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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 2 avril 2024 32 min

Agriculture : une loi pour sortir de la crise

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci et avec nous pour ce club Jérémy deerle bonjour merci beaucoup d'être avec nous vous êtes agriculteur en sonné Loire députés européen Renaissance et ancien président des Jeunes Agriculteurs Dominique charger bonjour merci d'être avec nous vous êtes-vous agriculteur en Loire Atlantique président de la coopération agricole on est ensemble pour parler de cette crise agricole justement le gouvernement qui doit présenter demain son projet de loi d'orientation agricole attendu depuis plus d'un an et retravaillé pour répondre à la colère des agriculteurs alors sera-t-il suffisant pour sortir de la crise le gouvernement répond-t-il suffisamment au problèmes des agriculteurs vous nous direz ce que vous en pensez messieurs et Mathias on verra justement avec vous quelles sont les demandes des agriculteurs ouais des différents syndicats et puis on écoutera aussi un mot de Marc PHENO c'est en clôture du congrès de la FNSEA c'est à suivre tout de suite dans ce [Musique] club et on commence par notre reportage en région d'ici 10 ans la moitié des agriculteurs seront en âge de partir à la retraite mais face aux difficultés du métier pas facile de trouver un repreneur Samia de chier est allé rencontrer un agriculteur bio en normandi qui n'arrive pas à passer la main il y a 35 ans si casmier a quitté les Pays-Bas pour s'installer en Normandie avec son troupeau de vache laitière ici c'est la nurserie ce qui habit les petit veau quand ils sont tout petits on leso d'abord qu'il prennent bien à boire dans les bacétines et voilà c'est des amours c'est ça qui nous mène en fait un peu c'est l'amour et la passion des animaux et aussi les terres tout tout ce qui pousse une passion fatigante à 64 ans ce pionnier de l'agriculture biologique aimerait passer la main petit à petit on va moins vite on marche moins vite je commence à avoir mal à une hanche euh c'est supportable mais on sent que que l'organisme humain euh Suse au bout d'un certain nombre d'heures de vol quoi quand je prends la retraite j'ai aussi envie de de témoigner de ce que j'ai fait aider des jeunes c'est important de de de accompagner même si c'est pas des enfants à soi mais de de de préparer notre jeune génération au futur le problème c'est que les candidats à la reprise ne se bousculent pas vraiment ça c'est un buuf il va bientôt partir à l'abattoir malheureusement mais bien pour nous parce que comme ça ça nous fait la bonne viande et euh voilà c'est euh c'est toujours un triste moment de envoyer des bêtes à l'abatoire beaucoup des gens ne ne savent plus d'où vient la nourriture à part d'un magasin c'est d'ailleurs dommage qu'il y a pas plus de gens qui veulent devenir agriculteur ou ou ouou ou éleveur parce que c'est un des plus beaux métiers de du monde voilà 4 ans qu'il cherche à vendre son exploitation estimée à plus de 600000 € deux candidats ont finalement renoncé à lui racheter sa ferme après y avoir travaillé sous un contrat de parrainage intervention voilà le premier il il manquait peut-être un peu de de capacité financière parce que bon c'est c'est quand même une somme d'argent qu'il faut mettre pour reprendre une ferme m même si la ferme elle est pas surévalué parce qu'il y a beaucoup de choses pour produire he il y a une maison à reprendre du matériel du cheptel et sans parler de la reprise du foncier c'est ça fait de l'argent tout ça non mais ça va pas la tête si casemier continue de chercher un repreneur il est actuellement en négociation avec un nouveau candidat mais rien de concret pour le moment théoriquement si on laisse ça comme ça ell vont nous suivre COP COP COP s'il ne trouve personne il n'insistera pas petit à petit on vendrait les vaches et puis après je vais toucher ma retraite quoi parce que j'ai un peu de retraite quand même malgré tout c'est pas grand-chose mais je vais avoir 500 € truc comme ça c'est pas beaucoup c'est en dessous de du seil de pauvreté mais voilà j'espère que ça va bouger que on ser rémunéré ben les homes engagés dans la nature à leur juste valeur mais bon ça c'est encore notre débat politique important et puis après ben mais je vivrai de peu de choses d'ici 10 ans entre un/ers et la moitié des agriculteurs français vont prendre leur retraite voilà pour l'exemple de cet agriculteur mais son cas n'est pas isolé Dominique charger est-ce qu'on sait euh sur le nombre