Sébastien Chenu - "Interdisons les Frères musulmans en France !" (BFMTV)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour Sébastien Chenu, merci de répondre à mes questions ce matin.
- 0:07OuverteRéponse directe
Vous voudriez commencer cette interview par cette circulaire envoyée hier par Bruno Retailleau au préfet de France.
- 1:04FerméeRéponse directe
Vous signez ?
- 1:07OuverteRéponse partielle
Oui, mais c'est bien le minimum.
- 1:42RelanceRéponse directe
Il précise, vous sanctionnerez par une décision de rejet en tenant compte de la jurisprudence administrative en matière d'erreur manifeste d'appréciation le séjour irrégulier passé du demandeur.
- 1:58OuverteRéponse directe
Mais vous voyez madame, pour que les choses soient très claires, il faut un référendum sur l'immigration qui constitutionnalise le droit des étrangers.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38PrésentateurFait
« La jurisprudence établit la naturalisation comme un droit, non comme un droit mais comme une décision souveraine du gouvernement. »
- 0:56PrésentateurFait
« Et dans le doute, il dit, lorsque vous recueillez des renseignements défavorables sur le comportement du demandeur, une décision de rejet sera privilégiée. »
- 1:16Invité politiquePromesse
« Jamais vous ne pourrez être naturalisé ni régularisé. »
- 1:24Invité politiqueFait
« Lorsque vous êtes arrivé sur le territoire français et que vous n'avez pas le droit de vous y maintenir, lorsque la justice vous a dit non monsieur, votre demande d'asile est refusée par exemple, vous devez rentrer, eh bien vous ne pouvez, vous ne pourrez jamais être ni régularisé ni naturalisé. »
- 2:00Invité politiquePromesse
« Il faut un référendum sur l'immigration qui constitutionnalise le droit des étrangers, qui dise exactement qui peut se maintenir, qui peut entrer, pour combien de temps, sous quels critères, lorsqu'on est étranger, à quel moment on peut entrer en France et sur quels critères. »
- 4:30Invité politiqueFait
« Bolem Sansal est toujours en prison. »
- 6:05Invité politiqueChiffre
« Il a été ministre de l'Intérieur, je crois que c'est celui qui a le plus régularisé. »
- 7:31Invité politiquePromesse
« Nous aurions démontré, parce que la presse a démontré d'ailleurs avant nous, et nous aurions fait interdire les frères musulmans. »
- 11:50Invité politiqueChiffre
« 34 milliards d'euros par an. »
- 12:47Invité politiqueChiffre
« Les mineurs non accompagnés, c'est 2 milliards d'euros. »
- 12:52Invité politiqueChiffre
« Les prestations de solidarité, c'est près de 6 milliards d'euros pour des étrangers par an. »
- 13:50Invité politiqueChiffre
« L'aide médicale d'État, j'en ai parlé, mais je ne vous ai pas parlé aussi du coût de la politique de développement, de l'aide au développement pour les pays sur lesquels il faut faire pression. Plusieurs milliards d'euros. »
- 16:30Invité politiqueFait
« C'est la recherche qui voit aujourd'hui ces crédits s'effondrer dans notre pays. »
- 18:10Invité politiquePromesse
« Si Marine Le Pen était empêchée, nos idées seraient portées par le président de notre parti politique, c'est-à-dire Jordan Bardella. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu71 %
- Présentateur29 %
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Bonjour Sébastien Chenu, merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes le vice-président du Rassemblement National, vous êtes député du Nord. Je voudrais commencer cette interview par cette circulaire, circulaire envoyée hier par Bruno Retailleau au préfet de France. Cette circulaire, je l'ai entre les mains. Le ministre d'État, ministre de l'Intérieur, y appelle les différents préfets à beaucoup plus de fermeté dans l'autorisation ou non de la naturalisation des Français. Il y revient notamment sur la question du principe d'assimilation qui doit être absolument au cœur de toutes les décisions.
La jurisprudence établit la naturalisation comme un droit, non comme un droit mais comme une décision souveraine du gouvernement. Il appelle donc à beaucoup plus de précisions, notamment sur la question de l'assimilation, sur la pleine adhésion des candidats à la naturalisation. Et dans le doute, il dit, lorsque vous recueillez des renseignements défavorables sur le comportement du demandeur, une décision de rejet sera privilégiée. Et en cas de doute, effectivement, privilégiez toujours la décision de rejet. Vous signez ?
