Dans le Morbihan avec Muriel Jourda
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Retrouver manger ses voter avec le concours général agricole. Bonjour. Tous les monolythes sont bien alignés pour ce nouvel épisode de Manger ses beautés.
Vous le savez, nous sommes à [musique] Carnac et nous allons visiter aujourd'hui le Morbiillant. Mort c'est la mer en breton. Bian petite la petite mère c'est le surnom du golf du Morbillant.
Et on va sillonner ce département en compagnie de Muriel Jourdin, la sénatrice Les Républicains et présidente de la commission des lois. Vous allez voir, c'est un département merveilleux et on n' pas fini d'en découvrir. Voilà cette fameuse citadelle de Port Louis pour une fois qu'elle a pas été faite par Vauan Ban celle-là et par [musique] Corbino ou enfin bon elle doit m'attendre là-bas.
Bonjour madame le sénateur. Je comprends mieux pourquoi vous m'avez donné rendez-vous ici pour prendre un canon. Évidemment vous m'avez eu hein.
Je sais pas si je serais venu si c'était un canon comme ça. Je vous promets qu'on boira du cidre tout à l'heure. Je vous promets.
Ah des dons. Quel point de vue, quel panorama. C'est magnifique.
On peut faire un peu le tour des remparts ensemble ? Bien sûr, avec plaisir. Parce que ici vous êtes chez vous mad même le sénateur.
Ah, je dis madame le sénateur, la fonction prime. Oui, moi je dis le madame le sénateur. Alors, madame le sénateur, on est chez vous ici à Port-Louis.
Oui, enfin c'est une commune dans laquelle je vis depuis plus de 25 ans, mais je suis régénère de l'autre côté de l'Orient. Ah, vous êtes vous êtes une extrangère, vous êtes venez de l'autre côté de la Rad. traverser la rad.
J'ai été assez bien accepté puisqu ils m'ont élu au moins pendant 6 ans maire de la ville. Donc je connais bien cette ville et j'en suis conseillère départemental depuis 2015. Je suis parti pour mes études de droit à Rennes.
Ça reste à Bretagne. Ça reste à Bretagne. Mais voilà et je suis revenue au barreau de l'Orient effectivement pour exercer pendant au moins 25 ans ma profession d'avocat.
Oui, mais est-ce qu'on garde quand on est avocat plutôt que juge, est-ce qu'on garde un regard particulier, un angle particulier sur les lois qui est toujours celui du justiciable, de de la défense des droits du justiciable ? Alors, il y a cet aspect des choses, mais il y a surtout le fait que quand on a été avocat et qu'on voyait les lois changer à peu près tous les de mois, on se dit qu'il il faut être moins prolix et et qu'il faut moins modifier le texte tout le temps. Mais est-ce que vous avez foi en la justice ?
Et est-ce que au quotidien dans le travail du Sénat vous sentez le comment dire justement la foi ou la confiance que peut avoir la société dans votre jugement collectif ? C'est même l'inverse. Non non non, je pense que malheureusement aujourd'hui faire de la politique est plutôt quelque chose qui vous dévalorise que ça ne vous valorise aux yeux des gens parce que la politique on prend des coups et pas beaucoup de caresse.
Oui, mais c'est vrai mais après on le sait mais je pense aussi que la politique n'a pas toujours eu les résultats escomptés. en tout cas les résultats promis. Donc je je ne me plains pas des coups qu'on peut prendre.
On sait que c'est possible parce que je pense que l'action en vaut la peine malgré tout. Est-ce que vous pouvez nous expliquer parce que moi j'ai du mal à saisir la différence entre la façon de voter de la Chambre des députés et celle du Sénat. Nous avons une expérience qui n'est peut-être plus partagée aujourd'hui par les députés. on est plus calme, on a plus de recul, on est moins sous le regard de nos électeurs parce que nous les connaissons tous et ça fait certainement la différence dans un comportement euh humain qui bon à l'Assemblée nationale aujourd'hui un spectacle que chacun appréciera.
Bon, avec cette belle journée, je sais que vous allez me faire visiter une Bretagne rêvée. On y va. On y va.
C'est parti. Découvrons ensemble les parcelles et les seres de maréchal de la ville de Vann. [musique] C'est monsieur le maire qui nous propose la visite guidée de ce potager municipal.