d'agriculteurs qui veulent partir à la retraite combien n'arrivent pas à trouver de repreneurs bah dans les statistiques que nous avons aujourd'hui au niveau de la coopération agricole et plus exactement dans chacune de nos coopérativ en fait on se rend compte qu'il y a un peu la règle des 3/ers c'estàd qu'on a 1/3 des agriculteurs qui aujourd'hui se voi une situation à peu près stable se dessiner une un 2uxième tiers qui ne sont pas très sûrs qui sont entre les deux et puis un tiers qui ne voit carrément pas de de de ce solution pour leur reprise et qui pour le coup auront des des difficultés c'est c'est toute l'action qu'on mène aujourd'hui au niveau des des coopératives et de la coopération agricole c'est vraiment de pouvoir accompagner finalement les agriculteurs dans cette transmission installation parce que c'est un moment important d'abord pour la pérénité la souveraineté alimentaire de notre pays mais également pour nous ce qui est important c'est de pouvoir les accompagner administrativement techniquement économiquement en leur offrant quelques garanties sur des prix notamment pour les premières années d'installation et puis les accompagner aussi financièrement c'est souvent ce que les banques demande des cautions et ce que ce qu'apporte aussi le modèle coopératif c'est une certaine forme de visibilité de stabilité parce que finalement pour nous ce qui est important c'est aussi de pouvoir donner mettre le piedétrier aux jeunes agriculteurs avec des modèles économiques qui sont stables de la prévisibilité et donc des productions organisées l'organisation de la production des filières organisées est une des clés aujourd'hui pour arriver à construire finalement une rémunération parce que ce sera ça la clé finalement demain pour un agriculteur dans dans son parcours de de de professionnel c'est celui d'avoir une rémunération et donc pour nous c'est d'organiser de la production des filières qui permettent cette rémunération tout au long de la vie professionnelle comment on explique ces difficultés à trouver un repreneur est-ce que c'est quoi c'est la difficulté du métier c'est les faibles revenus engendrés par ce métier c'est les retraites agricoles derrière qui sont faibles oui c'est une combinaison de de difficultés et de et de problématique que rencontre le le monde agricole Dominique charget a parlé du revenus des agriculteurs il y a un manque d'attractivité dans ce métier même si nous qu' faisons nous sommes contents de le faire et nous avons envie de de de bien évidemment continuer mais euh effectivement ça attire un peu moins les jeunes pour encore une fois ces problématiqu de de de de revenus de euh ouais d'êre activité de travail qui est contraignant aussi c'est pas euh c'est un métier effectivement difficile mais voilà charge à nous euh comme l'a dit Dominique de de trouver aussi les vois et moyens par l'accompagnement professionnel donc des coopératives et de tous les outils qui qui gravitent autour de l'agriculture et puis aussi par l'accompagnement public c'est pour ça aussi que cette loi est en discussion et et on va y venir sur la loi mais combien il y a d'exploitation de fermes qui disparaissent aujourd'hui Dominique charger et est-ce qu'il y a un risque dans les années à venir de se retrouver avec une France sans agriculteur on a perdu entre 2010 et 2020 100000 exploitations sur 500000 en 2010 donc on en a perdu 20 % C énorme et c'est vrai que la trajectoire sur laquelle nous sommes entre 2020 et 2030 est à peu près similaire un peu moins sans doute parce que je pense qu'à un moment il y a quand même une stabilité oui il y a un vrai risque aujourd'hui pour notre souveraineté alimentaire oui il y a un vrai risque aujourd'hui pour le maintien de la production c'est ce qu'on voit d'ailleurs et je pense que c'est un des leviers un des facteurs déclenchants de cette crise que l'on a vécu parce que finalement les agriculteurs voient quoi aujourd'hui il voient qu'on leur a demandé beaucoup on leur a demandé la montée en gamme on leur demande les transitions écologiques on leur demande énormément j'allais dire de de de levier de l'amélioration de leur de leur pratique on leur demande trop et aujourd'hui ce qu'il voit je dis pas qu'on leur demande trop par contre ce que ce qui n'est pas normal ou en tout cas ce qui a été l'objet de la colère c'est de voir que des la production en France baisse et qu'on a recours à des produits importés qui eux ne respectent pas nos normes et nos standards et ça ça a été un levier de la colère et aujourd'hui c'est un vrai problème