Oui, mais c'est bien le minimum. Moi, j'aimerais qu'on entende ou qu'on lise le ministre de l'Intérieur dire que lorsque vous êtes irrégulier, lorsque vous vous maintenez de façon irrégulière sur le sol français, jamais vous ne pourrez être naturalisé ni régularisé. Ça, ce serait un principe. Jamais. Jamais. Lorsque vous êtes arrivé sur le territoire français et que vous n'avez pas le droit de vous y maintenir, lorsque la justice vous a dit non monsieur, votre demande d'asile est refusée par exemple, vous devez rentrer, eh bien vous ne pouvez, vous ne pourrez jamais être ni régularisé ni naturalisé. Vous voyez, ça va un peu au-delà de quelques bonnes intentions.
Il précise, vous sanctionnerez par une décision de rejet en tenant compte de la jurisprudence administrative en matière d'erreur manifeste d'appréciation le séjour irrégulier passé du demandeur. C'est-à-dire précisément, si par exemple un droit de séjour lui a été refusé, il n'aura par principe pas le droit d'être naturalisé.
Mais vous voyez madame, pour que les choses soient très claires, il faut un référendum sur l'immigration qui constitutionnalise le droit des étrangers, qui dise exactement qui peut se maintenir, qui peut entrer, pour combien de temps, sous quels critères, lorsqu'on est étranger, à quel moment on peut entrer en France et sur quels critères. Il faut constitutionnaliser tout ça. Sinon, vous allez avoir des appréciations qui seront évidemment très différentes. Vous allez avoir des applications et également des directives d'un ministre de l'Intérieur qui seront probablement lues de façon très différente et vous créez dans notre pays des inégalités de fait.
Moi, je crois qu'il faut des principes très clairs.
Sébastien Cheney, quand on lit cette circulaire, honnêtement, et je lis la conclusion de Bruno Retailleau, je vous demande une grande vigilance pour la mise en œuvre de ces orientations à l'occasion d'examens individuels de chaque demande. Elles doivent par ailleurs s'accompagner d'une lutte accrue contre la fraude, par un renforcement de vos plans locaux en matière d'accès à la nationalité, par une attention renforcée au délai d'instruction. Et il demande à ce que soit signalé à lui-même et à son cabinet tous les doutes qui peuvent exister. Honnêtement, vous auriez pu la signer.
Non, mais si vous voulez me faire dire que ça va dans le sens de ce que nous réclamons de plus de fermeté, oui, mais ça vient masquer d'abord des hausses de naturalisation, de régularisation, de demande d'asile, que ces gouvernements, qu'a soutenu aussi Bruno Retailleau, ils ont tous appelé à voter Macron, tous ces gens-là. Je veux dire, on arrive au bout de la logique. Mais nous, cette logique, nous la dénonçons depuis longtemps. Alors qu'il y a un petit pas qui aille dans le bon sens. Très bien, tant mieux.
Et nous, comme je vous l'ai dit, nous les encourageons à aller beaucoup plus loin, à constitutionnaliser le droit des étrangers dans notre pays, à être extrêmement fermes et à avoir des dispositions qui soient inattaquables. Donc aujourd'hui, si Bruno Retailleau fait un petit pas dans notre sens, nous, on a toujours soutenu les petits pas, parce que ça a vraiment été non seulement la politique des petits pas lorsque ce n'était pas la politique des pas en arrière. Donc s'il y a plus de fermeté, on sera toujours là pour demander plus de fermeté. Mais ils ouvrent les yeux bien tard et ça masque probablement...
Mais mieux vaut tard que jamais, non ?
Oui, mieux vaut tard que jamais, vous avez raison. Mais ça masque probablement tous les échecs pour l'instant de Bruno Retailleau. Parce que depuis qu'il est là, on peut en faire la liste. Les OQTF, la riposte graduée avec l'Algérie, les sorties scolaires avec les voiles, l'aide médicale d'État, sur tous ces sujets, tous, c'est très clair. Bruno Retailleau a raté le coche, n'a pas réussi à obtenir un arbitrage favorable, n'a pas obtenu de résultats.
