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Podcast / conversationHugoDécrypte - Grands formats· 6 mai 2025 56 minComplaisantPortrait personnelCulture, médias & sport

DJ Snake me dévoile l'envers du décor (tournée, Avicii, risques...)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 84 %Attaque 5 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • OuverteRéponse directe

    Est-ce que le PSG va remporter la Ligue des Champions ?

  • OuverteRéponse directe

    Est-ce que tu as ta propre musique dans tes playlists ?

  • OuverteRéponse directe

    Est-ce que tu as déjà pensé à sortir un album entièrement avec des artistes francophones ?

  • OuverteRéponse directe

    Tu as déjà eu envie d'arrêter la musique ?

  • OuverteRéponse directe

    Est-ce que tu as encore le trac avant de monter sur scène ?

  • OuverteRéponse directe

    Est-ce que tu étais populaire au lycée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 15:00DJ SnakeFait
    « TikTok a renforcé le côté peut-être la crainte du côté l'artiste qui est là pour un hit et qui disparaît après. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Salut William. Salut Hugo. Tu vas bien ?

Super et toi ? Ouais, très bien. Je suis ravi de te recevoir à quelques jours d'un petit événement qui arrive tranquillement en fin de semaine.

Euh je suis ravi de te recevoir parce qu'on va revenir aujourd'hui sur ton parcours. On va revenir sur beaucoup de choses. On va parler de musique et de plein d'autres choses aujourd'hui.

Tu as grandi à Hermont en banlieu parisienne. Tu es franco-algérien. Très vite tu es tombé dans la musique.

Tu es aujourd'hui l'un des artistes français les plus écoutés au monde. Tu as fait l'Olympia à Paris. Tu as fait l'accord Arena, tu as fait la défense Arena, là tu t'apprêtes à remplir le Stade de France.

C'est parti en 3 minutes, 80000 places. Petit after show à la Core Arena, histoire de poser les choses. Il y a il y a un peu d'insolence avec annoncer un after show à la Core Arena, c'est c'est quelque chose.

Déjà, comment tu te sens à quelques jours de de tout ça ? Euh, je me sens bien. Je me sens bien.

Beaucoup de boulot. On en fait le stress est plus dans les prépas que que de monter sur scène en vrai. Tu vois là c'est m'assurer que tout soit carré, que je sois content et serein avec les visuels, avec la piro, les les feux d'artifice, les invités.

C'est beaucoup de c'est beaucoup de boulot mais ça va être mortel. et je le prends, je je ça me tient à cœur parce que j'ai envie vraiment de donner un show un show de dingue au public français et je le prends pas à la légère comme un un show parmi tant d'autres. Avant de parler du coup de de tout ça, j'étais chaud qu'on revienne un peu sur tes sur tes débuts et sur ton parcours pour voir comment est-ce que tu es arrivé jusqu'ici.

On l'a dit, tu as grandi à Hermond en banlieu parisienne avec ta mère et ton frère. Tu as souvent raconté que tu avais galéré avant de percer, que le début avait été dur voir voire très dur. Ça a été quoi selon toi le déclic le moment où tu t'es dit [ __ ] peut-être qu'il se passe quelque chose et peut-être que ça pourrait être bon.

Bah en fait c'est un peu bizarre parce que c'est le moment où je me suis dit euh ça y est William, il faut raccrocher les gants h euh ça marche pas tu vois. à un moment donné, moi je fais je suis dans la musique, je suis DJ entre guillemets, tu vois, euh depuis l'âge de 14 ans. H euh tu vois, genre approche j'approchais la trentaine, je me disais bon, je suis toujours pas j'ai toujours pas percé vraiment à un vrai niveau.

Euh ça va nulle part. Il va peut-être falloir que que voilà que je trouve un boulot comme tout le monde et que j'arrête de faire l'artiste et que peut-être je continuerai à faire du son dimanche et que ça restera juste un passetemp. Et euh j'y croyais plus, tu vois.

Ouais. Et euh et je me suis voilà, je vais je me rappelle j'ai j'ai un pote qui qui a une boîte de chauffeur livreur et cetera et je lui ai dit voilà en septembre je peut-être venir bosser. Il faut que je paye mon loyer.

J'ai je m'en sors plus trop avec la musique parce que la vie d'un musicien c'est pas évident. Il y a pas de c'est très instable et Ouais. Et voilà en fait c'est le cœur qui parle et c'est pas la raison et parfois on se rend pas compte, on est plus lucide h donc on est là, on va faire des projets et cetera mais si tu arrives pas à payer ton loyer à un moment donné ça devient compliqué.

Et voilà, j'étais prêt à à aller aller bosser et fixer ta ta limite, on va dire que tu as des trucs je me suis mis deadline. Ouais. Le moment où toi tu t'es mis cette cette deadline, est-ce que je me trompe si c'est une période où pourtant tu avais déjà fait des choses, tu avais déjà bossé quand même sur des projets, tu avais déjà bossé avec Lid Gaga, c'était déjà cette période là.

Ouais, bien sûr. Donc c'est fou, tu avais ce truc où donc tu avais bossé avec Lady Gaga sur un projet, deux deux projets. Et malgré ça, alors que pour plein de gens, ça peut être bah en fait ça peut être déjà un truc ultra haut.

Ouais, c'est le highlight de skillet. Et ça et ça la reste, tu vois, du moins ça la reste parce que forcément bosser avec une artiste comme ça, c'est une bête d'expérience mais après toute tout s'est pas super bien passé, tu vois, sans rentrer dans le détail et beaucoup de déception, beaucoup de frustration et moi je suis quelqu'un qui prend les choses beaucoup pas cœur en fait. Tout ne s'est pas bien passé et euh et ça m'a limite écuré de la musique.

C'est fou. Ouais. Et ça n'a rien à voir avec Lady Gaga.

C'est Non, mais c'est en général, c'est le système qui l'entoure, c'est la l'industrie, c'est un peu tout. Euh elle elle est adorable mais c'est que à un moment donné il y a eu un un dégoût et je me suis dit en fait tu William tu fais pas de la musique pour ça h tu vois tu fais pas de la musique à la commande ouais il faut que tu nous fasses un truc comme ça faut que tu fasses c tu fasses ça euh ça c'est pas dans l'air du temps ça il faut que tu copies ceci genre moi je trouvais plus le je sais pas il y avait pas de il y avait pas la flamme qui m'habitait j'avais l'impression d'être tu vois un préparateur de commande et et je m'étais euh je préparais Je préparais un plateau Air France avec un peu de beurre, un peu de fromage, une entrée, ceci, cela. Cas rentré dans une case quoi.

Ouais, ouais, ouais. Et et j'arrivais pas à créer librement et ça me frustrait en fait. Ouais.

Donc, tu avais le double effet de tu avais beau avoir atteint un truc qui était quand même ouf pour plein de gens, même pour ton entourage, j'imagine qu'à l'époque c un truc qui était qui était fou. Bien sûr. Et encore aujourd'hui, bien sûr.

Même quand je vois euh euh l'un des sons que j'ai produit pour Gagal, I dance dance dance with my hands. Quand je vois le truc qui devient viral sur TikTok et cetera. Je suis mort de rire parce que je me dis [ __ ] ce son là je l'ai fait à Hermon e c'est fou c'est fou et ça finit dans des dans des films ça finit partout sur TikTok et cetera et donc je me dis que on a fait de belles choses même avant d'avoir percé sur un point de vue personnel mais mais voilà j'étais un peu ce que ça raconte aussi c'est la transition de du fait de bosser pour d'autres et bosser pour soi c'est pas la même chose.

J'imagine qu'il y a aussi un truc de confiance qu'on doit t'accorder ou que tu dois aller chercher toi-même, mais d'aller dire en fait maintenant ce sera mes sons au sens il y aura écrit DJ Snake et ce sera moi aussi dessus. Après, tu vois, il y a un truc, c'est euh il faut pas non plus être extrémiste. C'estàd que si euh là, il y a des jeunes producteurs ou même des jeunes entrepreneurs, peu importe, c'est qu'il faut savoir euh comment dire prendre son mal en patience parce que quand tu as pas fait tes preuves, quand tu es personne entre guillemets, il faut euh il faut rester humble, il faut écouter, il faut essayer de passer les étapes step by step et être patient.

Moi quand je bosse avec Gaga, c'est une Auben. Je suis un mec d'Hmmon, j'habite au 4e état sans ascenseur. Euh ouais, je prends le train tous les jours.

