Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationTV5MONDE Info· 21 janvier 2026 17 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Bernard Guetta : "Donald Trump recule face à la résistance européenne à sa volonté colonialiste"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Les États-Unis de Donald Trump et l'Europe sont-ils au bord de la rupture ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ces images générées par IA de Trump inspirent à Bernard Getta ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Christine Kraent, qu'est-ce que vous retenez de ce discours de Trump à Davos ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Peut-on parler de rupture entre l'Europe et les États-Unis ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Que peut faire l'Europe concrètement si Trump prend le Groenland ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    75% des Américains s'opposent à une intervention par la force au Groenland, que faire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:30Christine KraentChiffre
    « 75 % des Américains s'opposent à une intervention par la force au Groenland. »
  • 9:00Bernard GettaFait
    « Nous sommes les premiers détenteurs de la dette américaine. »
  • 12:00Bernard GettaChiffre
    « Nous sommes le premier marché en terme de nombre et de richesse au monde. »
  • 13:30Bernard GettaFait
    « Cet homme n'est pas si fort que cela. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les États-Unis de Donald Trump et l'Europe sont-ils au bord de la rupture ? Le chef de la Maison Blanche multiplie en tout cas les actes hostiles et les gestes humiliants envers les Européens. Il l'a encore prouvé aujourd'hui au forum de Davos tout à l'heure dans son discours avec nous pour en parler.

Christine Araine. Bonsoir, soyez la bienvenue. Vous êtes journaliste, productrice de l'émission Affaires étrangères sur France Culture.

Votre livre Le Trump de A à Z tombe à pic pour nous aider à comprendre l'homme qui est Donald Trump. aux éditions de Noël et c'est dans la collection un premier dictionnaire et en direct de Strasbourg dans l'est de la France. Bernard Getta, bonsoir, merci beaucoup d'être avec nous.

Vous êtes Euro député, membre de Renw. Alors avant de vous entendre, j'aimais vous montrer deux images générées par l'intelligence artificielle. Donald Trump, on sait les affectionne.

Il les a publié sur son réseau social Tru Social. Il y en a deux. Il y a donc celle-ci, le drapeau américain planté sur le Groenland accompagné de Jedons notamment et dont son chef de la diplomatie, Marco Robio.

Et puis l'autre, vous allez le voir carrément dans le bureau oval de la Maison Blanche avec une carte du Groenland avec la bannière étoilée et en face il y a les dirigeants européens. Alors là, la photo est coupée mais il y a bel et bien le Groenland avec cette carte des États-Unis. Bernard GTA, qu'est-ce que ça vous inspire ?

Je crois que cet homme se vente. Je crois que cet homme se vente parce que souvenons de nous la semaine dernière exactement je jeudi dernier, il disait que une intervention militaire américaine n'était pas exclue. Il ne l'annonçait pas mais il faisait comprendre que ça n'était pas exclu.

Euh ce weekend euh on était passé au à l'augmentation des droits de douane et maintenant on en est aux négociations. Alors au-delà des grossièretés, parce que il faut appeler les choses par non, cet homme est tout simplement grossier avec les Européens, avec notre président Emmanuel Macron et avec la Terre entière. Au-delà des grosses fiertés, cet homme recule parce qu'il y a une résistance européenne à euh sa volonté colonialiste, en tout cas annexionniste.

Et moi, c'est ce qui me frappe le plus ce soir, encore plus que les grossièretés, bien qu'elle m'indigne. Christine au craint, vous avez suivi ce discours de Donald Trump au forum de Davos. Alors, il y a évidemment le fait, comme le dit Bernarguita qu'aujourd'hui il dit qu'il écarte l'usage de la force au Groenland, mais il y a aussi cette diatri contre l'ex-président de la Confédération helvétique en territoire suisse.

Qu'est-ce que vous retenez de ce discours ? Mais comme toujours avec Trump, c'est un discours, vous vous souvenez de Don Corléon ? Ouais.

C'est un discours de de chef mafieux, c'est affreux à dire, du président des États-Unis. Mais quand on s'intéresse au verbees, comme je l'ai fait pour ce livre, une manière de s'exprimer, il y a à peu près cinq mots de vocabulaire, énormément de majuscule, énormément de points d'exclamation mais mais et la télé c'est sa deuxième langue, c'est un vie de communication. Et ce qui était fascinant cet après-midi à d'avance, c'est que on s'est dit "Ah tiens, pour une fois, il lit son prompteur.

