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Podcast / conversationFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 14 octobre 2026 37 minContradictoireFond programmatiqueTravail & emploiNumériqueSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Les jeunes et l’IA : la bataille du premier emploi ?

Source d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 62 %Attaque 15 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Depuis novembre 2022, les embauches en CDI des 21-29 ans ont reculé de 28,3% dans les métiers les plus exposés à l'IA générative. Qu'en pensez-vous ?

  • 4:34OuverteRéponse directe

    Antonin Bergeau, qu'est-ce qu'on lui dit à Nala avant qu'elle ne jette l'éponge ?

  • 6:36OuverteRéponse partielle

    Christelle Thieffine, on est déjà en train d'avoir cette conversation nationale qu'on devrait peut-être déjà avoir ?

  • 8:26OuverteRéponse directe

    Pascal Demurger, est-ce que vous embauchez toujours des jeunes au bas de l'échelle ?

  • 9:59OuverteRéponse directe

    Antonin Bergeau, est-ce qu'on sait dire aujourd'hui que les formations savent s'adapter ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Jean-Christophe, vous dites apprenez à vous servir de l'IA mais est-ce que vous l'apprenez à vos étudiants ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10PrésentateurChiffre
    « Depuis novembre 2022, les embauches en CDI des 21-29 ans ont reculé de 28,3% dans les métiers les plus exposés à l'IA générative. »
  • 0:32PrésentateurChiffre
    « 67% des entreprises de plus de 20 salariés utilisent l'IA, 83% des entreprises de plus de 1000 personnes. »
  • 4:42InvitéFait
    « Non, il ne faut pas être fataliste. »
  • 5:05InvitéFait
    « Les entrées dans l'emploi des jeunes dans ces métiers exposés baissent. »
  • 5:12InvitéChiffre
    « Ils baissent plus que pour les individus qui sont moins jeunes. »
  • 6:04InvitéFait
    « Je ne pense pas qu'il faille imaginer un monde où l'emploi va disparaître dans des métiers massivement. »
  • 10:37InvitéFait
    « Les métiers ne vont majoritairement pas disparaître. Ils vont se transformer massivement. »
  • 21:46InvitéFait
    « Il faut éviter de faire comme si cette technologie n'existait pas parce que ça nous fait peur ou ça nous dérange. »
  • 29:04PrésentateurFait
    « aujourd'hui l'IA le fait en 10 secondes »
  • 29:07PrésentateurFait
    « je pense qu'il va manquer de professionnels qui maîtrisent vraiment l'architecture d'applications complexes »
  • 32:53AuditeurFait
    « l'ensemble de la fiscalité repose en grande partie sur le travail »
  • 33:26AuditeurFait
    « taxation des tokens, taxation de l'utilisation finalement de l'IA »
  • 35:22Locuteur non identifiéFait
    « derrière un projet, derrière des performances, il faudra toujours une conscience humaine pour valider ces opérations-là »

Temps de parole

  • Présentateur25 %
  • Invité23 %
  • Auditeur21 %
  • Auditeur 214 %
  • Auditeur 34 %
  • Auditeur 43 %
  • Locuteur non identifié3 %
  • ?2 %
  • Invité 22 %
  • Invité 32 %

≈ 12,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

France

0:00
Locuteur non identifié

Inter France Inter Fabienne Sintès

0:10
Présentateur

Depuis novembre 2022, les embauches en CDI des 21-29 ans ont reculé de 28,3% dans les métiers les plus exposés à l'IA générative. Ça y est, j'ai votre attention. Mais vous le savez d'ailleurs ça, puisque sur les pancartes de certains jeunes dans la rue en ce moment, il y a des inquiétudes de ce genre. On m'a déjà piqué mon boulot et c'est l'IA qui l'a fait alors que je n

0:31
Locuteur

'ai

0:31
Présentateur

même pas commencé. Cette étude qui donne donc ces chiffres que je vous ai cités est faite par HEC et par la Banque de France. Nous y viendrons évidemment plus longuement.

0:38
Locuteur

D

0:38
Présentateur

'ailleurs la banque, tiens, les assurances aussi sont les métiers qui y font le dos rond. Au passage, on parle aussi de certains métiers autour du contrôle qualité. On parle de cadres chargés d'études économiques, on parle des développeurs informatiques, on parle aussi des traducteurs et des journalistes glups ainsi que des juristes. Premier job, premier touché, première victime de l'IA et c'est là que ça devient intéressant. Plutôt que d'interdire partout l'IA génératif, parce qu'un autre chiffre, tiens, vous le voulez, 67% des entreprises de plus de 20 salariés utilisent l'IA, 83% des entreprises de plus de 1000 personnes.

Mais comment on fait pour que ce nouvel état de fait ne soit pas une fatalité ? Et c'est cette réflexion qui va nous nourrir ce soir. Est-ce qu'on cherche de nouveaux métiers ou de nouveaux profils ? Quels métiers sont en train de devenir des métiers en demande grâce à l'IA ? Est-ce qu'on s'est anticipé sur les compétences dont on aura besoin à cause de l'IA ? Pour qu'une entreprise fonctionne, il faut bien des jeunes qui commencent au bas de l'échelle et qui vont monter en compétences. C'est comme ça que ça se passe toujours, sinon l'entreprise s'écroule. Comment on maintient ce cercle vertueux avec l'IA ?

Est-ce que le contenu des études supérieures doit évoluer d'urgence pour être IA compatible ? Est-ce qu'on imagine une feuille de route pour les métiers et leur transformation ? Doit-on revoir d'urgence notre modèle de formation professionnelle, se former à l'IA ? Former à l'IA aussi les jeunes embauchés, peut-être même avec une IA ? Certaines entreprises, nous en avons d'ailleurs une ce soir avec nous, ont signé des accords sur l'IA qui engagent à la préservation de l'emploi. Est-ce qu'il faut aussi ouvrir une négociation nationale et le faire le plus vite possible

2:09
Locuteur

?

2:09
Présentateur

C'est le Téléphone Son. Soyez les bienvenus.

2:10
Auditeur

Le Téléphone Son. 0145 24 7000.

2:14
Présentateur

Là, c'est vous la première et vous êtes la bienvenue. Bonsoir. Bonsoir.

2:18
Locuteur

Oui,

2:19
Présentateur

vous m'entendez ? Oui, très très bien. On vous écoute, Nala.

