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interview28 minutes - ARTE· 15 avril 2026 24 min

Loi Yadan : rempart nécessaire contre l’antisémitisme ou loi liberticide ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Sitingine d'étudiants, manifestation dans les rues de Paris. Depuis quelques jours, la mobilisation prend de l'ampleur contre la proposition de loi yad destinée à lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme. Le texte est jugé liberticide par ses opposants les plus virulents.

Il fait partie de tout un arsenal de mesures destiné à empêcher la critique du régime génocidaire israélien et du coup bah faire terre le mouvement de solidarité avec la Palestine. Une pétition en ligne a recueilli plus de 700000 signatures sur le site de l'Assemblée nationale pour appeler les députés à voter contre la proposition de loi le 5 mai prochain. [musique] Le texte soutenu par le gouvernement prévoit de sanctionner les provocations, mêmes indirectes, à des actes terroristes, et de créer un nouveau délit d'appel à la destruction d'un État, [musique] notamment celui d'Israël.

La France insoumise dénonce un risque d'amalgame entre antisionnisme et antisémitisme. Vous comprenez bien à quel point cette loi est aujourd'hui dangereuse. Lorsque des personnes critiqueraient la question des colonies israéliennes, est-ce qu'ils tomberaient sous le coup de cette loi ?

La députée Renaissance Caroline Yad qui a donné son nom à la proposition de loi rappelle de son côté la nécessité de lutter contre l'explosion des actes antisémites sur fond de conflit [musique] au Prochrient. En 2025, près d'un quart des actes antisémites commis à l'encontre des Français juifs sont explicitement liés à la haine d'Israël. L'adoption de la proposition de loi qui sera examinée demain et vendredi à l'Assemblée apparaît incertaine.

Après réflexion, le Modem et le PS ne soutiendront pas le texte. On a aujourd'hui une société qui ne comprend pas ce texte avec dedans des éléments qui peuvent déjà être plus ou moins couverts par notre loi à l'heure actuelle. Cette loi est à la fois inutile et présente des risques.

Alors, face à la montée de l'antisémitisme, faut-il de nouveau légiférer la proposition de loi Yad ? Est-elle un rempart nécessaire [musique] ou un texte liberticide ? Nos trois invités pour ce plateau, Joseph Merciano, bonsoir.

Vous êtes président de l'Union des étudiants juifs de France et selon vous, il y a une explosion des actes antisémites en tout genre, notamment depuis le 7 octobre 2023 et le massacre perpétré par le Hamas. La loyad donc permettrait de graver dans le marbre des évolutions déjà présentes dans la jurisprudence notamment sur l'apologie du terrorisme. À côté de vous Nathalie Teot, bonsoir.

Avocate, présidente de la Ligue des droits de l'homme. Vous êtes signataire d'une tribune collective intitulée la proposition de loi yadant ou la promotion de la censure qui a été publiée hier dans le quotidien l'huma l'humanité. Selon vous, la proposition de loyad n'est pas nécessaire car les textes juridiques actuels disposent euh de toutes les clés pour lutter contre les actes antisémites.

Vous ajoutez, il ne s'agit pas de renforcer les moyens de lutte contre l'antisémitisme mais plutôt de légiférer contre de prétendues formes renouvelées. Et à côté de vous Michel Tobman. Bonsoir.

Journaliste franco-israélien, responsable du Proch Orient pour la revue politique internationale. Vous êtes directeur de la newsletter de dialogue judéo-arabe. Shalom Salam.

Et selon vous, cette loi a quelque chose de très franco-français. Elle correspond à la montée du communautarisme en France et vous espérez que la loi sera amendée et qu'il y aura un consensus car dans l'état actuel des choses, la base d'approbation vous semble très restreinte. Et on démarre le débat Benjamin et que le chiffre du jour.