Renand, son jardinier nous montre les légumes qui rejoindront l'étapes des crèches [musique] de la ville cuisiné par Isabelle pour le plus grand bonheur des petits-enfants. Après cela, direction un autre genre de crèche, la nurcerie des petits cochons de Sylvain [musique] à la ferme biocochon. Et comme la visite donne soif, Jean-Michel nous attend dans son verger avec un verre de son cidre [musique] d'exception, le Royal Gilvic.
Puis la journée s'achèvera chez Jeff au bord de l'eau, à l'ombre des pains, une huîre en main pour déguster l'océan. [musique] Mais avant l'océan, l'One. Direction la ferme d'Océane, une jeune éleveuse pleine d'énergie qui met son amour [musique] dans ses yaourts.
En route ! Bonjour Océan Vincent. Bonjour Océan !
Bonjour ! Bonjour les filles. Océane 23 ans.
C'est c'est l'exploitation familiale, je suppose. Exactement. Je suis installé depuis un an. avec mes parents.
C'est dans le but aussi de de créer mon atelier de transformation et vente direct sur le site avec mes parents. Et vos parents, ils faisaient déjà de la de la vache la Oui. Ouais.
Ça fait 30 ans qu'ils sont installés tous les deux. On les entendu. Combien de bêtes vous avez sur votre exploitation ?
Euh, on a 130 vaches laitières sur l'exploitation. 130 vaches, il faut être combien de personnes pour s'occuper de 130 vaches ? Aujourd'hui sur le site, on est quatre personnes à un pleinttemps sur le site nous sur notre entreprise, on a 310 hactares et les 310 hectares partent uniquigement pour l'alimentation des vaches.
On ne vend strictement rien, on le valorise à 100 % quoi. C'est bien. Et ça c'est plutôt bien hein de de pouvoir vivre en tarsie agricole.
C'est c'est très très bien et ça ne rend dépendant de personne. H Et puis au moins vous maîtrisez le produit du début à la fin. On a besoin d'agriculteur, hein.
Tant qu'on mangera trois fois par jour, on aura besoin d'agriculteur. Donc voir une si jeune femme comme Océane reprendre avec autant d'enthousiasme, [musique] avec une vraie idée sur ce qu'elle fait, hein, de vraiment ça part du sol et ça arrive ensuite dans le produit qui est transformé, ben c'est formidable. On se dit [musique] qu'effectivement l'agriculture a de l'avenir.
J'ai toujours voulu m'installer chez mes parents depuis 5 ans. Elles m' elles sont pas contentes parce que elles sentent qu'on on leur laisse pas la parole. Je sais pourquoi.
C'est parce que dans ce troupeau, il y a un mélange de Holstein et de Normande. Et les Normandes en Bretagne, ell elles manifestent en fait, elle milite. Bah ouais, ils prennent leur place. [rires] Vous êtes en agriculture conventionnelle, vous vendez tous sur place, vous avez un réseau de distribution.
Alors donc en vente direct, j'ai le magasin donc en centre Bourakamor et autrement je fais des livraisons pour les professionnels, donc en magasin, restaurant, épicerie. Combien vous êtes dans la dans la fraterie ? On est trois sœurs.
Et l'autre sœur, elle est installée en en poulpeondeuse quoi. Oui. Vous avez une renégate de parmi les trois sœurs, il y a deux sœurs qui font les vaches et la troisième a dit "Moi ce sera les poules".
C'est ça. Ouais. Vous lui vendez un peu de maïs ou pas ?
Non. Non, elle veut pas votre maïs. Non non non.
Elle peut pas prendre notre nos aliments parce qu'elle est en bio et c'est très très strict. Elle fait des œufs bio. Oui.
Ouais. Ouais. D'accord.
Et c'est l'alimentation est très stricte en en poulepondeuse. Même monsie sénateur le beurre en Bretagne c'est pratiquement l'aliment premier. C'est en tout cas ce qu'on retrouve dans tout.
En tout cas il est sur la table. On mange du beurre, on fait du beurre, on mange du beurre, on aime le beurre et [musique] on a raison. C'est excellent le beurre y compris pour la santé d'ailleurs.
Hop ! [rires] C'est mon âme de Toréros. Je vais vous dire ce qui me plaît moi, c'est que on a une jeune femme, sa sœur, son autre sœur qui fait des poules.
