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interviewjustwatch· 23 juin 2026 3 min

Y aura-t-il de l’eau cet été ? (2025)

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Une bassine aujourd'hui, c'est entre 2, 3, voire 4 millions d'euros suivant sa taille, avec 80% d'argent public, pour à chaque fois moins de 10 agriculteurs. Ça peut paraître un peu surprenant quand même, quand on a l'eau sous les pieds, de vouloir la stocker au soleil. Mais si en plus, on prévoit de remplir ces bassines avec l'eau des nappes phréatiques, qui elle est la partie la plus fragile du cycle de l'eau, c'est encore pire. Celle-là, c'est une des 5, c'est la plus grande de toutes. Il y en a une d'autres plus loin à gauche. C'est les 2 seules qui n'ont pas été désarmées, mais qui sont illégales.

0:52
Invité

Désarmées, c'est-à-dire dont les bâches ont été découpées par des groupes opposés aux réserves. Elles sont souvent ciblées quand elles sont, comme celle-ci, illégales, mais quand même bien remplies.

1:04
Présentateur

Elles sont illégales dans le sens où elles ne respectent pas la loi sur l'eau. La loi sur l'eau est très claire. Il y a une priorité des usages. Le premier usage, c'est évidemment l'eau potable pour les femmes et les hommes et pour les animaux. En second, il faut préserver les zones humides. Et en trois, on parle de l'eau économique. C'est les centrales nucléaires, l'industrie, mais chez nous, c'est l'agriculture. Il a fallu 15 ans avant que, enfin, la justice, après tous les appels, dise finalement que ces bassines sont illégales, parce qu'elles prélèvent dans le milieu plus que ce que le milieu peut fournir.

On dit, avec les bassines, ça sera forcément mieux parce qu'on remplit l'hiver plutôt que l'été. Mais on n'a pas évalué les conséquences des prélèvements l'hiver sur la nappe phréatique. Ce qui fait qu'aujourd'hui, tous les scientifiques le disent, et des hydrologues sont en train de le démontrer, y compris en Vendée, quand on tape dans la nappe phréatique l'hiver, dès le printemps, on est en situation hydrique d'été. Et les quelques haies qui sont là, c'est nous qui les avons plantées quand j'étais élu. Autrement, il n'y en aurait pas.

2:28
Invité

Depuis près de 30 ans déjà, la Vendée exploite des réserves dites de substitution, qui servent même de modèle au projet des Deux-Sèvres. Il y en a 25 au bord du marais. Bleu clair pour les plus petites, bleu foncé pour des stockages supérieurs à 800 000 tonnes d'eau. Toutes sont sur le bassin versant, là où convergent les eaux pluviales de ruissellement ou d'infiltration.

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