Je suis pas du tout un mec confirmé qui est à la et avec un vrai palmarès. Je suis personne. Comment elle s'était faite la connexion à l'époque sur ce genre de c'est euh un ami en commun, il a joué euh un CD avec des prods à moi et euh ils ont donc qui fait une ou deux, ils ont demandé les pistes séparées et ensuite ils ont demandé plus plus et puis euh voilà, euh j'ai glissé sur une peau de banane, je me suis retrouvé sur un album de Lady Gaga.

Tu dis souvent que j'ai beaucoup entendu le dire et même dans un je crois que c'était l'after Show enfin l'After movie de du Parc des Princes, il y avait une reff à Killer et à la la scène dans le film La haine. C'est une scène dont tu as déjà parlé beaucoup de fois, mais pourquoi est-ce que c'est quelque chose qui t'a marqué, une scène qui t'a qui t'a donné envie de plonger là-dedans ? parce que c'est la première fois dans un film euh français en plus, on voyait un DJ euh s'amuser au platine mais d'une manière euh c'était un c'était la plus grande claque que j'ai pris euh dans ma vie en vrai.

C'est c'est ce qui a en fait ce qui a tout changé, c'était le game changer euh genre j'ai pris une baffe monumentale et tu vois tu es jeune, tu sais pas trop ce que tu veux faire, tu sais pas ce que tu aimes, tu essayes un peu tout, tu vois, tu essayes le foot, tu essayes le basket, tu essayes un peu de rap, un peu de graffiti, un peu de ceci. Donc tu te cherches, tu es un gamin et là et j'étais un gamin timide aussi. Donc le fait d'être de trouver un une comment dire un hobby où tu es un peu caché en vrai, tu es derrière tes platines.

Les DJ à l'époque étaient pas était pas médiatisé. Donc c'était le mec qui mettait du son dans les endroits, donc dans les booms, dans les clubs et cetera, mais sauf que moi j'étais incapable d'aller danser, d'aller d'inviter une fille à danser. Tu étais plus à l'aise derrière les platines.

Donc là, je me dis "Parfait, j'adore la musique et je vais faire danser les copains, les copines sans qu'on vienne me dire "Allez, va danser" ou tu vois. Donc c'était vraiment parfait et c'était aussi un moyen de trouver ma place dans le dans un collectif. Ouais.

Tu as l'impression d'être encore timide aujourd'hui, d'avoir encore ce truc de Non non, je suis beaucoup moins. Au tout début quand je perce les premiers festival, je suis d'où les lunettes de soleil. Ouais.

Ah, c'est une sorte de défense pour toi de protection. C'est qu'en fait, je me rappelle, je fais un show en Suède, donc juste après mon un gros succès à moi qui m'a fait passer le un cap. Euh donc on reçoit des demandes de de spectacles, de concerts partout, un peu partout et je et la première date se fait en Suède mais sauf que moi j'étais de club.

OK. Tu vois, je faisais des petits clubs par-ci par là mais et là j'arrive sur un show où il y a des dizaines de milliers de personnes. Ah le changement d'échelle.

Et là je perd et je perds mes moyens parce que les gens là sont pas en train de danser, ils sont en train de te regarder. Et là je sens je sais pas 20000 20000 personnes qui me regardent, qui me fixent. et je sens le regard sur moi et je perds mes moyens et des trucs que je faisais les yeux fermés depuis des années genre incapable genre et donc je suis on est parti sur l'idée des lunettes qui me permettaient de meilleur mve au passage aujourd'hui c'est-à-dire que j'imagine ça t'aide aussi à être plus incognit c'est marrant parce que les en général les les célébrités entre guillemets mettent des lunettes pour pas se faire reconnaître moi quand j'enlève je peux marcher dans dans Paris tranquille meilleur strat donc on l'a dit on a parlé un peu de ces ses membres de galère et et ce ce début là, même si on l'a dit déjà à l'époque, tu avais bossé avec avec les 10 Gaga et donc cette transition de bosser pour d'autres à bosser pour soi-même, comment ça se fait ?

Comment tu arrives à à faire tes preuves dans ce dans ce cadre là ? Tu as des gens qui vont te qui vont te pousser ou c'est Bah déjà, il y a il y a une nuance entre euh bosser avec h et bosser pour Ouais. Ouais.

Donc tu déjà il y a il y a il y a il y a une notion de level h tu vois Lady Gaga, je bossais pour Lady Gaga. Après euh dans les médias et cetera, ils annonçaient le DJ qui travaille avec Lady Gaga. Non, en vrai, avec du recul et les années qui se sont écoulées, je bossais pour elle voulait certaines choses et moi j'envoyais à la carte.

Si je travaille avec, on s'assoit dans une dans une pièce et c'est un échange. C'est moi qui fait des propositions. J'ai le poids pour dire "Non, ça je pense que c'est pas bien refait." Alors qu'à l'époque, je pouvais pas, j'avais pas mon mot à dire.

Oui. Là, oui, c'est autre chose qu'on là, on te rend légitime à dire mais c'est une question est à ton mais c'est une question de level, tu vois. Et j'avais pas fait mes gammes donc j'avais pas une j'avais pas cette ce crédit pour pour prétendre à quoi que ce soit.

Le premier son qui a explosé, c'était lequel ? Pour toi ? C'était Turown for Wat ?

C'était lui. Ouais. Celui-là, il a vraiment c'était trop.

Tu t' attendais ? Non. Parce que ça à ce momentlà, tu étais en France ou tu étais déjà Non non, j'étais en France en 95 et euh en fait, je m'y attendais pas parce que sur le papier, tu te dis le morceau, il a pas de chanteur, il y a pas d'accord, il y a pas de de parole.

Toi, il y a quatre mots. C'est une instru cheloue. Ouais.

Toi, c'est un OVNI en vrai. Si avec du recul, tu dis "Mais comment ce tru-là a marché ?" C'est c'est inexplicable.

Ce que j'allais te demander d'ailleurs, tu c'est facile aujourd'hui de repérer un hit pour toi ou c'est toujours une sorte de science qui est bizarre à à cerner ? Après, on a tous un peu une sensibilité, tu vois, les DJ surtout, on a on sent des choses. Oui.

Ce qui peut marcher en live ou ce Mais c'est vraiment pas une science exacte, hein. Et on le voit aujourd'hui avec les traines TikTok et cetera, c'est devenu encore moins contrôlable. Il y a des trucs qui vont péter.

Tu dis quoi ? C'est c'est super chou. Ouais, parce que tu as peut-être la boucle ou le les 15 20 secondes qui sont efficaces et donc peut-être qu'il pousse le reste de la du son après ou pas.

Où il y a aussi des artistes qui ont un morceau qui qui devient viral sur TikTok. et les gens le performment, ils connaissent que les 15 secondes du morceau et le reste c'est le néant. Ça c'est dur.

Peut-être que TikTok a renforcé le côté peut-être la crainte du côté l'artiste qui est là pour un hit et qui disparaît après. Je pense que c'est une crainte que tous les artistes doivent avoir. Mais peut-être que TikTok si tu perds TikTok, tu dois avoir cet enjeu x 1000 quoi.

De se dire ouais après TikTok il y a du bon et du mauvais et en fait tu vois les artistes qui ont qui ont qu'un succès et qui disparaissent. Ça date pas de TikTok hein, tu vois. À l'époque dans les années 80, 70 que tu veux, il y a des mecs qui sont venus, ils ont fait un hit, ils ont tout cassé et ils ont pas réussi à réitérer la l'exploit et ou la performance.

Et ça y est, c'est fini. Parce que c'est un truc qu'on qu'on dont je pense que beaucoup de gens n'ont pas conscience, c'est la pression du hit. Alors que ce hit là, tu l'attends toute ta vie. tu pries pour que ça t'arrive en tant qu'artiste.

Sauf que quand tu l'as et que ça te dépasse un peu, après tu fais quoi ? Après tu continues dans le même style ou te tu te dis non si je si je continue ça fait forceur, je vais taper autre part. Mais les gens vont dire ouais mais on préférait le style d'avant.