de l'exploit de la ferme France et je pense que c'est aussi un des vrais problèmes par rapport à notre capacité à pouvoir installer des jeunes dans des modèles économiques résilients dans des parcours économiques suffisamment sécurisé on en demande on en demande beaucoup aujourd'hui aux agriculteurs Jérémy deerle est-ce qu'on en demande trop aujourd'hui à nos agriculteurs surtout pas assez on donne pas de moyens on met des conditions on alors bien sûr vous allez dire il y a la politique agricole commune qui est là mais sauf que le budget de la politique agricole commune il a de cess diminuer ses ses dernières années les dernières programmations et par contre les conditions pour obtenir cet accompagnement public et bien elles ont durci elles ont euh que ce soit en matière d'environnement ou dans d'autres secteurs aussi et donc du coup on donne pas les moyens à l'agriculture justement d'engager euh fermement fortement les transitions quand vous dites on c'est le gouvernement du coup h l'Europe le gouvernement la société aussi dans son approche euh exigeante qui peut être justifiée n'est pas forcément au côté euh vraiment acteur de la euh de de de la transition agricole et de l'accompagnement finalement des agriculteurs aussi je pense que face finalement à la montée en gamme qui avait été j'allais dire un des des moments forts des temps forts du discours du président de la République en 2007 à ringis en 2017 pardon à ringis les agriculteurs se sont projetés dans cette dynamique et puisqu'on a vu à la suite des différentes crises la crise covid pendant laquelle je le rappelle les agriculteurs et la chaîne alimentaire a joué le jeu a été là pour nourrir les Français et puis on a vu à la guerre en Ukraine l'inflation quelque chose qu'on avait pas vu depuis 40 ans qui a complètement déstabilisé nos gure et là on a vu les consommateurs complètement changer d'attitude on a vu les consommateurs d'abord baisser leur niveau de consommation mais surtout ce qu'on appelle descendre en gamme c'est-à-dire passer d'une consommation j'allais dire issue de notre production de montée en gamme pour se recentrer sur des produits d'entrée de gamme et de moyenne gamme sur lesquels nous ne sommes plus positionnés et ça c'est un quelque chose aujourd'hui d'extrêmement important nous devons nous repositionner sur des produits d'entrée de gamme et de moyenne et de cœur de gamme pourquoi parce que ce sont j'allais dire les pivots j'allais dire d'une forme de notrefin de certains moment et de choix de consommation notamment en restauration hors domissile et en plat transformé où nous n'avons pas la même exigence nous avons la même exigence qualitative mais nous n'avons pas forcément la même exigence du produit que nous allons consommer entre un poulet par exemple que nous consommons entre amis ou en famille le dimanche cuit au four et un poulet que nous allons consommer dans un sandwich sur un coin de table dans une gare à un moment j' c'est à l'agriculteur de s'adapter au changement de consommation ou c'est au consommateur de s'adapter à ce que font les agriculteurs parce qu'Emmanuel Macron il a quand même fustigé le fait que la part du budget consacré à l'alimentation baisser dans le budget des Français et il en a un peu appelé à la responsabilité des consommateurs oui mais vousf moi je je serais tout à fait d'accord pour que ce soit les les les consommateurs qui s'adaptent à la production desagriculteurs il n'empêche que ça ne fonctionne pas comme ça je suis responsable de coopérative je vois comment fonctionne le commerce ce que je vois aujourd'hui c'est que nos clients la distribution en premier ont de plus en plus recours à des produits importés pour venir compenser ce que nous ne produisons plus aujourd'hui que ce qui sont ces produits cœurs de gamme qui sont aussi des produits de qualité et des produits d'excellence mais qui correspondent à un autre moment et à un autre choix de consommation et c'est ça qu'il faut pas qu'on perde de vue nous avons trop désinvestis ces segments là pour finalement nous nous centrer essentiellement sur du bio et du label et aujourd'hui on voit que ces productions ne répondent pas à tous les instants il faut pas il ne faut pas mais vous pouvez pas expliquer un agriculteur aujourd'hui moi je suis responsable de coopérative jeis Allis en assemblée de section à partir de la d'ailleurs ce soir he dans dans dans ma section à anensen je je vais être nous expliquons aujourd'hui aux agriculteurs que nos poulaillers bio nos poulaillers labelles sont vides parce que nous n'avons