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interviewBFM TV (sur Dailymotion)· 7 juin 2026 50 min

L'Iran tire des missiles, Israël en état d'alerte - 07/06

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:05
Présentateur

22h sur BFM TV, soyez les bienvenus, c'est la toute dernière information de ce dimanche soir. Les tirs iraniens reprennent ce soir sur Israël. C'est une première depuis le cessez-le-feu du 8 avril dernier. L'armée israélienne indique ce soir être la cible de trois vagues de missiles. Partons tout de suite, immédiatement, à Tel Aviv. Vous retrouvez, Milan Argelas. Racontez-nous quelle est la situation précisément sur place, Milan.

0:30
Invité

Eh bien écoutez, Anne, l'armée israélienne fait état de trois salves de missiles iraniens tirés en direction du nord du pays, du nord d'Israël. Aujourd'hui, Tsaal qui confirme que tous ces missiles ont donc été tirés vers le nord du pays et qui, dans un autre message, pour être précis et vous dire ce que l'on sait à cette heure, affirme que sur les deux premières salves de missiles, tous les missiles ont été interceptés et qu'il n'y a pas eu de blessés. En revanche, nous n'avons pas à cette heure de bilan concernant la troisième salve de missiles tirés en provenance d'Iran vers le nord d'Israël.

Ce qu'il faut rappeler, évidemment, c'est le contexte de ces frappes qui reprennent, donc des frappes iraniennes vers le nord d'Israël, puisque Téhéran avait affirmé qu'en cas de frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth, alors les frappes iraniennes reprendraient. Et c'est donc ce qui s'est passé aujourd'hui, puisque l'armée israélienne a choisi de frapper la banlieue sud de Beyrouth. Il y a donc eu une réplique de la part de Téhéran, comme annoncé lors des derniers jours. Conséquence directe et première conséquence concrète de ces frappes iraniennes, ce sont les écoles ici dans tout le pays, dans l'ensemble du pays, qui fermeront dès demain matin en Israël.

La suite maintenant, puisque c'est la question qui va se poser pour Israël, est-ce qu'Israël va reprendre et choisir de riposter face à ces frappes iraniennes ? De hauts responsables politiques israéliens affirment auprès de médias ici qu'Israël va riposter dans les prochaines heures ou les prochains jours. Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Benvir, affirme même que Téhéran doit brûler cette nuit, ce sont ses mots.

2:07
Présentateur

– Milan Argelas en direct de Tel Aviv avec Morgane Dumont. Et pour reprendre ce que vous disiez, Milan, on apprend à l'instant des sources israéliennes qui disent à CNN que Israël prépare une riposte puissante. On y reviendra aux tirs de missiles balistiques iraniens. Pour m'accompagner ce soir, le lieutenant-colonel Guillaume Ancelella. – Bonsoir. – Ravi de vous retrouver, ancien officier écrivain, auteur du site d'Information Ne Pas Subir. Et puis Anthony Dabila est là aussi, chercheur associé à l'Institut d'études de stratégie et de défense à Lyon, Trois-Jean Moulin, spécialiste des relations internationales.

David Kalfa est là aussi, merci David d'être là, co-directeur de l'Observatoire Afrique du Nord Moyen-Orient de la Fondation Jean Jaurès. Lieutenant-colonel Guillaume Ancel, c'est l'Iran qui redéclenche la guerre ce soir, ou c'est Israël qui avait déjà préparé le terrain ?

2:52
Invité

– En fait, depuis le début, Netanyahou fait de son mieux pour faire dérailler les négociations entre les États-Unis et les gardiens de la révolution en Iran. Et les gardiens de la révolution, qui, je le rappelle, sont un instrument de l'Iran, eux font de leur mieux pour agresser Israël tous les jours, alors qu'ils savent pertinemment qu'ils n'ont pas les moyens de les mettre en difficulté. Donc on est dans un jeu, je dirais, assez cynique et sordide entre Netanyahou, qui sait très bien qu'en agissant de manière trop puissante contre le Liban risque de redéclencher les hostilités de l'Iran, et l'Iran qui agite le Hezbollah au quotidien. Donc il y a un cessez-le-feu qui n'est jamais respecté.

3:32
Présentateur

– Et là, c'est la première fois quand même que des missiles balistiques sont tirés à nouveau depuis le 8 avril.

3:36
Invité

– C'est la première fois aussi depuis fin mai que Netanyahou non seulement bombarde le Sud-Liban, mais ça c'est tous les jours, bombarde-tirs, ça c'est un peu moins quotidien, et surtout bombarde la banlieue de Beyrouth.

3:49
Présentateur

– La banlieue Sud de Beyrouth, on va parler.

3:50
Invité

– Alors que les Iraniens avaient mis une ligne rouge en disant, « Ah non, en Beyrouth, on n'y touche plus ». Ce que j'ai vu des frappes, je n'en ai vu qu'une, c'est que les frappes pour une fois étaient relativement ciblées, ils n'ont pas fait exploser des immeubles complets, mais ils ont vraiment touché des appartements. – Les frappes israéliennes sur la banlieue Sud de Beyrouth. – On voit bien qu'ils cherchaient cette fois à tuer une ou quelques personnes, et pas à détruire un ensemble d'immeubles comme ils avaient fait précédemment à Beyrouth. Par contre, les Iraniens, évidemment, veulent réassocier complètement le conflit au Liban avec celui en Iran.

Là où Donald Trump fait plutôt le contraire, en expliquant que c'est deux conflits séparés, qu'en gros Netanyahou a le droit de continuer sa guerre au Liban contre le Hezbollah, alors que lui voudrait, prétend qu'il est sur le point de trouver un accord avec les Iraniens.

4:37
Présentateur

– Alors, on va y revenir, je vois Thierry Arnaud qui est là, merci cher Thierry d'être avec nous, qui n'est pas forcément d'accord avec la dernière partie de votre développement, mais on y reviendra. Accueillons Nicolas Tenzer à distance. Merci Nicolas d'être là. À l'instant, on l'apprend, les gardiens de la Révolution nous disent que ces représailles contre Israël sont un avertissement. Voilà ce que disent ces gardiens de la Révolution. Est-ce que vous le voyez aussi comme ça, ces trois salves de missiles balistiques qui ont été tirés ce soir ?

5:02
Invité

– Alors, ça veut dire, je crois, plusieurs choses. D'abord, effectivement, l'Iran veut toujours démontrer qu'il a des moyens à sa disposition, y compris pour frapper Israël. Il veut montrer aussi, ce que l'on sait évidemment depuis le début, que malgré tout, le dôme de fer n'est pas à 100% efficace, surtout contre des missiles balistiques. Ça, je crois que c'est la première réalité. La deuxième réalité, c'est que l'Iran, qui n'a pas nécessairement très envie de conclure tout de suite un accord de paix, qui a plutôt envie en fait de faire durer le jeu, finalement est une sorte d'allié objectif. Je rejoins là ce que disait Guillaume Ancel à l'instant, je dirais, de Netanyahou.

C'est-à-dire que vous avez effectivement un jeu des deux qui ne veulent absolument pas arrêter, je dirais, la guerre, ou en tout cas pas qu'il y ait de cesser le feu, d'une manière ou d'une autre. Et donc Netanyahou continue évidemment son opération sur le Liban. Et le Hezbollah, et donc l'Iran, parce qu'en fait le Hezbollah n'est jamais que le bras armé de Téhéran, décide de son côté que finalement, on va prendre Israël au mot et on va continuer. Donc je crois que c'est ça qui est particulièrement dangereux.