Ouais c'est donc l'évolution, le dosage euh c'est vraiment une c'est de la lecture de jeu et après tu vas en tourner. Donc il y a aussi une réalité. Donc on va peut-être expliquer un peu ce que c'est parce que je pense qu'il y a personne qui en parle mais quand tu es euh tu es un jeune et que tu as un hit mondial qui tombe dessus donc tout le monde te demande tu pars en tournée donc tu fais beaucoup moins de studio, tu crées moins, tu es en concert en train de en vrai en train d'amortir ton parce que tout le monde veut te voir, tout le monde veut te booker, tout le monde veut bosser avec toi.

Donc toi tu es en train de vivre le moment présent jusqu'au moment où ton hit voilà bah une fin de vie et tu as pas préparé la suite et ensuite là tu as peur parce que tu as ton label ou tu as ton équipe ou ton tourneur ou ton agent peu importe même les radios alors il arrive quand le prochain single et toi tu as pas commencé ou tu es bloqué parce que tu viens de faire 8 mois de tourné tu as pas eu le temps de de tu as plus d'inspir tu es séché et puis après tu es face à ton à ton succès et il peut ce succès peut se transformer en ennemi limite. parce que tu dis wouh, comment je vais faire pour faire mieux que ça ? Sachant que le premier tu l'as fait sans c'est un accident.

Donc comment tu réitères un accident ? Tu vois, c'est pas comme si euh tu avais copié un truc, tu essayes de surfer sur une vague et ça prend, tu dis "OK, bon, je vais continuer." Là, c'est un truc que tu as fait pour rigoler.

Tu l'as fait pour euh tu es avec trois quatre potes en studio, on fait un son, ouais, ça tue, ça tourne, tu le balances sur Soundcloud gratuitement et le truc ça devient. Ouais, c'est fort à ce truc là quoi. Et tu dis "Mais merde, comment je fais pour refaire ça ?" Tu vois ?

Et du coup la tu as une réponse à ça ou en vrai super faire ? Ouais pfié, j'étais pétrifié. Euh là on est en 2014 de 2015 en gros où ça où ça peêtre vraiment Ouais.

Ouais et j'avais rien. Et là tu as tout le monde qui pense que tu as le prochain single. Tout est calé 10 en avance.

Tu as tous les labels qui t'envoient des offres pour te signer. Euh les tourneurs, les festivals du monde entier veulent te booker et cetera et ils se disent tous que tu vas en enchaîner deux trois direct. Et toi, tu as rien que de la merde.

Et tu vas en studio, tu crées sauf que tu crées avec la peur au ventre. Donc c'est pas bon en fait. Non, mais ça ça fausse tout parce que l'intention est de réitérer euh la performance et pas de créer un truc cool.

Et donc si tu es pas si tu es pas armé euh d'un mental de champion, mais ça y est, tu coules. Et c'est pour ça que tous les beaucoup d'artistes ont fait qu'un hit et qu'ensuite bah ils ont ils ont pas pu assumer. Et c'est pas un truc que tu as encore aujourd'hui en je à ton niveau ?

Est-ce que tu as toujours ce truc de du coup bah les gens sont habitués à un tel niveau que je dois répondre à ça ? La pression existe parce que forcément après c'est comme un buteur au foot, si tu fais une saison à 35 buts, la saison d'après tu peux pas arriver avec 12 buts, tu vois, même si c'est respectable. Ouais.

Et donc forcément on est dans une dans une dynamique de c'est un métier de performance et je pense que toi c'est pareil. Si demain tu fais une interview, tu casses tout en terme de vue ou d'impact et que il y a et que ton et que ton ta dernière interview raisonne. Ouais.

Tu veux pas faire une interview foirée avec des pas beaucoup de vues sur celle d'après. Tuas pas envie decevoir, tu as pas envie de Ouais, mais tu as même pas envie de descendre en gamme, tu vois, tu veux maintenir le truc. Donc c'est pour ça que je pense que beaucoup d'artistes deviennent fous.

Ouais. Et en même temps, toi, j'imagine que tu as tu as eu un tel enchaînement de de hit au sens propre du terme avec des sons qui ont littéralement qu'on on écoutera encore dans 10 ans, il y a aucun doute dessus. C'est est-ce que tu es toujours à la recherche du coup de d'un H de ce niveau-là ?

Mais est-ce que c'est même possible ? Je sais pas, tu vois. Ou est-ce que tu dis "Bah non, mais en fait j'ai j'ai fait ce que je voulais faire.

J'ai prouvé un truc et maintenant je me fais kiffer." En fait, si je fais le si je fais le menteur, je te dis non, tu as vu ? Moi moi je crée, je me fais plaisir et cetera, mais je suis un champion et je veux tout le temps.

C'est pas forcément le hit ou ce que ça rapporte et cetera. C'est juste se dire il faut que je touche la planète, il faut que je fasse une proposition artistique et que ça touche le gens dans le cœur. Tu vois que les gens qui euh qui vont au sport envie de écouter ce son-là pour les motiver, les gens qui ont une baisse de morale, bah c'est un boost pour eux les en fait que ça touche peu importe l'énergie que tu proposes que il se passe quelque chose et que ça touche du monde aussi forcément dans le sens qu'il y a un impact bien sûr parce que moi j'ai jamais fait partie de ces artistes entre guillemets underground de niche et cetera qui veulent pas non moi j'ai toujours voulu toucher les masses ça veut pas dire me travestir Ça veut pas dire baisser mon froc, ça veut pas dire faire l'opportuniste et sauter sur tout ce qui bouge parce que tu vois, tu peux hein, tu regardes la tendance TikTok, OK, il y a ça qui marche, bah je vais faire ça et c'est pas j'ai jamais fait ça et je le ferai jamais.

Mais je suis quelqu'un qui voyage beaucoup, tu vois. Je m'inspire beaucoup de ce qui se passe, de ce que je vois, de et je m'imprège. C'est ce qui me permet aussi de me renouveler et de sûrement perdurer, c'est de c'est fait d'être super large et d'être éclectique à un point où je peux sortir un single latino, celui d'après, je fais un single avec des sonorités algériennes, ensuite je peux bosser pour avec des Indiens et en fait ou faire du Hamza récemment ou Hamza ou travailler avec euh avec Lisa de Black Pink qui est un groupe de K-pop et en fait m'amuser, tu vois, en tant que vas-y, je suis libre en fait parce qu'il y a personne qui va me dire quoi faire.

Je peux pas faire 10 let me love you de suite. Techniquement, je peux mais c'est pas un truc qui me branche. Ouais, je vois très bien.

Et c'est pas la proportion la proposition que j'ai envie de d'amener à mes fans. Ouais. Ou à mon public.

Je veux je veux surprendre. Et moi, je suis comme ça, tu vois. Je peux pas je peux pas bouffer des pâtes toute la semaine ou des sushis ou peu importe.

Ouais. Tu vois si tu j'aime bien et je suis quelqu'un qui se je suis quelqu'un qui se lass assez rapidement. Donc si je reste dans un dans un créneau, je vais devenir fou.

Et ça se ressent dans mes concerts. Il y a des trucs super techno de step, super agressif mais à côté de ça, il y a de superbes mélodies avec des chansons touchantes d'amour et cetera avec de l'émotion. Et en fait, j'essaie de créer ce grand 8 émotionnel.

Ce que je trouve quand même assez ouf, c'est que tu es comme tu dis très grand public mais au sens ultra positif du terme, c'està-dire que tu es écouté partout dans le monde avec des bah en fait des des chiffres et cetera qui sont impressionnants tout en ayant quand même des sons ou ou même en en live typiquement. Alors on n'est pas encore au Stade de France mais on va y venir après, mais on avait vu le Parc de Prince déjà que tu avais fait il y a 3 ans. C'est des sons qu'on peut imaginer comme étant un truc je sais pas si violent c'est le bon mot mais tu vois en live tu as quand même ce truc mais c'est violent. où tu as des et même sur les albums, tu vois, je me souviens de euh ton ton premier album, c'était 2016 hein, si je dis pas de bêtises.

Je me souviens l'avoir écouté pour la première fois, enfin du coup vraiment le jour de la sortie et j'avais ce truc de j'adore mais il y avait ce truc de à la première écoute, j'étais en mode est-ce que vraiment ça peut être un truc mainstream au sens qui va parler à plein de gens et il s'avère que si quoi, tu as eu un truc qui a réussi à tout en gardant ton univers et un côté Mais parce qu'en fait, je m'en fous, tu vois. Je suis pas là en train d'essayer de faire une playlist Spotify, Apple Music et cetera. Euh le but c'est si c'est une playlist mais en fait une playlist qui te fait voyager avec différentes énergies et cetera et c'est pas grave si tout le monde n'aime pas certains tracks qui sont dans mon album en mode un peu plus underground ou agressif.