Oui, au moins trois actes antisémites ont été recensés chaque jour en France l'an dernier, soit 1320 actes au total en 2025, une baisse de 16 % par rapport à l'année 2024, mais les actes antisémites se maintiennent à un niveau historiquement élevé et il représentent plus de la moitié de l'ensemble des faits antireligieux alors que la communauté juive ne représente qu'un % de la population française. Joseph Murciano, quand on parle d'actes antisémite, de quoi parle-t-on exactement ? de menace verbal, d'agression physique, d'inscription de tag.

On parle de tout ça et plus encore, on parle de plus en plus de d'attaque sur les personnes. Ça c'est à noter hein, plus on avance dans le temps, plus les gens sont attaqués personnellement. Leur bien eux-mêmes physiquement ou insulter directement, ça il faut l'entendre.

On parle très peu, on on peut le croire, mais on parle très peu de de des réseaux sociaux et cetera. C'est même pas 1 % de ce qui est de ce qui est comptabilisé dans ce genre de chiffre. Donc, il faut bien se rendre compte que c'est des gens du quotidien, des juifs de France, des juifs français qui subissent des attaques, que ce soi des familles sur leur pes à l'école, des enfants ou et je le sais particulièrement des étudiants.

Euh depuis le 7 octobre, beaucoup d'étudiants nous remontent des affaires d'antisémitisme, vous subissez vous-même le subissez au quotidien, vous l'avez subi au quotidien. Alors euh moi euh je suis président de l'UEGF donc d'une certaine manière c'est mon métier d'aller euh d'aller dans la fausse au lion et de me battre contre l'antisémitisme. Je vais pas comptabiliser les insultes que je reçois comme étant des actes antisémites.

Moi, je vous parle de ce qui touche les étudiants qui n'ont pas envie euh de de de spécialement de rentrer dans euh dans la reine militante et qui ils sont obligés, qui sont pointés du doigt par une dérive de la mobilisation proalestinienne qui leur demande de se prononcer particulièrement sur ce qui se passe en Israël et en Palestine parce qu'ils seraient juifs. une essentialisation en somme justement Michel Toanman Caroliniad en juste pour justifier cette cette proposition de loi parle de nouvelles formes d'antisémitisme. Est-ce que la rhtorique anti-israélienne c'est le moteur de ces nouvelles formes d'antisémitisme un/3 des actes antisémites font référence au conflits israélo-palestinien ?

Alors c'est très difficile. Alors le problème qu'on a par rapport à l'antisémitisme c'est que les gens ont la référence du nazisme et de l'antisémitisme d'état. Vous savez George Bernot, ce grand écrivain catholique avait dit en 1944, Hitler a déshonoré l'antisémitisme.

Donc ça me paraît bizarre, mais il y avait un antisémitisme traditionnel. Si vous voyez les contre-rendus de l'Assemblée nationale, comment on parlait de Léon Bloom en 1936, comment on parlait même de main France plus tard et cetera, euh cet antisémitisme traditionnel a été balayé par l'antisémitisme d'État et aujourd'hui on est revenu à des fores antisémitismes qui sont pas des antisémitismes un antisémitisme d'État puisque'au contraire l'État protège, il y a des lois et c'est très bien. Mais il faut rappeler qu'en France on a tué des juifs.

La France est un pays où en 2006 on a tué Ilanalimi. En 2012 en 2012 l'école à Toulouse, on a tué des enfants de sang frroid l'hypercachir en 2000 en 2015 et et et ce n'était pas des militants sionistes. D'ailleurs, ça aurait été des militants ça aurait pas été plus acceptable.

C'est des gens dont personne ne connaît les opinions politiques, personne ne sait si l'analémie était favorable euh euh à l'État d'Israël ou pas ou si les gens de l'hypercacher étaient des militantnistes. Donc là, ce sont des crimes antisémbites, des meurtres antisémbites. Et donc du point de vue de la communauté juive, et je crois que la subjectivité est très important en politique parce que je vois qu'il y a il y a des gens de très bonne foi qui disent "Mais en fait en France, on exagère de ses racisme anti-arabe, il y a le racisme antiar, tout ça est vrai." Mais du point de vue de la subjectivité, les juifs aujourd'hui en France ben se sentent euh ressentent à l'intérieur d'eux-même les le les persécutions des générations passées, même s'il n'y a plus de persécution d'État.

