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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 9 avril 2021 16 minAutoproduitFond programmatiqueSantéÉconomie & entreprisesEurope & international

Déclaration du Président Emmanuel Macron depuis le site de l’entreprise Delpharm.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Malgré tout, ce n'est qu'un maillon d'une longue chaîne, et la France n'a toujours pas son propre vaccin. Est-ce que, en termes de souveraineté, nous ne sommes pas en retard sur les autres pays ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Sur l'AstraZeneca, s'il vous plaît, les Français doutent beaucoup ; comment pouvez-vous leur redonner confiance ?

  • 16:00FerméeRéponse partielle

    Parmi les 250 millions de doses qui vont être produites d'ici la fin de l'année, on devrait savoir, sur ce site-là, combien de millions de doses vont sortir.

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le laboratoire les fait travailler localement ou pas ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les enseignants vont être vaccinés avant de reprendre les cours en présentiel ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Emmanuel MacronChiffre
    « nous avons franchi un cap qui a été salué, celui des 10 millions de Françaises et Français qui ont pu être vaccinés »
  • 3:00Emmanuel MacronChiffre
    « l'Europe a acheté pour cette année 2,5 milliards de doses »
  • 4:00Emmanuel MacronChiffre
    « nous avions ouvert un premier financement de 200 millions d'euros dès juin 2020 »
  • 5:00Emmanuel MacronChiffre
    « nous produirons sur notre sol, en 2021, 250 millions de doses de vaccins pour la France et l'Europe »
  • 6:00Emmanuel MacronChiffre
    « le groupe aura aussi 20 millions d'aides à Tours, pour les seringues pré-remplies »
  • 8:00Emmanuel MacronPromesse
    « Sanofi va mettre en place une plateforme de production de vaccins massive dite EVF, et EVF Plus avec des financements européens »
  • 10:00Emmanuel MacronFait
    « on a un échéancier de livraison de commandes, avec des engagements qui ont été pris sur notre campagne vaccinale »
  • 12:00Emmanuel MacronFait
    « les autorités sanitaires françaises auront à se prononcer dans les prochains jours »
  • 14:00Emmanuel MacronFait
    « pour toutes les personnes de plus de 55 ans avec un facteur de risque, parce que ce sont des personnes qui, si elles attrapent le virus, ont de très fortes chances de faire des formes graves »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mesdames, Messieurs, bonjour et heureux de vous retrouver ici, sur ce beau site de l'entreprise Delpharm en Eure-et-Loir, et nous sommes extrêmement fiers. Alors hier, nous avons franchi un cap qui a été salué, celui des 10 millions de Françaises et Français qui ont pu être vaccinés. Je veux ici avoir une pensée pour toutes les familles, parce que c'est évidemment un moment important et un soulagement ; pour toutes celles et ceux aussi qui l'ont permis, en particulier nos soignants qui, dans les centres de vaccination, dans les pharmacies, dans les cabinets de médecine de ville ou à domicile, nous ont permis d'atteindre ce premier résultat, qui n'est qu'une étape.

Et on doit continuer d'accélérer et d'intensifier ! Dans ce contexte-là, on le sait, la bataille qui est la nôtre, c'est la bataille de l'innovation, et aussi de la production, pour accéder aux doses. Depuis plusieurs mois, nous avons multiplié les achats au niveau européen, nous avons décidé d'avoir un combat européen à ce sujet ; et l'Europe a acheté pour cette année 2,5 milliards de doses.

Mais nous avons aussi voulu, dans le cadre de cet effort, dès le printemps dernier, réussir à produire davantage, ou reproduire, sur notre sol. C'est pour ça que nous avions ouvert un premier financement de 200 millions d'euros dès juin 2020, qui avait permis de lancer ainsi des projets pour accroître nos capacités de production. Delpharm a été au rendez-vous, et je veux vous en féliciter, ce qui nous permet aujourd'hui, grâce aux 10 millions d'euros, mais surtout à la mobilisation de tous vos salariés et de vous-même, de produire ici ces doses.