Mais c'est ce qui me permet de balancer en fait entre des trucs super pop. Je fais très peu de de concession, tu vois. Et le fait de d'allier pop et musique un peu plus underground et cetera, c'est un challenge de ouf.

Ouais. Et souvent c'était ma position parce que j'avais un peu le cul entre deux chaises. C'est j'étais trop pop pour les mecs de l'underground et pour les mecs de l'underground pour les mecs de la pop, j'étais un peu trop chelou.

Mais c'était le c'était ce que tu voulais faire aussi à un moment. Et c'était le mélange qui me faisait kiffer et qui m'excitait. Ouais.

Et même sur un album Middle, il était sur ton premier album. On a premier album. Bah justement, tu tu avais ce mélange où en fait euh tu avais des sons comme ça, tu avais un son avec Burnaboy déjà à l'époque.

Je trouve ça fou d'ailleurs euh que c'était déjà il y a il y a quasi 10 ans. Euh ouais, du coup, tu as un équilibre où chacun se retrouve et tu as le côté voyage. Et ça amène aussi ma l'autre question que j'avais là-dessus, le l'intérêt de faire des albums aujourd'hui.

Moi je le vois en écoutant, tu vois là tes tes deux albums à chaque fois j'ai senti l'intérêt mais tu pourrais te dire d'un point de vue purement strat et et vraiment perf on va dire de de de stat et de je ne sais quoi, autant enchaîner un son par mois à la Gims en ce moment, tu vois. Globalement Gims là, il a un rythme où il fait ça sur un autre style mais il a il a cette strate là et on voit que ça marche bien en terme de Ouais. David David David Get aussi le fait le fait beaucoup.

Comment tu vois ? Comment tu perçois ça même dans dans le cas de ton taf ? En fait, j'en suis conscient.

C'est là où en fait tu euh que tu vois que je suis pas en train de de chasser le la stratégie, les les algorithmes et cetera, c'est que oui, si euh tu veux faire un maximum de de de vues, de play, de stream et cetera, bah tu sors comme tu as dit hein, une fois par mois, une fois tous les deux mois, un gros single et tu enchaînes et tuenchaînes et tu enchaînes histoire d'occuper le terrain tout le temps. Mais est-ce que j'ai envie d'occuper le terrain tout le temps ? Hm.

Tu vois, c'est comme là là, ça fait peut-être 6 mois qu'on m'a pas vu, tu vois. Je suis pas sur les réseaux sociaux, je fais pas d'interview et cetera. Euh parce que j'aime bien m'absenter, tu vois.

J'aime m'absenter et revenir avec un truc avec une nouvelle proposition et l'album est important dans en fait, ça marque une période un album, tu vois. Et donc c'est clairement plus dans le même dans les souvenirs des gens, j'imagine, tuas un côté mais tu vois, c'est clairement plus dans l'air du temps un album. C'est vraiment là, c'est un c'est l'artiste qui se fait un kiff et qui dit voilà, je vais je vais donner à mon à mon à mon public une voilà une Ouais. un univers, un truc, un instanté.

Ouais. Tu vois, une sorte de un c'est c'est c'est un cadeau, tu vois. C'est un cadeau, tu leur donnes et ça peut être genre la bande son de leur été ou de leur hiver et ça va marquer son temps.

Ouais. Parce que tu sais, c'est là où c'est, j'imagine, tu peux avoir un côté frustrant, si tu sors un album n'importe quoi avec 15 titres, tu sais que il y a forcément des sons qui vont passer à la trappe au sens où si tu avais à l'inverse diffusé les 15 sons à un mois d'écart, ils auraient tous eu leur chance de de Mais je suis d'accord, mais tu vois par exemple là, tu tuas tu as cité le morceau avec que j'ai fait avec Bernaboy. Si le morceau avec Bernaboy n'est pas dans l'album, je le sors jamais en single ça.

D'accord. OK. C'est ce qui me permet d'avoir cette liberté de me dire "OK, je peux faire je peux faire des choses, je peux tenter, je peux euh tu vois c'est parfois c'est des paris risqués et cetera et tu dis il est dans l'album la la chanson est belle.

Qu' a du succès ou pas ? C'est pas grave. Ouais, tu as fait ton truc.

Moi, je je propose quelque chose, tu vois. Et là pareil dans le dans le prochain album euh j'ai tenté des choses que j'aurais pas pu assumer. Peut-être j'aurais pu l'assumer mais oui ça aurait pas vent mieux marqué là mentalement de se dire ça va être dans l'album ça me permet de de débloquer quelque chose.

Pour un album c'est quoi le pourcentage de sons qui ne sortent pas ? Enfin tu vois ce que dire tu as un album avec disons tu as 10 titres pour 10 titres qui sortent il y en a combien qui sortent pas ? Je pense.

Ah ouais, OK. OK. Là, franchement euh parce que je me suis un peu pris la tête sur cet album.

Bon, après, il y a le Covid qui nous a fait perdre beaucoup de temps. On a pres que perdu 2 ans et là en fait, j'ai énormément après le Covid et cetera, j'ai repris le boulot. J'avais une première version d'un album que j'ai envoyé à la poubelle parce que j'étais pas convaincu.

Tu vois, j' Totalité des sons, tu les as quasif. OK. J'étais pas amoureux, j'étais pas en train de je le vivais pas à fond, tu vois le truc.

Et tu vois ton que soit ton label ou ton équipe, il disent quoi dans ce genre de situation ? Ils sont dépités. Ouais, mais mais ils me connaissent.

Ils savent que ils savent que malheureusement ça pourra pas ça pourra pas passer. Ouais. Changer quoi que ce soit, mais ils savent que que je suis un bosseur et que je suis un passionné.

Et donc tant que tant que je ne serai pas vraiment satisfait, il y aura rien, tu vois. Et là pour le coup, j'ai vraiment été productif. Et ça tu le fais même avec enfin tu vois l'idée de faire des sons et de les jeter après, ça arrive même quand tu fais des fit ou quand tu posts avec d'autres d'autres artistes.

Bien sûr. Et qui décide de on sort, on sort pas, faut que les deux soient d'accord. Comment ça se Ouais, forcément.

Ouais, c'est une collaboration. Donc tu vois et tu peux du coup ça peut créer des frustrations d'un côté ou de l'autre d'ailleurs de Bien sûr mais moi là je je dirais pas de nom mais pour l'album là là j'ai des tracks de dingue avec de gros gros gros gros artistes et ils sont en mode ouais non je suis pas sûr viens on fait un autre truc et toi tu dis mais non mais c'est un monstre le morcea si on sort ça c'est fini ouais ouais je suis pas sûr et cetera donc tu prends ton mal en patience parfois c'est du mo c'est super frustrant parce que lui aussi a son agenda, son truc, son timing, il veut il veut Ouais. Et puis et puis la sensibilité des gens, tu vois.

Il y a aussi des gens qui reviennent me voir aussi en me disant tiens, on a fait ce son là à Tokyo il y a 2 ans, tu es chaud, on le sort. Et toi tu es là, tu dis une période, c un truc, je suis plus dans ce moo, les sonorités me plaisent plus, je suis pas dedans. Et et c'est la raison pour laquelle j'étais pas sorti l'année dernière.

J'ai pas sorti mon album l'année dernière l'année dernière parce que quand je suis allé clairer les featurings et cetera, il éclairé, c'est juste en gros s'assurer que ça enfin valider les les sons quoi, valider, avoir l'autorisation de de les sortir. Et il y a deux artistes majeurs de grosses grosses grosses superstars qui ont dit "Ouais non, on va faire autre chose, on n'est pas dedans" et en fait ça a plombé toute l'équilibre de l'album et donc la stratégie. Et donc je me suis bon, je sors pas, je sors pas cet été, tant pis.

C'est vrai que tu as eu des phases, tu vois. Je pense il y a je vais pas dire de bêtises de il y a 5 ans maintenant quasiment le côté très latino. Il y a eu l'enchaînement Jay Balvin, je me souviens ou Takaki avec Jou Takaki just après euh il y a un enchaînement de son comme ça.