Sur l'Algérie, vous n'existe pas que c'est la version Retailleau qui a gagné ?
Ben non, les OQTF sont toujours par prix, Bolem Sansal est toujours en prison. Donc je ne vois pas bien où est-ce qu'on a gagné. Moi, je pense qu'au contraire, on s'est fait humilier. Aujourd'hui, on est reparti à zéro, il n'y a pas de riposte graduée. Il y a un pays, un régime, plus qu'un pays, un régime, le régime algérien, qui se moque de nous.
Pourquoi il fait ça alors, Bruno Retailleau ?
Ben justement, peut-être pour allumer aussi un contrefeu, parce qu'il voit sur la liste que je viens de vous faire, la multiplicité de ses échecs, et ils sont très nombreux. Donc il ouvre une nouvelle voie en disant, je vais tenter autre chose. Mais ça masque, évidemment, des années d'échecs, les siens en particulier, jusqu'à présent.
Sébastien Chenu, l'autre homme fort de ce gouvernement, Gérald Darmanin, répond à un podcast qui s'appelle Legend, et il dit, dans ce podcast, on en a à l'instant les premiers éléments, il n'y a plus de lieu safe en France, plus de lieu sûr en France. On voit bien aujourd'hui, je cite le ministre de la Justice, on voit bien aujourd'hui que la moindre bourgade rurale connaît la cocaïne et le cannabis. Avant, la drogue, c'était simplement dans les grandes villes ou dans le métro. Il précise ne pas vouloir dévoiler les données, les chiffres, personne ne les croit, ce n'est même plus la peine d'en discuter, et il estime même que la France est plus violente qu'avant.
Là encore, j'ai envie de dire, Bruno Retailleau, vous signez, Gérald Darmanin, vous signez aussi.
Non, parce que Gérald Darmanin, c'est d'une hypocrisie absolue, il était où toutes ces années ? Il est ministre depuis combien de temps ? Il a été ministre du budget, c'est-à-dire qu'il pouvait lutter contre la fraude, qui est une forme aussi non seulement d'incivilité, mais d'insécurité. Il a été ministre de l'Intérieur, je crois que c'est celui qui a le plus régularisé. Il est garde des Sceaux, ministre de la Justice, il est en échec sur un certain nombre de politiques, dont la lutte contre la drogue. Gérald Darmanin est en train d'expliquer que ses échecs s'additionnent aujourd'hui à l'inaction de Bruno Retailleau pour déplorer un paysage dont il est l'acteur.
Il n'est pas spectateur, Gérald Darmanin, il est acteur, il a les leviers, il a les manettes, il avait une majorité, il a un bloc central à sa disposition pour faire voter des lois. Mais en réalité, Gérald Darmanin est en train de... Il devrait commencer par s'excuser, il devrait commencer par demander pardon aux Français de les avoir entraînés sur des voies sans issue. Quand il dit qu'il n'y a plus une safe place, un endroit sûr dans notre pays, c'est son travail.
Vous savez, lui, il a voté les subventions au lycée Averroès quand il était conseiller régional avec Xavier Bertrand, Gérald Darmanin, quand nous, avec Marine Le Pen, on disait qu'il ne faut pas les voter parce que c'est tenu par les frères musulmans. Il les a votés.
Mais en l'occurrence, Sébastien Chenu, c'est la justice qui leur ordonne de les verser.
D'accord, mais ils ont validé, ils ont institutionnalisé, ils ont reconnu...
Mais vous n'auriez rien pu faire d'autre
si vous étiez au pouvoir ?
Parce que la justice se serait imposée aussi à vous.
Je vous parle des subventions votées par Gérald Darmanin, conseiller régional. Nous, nous nous y sommes toujours opposés quand Gérald Darmanin, avec Xavier Bertrand, les votait. Aujourd'hui, il essayait de récupérer.
Si la justice administrative, comme elle le fait, vous disait qu'il faut verser ces subventions et qu'il faut maintenir le contrat avec le lycée Averroès, vous ne pourrez pas le rompre.