Et peut-être un troisième élément aujourd'hui, c'est qu'Israël essaye de montrer que finalement, et il veut le montrer à la fois à sa population, mais aussi à Trump avec lequel il s'oppose sur d'autres sujets, qu'il faut aller beaucoup plus loin dans l'opération contre l'Iran pour être complètement en sécurité. Et donc c'est en quelque sorte aussi un message qui est envoyé moins aux Iraniens qu'à sa population et qu'aux États-Unis.

6:29
Présentateur

– David Kalfa, quel est le message envoyé à la fois aux Iraniens quand on voit les déclarations israéliennes ? À savoir là, on se prépare à une riposte puissante, c'est ce que nous disent des sources israéliennes à CNN et aux États-Unis. Est-ce qu'Israël peut reprendre en premier cette guerre ?

6:44
Invité

– C'est l'ambition des Israéliens, enfin c'est des frappes contre le nord du pays qui peuvent difficilement laisser les Israéliens sans réponse pour une raison assez simple, c'est qu'en fait, il y a un élément de contexte qui nous manque ici. – Lequel ? – C'est que le Hezbollah, malgré les menaces émises par Netanyahou et consorts, a frappé les villes frontalières du nord du pays, donc le nord d'Israël, ce qui a déclenché cette frappe chirurgicale contre deux appartements au sein du quartier qu'on appelle Daryeh, qui est le QJ, le quartier général du Hezbollah. C'est vraiment le bastion historique du Hezbollah, c'est une notoriété publique.

7:22
Présentateur

– Il y a eu des sortes de commandements de terroristes dans le quartier de Daryeh à Beyrouth, c'est ce qu'on dit.

7:25
Invité

– C'est ça, alors ce qui est intéressant si vous voulez, c'est qu'en réalité ce qui change la donne pour moi, c'est surtout les frappes iraniennes. Pourquoi ? Parce que jusqu'à présent, les Iraniens avaient augmenté leur riposte, leur capacité de représailles en frappant les alliés arabes des États-Unis dans la région, donc les pays du Golfe principalement.

7:44
Présentateur

– Encore le Koweït dernièrement, on en parlait hier même.

7:46
Invité

– Tout à fait ça, là ils frappent Israël qui est vraiment l'allié stratégique des États-Unis, donc le message est adressé à la fois à Jérusalem et à Washington et il est limpide. Toute frappe contre l'axe dit de la résistance, parce que les Iraniens, ce régime voit vraiment ces théâtres comme constituant un seul théâtre de guerre, ils ne les distinguent pas. Et en l'occurrence, le Liban pour lui, c'est une carte maîtresse dans la négociation avec les Américains, donc là il abat cette carte, parce qu'il veut obtenir un levier face aux Américains, donc il augmente la pression militaire.

Et ce qui est intéressant, c'est que pour la première fois, Trump a donné à Netanyahou le feu vert pour cette frappe contre le QG du Hezbollah à Dakhir, donc ce quartier de Beyrouth. Là c'est vraiment un changement qui n'est pas de l'ordre tactique, mais qui est vraiment de l'ordre stratégique, et je pense qu'il faut élargir la focale, parce que la réalité, c'est que si on assiste à une escalade aujourd'hui, c'est parce que les négociations irano-américaines sont dans l'impasse, et on le sait, depuis plusieurs semaines.

8:49
Présentateur

Votre analyse, Anthony Dabila, alors qu'on apprend aussi qu'Iran ferme partiellement son espace aérien dans l'ouest du pays.

8:55
Invité

Tout à fait, l'Iran cherche à rétablir la balance, tout simplement. Le Ghezbollah est en grande difficulté, l'armée israélienne a occupé la forteresse de Beaufort, et puis des villages au nord de cette forteresse, n'est plus qu'à 3 ou 4 kilomètres de Nabatye, qu'il n'a pas occupé depuis pratiquement 1982, c'était en dehors de la zone d'occupation de 1985. Donc Israël est très haut dans la zone sud du Liban, qui est principalement chiite, et qui est le fief du Hezbollah. Cela fait suite aux frappes, et c'est revendiqué comme tel par les gardiens de la révolution dans leur déclaration ce soir, suite aux frappes sur Tire et sur Nabatye, comme le disait Guillaume.

Et donc on voit bien que là, il y a eu franchissement de lignes rouges du point de vue de l'Iran, et que c'est aussi que le Hezbollah est peut-être en train d'être irrémédiablement affaibli. Affaibli non pas au point d'être défait, mais de commencer à pouvoir entrevoir une solution où c'est l'État ibanais.

9:58
Présentateur

Oui, parce qu'il n'est pas mis à terre non plus.

10:00
Invité

Non, pas du tout. Mais il est très affaibli.

10:02
Présentateur

Très affaibli.

10:02
Invité

Et ce n'est pas un signal de sérénité qu'envoie l'Iran ce soir. C'est plutôt un SOS envers le Hezbollah. Je ne parlerai pas de défaite encore ce soir, mais il y a vraiment quelque chose de sérieux. Les avancées de l'armée israélienne sont en train de mettre en difficulté le Hezbollah, et le but ce n'est pas de vaincre le Hezbollah, c'est de l'affaiblir suffisamment pour que l'État libanais, l'armée libanaise, puissent prendre le relais. Il y a vraiment une fenêtre d'opportunité politique qui est peut-être en train d'être saisie. Et si l'Iran agit ce soir, c'est qu'il y a matière à agir.

10:35
Présentateur

Alors avant qu'on parte tout de suite en Iran, David Calfa, vous voyez comme un SOS là ?

10:39
Invité

Oui, j'ai une toute petite nuance quand même, parce que le Hezbollah pose des problèmes aux Israéliens. Je pense qu'ils ont sous-estimé en partie la capacité de résilience de la milice pro-Iran, notamment avec ces fameux drones à fibre optique qui occasionnent des dommages considérables. Et il y a quasiment chaque semaine des soldats israéliens qui sont tués sur le champ de bataille. Mais oui, en effet, il y a un affaiblissement structurel de la milice qui opère désormais beaucoup plus comme une guérillaque, comme un mouvement militaire, en tout cas semi-conventionnel.

Et ce qui, par ailleurs aussi, je pense qu'il faut regarder, si on voit ce qui se passe, toute cette séquence qui se déroule, c'est impressionnant ces images, mais n'oublions pas que ce qui, aujourd'hui, bloque la négociation entre Iraniens et Américains, c'est la question du déjà-les-avoir. En fait, et donc la dimension...

11:24
Présentateur

Les-avoirs iraniens gelés, oui.

11:25
Invité

Les-avoirs iraniens gelés, et on parle de 12 à 24 milliards, 12 milliards tout de suite, 24 dans un second temps. Alors tout ça a l'air d'être une espèce de bataille de chiffonniers. La réalité, c'est que ça a une dimension stratégique. Pourquoi ? Parce que cette guerre, elle a l'air d'être derrière nous, là, ce soir, de moins en moins, malheureusement. Mais aujourd'hui, il y a une bataille des récits entre Iraniens et Américains. Il faut que chacun essaye de montrer vis-à-vis de sa propre base que cette guerre, il l'a gagnée.