On ne parle pas de garçon. Ce sont des exploitantes agricoles en autonomie qui n'ont besoin de personne. Là vraiment se pose même pas la question [musique] de savoir si on est un garçon ou une fille au moment d'entrendre l'exploitation hein.
C'est aussi un métier de femme hein. Il y a eu toujours des agricultrices he mais on en parlait peut-être moins. Mais non c'est manifestement un métier de femme et puis quand on connait les sœurs qui adoré on peut faire des gâteaux entre les œufs, la crème le lait le beur faut.
Ouais c'est clair. On peut faire des beaux phardes là. [rires] Alors, je suis un tout petit peu surpris parce que on est en périphérie vanta pleine zone commerciale.
On passe le rideau d'arbre et on arrive dans le maréchage. Et oui, [musique] on arrive alors dans le maréchage recherche un peu particulière. Ce sont les serres municipales de la ville de Van où il cultivent des légumes et des fruits.
Nous allons [musique] voir ça en agriculture biologique. Bonjour David. Monsieur le maire.
Bonjour. Bienvenue Vincent à l'affaire du péreno. Voilà le marécher.
Donc là, il y a déjà de la belle tomate hein. Monsieur le maire. Euh c'est un peu votre potager ici.
C'est mon potager. C'est une vraie fierté effectivement. Renant a relevé le défi.
Effectivement 900 kg il y a 6 ans, 7 tonnes l'année dernière. Se met à Vanne, ça pousse à vanne. C'est cueilli le matin, c'est dans l'assiette de midi.
Vous êtes tout jeune, comment est-ce que vous êtes arrivé dans cette serre municipale ? Euh bah une annonce tout simplement, une annonce sur sur Pôle Emploi comme quoi la ville de Van recherchait un maréché quoi. Est-ce que sur le plan économique on s'y retrouve aussi ?
Bien sûr que nous sommes gagnants. Euh aujourd'hui, le poste chargé de renon, c'est 40 45000 €. Moi, j'encourage vraiment les élus qui ont un peu de surface agricole qui trouvent des perles rares comme Ren aussi.
Faut trouver la bonne personne à un moment, hein. Et et avoir la volonté. Et avoir la volonté, ça n'est pas intéressant qu'économiquement, c'est aussi la fraîcheur assurée.
Ça reste de tr jours en chambre froide au grand maximum. Puis on est labellisé en bio, on a eu la certification en 2021. Maintenant, à un moment demain, j'en suis persuadé, les communes s'assoussiront et on voit bien qu'on revient des la nourriture ici en circuit très court.
Les écoles reprennent des cuisinières. Je pense que voilà, on fait une marche arrière par rapport à cela et c'est pour le bénéfice de de tout le monde et puis c'est de la terre cultivée, c'est du CO2. C'est voilà, c'est assez génial.
C'est du bonheur donc bonheur, il faut le dire. On vit dans un monde qui est tellement pessimiste, on nous montre que ce qui marche pas. Bah ici, il y a quelque chose qui marche, qui fonctionne, qui est pas hyper compliqué, qui est moins cher que si on achetait.
En gros, on a trouvé notre ride de croisière avec les crèches où on fournit euh, je peux dire la totalité parce que sur la saisonnalité, il y a des choses que des fois elles aiment bien acheter en amont que nous en Bretagne on arrive pas encore à produire. Par exemple, du je sais pas de la courgette tôt dans la saison. Mais aujourd'hui, sinon tout le reste des légumes qui sont cuisinés, on va dire 80 % des légumes qui cuisinent sont fait sont fait ici.
Je crois que tout est dit, franchement, il y a plus qu'à goûter. Elle est loin la crèche. 4 km maximum.
Bonjour les enfants. Bonjour. Bonjour.
Ah voilà les clients du restaurant et je sais qu'à cet âge là les clients sont difficiles. En général, je peux pas rester, je dois vous quitter puisque j'ai une réunion mais je vous laisse dans les mains d'Isabelle, la chef de ce superbe restaurant. OK.
Merci monsieur le maire. À très bientôt. Ah, je crois que c'est la chef qui arrive.
Bonjour chef. Isabelle, c'est ça ? Bonjour.
Bonjour madame la Bonjour Isabelle. Écoutez, on est bien chez vous. On n pas été encore très nourri hein.
Peut-être on se rattrapera tout à l'heure. Ah tout ce qu'il faut. Mais on a vu en tout cas que il y avait les le le panier, la cagette de chez Renand dont on revient là à l'instant.