Je me souviens qu'à l'époque moi j'écoutais à fond J Balin j'avais ce truc où il y avait vraiment un côté surprise tu vois. Je disais attends un artiste latino avec DJ Snake. C'est aussi la période où ces artistes latinaux commençaient à émerger à l'international.

Euh là, on l'a dit, tu l'as fait avec des artistes de K-pop ou coréen au coréenne récemment. Comment tu choisis ? C'est juste des phases d'envie de se dire "Je veux tester un truc différent." Et en fait, c'est simple. après toute la partie, la période Let Me Love You et cetera, il y a eu un une période de battement entre deux albums et je trouvais pas de chanson euh du moins on on bossait sur des chansons en anglais avec des artistes anglophones et je sais pas, il y avait un truc que ça ça matchait pas.

Je trouvais que c'était moins fort que les titres précédents et ça me faisait chier en fait, même en terme de mélodie, en terme d'énergie, de signature vocale et cetera, j'étais pas emballé et je me suis dit j'ai tu vois donc je suis ami ami et cetera mais j'étais au contact de forcément la communauté euh Latino et euh et je me dis mais ces mecs là, ils ont des bêtes de mélodie euh ils ont un univers en vrai. Je peux tenter un truc ? Je peux tenter un truc et moi j'ai pas la tu vois, je fais pas partie de leur communauté et donc j'ai pas la crédibilité ni la comment dire ?

Ouais. Pas la crédibilité. Donc un DJ qui arrive qui est pas latino, qui parle pas espagnol et qui veut bosser avec ces mecs-là et qu'on les accepte la légitimité.

C'est ça le mot que j'ouais. Et ben c'était un challenge pour moi et au final ça a cartonné. C'était n'importe quoi.

Et à l'inverse, ouais, j'imagine tu as eu des J Balvin, des Bad Benny aussi plus récemment qui enfin plus récemment, ils sont ils ont perç en même temps, mais là on le voit qu'il ont pris une ampleur immense. Ouais, c'est aussi peut-être un choix de leur part de se dire nous-même bah on va justement faire le taf d'aller au-delà de Non, puis au-delà de ça, c'est que en fait aujourd'hui et c'est super intéressant, il y a beaucoup de gens qui voient ça comme une comme une mauvaise chose mais en fait on voit que par exemple les États-Unis ont beaucoup moins de d'impact et d'influence et que ça peut être la Corée, ça peut être le Japon, ça peut être le Brésil. Je vois tout le temps sur TikTok, il y a plein de chansons qui deviennent virales qui viennent du Brésil, même continent africain, Nigéia, l'Afrobit avec le Nigéria.

En fait, il y a une redistribution des cartes et je trouve ça super intéressant même mais pas que pas que sur la musique he tu sais dans sur tu vas sur Netflix le top souvent c'est des c'est des séries coréennes où dans le monde arabe les gens regardent beaucoup des films turcs ou des films indiens et donc en fait il y a il se passe plein de belles choses et ça voyage. Aujourd'hui, tu peux être au Brésil et écouter de la K-pop, tu peux être en Asie et parfois tu vas en club en Asie et ils écoutent Burnaboy, Whiskid, ils écoutent de de la musique africaine. Et c'est vrai que même en terme d'influence, du coup, on le ressent donc on sait que le public est beaucoup plus mondial mais même les je sais pas aujourd'hui tu as du rap qui s'est élargi évidemment et qui peuvent avoir des sonorités d'Aphrobit ou des sonorités regeton et inversement même en rap français hein.

Ouais de ouf. Parfois tu es en club euh aux États-Unis et tu vas entendre un Ayanakamura par exemple et euh alors qu'avant c'était très compliqué pour les artistes francophones de de traverser l'Atlantique et c'est une belle chose. Ouais.

Et c'est pour ça aussi que que moi je me suis je me suis jamais en fait refusé ce truclà de de bosser avec des Coréens, des Brésiliens, des Nigériens, des Algériens et de et de voyager, de me balader et tenter des choses. Et on l'a dit, tu as enchaîné, on on a évoqué quelques sont là et que les gens de toute façon connaissent. Il y a eu des linon très tôt avec Major Las Razer qui t'ontourné en Inde.

Ouais. Donc déjà, tu vois, tu fais une chanson en anglais mais au lieu d'aller tourner comme tout le monde dans un studio à Hollywood et ben tu dis non, on va on va tourner en Inde, on va essayer d'aller chercher des couleurs différentes, montrer des gens qu'on montre pas forcément dans d'autres clips. Et tu vois, ils nous l'ont bien rendu parce que les Indiens après ont ont vraiment soutenu le le morceau parce que voilà, ils nous ont rendu là pareil, on est venu tourner chez eux et donc ils étaient super honorés et donc ça a poussé aussi le hit en Inde, le morceau en Inde et euh et je pense que c'est une belle chose d'aller euh d'aller explorer des terrains.

Euh et là, ça fait ça fait des années que tu es avec ce ce niveau de succès là, qu'est-ce qui a été selon toi le plus dur à gérer ou encore aujourd'hui la chose qui au quotidien est la plus dure à gérer ? Je pense que tu es conscient de la chance que tu as et tu en parles souvent et de la chance que tu as dans le sens de vivre ça et de de pouvoir faire tout ça. Et c'est évidemment plein de taf, un gros taf aussi mais c'est forcément aussi un rythme qui est particulier, un cadre qui est particulier.

C'est quoi les les plus gros défis dans ce cadre là que tu as à avoir aujourd'hui en fait de de faire attention à à sa santé, tu vois, physiquement et santé mentale aussi euh parce qu'en fait tu as un tel tu as une telle pression sur toi en performance et cetera, tu es en voyage nonstop. Donc vraiment c'est tu vois, je voyage beaucoup plus que les hôtesses de l'air par exemple. Genre nous on atterrit et le vol l'avion il est il est garé tu vois, il est en il est il est sur le tarmac.

On va faire le concert et on repart direct dans une autre truc. Parfois je fais deux concerts par jour et cetera. Donc physiquement si tu prends pas soin de toi euh sur le sur le sur le moyen terme, tu tuassumas tu t'assumeras pas.

Et donc le plus gros challenge, c'est de se prendre soin de soi. Après évidemment la santé mentale parce que je pense que personne n'est construit pour recevoir autant d'amour et autant de haine ou de jalousie ou de En même temps en fait, tu vois. C'est genre tu as l'impression de d'être c'est chaud, froid, chaud, froid, chaud, froid tout le temps.

Il y a avec des extrêmes, une intensité qui est incomparable. Ouais. Et tu vois en fait c'est une vie extrême, c'est que même tu vas faire un concert devant 80000 personnes mais 30 minutes après, tu es tout seul dans ta chambre dans le silence le plus total et tuappelles, tu commandes un room service et tu es tout seul.

Donc tu es en adrénaline comme ça et fou, tu redescends. Et je sais qu'il y a beaucoup de gens qui font qui le vivent mal, tu as des collègues à moi et cetera. Moi j'ai pas de problème.

Moi je vais sur YouTube, je regarde des conneries, des combats entre des crocodiles et des et des requins en Australie. Mais euh mais je sais qu'il y a beaucoup de gens qui le vivent mal et puis çait je pense ça avait été mis en lumière enfin non avec le le le la vie et le destin tragique de de d'avci il y a quelques années. Je pense que çaavait je pense qu'à l'époque il y avait une forme de prise de conscience de OK il y a il y a un truc qui va pas.

Je suis curieux de savoir d'ailleurs si tu as l'impression que c'est quelque chose qui a aussi évolué au fil des années. C'est-à-dire dans la façon dont les artistes sont accompagnés dans ce genre de choses. Sais après moi j'ai beaucoup de chance de de de d'être très bien entouré.

Tu vois, j'ai une j'ai une équipe super, j'ai une managuse super qui essaie de me préserver. Tu vois, quand parfois le planning, il est trop chaud, on va refuser des choses pour pouvoir pouvoir survivre parce que tu vois, tu fais le tour du monde en une semaine, c'est c'est c'est costaud. Et et pour revenir à Vichi, malheureusement, c'est super triste que je vais dire, mais il y a personne qui a été surpris parce qu'on l'a vu arriver de loin et on voyait que ça allait pas, tu vois.

On voyait que ça allait pas. On voyait on savait qu'il y avait des problèmes de drogue. On savait que bah que qu'il était poussé aussi à performer tout le temps.