2:21
Auditeur

Très bien. Merci. C'est un sujet qui me tient particulièrement à cœur. J'ai moi-même fait un master en communication. Je n

2:29
Locuteur

'ai

2:29
Auditeur

pas trouvé de boulot, mais je voulais déjà partager ma peine que j'ai pour ces jeunes qui sont en ce moment dans la rue et pour avoir notamment accès à des études supérieures, alors qu'il n

2:40
Locuteur

'y

2:40
Auditeur

a pas de débouchés. C'est quand même déjà bataille perçue d'avance. Grosse pensée pour le copain de mon frère, qui fait des études d'ingénierie et qui s'inquiète déjà avant même d'avoir son diplôme. Et donc, dans ce contexte où l'IA prend de plus en plus de place dans certains secteurs et rend difficile de se trouver un travail, c'est un fait, j

3:00
Locuteur

'ai l

3:00
Auditeur

'impression que l'État, il ne nous aide pas vraiment, nous les jeunes, parce que nous sommes encore jeunes, à se reconvertir ou à s'orienter vers des métiers plus manuels où les robots ne nous remplacent pas encore, du moins. Et donc, de même, j

3:16
Locuteur

'ai

3:16
Auditeur

l'impression que cet État, il met un peu les bâtons dans les roues des entreprises qui, du coup, refusent de prendre des apprentis parce que ça coûte cher et tout. Donc, voilà, je suis un peu

3:28
Locuteur

triste,

3:29
Auditeur

démotivée. Et ça, voilà, je suis un peu en colère quand même.

3:35
Présentateur

On entend ça, Nala. On entend que vous êtes un peu perdue aussi et ce sera une belle entrée en matière. Merci beaucoup pour ce téléphone sonne, pour discuter ensemble autour de la table. Il y a Christelle Thieffine, bonsoir.

3:47
Auditeur

Bonsoir.

3:47
Présentateur

Vous

3:47
Locuteur

êtes

3:47
Présentateur

la présidente de la CFE CGC.

3:49
Locuteur

Il

3:49
Présentateur

y a Arnaud Bergeau, bonsoir. Antonin Bergeau, pardon. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes économiste, professeur à HEC. Vous êtes lauréat du Prix du Jeune Économiste 2025. Bravo à vous. Oui, directeur du Laboratoire de l'Innovation et du Futur du Travail. Et c'est vous qui avez travaillé sur cette étude qui a attiré notre attention. Attention aux premiers effets de l'IA sur les premiers jobs. Il y a également Pascal Demurgé. Bonsoir.

4:10
Auditeur

Bonsoir, Nala Sattes.

4:11
Présentateur

Vous êtes le directeur général de la Maïf et vous avez signé, vous, un accord d'entreprise sur l'IA. C'était en mai dernier. Un accord qui engage sur la préservation de l'emploi. Je voudrais revenir avec vous sur des mots qu'a employés notre ami Nala qui dit perdu d'avance, qui parle déjà de se reconvertir alors qu'elle n

4:27
Locuteur

'est

4:27
Présentateur

pas encore entrée dans la vie active. Je disais tout à l'heure en introduction qu'il ne

4:31
Locuteur

fallait

4:31
Présentateur

pas forcément être fataliste. Il ne

4:33
Locuteur

faut

4:33
Présentateur

pas forcément être fataliste. Antonin Bergeau, qu'est-ce qu'on lui dit à Nala avant qu'elle ne jette l'éponge, en fait

4:38
Locuteur

?

4:41
Invité

Non, il ne

4:42
Locuteur

faut

4:42
Invité

pas être fataliste. C'est toujours difficile. Quand il y

4:44
Locuteur

a

4:44
Invité

une révolution technologique comme celle qu

4:45
Locuteur

'on

4:45
Invité

vit,

4:46
Locuteur

il

4:46
Invité

y a dans la transition, comme on dit,

4:48
Locuteur

c

4:48
Invité

'est-à-dire quand la technologie arrive et avec l'IA,

4:50
Locuteur

elle

4:50
Invité

arrive très vite. On apprend, on essaye, on teste et il

4:54
Locuteur

y

4:54
Invité

a des ruptures,

4:54
Locuteur

il y

4:54
Invité

a de la violence localement qui se crée et répondre qu'en fait, on va finir par trouver une solution et que ça va s'arranger, ce n

5:00
Locuteur

'est

5:00
Invité

pas complètement satisfaisant quand on est en plein dans la tempête. Donc là, ce qu'on voit, c'est qu'effectivement, les entrées dans l'emploi des jeunes dans ces métiers exposés baissent.

5:11
Locuteur

Pour

5:12
Invité

être plus exact, ils baissent plus que pour les individus

5:15
Locuteur

qui sont moins jeunes.

5:17
Invité

Il n'y

5:17
Locuteur

a

5:17
Invité

pas une augmentation du taux de chômage en France qui serait massivement expliquée par les jeunes dans ces métiers.

5:24
Locuteur

Ce

5:24
Invité

qui se passe, en fait, c'est que le marché du travail s

5:27
Locuteur

'est

5:27
Invité

un petit peu figé en attendant de comprendre comment faire fonctionner ces technologies, comprendre quelles vont être les compétences qu'il va falloir aller chercher sur le marché du travail. Donc à la fois, on a dans ces métiers un petit peu arrêté de recruter, on recrute un peu moins

5:40
Locuteur

et

5:40
Invité

en même temps, on essaie de garder les

5:42
Locuteur

gens qui sont sur place. Et

5:43
Présentateur

aussi parce que les CDI, j'imagine, se disent que

5:45
Locuteur

ce

5:45
Présentateur

n

5:45
Locuteur

'est

5:45
Présentateur

pas le moment de changer de boîte parce que là, au moins, j'existe. Potentiellement, je suis formée. Si je change, je vais perdre le fil. C'est ça qu'ils se disent.

5:54
Invité

Voilà, donc soit ça, soit les entreprises préfèrent les garder aussi parce que finalement, elles se disent qu'elles ont déjà investi un peu dans la formation d'une expertise. Et donc,

6:00
Locuteur

je

6:00
Invité

pense que la solution, elle est un petit peu plus dans ce sens-là.

6:04
Locuteur

C

6:04
Invité

'est-à-dire que moi, je ne pense pas qu'il faille imaginer un monde où l'emploi va disparaître dans des métiers massivement. Je n'y crois pas. Ça ne s

6:14
Locuteur

'est

6:14
Invité

jamais produit. Il y a d'autres pays qui sont un peu plus en avance que nous sur l'IA qui n'ont pas

6:18
Locuteur

d

6:18
Invité

'effet négatif sur l'emploi. C'est plutôt un choix politique et c'est plutôt une manière dont on va réfléchir ensemble. Donc, comment transformer les compétences dans l'éducation supérieure mais aussi dans les entreprises. Il faut qu

6:31
Locuteur

'on

6:31
Invité

soit un peu créatif dans la manière dont on repense que c'est aujourd'hui l'entrée sur le marché du travail dans ces métiers. Est-ce

6:36
Présentateur

que, Christelle Théphine, on est déjà en train d'avoir cette conversation nationale qu'on devrait peut-être déjà avoir ? Est-ce qu'il faut d'ores et déjà pointer un certain nombre de métiers ? Alors, pas tous. J'entends bien jusqu'à quel point c'est compliqué de pouvoir anticiper. Mais en disant, ça, on ne forme plus. Je pense par exemple à des métiers comme les développeurs informatiques ou des choses comme ça. Est-ce qu'on l'a, cette réflexion-là ? On ne forme plus dans ces directions-là parce qu'on sait qu'on va dans le mur. Ça existe ou pas ?