plus les consomm ateur et qu'on importe des poulets d'Ukraine pour compenser ce que nous ne produisons plus ça ça n'est pas acceptable et c'est un facteur extrêmement fort dans la colère ressentie aujourd'hui et ça c'est une responsabilité politique Jérémy deer est-ce que le gouvernement a fait des erreurs dans sa stratégie dans sa politique agricole on peut pas dire que tout a été parfait bien évidemment mais il y a eu quand même un certain nombre de propositions autour des lois égalimes mais qui sont qui sont venus aussi se confronter effectivement comme vient de le rappeler Dominique à la guerre en Ukraine qui fait que il y a des stratégies géopolitiques des situations géopolitiques qui font qu'aujourd'hui la problématique de l'importation de poulet ukrainien ou de céréales ukrainiennes ou ou d'autres produits qui viennent d'Ukraine ou de Russie d'ailleurs sur le territoire européen bousculent les choses fortement et malheureusement ont des conséquences euh dramatique sur les sur les agriculteurs mais la guerre en Ukraine c'est pas de la faute du gouvernement français donc faut faut aussi pas qu'on se trompe de cible maintenant c'est de notre responsabilité c'est de la responsabilité du politique national ou européen d'apporter des réponses concrètes claires et fermes pour les agriculteurs ça c'est sûr oui nous attendons ce ce nous avons nous attendons qu'un qu'un cap nouveau soit défini parce qu'en fait effectivement nous avons bâti ces filières dans un monde stable dans un monde sûr et dans un monde abondant il y a un levier dont on n pas du tout parlé qui est un facteur déstabilisant très fort c'est celui du changement climatique celui du dérèglement climatique qui aujourd'hui a une influence très forte sur nos productions on voit des aléas très forts en terme de production de de de de culture végétal et donc aujourd'hui ce monde ce monde est complètement déstabilisé il est beaucoup moins sable il est beaucoup moins sûr il est surtout beaucoup moins abondant donc nous devons repenscer nos chaînes alimentaires mais juste Dominique charget parce que Gabriel lad il a fait deux grandes conférences de presse où il a annoncé plusieurs mesures Emmanuel Macron il a longuement échangé avec les agriculteurs au salon et vous voyez toujours pas le cap vous du gouvernement ce cap le président doit nous réunir hein les acteurs de la filière il doit nous les les les organisations professionnelles il doit nous réunir alors ça devait se faire d'ici la fin mars mais je pense que ça prendra un peu plus de temps il doit nous réunir justement à l'Élysée c'est ce qui a été promis en tout cas à l'occasion du Salon de l'agriculture il avait provu d'ici 3 semaines je préfère qu'on prenne du temps et qu'on ait quelque chose de constructif et d'abouti et donc on doit redéfinir ce cap et je pense qu'il y a nécessité aujourd'hui suite aux différentes aléas que nous avons subi covid guerre en Ukraine changement climatique encore une fois le dérèglement climatique est un levier extrêmement important pour pouvoir justement définir un cap qui prenne en considération ce qu'on ce que sont les les changements fondamentaux dans lesquels nous sommes aujourd'hui et pour lesquels nous devons nous projeter sur les 10 15 prochaines années encore une fois en remettant au cœur du sujet la notre capacité notre souveraineté alimentaire bien sûr les transitions agroécologique qui sont un mouvement irréversible parce que les urgences sont là le renouvellement des générations et effectivement qu'on remette au cœur de notre problématique notre capacité à produire donner les moyens aux agriculteurs et dans ces leviers il y en a un extrêmement fort de mon point de vue si on veut veut être en capacité de faire de la construction du prix en marche avant parce que c'est quand même le sujet celui de la valorisation de la juste rémunération du revenu des agriculteurs il faut que nous soyons plus en capacité d'organiser les filières d'organiser la production c'est la c'est la seule façon c'est la seule façon de pouvoir répondre aujourd'hui à cette demande forte et parfaitement justifiée d'avoir une construction du prix qui respecte finalement les coûts de production Jérémy deer est-ce que le gouvernement tarde trop à définir un cap et est-ce que les mesures qui ont été annoncées par Gabriel àarle tardent de trop à se mettre en œuvre on a l'impression que les agriculteurs ils disent mais nous concrètement on voit pas sur le terrain ça va pas assez vite vous avez compris au vu de l'ampleur de la crise le moment inédit que nous