Quatre sites en France vont produire. Celui-ci est le premier, mais on va continuer de monter dans les prochaines semaines, ce qui fait que nous produirons sur notre sol, en 2021, 250 millions de doses de vaccins pour la France et l'Europe. Et nous allons continuer d'accroître ainsi cette indépendance.

Donc ce que nous avons vu ce matin, de manière très concrète pour nos concitoyens, ce sont ces doses du vaccin Pfizer-BioNTech qui sont donc produites ici, qui sont ensuite envoyées dans les centres de vaccination pour pouvoir être utilisées par nos concitoyens, et aussi envoyées chez nos voisins européens. Donc ce que je veux vraiment que vous reteniez, c'est que, dès le printemps dernier, nous nous sommes mis en situation, par ces financements, par la mobilisation de nos industriels, par l'engagement de nos salariés, de produire ces doses sur notre sol. On va d'ailleurs compléter ces aides, puisque le groupe aura aussi 20 millions d'aides à Tours, pour les seringues pré-remplies qui permettront d'injecter encore plus simplement le vaccin ARN messager, ce qui, là aussi, est une innovation et une avancée pour faire encore davantage sur notre sol.

Cet effort, nous allons le poursuivre, et il va se compléter dans les prochaines semaines et les prochains mois ; d'abord en termes d'innovation, par des contrats que nous sommes en train de finaliser au niveau européen pour pouvoir produire plusieurs vaccins français : le vaccin de Sanofi qui est toujours en train d'avancer, qui, vous le savez, est avec une autre technique de protéine recombinée, et le vaccin Valneva, qui est encore une autre technique, et qui nous permettra de compléter notre portefeuille de vaccins européens par de l'innovation française et européenne et, là aussi, de l'innovation et des emplois sur notre sol. En parallèle de cela, nous allons continuer évidemment à produire, à monter en capacité nos sites de production, et à développer des plateformes de production de ces vaccins à ARN messager, cette innovation qui est apparue en début d'année, parce que nous n'avions pas jusque-là de telles capacités ; et donc produire la substance même sur notre sol, en particulier grâce au projet que j'avais pu annoncer il y a quelques mois dans la région lyonnaise avec Sanofi. Le groupe Sanofi va mettre en place une plateforme de production de vaccins massive dite EVF, et EVF Plus avec des financements européens, qui nous permettra d'aller dans ce sens et, là aussi, d'accroître notre capacité à innover et à produire.

Enfin, nous allons aussi continuer le travail de financement en termes d'innovation et de production sur d'autres produits que les vaccins, en particulier les anticorps polyclonaux, qui sont très importants pour éviter les formes graves, pour traiter, et en particulier traiter nos concitoyens qui sont ce qu'on appelle immunodéprimés et qui ont besoin d'un peu plus que le vaccin. Ce sont de très grandes innovations, et nous avons là aussi des entreprises, Xenothera et plusieurs autres, qui ont fait des innovations qu'on accompagne et qu'on va continuer d'accompagner. Enfin, il faut penser à la suite.

Je le disais, l'Europe a acheté 2,5 milliards de doses ; nous avons nous-mêmes acheté des centaines de millions de doses pour notre pays, parce qu'il est vraisemblable que, dans les prochains mois, il faudra faire des rappels vaccinaux : pour vacciner le maximum de notre population, il faudra faire des rappels. Et puis on aura besoin de vaccins de deuxième génération, qui permettront aussi de répondre aux variants qui ne manqueront pas d'arriver. Là-dessus, la recherche française continue, et nous l'accompagnons.

Et il y a plusieurs pistes de vaccins de deuxième génération, en particulier le VRI et plusieurs autres où, là aussi, des solutions françaises existent, que nous accompagnons et que nous continuerons d'accompagner en recherche et en production. Voilà les quelques mots que je voulais vous dire après cette visite. Je veux à nouveau vraiment vous remercier, remercier l'ensemble des salariés de l'entreprise, remercier tout le territoire qui est très mobilisé, parce que ce sont des femmes et des hommes qui, pendant des mois, ont travaillé jour et nuit pour que nous puissions produire ces doses de vaccin sur le sol français.