Et les Iraniens ont besoin de ce dégel pour obtenir une concession immédiate, irréversible de la part des Américains pour montrer justement qu'ils, non seulement ils ont survécu, mais que par ailleurs, ils ont gagné cette guerre.

12:03
Présentateur

Je vous donne la parole tout de suite parce qu'on doit rejoindre Siah Vaj Ghazi qui est à Téhéran. Merci, Siah Vaj, d'être en direct avec nous. On a appris beaucoup de choses, beaucoup de réactions. Racontez-nous ce que nous disent les gardiens de la Révolution et les autorités iraniennes ce soir.

12:19
Invité

Depuis cet après-midi, les avertissements, le pont était plutôt guérié. Les avertissements se multipliaient. Selon les médias iraniens et les gardiens de la Révolution, quatre vagues de missiles ont été lancées contre Israël. Lors de la dernière vague, il y a eu dix missiles balistiques qui ont visé notamment la base aérienne de Ramat David qui est située à 20 kilomètres au sud de Haïfa. La ville de Haïfa a également été visée, de même que d'autres villes au centre d'Israël. Les gardiens de la Révolution ont affirmé que si jamais Israël ripostait, il y aura une attaque encore plus dure contre Israël.

Et si Israël continue ses frappes contre Beyrouth, il y aura également des frappes encore plus dures. Et si les États-Unis intervenaient dans ce conflit, toutes les bases américaines seront de nouveau visées par les gardiens de la Révolution. Donc un ton très dur de la part de Téhéran. Depuis plusieurs semaines, l'Iran avait mis en garde Israël contre la guerre qui a été menée contre le Hezbollah et les populations chiites à la faute dans la partie sud du Liban, mais aussi dans Beyrouth, dans les quartiers sud de Beyrouth où il y a des populations chiites.

Donc aujourd'hui, ça a été la goutte, l'attaque d'aujourd'hui contre la banlieue sud de Beyrouth a été la goutte qui a fait déborder l'ovase. On a vu passer dans le ciel de Téhéran mais aussi d'autres villes sémisibles qui allaient vers Israël et des scènes de liètre dans les rues de Téhéran mais aussi des villes de province et des gens qui sont rassemblés depuis maintenant plus de 90 jours jusqu'à 2h, 3h du matin, lancer des slogans pour demander que l'Iran porte le dernier coup, le coup fatal à l'ennemi et donc des scènes de liesse qu'on a vues qui sont diffusées en permanence par la télévision iranienne.

14:14
Présentateur

Siyav Oshgazi en direct de Téhéran, merci à vous Thierry Arnaud. On voit que le président Donald Trump s'exprime. C'est à la fois Barack Ravid, très bien informé, qui nous dit ça. C'est à la fois Fox News aussi puisqu'il révèle à Fox News qu'il n'aurait pas, et ça c'est extrêmement important, valider les frappes israéliennes sur Beyrouth, notamment.

14:30
Invité

Oui, mais trois choses importantes dans les propos que tient le président américain ce soir. Un, effectivement, il dit qu'il n'a pas validé les frappes israéliennes. Deux, il appelle...

14:39
Présentateur

Les frappes de ce dimanche, sur la banlieue sud, c'est ça ?

14:42
Invité

Oui, absolument, les frappes de l'Iran sur la banlieue sud. Deux, il dit à Fox News ce que je suggère à l'Iran, c'est maintenant que vous avez tiré vos missiles, revenez à la table des négociations, ça suffit, vous avez fait passer votre message en substance, donc maintenant il faut se remettre à la table des négociations et à discuter. Et ce qu'il dit à Barack Ravid, ce journaliste d'Axios, c'est la chose suivante, je vais appeler Netanyahou tout de suite et lui dire de ne pas riposter.

Tout ça dans un contexte où il faut le rappeler, Anne, c'est important, il y a eu cette conversation très tendue il y a quelques jours entre le Premier ministre israélien et le président américain, où Donald Trump a dit à Bibi Netanyahou qu'il était complètement cinglé et il l'a dit dans un langage encore un peu plus fleuri, donc le ton est monté très haut entre le président américain et le Premier ministre israélien. Ça fait un moment maintenant que...

15:29
Présentateur

Oui, ce n'est pas la première fois que j'allais vous dire.

15:31
Invité

Oui, mais là, quand même, le président américain a reconnu qu'il avait employé ces mots qui sont quand même très forts. Une injure, en le traitant encore une fois de fou, quoi. et en y mettant les formes, si j'ose dire. Donc, ça veut dire que, du point de vue de Donald Trump, il y a deux choses qui sont importantes ce soir et qui se confirment. Un, il ne veut surtout pas que ça dégénère. Et il le dit sur tous les tons et à tous les interlocuteurs qu'il a au cours des dernières minutes maintenant.

Et deux, il considère que le risque majeur, et ce n'est pas nouveau, c'est ce que disait cette conversation très tendue avec le Premier ministre israélien, le risque majeur, c'est que le Premier ministre israélien riposte ce soir et engage finalement, force les Etats-Unis, les entraîne dans l'escalade dont Donald Trump ne veut surtout pas.

16:17
Présentateur

C'est vrai qu'on s'est souvent posé la question, Guillaume Ancel, à savoir est-ce qu'Israël pourrait reprendre cette guerre en premier ? Là, quand on voit aussi même les déclarations de Benvir, qui est vraiment à droite de l'extrême droite, qui dit cette nuit, Téhéran doit brûler. Il y a vraiment une volonté de reprendre du côté israélien cette guerre.

16:32
Invité

Oui, très clairement. Et comme l'a indiqué Thierry, ça va exactement à l'encontre de ce que veut faire Donald Trump, qui lui veut sortir de cette guerre contre l'Iran. C'est pour ça d'ailleurs qu'il aimerait dissocier l'affaire du Liban de l'Iran pour pouvoir trouver un accord plus facilement quand les Iraniens ne veulent pas en entendre parler parce qu'ils savent que si jamais ils font ça, alors là, ils ont perdu le Hezbollah. Hezbollah qui est déjà isolé du fait de la chute de la Syrie. Parce qu'aujourd'hui, géographiquement, il n'y a plus de lien direct entre l'Iran et le Hezbollah.

Donc si la guerre s'arrêtait, ils se retrouveraient totalement isolés et effectivement, face à une armée libanaise qui pourrait être tentée à un moment de reprendre enfin le pouvoir. Mais ce qui est certain, c'est que vendredi, Donald Trump disait à la chaîne NBC News « J'aimerais qu'Israël lance des attaques beaucoup plus chirurgicales contre le Hezbollah ». Donc c'était une critique à peine voilée de la manière de faire de Netanyahou, de dire « On va arrêter avec les dévastations, les bombardements ratifs. » Et puis, d'accord, vous allez faire des vraies frappes ciblées comme sait le faire l'armée israélienne.

Mais le problème, c'est que l'armée israélienne jusqu'ici, elle a reçu l'ordre plutôt de dévaster toute la partie sud du Liban et puis à tir, ils n'y sont pas allés de main morte. Et quand on dit, vous savez, on va frapper un QG, pardon, mais un QG, c'est une pièce. C'est un peu comme si on disait pour nous tuer, il suffit de détruire cette pièce. Ce qui est important, c'est les personnes qui sont à l'intérieur. Et ça, Donald Trump, en tout cas ses conseillers militaires, ils font bien la différence entre frapper des chefs du Hezbollah, c'est la guerre, et puis détruire des immeubles entiers. Les chefs du Hezbollah, ils vont s'installer dans l'immeuble d'à côté.

