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interviewPS - Parti socialiste· 20 mai 2025 9 min

Proportionnelle : « On ne résout pas la crise politique avec un mode de scrutin » - O. Faure

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

à ce scrutin et est-ce que c'est le moment selon vous d'en parler ? Il a un drôle au sens des priorités. La réalité c'est que on ne résout pas une crise politique avec un mode de scrutin.

On le résout tout simplement en acceptant d'écouter les Françaises et les Français. ce qu'ils vous ont dit dans les manifestations dans les scrutins et malheureusement ce que François Beou n'a pas compris depuis qu'il est à Matignon, c'est que quand on n pas de majorité, on bâtit des compromis et notamment sur la question des retraites, il aurait dû le faire ce qui pour l'instant n'est pas le cas. Et si il ne va pas jusqu'au bout de la logique pourtant qui a conduit à ce que nous ne censurions pas le budget 2025 et bien nous le censurerons.

Vous censurerez le budget d'autant euh c'est ce que vous nous laissez entendre ce matin euh lorsque vous entendez par exemple Gérard Larchet proposer ce matin qu'il y ait un gel budgétaire dans le prochain budget dans la prochaine copie du gouvernement. Est-ce que ce serait un motif de censure de la part du parti socialiste ? Écoutez, la proposition de Gérard l'Archer est très floue, mais moi je suis d'accord pour dire qu'il y a des économies à faire.

C'est une évidence, mais certainement pas comme ça. Le gel, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que de manière totalement aveugle, on considère que on ne touche plus à rien.

Mais il y a des secteurs qui ont besoin de bouger. Rendez-vous compte que par exemple le point d'indice des fonctionnaires a été jolé pendant plus de 10 ans. Et qu'est-ce qui s'est passé ?

En 23 ans, ils ont perdu 22 % de leur pouvoir d'achat. Est-ce que vous considérez que c'est absolument que c'est tolérable ? Moi ce que je dis c'est que il y a nécessité de rechercher les sources de d'économie mais surtout il y a une économie qui a été faite c'est en fait tout simplement pendant 7 ans 8 ans maintenant vous avez eu de colossales pertes de financement avec les cadeaux fiscaux qui ont été réalisés en direction des plus grandes fortunes et des grandes entreprises et c'est là-dessus qu'il faut revenir aussi il n'est pas acceptable de devoir réduire la voilure sur en fait nos dépenses de santé, sur l'éducation, sur nos services publics et pendant ce temps-là voir des gens qui affichent une fortune insolente.

Donc on voit ce que vous demandez, c'est vous n'avez pas appuyé sur le bouton de l'encensure depuis que François Bayer est à Matignon, mais si on vous comprend bien, ce n'est pas la voix que vous pourriez suivre dans les prochaines semaines. Vous attendez en tout cas, ce n'est pas évidemment un laisser passer pendant les deux prochaines années. Il y a des gens qui le disent, François Hollande l'a dit, moi c'est pas du tout mon point de vue.

Moi, c'est mon point de vue que je défends, c'est qu'effectivement nous devons rester fidèles à celles et ceux qui nous ont élu le 7 juillet d'année. C'est un François Bairou, en tout cas éprouvé par son audition la semaine dernière devant la commission d'enquête parlementaire sur Betaram que vous allez rencontrer ce matin. Vous êtes très sévère avec lui dans le livre que vous venez de publier.

Euh, je reviens te chercher, c'est le nom de c'est le nom de l'ouvrage. Vous dites "Si François Maou est intervenu pour couvrir l'institution, il ne peut pas gouverner la France. On voit votre livre.

Est-ce qu'il vous a convaincu du contraire la semaine dernière devant la commission d'enquête ? était toujours aussi confus. Je regrette qu'il ait d'abord cherché à disqualifier celles qui ont lancé l'alerte et qui ont permis que le débat existe et il a effectivement été aussi imprécis qu'il l'avait été précédemment.

Maintenant, mais est-ce qu'il peut gouverner la France ? Je reprends compteu de cette livre et ce que je vous redis de devant vous ce matin, c'est que si il était prouvé qu'il a cherché à couvrir l'institution, s'il est intervenu devant la justice par exemple pour expliquer qu'il ne fallait pas toucher à Betaram parce que c'était une institution qui l'entendait protéger au détriment des jeunes qui fréquentaient l'établissement là effectivement il devrait démissionner. Alors, vous avez dit dimanche, je suis un peu jaloux de ton score.

Vous savez à qui vous avez dit cela ? à Réy Busemar, le nouveau président des jeunes socialistes. Vous auriez pu le dire aussi même, je sais pas si vous tutoyez, à Bruno Rotaillot, le nouveau patron de LR puisque lui aussi a eu un score très flatteur.

Est-ce que vous êtes également un peu non pas jaloux mais envieux de ce score puisque je rappelle que vous Olivier Fort vous vous présentez à votre succession à la tête du Parti socialiste. Les premiers votes auront lieu dans 10 jours et le Congrès à la mi-juin, c'est beaucoup plus serré chez vous. C'est sûr que c'est toujours flatteur d'être élu avec un score martial comme celui de Bruno Rotaillot ou comme Réy Busmar.

Mais ou la vérité c'est que je souhaite se trouve une majorité claire qui permettent de travailler, qui permettent d'avancer et notamment qui permettent de nouer les accords avec nos partenaires comme je le défends dans ce congrès. On dit souvent que les congrès du Parti socialiste sont verrouillés. En tout cas, qu'il n'y a pas de surprise sur l'issue du scrutin parce que il y a les grosses fédérations, il y a les élus.

