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interviewLCI· 5 mai 2026 21 min

Les Partis Pris : "L'argent ne fait pas le bébé", "Les maires passent au radar" et "Arménie, la p...

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Place au parti prix question. Vous restez autour de la table pour votre parti prix international en musique dans quelques instants nous rejoignent François Longlais pour l'économie et Antoine Overdolf pour le parti prix politique. Bonsoir à vous deux et c'est vous qui commencez Antoine avec ce rapport du commissariat au plan qui bat en brèche des idées reçues sur la question peut-être qui détermine beaucoup d'autres c'est-à-dire la chute de la natalité. et vous dites l'argent ne fait pas le bébé.

Oui, absolument. Vous vous souvenez évidemment de la polémique suscitée sur ce sujet de la natalité par des expressions qui pouvaient être apparaître martiales. Là, on a un vrai travail, un rapport du commissariat général aux plantes délivré donc par l'ancien ministre Clément Bonne qui bêche un certain nombre d'élèves désillusion.

Et je crois que c'est intéressant parce que vous le savez, on a l'occasion d'en d'en parler souvent sur ce plateau. Le mur démographique s'approche à grand pas. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en 2025, le nombre de naissances a été supérieur au nombre, le nombre de morts, pardonnez-moi, la l'inverse serait une bonne nouvelle, a été supérieur au nombre de naissances.

Et il est donc urgent d'en parler et franchement, il devrait pas y avoir de tabou sur la question de la natalité. C'est l'affaire de tous, de ceux qui ont des enfants, de ceux qui en ont pas aussi parce que Infé, on aura de cesse de le rappeler, c'est le modèle social qui est en jeu. Les naissance de 2026 étant les cotisans du futur de 2046 de 2056 et puis c'est tout simplement l'avenir de la France, la Corée du Sud au au rythme où ça va dans de siècles et demi, il y a plus de Corée du Sud.

C'est l'extinction de la Corée du Sud. Donc pour toutes ces raisons, il fallait d'en parler. Et pourtant, le problème c'est que la publication de ce rapport, elle intervient sur un terrain miné.

Pourquoi un terrain miné ? Et ben parce que ces mots, les mots d'Emmanuel Macron. Votre France sera aussi plus forte par la relance de sa natalité.

Je crois profondément que la mise en place d'un nouveau congé de naissance sera un élément utile dans une telle une telle stratégie pour permettre justement ce réarmement démographique. Voilà, réarmement démographique. L'expression est restée tolé. tolé notamment chez les féministes où l'on s'indigne que le ventre des femmes soit considéré comme un simple outil de production par le président de la République.

Alors, reprenons depuis le début. C'est pas c'est pourtant pas du tout ce qu'il a dit. Ce n'est pourtant pas ce qu'il a dit et pour et donc il faut déminer maintenant et reprendre depuis le début avec ce rapport.

Premier constat, l'argent, vous l'avez dit David, fait peut-être le bonheur mais ne fait pas les enfants. En d'autres termes, on peut faire tourner la planche habillée, mais ça ne remplira pas pour autant les planches à langer, les tables à langer des enfants. Alors ça c'est vrai que c'est une vraie idée reçue qui saute.

On n'est pas avec des de l'argent qu'on va encourager et en la matière nous sommes les champions comme souvent puisque la France est la preuve vivante de ce que le désir d'enfant n'est pas une variable corrélée indexée sur le revenu et les niveaux de vie. Nous dépensons environ 45 milliards d'euros par an. Excusez du peu pour notre politique familiale.

C'est l'une des plus généreuses d'Europe. On est on se distingue évidemment bien au-delà de toutes les pays de CDE. Et pourtant, depuis 15 ans, les naissances reculent.

Malgré les allocations, les bonus fiscaux, les primes, le compteur de la fécondité reste inexorablement bloqué à 1,56 enfants par femme. Là où on sait que le seuil de renouvellement des générations, ce que tous les responsables politiques ont en tête, est plutôt autour de 2,1 enfants par femme. Et pourtant, que nous propose le candidat LR à la présidence de la République Bruno Rotaillot ?

Écoutez la proposition, un revenu familial de 240 € par mois dès le premier enfant est doublé au 3è enfant jusqu'à 18 ans. Ça sera automatique et sans dossier. Pas de pas de conditionnalité donc c'est important parce que là on on s'en souvient Bruno Taillot s'inscrit en faux par rapport à la politique qui a été celle la politique familiale notamment de François Hollande durant son son quinquena.