Madame, nous aurions démontré, parce que la presse a démontré d'ailleurs avant nous, et nous aurions fait interdire les frères musulmans. Nous aurions démontré que ce lycée était tenu par les frères musulmans. Il y a d'ailleurs un livre qui a été par vos confrères Malbruno et Cheneau qui a été largement documenté, expliquant que des cours étaient sujets à caution, expliquant qu'il y avait des revendications qui faisaient l'apologie. De l'islamisme. Et puis, nous aurions interdit les frères musulmans dans notre pays. Parce qu'on interdit des idéologies. Parce qu'on nous dit, ah oui, mais les frères musulmans, ils n'ont pas de bureau. Mais les frères musulmans,
ce n'est pas une association ?
Comment vous feriez ? Je vous donne un exemple. Il y a une idéologie qui s'appelle, et fort heureusement, elle est interdite dans notre pays, qui s'appelle le nazisme. Il n'y a pas de bureau, il n'y a pas de gens qui ouvrent des bureaux, des vitrines avec écrit « Je suis nazi ». Heureusement, tant mieux. Et pourtant, c'est interdit. Et pourtant, on n'a pas le droit de s'en réclamer. Et pourtant, on n'a pas le droit d'utiliser les codes qui sont liés à cette idéologie. Pareil pour les frères musulmans. Il y a des pays qui interdisent les frères musulmans, et ils ne sont pas islamophobes. Je pense par exemple, je crois, à la Jordanie.
Donc, évidemment, nous aurions pris les choses dans une autre direction, par une autre voie, et nous ne pourrions pas, comme Gérald Darmanin, déplorer ce dont il est le responsable.
Vous ferez interdire tout ce qui se rapproche de l'idéologie des frères musulmans en France.
L'idéologie frères musulmans. Vous savez, il y a une chercheuse Florence Bergeau-Blaclay qui donne la liste des éléments qui définissent les frères musulmans. C'est une contribution, j'allais dire.
Mais elle-même précise qu'il est quasiment impossible de les faire interdire.
Non, elle ne dit pas exactement cela. Elle explique effectivement comment on peut les combattre. C'est une contribution, j'allais dire, à la réflexion que doit avoir le monde politique sur cela. Mais je pense qu'il y a des idéologies qui sont interdites dans notre pays. Il faut s'en féliciter. Dans ces idéologies, les frères musulmans devraient entrer.
Sébastien Chenu, vous le disiez à l'instant. Pour vous, Gérald Darmanin, c'est de l'hypocrisie. Bruno Retailleau tente de masquer ses échecs. Est-ce que la possibilité d'une censure du gouvernement par le Rassemblement National est toujours sur la table ?
Oui, bien sûr. Mais vous savez, il y a de multiples raisons pour lesquelles nous pouvons censurer demain ce gouvernement. d'abord sur l'énergie. On voit bien que ce gouvernement, c'est un enjeu important. Qui ne maîtrise pas son énergie, le prix de son énergie et son immigration ne peut pas relever la tête.
Vous étiez la semaine dernière dans l'hémicycle ?
Le lundi, il y a exactement une semaine. Au moment du débat ? Au moment du débat. Il n'y avait pas grand monde. Il n'y avait pas grand monde. Mais enfin, le Rassemblement National était bien représenté. C'est vrai qu'il n'y avait personne sur les bancs de la gauche et personne au bloc central.
Mais pas grand monde non plus au RN. Vous n'y étiez pas tous.
Ah mais non, on n'y était pas tous. Mais enfin, Marine Le Pen était là. Le camarade Tanguy qui gère ce dossier était là. Vous êtes camarade maintenant entre vous ? Parce que la camaraderie, c'est une belle valeur dans la vie politique. Je sais qu'ils ne la partagent pas beaucoup les autres. Mais chez nous, c'est une valeur qu'on aime partager. Et donc non, on a été mobilisés. Mais ça peut être également sur la préparation du budget, protéger les retraités. J'ai eu l'occasion de dire que nous étions le bouclier des retraités. Parce que quand on voit les idées qu'a ce gouvernement pour aller faire la poche des retraités, je veux dire, les poches des Français, elles ne sont pas sans fond.