Et dernière chose par rapport à Israël, ce qu'on ne comprend pas, c'est le lien affectif des juifs à l'État d'Israël. Oui. Alors, on va on va y revenir mais on va d'abord évoquer avec vous trois et avec Anna.

Euh, on va faire un petit point sur l'arsenal législatif en France qui permet de lutter contre l'antisémitisme. Oui, il faut remonter quelques années en arrière en 1972 avec la première grande loi française contre le racisme, la loi pléven qui va créer des délits spécifiques pour toute discrimination raciale, xénophobe ou religieuse. D'abord, le délit d'injure et diffamation à caractère raciste et celui de provocation à la haine ou à la violence raciale.

L'antisémitisme est dès lors considéré comme une forme de racisme passible de sanctions. Mais face à la montée dans les années 80 des discours qui nient l'existence de la Choa, le député communiste Jean-Claude Guesso dépose une nouvelle proposition de loi. La loi Gisesso sur le négationnisme est adoptée en 1990 et va introduire pour la première fois le délit de contestation de crime contre l'humanité.

Il faudra ensuite attendre l'année 2003 avec cette loi pour voir apparaître la notion de circonstan aggravante pour les cas de racisme et et d'antisémitisme. Et quelles sont les sanctions en courues aujourd'hui ? Alors pour un jur public à caractère antisémite, une peine pouvant aller jusqu'à 6 mois de prison et 22500 € d'amende.

Pour les provocations à la haine ou à la violence, 1 an de prison, 45000 € d'amende. Dans le cas de violence aggravée pour motif antisémite avec blessure entraînant une de 8 jours, l'auteur des faits en cours jusqu'à 50 prisons et 75000 € d'amende. Et puis enfin dans un autre registre, la loi de novembre 2014 sur l'apologie du terrorisme prévoit des peines de prison allant de 5 à 7 ans d'emprisonnement et des amendes comprises entre 75 et 100000 €.

Alors Nathalie Teo, c'est vrai que quand on voit cet arsenal juridique, on se demande si c'est vraiment nécessaire d'avoir une nouvelle loi. Pas cité la 2017 qui a généralisé en fait la circonstance aggravante de racisme ou antisémitisme qui l'a généralisé pour toutes les infractions. Donc maintenant si dès lors qu'il y a cette circonstance aggravante avec une facilitation de la preuve puisque il y a une présomption de ce qu'il y ait de ce que soit à raison de la religion et ou de ou de la prétendu race ou fait l'antisémitisme parce que c'est général he c'est pas seulement l'antisémitisme et bien dès lors qu'il y a des propos par exemple qui sont tenus avant pendant ou après c'est considéré c'est présumé comme étant parce que c'est la difficulté hein c'est de prouver que c'est à raison Mais cette nouvelle loi, qu'est-ce qu'elle apporterait de plus ?

Donc cette cette nouvelle loi, elle n'apporte rien et d'ailleurs, elle ne traite pas de de ces questions d'infraction concernant l'antisémitisme. Elle traite du terrorisme, ce qui est tout à fait autre chose et qui de ce fait si elle s'applique, traite d'apologie du terrorisme, elle traite d' Mais c'est quand même sur le terrorisme, donc c'est d'apologie du terrorisme et de provocation au terrorisme. Elle élargit ces conditions-là.

Il y a aussi le négationisme, ça a été dit, mais elle élargit les possibilités de de de poursuite sur ces thèmes-là de façon très flou et donc de façon très dangereuse. Donc l'arsenal, il est là, il est plus sur le problème de formation des magistrats, de problème aussi de formation des policiers, de problème aussi de portage politique par rapport à la lutte contre le racisme ou l'antisémitisme. Ça pourquoi pour vous elle est nécessaire ?