18:03
Présentateur

Alors, Siavosh Gazi, il nous parlait de Sienne de Liès à Téhéran. Regardez cette image, cette image qui nous est parvenue il y a quelques minutes du côté de Téhéran avec ses drapeaux et ses scènes dont nous parlait Siavosh. Que pouvez-vous nous dire, David Kalfa, sur ces images ? On a bien mesuré tout au long de cette guerre la partie propagande. On sait que ce n'est pas l'intégralité, bien évidemment, de cette population qui se réjouit de ces frappes.

18:29
Invité

Non, non, la rupture entre le régime et la société iranienne, elle est consommée. Donc ça, c'est une mise en scène du régime. Il y a une base sociale qui continue à soutenir le régime. Il ne faut pas non plus la sous-estimer, mais c'est très loin de représenter l'ensemble de la population iranienne qui déteste rien moins que ce régime et qui espérait au fond que cette guerre mène à sa chute, ce qui n'est évidemment pas le cas. Je pense qu'il faut aussi comprendre pourquoi les Iraniens ont frappé Israël aujourd'hui, parce qu'il y a une espèce de renversement totalement vertigéneux dans la stratégie iranienne.

les mandataires du régime iranien, donc ces milices islamistes sunnites et chiites, Hamas, du Hamas au djihad islamique en passant par le Hezbollah, avaient pour, si vous voulez, l'objet, si vous voulez, la constitution, la création de ce réseau de miliciens, de ce réseau milicien, c'était vraiment de créer un glacis défensif. Et c'est la, si vous voulez, c'est la profondeur stratégique du régime iranien au Levant. Et donc, ces proxys, ces mandataires, ils servaient à protéger, à sanctuariser le territoire iranien. Donc c'était eux qui, justement, jouaient ce rôle. Aujourd'hui, c'est le régime iranien, c'est l'Iran qui vient à la rescousse de ces proxys.

Donc il y a un échec de cette stratégie qui a été bâtie pendant plusieurs décennies et qui, encore une fois, visait à sanctuariser le territoire iranien parce que, encore une fois, pour le régime iranien, le Hezbollah, ce n'est pas seulement un allié. C'est beaucoup plus que ça. Aujourd'hui, c'est sa profondeur stratégique au Levant et c'est une composante essentielle de ce que le régime appelle l'unité des fronts. Donc l'unité des fronts, encore une fois, c'est ce réseau très dense et donc si vous frappez l'un de ces fronts, eh bien désormais, c'est Téhéran qui riposte et plus seulement ses mandataires.

20:19
Présentateur

Allez, on va partir tout de suite aux États-Unis. Oui, Thierry ?

20:22
Invité

Oui, je voudrais juste remettre dans le contexte les cris de joie à Téhéran que l'on affiche en bas de l'écran de ceux qui nous regardent. Je pense qu'on ne peut pas dire que tous les Iraniens sont en train de descendre dans la rue pour manifester leur joie. Non, bien sûr, c'est ce qu'on vient de dire à l'instant. Il y a des missiles qui sont partis vers Israël. Donc il y a évidemment beaucoup de propagande là-dedans et il faut replacer ça dans ce contexte-là aussi.

20:46
Présentateur

Allez, on va repartir aux États-Unis et vous retrouver ce soir Antoine Lard. Pourquoi ? Puisque Donald Trump prend la parole et s'explique sur ce qu'il s'est passé à savoir ces tirs iraniens sur Israël mais il dit aussi beaucoup de choses de la façon de faire israélienne ce soir.

21:05
Invité

Oui, en fait, Donald Trump s'exprime notamment auprès du journaliste d'Axios Barack Ravid qu'il connaît bien et ce que l'on peut retenir avant tout c'est que Donald Trump n'a pas du tout envie d'une escalade et le président américain ce soir cherche à tout prix à calmer la situation. D'abord, il indique qu'il va appeler Benyamin Netanyahou pour lui demander de ne pas riposter. Est-ce qu'il va réussir à le faire ? On verra parce qu'il y a le sentiment à la Maison-Blanche que Netanyahou est devenu un petit peu incontrôlable mais en tout cas on voit que Donald Trump veut jouer un peu les pompiers.

Il minimise aussi ce qui s'est passé en disant, je le cite, que chacun a eu sa frappe à la fois l'Iran aujourd'hui et Israël un peu plus tôt avec ses frappes qui ont visé Beyrouth. Chacun d'eux s'est amusé dit Donald Trump. Israël a sa frappe, l'Iran a sa frappe, nous n'en avons pas besoin d'une autre. Ce que veut à tout prix éviter Donald Trump c'est une reprise des hostilités. On l'a bien compris depuis plusieurs semaines Donald Trump ne veut pas reprendre des frappes. Donald Trump veut un accord avec l'Iran et justement il explique ce soir qu'on est tout près d'un accord. Ça il le dit notamment à Fox News.

Trump dit que l'accord pourrait être conclu en début ou milieu de semaine prochaine et il ne veut pas que ces échanges de tirs et à une potentielle escalade viennent faire tout déraper, viennent faire dérailler la situation. Donald Trump donc n'a pas envie de reprendre les hostilités, c'est ce qu'il faut bien reprendre ce soir et il cherche vraiment à calmer la situation.

22:25
Présentateur

Antoine Larrant, direct de Washington, lieutenant-colonel Guillaume Ancel. C'est comme ça qu'on arrivera à un accord. Vous entendez ce que dit Donald Trump ce soir en minimisant bien évidemment en ne souhaitant pas reprendre la guerre mais aussi en parlant d'accord.

22:36
Invité

En fait on est dans une situation assez paradoxale d'une guerre à front renversé. C'est Trump qui l'a déclenché et maintenant c'est lui qui essaye de calmer le jeu ce qui est absolument extraordinaire parce qu'il n'y aurait pas cette guerre s'il ne l'avait pas déclenché. C'est lui qui en a pris l'initiative. On a accusé Netanyahou de l'avoir influencé mais le seul qui pouvait prendre cette décision c'est Donald Trump et il l'assume. Et ce soir en fait tout va jouer autour de la riposte d'Israël parce que là Netanyahou a les moyens entre guillemets de mettre le feu effectivement et alors à ce moment-là la négociation elle reprendait ce même.

23:08
Présentateur

Quand on parle des sources israéliennes dit ça à CNN ça veut dire

23:12
Invité

des bombardements sur Téon c'est à mon avis assez clair.