Et on voit que le circuit est extrêmement court Isabelle très court. On a les légumes qui sont fournis par Onan qui nous il nous livre autant de fois que nécessaire dans la semaine et grosso modo c'est combien ? deux fois par semaine.
Il nous fournit à peu près la liste des légumes qu'il peut avoir la semaine d'avant pour qu'on puisse établir des menus en fonction de sa production. Ah, vous voulez dire que vous faites la cuisine du marché ici ? Complètement.
Tout ce qui vient, tout ce qui est apporté ici auprès de la crèche que ça se entend autant au niveau du maréchage que de l'était que de tout. On est avec des produits de ferme avec des avec des produits labellisés. On a des poissons qui viennent de la crier le matin même.
Ah ouais. On passe du du poisson frais entier. Ah ouais.
Ah oui, donc il y a un vrai travail. Il y a un vrai travail. Mais vous vous avez une formation de cuisinière euh on va dire indépendante.
Je viens de l'école hôtelière. Ah bah voilà. D'accord. 15 ans d'hôtellerie.
Et avant de avant de passer en resto oui. Ouais. Parce que notre travail aussi c'est d'intégrer le maximum d'allergène dans les menus des enfants parce qu'on est dans des étapes d'âge où il y a beaucoup de choses qui se passent auprès des enfants.
Plus on les intègre tôt avant les 10 mois de l'enfant, mieux c'est pour l'enfant. C'est très intéressant parce qu'on va au-delà de cuisiner local et de produire. Il y a il y a une vraie réflexion sur l'alimentation euh et un enseignement même qui est donné.
Tout [rires] à fait, tout à fait. Bravo. Alors, j'ai la chance d'être complètement libre dans mes choix.
C'est vrai. Complètement. Ça c'est vraiment cette chance là.
On a tout les produits et la liberté d'eux. Je je ne trouve pas de fausse note. J'ai pas votre impression.
C'est exactement le cas. Et moi, je coutume de dire que ce qu'on apprend enfant, on le sait pour toute sa vie. Ben ici, on apprend à manger et on le saura pour toute sa vie.
Le but est de réveiller les goûts, les saveurs et de prendre du plaisir. J'ai rarement mangé d'aussi bonne fraise que celle de Renand. Ah c'est vrai que à la crèche [musique] de vanne, les enfants sont gâtés.
Comme on disait avec monsieur le maire, en revanche, quand il s'agit de protéines animal, c'est plus compliqué hein. Il faut quand même se fournir autour dans le département. Il n'en élève pas mais d'autres en élèvent.
Regardez où nous sommes arrivés. Ah bah alors, c'est merveilleux là. Je suis heureux.
Bonjour Sylvain. Bonjour. Bonjour.
Vous avez les pieds dans le porcelet là ? Bah oui, tous les matins on fait le tour. Quel âge ils ont vos petits cochons là ?
Donc là, ils ont environ un mois. Euh les les truits, les ales jusqu'à quel âge ? Donc en bio bah c'est obligatoire un mois et demi.
Euh c'est le cahier des charges du ça. Et donc là là ils se baladent, ils vont de stal en stal comme ça. C'est ça.
Bah nous on a fait le choix en fait qu' ils se connaissent tous dès la naissance. Ouais. Ils vivent en communauté.
Voilà. Tout à fait. C'est la sociabilisation que là on voit des cochons qui sont sains et vu que nous on est en bio donc on va pas avoir d'antiinflammateur derrière.
Qu'est-ce qui vous a fait passer du conventionnel au bio ? Souc de santé via l'ammoniaque. Ah, voulez dire le dégagement d'ammoniaque dans les dans les déjections.
Je pouvais plus rester dans les bâtiments fermés. J'avais soit je quittais le métier, soit je le faisais autrement. Ici, ça sent bon.
Alors, je dirais pas que c'est que c'est le chèvrefeuille, mais ça ne pue pas comme parfois c'est non parce que on va pas avoir de stockage de lisier dessous. On a aussi bah la partie espace, on va avoir moins de cochons en mètre carré donc forcément la dilution n'est pas la même quoi. Donc voilà les jeunes truies, les demoiselles qu'on appelle les cochettes.
Elles sont pas farouches, hein. Bah dis donc, mais j'ai rien à manger dans les poches. Les jeunes qui s'installent et qui viennent évidemment ont des besoins de fonciers notamment d'installation.