Bon, c'est un c'est un joli bonus évidemment, mais qui risque encore là aussi de rater sa cible parce que tout cet argent, il vient au mieux au fond sécuriser des projets de vie déjà entamés, des bébés qui sont programmés ou déjà en route, mais ça ne vient pas mécaniquement accroître la taille des familles. Et c'est là bien le problème. Le bébé ne répond pas à un signal prix.

Ça c'est après étude de toutes les politiques menées en Europ à travers l'Europe et notamment avec l'exemple bien en tête bien à l'esprit évidemment de la Hongrie de Victor Orban où Victor Orban a fait l'expérience que malgré des dispositifs de soutien massifs aux familles, malgré aussi il faut le dire une politique antiavortement et bien il n'est pas réussi à inverser cette tendance lourde et il a quitté le pouvoir Victor Orban, en ayant cet échec d'avoir laissé un taux de fécondité à 1,38 enfants par femme, c'est-à-dire inférieur à celui que nous avons. C'est vrai qu'au départ sa politique a fonctionné par c'était descendu 1,2, c'est remonté à 1,5 et c'est redescendu 1,38. Mais alors Antoine, d'après ce rapport, si l'argent ne fait pas le bébé, qu'est-ce qui fait le bébé ?

Qu'est-ce qui marche ? Alors, qu'est-ce qui fait le bébé ? Pas de recette miracle évidemment, mais la la mécanique, la clé de déverrouillage se situerait plutôt quelque part entre le boulot, le travail et bien évidemment la gestion des enfants.

Autrement dit, tout ce qui va permettre à un couple de se dire "Oui, c'est possible d'avoir un enfant dans des conditions honorables et là il y a un levier décisif, les modes de garde, les modes de garde, les garderies, les crèches, qu'elles soient fiable, qu'elle soit accessible, disponible bien sûr pour tous les ménages. C'est ce qui a fonctionné en tout cas en Allemagne, en Norvège, en Suède et qui a permis notamment de favoriser l'arrivée du deuxème enfant. Voilà, c'est ce qui a ce qui a permis euh et et c'est la et c'est ce qui préside pour le commissariat au plan à une recommandation et bien celle de garantir une place d'accueil par enfant à partir de 1 an quel que soit votre localisation sur le territoire parce que l'enjeu il est bien là celui de la fracture territoriale celui aussi évidemment on le garde bien en tête de la revalorisation de ses carrières dans la petite enfance qui bien souvent ne sont pas très attractives ça veut dire ne ne que ça soit pas synonyme de renoncement à une carrière Absolument parce que par ailleurs, imaginez que le le la relance démographique passe par une baisse du taux d'emploi des femmes.

Le le financement de notre modèle social n'en serait pas pour autant avancé. Alors, il y a un deuxième et donc c'est là où je viens au deuxème levier et qui est pour et qui est probablement le plus le plus novateur ou en tout cas celui qui donne matière à réfléchir pour la classe politique, c'est les pères. Quelle place pour les les pères dans l'accompagnement de l'arrivée de l'enfant ?

Parce que tant que l'arrivée de l'enfant pèsera prioritairement sur la carrière de la femme, on se heurtera au même problème. Et le rapport est en fait sur la question assez pragmatique. Il dit que mieux vaut des congés courts, bien rémunérés, pas des congés à rallonge, mais qui soient réparti équitablement entre les deux parents.

L'idée serait donc de réserver une partie des congés opè pas simplement comme une option facultative non comme une condition d'ouverture des droits à ces congés. Concrètement il y aurait un troisème mois de congé en plus des de mois de congé de naissance qui vont entrer là en vigueur au mois de juillet à condition et à condition seulement que le père prenne sa part dans ce congé. Donc moi j'en viens à une conclusion simple.

Si l'on veut tout simplement réchauffer l'hiver démographique, messieurs, c'est à vous de jouer et et au au Crèche aussi. François, non, ce ce rapport est très bienvenu dans son inspiration parce que évidemment que l'argent [grognement] ne joue pas et de ce point de vue, le congé parental, je pense c'est de l'argent jeter à la rivière. Ça n'a aucun sens.