Mais nous, notre patience, elle a des limites. Et lorsque je vois les ballons d'essai lancés par le gouvernement pour savoir comment ils font les poches, des Français, je leur dis, notre patience a des limites.
Ce que je trouve un peu paradoxal, Sébastien Chenu, c'est que lorsqu'ils font les choses éloignées de vos idées, vous menacez évidemment de censurer. Lorsqu'au contraire, ils ont des mots qui sont assez proches des vôtres, comme ceux que je viens de vous citer de Bruno Retailleau ou de Gérald Darmanin, qui dit donc qu'il n'y a plus un coin de France qui soit sûr, vous auriez pu prononcer cette phrase et vous censurez quand même.
Madame, vous venez dire la juste expression, ils ont des mots. Ils ont des mots M-O-T-S et les Français, eux, ils ont des mots M-A-U-X. C'est tout le problème. C'est que ce gouvernement, ce ministre, à qui je veux bien reconnaître qu'il a des convictions, mais il n'a pas de moyens de mener une politique parce qu'à l'État supérieur, l'État supérieur, c'est le président de la République, l'État supérieur, c'est ses amis du gouvernement qui ne sont pas ses camarades, M.
Lombard, Mme Borne, ils n'ont pas la volonté, ils l'ont dit d'ailleurs, ils n'ont pas la volonté de s'attaquer à l'énorme problématique de l'immigration qui est, comme le dit Jordan Bardella, souvent la vache au milieu du couloir. Donc, attaquons-nous à cela, regardons ce que ça coûte. Moi, j'ai regardé ce que coûte l'immigration dans notre pays si on cumule tout, le logement, l'hébergement, le social, la scolarité, les frais administratifs, 34 milliards d'euros par an. Donc là, on a une manne à laquelle s'attaquer, on cherche de l'argent, on cherche de l'argent pour boucler le budget.
On a 34 milliards d'euros par an qui sont utilisés, je viens de vous dire, tout, le logement, les prestations sociales, les frais de gestion, les détenus en prison. Ça veut dire que si on met un frein à l'immigration dans notre pays, eh bien, on va récupérer, en plus de solutionner des problèmes de société, on va récupérer aussi de l'argent.
Ça veut dire que les 34 milliards, pardon, mais c'est aussi ceux qui vivent en ce moment même avec des familles, dans des logements sociaux.
Ça veut dire que, par exemple, j'ai regardé ça, bien sûr, mais il y a, par exemple...
Vous les sortez, vous les...
Non, non, non, on ne sort pas les gens de leurs logements sociaux. Nous, on souhaite que les logements sociaux puissent être réservés aux familles dont l'un des deux est français, c'est-à-dire aux familles françaises à terme, à venir, bien entendu. Mais je vous donne des exemples. L'AME, l'aide médicale d'État, c'est 1 milliard d'euros. Les mineurs non accompagnés, c'est 2 milliards d'euros. J'ai pris les chiffres sous les yeux. Les prestations de solidarité, c'est près de 6 milliards d'euros pour des étrangers par an. Mais arrêtons-nous un instant.
Arrêtons-nous un instant. Vous parlez des mineurs non accompagnés, vous en faites quoi ?
Les mineurs non accompagnés, souvent, ne sont pas des mineurs, d'abord. Donc, ils sont en réalité des situations... Imaginons que la moitié
ne sont pas des mineurs dans vos deux milliards.
90% ne sont pas des mineurs, madame.
Comment vous pouvez considérer que vous allez pouvoir soustraire cet argent du budget ?
Mais madame, ce n'est pas... Comment considérer que nous allons pouvoir...
Oui, mais actuellement, qu'est-ce que vous en faites de ces mineurs ?
Oui, madame, bien sûr que c'est une politique à court, moyen et long terme, que les effets ne se font pas du jour au lendemain. Mais ce que je veux vous expliquer, c'est que selon la direction qu'on prend, c'est-à-dire lutter contre l'immigration désordonnée dans notre pays, on a des résultats qui sont différents. Que ferez-vous de ces mineurs, Sébastien Chelieu ? Ces mineurs n'ont pas vocation à venir sur le territoire français. Que ferez-vous de ces qui sont aujourd'hui sur le territoire ? Eh bien, à partir du moment où on aura considéré qu'ils sont là de façon irrégulière, on demandera aux pays d'origine de les reprendre. Et là, il y a un dialogue à prendre avec les pays d'origine.