avons traversé en en début d'année 2024 que les réponses allaient pas arver du du jour au lendemain je crois qu'il y a toute une partie conjoncturelle qui effectivement prend un peu de temps à se à se mettre en place mais malgré tout vu que c'est conjoncturel va falloir que ça que ça avance le rythme est bien sûr pour les paysans pas assez soutenu mais je vous garantis que dans l'administration agricole française ça bouge alors ça bouge jamais assez vite si je prends mon point de vue de paysan effectivement je vais vous dire que ça pourrait aller un peu plus vite et que les paysans attendent si je prends le point de vue politique on on sent que les choses changent et que malgré tout la mécanique avance plus rapidement que d'habitude et donc voilà il faut vite apporter des réponses conjoncturelles et ça a été redit ça a été rappelé aussi au congrès de la FNS il y a une demande aussi de vision de cap de ouais de prévision aussi pour les la Jeunesse agricole de ce pays à donneré où on va comment on y va si on met des objectifs quel moyen technique humain financier on apporte on combine pour justement accompagner les agricultrices et les agriculteurs d'une meilleure des manières et je reviens juste 2 secondes sur le le le l'action aussi du consommateur dans tout ça bien sûr euh quand le président explique qu'il faudrait que la part de la de l'alimentation dans le budget du ménage augmente il y a besoin d'un nouveau patriotisme alimentaire qui se crée aussi on peut pas soutenir les agriculteur à 90 % et ne pas être acteur quand on est dans le magasin et qu'on remplit son cadit de cour on on va on va on va parler de certains points puisque vous parliez du du rôle de l'Europe on va commencer par la PAC d'abord Dominique charger vous qu'est-ce que vous attendez sur cette question de la PAC par ce qu'on attend de la pâack c'est d'abord une pâac qui protège une une pâack qui protège et une pâac qui accompagne les transitions pour protéger elle doit faire deux choses elle doit d'abord faire en sorte que les décisions prises à l'échelle européenne soit appliqué de manière harmonisée sur l'ensemble du territoire et qu'on nit pas de distorsion de concurrence entre nous État membre de l'Europe et c'est déjà un premier sujet je vois aujourd'hui qu'un certain nombre de produits entre en France d'autres pays d'Europe avec une compétitivité j'allais dire un coût nettement inférieur donc un coût de production nettement inférieur à celui qui est appliqué en France donc moi je pose déjà cette première question à l'échelle du périmètre européen la deuxième chose qu'on a qu'on attend de de dans cette protection c'est aux frontières de l'Europe d'avoir effectivement les clauses miroir d'avoir des des moyens qui nous garantissent mais qui nous garantissent vraiment que les produits qui entrent dans l'Europe respectent bien nos standards et ce que l'on demande aujourd'hui c'est pas seulement qu'on contrôle aux frontières mais c'est qu'on contrôler sur place dans les pays avec lesquels on serait censé passer des accords commerciaux et puis une pack qui accompagne des transitions c'est une pâack qui donne les moyens aux acteurs de pouvoir entrer dans ces transitions en assumant les risques parce qu'il y a énormément de risques aujourd'hui à entrer dans les transitions enfin en mettre en œuvre dans nos exploitations les transitions AG écologique décarbonation évidemment réduction des intrans chimiques de synthèse bien-être animal et et et et tout ce que nous sommes aujourd'hui en train de mettre en justement pour répondre à la demande sociétale et à la demande des consommateurs et c'est de faire en sorte que tous ces sujets soient bien pris en compte aussi dans les coûts de production et dans la dans notre rémunération dans la valorisation tout ça c'est des sujets qu'on attend de l'Europe et cette Europe elle doit notamment donner les moyens les moyens financiers mais également le temps nécessaire parce que ce qui a vraiment posé problème sur la période qu'on vient de vivre c'est aussi le Green Deal non pas que nous soyons opposés aux objectifs du Green Deal mais nous som le pacte vert pardon le pacte vert européen son son volet agricole il ne donne pas suffisamment de temps il ne donne pas suffisamment de moyens et surtout il ne fait pas d'étude d'impact des différentes propositions et orientations qui sont donné et ça aujourd'hui ça n'est pas acceptable pour le monde agricole pour les pour les agriculteurs d'avoir une qui définissent aujourd'hui des règles d'abord qui ne sont pas respectés par les