H et donc on voyait bien avec des chiffres à mon avis pour la plupart faux sur les performances économiques américaines. Néanmoins le discours était construit et puis comme d'habitude, il n'y résiste pas et il commence à partir dans tous les sens. Euh pour rebondir sur ce que vient de dire Bernard Getta, certes, il a dit "Je n'ai pas envie, j'ai pas envie euh de prendre cette cette plaque de glace comme il l'appelle le Grenland par la force." Mais il faut quand même retenir qu'il a insulté successivement le président de la République française, les Danois en général, euh la présidente de la Confédération Elvétique de façon particulièrement grossière, d'autant plus qu'il est quand même sur le territoire suisse.

Et comme d'habitude, il y a ce mépris, cette manière de fustiger des gens dont il perçoit en fait l'esprit de résistance et encore une fois, d'une certaine manière, Donald Trump nous contraint à nous rendre compte qu'il faut évidemment que nous autres Européens avec l'appui du Royaume-Uni et je crois que c'est important en l'occurrence qui a haussé le ton he d'ailleurs qui a haussé le ton s'agissant de Groenland, on aimerait qu'il soit plus ferme pour refuser d'adhérer à cette espèce de parodie de de d'organisation que le président américain va annoncer demain, cette espèce de conseil pour la paix qui ne concerne plus du tout Gaza et où il a invité par exemple le président de Biélorussie, c'est formidable le président de Biélorussie et Vladimir Poutine. Formidable Vladimir Poutine. Voilà.

Donc on est on affaire encore une fois à un personnage hors norme mais qui est aussi le président des États-Unis. Et justement Bernard Getta, je me tourne vers vous, je poserai la question aussi à Christine Kraent. Peut-on parler de rupture, en tout cas d'un début de rupture entre l'Europe et les États-Unis, deux alliés historiques transatlantiques ?

Écoutez, oui, d'un début certainement et moi j'irais même jusqu'à vous dire qu'on est à mi-chemin de la rupture si ce n'est à la rupture. Je suis, vous savez très étonné de à Strasbourg ici en pleine session du Parlement européen de voir à quel point des gens qui étaient il y a encore très peu il y a encore une semaine disons qui étaient encore il y a une semaine profondément atlantiste profondément attaché à l'alliance avec les États-Unis dire bah que bah qu'il faut bien se rendre compte de la situation nous souhaiterions conserver cette alliance qui est précieuse, qui était précieuse mais pour danser le tango, il faut être deux. Pour être allié, il faut être deux.

Et monsieur Trump casse cette alliance systématiquement à la manière d'un bulldozer. Et quelle conséquence Christine Crain si Donald Trump, vous le rappelez dans votre livre cette phrase "Je peux faire ce que je veux, je suis le président des États-Unis". Très sincèrement, l'annexion peut-être pas, l'administration des Groenlandais peut-être pas, mais prendre les richesses du Groenlande, ça devient inéluctable.

Quelles conséquences pour l'Europe ? Mais il a dit encore une fois dans ce discours, en fait c'est pas tellement les richesses qui m'intéressent. Ouais.

Il faut connaître que les États-Unis ont un traité avec le Danemark. Ils ont une base à à pitoufic au nord ouest de de du Groenland. Rien ne les empêche d'envoyer en en respectant ce traité.

C'est c'est la sécurité. L'enjeu me semble-t-il et je suis heureuse d'entendre grâce à Bernard Getta qu'il y a cette espèce de consensus au sein du Parlement européen. Le vrai défi, c'est une fois de plus l'unité des Européens eux-mêmes parce que on sait que bien évidemment chacun de nos pays, même si on a un grand marché unique qui est essentiel pour les exportations américaines, néanmoins pour leur propre économie, chacun de nos pays euh a ses propres priorités et c'est toujours la même chose.

On est à mon sens, on n'est pas assez intégré et ceux comme d'habitude qui disent "Ah l'Europe est faible et vous allez voir ils vont tous plier." Ce sont en général ceux qui refusent précisément une intégrint intégration plus. Mais est-ce qu'il faut alors dégainer ce qu'on appelle le bazooka commercial à savoir ce cet outil de coercition notamment en visant les géants du web, les gars femmes ?

Que peut faire l'Europe concrètement si demain Donald Trump prend le Groenland ? les les le bazooka comme vous dites, c'est ce que demande le président français. On sent bien que le chancelier allemand est quand même beaucoup plus réticent.

