Sécurité des élus : "C'est l'avenir de notre démocratie locale" qui "est en cause"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] merci Matthieu Darnaud de nous accompagner pendant cette première demi-heure élu de l'Ardèche m du groupe les républicains nouveau premier vice-président du Sénat on va en parler on va évidemment parler dans quelques instants de votre texte adopté cette nuit sur la protection des élus mais d'abord l'actualité c'est Israël le sujet à occuper vous l'avez vu une grande partie des questions d'actualité à l'Assemblée nationale il en sera de même cet après-midi ici au Sénat oui tout à fait qu'est-ce que vous attendez encore du gouvernement je crois un discours de de clarté quand je regarde les propos tenus par la France insoumise par Madame Panau je pense qu'il est des sujets sur lequels on ne peut pas cultiver l'ambiguïé il faut être clair ce sont des actes atroces qui ont été commis qui qui nous interpellent qui qui nous touche au au plus profond quand on est un être humain quand on voit les massacres qui ont eu lieu des enfants qui ont eu la tête décapité pardon mais comment tout ceci ne peut pas nous interpeller quand bien même on considère que et c'est une évidence tout doit être fait pour retrouver le le le chemin de la paix mais rappelons quand même qu'on a une organisation le Hamas qui appelle à la destruction d'Israël il y a quand même une forme d'ambivalence pardon à à ce dire on veut tendre vers la paix avec une organisation qui a dans sa charte et comme objectif la destruction d'une démocratie qui est Israël vous voyez il y a une ambigué qui est assez insupportable et pardon de dire mais je pense que la classe politique doit être très clair dans ses propos condamné et je le dis sans ambiguïé soutenir aujourd'hui un peuple qui vient de de vivre de telleles mais qui n'est pas assez clair à part la France insoumise ah ben ça ça suffit déjà c'est un certain nombre de de députés je pense qu'à un moment donné est-ce que le Parti socialiste doit défaire l'alliance avec l'ANU doit se séparer de la France je suis pas là pour parler à la place du du Parti socialiste certains ont déjà fait montre des plus grandes réserves va continuer à travailler avec la la France insoumise euh je pense qu'il faut une clarté une clarté parce que c'est c'est des sujets qui sont trop importants pour qu'on puisse se permettre quelque ambigué que ce soit votre collègue sénateur Stéphane lerulier il appelle à dissoudre la France insoumise faut aller jusque là non mais ça jeallais dire il appartient au ministre de l'Intérieur il l'a fait d'ailleurs je crois s'agissant du du NPA avec l'ouverture de d'une enquête pour apologie du du du terrorisme euh je pense parce qu'il faut effectivement de rien laisser passer après il faut voir les les faits dans le dans dans le détail pour aller pour aller plus loin mais estce qu'il y a une forme d'antisémitisme de la part de LFI selon vous si on je veux dire je peux pas parler ainsi en tout cas tout ce qui encore une fois procède de de l'ambiguïé fait le terreot de l'antisémitisme Stéphane lul encore lui il appelle aussi à pénaliser l'antisionisme c'est une proposition de loi que vous soutiendrez je prendrai connaissance de de cette proposition de loi je pense que aujourd'hui il faut qu'on on ne cesse d'éveiller de réveiller les consciences dans notre pays face à ce qu'il se passe vous l'avez rappelé un nombre d'actions antisémites ont eu lieu sur notre territoire on ne peut pas accepter ça je le dis on ne peut pas en 2023 accepter de telles choses donc tout ce qui permettra de renforcer par la loi mais aussi par les moyens par l'éducation et j'y reviens mais par j'allais dire un disc cours clair de la classe politique va dans le bon sens sur l'Union européenne l'Union européenne s'est prononcé hier contre une suspension de l'aide aux Palestiniens est-ce que vous vous la demandez je pense qu'il faut là aussi avoir une lecture très très fine du du sujet ne pas confondre Palestine le Hamas je pense qu'il faut faire œuvre de pédagogie dans la période faut pas couper tout d'aide au développement parce que certains républain les demand ne pas confondre l'aide au développement par contre veillez à ce que l'aide soit bien identifie bien fléché parce que effectivement il peut y avoir un lien ténu et ça peut concourir malheureusement à soutenir certaines organisations donc être très vigilant VO est-ce qu'il faut aussi revoir nos relations avec certains pays notamment le Qatar là aussi je