à moi, elle est nécessaire parce que je vois dans les universités, dans la société euh euh française de façon générale, une difficulté à euh adresser qu'à euh la justice, les juges, la loi, la société civile a adressé une certaine forme d'antisémitisme. Il y a des dizaines de cas, des centaines de cas qui ne sont pas traités. Dans les universités, il y a des personnes, des étudiants qui se retrouvent assis côte à côte avec leur bourreau, avec leur agresseur parce que il y a pas de il y a pas de de justice interne, ça ne fonctionne pas, il y a pas de commission de discipline, on narrive pas à traiter cet antisémitisme là.

Hier avec les militants du on est parti partout à Paris, là où il y avait des blocus pour aller discuter avec ceux qui sont contre la loyad la Sorbonne. On est allé à la Sorbonne à Sciencep à Centrale Supélec, il y avait des bout possible. discussion est possible avec les personnes qui sont sur le côté, pas les personnes qui quientent le mouvement, pas les personnes qui ont hurlé devant nous en s'adressant à nous mais en s'adressant à je ne sais qui génocidaire hordofac.

Moi cette phrase là de génocidaire hors de faac, elle m'interroge. Je me dis à qui on s'adresse. Mais cette loi va faire justement qu'on assigne les juifs à Israël alors que précisément c'est ça qui va pas.

C'est pas la loi qui assigne. Non non, c'est pas la loi qui assigne les eux quand il y a pas de génocide dans les fac. Il y a pas de génocidaire dans les faces.

Mais c'est précisé dans les fac qu'on cherche dans les fac qu'on veut sortir ces gens-là des fac qu'on sort des amphithéâtres. Ce sont les juifs. Vous dites vous dites qu'il y a un risque d'amalgame entre antisémitisme et et antisionisme.

Non mais c'est une sorte de double allégance et que on essentialise un peu les juifs en soutien de la politique de Dan quoi qu'il arrive. Là, ce qui est ce qui est premier, c'est le fait qu'il y ait effectivement l'impossibilité de parler parce qu'il faut pas oublier que justement Apologie ou autre, ce sont ça devrait être dans la loi de la presse déjà puisque ça a été sorti en 2014 de la loi de 1881 qui est protectrice de la liberté de la presse, donc de la liberté d'expression et à partir de là, c'est quand même du délit d'expression malgré tout. Et on est en train de dire ça, même si c'est par exemple une provocation implicite où on va sonder les qu'est-ce que ça veut dire implicite ? justement, qu'est-ce que ça veut dire ?

Or, une loi, surtout une loi pénale, elle doit être précise, elle doit être suffisamment claire et précise pour éviter l'arbitraire. Moi, je dis qu'il y a une forme, il y a il y a des on laisse tomber une partie de la population française qui sont les juifs parce que il y a des actes euh un plus d'un millier d'actes par an et des actes qui sont qui sont qui sont jugés par antisémite. Alors que pour la grande majorité des gens, quand on présente les cas, ça paraît évident que cette personne a été choisie parce que juif comme cible parce que juif notamment dans les universités.

On narrive pas avec l'arsenal judiciaire qu'on a aujourd'hui, on narrive pas à adresser ce problème-là. Donc euh Yad Yadan euh propose Caroline Ladan, la députée propose quelque chose. J'ai pas l'impression qu'il y a d'autres solutions qui sont proposées.

Et je pense que vous êtes d'accord avec moi quand on dit qu'il y a un problème Attendez, il y a un problème euh de justice de de de judiciarisation des actes antisémites. Il y a un problème mais de façon générale sur le racisme et je l'ai dit, il n'y a pas de portage politique par rapport suffisant par rapport au la lutte contre le racisme. pendant 7 mois, il y a pas eu de nomination de Attendez, on va on va écouter Michel Tomman parce que c'est intéressant de sur cet amalgame qui serait fait entre antisémitisme antisémisme et qui éviterait toute critique d'Israël.

Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous en pensez ? Crois que c'est un compliqué parce que y a il y a les intentions, il y a la réalité, il y a la mise en pratique et cetera. Euh moi ce que je dirais c'est que je pense que effectivement la loi doit sanctionner les actes antisémites, les agressions verbales et physiques antisémbites.

Et donc elle ne sanctionne pas elle ne sanctionne pas assez selon vous. contre non ça je elle doit le faire après est-ce qu'elle le fait assez tout ça c'est c'est je veux dire je n'ai pas la compétence je suis pas là et et c'est pas vraiment mon sujet vous voyez ce que je veux dire donc la loi doit sanctionner quand et et doit tenir compte qu'aujourd'hui salle génocidaire ou salle sionist c'est l'équivalent de salle juif voilà en revanche la loi doit laisser libre le débat politique le débat et vous savez moi je suis vraiment très réticent donc vous interfelz l'idée d'une censure. Ah bah je suis réticent par rapport à la y compris la loi parce qu'on a on a montré Jean-Claude Guissau qui est un homme certainement très respectable et très sympathique.

Euh mais Jean-Claude Guessau euh il a fait voter une loi en 1990 dont la gauche d'ailleurs le le le la gauche voit pas de problème à ça euh qui qui réprime la négation du crime contre l'humanité. Oui, selon le tribunal de Nurber, les crimes de contre l'humanité commis par les opposants cette loi disent dire sal génocidaire ou sal ju c'est pas la même chose. Attendez, Jean-Claude Guesso est membre du parti communiste, un parti qui a défendu pendant des décennies et des décennies le goulag et qui n'a jamais fait son autocritique de ce point de vue-là.

Donc c'est quand même, il y a quand même un problème. C'était une loi de circonstan et je ce que je veux dire c'est qu'on peut pas chose. Ah oui et et on et on peut aussi nier l'existence du goulagre, l'existence de de des crimes commis par les communistes chinois.

Donc ce que je veux dire c'est que on doit laisser l'expression politique libre. On doit pouvoir critiquer le chionisme comme on doit pouvoir critiquer le communisme. Ça ne doit pas relever de la loi.

Et et voilà. Donc je dirais juste que lorsque lorsque les termes sionis sont employés de façon pour équivalent à juif en fait c'est déjà réprimé. La réalité montre la réalité.

Là, c'est le débat. Il y a un débat à voir cœur du débat. La réalité la réalité est que ce n'est pas ce n'est pas jugé comme tel et qu'il y a plein de problèmes et qu'il y a plein de victimes qui Mais ça c'est le problème comme je le disais de la formation des magistrats, c'est le problème également des moyens de la justice.

Tout ça c'est autre chose. J'entends que vous vous considérez que le le la la le pouvoir législatif ne peut pas régler cette question. Moi, je crois en la République et je crois en la nécessité de la République que tous les les pouvoirs de la République protègent euh euh les citoyens.

Moi, j'attends du pouvoir législatif qu'il se dotent euh d'arsenal juridique nécessaire à protéger les juifs de France. Que le pouvoir judiciaire se dote de formation, que le pouvoir euh exécrètement par exemple quand Daniel Obonau député LFI disait "Le Hamas est un mouvement de résistance qui se définit comme tel, elle tomberait sur la loyance." C'est ça que vous visez par exemple de l'apologie. contre la pétition la pétition elle-même la pétition elle-même que plus de 700000 personnes ont ont ont d'apologie dualité làdessus.

Alors là, ce que dit la loi, l'apologie du terrorisme existe déjà et on voit déjà que à quel point il est difficile de d'appliquer au sens où déjà le mot terrorisme est flou, mais en plus apologie du terrorisme, encore une fois, moi je suis pour la liberté d'expression et que ce soit réintégré dans la loi de la presse. Là, ce qui est prévu, c'est que ce serait une minimisation, une banalisation qui suffirait à faire de l'apologie du terrorisme. Et pour la provocation, il suffirait que ce soit implicite.