Euh il n'y a pas que les gars femmes. Les gafs femmes, il faut bien reconnaître qu'on est totalement prisonnier des services euh américains en ce qui concerne le numérique. C'est pas normal de ne pas en avoir en Europe.

C'est vrai que oui, mais on va pas refaire l'histoire. Donc il faut faire avec ce qu'on a ou plutôt avec ce qu'on a pas. En revanche, on a des moyens de pression commerciaux sur d'autres secteurs et et des moyens de pression qui peuvent faire mal au moment où l'économie américaine, contrairement à ce que prétend le président Trump, n'est pas au mieux de sa forme et surtout au moment où l'opinion publique américaine s'en rend compte et considère en fait que cette première année de mandat euh Trump 2 euh n'est pas aussi resplendissante pour ce qui concerne en particulier les consommateurs américains.

Et puisque vous parlez d'opinion publique, 75 % des Américains s'opposent à une intervention par la force au Groenland, Bernard Getta. Même question, que faire concrètement ? Il y a ce fameux bazooka, ce cet outil anti coercition, que faire ?

Mais vous savez, il me semble que la France et l'Allemagne sont à peu près d'accord aujourd'hui pour mettre ce bazooka sur la table. Mettre ce bazooka sur la table, ça veut dire euh ne pas dégainer immédiatement. Et il n'y a pas de raison de dégainer immédiatement puisque l'augmentation des droits de douane, ben Trump l'a brandi mais pour l'instant il ne l'a pas appliqué.

Il il l'a annoncé pour la fin du mois, il a annoncé un doublement pour le 25 juin ou la fin juin, je ne sais plus et qu'importe. Ce qui veut dire d'ailleurs que dans sa tête, il n'est pas certain que cette affaire du Groenland soit réglée comme il le souhaiterait en juin. Donc il devient un peu moins irréaliste.

Je dis pas réaliste mais un peu moins irréaliste. Et d'autre part cessons de nous sous-estimer nous les Européens. Nous sommes les premiers détenteurs de la dette américaine.

Il suffirait que nous vendions cette dette américaine partiellement partiellement pour que le dollar des gringoles que les taux d'intérêt américains partent eux en flèche et que nous mettions véritablement en difficulté l'économie américaine. Alors naturellement ça nous coûterait aussi à nous parce que si le dollar baisse ben les exportations américaines seront plus intéressantes et bien entendu que ça nous posera des problèmes. Et vous savez, on ne peut jamais tirer, on ne peut jamais se battre sans en payer le prix.

Alors, nous sommes les premiers détenteurs de la dette américaine. Deuxièmement, nous sommes le premier marché en terme de nombre et de richesse. Au monde. 450 millions de consommateurs.

Ajoutez-y en ce moment puisque la Grande-Bretagne se rapproche de nous considérablement, ainsi que la Norvège, ainsi que le Canada. C'est très intéressant l'évolution du Canada qui est très forte et très marquée à la fois sur cette question du Groenland et sur la question de l'Ukraine. Et bien écoutez, monsieur Trump, il doit réfléchir et j'en reviens donc à ce que je vous disais tout à l'heure.

La semaine dernière c'était j'envahis le j'envahis le Groenland. Le weekend c'était les droits de douane. Maintenant, c'est la négociation.

Au-delà de ces gros mots, au-delà de ces rodomontades, laissez-moi au-delà de ces clowneries, cet homme recule. Et cet homme recule parce que l'Europe ne se laisse pas intimider. Et voilà.

Donc pour le point de vue de Bernard Geta, j'ajouterai j'ajouterai il j'ajouterai j'ajouterai il recule parce que l'Europe ne se laisse pas intimider comme il a reculé avant l'été devant la Chine qui ne s'est pas laissé intimider. Ouais Bernard Gouaison. Et bien, puisque vous parlez de Chine, j'allais me tourner vers Christine Kraine.

Ce que je fais dans la presse russe du jour, on peut lire sous la plume du correspondant de nos confrères britannique de la BBC he donc du correspondant Trump a décidé de couler l'Union européenne. Vladimir Poutine, Ping, le président chinois, il savoure, ils boivent du petit lait quand il voit tout ça. Ah, bien sûr et surtout Vladimir Poutine, il est absolument ravi.