Contre les bases de missiles mais là il y a un problème pour Netanyahou parce qu'il y a un dilemme soit il défie le président américain qui est son principal allié je vous rappelle qu'il y a dans quelques mois des élections en Israël et qu'il avait fait campagne ces dernières années sur sa proximité avec les grandes semences notamment avec Donald Trump soit il ne riposte pas il obéit au président américain mais auquel cas il laisse les Iraniens poser une nouvelle équation et encore une fois il faut mesurer à quel point là c'est sans précédent sur le plan historique parce que si Téhéran frappe ce qui s'est passé ce soir mais ne subit pas les représailles israéliennes ils imposent une nouvelle équation toute frappe contre le Hezbollah et notamment à Beyrouth sera suivie de représailles directes

23:56
Présentateur

et l'avantage serait du côté iranien

23:57
Invité

il n'y a pas de poste tout à fait il ne faut pas ne pas répondre je pense que c'est effectivement la difficulté qu'aura Donald Trump dans cette conversation téléphonique avec le Premier ministre israélien regardez l'histoire d'Israël depuis 1949 aucune attaque n'est jamais restée sans réponse c'est vraiment c'est la base pour les Israéliens et donc il y aura une réplique israélienne la question c'est de savoir si le Premier ministre israélien entendra suffisamment les arguments présentés par Donald Trump ce soir pour faire en sorte que cette réplique soit en quelque sorte proportionnée et c'est toute la difficulté d'être sur cette ligne de crête que décrivait très bien David c'est à dire à la fois satisfaire le président américain et à la fois satisfaire les durs de son côté qui effectivement font pression strictement sans inverse

24:48
Présentateur

Général Sidos vous voyez cette bonsoir à vous merci d'être là avec nous pour commenter cette toute dernière actualité à savoir ces tirs de missiles balistiques de l'Iran sur le territoire israélien visiblement ces trois vagues ont été interceptées ce que nous disait notre envoyée spéciale Milana Arjelas sur place est-ce que vous voyez la riposte israélienne arriver obligatoirement et si oui comment de manière proportionnée mais comment

25:10
Invité

effectivement tout le monde est d'avis que les Israéliens vont riposter il y a quand même une attaque directe des Iraniens contre le territoire israélien certes en riposte à ce que les Israéliens ont fait à Beyrouth néanmoins il y a un lien effectivement il faut quand même taper celui qui a lancé les missiles ça peut être une riposte avec leur aviation ils ont des ravitailleurs en vol ils ont reçu il n'y a pas très longtemps des ravitailleurs en vol ils peuvent être autonomes pour lancer ces frappes contre l'Iran alors effectivement ils peuvent lancer des frappes avec une vague d'une dizaine d'avions et puis cibler des objectifs effectivement les missiles qui ont été déterrés d'ailleurs les zones où les Iraniens ont creusé les galeries qui avaient été obstruées et c'est de là qu'ils ont tiré des missiles d'ailleurs c'est ce qui apparaît un peu dans les informations les Iraniens ont utilisé des missiles qu'ils avaient déterrés qui avaient donc été enfin les entrées avaient été ensevelies par les tirs américains et israéliens donc ils vont recommencer les frappes dans ce style là oui effectivement puis après on verra on verra la réaction parce que c'est quand même les Israéliens certes qui ont frappé Beyrouth mais c'est quand même le Hezbollah qui a frappé en Israël donc on est dans un jeu toute cette semaine était explosive de toute façon il y avait des accords mais pardon

26:23
Présentateur

on parlait des scarmouches vous vous rappelez dans les Trois d'Ormous les drones qui arrivent les frappes sur le Koweït la réponse sur les côtes iraniennes par les américains sur la ville de Gorou qui hier notamment on en parlait là ce qui se passe ce soir c'est tir de missiles balistiques une première depuis le 8 avril vous ne dites pas là quand même il y a beaucoup de tensions et si riposte israélienne il y a on risque de rebasculer dans une guerre que Trump ne veut pas puisqu'on est à l'ouverture de la Coupe du Monde dans 5 jours son anniversaire dans une semaine les 250 ans de l'indépendance on en parlait début juillet est-ce qu'on peut rebasculer dans cette guerre

26:55
Invité

la semaine a été très chaude au Liban c'est ça qu'il ne faut pas distinguer on l'aura un petit peu négligé mais la semaine a été très chaude il y a eu les négociations qui ont totalement déplu au Hezbollah ça c'est clair ils ont totalement refusé ce qui était en train de se faire entre guillemets en leur nom avec l'intermédiaire du gouvernement libanais bon ils ont continué les combats il y a eu beaucoup de pertes dans l'armée israélienne en fait on ne s'en est pas rendu compte ils ont subi pas mal de tirs il y a pas mal de combats donc ça veut dire que le Hezbollah s'est rédit il a rédit sa résistance après la prise du château de Beaufort bon

27:27
Présentateur

on parlait hier de 3 militaires israéliens tués dans la banlieue

27:30
Invité

oui il y a eu beaucoup de soldats non même dans le sud Liban autour de Beaufort il y a eu des combats en fait ils ont pris Beaufort mais il y a des combats qui sont poursuivis après il y a eu cette affaire de cessez-le-feu négociée le Hezbollah a refusé le Hezbollah tire sur Israël les Israéliens ont dit que de toute façon eux ils n'étaient pas engagés par le cessez-le-feu par les conditions du cessez-le-feu et qu'ils se gardaient le droit de riposter ils ont donc riposté sur Beyrouth ce qu'ils n'avaient pas fait depuis le 8 avril me semble-t-il où ils avaient tué 200 personnes et bien là ça n'a pas raté l'Iran a affirmé sa solidarité avec le Hezbollah la seule façon pour l'Iran d'affirmer sa solidarité c'est de taper Israël ils ont tapé Israël maintenant c'est une autre escalade et c'est pour ça qu'on s'attend tous à ce que les Israéliens ripostent sur l'Iran probablement de façon équilibrée j'ai envie de dire c'est ce que Trump va lui demander de faire c'est-à-dire

28:19
Présentateur

c'est-à-dire dites-moi par exemple une manière de répondre de façon équilibrée

28:22
Invité

des frappes sur des sites de missiles sur a priori les endroits d'où sont partis les missiles et puis après on verra la suite on verra la suite mais ce sera à peu près dans cette échelle

28:31
Présentateur

et ça Trump peut le tolérer entre guillemets

28:33
Invité

oui d'autant que il y a un site d'information saoudien qui a dit que les Israéliens avaient prévenu Trump des frappes sur Beyrouth donc vous voyez donc on est quand même un petit peu dans un jeu ça a été confirmé par des sources israéliennes ça a été ça a été confirmé et contrairement à ce que disent les Américains là pour le coup il y a eu à minima un feu orange et très probablement un feu vert ce qui fait partie de ce jeu entre les Américains et les Israéliens en fait mais ce soir on est quand même sur une ligne de crête totalement c'est à dire qu'on est arrivé à un moment à mon avis assez crucial

29:07
Présentateur

oui on est sur un fil quand même ce soir exactement

29:09
Invité

parce que soit on va du côté vraiment de la négociation et Trump alors n'arrête pas d'affirmer depuis 8 semaines qu'il est sur le point de conclure un accord mais on peut imaginer qu'il n'en est pas très loin ou alors il laisse Netanyahou lancer une offensive majeure sous prétexte de riposte contre l'Iran avec des cibles civiles avec Téhéran etc et là il y a reprise des hostilités parce que tout le monde repart donc on voit très bien que Trump lui il est en train de jouer la carte de la négociation parce qu'il ne veut pas reprendre cette guerre et que Netanyahou ne veut pas d'un accord ne veut pas de cet accord là parce qu'il estime qu'il est totalement insuffisant et donc il met bien sûr de l'huile sur le feu et en fait c'est à cet équilibre qu'on va assister cette nuit c'est qu'est-ce que Trump va réellement pouvoir imposer sachant que l'armée israélienne certes a des moyens autonomes mais sur le terme elle est totalement dépendante des Etats-Unis donc Netanyahou sait que lui aussi il joue avec le feu

30:03
Présentateur

Allez on va repartir tout de suite à Tel Aviv vous retrouvez Milan Argelas puisque si vous nous rejoignez c'est l'information principale de ce dimanche soir les tirs iraniens ont repris sur Israël vous allez nous dire combien de vagues de missiles ont eu lieu et quelles ont été les villes ciblées Milan