pense qu'il faut être faut être exigeant je pense qu'on ne peut pas fermer les yeux sur certaines réalités et il faudra le faire à l'onne de ce qui vient de se se passer moi je suis pas quelqu'un qui se contente d'fement ou ou d'annonce pour faire pour faire un buzz médiatique je crois que ce sont des sujets trop graves pour que l'on n'it pas une lecture très fine mais à l'évidence si certains faits sont sont sont confirmés il faudra prendre le temps d'avoir cette lecture fine comme je le disais et effectivement peut-être s'interroger sur certaines certaines relations que l'on peut avoir avec d'autres avec d'autres pays on va parler de l'actualité du Sénat le Sénat qui cette nuit a adopté à l'unanimité votre texte pour renforcer c'est la sécurité des élus on va voir les temps forts de cette séance avec Steve [Musique] Jourdan bonjour Steve bonjour bonjour monsieur le sénateur bonjour et Steve le Sénat donc adopté cette proposition de loi pour mieux protéger les élus notamment les maires oui 14 mesures concrètes pour renforcer cette protection des mesures qui s'inscrivent dans un contexte d'aggravation des violence un nouveau KPM en train d'être franchi selon vous selon les sénateurs les atteintes à l'encontre des élus locaux sont en constante augmentation on se rappelle évidemment de l'affaire de Saint-Brévin où le maire Yanni crodz avait été contraint de démissionner suite à des menaces suite à des intimidation en 2022 1387 faits ont été recensés contre les élus locaux dans 3/4s des cas ce sont les merses qui sont visées quelques éléments rienent sur et bien la nature de ces violences plus plus de 12 % de ces faits sont des violences physiques les violences verbales comme les menaces de mort par exemple constituent quant à elle 76 % de l'ensemble des violences une situation qui n'est plus tenable oui le gouvernement tarde à prendre le phénomène à bras le corp du coup le Sénat vient à la rescousse parmi les mesures adoptées hier on retrouve notamment le renforcement des sanctions pénales le texte prévoit de porter les sanctions maximales de 5 à 7 ans de prison en cas en cas d'agression contre un élu c'est un alignement des peines et bien sûr celle prévue en cas de violence commise contre les forces de l'or le texte prévoit également l'amélioration de la prise en charge des victimes de violence ou encore le renforcement de l'information des maires sur la possibilité sur même et bien la nécessité de déposer plainte il faut savoir que seulement 37 % des élus saisissent la justice suite à la suite d'une agression c'est les chiffres de la commission des Lois du Sénat large consensus sur ce dossier St oui avant le vote le texte AAC recueilli la signature de 200 sénateurs de la droite et du centre il reçoit aussi l'appui déterminé du gouvernement écoutez votre travail a été absolument décisif le le gouvernement est donc favorable dans leur principe à l'ensemble des mesures portées par cette proposition de loi en matière pénale y compris celle que vous avez adopté en commission le Gouvernement est également favorable à la très grande majorité des mesures visant à accompagner les élus victimes ou à renforcer la prise en compte des réalités des mandats électifs locaux par les acteurs judiciaires et étatiques Tex adopté à la majorité à une large majorité hier par le Sénat monsieur le sénateur après la démission du maire de sa 20 le gouvernement avait promis des initiatives avait fait des promesses il fallait aller plus loin oui c'est alors c'est c'est pas nouveau hein le Sénat depuis 2019 avec Philippe Bas alors président de la commission des lois nous avions entamé une large concertation auprès de tout les maires et les élus de France à la suite du décès du du maire de de signe jean-mthieu Michel considérant qu'on ne pouvait plus continuer comme ça que quand on est dépositaire de l'autorité publique on ne peut pas faire l'objet de menac de violence quotidienne et je pense qu'il fallait aller plus loin le Sénat est à l'œuvre depuis maintenant 4 ans sur ce sujet que ce soit au travers des des travaux de la commission des lois de la délégation aux collectivités territoriales avec la présidente Françoise Gattel nous avions à l'époque avec Jean-Marie Boquel fait des propositions sur le statut de l'élu qui prenaient en compte cette question des des violences faites aux élus et qui déjà anticipai les propositions qui aujourd'hui ont trouvé une concrétisation dans dans ce cette proposition de de de loi notamment par rapport à à la prise