7:03
Auditeur

Aujourd'hui, non. Ça n

7:05
Locuteur

'a

7:05
Auditeur

pas encore été identifié formellement. Et moi, je pense qu'il faut avoir une intention quand même. Il faut faire attention à ce qu'on fait. C'est-à-dire que d'avoir des décisions drastiques à l'inverse, de dire dans certains métiers que, tout à

7:17
Locuteur

l

7:17
Auditeur

'heure, on dit journaliste, juriste, on sait que c'est fragilisé. Mais de décider que demain, on ne forme plus personne et qu'il y aurait une génération entière qui ne serait pas formée, pour moi, ça me paraît très dangereux. Et moi, je plaide de toute façon...

7:28
Locuteur

Mais formé autrement, pardonnez-moi.

7:29
Auditeur

Mais formé autrement. Et puis,

7:31
Locuteur

de

7:31
Auditeur

se dire... Alors déjà, c'est des métiers qui ne disparaissent pas. Peut-être qu'il

7:34
Locuteur

y a

7:34
Auditeur

des juniors dont on n'a pas besoin ou moins besoin en ce moment. Mais on a besoin, dans ces métiers-là, de personnes expérimentées. Donc moi, je dis toujours, comment on fait demain pour devenir expérimenté ? On devient senior alors qu'on n'a jamais été junior. C'est des métiers dont on a besoin. On aura besoin, sans doute, dans le futur. Peut-être qu'on ne sait pas grand-chose aujourd'hui. Mais je pense qu'il faut donner de

7:55
Locuteur

l

7:55
Auditeur

'espoir. Et surtout,

7:56
Locuteur

de

7:56
Auditeur

dire, comme l'auditrice qu

7:58
Locuteur

'on

7:58
Auditeur

vient d'avoir, de se dire, elle a été formée à l'école. Donc elle est formée. C'est quelqu'un qui est capable de penser, de réfléchir. Et surtout, de se dire, elle a une place dans le monde du travail. Peut-être pas pile-poil de ce qu'elle avait pensé au démarrage. Mais elle a sa place. Elle est capable de réfléchir, de se former, de faire autre chose comme type de métier. Peut-être d'aller plus vite et de venir...

8:19
Locuteur

Peut

8:19
Auditeur

-être qu'on peut rêver aussi que grâce à l'IRA, grâce à l'IA, pardon, elle devienne senior plus rapidement. Ce serait chouette, en fait.

8:25
Locuteur

Est

8:26
Présentateur

-ce que, vous qui avez passé un accord chez vous, Pascal Desmurges, d'abord, est-ce que vous embauchez toujours des jeunes au bas de l'échelle, ceux-là même dont parlait Christelle Thieffine et qui, à terme, sont censés devenir les seniors qui auront plus d'expertise ? Est-ce que ce cercle vertueux-là, au-delà de l'accord que vous avez passé sur la préservation de l'emploi, est-ce que ce cercle-là, vous arrivez à le préserver

8:47
Locuteur

? Oui,

8:49
Auditeur

complètement. Pour l'instant, le nombre de recrutements annuels est complètement resté le même. On recrute à peu près 1 500 personnes tous les ans dans notre entreprise et notamment, évidemment, très majoritairement des jeunes. Et ce nombre est demeuré le même. Il n'a absolument pas baissé ni en 25, ni en 26.

9:10
Présentateur

Mais est-ce qu'ils ont changé les premiers jobs chez vous ? Parce qu'effectivement, vous, vous êtes une assurance. L'assurance, la banque, ça fait partie des métiers qui sont les plus touchés. Ils ont changé les premiers jobs ou pas

9:20
Locuteur

? Alors,

9:21
Auditeur

pas tous. Notamment, les métiers en relation directe avec nos assurés, nos sociétaires, restent fondamentalement les mêmes. Même si les outils qui sont utilisés par nos collègues évoluent. Mais le métier lui-même reste le même. En revanche, il y a d'autres métiers qui changent très rapidement. Et notamment, tous les métiers à l'informatique. on ne code plus comme on le faisait hier du fait de l'IA.

9:51
Présentateur

Est-ce qu'on sait dire aujourd'hui, on va avoir un enseignant au téléphone dans une petite seconde, Antonin Bergeau, est-ce qu'on sait dire aujourd'hui que les formations savent s'adapter ? Ou est-ce qu'au contraire, la crainte, c'est qu'on est en train de prendre déjà du retard en fait dans la formation ? Est-ce qu'on met finalement entre les mains de ces jeunes gens qui vont arriver sur le marché du travail

10:13
Locuteur

? Ou est-ce qu'il y a une petite révolution à faire là-dessus ?

10:17
Invité

L'IA,

10:18
Locuteur

ça

10:18
Invité

va très très vite. Donc c'est normal que les réactions du reste de l'économie et de l'administration soient plus lentes. On voit ça arriver vraiment très rapidement. Mais oui, on s'adapte.

10:31
Locuteur

Je

10:31
Invité

pense que globalement, ce qui vient d'être dit est assez bien compris.

10:35
Locuteur

C

10:35
Invité

'est-à-dire que les métiers, et je pense qu'il faut le dire plus souvent,

10:37
Locuteur

les

10:37
Invité

métiers ne

10:37
Locuteur

vont

10:38
Invité

majoritairement pas disparaître. Ils vont se transformer massivement. Ce qu'on appelle exposer à l'intelligence artificielle, ça ne veut pas du tout dire que le métier va disparaître. C'est-à

10:45
Locuteur

-dire

10:45
Invité

que le métier, dans ce qu'on fait au quotidien, il y a de l'IA un peu partout, à plus ou moins grande échelle, en tout cas qui peut potentiellement intervenir. Et donc ce qu'il faut, c'est comprendre quelle est la place qui reste pour l'humain là-dedans. Et en fait, il en reste pratiquement dans 99% des métiers une place pour l'humain.