30:19
Invité

Oui Anne puisque l'armée israélienne fait état de trois salves de missiles iraniens tirés donc en provenance d'Iran vers le nord du pays vers le nord d'Israël l'armée israélienne qui affirme que tous les missiles ont été tirés vers le nord d'Israël plusieurs médias israéliens de très nombreux médias même affirment que tous ces missiles ont été interceptés par l'armée israélienne Tsaal qui ne confirme pas de son côté il faut le noter cette information en revanche Tsaal a bien notifié aux habitants du nord qu'ils pouvaient à présent sortir de leurs abris ce qu'il faut rappeler également pour comprendre pourquoi Téhéran a choisi de frapper Israël ce soir c'est le contexte l'armée israélienne a frappé plus tôt dans la journée la banlieue sud de Beyrouth or ces derniers jours Téhéran avait affirmé qu'en cas de frappe israélienne sur Beyrouth alors l'Iran répondrait à ces attaques c'est donc ce qu'il se passe ce soir dans le nord d'Israël première conséquence concrète de ces frappes iraniennes ici en Israël ce sont les écoles toutes les écoles du pays qui fermeront dès demain matin la question s'est posée également de savoir si l'espace aérien d'Israël allait fermer il a selon plusieurs médias été décidé que l'espace aérien israélien resterait ouvert pour l'instant autre chose aussi qu'il faut maintenant qu'il faut dérouler en tout cas la question va se poser dans les prochaines heures c'est la suite est-ce qu'Israël va choisir de répondre à ces frappes iraniennes une source israélienne a affirmé auprès de CNN qu'une riposte puissante était en train de se préparer le ministre israélien de la sécurité nationale Ben Gvir a lui-même affirmé que Téhéran allait brûler cette nuit ce sont ses mots une dernière information puisqu'Axios affirme que Donald Trump l'aura affirmé que le président américain allait appeler Benyamin Netanyahou le premier ministre israélien pour lui demander de ne pas riposter à ses missiles iraniens

32:18
Présentateur

Milan Arjelas avec Morgane Dumont en direct de Tel Aviv merci à tous les deux Thierry Arnaud ne pas riposter à ses tirs iraniens on voit là à l'instant que l'armée israélienne dit le régime terroriste iranien a commis une grave erreur là on n'est pas du tout dans une volonté pour le moment d'apaisement du côté israélien on est plutôt dans une envie de riposte

32:35
Invité

non on est en train d'attendre ce soir un paroxysme dans ce qui est une divergence beaucoup plus de plus en plus marquée entre Israël et les Etats-Unis entre Benyamin Netanyahou et Donald Trump entre ce que sont les buts de guerre israéliens et la volonté du président américain de mettre un terme à ce conflit et ces divergences elles ont pris évidemment un tour particulièrement violent ce soir parce que au fond contrairement à ce qui a été dit il n'y a jamais eu véritablement de cesser le feu au Liban et à chaque fois qu'ils en ont eu l'occasion les Israéliens ont frappé le Hezbollah a frappé également et c'est devenu un sujet évidemment majeur un sujet d'inquiétude majeur pour le président américain depuis plusieurs jours maintenant et ce soir il va faire tout ce qui est en son pouvoir pour essayer de limiter les dégâts si l'on peut dire est-ce qu'il parviendra à convaincre le Premier ministre israélien de s'abstenir de toute riposte honnêtement sur la base de ce que l'on sait de l'histoire d'Israël de la politique conduite par Benyamin Netanyahou de ce qu'on voit sur le théâtre d'opération depuis plusieurs semaines maintenant voire plusieurs mois s'agissant de l'Iran comme du Liban c'est assez difficile à croire l'enjeu c'est d'essayer de faire en sorte effectivement qu'on se contente si j'ose dire d'une opération telle que la décrivait le général Sido c'est-à-dire quelque chose de limité qui soit présenté comme une riposte qu'on ait attaqué les sites de missiles là il y aurait une certaine logique à la riposte mais évidemment ce que craint plus que tout le président américain ce soir c'est très clair ça ressort de toutes les conversations qu'il a eues avec les journalistes et que nous restituait Antoine Hollard depuis Washington c'est effectivement que ça dérape et que ça finisse par échapper à tout contrôle et que malgré lui les Etats-Unis se retrouvent à nouveau engagés entraînés malgré eux dans un conflit de beaucoup plus grande ampleur

34:26
Présentateur

Anthony David l'armée israélienne qui communique pas mal à l'heure où on se parle et qui dit qu'elle poursuivra ses opérations dans tout le Liban là encore on n'est pas du tout dans une envie de parvenir à éventuellement un accord comme le veut Donald Trump notamment avec les Iraniens mais il y aura visiblement d'après ce que nous dit l'armée israélienne et je regarde aussi ce que nous dit Trump il dit qu'il va appeler Netanyahou on en parlait pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens ça semble tout de même mal engagé puisqu'on a ces déclarations de l'armée israélienne et ces déclarations de personnes de la coalition de Benjamin Netanyahou comme Benvir par exemple

34:58
Invité

alors que Benvir il n'est pas au conseil de sécurité nationale donc on n'en compte pas

35:01
Présentateur

Aboudit il compte pas

35:02
Invité

c'est sûr ici heureusement d'ailleurs parce que vu le nom d'Annery qu'il a dit

35:07
Présentateur

depuis le début

35:07
Invité

je pense que c'est pas lui qui prend les décisions importantes et ça se voit depuis le 7 octobre et fort heureusement je pense que c'est la signification

35:21
Présentateur

je vous coupe deux secondes parce que Siavoche Ghazi est dans les rues de Téhéran bonsoir Siavoche rebonsoir vous êtes dans les rues de Téhéran avec des personnes derrière vous alors un certain nombre de personnes qui se réjouissent visiblement des Téhéraniens et on reviendra on décortiquera bien évidemment cette image en plateau

35:39
Invité

oui je me trouve sur la place de Tajbish dans le nord de la capitale iranienne donc comme tous les soirs depuis 90 jours plus de 90 jours il y a des rassemblements donc une oscure qui vont durer jusqu'à 2h 3h du matin donc les slogans par exemple la poule silence il faut porter le coup fatal l'île nous tenons la rue et porter le coup fatal à l'ennemi l'Iran est une grande puissance selon les communiqués des gardiens de l'ambition donc il y a eu 4 vagues de missiles qui ont été lancées contre Israël des vidéos commencent à sortir sur les réseaux sociaux qui montrent ces missiles frappés directement leurs cibles sans que les systèmes de défense anti-missiles israéliens puissent les intercepter et puis la base aérienne sortue de Ramat David a été visée au sud de Hypat dans le nord d'Israël selon le communiqué des gardiens de l'ambition qui ont mis en garde Israël mais aussi les Etats-Unis si jamais Israël riposte la réponse sur l'Iran sera encore plus dure si les Etats-Unis interviennent dans le conflit les bases américaines seront de nouveau frappées comme ça a été le cas ces derniers jours et puis aussi si jamais Israël frappe de nouveau Beyrouth la banditie de Beyrouth qui l'Iran attaquera de nouveau donc Israël avec qui il se force donc il y a des mises en garde très claires donc lancées par les gardiens de l'ambition qui dénoncent par ailleurs le pouvoir iranien qui dénoncent les revirements continuels des Etats-Unis de toutes dans les négociations dont le sud n'est pas reçu ici à Téhéran malgré ces nouvelles attaques contre Israël