Je pense que tout le monde a vu le documentaire. Mais à partir du moment où tu sors quelqu'un d'un lit d'hôpital pour le mettre sur scène et le et le renvoyer à l'hôpital juste après, tu te dis bah il y a un problème. Tu vois, il avait le pauvre, il avait pas la force mentale et le caractère de dire de moi, la force de caractère de dire non, stop.

Ouais. Sortez de ma chambre, bougez-vous. Ouais. justement l'entourage qui est capable de fixer les limites et de et de préserver l'artiste et pas que l'artiste soit juste une poule pondeuse et et qui l'enchaîne tous les jours, tous les jours, tous les jours et non, on a besoin de faire tourner le business, de prendre encore plus d'argent et encore plus d'argent.

Et moi je me rappelle d'une fois où c'est la première fois que je vais te raconter je vais raconter cette histoire, c'est que Avici et moi on jouait dans le même dans le même hôtel à Las Vegas. Et en fait dans le dans l'hôtel, il y a plusieurs il y a plusieurs endroits où il y a plusieurs shows qui se passent la même nuit. Moi je jouais dans l'un et lui jouais dans l'autre.

Il avait pour habitude de jouer très longtemps, tu vois. Donc moi, je finis mon show et les amis me disent "Ouais mais il y a Vichi qui continue là, viens, on va lui faire un coucou et on on va voir un peu la l'ambiance." OK.

Je vais je vais dans son dans son show et euh il est en train de jouer donc je le salue et cetera. Bon, je vois qu'il est qu'il est chaud et 10 minutes après, il tombe dans la cabine. Mais vraiment genre il perd il perd confiance pendant le show sur scène. [ __ ] !

Et euh non, il perd connaissance, pardon, j'ai dit conscience. Ouais. Euh donc il perd connaissance et donc là tout le monde est un peu en panique et tout.

Donc il y a le DJ résident qui reprend et là je vois la la SQ qui s'en occupe et en fait il il sort du club porté par le par les SQ et là je le vois mais je me dis non mais là faut que ça faut que ça faut que ça cesse le petit là il va Ouais il va pas survivre tu peux pas tenir comme ça c'est terrible ouais et donc on voit on voit Vichi sortir il traverse le casino et il il est entouré de Si si c'est cul qu'il le porte mais on dirait que qu'il est mort le pauvre. Et donc moi je suis je suis un peu choqué, je me dis [ __ ] merde. Donc je rentre dans ma chambre et une demi-heure après je reçois un message.

Ouais tu fais quoi ? Il y a Vichi qui fait une after dans sa chambre. Je dis pardon.

J'ai il était il était dans le coma là il y a 10 minutes. Ouais. Ouais mais on m'envoie une vidéo, il est en after dans une dans une suite et ils font la fête et cetera et il s'arrête pas.

Je me dis tu vois c'est pas Dieu merci je suis euh je suis pas j'ai pas tous ces tous ces problèmes. C'est c'estes vis et mon équipe m'aurait jamais permis euh de redémarrer. Déjà je fais pas d'fter mais j'aurais fait on m'aurait mis au lit quoi.

On m'aurait mis au lit. qu'on se réait assuré que tout va bien et je me suis pas bon. Ouais, c'est là où il y a une question de responsabilité de l'entourage, tu vois.

Et moi je vois autour de pas autour de moi mais j'ai plein de collègues qui se qui se droguent, qui boivent beaucoup d'alcool, qui qui ont besoin de ça pour pour avancer. Sauf que après quelques années et pas beaucoup d'années, ils sont sur le carreau. Et c'est aussi l'une des raisons pour laquelle certains certains artistes ne n'arrivent pas à enchaîner et stoppent et ils font des burnouts et ils quittent les réseaux sociaux, ils tournent plus h et on on entend plus parler parce que trop d'excès.

Ouais. Et pas les personnes autour. Vous en parlez entre vous, enfin tu vois, entre artistes sur bah ces défis là et la la façon de le gérer et tout.

Bien sûr, même parfois moi je vois des amis, on se croise à l'aéroport et les mecs ils sont dans des états pas possibles parce que les mecs ils ont été au concert après ils sont allés en after, ils se sont défoncés. Toi, tu arrives sur le vol de 9h 8h du mat à l'aéroport et tu vois ton pote, il tient pas debout, tu lui fais un, il sent il sent l'alcool de dingue et cetera et tu lui fais la morale. Mais le problème c'est qu' c'est un engrainage, tu vois, c'est une addiction et malheureusement tu es pas au quotidien avec eux et moi je suis pas leur père non plus.

Oui oui. Tu pour les engueuler tout le monde est tout le monde est libre de faire ce qu'il veut et et malheureusement même quand ils font du mal. Ouais.

Non, c'est mais c'est quelque chose que je pensais pas que c'était aussi présent. Toi, au début quand j'ai percé, je me dis [ __ ] je m'attendais à ce que tout le monde se drogue dans tous les sens et cetera. Et j'ai découvert un peu plus tard que c'était vraiment profond.

Ouais. Puis puis même sur le côté santé mental, je pense que c'est un truc où évidemment je pense que comme dans plein de domaines, tu vois, tu fais partie de personnes qui est qui est conscient de de la situation privilégiée du fait dans laquelle tu es. Donc tu as pas envie de te plaindre ou de machin parce que tu es en mode tu sais que tu as tu as une vie de de de qui vendre.

Enfin à ce niveau-là même quand c'est même quand c'est dur physiquement les nuits blanches, les décalages horaires, enchaîner et cetera, tu sais moi j'ai j'ai perceté art. J'ai percé tard et Ouais. Tu as connu aussi la galère du début et tu sais.

Ouais. Tu vois, j'ai pas connu le Tiermonde non plus, tu vois. On va pas se mentir, on a grandi en banlieu.

C'est pas facile mais c'est pas non plus tu as pas grandi genre au Salvador, tu vois. Mais euh mais je viens d'une famille très modeste, tu vois. On était il y a que des travailleurs, maman était femme de ménage.

On se faisait virer par les huissiers et par tout ça, genre tous les tous les ans. C'est pour ça que j'ai fait beaucoup étant jeune, plein de villes, plein de régions et cetera. Ensuite, un peu plus tard, on s'est posé à à à Paris à Hermont.

Mais ça c'était un traumatisme aussi de se faire virer en pleine en pleine en pleine année scolaire. Tu fais 6 mois et on te dit "Bon mon fils, faut qu'on parte, on se fait virer de l'appartement et tu vas dans une autre ville. Tu dois trop faire des potes." Ouais.

Tu parlais du côté timidité tout à l'heure. C'est aussi ce genre de truc je pense qui te ça renferme un peu sur toi et tu es dans ton Ouais. Parce que chaque fois tout ce que tu construis, ben en fait part en fumée, tu te retrouves dans une nouvelle ville parce que voilà, ta mère, elle essaie de de se débrouiller et cetera.

Et donc ça c'était un peu difficile toi en tant que gamin mais tout ça pour dire que je j'ai je suis connecté à la vie réelle tu vois et comme je dis j'ai percé très tard et tout mon entourage c'est des gens normaux qui vont bosser tu vois qui qui vivent vraiment une vie comme monsieur et madame tout le monde. Donc je peux pas je sais la la chance que j'ai et je sais que je gagne très bien ma vie. C'est pour ça qu'on gagne très bien notre vie aussi parce que c'est un rythme super super tendu.

Mais à côté de ça, moi j'ai des potes qui font des chantiers. Ouais. Et qui se cassent le dos et qui font du marteau picker ou je ne sais quoi.

Et les mecs euh il ils se bousit la santé. Ma mère elle était femme de ménage, elle a nettoyé les hôtels, elle nettoyé les avions aussi à Charles de Gaulle. Et moi aujourd'hui je suis je suis en avion et c'est mon avion et ma mère a nettoyé les avion et donc Dieu merci tu vois je suis mais cette aide peut-être aussi à garder une forme de recul par rapport à ça et à très reconnaissant tu vois pas pour faire le pas pour faire le beau-parleur dans un podcast mais tu vois il y a pire il y a pire c'est pas facile mais j'ai le choix tu vois les gens qui se plaignent bah si c'est trop dur arrête de te plaindre arrête oui ça reste ta décision de dire Mais vas-y, va faire chauffeur livreur.

Arrête d'être DJ. Tu vois ? Bien sûr, moi je fais je vis de ma passion, c'est pas facile mais c'est une bénédiction.