11:01
Locuteur

Mais

11:01
Invité

cette place, elle est très différente. Et il faut qu'on

11:04
Locuteur

comprenne

11:05
Invité

ce qu'a changé, comment les métiers sont transformés et qu'on forme justement spécifiquement à ce qu'il reste à faire pour l'humain. Mais l'IA en elle-même va aussi

11:13
Locuteur

générer

11:14
Invité

des possibilités qu'on n'avait pas avant et dont les jeunes qui rentrent sur le marché du travail doivent s'emparer.

11:19
Locuteur

Et

11:19
Invité

donc il faut que dans notre formation, y compris dans le supérieur, dans la formation initiale, on change aussi ça. Aujourd'hui, avec des outils d'IA qui sont à disposition de tout le monde, on peut déjà avoir 4-5 assistants qui travaillent pour nous. Il faut apprendre à les coordonner,

11:36
Locuteur

il

11:36
Invité

faut apprendre à les faire travailler ensemble, à contrôler ce qu'ils font, à quel moment il faut intervenir, à quel moment il ne

11:41
Locuteur

faut

11:41
Invité

pas intervenir. Ça,

11:42
Locuteur

c

11:42
Invité

'est des choses qui se forment, qui étaient absents de tout un tas de métiers qui deviennent présents dans plein de métiers. Bonsoir Jean-Christophe.

11:49
Auditeur

Bonsoir.

11:50
Invité

On vous écoute Jean-Christophe.

11:51
Auditeur

Oui, alors moi je suis maître de conférence à l'IUT Paris-Rive de Seine dans des métiers, des préparations aux métiers de commerce, formation commerciale. Et je voulais témoigner du fait qu'on casse encore tous nos stagiaires. C'est des métiers dans lesquels il y a beaucoup de demandes, mais c'est un peu plus difficile depuis un an ou deux parce qu

12:13
Locuteur

'il

12:13
Auditeur

y a des missions de un, deux mois en études de marché, en études de veille concurrentielle qui sont déléguées à l'IA. Et j'ai un ami consultant qui me disait que chaque année, il met un jour une étude internationale, une base de données.

12:28
Locuteur

Il

12:29
Auditeur

prenait un stagiaire un mois, un mois et demi jusqu'à cette année et il l'a confiée à l'IA, bien réglée, elle l

12:34
Locuteur

'a

12:34
Auditeur

fait en quatre jours. Voilà. Donc j'ai envie de dire aux étudiants, apprenez à vous servir de l'IA parce qu'on vous le demandera à une entreprise, d'apporter quelque chose de plus que l'IA, de la prise de recul, de l'esprit critique. Et trois, gardez votre investissement et un savoir-être de haut niveau en entreprise parce que ça peut aussi faire la différence. L'IA ne demande pas à terminer ses journées à 16h30 pour aller à la salle de sport.

13:00
Présentateur

Jean-Christophe, vous dites apprenez à vous servir de l'IA mais est-ce que vous apprenez, vous, à vos étudiants à s'en servir ? Est-ce que c'est rentrer dans les cursus ou est-ce que vous le réclamez, le faire entrer dans les cursus ou pas

13:12
Locuteur

?

13:12
Auditeur

Alors, concrètement, les étudiants savent souvent se servir mieux de l'IA que leurs enseignants mais les choses sont en train de changer. On met effectivement dans les cursus des modules et en entreprise, les gens, leurs responsables de plus de 40 ans attendront d'eux qu'ils leur expliquent comment servir de l'IA. Donc, en fait, c'est une évidence. Il n

13:36
Locuteur

'y a

13:36
Auditeur

pas de question à se poser de ce côté-là.

13:38
Présentateur

Merci beaucoup, Jean-Christophe, Christelle, c'est fine. Formé à l'IA, formé à l'IA d'urgence, j'ai envie de dire. Il a raison, Jean-Christophe, peut-être que certains de ses étudiants sont beaucoup plus agiles que lui avec l'IA générative mais là où Jean-Christophe a un point marqué probablement, c'est voilà le bon usage, voilà comment ça marche et voilà effectivement ce que vous vous mettrez en valeur. Mais est-ce qu

14:00
Locuteur

'on

14:00
Présentateur

le fait assez ça ?

14:01
Locuteur

Alors,

14:02
Auditeur

moi, les exemples que j'ai en entreprise, les exemples, c'est les mêmes que celui qu

14:07
Locuteur

'on

14:07
Auditeur

vient d'avoir, c'est-à-dire que les jeunes, ils savent faire. Et d'ailleurs, tout à l'heure, vous disiez un certain pourcentage d'entreprises dans lesquelles il y

14:14
Locuteur

a

14:14
Auditeur

de

14:14
Locuteur

l

14:14
Auditeur

'IA. Moi, je pense qu'il y

14:15
Locuteur

a

14:15
Auditeur

100%. Parce qu'en fait, maintenant, je veux dire, on n'arrive plus individuellement et personnellement à échapper à cette question-là. Donc, je pense donc évidemment, il faut s'en servir parce que demain, si c'est l'outil de l'entreprise, il faut effectivement qu'aucun salarié échappe à cet outil et que personne ne soit perdu. Et je pense que les jeunes sont bien positionnés par rapport à ça. Mais moi, ce qui me soucie plus, ce n

14:36
Locuteur

'est

14:36
Auditeur

pas tant de se former à l'IA, c'est plutôt de se dire comment j'apprends avec l'IA. C'est-à-dire d'avoir les capacités, comme on a pu apprendre pour les plus anciens dans un job, comment j'ai appris, finalement, avec l'expérience, en mouillant un peu quand je suis dans une base de données et que je réfléchis. C'est-à

14:52
Locuteur

-dire,

14:53
Auditeur

quand je le confie à une IA, comment je réfléchis quand même pour apprendre et encore une fois, pour avoir de l'expérience et devenir expert à un moment donné. Moi, c'est vraiment l'interrogation et je pense qu'il faut avoir une attention par rapport à ça.

15:04
Présentateur

Comment on l'apprend et comment on l'utilise, l'IA chez vous, Pascal Demurger notamment ? Est-ce que vous avez le sentiment effectivement que ces jeunes gens que vous embauchez, dont vous nous parliez tout à l'heure, ont aussi cette expertise en fait à apprendre à leurs aînés

15:16
Locuteur

? Alors,

15:18
Auditeur

ils ont d'évidences beaucoup plus de facilité et de rapidité dans l'apprentissage de l'IA. Ceci étant, cet apprentissage, il doit être évidemment dans le système scolaire universitaire, mais il doit être également développé en entreprise. Nous, on a un programme très complet et assez ambitieux de formation de l'ensemble de nos collaborateurs, à la fois des formations qui s'appliquent absolument à tous, généralement en ligne pour avoir un peu la base, j'allais dire, sur l'IA et puis évidemment, ensuite, des approfondissements adaptés à chacun des métiers, chacune des filières, chacune des directions de l'entreprise.