Est-ce que les banques jouent le jeu ici ? C'est une entreprise comme une autre he entreprise agricole. Ça veut dire qu'il faut qu'il y ait des perspectives et qu'il y ait une capacité à avoir un modèle économique.
Ah oui, on est d'accord. Moi, quand je me suis installé, les banques me demandaient une sécurité. On avait l'obligation de faire un contrat pour sécuriser tous nos investissements.
Ça vous étrangle pas un peu la pression des des deux côtés ? On est obligé de avec de les subir, on a pas le choix. Vous êtes pas entièrement votre patron quoi.
Non, on en fait on est aujourd'hui un des seuls métiers qui ne font pas ses propres factures. On reçoit les factures avec le chèque et si ça nous plaît pas c'est pareil. On garde notre camelotte, c'est tout.
C'est terrible de dire ça mais mais c'est la réalité. Aujourd'hui, une entreprise n'a pas le droit de travailler à perte sauf en agriculture. Est-ce que vous percevez des aides des subventions ?
Moi après, j'en ai pas fait la demande parce que j'ai choisi un autre modèle, notamment avec la diversification par la ferme péda. J'ai Ah, c'est une ferme pédagogique ici. On a toute la ferme pédagogique qui va être autour de nous.
Euh on a un labyrinthe de maïs, on a plein de choses qui me permet aussi de me sécuriser niveau salaire. Ces jeunes là, elles ont quel âge ? Donc là, en fait, on insine tout le temps aux alentours des 9 mois pour une première mise à 1 an.
D'accord. Mais vous nous parlez d'insémination, vous n'avez pas de verra. Venez, on va le voir.
C'est notre verra. C'est Momo. Il aime bien se faire gratter la coan.
Voilà, c'est ça. [musique] Dites-moi Muriel. On est où ici ?
Alors, ici on est à Surz, une quinzaine de kilomètres après [musique] Van et bien sûr, on est dans une cidrerie et nous allons rencontrer Jean-Michel Mov. Bonjour, c'est Jean-Michel, c'est ça ? Bonjour, bienvenue.
Bonjour madame la sénatrice. Bienvenue. Je vous voyais en train de de toucher vos pommiers.
C'est quoi ces pommes là ? Alors, c'est la fameuse pomme variété guilvic. Voilà.
Ah, ça c'est vraiment le morbillant, hein. La royale. Royale.
Ouais. D'ailleurs, d'où son nom le cidre royal Guilvic ? On dit le cidre prestige.
Voilà. Quand on goûte le guilvic, on voit les autres cidres autrement après. Moi, il y a quelque chose qui m'a je pas choqué mais qui m'a interpellé dès que je suis arrivé. c'est que vous irriguez, vous arrosez et justement les pommiers, ils ont besoin de beaucoup plus d'eau qu'une culture classique.
Donc on a un système de détends où on collecte les eaux pluviales, on distribue pour économiser justement l'eau en goutte à goutte au pied des pommiers. Bon voilà, ça devient indispensable maintenant. On parle, on parle du réchauffement climatique.
Voilà, du temps de mes parents, on avait pas besoin d'irriguer comme ça. Voilà quoi. Le changement climatique, il existe, ils le disent, mais ça n'est pas qu'il tombe moins de haut, c'est qu'elle ne tombe pas au même moment.
Nous ne sommes pas en déficit hydrique ici. Nous, sur le côté réchauffement climatique, on voit que nous maintenant fin novembre, on a pratiquement fini le cidre. Alors que de mes parents, il y a 20 ans, c'est c'était Noël et des fois ils finissaient en janvier.
Donc on a pris un mois de d'avance dès le début septembre, on commence à avoir les pommes qui tombent et qu'il faut commencer à les ramasser. Du temps de mes parents, c'était octobre ou mi-octobre qui commençait. Jean-Michel, quel type d'agriculture vous pratiquez vous ici ?
Alors, on est en agriculture raisonnée. Voilà, on fait attention à ce qu'on fait, hein. Et euh vous voyez hein, au niveau de la pomme, euh qu'elle soit belle ou pas belle, euh qu'il y a un verre dedans ou pas de verre, un verre ça peut donner des protéines de goût.
Voilà, tout est broyé hein. Donc euh et vu le coût euh d'achat de la tonne de pommes à ceux à qui on achète des pommes, ils ont pas intérêt à traiter. Ça fait des frais supplémentaires, hein.