Ça n'a aucun sens. Ça s'ajoute, je rappelle, au congé parental, au congé de maternité bien sûr, au congé de paternité. Vous voulez dire tel qu'il est proposé là ? aucun tel qu'il existe aujourd'hui.

C'est un coup de plus pour la collectivité avec un impact nul parce que et on le sent à travers votre propos au fond, une politique nataliste, elle ne peut pas donner envie d'avoir un enfant. Le mieux qu'on puisse espérer, c'est qu'elle ne ralentisse pas le désir, hein. [grognement] Or, évidemment, ce désir, quand on regarde l'évolution mondiale, [rires] on voit que il y a une révolution anthropologique. une révolution anthropologique, c'est-à-dire que les gens ne considèrent plus et même dans les grandes villes d'Inde, pas seulement dans les quartier bobo de de la France ou en Afrique hein, ne considère plus que c'est nécessaire pour la transmission, pour l'épanouissement personnel, pour leur façon de se projeter.

Ça n'est plus central. Euh il faut en parallèle, je crois s'équiper quand même et notamment sur la question des retraites. Euh Antoine Fouchet faisait remarquer quelque chose de très juste.

Il disait "Bon ben oui, finalement on a l'impression d'avoir cotisé énormément pour les retraites et on dit c'est à nous machin." Oui, sauf que en fait on a cotisé deux fois moins que nos parents parce que nos parents faisaient deux fois plus d'enfants. Et et de ce point de vue et ben il va falloir adapter tout ce système et le vouloir le colmater avec qui une allocation qui un crédit d'impôt, ça n'a aucun sens.

Christian c'est un père de famille nombreuse he qui parle. Je précise. [rires] J'ai peur qu'il y ait derrière tout ça un présupposé politique assez fort qui dans le déclinisme qui accompagne l'ambiance générale actuelle.

La perte démographique de la France fait partie de la panoplie. C'est un élément de plus qui démontre le déclin de la France parce que nous fumes une nation brillante qui avait les meilleures crèches. Euh moi je me souviens que dans mes études, on nous montrait toujours l'Allemagne Berk euh ça marche pas.

La France, oui, il y a une politique nataliste entre les aides financières et le système scolaire, les crèches et cetera, on était les mieux équipés d'Europe. Bon, je ne suis pas sûr que ce fut parfaitement exact, mais aujourd'hui, on voit bien que c'est décorrélé du désir d'enfant et que là, on rentre dans un domaine qu'il faut explorer, qui n'a rien à voir avec des politiques publiques, qui est de la psychologie, de l'anthropologie. C'est quelque chose d'historique.

Et regardez la Russie qui a quand même un système, c'est le cauchemar de Poutine. C'est le déclin démographique de la Russie, l'effondrement démographique. Ah oui.

Parce que là pour le coup, c'est lié à cet énorme ensemble territorial qui est la Russie avec 11 fuseaux horaires. Si la Russie perd sa population, elle perd son poids. Donc c'est un sujet mondial.

Ça permet de lever une dernière simplement rapidement une dernière allusion, c'est que toutes les solutions aussi qui peuvent être apportées aux femmes et qui peuvent servir à bien des femmes, typiquement la procréation médicalement assistée, l'ouverture de la congélation d'ovocite à toutes les femmes pour des raisons sociétales ne peut pas non plus être une recette miracle pour relancer la natalité. d'une part parce qu'il n'y a que 10 % de réutilisation des ovocytes congelés par les femmes. C'est très peu, on le sait peu mais c'est très peu.

Peut-être c'est comme une précaution, une sé c'est une précaution prise au cas où pour l'avenir et que par ailleurs le structurant fondamental du fait que nous ayons moins d'enfants, c'est l'âge de la première grossesse, l'âge à laquelle les femmes ont leur premier enfant. Aujourd'hui, c'est 31 ans en moyenne et c'est ça le paramètre clé. François, votre parti prix économique, les maires passent au radar parce que le radar devient aussi une compétence municipale.

Mais oui, on connaissait la fanfare municipale, la piscine municipale, voilà le radar municipal. C'est c'est en effet une petite révolution. Communes et départements sont désormais autorisé à installer ces machines sur leur territoire eux-mêmes.

Machines qui seront installées sur des routes départemental ou communale sous contrôle du préfet quand même après étude. C'est l'une des dispositions de la dernière loi sur la décentralisation pour répondre aux demandes des élus. Et il existe aujourd'hui 4819 radars en France qui sont propriétés de l'État, qui sont installés par l'État, qui sont entretenus par l'État.