Plus, un réseau de ce qu'on appelle des ambassadeurs chez nous qui sont destinés à être au plus près de l'ensemble des salariés pour les aider dans l'appropriation concrète, quotidienne des outils que nous déployons parce qu'évidemment, on en déploie très régulièrement pour faciliter, j'allais dire, le travail de nos collègues et améliorer d'ailleurs aussi le service courant à nos assurés. Donc oui, il y a une part de formation qui est considérable, bien sûr.

16:35
Présentateur

On a Thomas sur WhatsApp, Antonin Bergeau qui va un peu dans ce sens-là et qui dit je suis chef d'entreprise en informatique, je recrutais déjà moins de jeunes ces dernières années parce que je trouvais que leur formation avait perdu en qualité. J'en ai encore moins envie aujourd'hui avec l'IA parce que c'est vrai que l'IA peut réduire certaines tâches. Le problème reste la formation des jeunes jusqu'à quel point il faut appuyer sur ce levier-là si on ne

16:55
Locuteur

veut

16:55
Présentateur

pas perdre le cap, si j'ose dire.

17:00
Invité

Il faut beaucoup appuyer sur la formation mais pas que des jeunes, enfin pas que

17:06
Locuteur

la formation initiale d'ailleurs. Formation professionnelle, formation

17:08
Présentateur

continue aussi c'est ça que vous voulez

17:10
Locuteur

dire

17:10
Invité

? Pour donner peut-être deux

17:11
Locuteur

exemples

17:12
Invité

un peu plus positifs qu'on évoque dans l'étude, il y a deux pays sur lesquels l'étude similaire a été faite et sur lesquels il

17:19
Locuteur

n

17:19
Invité

'y

17:19
Locuteur

a

17:19
Invité

pas d'effet sur les jeunes de l'IA, c'est le Danemark et la Norvège. Danemark et la Norvège ont un marché du travail qui est caractérisé

17:25
Locuteur

par

17:26
Invité

une formation continue qui est extrêmement efficace. C'est-à-dire que quand vous perdez votre emploi,

17:30
Locuteur

vous

17:31
Invité

êtes très rapidement réformé à un métier qui n

17:32
Locuteur

'a

17:32
Invité

peut-être rien à voir ou qui est un petit peu différent. Les formations sont mises à jour rapidement, elles sont très pertinentes et donc en fait, les gens retrouvent un travail mais surtout ce que ça a comme effet c'est qu'on a un peu moins peur de s'engager dans une filière en se disant si j'investis du temps et de l'énergie, je vais être coincé dans un métier qui va disparaître. Pardon, pardon.

17:49
Locuteur

Et deuxième

17:50
Invité

et plus rapidement point positif, il y a ce qu'on appelle l'effet rebond alors qu'en général l'utilisation d'environnement de manière plutôt négative mais en fait ce qu'on voit aux Etats-Unis sur les développeurs donc les codeurs qui croient un métier qui s'est fait beaucoup impacté par l'intelligence artificielle ben en fait les emplois remontent et ils remontent assez rapidement et y compris sur les jeunes pourquoi ? Parce que finalement beaucoup plus d'entreprises se mettent à adopter l'IA presque toutes et du coup elles commencent à manipuler un petit peu ces outils et elles construisent des choses qu'elles ne faisaient pas avant et pour ça au bout d

18:17
Locuteur

'un

18:17
Invité

moment on se rend compte que c'est quand même bien d'avoir un développeur quelque part dans la boucle pour vérifier ce qui se passe et donc elles recrutent des développeurs Mais ce que vous dites

18:23
Présentateur

en fait c'est que parce que je reprends l'exemple que vous donnez effectivement en Norvège et au Danemark est-ce que ça veut dire que l'arrivée de l'IA nous oblige à penser mieux et plus vite notre rapport au travail notre rapport à l'entreprise en fait est-ce que votre sentiment c'est qu'on est toujours nous dans cette idée qu'on va rentrer dans une boîte y rester suffisamment longtemps et qu'il faut au contraire sortir ce schéma-là de nos têtes moi j'avais l'impression qu'on le perdait de plus en plus parce

18:47
Invité

que ainsi va l'économie je pense qu'on a encore un peu cette idée que la formation initiale qu'on a va nous conditionner pour une grande partie de notre vie et va nous servir jusqu'au bout de notre vie voilà et donc c'est d'ailleurs on l'a entendu avec le premier témoignage c'est un peu angoissant de se dire j'ai fait un mauvais choix finalement peut-être et j'ai pas d'emploi alors qu'en fait on peut changer on va changer de métier plusieurs fois dans notre vie et ces pays scandinaves notamment ils n'ont pas créé ce système de formation continue là avec l'IA c'est quelque chose qui existe depuis longtemps et qui a des effets très nets sur le marché du travail sur la manière dont les gens adoptent la technologie avec beaucoup moins d'anxiété et aussi d'ailleurs quand ils perdent leur emploi parce que ça arrive malheureusement on voit qu'ils sont beaucoup moins négativement impactés dans leur vie ils sont moins en dépression etc.

parce que finalement ils savent que c'est pas si grave ils vont être reformés faire autre chose

19:30
Présentateur

pour être dans ce sens là Christelle Thierfine je voudrais appuyer avec le témoignage de Thierry sur WhatsApp qui dit peut-on envisager de former nos étudiants et futurs travailleurs à apprendre à changer d'activité à intégrer le fait que l'emploi à vie aujourd'hui c'est du passé

19:44
Auditeur

je sais pas comment ça s'apprend ça mais moi je le constate plutôt dans les entreprises moi en fait en ce moment où j'en veux beaucoup aux entreprises dans l'emploi des jeunes mais que ce soit l'IA ou pour un autre sujet c'est qu'en fait aujourd'hui le constat que moi je fais pour la CFE-CGC c'est qu'en fait les entreprises n'acceptent plus d'avoir des salariés notamment des jeunes qui sont pas employables immédiatement à un poste de travail presque vous êtes embauché le vendredi vous avez vos contrats le lundi il faut être au poste votre opérationnel et ça en fait c'est pas possible et donc de se dire qu'à un moment donné je forme mon métier dans l'entreprise et qu'on soit jeune d'ailleurs ou tout le long de la carrière professionnelle et en fait c'est ça pour moi le sujet c'est vraiment de se dire que l'entreprise elle prenne sa part à cette formation et de l'entrée dans l'entreprise comme après sur tout le parcours où on a besoin de se former tout au long de sa vie en fait c'est ça le sujet