Je vais maintenant répondre à toutes vos questions. Monsieur le Président, on mesure l'importance du travail qui est fait ici ; malgré tout, ce n'est qu'un maillon d'une longue chaîne, et la France n'a toujours pas son propre vaccin. Est-ce que, en termes de souveraineté, nous ne sommes pas en retard sur les autres pays ?

D'abord, vous le savez, il y a plusieurs familles de vaccins. Ce qui est tout à fait vrai, c'est qu'il y a un pari qui a été fait, largement porté par, il faut bien le dire, le programme américain, qui a brûlé toutes les étapes, c'est celui de l'ARN messager. Il faut le reconnaître, aucun vaccin n'avait été fait avec cette technique jusqu'alors.

C'est de la recherche européenne qui a permis de l'alimenter. Ce sont d'ailleurs des laboratoires, en particulier le laboratoire BioNTech, qui ici est le partenaire de l'entreprise Delpharm, qui est un laboratoire allemand, qui a permis de le faire. Mais c'est vrai que le développement final de la production a été permis par un investissement massif, une accélération des Américains, il faut pleinement le reconnaître.

Et ce virage, nous l'avons pris moins vite. Maintenant, je veux saluer notre capacité à nous adapter. Qu'est-ce qu'on a fait en quelques mois ?

D'abord, on n'a pas attendu d'être sûrs. Dès le mois de juin 2020, à une époque où on disait : on n'aura jamais de vaccin dans l'année ; d'ailleurs, nos scientifiques le disaient, moi-même, je vous le disais : c'est peu vraisemblable qu'on ait un vaccin avant la fin 2020 ; dès juin 2020, nous avons investi dans ces programmes. L'investissement que nous avons fait ici date de juin 2020, nous nous sommes donc mis en situation.

Et je veux saluer d'abord notre mobilité collective et la capacité de l'industrie pharmaceutique française, de ses dirigeants et de ses salariés, à très vite s'être adaptés pour pouvoir accompagner ce mouvement. Donc là, nous sommes dans cette phase finale. Et nous allons aussi nous organiser pour, sur notre sol maintenant, développer la capacité de production de la substance même d'ARN messager.

Ça prendra un peu plus de temps. Ici, en cinq mois, s'est fait un travail qui d'habitude prend un an et demi ; il faut normalement cinq habitants pour produire des sites de production qui font de l'ARN messager. On va là aussi réduire ces délais, et le faire beaucoup plus vite.

C'est le projet que nous avons, avec Sanofi, dit de l'EVF et l'EVF Plus. Et c'est celui que nous sommes en train aussi de faire avancer avec plusieurs autres groupes. Monsieur le Président, sur l'AstraZeneca, s'il vous plaît, les Français doutent beaucoup ; comment pouvez-vous leur redonner confiance ?

Par ailleurs, puisqu'AstraZeneca n'honore pas ses contrats et qu'on produit maintenant ici, vous venez de le dire, est-ce qu'on peut se passer de ce vaccin ? D'abord, on a un échéancier de livraison de commandes, avec des engagements qui ont été pris sur notre campagne vaccinale, qui font qu'on a aujourd'hui besoin de toutes les familles de vaccins, toutes celles qui sont homologuées, reconnues par l'Autorité européenne du médicament, puis par nos autorités sanitaires, et donc Pfizer BioNTech, Moderna, l'AstraZeneca, le Johnson & Johnson qui, dans quelques semaines, va arriver sur notre sol ; et derrière, Curevac, Valneva et Sanofi, dans un horizon qui prendra maintenant un peu plus de semaines et quelques mois. On a besoin de tous ces vaccins.