importations et de ne pas avoir les moyens de pouvoir donc nous demandons à revoir le Green Deal avant de vous laisser répondre Jérémy deerle un mot Mathias sur ce que pensent les autres syndicats de de cette pack alors commençons par la Coordination Rurale le deuxième syndicat agricole notit le 21 mars dernier une volonté de simplifier à travers cette pâack tout le métier non pas juste une simplification administrative la Coordination Rurale émet toutefois des doutes sur une bien plus grande marge de manœuvre laissé aux États-membres ce qui serait synonyme de renationalisation de sujets comme la mise en jcher ou le maintien de zones non productiv pour la Confédération paysane la nouvelle pque doit favoriser le revenu et l'emploi paysan le syndicat présidé par Laurence Marandola souhaite un soutien spécifique aux peties ferme et donc la fin d'une prime à l'hctare mais aussi un développement rural plus proche des marchés locaux et des zones défavorisées Jérémy deerelle est pas suffisamment protectrice cette pack vous êtes député européen V non il manque dans l'Europe dans l'Europe agricole il manque effectivement cette partie de protection des agricultrices des agriculteurs et de l'agriculture en général euh effectivement on peut pas de manière responsable euh signer le Green Deal et sa dimension alimentaire d'une main et signer le mercossur de l'autre on peut pas demander aux agricultrices et aux agriculteurs de faire d'une manière et accepter que des produits rentrent sur le territoire fait d'une manière différente et qui ne respecte pas du tous les attentes sociétales et c'est en ça que la politique agricole commune manque de réponse mais malgré tout nous ne pouvons pas cibler et taper tirer à boulet rouge sur cette politique agricole commune c'est quand même ce qui permet à bon nombre d'agricultrices et d'agriculteurs de rester en vie aujourd'hui donc par contre nous avons la responsabilité il faudra du courage politique pour dire la libéralisation de l'agriculture au niveau européen n'est pas une bonne chose toute seule il faut qu'on remette des filets de sécurité il faut qu'on remette des outils de gestion de marché et ça il faut qu'on qu'on y alle sans aucune retenue vous parliez de de ce pacte vert il y a aussi des la question qui se pose c'est la question des normes environnementales Mathias oui là il y a une divergence idéologique entre la Confédération paysane et la Coordination Rurale la première qui est plutôt proche des mouvements écologistes prent des normes pour servir plutôt qu'à servir pour eux pas de nécessité de revenir sur les normes les normes environnementales et encore moins si c'est dans un but d'augmenter la productivité pour la Coordination Rurale plus éloignée idéologiquement des mouvements écologistes on pousse plutôt pour une approche pragmatique de l'écologie sur leur site on note notamment on peut lire notamment que la Coordination rurale se méfie des postures dogmatiques pour eux la priorité reste de s'assurer d'alternatives au risque de distorsion de concurrence extra et intraeuropéenne d'ailleurs à ce sujet Marc ministre de l'Agriculture a répondu c'était lors de son discours de clôture du congrès de la FNSEA et je vrais dire aussi quand même parce qu'il faut regarder aussi le verre et le grand verre à moitié plein si je peux dire que nous avons avancé comme jamais et ouvert deschanté comme jamais sur un certain nombre de sujet de sujets nationaux comme de sujets européens il me semble qu'au niveau national comme au niveau européen on peut vraiment dire qu'on a répondu à l'attente qui était la vôre c'est celle de changer de logiciel est-ce que comme le dit Marc fen il y a eu un changement de logiciel est-ce que le gouvernement a répondu aux attentes des agriculteurs sur ces questions en fait à propos du pacte vert le problème c'est que ce pacte vert aujourd'hui il oppose transition écologique et production il ne faut pas opposer transition écologique et production ce pacte vert il ne peut pas se traduire par une baisse de la production en Europe qui ferait la par belle à des importations qui respecteraient pas nos standards donc il faut que nous trouvions l'équilibre entre ce que sont nos responsabilités en matière de transition écologique décarbonation de nos filières mais en même temps assurer la souveraineté alimentaire française et européenne et c'est là où nous devons réajuster le tir sur le sur sur ce fameux pacte vert et sur sa déclinaison agricole donc ce logiciel il est en train de changer il est en train de bouger justement pour réintérrer