20:33
Présentateur

Loïc est avec nous bonsoir Loïc oui bonsoir on vous écoute

20:38
Locuteur

oui

20:38
Invité

alors je vais pas paraphraser tout ce qui a été dit parce que finalement mon propos rejoint les interventions des uns et des autres mais ce que je voulais dire au final c'est que c'est pas l'IA au moins sur l'IA générative c'est pas l'IA qui remplace les jobs

20:51
Locuteur

c

20:52
Invité

'est plutôt celui qui maîtrise l'IA qui va le remplacer et je pense que la nuance elle est importante en clair sur un boulot de communicant comme le mien si on travaille pas déjà si on se re-questionne pas sur sa manière de travailler

21:05
Locuteur

je

21:06
Invité

pense que c'est là où on peut être en danger donc je rejoins aussi ce qui est dit sur la formation je vois j'ai un ado de 17 ans chez moi ça fait un petit moment déjà que je le alors on va employer le jargon mais que

21:18
Locuteur

je

21:18
Invité

le challenge aussi à utiliser l'IA et à l'utiliser intelligemment justement pour anticiper ce changement de manière de travailler

21:27
Présentateur

Merci beaucoup Loïc pour cette intervention Antonin Bergeau qu'est-ce que ça vous inspire l'intervention de Loïc je challenge mon gamin aussi pour qu'effectivement pour qu'il y a en fait on a l'impression que dans ce moment de transition où on est c'est soit je l'embrasse soit je la refuse peut-être qu'il faut trouver

21:45
Invité

la voie médiane en fait Oui alors je pense qu'il y a quand même un point qui a été soulevé qui est important c'est qu'il faut éviter de faire comme si cette technologie n'existait pas parce que ça nous fait peur ou ça nous dérange parce qu'effectivement d'autres entreprises en France ou ailleurs adoptent l'intelligence artificielle dans leurs procédés de production deviennent plus efficaces et finalement vont progressivement devenir plus compétitifs et effectivement détruire des emplois là pour le coup vraiment en France ou dans les entreprises qui ne s'emparent pas de la technologie c'est pas spécifique à l'intelligence artificielle c'est l'histoire de la technologie depuis 200 ans c'est une espèce de course entre cette technologie qui arrive la compétitivité et puis l'éducation derrière qui essaye de s'adapter et de faire en sorte que finalement les bonnes compétences arrivent sur le marché du travail pour permettre à ces entreprises de tirer les bénéfices de cette technologie donc c'est pas particulièrement nouveau après ce qui est difficile là c'est que encore une fois ça arrivait très rapidement et puis en plus l'intelligence artificielle fait plein de choses donc on sait pas très bien quelles compétences là s'il faut donner un conseil pour un enfant de 17 ans enfin un adolescent de 17 ans pour se former au mieux à ce qui est le futur de l'intelligence artificielle c'est difficile par contre ce qui est sûr c'est qu'avoir un esprit critique être capable de savoir à quel moment ce que me dit une IA générative est peut-être étrange et peut-être que là il faut prendre le temps de vérifier par rapport à un autre truc où là effectivement c'est clair ça voilà c'est des choses qui sont difficiles à former mais qui l'avantage c'est qu'elles se forment de manière générale et après quelle que soit la direction que va prendre la technologie dans 2, 3, 5 ans, 10 ans ce sera toujours quelque chose d'utile est-ce

23:18
Présentateur

que vous non est-ce que vous savez sûrement pas Pascal Desmurges je vais pas vous piéger là-dessus mais comment vous anticipez vous comment vous essayez d'anticiper sur la transformation des métiers et des tâches à venir chez vous est-ce que vous y pensez est-ce que est-ce que vous vous avez le sentiment d'y arriver en vous disant attention ça finalement ce sera transformé de cette manière-là et de cette manière-là est-ce que ça fait aussi partie de toute la réflexion qui est la vôtre autour de l'IA

23:44
Locuteur

oui

23:45
Auditeur

bien sûr forcément on réfléchit énormément à ces sujets-là même s'il y a encore des zones d'inconnus et même si l'IA va nous obliger justement à être plus agile plus adaptatif parce que l'anticipation est moins évidente mais bien sûr on anticipe et il y a vraiment deux sujets ou deux manières de prendre le sujet il y a une manière un peu technique et on s'interroge et bien sûr il faut le faire sur quels vont être les cas d'usage que l'on va déployer quels outils on va mettre en place dans les différents métiers de l'entreprise et puis il y

24:21
Locuteur

a

24:21
Auditeur

la question de la conception un peu plus de principes j'allais dire que l'on a de l'entreprise et que l'on a des salariés dans l'entreprise et l'IA de ce point de vue-là d'ailleurs est un bon révélateur de la manière dont les dirigeants d'entreprise conçoivent leur rôle et le rôle de l'entreprise évidemment il va y avoir des transformations profondes et évidemment il va y avoir le terme n'a pas encore été utilisé mais c'est pas un gros mot des gains de productivité la question est de savoir ce que l'on fait de ces gains de productivité l'amélioration l'augmentation de l'efficacité dans les différents processus qu'est-ce que l'on en fait est-ce qu'on s'en sert pour réduire simplement les coûts et effectivement avoir des gains de productivité et derrière diminuer tout simplement la masse salariale ou et nous c'est plutôt notre conception est-ce qu'on réfléchit à ça peut être l'occasion d'améliorer encore le service rendu à nos assurés à nos sociétaires c'est ça l'occasion aussi de réfléchir à la manière dont nos collaborateurs travaillent si l'IA ça se traduit simplement par une intensification du travail parce que toutes les tâches un peu répétitives un peu plus faciles qui correspondaient aussi parfois à des temps de respiration pour nos collaborateurs si tout ça s'est supprimé par l'IA et qu'on a simplement tout ce qui est le plus exigeant c'est vrai que personne ne va s'y retrouver donc je crois qu'il

25:59
Locuteur

y a

25:59
Auditeur

une manière intelligente et sûrement collective d'où notre accord c

26:04
Locuteur

'est ce que j'allais

26:05
Présentateur

vous demander

26:05
Auditeur

est-ce

26:06
Locuteur

que

26:06
Présentateur

c'est ça le sens de l'accord que vous avez passé vous en mai dernier comment vous l'inscrivez l'IA justement dans le dialogue social désormais

26:14
Auditeur

le sens de notre accord qui d'ailleurs faisait suite à une convention salariée que l'on avait organisée sur le thème de l'IA le sens de cet accord c'est vraiment de se dire l'IA va transformer assez profondément assez radicalement les manières de travailler et donc évidemment ça concerne pas seulement la direction d'entreprise mais ça concerne ses salariés aussi parce que chacun va être impacté et donc oui on va se mettre autour de la table avec l'ensemble de nos organisations syndicales pour définir un peu les conditions dans lesquelles on va déployer l'intelligence artificielle dans l'entreprise et en quelque sorte les garde-fous que l'on va mettre en place et cet accord prévoit qu'il y a qu'une commission de suivi se réunira à minima trois fois par an et plus si c'est nécessaire pour mesurer l'impact de l'IA sur l'emploi l'impact sur les métiers eux-mêmes l'impact sur les compétences et donc tout le sujet de formation derrière l'impact sur les conditions de travail également et avec un suivi paritaire j'allais dire de ces différents enjeux

27:26
Locuteur

Il

27:26
Présentateur

y a deux choses dans ce que vient de dire Pascal Desmurgers et Antonin Bergeau qui m'ont intéressé d'abord gain de productivité est-ce qu'on peut vraiment faire une ligne droite en disant oui plus d'IA c'est plus de gain de productivité c'est aussi simple que ça ou pas

27:38
Locuteur

?