Ça coûte d'ailleurs cher à cause des des prédations, des actes de vandalisme. Et ce selon le Parisien la la délégation à la sécurité roussière table sur 500 radars supplémentaires avec cette nouvelle disposition. 500 de plus 500 de plus par an qui s'ajouterait au 4819.

Alors bon, c'est évidemment une estimation parce que ça pose quand même plusieurs problèmes. Un, un problème de coût, l'installation d'un radar, c'est entre 100000 et 150000 €. Donc c'est pas rien.

Je ne vous parle même pas des réparations, je vous parle de l'installation pour les radars de dernière génération. Alors, qui serait une perte sèche pour la commune puisque en principe elle ne percevrait pas le produit des amendes à moins que l'État, il y a des discussions qui sont en cours, n'accepte de rétrocéder une partie du montant de façon à inciter les communes à à installer ces ces machines. Le deuxième élément, certains élus redoutent d'assumer la responsabilité de la présence de ces machines très impopulairire, surtout à l'heure où les Édiles sont déjà victimes de violence de de toute nature et à tout propos. [grognement] Reste quand même une question de fond.

Ces radars sont-ils toujours aussi utiles ? Et en fait, quand on se on regarde ce qui s'est passé dans les 20 25 dernières années, on voit que euh entre 2000 et 2010, il y a eu une chute spectaculaire. de la mortalité sur les routes elle est de l'ordre de 50 %.

On a on a divisé par de et évidemment on sait que la vitesse est corrélée au nombre d'accidents et à la gravité de ces accidents. On estime d'ailleurs pour cette décennie que les 3/4 de la diminution du nombre de morts, 30000 personnes qui sont mortes en moins si je puis dire pendant ces 10 ans, les 3/4 ça vient du contrôle de la vitesse et notamment des radars. Vous voyez que c'est important.

Le reste euh est est lié à l'amélioration de la sécurité euh des véhicules. Mais depuis, alors que la répression n'a pas diminué, le nombre de morts ne diminue plus autant. Il a même réaugmenté légèrement alors que il y a de plus en plus de radars et que la sévérité euh des amendes ne s'est pas démenti.

Alors, qu'est-ce qui s'est passé ? En fait, la France quand on compare à l'international, on voit qu'on occupe une position assez médiocre. On a un nombre de morts par an rapporté aux millions d'habitants qui est 7 % supérieur à celui de la moyenne européenne. 7 %, c'est pas rien.

Et l'Europe est coupée en deux. L'Europe du Nord euh pays au pluriel de la modération où le nombre de morts est deux fois plus faible que la moyenne européenne, pays du civisme deux fois plus faible. et l'Europe du Sud où elle est au moins 50 % supérieure l'Europe du Sud et de l'Est puisque la Roumanie et la Bulgarie sont parmi les pays qui ont les scores les plus désastreux.

Donc on voit bien qu'on a encore des efforts à faire. Comment les faire ? L'installation de de davantage de de radar-il ?

C'est pas sûr. Il faut suivre la méthode des pays du nord. On ne se transformera pas en danois évidemment, mais quand on voit les éléments de sécurité routière qui ont été mis en œuvre, il y a trois choses.

D'abord, tolérance zéro sur l'alcool. C'est pas 03 04 et les stupéfiant. Et les stupéfiants, c'est zéro.

Euh 2è point, 30 km/h dans toutes les zones résidentielles. On voit que à Paris ça se met en place mais que c'est très peu respecté. Et le troisème qui est assez coûteux, c'est la mise en place d'infrastructures spécifiques pour les vélos et les piétons.

C'est semble-t-il la condition à laquelle nous parviendrions à à faire baisser ce chiffre. Mais on retient que les maires ne toucheraient pas le produit des amendes. Alors au moins au moins aujourd'hui mais des discussions sont en cours.

C'est ça parce qu'on sais pas du coup s'ils seraient très nombreux à vouloir installer des radars sur le territoire de leur commune. Christian votre parti prix international on disait la politique en chantant la politique de la Bohèm en Arménie pour Emmanuel Macron. Oui, il y a un pays où Emmanuel Macron aime danser et chanter.