37:18
Présentateur

Ciavoche Ghazi en direct de Téhéran correspondant RFI et France 24 merci à vous important de décrypter de continuer à décrypter cette image derrière Ciavoche on en a parlé tout à l'heure avec David Kalfa avec Thierry Arnaud et vous tous puisque ça ne représente qu'une petite partie de la population iranienne cette population qui a souffert depuis décembre depuis janvier et qui continue d'être sous le coup de la répression

37:40
Invité

et qui manifeste soi-disant sa joie on ne saura pas exactement ce qu'il voulait exprimer mais face à des frappes qui n'ont commis aucun dégât donc c'est assez étonnant on voit bien qu'on est dans une guerre de propagande c'est-à-dire chacun explique qu'il a attaqué l'autre les Iraniens ont attaqué des bases américaines mais ils n'ont commis aucun dégât les Iraniens ont attaqué Israël mais ils n'ont commis aucun dégât le Hezbollah tire régulièrement sur Israël en sachant pertinemment qu'ils ne commettront aucun dégât là où le seul endroit où ils font des dégâts c'est sur le front dans le sud du Liban notamment à cause de ces drones philo guidés mais si on reprend un tout petit peu de recul on se souvient que cette semaine Marco Rubio le ministre des Affaires étrangères américain affirmait que la guerre en tant que confrontation soutenue était terminée donc on était plutôt en train de partir vers un accord Netanyahou s'est quand même bien organisé pour reprendre la guerre avec l'aide du Hezbollah parce qu'il n'a pas du tout l'intention que cet accord aboutisse et ce soir c'est Trump qui doit arbitrer

38:38
Présentateur

Je vous fais à l'instant découvrir la réaction de Caitlin Dournebos qui travaillait au New York Post et qui dit je viens d'appeler le président Donald Trump alors qu'il réagit au lancement de missiles de l'Iran sur Israël il a dit qu'il ne pouvait pas parler mais ajoutez les choses se passent très bien Général Siddos pardon mais on est quand même là aussi sur une volonté de raconter un autre discours quand on sait qu'il y a eu quand même trois vagues de missiles tirés par les Iraniens sur Israël ce soir même si ces missiles ont été interceptés les choses pourraient se passer encore mieux s'il y avait un accord

39:09
Invité

Je vais essayer de me mettre dans l'esprit du très bien pour ne pas dramatiser les missiles ont été interceptés ils ont été interceptés par des systèmes américains qui ont été donnés en renforcement il y a quelques semaines ça c'est une chose donc ça s'est très bien passé c'est-à-dire que la réaction iranienne a été neutralisée ensuite les frappes sur Beyrouth j'ai l'impression que ça démangeait Netanyahou il voulait le faire depuis la semaine dernière Trump l'a empêché de le faire on se rappelle ce fameux message où il disait pas de soldats à Beyrouth il n'y avait pas dit pas de frappe à Beyrouth il n'y avait pas de soldats donc ça voulait dire les frappes bon alors ensuite il y a eu cet accord de ces cellules potentielles qui a été négocié très rapidement d'ailleurs et très durement et qui est très dur vis-à-vis du Hezbollah c'est sans concession en fait vis-à-vis des Israéliens les Israéliens conservent leur position on demande au Hezbollah de se retirer et au Liban ça amenait quand même pas mal de problèmes cette affaire-là même une rupture entre le gouvernement le parlement Nabi Béry du mouvement Hamas l'allié du Hezbollah donc il y avait une forte tension j'ai envie de dire que Netanyahou a crevé l'abcès en bombardant le quartier de Daïe un poste de commandement il a crevé l'abcès les Iraniens ont réagi ça a été intercepté j'ai envie de dire que ces gens-là c'est un peu dur ce que je veux dire ils se sont calmés avec ça bon les Israéliens vont riposter probablement donc vous dites

40:31
Présentateur

ces gens-là vous parlez de

40:32
Invité

des Israéliens et du Hezbollah et des Iraniens mais ils sont un peu comme ça ils ont besoin de frapper Netanyahou a frappé il a pu s'affirmer vis-à-vis de son état-major vis-à-vis de l'opposition politique vis-à-vis de son gouvernement qui eux réclament des frappes donc il a dit qu'il avait frappé un état-major en quartier général le 8 avril c'est pareil il devait frapper un état-major on ne sait pas qui l'a tué mais ce n'est pas grave mais enfin l'idée il a envoyé lui aussi un message à sa population qui est très vigoureuse qui veut vraiment la guerre et puis Hezbollah aussi en disant bon moi j'ai pris le château de Beaufort j'ai frappé Beyrouth on m'a empêché pendant une semaine mais je l'ai quand même fait

41:10
Présentateur

oui c'est vrai que ces frappes c'était les premières depuis le 28 mai si je ne me trompe pas

41:12
Invité

ces frappes de dimanche oui entre Beyrouth oui sur Beyrouth sur tir pour moi c'était le 8 avril non c'est pas ça je me trompe les grosses frappes massives c'était le 8 avril enfin peut-être le 28 mai il y en a eu mais voilà donc vous voyez dans ce jeu j'ai l'impression que il peut y avoir une riposte israélienne effectivement sur l'Iran et puis après bon ça va un petit peu se calmer je voudrais revenir sur la nature de la riposte il y a vraiment

41:40
Présentateur

la nature de la riposte israélienne

41:41
Invité

qu'est-ce que va faire Israël maintenant il y a trois temps il y a déjà l'assessment l'évaluation de ce qui s'est passé si Avosh Ghazi nous dit que des missiles sont arrivés on est en pleine nuit c'est difficile il faut avoir un diagnostic précis sur ce qui s'est passé ensuite il faut voir qui, quoi, comment, pourquoi et savoir quelle est l'intention derrière cette frappe qu'est-ce que ça a voulu modifier et qu'est-ce que ça modifie réellement dans l'équation diplomatique en cours on est dans un ni pé ni guerre chaud avec des moments d'affrontement des escarbouches qui visent à modifier la position des plateaux de la balance et donc

42:18
Présentateur

mais ce soir on n'est plus du tout dans la catégorie escarmouche pardon si vous dites encore escarmouche des tirs de missiles balistiques

42:23
Invité

voilà mais c'est on est la trêve ne s'est pas évaporée encore voilà je ne sais pas comment le dire mais il faut réussir on n'est pas encore dans la reprise totale des affrontements ça c'est certain qu'est-ce que peut faire Israël si Trump a dit maintenant il ne réplique pas sur Téhéran mais la guerre c'est imposer sa volonté à son adversaire là la volonté de l'Iran c'est que Israël ne continue pas ses opérations au Liban ils le disent ils le revendiquent donc si Israël n'a pas envie de se faire imposer la volonté de l'Iran et bien il pourra non pas répliquer sur Téhéran ou sur les installations militaires sur le territoire iranien mais poursuivre en plus en profondeur son incursion au Liban c'est ça qui montrerait sa liberté politique par rapport aux Etats-Unis

43:11
Présentateur

c'est ce que dit l'armée israélienne d'ailleurs ce soir

43:13
Invité

je n'ai pas vu encore les infos parce que là ça fait trois quarts d'heure qu'on est en plateau