en compte des victimes à l' à l'automatisation pardon de la la protection fonctionnelle juridictionnelle c'était quelque chose d'important au fait de l'élargir aux élus départementaux régionaux et puis si josis je dirais qu'il faut aller maintenant au-delà du texte de loi j'ai rendu un un rapport sur l'avenir de de de la commune pour essayer aussi de voir quelles étaient sur les territoires les bonnes pratiques j'ai vu notamment dans la Somme mamien que le procureur de la République avait dédié un personnel à ses relations avec les élus pour que ceux-ci qui sont souvent très isolés face à ces phénomènes de violence à une brutalité auquel on n' pas l'habitude d'être confronté ils ont besoin d'être entendus qu'on renforce ce lien entre la justice le parquet les élus et je pense qu'il faut s'inspirer de ce qui fonctionne bien qu'il faut des moyens à l'évidence pour compléter l'arsenal législatif moyen financier financier humain pour donner sentiment aux élus qu'ils ne sont pas seuls les maires ils nous disent aussi il y a un problème avec la réponse pénale elle est insuffisante aujourd'hui bah elle est en tout cas trop lente selon selon leur dire et c'est pour ça que nous avons souhaité qu'il puisse avoir une réponse plus rapide pour que ces mêmes élus aient la capacité de de savoir très rapidement si leur plainte fait l'objet d' d'une suite ou si elle estquement une question de lenteur c'est une question aussi de moyen vous savez dans dans les diff question de l' pour pour en avoir discuté avec plusieurs procureurs de la la République il manque de moyens ils ont un nombre de plaintes hors les plaintes des élus et je pense qu'effectivement dans un temps et ça nous ramène au sujet que nous ébordions tout à l'heure où la violence euh ne fait que croître dans notre pays les élus ne sont pas épargnés ils sont ce ce cœur battant de de notre démocratie et il faut effectivement que leur protection soit une priorité absolue et peut-être créer un statut particulier pour les élus bien sûr j'allais dire cette cette PPL elle fait suite et vous l'avez rappelé euh aux travaux que nous avons menés à l'occasion notamment de l'agression du maire de de de de Saint-Brévin euh d'une rare brutalité d'une rare violence où on a constaté qu'il fallait tous euh être acteur de la protection des élus que ce soit la justice que ce soit le Parlement mais que ce soit aussi l'état préfait sous-préfet les forces de police et de gendarmerie c'est un ensemble euh d'acteurs qu'il faut mettre autour de la table et qui agissent en cohérence parce que là encore une fois je pense que le sentiment d'abandon des Maes n'a jamais été aussi fort et il n'y a qu'une réponse collective qui permettra de de sortir par le haut de donner le sentiment aux élus qu'ils ne sont encore une fois mais qu'est-ce que vous attendez cation de de de ce statut de l'élu David Lisnard il dit il faut reposer la question des indemnités est-ce que vous attendez ça aussi la question du cumul entre le métier et la fonction de Mare bien sûr aujourd'hui on a travaillé vous le savez sur la question des secrétaires de mairie considérant qu'il fallait revaloriser je vais dire cette fonction qui est essentielle pour travailler au côté des mairres singulièrement des mairres dans les dans les plus petites communes parce que c'est finalement ce ce ce tandem utile au fonctionnement de de nos communes on est soutenu par par le par le gouvernement mais le statut de l'élu moi je préfère qu'on dise les conditions d'exercice du du mandat local c'est un ensemble de choses qui va bien sûr de la question des indemnités parce qu'aujourd'hui la plupart et notamment chez les les jeunes élus qui rentrent dans dans dans le mandat il faut cumuler parfois prendre un temps partiel quand on quand on travaille donc perdre une part de son revenu c'est aussi le cumul des heures quand on quand on a une une fonction et une profession pardon c'est encore la prise en compte comme on l'a fait à l'époque pour les les sapeurs pompiers de de cette expérience d'élus dans le calcul euh de sa de de sa retraite c'est aussi la capacité d'aborder tous les sujets qui font le quotidien et d'ailleurs il figure dans dans le rapport que j'ai eu l'occasion de rendre au mois de juillet avec maris carer euh pour l'avenir de l'élu parce que ce qui est en cause disons les choses très clairement c'est l'avenir de notre démocratie locale jamais autant d'élus locaux plus de 30000 euh ont démissionné depuis qu'ils sont entrés en fonction en 2020 un nombre