Et le jour où c'est trop et ben stop. On a parlé de enfin là de de ton parcours plus récemment. J'ai il y a un enchaînement de choses.

Alors ça date déjà de 2022 mais il y a eu disco Maghreb qui a été un son [ __ ] je regardais hier le nombre de vues sur YouTube. Enfin impressionnant et le son enfin mais pas pour un morceau pop en plus. Bah c'est ça, pas pour un morceau pop et avec enfin enin un son qui qui enfin pour moi qui est incroyable.

Je suis j'imagine que tu as prévu de le faire à un moment ce weekend. On verra mais en tout cas le le c'est ultra ultra efficace, ultra kiffant à écouter. Plus récemment tu as eu ce son, on l'a dit avec Hamza Diana qui est qui est sortie.

Si je dis pas de bêtises, c'est le premier son que tu as fait avec un artiste francophone. C'est ça. Euh belge en l'occurrence mais un artiste francophone.

Comment s'est fait ce choix ? On parlait des autres choix Latino, K-pop et cetera. Comment s'est fait le choix de se dire "Là c'est le moment de faire quelque chose avec Hamza en l'occurrence mais avec un artiste francophone ?" Ben en fait, ça faisait longtemps que je voulais faire un truc euh en français mais tu vois euh j'avais j'avais tenté des choses que j'ai pas sorti, tu vois.

Ça fait partie aussi de de du process, tu vois, d'un de création d'un artiste, c'est que tu fais plein de choses et parfois la magie opère, parfois dans et sur les titres français que j'avais fait auparavant avec d'autres d'autres artistes, il y a pas eu le truc, tu vois. J'étais pas satisfait, j'étais pas comme un dingue sur le morceau. Et après, on s'est rencontré avec Hamza.

Ouais. Je connaissais son équipe depuis très très longtemps. Et on s'est rencontré au c'était où qu'on s au au Parc des Princes en plus, je crois.

OK. Donc on était assis à côté et on a discuté, on a échangé les numéros et c pendant un match du PSG et euh et voilà, ça s'est fait naturellement, ça a cliqué aussi humainement parce que Hamza c'est quelqu'un de de super et on s'est attrapé en studio et on a on a commencé plein de choses et le feeling est passé et puis c'est quelqu'un de très talentueux genre c'est impressionnant, très très talentueux. il a vraiment rien à envier à aux grands artistes internationaux et euh et donc voilà, on a fait peut-être trois quatre titres et euh donc même là ouais même sur son comme lui tu en as eu d'autres qui sont pas sortis mais que sur lequel mais que j'aimerais sortir après c'est une question de planning se recapter pour les finir et puis lui il bossait sur son album tu vois on avait nos trucs tu vois mais c'était c'était un bon début on a mis le pied à l'étrier et puis et puis voilà super superbe expérience Moi je peux faire de la musique dans tout.

Je peux faire de la musique indienne. C'est pour ça que les gens qui qui pensaient que je que je je snobais la langue française pour des pas du tout. Tu attends le bon truc.

C'est juste que je fais tellement de choses. C'est pareil avec les trucs avec par exemple disco Maghreb. Ouais.

étant d'origine algérienne, je suis franco-algérien. Vous imaginez bien que j'ai essayé de faire des sons avec des artisanes algérien ou des sonorités algériennes. Ça fait 10 12 peut-être 15 ans que j'essaye.

Mais pas le truc le truc. Ouais. Si le truc n'est pas bien, je vais pas le faire juste pour le faire.

Juste moment où il y a eu dis comme Magreb et là il s'est passé quelque chose et je l'ai sorti, je l'ai assumé, j'en étais fier, je le suis toujours et voilà, ça se fait. Mais il y a plein de trucs que je j'aimerais explorer encore aujourd'hui. Là, on est à quelques jours de une date qui est importante pour toi, on l'a dit.

Enfin, une double date en vrai d'ailleurs parce que l'impression mais je Tu sais que le show n'est pas encore fini là. C'est fou. Quand tu dis que c'est pas encore fini, c'est c'est quoi les comment on prépare un show comme ça ?

Enfin, c'est une question un peu bateau mais pour comprendre quand tu dis là il reste de choses à faire, c'est quoi ? dans l'organisation tes sons de ce que tu veux faire des guests. Qu'est-ce que tu En fait souvent je fais des versions spéciales pour pour les shows comme ça euh je peux pas jouer Let me love you la version qui est sur Apple tu vois.

H ouais ou Spotify ou ou faut tous les dire maintenant c'est parti c'est parti mais tu peux pas arriver jouer la la version original donc il y a tout un une intro une outro essayer de faire on appelle ça des VIP dans le monde des DJ c'est qu'on fait une version que pour nous qui est jouée exclusivement au show tu vois donc tu dois faire tout tes classiqu tu dois refaire une version ensuite il y a l'intro après il y a aussi l'ordre des chansons. Moi, j'aime bien tabasser au début. Donc, tu tabasses pendant combien de temps ?

Quel est le premier morceau que tu joues que les gens vont chanter ? Il faut que les BPM fonctionnent. Après, c'est plein de langages techniques que je vais t'épargner.

Et après, il y a aussi les invités. Donc, il y a des invités que tu bookes de bien en avance. Là, là, tu vas pas dire de nom, mais tu connais aujourd'hui les tu connais le nom des invités de ce weekend ou il y en a encore à Il y en a encore qui sont en truc, tu vois.

Hier encore, j'ai bouclé un invité. OK. [ __ ] tu vois.

Ouais. et j'en bouquerai encore dans du moins je bouclerai sûrement des choses dans les jours à venir mais j'avais un j'avais un super un superbe invité qui m'a planté il y a de jours mais qui était calé depuis un beau moment donc déjà ça ton cœur il tu as planté un stade de France je sais pas qui c'est après mais c'est un artiste international mais mais tu vois on te plante au final tu essayes de trouver un un un remplaçant mais tout le monde tourne tu vois c'est des gens qui ont des qui ont des des agendas agendas super super compliqu compliqué à à gérer. Il y a aussi la réalité, une réalité genre économique, c'est que tu vois, tu veux faire venir une superstar, même avec qui tu as bossé, avec qui les mecs voyagent en jet.

Ouais. Donc tu veux les faire venir un budget, il va rien que l'avion, tu vas payer 200000 €. Ouais.

Ou donc après il y a le staff, leur hôtel et le cachet au-dessus de tout ça si jamais il y a un cachet. Mais ça fait le truc et tu te dis attends, je vais dépenser tout ça pour 3 minutes. Ouais, faut faire le calcul.

Après, tu dis est-ce que ça vaut le coup ? Est-ce que ça vaut pas le coup ? Est-ce qu'on va essayer de faire avec des gens qui sont sur place ou des gens qui sont plus proches qui sont déjà en tourné en Europe ?

En fait, il y a plein de de de paramètres qui rentrent en compte et euh et ça fait très mal à la tête parce que en plus je suis quelqu'un qui donne, tu vois. Ouais. Parce que là, je me prends la tête.

Alors, je peux très bien me dire comme beaucoup d'autres artistes, le soldat, il a été soldout en 3 minutes. Ouais, je vais venir, je vais faire du DJ Snake. H oui, tu sais que ça marchera dans tous les cas les gens les gens ça se trouve enfin sûr peuvent être mais sa qu'on a toujours essayé de pousser le truc et de ramener des gens et de faire kiffer les gens, tu vois.

Ramener Tiesto en opening. Ouais. Ouais.

J'étais pas obligé. J'aurais pu prendre un pote à moi et le mettre, tu vois, le mettre en opening. Là, tu ramènes une légende qui est sûr, méga confirmé, mais c'est c'est une légende.

Je crois qu'il était au grand prix de Miami encore hier sur Ouais. et tu vois, tu l'appelles et le mec normalement, il fait pas de de de première partie. Ouais.

Oui, il a un niveau maintenant. C'est un headliner partout dans le monde ce mec là, tu vois. Et c'est quelqu'un que j'aime beaucoup.

Et là, tu l'appelles, tu dis "Bon écoute, là c'est ma ville, est-ce que tu peux me faire cet honneur ?" C'est vraiment il est soldout le conseil, on a vraiment pas besoin. C'est juste vraiment pour le faire pour la culture et puis pour donner le meilleur spectacle au aux gens, tu vois.

Et c'est de pousser. Hier, on a annoncé Madeon qui est aussi trop cool, trop bien de le voir. Un un énorme producteur français qui cartonne partout dans le monde, qui est super respecté, qui c'est c'est un génie.