D'ailleurs ou alors provocation implicite, est-ce que il y a pas quelque chose d'arbitraire ou de flou dans provocation implicite au terme ? Comment est-ce qu'on qualifie ? Comment est-ce qu'on les juges pé doivent doivent traiter ces affaires de manière restrictive ?

C'est un principe en droit de français et je pense que ce principe doit continuer. Moi je dis juste que là on a on a on a des une pétition avec plus de 700000 personnes qui disent cette pétition. me choque moi la le le dernier passage de cette pétition qui explique que le le la résistance contre l'occupant israélien par tous les moyens nécessaire est un droit garanti par la résolution.

On parle de on parle de viol de femme, on parle de kidnapping d'enfants et que ça ce soit sur le site de l'Assemblée nationale et que plus de 700000 français quand même le 7 octobre. Je crois pas mais c'est la on parle de la résistance il y a des dizaines de personnes qui qui parce que nous nous sommes pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et vous avez dans la charte des Nations Unies le fait que il y a plein de la ligue des droits de l'homme il y a des dispositions et notamment la 4e convention de Genève qui prévoit le droit à la résistance mais de façon très très rég on n'a pas poussé on n'a pas poussé la pétition précisément parce qu'il y avait pas de cette pétition Michel Tman sur cette pétition votre sentiment alors écoutez moi je moi qui a recueilli plus de 700000 Oui, de mon point de vue, non, de mon point de vue, on est devant quelque chose de de typiquement français. Mo, je suis français mais je suis aussi israélien.

J'anime un mouvement qui s'appelle Shalom Salam, qui est un mouvement euh pour la paix, pour l'égalité des droits entre juifs et arabes. Et donc à ce titre là, parmi nos membres, il y a des gens qui ont des points de vue différents et c'est normal sur cette questionlà et c'est pas la question essentielle pour le proche- Orient, vous voyez ? Et donc, c'est révélateur d'un d'un problème français, d'un mal français.

Il est quand même assez incroyable que ce conflit qui se déroule à 4000 km d'ici sur lequel les Français ont peu de prise hein euh sur les où il n'y a pas un seul soldat engagé, ce conflit a réussi à désintégrer la gauche française. Donc il y a un vrai problème euh de débat politique de fond et je pense qu'il faut remplacer les anathèmes. Alors je je parle pas des des délits.

Les des délit les crimes doivent être punis par la loi. Mais on doit remplacer les anathèmes, les insultes par le débat politique de fond. Et moi ce que ce que je propose aux uns et aux autres, j'espère l'un et l'autre, euh c'est de soutenir et de participer la semaine prochaine à la cérémonie qui aura lieu euh en hommage aux endeuillers juifs, arabes, israéliens et palestiniens.

Et où il y aura un ministre, un ancien ministre palestinien à Noir Beau, un ancien ministre israélien Nitsorovist qui parlera ensemble. Il faut se parler et il faut résoudre la gauche. Cette proposition de loi a suscité des oppositions et parfois des dérapages comme cette affiche.

Vous allez voir appelant à une manifestation contre la loi Yad et contre les sionistes. He c'est ce qui est écrit devant la permanence de Jérôme Gede. Écoutez la réaction du député PS deon.

Je comprends parfaitement qu'on puisse s'opposer à un texte de loi. Mais moi, j'en ai marre. Voilà, j'en ai marre que il y ait cette banalisation d'une expression. je l'ai déjà subi l'année dernière de manière assez violente.

On m'a dit "Dégage le sioniste." Donc ça pue euh quand certains ont la parole à ce point libéré. Et ce que d'une certaine manière la loi Yadan cherche à traiter c'est que derrière des attaques antisionistes, pas toutes, il y a des relents antisémites qui s'expriment.

Nathalie Tao, vous comprenez cette cet et moi parce que Yankevic disait l'antisionisme est une incroyable auens. C'est l'antisémitisme mis enfin à la portée de tous. Est-ce que là c'est pas on n'a pas appelé d'ailleurs à cette manifestation.