43:17
Présentateur

mais la manière

43:19
Invité

qui montrerait le plus l'indépendance d'Israël par rapport à la volonté américaine et iranienne ça serait d'approfondir encore les frappes sur le Liban au-delà de la ligne jaune

43:30
Présentateur

Jacqueline Manelli-Mirkane merci d'être avec nous chère Manelli je vous donne la parole dans un instant juste le temps pour nous d'aller voir Antoine Ellard en direct de Washington il y a un Donald Trump qui ce soir Antoine on continue d'en parler qui a cette volonté de tempérer les choses en disant notamment à certains médias américains que les choses se passent et je le cite très bien

43:48
Invité

oui c'est ce qu'il déclare à une journaliste du New York Post en fait à travers les déclarations ce soir de Donald Trump on comprend que la priorité absolue pour Donald Trump c'est d'éviter une escalade et pour cela Donald Trump fait deux choses d'abord il joue un peu les pompiers pour essayer d'éteindre l'incendie Trump indique qu'il va appeler Benjamin Netanyahou pour lui demander voire même peut-être pour lui ordonner ça c'est moi qui l'ajoute c'est pas Donald Trump qui le dit mais pour lui demander de ne pas frapper de ne pas riposter et de ne pas lancer une nouvelle attaque contre l'Iran la deuxième chose que fait Donald Trump c'est à travers ses déclarations de tenir un discours qui minimise ce qui est en train de se passer il parle d'ailleurs des tirs à la fois iraniens et israéliens sur Beyrouth un peu plus dans la journée avec des mots de façon assez désinvolte Donald Trump dit que chacun s'est bien amusé à la fois Israël et les Iraniens chacun a pu tirer ses missiles mais que désormais ça suffit qu'une nouvelle frappe n'aidera pas à la situation on a un peu l'impression d'un Donald Trump qui est dans la posture d'un professeur d'école qui gronde des enfants qui auraient fait une bêtise et qui leur demande maintenant de se calmer Donald Trump dit aussi et ça fait partie de son discours pour minimiser les choses que les frappes iraniennes n'ont tué personne façon de dire à Israël donc qu'il n'est pas nécessaire de répliquer ça n'est pas nouveau d'ailleurs dans le discours de Donald Trump on a bien vu ces derniers jours à l'occasion de toutes les frappes qu'il y a eu du côté iranien Trump à chaque fois a banalisé ce qui s'est passé parce qu'en fait Donald Trump veut éviter de reprendre les hostilités il ne veut pas reprendre la guerre ça c'est très clair c'est évident et du coup Donald Trump mise avant tout sur les négociations il veut conclure un accord avec l'Iran Trump d'ailleurs ce soir dit que malgré tout cela les discussions avec l'Iran continuent il affirme même qu'elles avancent très bien et qu'un accord est proche il annonce même que la signature pourrait intervenir en début ou milieu de semaine prochaine

45:36
Présentateur

Antoine Ellard en direct de Washington merci à vous j'aimerais qu'on écoute ce qu'a lu à la télévision un journaliste c'est un communiqué du chef du commandement des forces armées iraniennes le général Ali Abdelahi voici ce qu'il dit en réponse justement à ce qu'il s'est passé au sud Liban par les Israéliens écoutons-le

45:56
Locuteur non identifié

Malgré les avertissements

46:00
Invité

répétés de la République islamique d'Iran le régime sioniste coupable de meurtre d'enfants a franchi toutes les lignes rouges et intensifié ses attaques dans le sud du Liban prenant pour cible la banlieue de Beyrouth nous avions déjà prévenu que si les crimes commis dans la banlieue de Beyrouth s'étendaient nous attaquerions des cibles dans les territoires occupés

46:17
Présentateur

Mani, Mirkan comment vous voyez les choses ce soir est-ce qu'on assiste à une reprise tout doucement de cette guerre avec cette riposte israélienne qui promet d'être puissante ce que nous disent des sources israéliennes à CNN ce soir et un Donald Trump qui justement marche sur des oeufs et essaye de tempérer comment vous voyez les choses ?

46:36
Invité

Alors moi je qualifierais ces opérations ce soir d'une opération de sabotage de l'accord de l'accord sabotage par qui ? Sabotage par les gardiens de la révolution sur deux fronts d'une part via le Hezbollah qui a quand même provoqué cette situation et d'autre part via les ripostes qu'on voit ce soir tout va dépendre en fait je pense de la qualification qu'on peut avoir va dépendre de la réponse israélienne et de l'effet de cascades qu'on pourrait avoir et à quel point

47:10
Présentateur

il y aura une riposte israélienne on est tous d'accord un peu sur le plateau pour dire ça tout à fait

47:15
Invité

calibré ou pas mais il y aura une riposte il y aura une riposte de l'autre côté ce qui n'est pas sûr c'est à quel point est-ce que les gardiens de la révolution arrivent à se contenir parce qu'ils avaient quelque part de leur point de vue ils avaient besoin de montrer à leur base une réponse parce que ça faisait des semaines qu'ils disaient on est derrière le Hezbollah on tiendra tête on va riposter donc ils avaient aussi leur crédibilité à jouer point de vue interne pour ne pas perdre leur base idéologique si cette opération de ce soir leur suffit pour amener ce message tout à l'heure j'entendais en arrivant les jusqu'au boutiste qui disaient il faut une réponse fatale dans les rues de Téhéran évidemment si cette réponse leur suffit pour cette opération de propagande ils vont s'en tenir là et je pense que les ardeurs israéliennes peuvent être contenues vous faisiez référence à Benvir qui dit cette nuit Téhéran doit brûler notamment aussi mais du côté iranien c'est pareil je parlais du côté israélien et Israël doit être rayé de la carte ils vont jusque là donc ça fait quelque temps qu'on les entend ça fait quelque temps qu'ils essayent de saboter le processus d'accord tout va dépendre est-ce qu'ils vont être contenus dans cette opération et ça va en rester là ils vont s'en contenter ou pas moi je pense que côté iranien parce que là on voit en fait le ministre des affaires étrangères qui s'active vraiment et lui alors il faut savoir que durant tout ce processus de mise en place de l'accord plusieurs fois on était à quelques heures d'une reprise de guerre et c'est lui qui a sauvé le régime parce qu'il a activé ses réseaux et que c'est un diplomate qui s'entretient d'ailleurs actuellement avec ses homologues britanniques turcs et le médiateur pakistanais et français aussi il vient de parler aussi au ministre des affaires étrangères donc tout va dépendre voilà est-ce que ce camp négociateur arrive à prendre le dessus calmant les ardeurs des gardiens de la révolution en disant vous avez répondu ça suffit maintenant on remballe et on retourne à la table de négociation ça reste à voir moi je pense que côté gardien de la révolution ça reste je pense que c'est compliqué là vraiment c'est compliqué Guillaume une question pour Maneli est-ce que finalement le régime iranien ne sacrifie pas le Hezbollah au Liban ?

alors justement c'est parce que l'équipe négociateur est derrière les rideaux en train de sacrifier le Hezbollah que les gardiens de la révolution deviennent non maîtrisables aujourd'hui et que les ardeurs sont là ça fait quelque temps qu'on a écho justement que derrière les rideaux sur la face cachée qu'on ne voit pas de ces accords ils sont obligés de petit à petit abandonner le Hezbollah Fin

49:54
Locuteur

à Sous-titrage Société Radio-Canada