L'aide médicale d'État, j'en ai parlé, mais je ne vous ai pas parlé aussi du coût de la politique de développement, de l'aide au développement pour les pays sur lesquels il faut faire pression. Plusieurs milliards d'euros. Donc vous voyez, on cherche de l'argent. Mais à aucun moment, je n'entends. À aucun moment. Et je crois que, je le dis avec beaucoup d'objectivité, nous n'avons entendu ni le Premier ministre ni son gouvernement nous dire qu'en matière d'immigration, qui a un coût très important sur les finances publiques, nous allions demander des efforts, ou faire des efforts. Il n'y a rien.
Vous avez parlé d'un référendum sur les questions migratoires. François Bayrou, lui, il propose un référendum sur la question des finances publiques. Est-ce que vous estimez que c'est une bonne idée ?
Non, mais François Bayrou, non, ce n'est pas une bonne idée. François Bayrou cherche à gagner du temps, d'abord. Il n'a pas une idée devant lui. Il n'a pas une idée d'économie. Il cherche à durer plus qu'à changer les choses. C'est un Premier ministre qui cherche uniquement à durer. Et je pense que ce tour de passe-passe, personne n'est dupe. Nous, on veut bien un référendum sur l'immigration. Je viens de vous en parler parce que derrière, ça fait changer les choses. Un référendum sur les finances publiques, sinon. Mais en fait, les finances publiques, le budget, il est voté via le PLF, c'est-à-dire à l'Assemblée nationale, le projet de loi de finances, par les parlementaires. Donc, c'est...
Parce que pourquoi...
En fait, il a aussi envie de pouvoir échapper à une potentielle censure.
Donc, il gagne du temps. Donc, il est voté par les parlementaires. Pourquoi ? Parce qu'on peut l'amender. Nous, regardez, on a tellement fait bouger le PLF qu'on a obtenu, le fait que les retraités ne soient pas désindexés. Donc, ça sert quand même que ça passe devant le Parlement. Laurent Wauquiez dit
que c'est grâce à lui, mais bon...
Non, mais ils ne sont jamais là, les LR. Non, mais ce n'est pas grâce à lui. Les Républicains, ils ne sont jamais là. Vous regardez les comptes rendus de l'Assemblée nationale, tous les Français peuvent les regarder, ils ne sont jamais là et ils ont toujours soutenu. Et d'ailleurs, il nous dit, Laurent Wauquiez, qu'il ne censurera pas le gouvernement. Il le dit encore ces dernières heures. Si François Bérou veut faire valider par les Français ses orientations budgétaires, eh bien, qu'il demande à Emmanuel Macron de dissoudre l'Assemblée nationale. C'est encore la meilleure façon de donner la parole aux Français.
Choose Europe for Science, un sommet aujourd'hui avec Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen et la France en particulier qui cherche à attirer des chercheurs étrangers avec des avantages qui seront développés dans la journée, probablement sous forme de crédit d'impôt, d'une sorte d'incitation fiscale pour les recherches qui seraient menées en France. Est-ce que cette immigration-là, vous dites oui ?
Alors, très intéressant. Oui, sur la recherche. À fond sur la recherche, à fond sur l'intelligence artificielle. Je crois que ça doit faire partie des priorités. Je crois que Marine Le Pen est très au fait de ce sujet. Le problème, le problème, moi j'entends Emmanuel Macron qui dit tout et qui fait le contraire de ce qu'il dit, c'est que dans le budget qui a été passé, le budget de François Bérou, quel est un des crédits qui est le plus impacté par la baisse du soutien public ? C'est la recherche. C'est la recherche qui voit aujourd'hui ces crédits s'effondrer dans notre pays.
Donc d'un côté, Emmanuel Macron dit venez, on va vous aider et on n'aide pas des chercheurs avec de la poudre de perlimpinpin pour reprendre les expressions d'Emmanuel Macron lui-même. Et de l'autre côté, le budget proposé, le budget voté, le budget passé ici au forceps, il fait l'impasse sur la recherche. Donc, il faut savoir ce qu'on veut dans notre pays. La recherche doit être une priorité. Marine Le Pen l'a identifiée comme telle. Donc, ces initiatives, elles sont les bienvenues, mais elles sont totalement incohérentes avec ce qui est fait dans notre pays.
