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interviewÉlysée· 17 novembre 2022 24 min

Discours du Président Emmanuel Macron à la communauté française résidant en Thaïlande.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Emmanuel Macron

Madame la ministre, monsieur l'ambassadeur, mesdames et messieurs, en vos grades et qualités, on dit pour aller plus vite. Sinon, soit on est très long, soit on finit toujours par vexer quelqu'un. Merci d'avoir attendu ici. Je suis très heureux de vous retrouver et très heureux d'être parmi vous, même si j'ai déjà un peu plus tôt dans l'après-midi croisé une partie, je pense, de vos enfants du lycée français et plus jeunes. Je suis donc ici parmi vous pour les rencontres bilatérales et un déplacement bilatéral qui a commencé ce matin, mais aussi pour le sommet de l'APEC, puisque la France a l'honneur d'être le premier pays européen invité à participer à un sommet de l'APEC.

C'est pour nous une chance, un honneur, je le disais, et j'y reviendrai au coeur aussi de notre ambition indo-pacifique.

La Thaïlande, vous la connaissez toutes et tous mieux que quiconque, et je veux, en commençant mon propos ici, vous dire que si je peux être là, défendre nos couleurs, essayer de pousser nos intérêts, porter une ambition géopolitique dans la région, c'est parce qu'il y a vous, c'est-à-dire des femmes et des hommes qui font vivre la relation bilatérale par leur engagement, leur activité, les emplois qu'ils créent ici, les investissements qu'ils font, les formations qu'ils prodiguent, la recherche qu'ils conduisent, les coopérations artistiques, les exemples sportifs qu'ils portent.

Et donc, j'ai pu, depuis ce matin, au gré des rencontres, voir une partie de nos fiertés, mais tout ça, c'est ce qui nous permet d'avoir cette union forte, cette intimité que je veux encore renforcer. Et la 1re de ces forces, c'est cette communauté française. Votre nombre est le signe de l'attachement des Français à la Thaïlande. Plus de 14 000 compatriotes résident en Thaïlande, au registre des Français de l'étranger. Donc ça, c'est, si je puis dire, déclaré par la police. Mais généralement, en la matière, c'est plutôt le chiffre des manifestants qui est le vrai. Et donc, c'est à peu près le double, me dit-on.

Et en espèce, quand le manifestant est l'ambassadeur, c'est à peu près ça, monsieur l'ambassadeur. S'y ajoutent les centaines de milliers de touristes, près de 800 000 en 2019, avant la pandémie, qui visitent ce pays chaque année, car les Français, en effet, aiment la Thaïlande. Et cette présence, cette force, elle s'appuie sur une histoire qui vient de très loin. Nous en avons vu quelques traces ce matin, pour celles et ceux qui m'accompagnaient, dans ce que Louis XIV avait voulu initier avec le royaume de Siam.

Et la première ambassade envoyée à Versailles est conduite par le ministre Kossapan, devenue un épisode quasi légendaire de cette relation, et qui ensuite a continué de faire des petits, avec des jalons de notre histoire, qui ont marqué toujours un attachement particulier, un appétit tout particulier aussi, avec, à la fin du XIXe siècle, la chaire de Siamois créée à l'école des langues orientales, future inalco, l'apparition des premiers dictionnaires de franco-siamois début du XXe siècle, et un lien qui ne s'est, au fond, jamais défait, jusqu'à être incarné par les attachements nombreux et multiples depuis plusieurs générations dans la famille royale.

C'est cette antériorité aussi, cette intimité, qui fait que la Thaïlande est devenue, en 2008, état observateur à l'Organisation internationale de la francophonie, que je rejoindrai en vous quittant dans la nuit de vendredi à samedi, cette francophonie que vous portez toutes et tous en Thaïlande et que notre enseignement aussi rend plus fort chaque jour. Et donc, en venant à votre rencontre aujourd'hui, après l'épreuve de la pandémie, je voulais d'abord, en vous ayant dit combien vous comptez pour cette relation, rendre hommage à la vitalité de notre communauté française.