Donc la pomme, elle est très très peu traitée. Et ce cidre là, oui, il est assez exceptionnel. Et puis il est artisanal ici et ça ça n'est plus si fréquent.
Oui. Alors nous une entreprise familiale donc on on savait qu'automatiquement nos enfants, c'est prévu depuis 3 4 ans viennent derrière mais on a quand même été approché par une grande sidorie. Euh surtout le labelle rouge euh intéressé du coup mais euh nous on se bat justement pour que euh ces grands groupes justement auquels ils achètent un artisan mais euh qu'ils ont pas le droit de vendre sur le l'étiquette artisanal un cidre qui est fait industriellement en passant par cette entreprise artisanale quoi.
Vous un peu le astérix du site, vous vous résistez à l'envahisseur quoi hein. C'est le village gaulois. Bon, je serais plutôt bilx [rires] vu le vent.
Je voulais pas le dire hein Jean-Michel, je voulais pas vous gêner mais mais l'idée est [rires] bonne quand même. Je vous avais promis un canon ce matin à la citadelle. Ah, c'est ça le canon ?
Mais c'est ça le canon. Je l'ai attendu toute la journée. Ça valait la peine.
Vous allez voir. Goûtez. [musique] Muriel amour coquillage et crustacé.
Mais [musique] c'est c'est tout à fait ça. Regardez, on est à la perle de Kanéan maison Quintin un australiculteur bien connu depuis plusieurs générations. Oh là là là là.
Oui. Ah ben je comprends mieux. C'est ça la perle.
Alors voilà. Produit estival produit qui a 3 ans d'élevage 3 ans passé. sous la mer, on a on a des huites nous qui arrivent ici qui sont en rivière de craque, on les ramène dans le golf du morbillant sur l'île au moine brassé avec les courants du golf du morbillant beaucoup d'eau douce aussi beaucoup d'apport éluurique et on les ramène ensuite en rivière de craque.
Donc la stimulation fait que le produit grossit de façon optimale et on a un produit qui est de qualité exceptionnelle. L'huître n'a pas besoin de nous mais on est là pour la façonner. On est là pour façonner [musique] le produit.
On est là pour juste mettre comme un enfant le mettre au bon endroit. Bon moment, c'est vraiment on suit le cycle d'élevage. On a vraiment un cycle d'élevage.
Je crois que vous avez deux systèmes ici, les poches comme partout hein qui sont des sacs d'huîre et vous avez un autre système. On a le support ce qu'on appelle australien qui est un support à balancelle. Donc on tend un boout un boout en kevellard et on met des supports cylindriques qui grâce à un flotteur en dessous bougent naturellement avec la houle et la marée.
Un peu comme un télésiège entre une télésiège et une balançoire quoi. Tout à fait. C'est un peu c'est un peu çaess d'imag c'est c'est que ça donc ça balance et grâce à ça on arrive à un produit qui est très galbé parce que elle est poli tous les jours.
La nature polie l'huîre naturellement. Comment se porte le marché de l'huîre Jef ? C'est compliqué.
C'est compliqué. Euh on vendait 140000 tonnes d'hu il y a 20 ans en France on en vend 80000 tonnes. On a divisé par de la consommation.
Pourquoi ? Parce que le produit est passé de mode. Alors c'est la mode l'été en barre de dégustation les bars à huîre.
Il y a vraiment les l'engouement le engouement festif ou juste à Noël ou juste à Noël si chaque français mangeait une fois de plus des huîtres par an, on serait on serait pas dans l'embarras. Là actuellement euh il y a le frein à l'ouverture de il y a l'inflation qui fait que les gens ont moins les moyens d'acheter des huîtes. C'est quand même un produit qui est pas cher mais reste cher quand même pour le panier pour le le français moyen.
Et donc euh on a aussi la peur d'être malade. Maintenant l'huître est saine. Donc nous on la produit dans des zones qui sont de qualité exceptionnelle au niveau de l'eau.
On fait un produit qui est qui est magnifique et donc il faut manger des huîres. Comment est-ce que vous êtes impacté par le réchauffement climatique ? La faune et la flore ont évolué.
On a beaucoup d'attaques par les dorades. Il y a 15 ans de ça, on avait aucune dorade en bquibron. On a des dauphins par centaines en bêquibron.