Donc, on commence par aider les chercheurs français et ensuite, on pourra être bien sûr.
Parce que pour faire en sorte d'attirer des chercheurs étrangers, il faut que nos laboratoires soient au niveau. On n'attire pas des chercheurs. Ça coûte très cher, un chercheur. On ne les attire pas comme ça parce que la France est le plus beau pays du monde et la France demeure le plus beau pays du monde. On les attire parce que nos laboratoires sont au niveau et qu'il faut des crédits pour ça.
Le Pen ou Bardella ?
Marine Le Pen, candidate au présidentiel, élu, je l'espère président de la République, Jordan Bardella, Premier ministre, pour mener l'action d'un gouvernement qui sera un gouvernement de combat.
Mais il faut qu'il se prépare, non ?
Qu'il se prépare à Matignon, oui, bien sûr.
Si elle était empêchée de se présenter...
Si Marine Le Pen est empêchée, Jordan Bardella, logiquement, prendra la relève parce qu'il est le président de notre parti politique, parce qu'il est celui qui aujourd'hui est le plus capable d'y aller.
Est-ce qu'il y a effectivement une sorte de flottement dans la mesure où, au moment où l'on se parle, rien n'est sûr pour une Marine Le Pen candidate ? Est-ce qu'il faut parallèlement que Jordan Bardella se présente, se prépare ?
Non mais, nous, vous savez, on est sincère avec les Français. C'est-à-dire qu'on met les choses sur la table et on leur dit. Marine Le Pen est notre candidate pour 2027, Jordan Bardella, son Premier ministre. Si Marine Le Pen, dont le destin n'est pas totalement entre ses mains, puisqu'il est entre les mains de la justice, mais également entre les mains d'une certaine vision politique des choses, si Marine Le Pen était empêchée, nos idées seraient portées par le président de notre parti politique, c'est-à-dire Jordan Bardella. C'est assez facile à comprendre et je pense que c'est honnête de notre part de le dire.
Il n'y aura pas d'état d'âme ?
Non, il n'y aura pas d'état d'âme. Nous, on a envie que nos idées arrivent au pouvoir. On en a très envie. Pourquoi ? Parce que dans les sujets que vous expliquez, que ce soit la sécurité ou la recherche, nous ne faisons pas les mêmes choses. Non, pas qui que ce soit parce qu'on ne se prépare pas de la même façon. C'est une évidence parce que l'élection présidentielle, c'est un rapport entre le candidat ou la candidate et les Français et que ce rapport, il est différent. On ne duplique pas. Les gens ne sont pas interchangeables. Vous n'êtes pas interchangeables avec Sonia Mabrouk. Les gens ne sont pas interchangeables. Donc, chacun se prépare. Chacun trace son sillon.
L'important, c'est les idées.
Est-ce que pour vous, Jordan Bardella n'est que le plan B ?
Non, Jordan Bardella n'est pas résumable. Est-ce qu'il est même
simplement un plan B ?
Non, mais Jordan Bardella n'est pas résumable à un plan B. C'est le président de notre parti politique. Il a des qualités, elles sont différentes de celles de Marine Le Pen. Il a une personnalité, elle est différente de celles de Marine Le Pen. Aujourd'hui, il est complémentaire de Marine Le Pen.
Et alors, autre question, si Marine Le Pen était empêchée, est-ce que vous pourriez imaginer une forme de vote interne, de primaire ? Est-ce qu'il faudrait ouvrir ou est-ce que c'est automatique si Marine Le Pen ne peut pas ? C'est Jordan Bardella ?
Ça me semble assez acquis dans notre famille politique. Donc, je vois pourquoi on reproduirait dans notre famille politique les erreurs des autres familles politiques. Chez nous, on est assez légitimiste, les relais se passent bien. On est assez camarades, je vous l'ai dit, soudés. Et je pense que ce qu'on a envie de voir, c'est nos idées portées au pouvoir.
Sébastien Chenu