Elle bénéficie d'abord, je l'évoquais rapidement, mais d'un solide ancrage au sein de la société et de l'économie thaïlandaise, avec notamment la Chambre de commerce Franco-Thai, les conseillers du commerce extérieur, la French Tech, le Club VIE, plus de 300 opérateurs économiques français employant 60 000 salariés qui sont implantés en Thaïlande, dont 200 entreprises appartenant à des investisseurs français résidant dans le Royaume et une centaine de filiales de grands groupes français ou de PME. Et je veux ici aussi citer les entrepreneurs, les artisans, les commerçants indépendants français, très nombreux dans ce pays et dont l'activité contribue au rayonnement de la France.

Je voudrais également saluer tous ceux, également nombreux en Thaïlande, qui sont engagés dans le secteur associatif, au sein d'organisations non gouvernementales qui oeuvrent pour l'enfance, le droit des femmes, la santé des populations, des hérités, le sujet des océans, les réfugiés arrivés de Birmanie où se déroule le drame que nous connaissons. Sur tous ces sujets, vous portez nos valeurs, vous représentez nos ambitions et vous faites vivre la relation.

A cet égard, je ne veux pas oublier non plus nos compatriotes qui travaillent auprès de la Commission économique et sociale des Nations unies pour l'Asie et le Pacifique et les nombreuses agences onusiennes dont les bureaux régionaux sont basés à Bangkok, ainsi que l'action des centres de recherche, SIRAD, l'IRD, l'FEO, l'IRASEC et plusieurs autres, qui font vivre là aussi l'excellence scientifique, culturelle, académique de notre pays. Elle est connue, elle est reconnue, je ne peux plus vous le dire. J'étais tout à l'heure avec le chairman de SIPI et il me parlait de nos innovations et de ce que font nos groupes. Nous étions ce matin ensemble auprès d'acteurs culturels.

Ils nous parlent de nos grands musées, de nos écoles, de nos centres de recherche. Et je souhaite enfin adresser un message amical à tous ceux qui ont fait le choix de prendre aussi leur retraite en Thaïlande et en même temps d'être actifs au sein de la communauté française dans le milieu associatif comme parfois dans le milieu économique aussi. Et donc de l'économie à la solidarité, à la culture, en passant par le sport, puisque tout à l'heure, on était avec les frères Pinto, avec plusieurs de nos jeunes et une partie de notre fierté, mais les Jeux olympiques de 2024 nous permettront là aussi d'honorer nombre de nos sports. Vous faites vivre cette relation et l'excellence de notre pays.

Il y a aussi parmi les Français de Thaïlande un extraordinaire sentiment de solidarité, une valeur qui a été au coeur de la mobilisation des services de l'Etat lors de la pandémie, service auquel je veux rendre ici hommage. La Thaïlande est en effet un des pays d'où nous avons rapatrié en 2020 le plus grand contingent de touristes. Grâce à la mobilisation de l'ensemble des équipes du quai, du centre de crise, de beaucoup de partenaires privés aussi dans les sociétés d'assurance ou de voyagistes. Puis vint ensuite le temps de la vaccination, autre moment de solidarité.

Et grâce à la collaboration exceptionnelle des autorités thaïlandaises, à la mobilisation de notre ambassade, je salue l'engagement, nous avons organisé en Thaïlande la campagne de vaccination la plus importante dans notre réseau à l'échelle mondiale. 4 campagnes de vaccination successives organisées de juin 2021 à mai 2022 dans 8 villes différentes pour être au plus près de vous, dans des conditions proches de celles dont vous auriez pu bénéficier en Europe, y compris aussi pour ce qui est de la France en termes de gratuité et de qualité de prestation.

Et je tiens à cet égard à remercier aussi les nombreux bénévoles, notamment nos consuls honoraires, les chefs d'îlots, les associations qui ont été des relais précieux sur le terrain pour que ce dispositif, qui, je crois savoir, a fait l'envie de beaucoup d'étrangers, soit ainsi une réussite. Eux égard au soutien particulier que nous a accordé le gouvernement thaïlandais, j'ai souhaité, comme vous le savez, que la France fasse aussi un don exceptionnel d'un million trois cent mille doses de vaccins à la Thaïlande, qui est l'illustration aussi de notre solidarité. Et ça n'a pas été oublié, parce que ce matin même, le Premier ministre a tenu explicitement à en remercier la France.