de démissions de maire qui n'a jamais été aussi important et surtout des nuages qui ne cessent de s'amonceler au-dessus de nos têtes avec de plus en plus de maires y compris de nouveaux maires qui affirme avec certitude ne plus vouloir se représenter en 2026 et derrière des gens qui ne veulent pas prendre la succession est-ce que vous redoutez une crise des voocation en 2026 est-ce que vous redoutez qu'un grand nombre de communes se retrouve sans candidat très clairement on avait 110 communes en 2020 je pense qu'on sera bien au-delà en 2026 je crois qu'il vaut faire de de la la vitalité de notre démocratie locale une priorité absolue parce que en réalité si vous faites si vous jetez un regard sur ce qui vient de se passer la crise sanitaire qui a été en première ligne les élus locaux quand quand il s'est agit pardon de mettre en place les protocoles scolaires l'acheminement des masques les centres de vaccination le contact direct avec la population la crise énergétique un peu plus proche de nous c'est encore les élus qui ont été en première ligne le quotidien tout ce qui fait finalement que nos concitoyens ont besoin d'avoir un lien très direct de voir la proximité être renforcé tout ça passe par les élus locaux nous nous croyons à cette France communale qui est peut-être une singularité en Europe avec un nombre de communes plus important mais qui permet d'être le meilleur des amortisseurs dans toutes les crises et de renforcer le lien social et ça passe aussi peut-être par une nouvelle étape de la décentralisation que vous appelez vœux vous pensez qu'Emmanuel Macron va enclencher cette réforme vous l'espérez vous avez des retours làdus ah je pense que c'est une absolue nécessité en réalité souvent quand j'écoute euh les informations quand je me rends compte qu'on parle de quasiment tous les sujets sauf de celui qui me paraît peut-être un des plus importants c'est-à-dire la décentralisation al c'est souvent un barbarisme parce que nos concitoyens ne voient pas ce qu'il y a derrière ce terme moi je dis que dans mon département les décisions qui concernent le quotidien de nos concitoyens elles doivent être prises ces décisions à Privat dans la préfecture plutôt qu'à Paris et ça doit être vrai pour tous les départements parce que pardon de le dire il est des vérités territoriales qui ne peuvent être prises en en compte qu'en permettant de rapprocher la prise de décision du citoyen et la décentralisation au fond c'est ça c'est faire en sorte manuel Macron il en a parlé devant le Conseil constitutionnel il a parlé de décentralisation inachevée ça a raisonné à vos oreilles oui si José je dirais qu'en 2017 nous étions ici au Sénat pour écouter le chef de l'État nouvellement élu nous parler de la décentralisation et qu' a quelques exceptions prêtes on entendait à peu près ce genre de de discours je crois la fameuse conférence des territoires moi je suis pragmatique et sincèrement je je l'espère et je ne fais pas d'ironie sur ce sujet-là parce que je pense que c'est un sujet trop important pour que aujourd'hui nous ne mettions pas je vais dire tous les moyens pour pour y arriver et si c'est l'ambition du chef de l'État du gouvernement de nos collègues députés je pense que toute initiative sera bienvenue et je puis vous assurer comme l'a dit le président Larcher puisque il a conduit et présidé le groupe de travail sur la décentralisation qui lui aussi a rendu ses travaux au mois de juillet nous sommes prêts au Sénat à faire œuvre utile et aller loin dans cette décentralisation mais vous pensez qu'Emmanuel Macron il est prêt à aller jusqu'où lui c'est à lui de nous le dire il a fait montre d'intention je crois qu'aujourd'hui nous attendons des actes nous attendons un grand texte comme il l'avait lui-même appelé de ses vœux puis c'est un nouvel acte de décentralisation et de déconcentration parce qu' aussi je crois que l'État territorial enquel je crois profondément doit pouvoir être cet équilibre au côté des collectivités qui permet justement de rapprocher la prise de décision du citoyen mais est-ce qu'il faut aller jusqu'à remettre à plat le millefeuille territoriale est-ce qu'il faut supprimer des échelons je pense qu'il faut déjà commencer par la par la décentralisation euh c'est je trouve que pardon de le dire mais le débat sur le sur le millefeuille c'est souvent une façon d'éviter le sujet de la décentralisation et de la déconcentration commençons par dire concrètement ce que l'on veut y compris sur le champ constitutionnel