Ils sont d'ailleurs complémentaires : ce sont des techniques différentes. Ce que je veux dire à nos concitoyens, c'est que nous sommes dans une transparence complète. Donc chaque fois que des problèmes interviennent sur tel ou tel vaccin, ils sont rendus publics et ils font l'objet d'une étude scientifiquement indépendante de ces autorités sanitaires.

Sur le vaccin AstraZeneca, dans plusieurs pays, et certains ont une campagne vaccinale massive, comme la Grande-Bretagne, basée sur ce vaccin, mais sur plusieurs pays d'Europe continentale, on a vu des cas de thromboses, en particulier chez des sujets plutôt plus jeunes, plutôt féminins, qui ont tout de suite alerté. Cette alerte a donné lieu à une suspension pendant quelques jours, une confirmation de l'usage. Et au fond, que font nos autorités sanitaires ?

Elles regardent le bénéfice et le risque. Et elles regardent un équilibre entre le coût et l'avantage. C'est-à-dire que lorsque vous avez un certain âge et que vous risquez d'attraper la maladie, elles considèrent, au regard de ces risques, ceux que vous prenez dans les très faibles cas où on a vu des cas de thromboses.

L'analyse qui a été faite par l'Autorité européenne a été de dire : nous considérons que ce vaccin est un vaccin sûr, qu'il est efficace, et que ce couple bénéfice-risques est tout à fait positif pour les personnes de plus de 60 ans. Donc elle l'a recommandé pour les personnes de plus de 60 ans. Les autorités sanitaires françaises auront à se prononcer dans les prochains jours.

Nous, le choix sur lequel nous vivons aujourd'hui, et qui a été documenté et dûment établi, c'est que, pour toutes les personnes de plus de 55 ans avec un facteur de risque, parce que ce sont des personnes qui, si elles attrapent le virus, ont de très fortes chances de faire des formes graves et donc d'aller en réanimation, voire de décéder, pour toutes ces personnes, le vaccin est recommandé. Et nous continuons de suivre véritablement nos autorités sanitaires. C'est le fruit d'une transparence complète, et c'est ce sur quoi nous devons collectivement fonder notre confiance dans ce vaccin : c'est que les moindres problèmes qui ont existé sont rendus publics.

Mais vous savez, chaque jour, les médicaments que vous prenez ont de tels risques, et parfois avec des risques statistiques qui sont à peu près ceux dont nous parlons pour le vaccin AstraZeneca. Donc je veux simplement qu'on replace les choses en bon ordre. Ce virus est dangereux, les formes graves sont dangereuses.

Lorsque l'on a plus de 55 ans et qu'on a des facteurs de risques, ces formes graves sont plus fréquentes. Et je me fie aux autorités sanitaires pour vous dire que le vaccin AstraZeneca est aujourd'hui recommandé et qu'il doit être utilisé en suivant ces préconisations, et en particulier les préconisations en termes d'âge. On ne l'utilise pas pour les plus jeunes, mais pour les plus âgés, on continuera.

Pour les plus de 55 ans, on l'utilise aujourd'hui, surtout quand on a un facteur de risque. Monsieur le Président, parmi les 250 millions de doses qui vont être produites d'ici la fin de l'année, on devrait savoir, sur ce site-là, combien de millions de doses vont sortir. Deuxième question : ici, vous êtes aussi sur les terres du cluster Polepharma, qui est quand même l'un des premiers clusters européens, et là, il y a toute la filière des transporteurs et des logisticiens.

Est-ce que le laboratoire les fait travailler localement ou pas ? Je vais d'abord saluer vraiment le territoire, ce département d'Eure-et-Loir, j'étais avec les élus il y a un instant, la région. En effet, le Polepharma est au cœur de l'identité industrielle de ce territoire, de cette région, et c'est une fierté française.