Et au-delà de cette reconnaissance de votre rôle, de votre place, de tout ce qui est fait, ce qui a été fait en particulier pendant cette période de crise, la période justement que nous venons de traverser m'offre l'occasion de dire combien les services aux Français de l'étranger sont une priorité de notre réseau diplomatique et consulaire, et le resteront. Je mentionnais à l'instant la pandémie, mais notre dispositif a démontré de longue date sa réactivité en Thaïlande depuis le dramatique épisode du tsunami de 2004. Je veux ici dire que nous n'oublions rien et dont nous avons la mémoire pour ce qu'il a représenté pour ce pays et pour nombre de nos compatriotes.

Un dispositif spécifique de secours occasionnels de solidarité, l'ISOS, créé pour soutenir les Français mis en difficulté par les conséquences de la crise sanitaire, a été mis en place dès avril 2020, en miroir au dispositif de soutien déployé sur le territoire national. Et je sais que ce dispositif n'a pas permis de régler toutes les situations individuelles. Je préviens peut-être des interpellations que j'aurai tout à l'heure. Mais il a tout de même donné lieu au versement de près de 4 000 aides ciblées en Thaïlande. Outre la santé, la solidarité, la sécurité, bien entendu, à laquelle nous tenons pour l'ensemble de nos compatriotes, la scolarité est l'une de nos priorités.

Je voudrais ici saluer les élèves du lycée français international de Bangkok et leurs encadrants qui sont parmi nous. Le lycée français international de Bangkok est un établissement d'excellence, vaisseau amiral du réseau AEFE en Thaïlande qui compte déjà 5 établissements accueillant plus de 2 300 élèves. Plusieurs étaient à nos côtés tout à l'heure. Et je veux remercier l'ensemble des encadrants, l'ensemble des enseignants, l'ensemble des parents d'élèves aussi, association de parents d'élèves.

Je sais que l'épidémie a soumis ces établissements à dures épreuves et leur récupération spectaculaire et le reflet aussi du dynamisme de notre communauté française ici, de l'attractivité de notre modèle d'enseignement également auprès des étrangers, y compris des Thaïlandais. Vous me rappeliez tout à l'heure, M. le proviseur, l'importance de cette attractivité, le fait que dans les petites classes aujourd'hui, nous avons de plus en plus de jeunes Thaïlandais et d'internationaux qui viennent rejoindre nos écoles.

Et c'est d'ailleurs le sens même de la réforme de l'AEFE que nous avons conduite ces dernières années, de pouvoir également en faire un instrument de rayonnement, d'élargir notre offre, de savoir diversifier l'ensemble de notre offre à travers le monde et d'en faire un instrument de rayonnement pour l'enseignement français et l'enseignement du français. Nous devons continuer de nous fixer comme objectif d'augmenter le nombre d'élèves dans ces établissements pour permettre de jouer pleinement ce rôle de creuser du rayonnement de la France et aussi bâtir la pérennité du modèle économique par cette attractivité.

Je sais que notre ambassade veillera en étroite concertation avec la communauté scolaire à ce que le projet de relocalisation du lycée français international de Bangkok réponde au mieux aux attentes des enfants, des parents et des enseignants. Et à cet égard, la création en projet d'une école française à Chiang Mai qui pourrait ouvrir ses portes dès la rentrée 2024, est également l'illustration de cette volonté que nous avons de répondre de manière concrète à vos attentes et de continuer à faire avancer la France et le français.

Chiang Mai est un haut lieu de la présence française où nous disposons déjà d'une implantation historique, nul type de la France, en particulier le feu haut, et de la plus grande bibliothèque française d'Asie et une de nos quatre alliances françaises de Thaïlande, acteur d'un réseau qui fait un travail remarquable pour diffuser, notamment ici à Bangkok où l'alliance fêtera dans quelques jours, je le sais, son 110e anniversaire, notre langue et notre culture. Et donc nous allons poursuivre cet effort, mais que toutes celles et ceux qui d'ores et déjà font vivre cette ambition soient ici remerciés.