moi je pense je fais partie de ceux qui pensent qu'il faut revisiter l'article 72 pour donner notamment au préfets des départements un pouvoir dérogatoire parce que sinon on le constate à chaque fois à chaque fois qu'il y a un sujet dans un territoire euh on invite le législateur à à revisiter euh les textes en vigueur je pense qu'il serait beaucoup plus simple qu'on puisse adapter assouplir dans le cadre euh de de la loi euh certaines problématiques certains sujets à l'on de la vérité de chacun de nos nos territoires on a des sujets moi je vi un territoire très rural un territoire de de montagne a des sujets qui ne se posent pas de la même manière que sur le territoire du du littoral et je pense qu'un préfet peut tout à fait en concertation avec les collectivités agir pour assouplir ou pour prendre en compte ces spécificités il y a une question qui va se poser à vous dans les 6 mois à venir en matière de décentralisation c'est la question de l'autonomie de la Corse puisqueemmanuel Macron ouvert la voie il a donné 6 mois au parlementaires pour trouver un texte constitutionnel est-ce que vous êtes prêt à la v mais encore une fois je je pense qu'il faut voir ce qu'il y a dedans ça fait combien de temps depuis combien de temps qu'on parle de de la Corse ça fait un an et demi qu'il y a eu cette promesse vers leutom oui mais mais pareil pour la la question de la différenciation ça veut dire que vous avez des qu'est-ce qu'on fait on on jeallais dire on crée ce qu'on ce que j'appelle du droit d'exception voyez plutôt que se reposer des questions aujourd'hui l'Alsace par exemple la Bretagne aspire à nourrir des des réflexions sur l'organisation des collectivités faut se poser les les bonnes questions faut dire c'est si on ouvre la porte à la Corse d'autres régions d'autres non il faut il faut simplement se dire qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on entend par différenciation est-ce que c'est faire du droit d'exception c'est-à-dire avoir un droit différent selon les territoires ou est-ce que c'est dans un codre constitutionnel permettre à certains territoires d'avoir j'allais dire des compétences qui soit différencié un statut qui puisse être modifié différené comme on l'a fait comme on l'a fait pardon de dire sur la question ultramarine on a des territoires qui ont des statuts différents euh mais jusqu'où vous êtes ré est-ce que vous êtes prêt à accorder on imagine que sur la question de la langue et de la question du peuple corse qui sont des revendications le Sénat s'y oppose mais est-ce que vous êtes prêt à aller sur la question du pouvoir législatif est-ce que là il faut donner plus d'autonomie il faut il faut peut-être assouplir plus d'autonomie encore une fois j'attends j'attends de voir les textes sincèrement je je serais je serai mal honnête de de vous dire oui ou non parce qu'on a été trop souvent échaudé et et souvent je vais vous dire ça débouche sur quoi ça débouche sur des faux espoirs qui sont laissés à à ces territoires et on crée de l'amertume on crée de la frustration si on peut aller si on peut avancer je pense que le Sénat a toujours je le dis toujours et vous pouvez regarder tous les travaux été au rendez-vous de ces discussions et nous sommes prêts à faire uvre utile mais encore une fois il faut être très clair les promesses à l'emporte-pèces malheureusement ça ne débouche que encore une fois sur sur de la frustration et ça moi je m'y refuse le message est passé merci on parlera des passoirs thermiques tout à l'heure ce sera évidemment le débat du club la crise du logement on va continuer à parler des élus on va aller chez vous puisque c'est aussi l'actualité dans votre département on va à priva retrouver pierre Brunet bonjour Pierre merci beaucoup d'être avec nous journaliste au Dauphiné Libéré et vous allez revenir sur cette question de la sécurité des élus avec un exemple concret que vous relatez dans vos pages oui tout à fait aujourd'hui dans nos colonnes on parle du maire de berzem 180 habitants qui lundi dans lors du conseil municipal et ben il a expliqué que il subissait des menaces depuis euh plusieurs années depuis 2020 et son élection et donc euh qu'il souhaitait euh en tout cas qu'il envisageait très sérieusement de de quitter son poste euh je voudrais savoir Monsieur le Sénateur un maire qui dit euh je vais quitter mon poste qu'est-ce qu'on peut lui dire là maintenant pour qu'il réfléchisse et qu'il qu'il revoit sa position très concrètement alors c'est un sujet que je connais