L'hître s'adapte au kima. Jusqu'à quand ? Je ne sais pas.
On est conscient de notre économie. on est consciente de la chance qu'on a d'avoir un tel produit ici qu'on peut mettre en valeur. Donc voilà, tout le monde fait en sorte les professionnel comme les pouvoirs publics de pouvoir continuer cette cette austriculture qui qui fait la la chance de nos morbillanis et puis la chance de tous ceux qui peuvent goûter aux huîtres.
Et j'ai repéré chez vous là-bas une petite table en bois sous les pains. C'est assez tentant. On y va.
C'est parti. Je vous suis. Venez.
Muriel. Allez, on a bien mérité. On a mérité.
Voilà le maître des lieux. Ouais, la belle pomadour avec ses jeunes filles. Magnifique.
Oh, elles sont belles. Ouais. Quelle couleur là dans le soleil déclinant.
C'est un cadre paradisiaque [musique] qui permet aux austriculteurs de survivre vu le contexte économique. Euh, les austriculteurs depuis un an [musique] vendent en dessous du coup de revient. La faible demande fait que l'huître, elle est boudée et les agriculteurs souffrent.
Ils ont du mal à survivre et donc euh on se on se bat pour euh faire vivre les lieux de dégustation chez le striculteur euh de façon en 2 mois à donner un petit sursaut, un coup de boost, un petit un petit coup de boost au niveau de l'économie de l'entreprise qui permet de redémarrer une saison d'hiver un peu plus serein. Je vous laisse déguster les pompours. Je file à mes activités.
Oui, merci. Merci Jeff. Merci madame le sénateur.
Aujourd'hui, tout le monde veut venir en Bretagne et en particulier dans le Morbillant. Vous êtes colonisé en fait. Moi, je suis assez satisfaite du fait que nous ayons des touristes.
Le tourisme c'est quand même de l'économie. Ça fait vivre le pays quoi. Ça fait vivre le pays.
Moi, il y a un mot qui que je trouve a été dévoyé et en bonne partie à cause des Bretons. C'est le mot agroalimentaire. Et dans l'esprit des gens, à cause de production souvent intensive et industrielle en Bretagne notamment, les gens pensent industrie agroalimentaire et oublient le terme agroalimentaire.
Oui, mais je crois qu'on a une vision qui est un peu fausse des choses. D'abord, l'agriculture en France et aussi dans le morbillant, elle est très familiale en France. On voit beaucoup de GCK et on l'a vu d'ailleurs en famille des des couples des couples avec leurs enfants, enfin des proches qui exploitent ensemble et ensuite une fois qu'on a dit qu'on exploitait enfin il faut bien transformer et c'est ça l'agroalimentaire c'est une étape après la production une étape qui permet de nous nourrir nous nourrir tous les morbillanais et d'autres et donc ce qu'on prend pour un productivisme répréhensible ça n'est jamais que la capacité qu'on nous agriculteur à nous nourrir tous.
Gardons quand même à l'esprit que les agriculteurs sont les mieux placés pour vouloir préserver cet environnement dont ils vivent aussi. Faut que je vous dise que j'ai été très sensible à ce que vous m'emmeniez voir un producteur de port bio. Et j'ai coutume de dire et c'est un peu une boutade mais on n'est pas loin du fait. euh 1 million de Bretons, 3 millions de cochons.
Euh c'est-à-dire cette industrie du cochon du port euh en Bretagne, elle a quand même fait d'énormes dégâts. Oui, c'est vrai. Mais c'est en ça que je dis qu'il faut qu'on trouve un juste milieu.
Euh moi je pense que l'agriculture ne peut pas être que locale. Elle doit aller au-delà. Euh l'agriculture, ça a été une des grandes forces commerciales de la France.
On est d'ailleurs en train de perdre beaucoup de terrain et le Sénat a déjà dit depuis de nombreuses années. L'agriculture, elle doit aussi s'exporter. Mais moi, je ne suis pas euh de ceux qui opposent des deux modes de production.
La l'agriculture conventionnelle, l'agriculture qui produit, elle est nécessaire. Merci beaucoup Muriel de cette journée. J'espère que vous avez pris autant de plaisir que nous à cette balade morbillanaise.
On se retrouve très vite sur le canal 8 de la TNT ou sur publicsena.fr. faire. [musique] C'était manger ses votés avec le concours général agricole.
Muriel Jourda