27:39
Invité

Oui en fait c'est aussi un choix de comment on décide de répercuter l'effet de l'intelligence artificielle pour l'instant on voit pas beaucoup d'effet sur la productivité parce que malgré malgré le fait que ça aille très vite on est encore aussi un petit peu en train d'apprendre à marcher avec et donc les entreprises n'ont pas encore réellement trouvé en grande majorité la formule magique qui fait qu'on devient beaucoup plus efficace mais quand je dis que c'est un choix c'est que finalement quand vous avez une technologie qui permet comme ça a été dit de gagner du temps sur plein de tâches vous avez en fait deux possibilités en gros c'est de faire la même chose avec deux fois moins de personnel et donc là vous avez un gain de productivité mais qui n

28:16
Locuteur

'est

28:16
Invité

pas très positif vous avez coupé les coûts vous faites la même chose c'est-à

28:19
Locuteur

-dire

28:19
Invité

que le consommateur la personne qui écoute l'émission ne voit pas la différence et la deuxième option c'est vous dire finalement je peux garder tout le monde et par contre ils vont passer plus de temps à préparer à faire un produit de meilleure qualité et là c'est de la productivité

28:33
Locuteur

qui

28:33
Invité

ne se voit pas directement c'est une augmentation de la qualité de ce que vous faites et finalement c'est une version plus positive où personne ne perd son travail et où tout le monde et le consommateur ou l'auditeur ils gagnent parce qu'ils consomment un produit de meilleure qualité et dans l'histoire de la technologie ça a toujours fini par aller vers ce deuxième chemin

28:50
Locuteur

j

28:50
Présentateur

'espère que les auditeurs s

28:51
Locuteur

'en

28:51
Présentateur

rendraient compte si c'était une IA qui vous parlait je voudrais vous soumettre à votre sagacité ce message de Sylvain qui dit je fais partie de la première génération de développeurs et aux stagiaires on apprenait en premier lieu à développer un formulaire de contact aujourd'hui l'IA le fait en 10 secondes en revanche je pense qu'il va manquer de professionnels qui maîtrisent vraiment l'architecture d'applications complexes et moi je trouve que c'est intéressant ce qu

29:12
Locuteur

'il

29:12
Présentateur

nous dit parce que ce qu

29:13
Locuteur

'il

29:13
Présentateur

est en train de nous expliquer c'est que quand même il faut toujours savoir ce qu'il y

29:17
Locuteur

a

29:17
Présentateur

dans le cœur de la machine sinon effectivement c'est là que la machine nous submerge Christelle Théphine

29:21
Auditeur

c'est ce que je disais tout à l'heure quand on n

29:23
Locuteur

'a

29:23
Auditeur

pas appris les bases de la musique je crois qu'on apprend les premières notes c'est la même chose qu'on code qu'on fasse n'importe quel métier alors peut-être que ça va changer fondamentalement son mode d'apprentissage mais il faut bien toujours continuer à apprendre qu'on soit à l'école ou qu

29:40
Locuteur

'on

29:40
Auditeur

soit dans l'entreprise ça c'est fondamental et il faut s'en occuper et si on revient au sujet des jeunes moi ma préoccupation et je pense que la situation elle est quand même grave en ce moment c'est de se dire si en ce moment les boîtes elles n'embauchent pas c'est qu'elles-mêmes elles sont en danger pour moi c'est ça parce que les experts de demain si là il y a toute une vague de périodes où on n'embauche pas comment ils vont faire demain et moi j'abonde sur ce qui vient d'être dit c'est que je suis persuadée et je l'espère qu'en fait l'IA va apporter du mieux pour les salariés leur permettre de mieux bosser et effectivement que ce soit un avantage concurrentiel pour les entreprises c'est ça en fait qui est un idéal mais ça il faut que les entreprises elles-mêmes elles le regardent qu'elles mettent les mains dans le cambouis sur le travail et sur le contenu du travail pour se poser la question de l'IA qu'est-ce que j'en fais

30:27
Locuteur

et

30:28
Présentateur

le contenu du travail tiens justement voici Corinne bonsoir bonsoir soyez la bienvenue

30:32
Locuteur

Corinne

30:34
Invité

merci moi en fait déjà Fabienne Sainte j'adore votre manière d'aborder l'info c'est formidable sinon en fait 100

30:44
Locuteur

% humain voilà oui

30:45
Invité

nous sommes témoins

30:47
Présentateur

allez-y j'ai pas entendu ce que vous avez dit

30:50
Locuteur

j'ai dit

30:51
Présentateur

100% humain Corinne mais allez-y

30:52
Locuteur

on vous écoute

30:54
Invité

du coup en fait moi je me demandais si les politiques ne partent pas du tout du sujet en fait de l'IA ça me surprend ou pas mais surtout en fait est-ce que c'est pas est-ce que ce serait pas l'opportunité de voir le travail autrement c'est-à-dire d'y passer peut-être moins de temps d'être dans des conditions plus simples quand on est au travail plutôt que de rester toujours plus au travail merci voilà je ne peux pas imaginer un autre modèle en fait je vais peut

31:23
Locuteur

-être

31:23
Invité

passer pour finir moi de mon travail et faire autre chose en dehors

31:27
Présentateur

merci beaucoup Corinne c'est une vraie question que la vôtre celle des politiques elle est intéressante ça vaudrait une émission entière pour savoir effectivement qui s'en empare et c'est vrai qu'on l'entend peu on en fera une émission tiens Pascal Demurgé est-ce que vous avez changé là-dessus notamment sur le temps de travail par exemple de votre côté est-ce que ça fait partie aussi de la réflexion qui pourrait être la vôtre ou pas

31:47
Locuteur

?