parce que ce ce pacte vert il a été défini avant les crises 2019 et depuis nous avons quand même traversé la covid nous avons traversé la guerre en Ukraine le dérèglement climatique qui encore une fois sur les deux ou trois dernières années un certain nombre de j'allais dire aussi de de de de des despisoutil enfin de de problème sanitaire on a eu l'influenza avière donc on a ce logiciel qui est en train de bouger avec justement ce que je disais tout à l'heure ce monde moins stable ce monde moins sûr ce monde moins abondant et nous devons réajuster le pacte vert avec cette nouvelle donne j'allais dire économique démographique et sociologique faut le revoir ce pacte vert je crois qu'en fait on na pas été bien bien responsable au niveau européen avec ce pacte vert et la proposition ou les propositions initiales de la commission était très mal calibré avec un manque d'étude d'impact et au niveau du Parlement il y a eu une volonté de polariser le débat il y a eu d'un côté l' gauche et et les Verts qui ont dit il faut absolument aller dans cette dynamique là il y a que ça qui peut sortiraer l'agriculture et l'environnement de l'ornière et puis l'aile droite extrême droite qui a dit non non faut arrêter d'emmerder les agriculteur on ne touche plus à rien mais quand on fait ça on navance pas ni pour l'agriculture ni pour l'environnement et on n pas réussi à trouver la ligne médiane qui aurait pu justement apporter un certain nombre de choses je m'arrête 2 secondes quand même sur la partie agricole du Green Deal pour redire où nous en sommes aujourd'hui deux textes qui pouvaient embêter les agriculteurs ont été retirés le Règlement sur les pesticides et le règlement sur la restauration de la nature et deux textes par contre ont avancé ont été voté par le Parlement européen je pense au carbon farming pour créer un marché du carbone agricole c'est pas formidable mais c'est une réponse plutôt positive pour les agriculteurs et c'est aussi dans le pacte vert et dans sa déclinaison agricole puis il y a un deuxième texte qui a été aussi voté au Parlement c'est les nouvelles techniques génomiques pour qu'on rendre pour qu'on rende pardon accessibes aux agriculteurs ces nouveaux moyens de production qui permettront aussi de lutter contre le changement climatique et ça aussi ça vient du pacte vert donc dans le pacte vert je pense pas qu'il faille le revoir complètement ça a été dit faut pas remettre force en cause les objectifs par contre les moyens pour les atteindre ces objectifs il faut les définir plus clairement et mettre des moyens encore une fois financier humain technique au au profit des agricultrices et des agricultteurs un dernier mot sur un autre sujet parce que vous parliez tout à l'heure tous les deux des traités de libre échange est-ce que le Sénat a eu raison de rejeter le CTA et de ne bloquer sa ratification moi ce que ce que je je défends aujourd'hui dans ces traité de libre échange c'est d'être d'avoir par la garantie que les produits que nous serions susceptibles d'échanger justement qui seraient susceptiblees de rentrer en Europe respectent bien nos standards nos modes de production et qu'on ait les moyens de le contrôler et en fait je pense que ce que dit le Sénat c'est que nous n'avons pas suffisamment aujourd'hui les moyens de les contrôler non pas seulement aux frontières parce qu'aux frontières il y a des choses qui peuvent avoir eu lieu et qu'on ne peut pas voir mais d'aller contrôler sur place que les produits que nous rentre que nous serions susceptibles de rentrer à l'intérieur des frontières de l'Europe sont bien des produits qui respectent nos standards de production et en cela moi je défends aujourd'hui la position du Sénat même si par ailleurs le traité du Mercosur est un traité extrêmement favorable à d'autres productions et qui pourrait éventuellement se retrouver en difficulté si ce traité ça n'est pas le cas aujourd'hui devait être abandonné c'est notamment le cas du lait le cas du vin celui du CA pas du mer celui du pardon excusez-moi celui du CTA autant pour moi pardon c'est vous euh Jérémy deer qu'avez-vous pensé du du vote du Sénat parce qu'on rappelle qu'Emmanuel Macron répète que ce CTA est extrêmement bénéfique pour les agriculteurs français est-ce que vous regrettez que le Sénat est bloqué ou pas oui je regrette je regrette surtout qu'on ait encore une fois politisé cette affaire mais il y a une part de responsabilité sans doute dans chacun des camps si on veut y aller par là en tout cas donc compris dans la responsabilité du gouvernement qui qui