Vous rendez compte que cet après-midi encore à Davos, jamais le président Trump n'a parlé de l'agression russe de l'Ukraine. Il a dit "Oui, bah c'est terrible parce qu'il y a tellement de jeunes hommes qui meurent, c'est triste. Mais un coup c'est c'est Zelinski qui veut pas la paix, l'autre coup c'est Poutine qui veut pas." Donc il continue, il n'a jamais depuis le 20 janvier de l'année dernière reconnu l'agression russe de l'Ukraine.

Jamais. Et il prétend toujours entretenir avec Vladimir Poutine une relation virile, privilégiée euh qui on peut le regretter d'ailleurs. Mais c'est pas forcément lui qui mène à Exactement.

Ça ça ne mène à rien. Enfin, il va voir Zelenski si j'ai bien compris à Davos demain. L'ordre mondial est chamboulé, celui d'après 1945.

Christine Crent, est-ce que vous diriez que désormais voilà la Chine peut se dire bah moi ce sera Taïwan, c'est pas le Groenland mais c'est Taiïwan. Il a vraiment il y aura il y aura un après mandat de Donald. Il lui reste 3 ans.

Ça faisait un an jour pour jour hier. Oui, on est déjà essoufflé, hein. Vous avez remarqué euh euh vous savez la la Chine, on le sait depuis toujours, à le temps long.

Et s'agissant de Taiwan, évidemment, on peut considérer que la manière dont agit cette administration Trump 2 encourage n'importe quel dirigeant et surtout dans ce qu'il faut bien appeler une dictature à agir comme comme il il le souhaite. Mais il me semble que la Chine de Chijinping a un sens de l'histoire et un sens du temps beaucoup plus subtil. Et s'agissant de Taiwan, il faut se souvenir que Donald Trump a déjà dit "Oh, avec moi ça n'aura pas lieu." Parce que dans la mentalité de ce personnage, l'histoire commence avec lui mais elle se termine aussi avec lui.

Donc ce qui le préoccupe, c'est pas le sort de Taiwan. ce n'est même pas le sort de l'Iran. Il a il a remercié le régime iranien parce que il n'y avait pas eu les les 800 pendaison que Donald Trump estime avoir empêché.

Donc nous sommes dans un circuit mental en fait où Donald Trump n'intègre pas l'histoire, me semble-t-il, à la différence de nous autres Européens, me semble-t-il, il est grand temps à la différence de Chijinping sûrement et aussi hélas à la différence de Vladimir Poutine. La dernière question pour vous, Bernard Getta, on disait Donald Trump, il lui reste 3 ans de mandat, il partira. Les Européens doivent tenir compte aussi de l'allié historique des États-Unis. euh comment essayer de faire pour gérer cette fin de mandat si je puis dire avec euh avec Donald Trump euh qui aurait cru que l'armée canadienne se prépare à des exercices militaires euh en disant qu'elle tiendra une semaine, on en parla en première partie, et qu'ensuite il y aura une guerilla urbaine contre l'armée américaine.

On évoque parfois la on pose la question, il y aura-t-il des affrontements entre soldats européens et soldats américains en Groenlande ? Comment faire après ? Mais vous savez, vous vous dites il reste 3 ans de mandat à Donald Trump.

Oui, vous avez absolument raison mathématiquement parlant mais politiquement parlant peut-être que vous n'avez pas tellement raison que ça parce qu'il y a des élections de mi mandat exactement en novembre prochain et avoir les sondages. Alors, je sais bien qu'ils peuvent beaucoup évoluer en 10 mois, ça va de soi. Il peut inventer beaucoup de choses en 10 mois et beaucoup de choses inquiétantes.

Et a priori si ces élections demi-mandat avaient lieu dimanche enfin mardi prochain plus exactement et bien écoutez ce serait un grand recul pour lui. Je ne dis pas qu'il les perdrait totalement mais un grand recul à la chambre des représentants. Donc cet homme n'est pas si fort que cela.

Répétons-le, cet homme n'est pas si fort que cela. Merci beaucoup Bernard Getta, député européen Renw et pour mieux comprendre le président des États-Unis, Donald Trump, le Trump de A àAz de ChristineOKent, un premier dictionnaire, c'est chez de Noël. Merci beaucoup Christine Cr d'être venu nous éclairer donc sur euh le président américain Donald Trump

Bernard Guetta : "Donald Trump recule face à la résistance européenne à sa volonté colonialiste" — Bernard Guetta · Pourquijevote