31:48
Auditeur

alors ce qui fait partie de la réflexion c'est exactement la manière d'ailleurs dont le formulait très bien monsieur Bergeau c'est-à-dire le temps libéré ou l'efficacité accrue grâce à l'IA quel usage on en fait et quelle répartition en quelque sorte entre l'amélioration du service rendu à nos sociétaires effectivement un peu plus de temps pour les collaborateurs et une partie réservée à l'entreprise moi je voudrais revenir à ce que ce que disait notre dernière auditrice là sur la question la question politique parce que c'est vrai qu'au-delà de tout ce que l'on se dit sur ce qui se passe dans l'entreprise et qui est important et dont on voit bien je crois notamment et compris avec l'exemple de la Maïf que malgré tout on peut maîtriser positivement le déploiement de l'IA mais au niveau politique on voit qu'il va y avoir des transformations extrêmement profondes aujourd'hui clairement l'ensemble pour ne prendre qu'un exemple l'ensemble de la fiscalité repose en grande partie sur le travail que ce soit les charges sociales le financement de la protection sociale repose en grande partie sur le travail demain il va y avoir obligatoirement une répartition à imaginer entre la manière dont le travail continue de financer en quelque sorte ce modèle social que nous avons et que nous voulons évidemment préserver et demain qu'elle peut être la part prise par l'IA taxation des tokens taxation de l'utilisation finalement de l'IA qui va être forcément une réflexion que l'on entend très peu y compris dans les débats aujourd'hui de la présidentielle

33:37
Présentateur

Merci beaucoup pour cette remarque parce que c'est pour vous madame la syndicaliste Christelle Thiefen je voudrais vous soumettre quand même l'idée du ministre allemand du numérique je crois vous la connaissez peut-être non taxer le chiffre d'affaires généré par l'IA pour financer les reconversions professionnelles justement elle est en cours cette alors pas tellement sur le modèle allemand mais sur l'idée de réfléchir à ce que disait Pascal Desmurgers à l'instant c'est en cours

33:57
Auditeur

oui de toute façon c'est la question c

33:59
Locuteur

'est la question

33:59
Auditeur

du partage de la valeur à l'heure de l'IA c'est en fait c'est pareil ça dépend de quoi on parle c'est à dire que si l'entreprise elle profite de productivité qui serait je supprime des emplois donc je veux dire qu'est-ce qu'on devient et donc là il y a un partage de la valeur sur la transformation qui est obligatoire mais si à l'inverse c'est plutôt des gains de productivité qui sont faits sur le service et que je deviens meilleur je gagne des marges de marché en fait moi je veux plaider sur du partage de la valeur au sein de l'entreprise c'est ça qui est important il nous reste peu de temps Nadim mais on a du temps pour vous on vous écoute

34:33
Présentateur

bonsoir bonsoir on vous écoute Nadim

34:36
Locuteur non identifié

alors moi je voudrais parler de mon parcours de mon parcours

34:41
Locuteur

parce

34:41
Locuteur non identifié

que moi ça fait deux ans je suis en école d'ingénieur dans un cursus axé sur l'ingénierie avec les mathématiques des sciences et de

34:49
Locuteur

l

34:49
Locuteur non identifié

'informatique et on avait vu en début d'année que avec des études du COFAS et de l'OEM

34:58
Locuteur

que

34:59
Locuteur non identifié

ces ces axes-là allaient être beaucoup

35:04
Locuteur

être

35:05
Locuteur non identifié

menacés par l'IA et ce que j'aimerais dire c'est que l'IA pour moi

35:11
Locuteur

ne

35:12
Locuteur non identifié

pourra jamais nous remplacer

35:13
Locuteur

c

35:14
Locuteur non identifié

'est-à-dire qu'on aura beau trouver des IA qui sont très performantes moi je pense que ça ne pourra jamais nous remplacer parce que derrière un projet derrière des performances

35:26
Locuteur

il

35:27
Locuteur non identifié

faudra toujours une conscience humaine pour valider ces opérations-là

35:30
Locuteur

donc

35:31
Locuteur non identifié

moi je dis à tous les jeunes donc de ma génération et de la génération qui va suivre

35:35
Locuteur

c

35:36
Locuteur non identifié

'est qu'il faut persévérer

35:37
Locuteur

même

35:37
Locuteur non identifié

si l'IA on pourrait dire que

35:39
Locuteur

ça

35:40
Locuteur non identifié

sera nos nouveaux nos nouveaux cohabitants des choses comme ça il faut persévérer et moi je pense que c'est ça qu'il faut c'est ça qu'il faut retenir de cette émission-là

35:54
Présentateur

Merci beaucoup de l'avoir résumé pour nous Nadim et bravo à vous et c'est aussi ce que vous disiez Antonin Bergeau au final aller dessus

36:02
Locuteur

aller

36:02
Présentateur

avec persévérons avec

36:03
Locuteur

Oui

36:04
Invité

oui je pense qu'il faut persévérer par contre c'est peut-être pour compléter une conclusion de cette émission je pense que

36:10
Locuteur

moi

36:10
Invité

ma conviction c'est que effectivement l'emploi ne

36:12
Locuteur

va

36:12
Invité

pas disparaître et qu'il y

36:13
Locuteur

a

36:13
Invité

une place pour l'humain et que cette place elle va être importante

36:18
Locuteur

qu

36:18
Invité

'on va prendre les bonnes décisions qui nous permettent d'arriver à cet équilibre donc je pense que puisqu'on a un peu moins parlé des jeunes au fil et à mesure des discussions mais

36:25
Locuteur

ce

36:26
Invité

qui arrive sur l'emploi des jeunes le fait que c'est peu dans le débat public ce qu'on voit parallèle avec ce qui se passe avec le mouvement lycée enfin on parle pas énormément des jeunes finalement avec tout ce qui se passe pourtant et il se peut que malgré le fait que la technologie n'aille pas spontanément détruire les emplois en équilibre et bien finalement parce qu'on n'a pas pris le train en marche politiquement dans la façon dont on repense la formation et l'éducation finalement on est quand même des destructions d'emplois donc il faut quand même aussi être vigilant de ce point de

36:54
Locuteur

vue

36:54
Invité

le message aux politiques

36:56
Locuteur

le rôle des politiques

36:57
Auditeur

la recherche

36:59
Locuteur

on

36:59
Auditeur

a vu dans l'exemple des mathématiques voilà

37:02
Locuteur

et l

37:03
Auditeur

'environnement allez c

37:05
Présentateur

'est dit et ce

37:05
Locuteur

sera

37:05
Présentateur

la conclusion on en fera d'autres des émissions je vous remercie

37:08
Locuteur

beaucoup

37:08
Auditeur

tous

37:08
Locuteur

les trois pour votre

37:09
Auditeur

participation

37:09
Locuteur

je vous

37:09
Auditeur

remercie

37:09
Locuteur

beaucoup