n'y a aucun enrichement personnel à vous reprocher et cetera et cetera. C'est très long mais effectivement c'est le verb de ce qu'il a déclaré tout à l'heure à l'audience.

Il a fallu quelques Il est tard Trèsard, vous me m'excuserez, il a fallu quelques lignes avant de comprendre que c'était le que c'était le même message. Je je me pose juste maintenant la parce qu'il faut extrapoler cela et se dire surtout à travers la crise politique que nous vivons en France, quel va être l'impact justement de cette affaire par rapport à l'image encore une fois que les Français ont des politiques d' le silence des politiques et d'ù le silence des politiques et c'est vrai que et de la justice et de la parole publique. Ça fait des années des années à la fois que des communiquants essayent de de travailler avec des politiques justement pour et et de regarder l'opinion et ce qu'elle reproche en fait finalement à ces hommes politiques d'être un peu loin, d'être un peu loin de tout le monde préoccupation.

Comment une telle affaire va peut-être travailler pour vous avez été son conseiller en communication ? Qu'est-ce que vous pourriez lui conseiller aujourd'hui ? Il faut qu'il parle.

De toute façon, vous savez, Nicolas Sarkozi, c'est le dans l'adversité qu'il est le meilleur. Donc bizarrement, tout le monde pense que dans ces moments-là, il a battu, il a une une énergie au contraire qui se renforce quand l'adversité est forte. C'est comme dans un dans un cyclone, vous savez, il dit il faut toujours être au cœur du cyclone parce que là, c'est le plus calme et c'est le moment où on va justement pouvoir réagir et être combattif. il faut qu'il continue sur sa ligne parce que il y a une injustice, c'est clair.

Euh il il a raison d'appuyer là-dessus mais surtout il pense aussi à cette image qui était cornée. Il sait très bien qu'aujourd'hui il subit une humiliation, il subit quelque chose de fort sur lui. On arrive à la fin sur lui plus que l'homme police et ça trase dans l'histoire.

Je voulais vous montrer la une de Marianne Laurent Valdivuier. Bah oui bien sûr. Attendez regardez là.

Un président en prison en prison le le récit intégral du procès. Tout comprendre de l'affaire libienne. L'explication d'un verdict explosif.

Voilà pour la une de Mariane. Merci à tous les 6 d'avoir été en direct avec moi pour cette soirée spéciale sur BFM TV. Merci à toutes et à tous.

On se retrouve dans une petite minute. [Musique]