Euh qu'est-ce qui vous différencie fondamentalement de vos adversaires ? Nicolas Meer Rossignol, le maire de Rouan, et Boris Vallot, l'outsider qui était auparavant votre allié ? Ce qui me distingue, c'est toujours difficile de l'expliquer en quelques secondes, mais ce qui me distingue, c'est d'abord que moi je suis un socialiste, un social libéral, que je suis face au gouvernement dans une attitude qui n'est pas une attitude de bienveillance, mais une attitude de faire respecter ce que nous défendons et ce que nous avons porté pendant les la campagne des législatives.

Ce sont des sociaux libéraux. Je reprends votre expression. Vous avez dit vous, moi je ne suis pas un social libéral.

Monsieur Meer Rossignol, c'est un social libéral. Parmi les gens qui soutiennent Nicolas Mer Rossignol, il y a tous les sociaux libéraux. Oui, c'est vrai.

Et donc moi ce que je souhaite, c'est aussi un accord qui va de rue fin avec Luxman qui permett d'avancer et de faire en sorte que nous rompions l'isolement dans lequel ils nous mener pour pouvoir gagner la bataille des municipales puis l'année suivante celle des présidentielles et des législatives. Olivier F, est-ce que vous souhaitez qu'il y ait un débat télévisé ? votre chaîne d'information France info sur le canal 17 sur le canal 27, excusez-moi, France qui sera bientôt d'ailleurs sur le canal 16 a fait une proposition de débat qui a été acceptée par monsieur Meer Rossignol et par monsieur Boris Valot pas encore par vous.

Est-ce que vous souhaitez un tel débat ou au contraire vous ne le souhaitez pas ? Je vais pas répondre à cette question mais en fait le débat il a lieu tous les jours. Je rencontre dans les fédérations Nicolas Mayer Rossignol, Boris Valot et toutes celles et ceux qui débattent avec moi et j'en suis très heureux.

C'est un débat interne. Je suis pas sûr qu'il intéresse beaucoup le grand public et j'observe que vous avez parlé de Rotaillot évoqué. Leur avez-vous fait une proposition identique ?

Non parce que vous avez considéré que le débat était interne chez eux. Ben il est interne chez nous aussi. C'est clair.

Votre volonté en tout cas de réunir toute la gauche, elle se heurte depuis plusieurs mois à l'antagonisme qui existe désormais avec la France transoumise notamment sur les questions internationales et singulièrement sur la question du conflit à Gaza. Mais vos positions semblent évoluer en tout cas se rapprocher aujourd'hui vous aussi je vous cite vous parlez d'un génocide qu'il faut prévenir. Ce sont les mots employés par la France insoumise.

Pourquoi il y a finalement non pas ce durcissement mais cette clarification dans les termes que vous employez aujourd'hui ? Mais d'abord, il y a pas chez moi d'évolution notable parce que la réalité c'est que depuis le lendemain du 7 octobre où j'ai pleuré comme beaucoup comme j'imagine l'immense majorité des Françaises et des Français l'attaque terroriste et les morts israéliens mais ensuite j'ai appelé à ce qu'il n'y ait pas une riposte aveugle et une punition collective pour les Palestiniens. Et donc depuis toujours, je cherche au sens de la convention d'une 48 qui cherche à prévenir les génocides.

Contrairement au président de la République, je ne pense pas que ce soit l'œuvre des historiens. C'est trop tard. L'histoire jugera effectivement.

Mais nous ce que nous avons à faire comme homme femme politique comme dirigeant politique nous avons à prévenir ce qui est en train de se produire aujourd'hui. Et l'évidence'est pas le président mais écoutez vous le trouvez trop frileux. Il a encore dit avec le britannique et le le canadien. les mots qui sont prononcés mais ce que je crois aujourd'hui c'est que l'époque des mots est dépassé ce qu'il faut c'est des sanctions.

Ce qu'il faut, c'est que Netaniaahu et son gouvernement suprémaciste d'extrême droite et bien entendent que le monde entier ne laissera pas faire et que nous ne laisserons pas commettre un génocide à Gaza parce que aujourd'hui le caractère même intentionnel est affirmé par nombre de ces ministres qui évidemment aujourd'hui expliquent que ils veulent éradiquer complètement la population palestine. Comment condamner la politique israélienne parler de génocide sans que cela rejaill sur le regard qui sont portés sur sur les juifs de France considérés à tort ou à raison et souvent à tort comme complice de ce qui se passe là-bas. Est-ce que cette dérive là vous ne risquez pas aussi de l'accompagner comme on le reproche par exemple à la France ?

Je ne vois pas le rapport qu'il y a entre les Français juifs et Netaniaahou qui est un dirigeant d'extrême droite israélien. Quel rapport faites-vous entre les deux ? Je n'en fais aucun.

Moi, je n'en fais pas. Mais certains, mais moi non plus, je n'en fais aucun. Et euh c'est la raison pour laquelle je serais toujours au premier rang de ceux qui se battent contre l'antisémitisme.

Parce que vouloir essentialiser les gens, considérer que parce qu'ils sont juifs, ils seraient naturellement des soutiens des agneaux. Regardez même, y compris en Israël le nombre de manifestants de Tel Aviv à Jérusalem qui manifeste aujourd'hui parce qu'il ne supporte plus la politique menée par Benjamin Nadiao. Merci Olivier.

F. Premier c'est