Tout à fait. Non non pas du tout. Et il est évident queon ne peut pas tolérer queon cible des personnes en tant que juives sous prétexte de Mais pour autant cette loi est dangereuse parce que elle est euh contraire à la liberté d'expression et que elle risque de promouvoir la censure comme je le disais dans ma c'est un appel communiste hein du parti communiste.

Moi je trouve que cette affiche et la pétition pointe exactement le problème auquel veut répondre la loiadent. C'est-à-dire que on pointe du doigt des juifs en les désignant comme sionistes et en allant devant des permanences d'un député juif en expliquant que Carolinead serait donc aurait une double allégance Israël et la France. Tout ça on les a vu ces justement est-ce que ça ça risque pas de se retourner contre si justement il y a ce cette présomption de double allégance à Israël et à la France ?

Vous ne craignez pas qu'il y a un effet contreproductif ? Non je ne crois pas qu'il y ait un effet contreproductif. Je vais vous dire le fait que le fait qu'on croit que liit une double allégance, c'est un fait antisémite.

Ça existe depuis la nuit des temps. Le terro de l'antisémitisme existe en France dans les cerveaux de chacun. Et en fait l'antisionisme s'installe sur ce terro antisémite.

Quand on parle de lobby sionistes, quand on parle de médias qui sont contrôlés par des sionistes, quand on parle de députés double allégence française et sionistes, en fait c'est ce sont des préjugés antisémites. Ce sont c'est la mécanique de l'antisémitisme qui est appliquée. Bien qu'il n'y a pas de forme renouvelée.

C'est justement besoin d'en parler. On a besoin d'en parler. On a besoin de faire On a besoin de faire un débat à l'Assemblée nationale.

On a besoin d'en débattre avec des amendements et cetera. Et là ce que ce que demande cette pétition c'est pas ça. Fut un temps.

On pensait que l'éducation suffisait. Est-ce qu'une loi est nécessaire ? Parce que l'éducation n'arrive pas justement à régler à régler ses ambigués.

Alors quand vous savez quand je suis en Israël, on dit "Oh là là c'est affreux la France ils sont antisémites." Non non la France sont pas antisémites, il y a des antisémites. On dit la gauche est antisémite.

Non la gauche est pas antisémite. Par contre il y a un homme politique en France qui a passé la la ligne jaune ou la ligne rouge entre antisionnisteisme antisémitisme c'est Jean-Luc Mélenchon. Son acharnement qui dit que cette loi le vise directement.

Jean-Luc Mélenchon, son moi je je vous parle pas de la loi parce que je la loi c'est un débat euh entre députés qui doit avoir lieu. Euh moi je parle de Jean-Luc Mélenchon. Son acharnement sur la personne de Jérôme Geg est intolérable.

Son acharnement est intolérable. ces blagues sur les noms juifs gluxman, Ipstinpstein et cetera, ce sont des blagues diges de Jean-Marie Le Penlui, elle va elle va toucher attendez, je parle pas de la prison lo paréisme, on parle alors attendez, on peut considérer que cette proposition de loi ne s'y prend pas bien pour lutter et ça je je je peux l'admettre, il faut qu'elle soit amendée, il faut qu'elle soit discutée mais on peut pas dire qu'il y a pas de problème. Et moi je j'affirme toute ma solidar solidarité à Jérôme G.

Il y a au moins une chose, même si cette pétition on ne l'a pas on ne l'a pas relayé, il n'empêche que 700000 personnes qui signent, c'est quand même dommage que il n'y ait pas un débouché parce que c'est une forme de démocratie et allemandelle ne sera pas examinée. Merci à tous les trois d'être venus débattre ce soir. Merci infiniment.

Loi Yadan : rempart nécessaire contre l’antisémitisme ou loi liberticide ? | 28 minutes | ARTE — Caroline Yadan · Pourquijevote