Et donc Madeon aussi qui va jouer avant moi. Donc tu as Madeon Tiesto alors qu'on aurait pu mettre tu vois un truc pas beaucoup de budget vite fait bien fait un truc un peu générique comme font pas mal parfois des rappeurs de tu mets un DJ qui balance juste des sons les uns après les autres pourer les gens Ouais tu tu vois de faire une sorte de mais mais je voulais pousser tu vois je voulais que les gens passent vraiment genre les fans d'électronique en France de musque électronique passent vraiment une journée sur le highlight de 2025 tu as ce truc où c'est moi moi je fais le parallèle avec des tu vois les pour les rappeurs par exemple même si là ils sont nombreux à le remplir, mais il y a encore quelques années, remplir un ber c'était c'était le truc pour plein. Euh il y en a plein qui ont raconté que ça se trouve c'était même pas rentable.

Ouais, j'imagine partie de ces concerts sans même parler du côté financier ou quoi, mais c'est ces concerts où tu dis "Ouais, ça marque un truc et tu veux le tu veux le soigner quoi." Mais tu vois, c'est comme c'est comme Coachella un peu. Ouais.

C'est genre Coachella c'est genre le festival le plus vitrine un peu. Ouais. Le plus respecté, le plus vu, le plus Tu vois, Coachella c'est vraiment au-dessus.

Et la plupart des artistes à Coachella perdent de l'argent à Coachella et pourtant on est très très bien payé. Mais tu achètes une tu fais une stage donc tu fais une scène sur mesure qui coûte très cher. Ouais.

Tu fais venir des guests parce que c'est un peu la la la culture, tu vois. C'est un peu la comment on appelle ça ? Parce que les gens attendent presque ça.

Enfin, tu te dis que tu fais coacher là, tu vas ramener qui ? Ouais. Ouais.

Donc tu vois, moi j'ai ramené DMX, j'ai ramené Migos, j'ai ramené Cardibi, Selena Gomez, Laurin ou tu vois, j'ai 50 Cent. Genre à chaque fois que j'allais coach, j'essayais de surprendre les gens et en même temps, je me faisais kiffer, tu vois, parce que c'est le ça reste quand même le William. Ouais, bien sûr.

Le le petit jeune de banlieu qui a grandi avec plein de gens, tu vois, plein d'artistes que que j'ai kiffé durant ma jeunesse. Et là, je me dis j'ai la possibilité de les appeler et leur dire "Viens chanter deux chansons pendant mon set." Et en gros, c'est plus un kiff personnel.

Ouais. Bien sûr. qu'autre chose.

Non mais c'est kiffant. Et euh et pour ceux qui disent qu' qui ne gagnent pas d'argent, ouais, il y a le il y a il y a le côté kiff, mais après d'un point de vue business et euh et économique, on va aussi se dire les choses, c'est que c'est un investissement, tu vois, euh pour beaucoup d'artistes, c'estd que si demain tu fais deux euh deux accords arena, par exemple, soldout, même si tu fais zéro pendant ces deux concerts, tu tu réinvestis tout ce que tu gagnes, ben forcément pour ton Ça dit quelque chose d'avoir fait la non mais ça ça dit combien de tickets tu vends et demain Quand les festivals t'appellent par exemple en France pour un artiste français mais qui dit "Ouais, j'ai fait deux de deux accords arenas complets". Et ben ça veut dire que tu es dans tel type d'artiste.

Ouais. Et le festival à Toulouse au sud de la France, ça va se dire "Ah, les les gens qui ont pas pu venir à Paris, ils seront chauds de l'avoir." Bien sûr.

Et et et forcément, c'est ça veut dire que c'est palpable. Ça ve c'est c'est c'est concret. Ouais.

Donc le festival se dit "OK, Intel a rempli deux accords Arena, ça fait à peu près ça. OK, mais on va lui donner de temps." Ouais.

Alors que si tu le fais pas, bah tu seras beaucoup moins bien payé. Et toi avant le avant un concert comme celui-ci, j'ai besoin de te remettre encore plus la pression. Mais tu as le track, tuas tu as un stress avant de faire un un Stade de France ?

En fait, je stresse pendant les prépas Ouais. de me dire je vais pas tu vois, est-ce que je vais faire mieux que le le Parc des Princes ? Est-ce que le Est-ce que le show est homogène ?

Est-ce qu'il est efficace ? Est-ce que les guests, ça me stresse ? Tu vois, c'est très stressant. du comment il va.

Ouais, parce que tu vois, tu tu fais un Parc des Princes euh avec bon, j'ai ramené David Gua qui a fait un set surprise. Donc déjà David en France, c'est c'est c'est incroyable. Il il a fait kiffer tout le monde quand il est venu.

On a fait Chepred qui est genre le king du rail. Donc en terme de musique arabe et cetera. Difficilement peu je peux je peux difficilement faire mieux.

J'ai ramené Stromay. Ouais. qui en terme aussi de chanteur francophone sur les 10 15 dernières années, c'est une légende de Ouais.

Je sais pas s'il y a quelqu'un qui a fait aussi fort, tu vois. Euh qui d'autre ? J'ai ramené Omarcy.

Bon, c'est un ami mais qui est venu nous aider à qui m'a donné un petit coup de main sur le getlow qui est le plus grand artiste, le plus grand acteur français. Donc comment tu tapes tu tapes plus fort ? Ouais, c'est délicat.

Ça c'était vraiment genre le cass-têetê et c'est ce qui m'a beaucoup stressé et et après je me suis bon le but c'est de faire kiffer les gens, on va faire du mieux qu'on peut et on proposera autre chose. Donc là ça va perdre de stress et la prépa la pr une fois que le 7 est fini, que les préparations sont finies, les calculs, le ceci le cela, j'aurais aucun stress à monter sur scène. Ouais.

Le jour même j'y vais les mains dans les poches. Pour terminer cet interview, j'étais chaud de faire un petit win non avec toi. Le principe, il est très simple.

Dans 60 secondes, je vais te poser un maximum de questions. L'idée, c'est que tu essayes de répondre par oui ou par non. T'inquiète, pas de question piège.

La première question, je pense que tu auras du mal à dire oui non. On va voir. Et et de toute façon, tu peux tu peux sauter si tu veux.

Est-ce que le PSG va remporter la Ligue des Champions ? Euh je veux dire oui, mais c'est On y croit, on y croit. Et est-ce que tu as ta propre musique dans tes playlists ?

Euh non. Est-ce que tu as déjà pensé à sortir un album entièrement avec des artistes francophones ? Non.

Tu as déjà eu envie d'arrêter la musique ? Oui. Est-ce que tu as encore le track avant de monter sur scène ?

Non. Est-ce que tu étais populaire au lycée ? Non.

Est-ce que tu as l'impression d'avoir déjà accompli tous tes rêves ? Oui. Est-ce que la haine, c'est ton film préféré ?

Oui. Est-ce que tu peux reconnaître un hit à la première écoute ? Oui.

Est-ce que tu as déjà refusé un morceau qui a cartonné ? Oui. Est-ce que tu as toujours peur de l'avenir pour toi personnellement ?

Oui. Est-ce que le fait d'enlever tes lunettes te permet d'être moins reconnu quand tu te balades dans la rue ? Oui.

Est-ce que tu pourrais lancer une chaîne YouTube ou Twitch ? Enfin, tu as déjà une chaîne YouTube mais te lancer en mode Non, c'est pas pour moou ça au professionnel. Ils le font très bien.

Est-ce que tu pourrais tout plaquer et disparaître du jour au lendemain ? Oui. Est-ce que Disco Maghreb c'est ton son le plus personnel ?

Oui. Est-ce que Paris c'est la plus belle ville du monde ? Oui, de loin.

De loin. J'aime bien. On terminera là-dessus.

On a commencé avec Paris. On termine avec Paris. Merci beaucoup.

Franchement, c'était ultra intéressant de pouvoir échanger avec toi. Tu es on a pu aborder plein de sujets différents. C'est bien aussi de prendre le temps.

Je trou Ouais, c'est pass vite. La prochaine fois, on fera un un 3h. Ouais, pourquoi pas ?

Avec grand plaisir. Merci beaucoup, mec. Merci Hugo.

Merci beaucoup. Ciao. Merci à vous pour votre écoute et pour votre confiance.

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