ne l'a pas fait ratifier par le Sénat non mais on aurait dû traiter ce sujet là après justement ce qui manque ce sont des clauses miroires les clauses miroires on va pas les inventer en 2 mois donc peut-être qu'il y avait le temps avant que ça a pas été fait mais il y a quand même on en a parlé il y a quand même eu quelques problématique dans ce monde qui nous ont pas permis non plus d'avancer sur tous les sujets et c'est trop dommage de traiter cette question là justement parce que le céat apporte pour bon nombre de secteurs agricooles de le traiter de cette manière-là et donc voilà politiquement il faudra aussi qu'on ait le courage quand on remettra ce sujet là sur la table d'aller chercher ces clauses miroir d' aller chercher aussi un équilibre entre les filières parce que s'il y a des filières qui sont bénéficiaires elles doivent auss tout n'est pas bon dans cétat il faut le revoir il y a aussi le gouvernement doit faire un travail mais il y a à discuter c'est pas l'accord est bon et majoritairement bon pour l'ensemble des filières par contre il manqu des clauses miroir et puis aussi une meilleure répartition entre les bénéficiaires puis ceux qui sont impactés donc travaillons ça plutôt sérieusement et pas en politisant la la chose comme ça a été fait merci à tous les deux si vous voulez bien rester avec on regarde ceelle une de nos quotidiens [Musique] régionaux Mathias on commence cette revue de presse par les inondations oui ça n'a échappé à personne un important phénomène plusveux à frappé la France ces derniers jours conséquence immédiate la montée de plusieurs cours d'eau hein c'est le cas de rivière en Côte d'Or comme on peut le voir en une du bien public même chose en une du Courrier de l'Ouest où on peut voir la Loire engloutir plusieurs véhicules enfin la nouvelle République publie ce matin à ça une des importants dégâts causés là aussi par les crues sur la photo c'est village de Chambon dans la Creuse paysage presque insulaire Orian et beaucoup de HES également sur l'affaire du petit éil et ses rebondissements oui une enquête totalement relancée suite à la découverte d'ossem ce weekend qui appartiennent au petits garçons ce matin c'est l'Est Républicain La Dépêche du Midi ou encore Midi Libre qui en trait en une de leurs journaux et toujours cette même quête de vérité pour l'enfant de 2 ans qui avait disparu depuis le mois de juillet dernier alors accident homicide involontaire ou meurtre pour l'heure aucune piste n'est écartée ce 2 avril c'est aussi la journée mondiale de l'autisme et plusieurs prismes à travers lesquels lire ce handicap he press océan rend hommage ce matin aux familles elle publie ce matin dans les pages du journal une lettre ouverte alertant sur les difficultés de la situation des aidents familiaux la Marseillaise prend le parti des malades enfermé dans une bulle de préjugés car cette journée c'est aussi l'occasion de lutter contre les idées reçues c'est également le partier pris par le journal L'Alsace qui nous rappelle que 700000 personnes souffrent de ce trouble de neur du neurodéveloppement en France aujourd'hui ça fait 50 ans jour pour jour que l'ancien président Pompidou est décédé Mathias qui de mieux que la montagne pour rendre hommage au seul président auvernia de la 5e République en Une du journal cette photo de georgees Pompidou dans le Cantal serrant les mains la montagne dédit tout naturellement son dssier du jour à une enquête dans les pas du successeur du général de Gaulle ceux qui l'ont connu croisé apprécié allez on term avec du foot c'est votre soirée Mathias allez très rapidement il a un rêve peut-être à la clé l'Olympique Lyonnais qui affronte ce soir à 20h4 45 valencienne en demi-finale de la Coupe de France les Lyonnais à la peine en championnat joue potentiellement leur fin de saison sur cette rencontre juste débounquer une petite information hier sur le compte Instagram de la ville de Rio laape ça ils annonçaient que la la demi-finale de Coupe de France allait avoir lieu sur la pelouse municipale c'était évidemment un poisson d'avril si vous êtes menu d'un B faut aller au parc OL on vous demande pas pour qui vous êtes non l'iné c'est le Lionet de cœur évidem soutien l merci Mathias merci beaucoup merci Jérémy de merci d'avoir été avec nous pour ce débat merci à Dom chargé qui a du filet et qu'on remcie également merci à tous de nous avoir suivi prochain rendez-vous à 18h Thomas sens public et nous on se retrouve demain très bonne journée

Agriculture : une loi pour sortir de la crise — Jérémy Decerle · Pourquijevote