C'est aussi pour ça que je souhaite qu'on continue dans le droit fil de ce que nous avons lancé maintenant il y a trois ans avec ce qu'on appelle [INAUDIBLE]. C'est le retour d'une politique d'attractivité industrielle, avant même cette crise, de redévelopper notre industrie pharmaceutique, de redévelopper en donnant de la visibilité au maximum sur le prix du médicament, et de permettre tout à la fois l'innovation pharmaceutique et le maintien aussi de sites de production qui ont besoin d'avoir de la visibilité, si possible sur plusieurs années, et de maintenir des productions de produits matures. C'est important, et c'est là-dessus qu'on [INAUDIBLE].

Le site ici travaille avec tous ses partenaires habituels. On a un site qui a plus de 240 salariés, qui a embauché 60 personnes pour ce projet, qui a des partenaires dans la région et au-delà qu'il continue à faire travailler, et qui sont donc en quelque sorte même tirés par cet élan productif. Donc, oui, c'est non seulement bon pour les entreprises qui aujourd'hui produisent et sont impliquées dans ces programmes de manière directe, et les quatre sites en France qui produiront donc ces 250 millions de vaccins en 2021, mais c'est bon pour tous leurs partenaires et sous-traitants.

Je le disais, quatre sites, celui-ci est le premier à commencer, mais quatre sites produiront ces 250 millions de doses en France, en 2021. Je ne vais pas révéler de secrets industriels, donc je ne vais pas donner le nombre précis de doses produites ici, et par site. Par contre, ce que je peux vous dire, c'est qu'ils ont commencé, et ils sont en train de monter en puissance très fortement.

On m'a expliqué que, fin avril-début mai, on sera à pleine cadence, et qu'on va encore monter les cadences durant l'été, avec vraiment une mobilisation 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ce qui vous montre que quand je dis que tout notre pays est mobilisé sur le vaccin, matin, midi et soir et durant la nuit, c'est dans les centres de vaccination, c'est pour aider, soigner et administrer les doses, mais c'est aussi pour les produire. Donc c'est vraiment un effort de guerre collectif et national.

Est-ce que les enseignants vont être vaccinés avant de reprendre les cours en présentiel ? J'ai déjà répondu à cette question. Notre stratégie de vaccinations, là aussi, suit les recommandations des autorités sanitaires et des spécialistes.

C'est-à-dire, qui doit être protégé en priorité ? Les personnes les plus âgées, les personnes qui ont des risques : des surpoids, de l'hypertension, du diabète. C'est pour ça qu'on a une stratégie qui commence par les plus âgés d'entre nous, et qui descend par tranches d'âge ; j'ai rappelé la semaine dernière à nos compatriotes quelles étaient les étapes.

D'un point de vue de santé publique, il n'y aurait aucun sens à vacciner un enseignant de 30 ans en priorité sur ses parents de 70 ans. Ce serait même un contre-sens sanitaire. Nous sommes, aujourd'hui encore, en train de monter en charge : nous utilisons chaque jour plus de 80 % des doses que nous recevons, et donc nous sommes quasiment à flux tendu.

Donc nous aurons, dans les prochaines semaines, une vaccination prioritaire pour les enseignants, les AESH et les personnels qui sont au contact de personnes très vulnérables, en particulier en situation de handicap ; il y a un peu plus de 70 000 professionnels qui sont dans ce cas-là. Parce qu'on parle d'enfants ou d'adolescents qui ne peuvent pas porter le masque, ou pour lesquels les protections ne peuvent pas être les mêmes, et là, on se doit de protéger complètement nos enseignants. Pour le reste, on gardera les mêmes protocoles pour la reprise des cours, avec beaucoup de précautions, avec une politique de tests très volontariste, que nous avons encore améliorée grâce au développement des tests salivaires il y a plusieurs semaines, et des autotests maintenant autorisés par la Haute Autorité de santé.

Et à partir du moment où on ouvrira la vaccination aux moins de 55 ans, on aura une politique de priorisation de certaines professions, au premier rang desquelles nos enseignants. Voilà, Mesdames, Messieurs, merci. Merci encore à l'entreprise et à tous ses salariés, et merci à nos élus, qui croient dans l'industrie.

Merci, Mesdames, Messieurs. Je vous rends le flacon.