Et donc, fort de cette communauté française dynamique, de ce modèle de soutien de l'Etat français, nous avons maintenant la capacité d'ouvrir une nouvelle phase de la relation bilatérale et qui s'inscrirait pleinement dans le cadre de notre histoire, mais également de notre stratégie indo-pacifique. Et c'est finalement sur ces deux points que je voudrais terminer les propos que je voulais avoir devant vous aujourd'hui. D'abord, sur le plan bilatéral. Dès 2018, en recevant à Paris le Premier ministre, je souhaitais marquer une volonté de la France d'aller plus loin, de réouvrir un dialogue avec l'Europe et d'avancer plus fortement.

Nous avons travaillé ces dernières années, il y a eu plusieurs avancées concrètes dans des secteurs comme les satellites et le spatial et quelques autres, en plus de ce qui existait historiquement, nous avons signé en début d'année, février dernier, une feuille de route 2022-2024 portant sur nos relations et qui va permettre, sur le plan économique, universitaire, scientifique, mais également dans les secteurs de la défense, de la sécurité, des grands enjeux globaux, d'avancer. Le ministre m'accompagne aujourd'hui. Vous aurez dans quelques mois la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. J'ai déjà prévu une visite du ministre du Commerce extérieur.

Et donc nous allons maintenant scander les prochains mois d'une très forte présence ministériale pour faire vivre cette feuille de route très concrète et marquer un engagement. De la même manière que nous avons invité le vice-premier ministre dès le premier semestre, et j'ai invité le premier ministre ensuite à venir.

Et aujourd'hui même, nous avons signé une autre étape de notre coopération, de ce que j'ai appelé cette intimité stratégique plus forte entre la Thaïlande et la France, puisque la Thaïlande a décidé de rejoindre deux initiatives que la France a lancées, l'initiative Prézod, essentielle en termes de recherche, de prévention, justement, des grands risques sanitaires et pour marier notre agenda sanitaire et de biodiversité, et la coalition de la haute ambition pour la nature et les peuples, qui est là aussi un travail que nous avons lancé, vous le savez, pour préserver notre biodiversité et en particulier avoir cet objectif de 30% de protection de nos aires marines et terrestres.

Et c'est à cet égard fondamental que la Thaïlande nous rejoigne dans ce dialogue stratégique. Cette relation bilatérale, elle est évidemment très forte dans des secteurs comme la gastronomie, les produits de luxe, le tourisme et plusieurs autres que vous incarnez, mais nous voulons aller beaucoup plus loin dans l'agroalimentaire, on en a parlé très concrètement tout à l'heure, la recherche, l'innovation technologique et la tech plus largement, même s'il y a d'éminents acteurs parmi vous qui sont d'ores et déjà là, les sciences, la production industrielle qui sont partie intégrante du génie de nos nations, mais sur lesquelles on peut faire encore beaucoup plus et beaucoup plus fort.

C'est aussi la raison pour laquelle, à l'initiative de M. l'Ambassadeur, nous avons décidé pour 2023 de lancer cette année franco-thailandaisse de l'innovation, thème qui irriguera tout au long de l'année de nombreuses manifestations économiques, culturelles, scientifiques, grands publics ou spécialisés, mais qui nous permettra d'installer cette nouvelle grammaire de la relation bilatérale, ce qui est pour nous fondamental.

Donc vous le voyez, nous nourrissons vraiment des ambitions très fortes, qu'on a encore contribué ce matin et ce midi à faire avancer, mais je souhaite que nous puissions aller beaucoup plus loin et donc les années qui viennent seront clés pour obtenir des résultats, parce que l'objectif, ce n'est pas de dire des mots ou de signer des documents, c'est que nous puissions exporter davantage vers la Taillante, créer davantage d'emplois et d'investissements ici, créer davantage d'investissements conjoints, faire rayonner encore plus la France et créer plus de richesses et aussi d'intérêts stratégiques communs, en particulier en matière de défense, de coopération.

Et je remercie aussi les militaires qui la font vivre d'ores et déjà aujourd'hui et qui nous aideront à la développer plus avant. Et je vous le disais, je terminerai sur ce point, cette relation bilatérale, elle s'inscrit dans une ambition qui est sans doute la justification de la présence de la France à ce sommet de l'APEC, qui est une ambition indo-pacifique. Et ce qui, pour moi, est un point très important que je veux que vous ayez chaque jour en tête, c'est que vous n'êtes pas simplement des Françaises et des Français qui peuvent paraître loin du pays, venant ici pour quelques années d'une vie professionnelle, universitaire ou académique, ou parfois nés ici ou ayant trouvé l'amour ici.