Un pays où il est très très populaire d'ailleurs, c'est l'Arménie. Et hier soir, il s'est mis à chanter à chanter évidemment de la Znavour qui est d'origine arménienne de qui était d'origine arménienne de de nationalité française. Il a chanté la Bohème.

Alors il était un peu gêné dans les notes les plus hautes mais pour le refrain ça va. Bariton léger tout à fait acceptable. En tout cas l'ambiance yété on va peut-être le voir sur le parti prix de musicologie aussi. de musicologie.

Écoutons. Et en 2018, il avait euh dansé avec Brigitte sur euh une musique traditionnelle du Caucas et on le voit sur ces images, c'était en 2018 pour le sommet de la francophonie. Alors écoutons peut-être 2018 puis 2026 et puis 2026 on va l'entendre peut-être au piano.

Il est accompagné. Écoutons d'abord peut-être 2018 et puis 2026. pour se le mettre dans l'oreille.

Bon, voilà. [musique] l'asique et évidemment tous les pays d'Europe qui sont francophones et le Canada cétait alors voyons maintenant hier soir et hier soir il était c'est ça qui est le plus spectaculaire accompagné à la batterie par le premier ministre arménien qui qui sur la batterie après que le président de l'État arménien et chanté lui les feuilles mortes. Regardons dans les cas des voisins, nous étions [musique] quelquesuns qui attend la [musique] [musique] [musique] jeer la batterie là. [musique] Et voilà le premier ministre [musique] qui cherche le rythme.

Il va le trouver et on va passer [musique] à un air traditionnel, vous allez voir plutôt caucasien ou slave [musique] qui sera d'une toute autre nature. Voilà. Ah, on a on n pas eu le meilleur.

On a pas eu Oui, c'est [rires] pas grave. Alors, il faut pas que tout cela euh cache de façon anecdotique ce qui s'est passé Revan où Macron a passé 48 heures extrêmement riche. Euh d'abord, il a rappelé les liens très anciens, ça remonte aux croisades qui unissent la France et l'Arménie.

Vous savez comment on dit monsieur en arménien ? Non. Baron.

Baron. Baron, c'est le premier titre noiliaire comme mon monsieur et la contraction de Monseigneur. On sent qu'il y a du vécu, monsieur Macarian, [rires] c'est vous qui le dites et vous avez peut-être raison, cher David, mais il y a des restes de culture française très très ancienne et ces deux pays sont unis.

Et Emmanuel Macron a voulu, en se rendant au mémorial du génocide de 1915, rappeler à quel point c'était important que cette charge émotionnelle. Il y avait aussi la signature d'un partenariat stratégique entre la France et l'Arménie. C'est la première fois dans le Caucas et c'est très important.

L'Arménie achète 36 canons César. Elle a déjà acheté des blindés légers. Elle achète des radars français.

En s'équipant de matériel français, elle rend plus délicate toute agression de ces pays environnants. Puisque avec du matériel français, c'est quelque chose qui portera à conséquence assez porter. Quand vous dites les pays environnants, vous pensez à l'Azerbaïdjan à la Russie.

La Russie ou l'Azerbaïdjan ? La Russie qui a encore 4000 hommes présent dans une base à Gumerie, 2e ville du pays, euh présent sur le sol arménien. Et Macron a été assez courageux en soulignant que l'orientation arménienne pro-européenne allait évidemment à l'inverse de ce que la Russie souhaitait.

Cela dit, l'Arménie doit faire très attention à cela parce que récemment, c'était au début du mois d'avril, le mois dernier, euh le premier ministre Pachignon était dans le bureau de Vladimir Poutine au Kremelin et Poutine lui a dit le doigt point vers lui. Attention, tout rapprochement Union européenne est impossible, je cite. Donc il va falloir jouer sur du velour.

Tout ça est très délicat, mais ça soulligne à quel point cette région du monde est devenue importante puisqueune fameuse route a été tracée à travers l'Arménie qui va d'Azerbaïdjan à l'Azerbaïdjan occidental puis à la Turquie. Ce qui fait qu'il y a maintenant une autoroute qui va d'Istanbul jusqu'à la Caspienne de langue turque à travers l'Arménie quelque part. Et cette route a été baptisée Trump Road for International Peace and Prosperity.

C'est Donald Trump qui a pris les mains dans son bureau des dirigeants arméniens et azerbaïdjanais et qui les a réunis. cette région devient stratégique et il est bon que la France y ait pris pied.