par cœur parce que je connais très bien bien ce ce maire on en a discuté à plusieurs reprises euh j'ai eu moi-même l'occasion d'interpeller euh à la fois l'état sur ces sujets les forces de de gendarmerie comme sur un un autre cas avec la la mer de de Saint-Martial qui a été confrontter euh jeis dire à à des sujets similaires je crois qu'il faut mettre encore une fois tous les moyens sur la table que ce soit la gendarmerie que ce soit l'état euh et puis nous on a pris notre part en votant ce ce ce texte en permettant justement cette automatisation de de la protection pour pour pour les élus et puis surtout lui dire que nous sommes à à ses côtés comme j'ai eu l'occasion de le faire parce que il est impossible encore une fois en 2023 dans notre pays d'un maire qui uvre dans une commune de 180 habitants et croyez-moi c'est quelqu'un qui avec le peu de moyens qu'il a avec son équipe municipale a fait des choses extraordinaires sur sa commune et voir qu'il est parfois menacé que sa famille fait l'objet d'attaque pardon de le dire indigne ça n'est pas possible donc je crois que ça doit être là aussi une ardente priorité pour l'ensemble je veux dire des autorités de l'État des forces de sécurité dans notre département que d'être au côté de ce maire et de lui dire que ce qui est en jeu encore une fois c'est ce que je disais tout à l'heure c'est l'avenir de notre démocratie locale on ne peut pas laisser un maire seul dans une commune comme celle-là et je pense que c'est une responsabilité des collectifs que nous avons en tout cas moi je serai au côté comme je l'ai toujours été de ce maire et je ne manquerai pas de continuer à intervenir avec l'ensemble des élus parce qu'on est tous unis pour faire front commun sur ce est-ce qu'il y a une inquiétude particulière pour les maires R qui se retrouve forcément plus àorter d'engueelade voir plus malheureusement bien sûr bien sûr et c'est pas admissible c'est pas admissible qu'on en soit à faire des menaces à avir parfois des des lettres anonymes qu'on en arrive à à des faits des délictueux sur je veux dire les les biens de ces personnes là mais mais mais où est-on pardon de de le dire ça n'est pas possible donc je pense que là aussi ça doit vraiment être une priorité et c'est un crèf cœur que d'imaginer qu'un maire est prêt à démissionner alors qu'il s'investit pied à pied pour sa commune pour des sujets qui n'ont rien à faire dans le dans le débat public ou dans la vie quotidienne d'un élu pierre vous aviez une autre question pour Mathie Darna oui je par rapport à votre élection en tant que premier président du Sénat qui est donc toute récente euh savoir si votre profil rural avait avait porté votre votre candidature je je je je je sais pas si mon profil rural en tout cas je pense que le Sénat c'est la chambre des territoires euh je sais que le le le président Larcher que mes collègues sont très sensibles à cet équilibre entre territoires urbains et territoires ruraux si joséis je dirait que le le Sénat c'est encore ce ce lieu cette chambre on était très attentif ù nous sommes très attentifs à ce qu'il se passe dans les territoires ruraux avec toutes les complexités les difficultés que rencontrent notamment les élus mais plus généralement les Françaises et les Français qui vivent dans nos territoires sur des questions très pratiques des questions du quotidien comme les mobilités l'accès à la santé on le voit dans un département comme l'Ardèche la téléphonie mobile des sujets très concrets qui font le quotidien de nos concitoyens et qui malheureusement sont parfois un peu plus compliqués à traiter quand on est en en Ardèche sur la montagne ardéchoise dans des territoires ruraux où on parfois de moyens et où là encore je crois dans le rôle du Sénat pour être une caisse de résonance à à ces territoire et en tout cas en tant que élu de ce département de l'Ardèche et pour avoir parcouru dans le cadre du rapport que j'ai rendu sur l'avenir de la commune beaucoup de territoire je pense que nous avons à faire à œuvrer pour que encore une fois la ruralité soit entendue et qu'elle bénéficie des moyens nécessaires pour assurer son développement merci merci Pierre Brunet d'avoir été avec nous on regarde la une du dauphinet dans son édition dromardesh c'est le papilloma virirus la vaccination a débuté c'est à la Une de votre journal merci d'avoir été avec nous merci Matthieu d'Arnaud d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure à très bientôt évidemment dans cette émission
Mathieu Darnaud