Non, vous êtes au cœur d'une région dans laquelle la France est présente, où nous sommes légitimes et où nous avons une voix et un rôle. L'Indo-Pacifique, pour la France, ce n'est pas un concept, c'est une réalité humaine, historique et contemporaine et d'avenir. L'Indo-Pacifique, c'est 7 de nos 13 départements ultramarins. Ce sont des régions, des collectivités d'outre-mer français réparties entre l'Océan Indien et le Pacifique Sud qui abritent 60% de notre zone économique spéciale, ce qui, très clairement, nous rapproche des pays de la PEC ou de l'ASEAN. Très clairement.

Si la France est la 2e puissance maritime du monde, c'est parce qu'elle est un dos pacifique avec ces territoires parce qu'il y a dans cette région plus d'un million de Françaises et de Français vivant sur nos territoires ultramarins parce qu'il y a une présence militaire forte avec nos bases, avec aussi les exercices conjoints que nous conduisons.

Et donc, n'oubliez jamais que vous êtes ici des ressortissants dans un pays ami avec lequel nous voulons avancer, mais aussi d'une puissance indo-pacifique de plein exercice et de plein droit, mais avec aussi une stratégie que j'ai exposée en 2018 et sur laquelle nous continuons d'avancer et qui, je crois, est une voie française pour toute la région, celle du respect et d'équilibre, d'une forme d'équilibre dynamique qui correspond d'ailleurs, je crois, à la manière dont la Thaïlande voit l'évolution de la région et son intérêt propre.

La voie que porte la France dans l'indo-pacifique, c'est celle d'une région immense, théâtre d'une confrontation stratégique inédite qui va sans doute structurer les prochaines décennies et dans laquelle il faut absolument préserver des équilibres nouveaux. Et ces équilibres, ils reposent sur ce que l'ancien Premier ministre australien, Malcolm Tandu, l'appelait la liberté de la souveraineté. C'est-à-dire que, malgré l'exercice de grandes puissances, toutes les puissances doivent être respectées dans leur souveraineté propre. Et la France porte cette voie. Par sa présence militaire, ses coopérations, c'est son rôle.

C'est faire aussi de cette région une région exemplaire sur le plan du développement économique équilibré, sans hégémonie, et sur le plan de l'ambition climatique et de biodiversité. Cet agenda stratégique, économique, climatique, reposant sur une forme d'équilibre dynamique, de respect entre puissances, mais qui a pour but de préserver la paix et la stabilité, c'est une voie française qui, je crois, est cousine d'une aspiration de la Thaïlande et de quelques autres et qui fait que de la Thaïlande à l'Indonésie, en passant par les Philippines et quelques autres, nous avons, je crois, de plus en plus de connivences et donc un rôle croissant à jouer.

Cette stratégie indo-pacifique, c'est aussi celle dans laquelle nous allons inscrire l'ambition que nous avons en Pénélésie française et en Nouvelle-Calédonie pour nos territoires ultramarins avec une très grande symbiose avec ce que vous faites ici. Voilà les quelques mots que je voulais vous dire pour vous remercier de faire vivre cette relation, vous remercier de la solidarité et d'avoir tenu durant cette crise, vous féliciter de l'excellence que vous représentez, mais vous dire aussi que vous êtes au coeur d'une nouvelle ambition à la fois bilatérale et régionale.

Et je veux remercier toutes celles et ceux de la restauration et de la conservation du patrimoine jusqu'au sport, en passant par les initiatives économiques et culturelles, m'ont permis d'apprendre aujourd'hui à vos côtés. Je suis toujours extrêmement à la fois curieux et fier de vous retrouver partout à travers le monde et puis de voir une jeunesse pleine d'avenir qui m'a tout à l'heure interpellé, mais qui m'a rendu profondément fier d'être ce que nous sommes et d'avoir cette conscience au monde que nous portons. Merci à toutes et tous. Vive la République, vive la France et vive l'amitié pour la taille, on est la France. Merci.

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Locuteur

Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci.