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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 18 septembre 2024 12 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & international

La composition du Gouvernement ne doit pas être une « prime aux losers » - L. JACOBELLI (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Laurent Jacobini, vous avez ce pouvoir de la censure. Alors visiblement, il y a trois ministres que vous ne voulez plus ou que vous ne voulez pas.

  • 0:06FerméeRéponse directe

    C'est Gérard Darmanin, Xavier Bertrand et Éric Dupond-Moretti. C'est vrai, ça ?

  • 1:12RelanceRéponse directe

    Donc si l'un des trois, Bertrand Darmanin ou Dupond-Moretti, reste au gouvernement, c'est la censure assurée ?

  • 1:29OuverteRéponse directe

    Donc vous tirez un peu les ficelles quand même de Michel Barnier, là ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Mais vous n'êtes pas consulté aujourd'hui ? Par exemple, Michel Barnier a revu Gérard Larcher, Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez.

  • 2:03RelanceRéponse directe

    Ce que je veux comprendre, c'est qu'il consulte, mais vous-même, derrière, vous êtes capable de dire « On veut tel ministre ou pas celui-là ».

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:11Invité politiqueFait
    « On a réussi à préserver la France du pire qu'était le nouveau Front populaire. »
  • 0:25Invité politiqueFait
    « Mais ceux qui ont failli dans le passé, on ne va quand même pas les renouveler. Alors je sais bien que c'est la primo-looser, mais enfin, il y a des limites. »
  • 0:31Invité politiqueFait
    « Monsieur Dupond-Moretti, comment une France qui veut plus de sécurité, qui veut protéger nos concitoyens, va accepter que celui qui est toujours du côté des voyous et jamais du côté des victimes continue ? »
  • 0:57Invité politiqueChiffre
    « On est aujourd'hui à un demi-million de migrants légaux supplémentaires. »
  • 0:57Invité politiqueFait
    « La faute à qui ? Notamment à monsieur Darmanin, qui est en plus incapable d'exécuter les obligations de quitter le territoire. »
  • 2:12Invité politiquePromesse
    « Ne touchez pas au pouvoir d'achat des Français. Améliorez la sécurité. Faites diminuer l'immigration. »
  • 2:25Invité politiqueFait
    « Jordan Bardella a été clair, s'il n'a pas la majorité à l'Assemblée nationale, il ne sera pas Premier ministre. »
  • 2:39Invité politiqueFait
    « Le parti dernier fait le gouvernement. Aujourd'hui, quand on fait 5% dans ce pays, on n'est plus à même de faire un gouvernement pour 37%. »
  • 3:22InvitéPromesse
    « On s'occupe de la commission d'investiture et on demande une dissolution dans 10 mois. »
  • 3:28InvitéFait
    « Et en dehors de ça, vous avez taclé immédiatement en menaçant de motions de censure, si ça ne suivait pas. »
  • 3:35InvitéFait
    « Et surtout, vous avez mis sur la table la proportionnelle. »
  • 4:28InvitéFait
    « Vous avez un bilan en 2012 qui est meilleur que celui que nous avons vécu ces dernières années. »
  • 5:11Invité politiqueFait
    « Quand on s'est fait élire par les voix de la France insoumise qui a fait un pas de côté en retirant ses candidats pour faire élire la moitié de vos députés »
  • 5:21Invité politiqueFait
    « Quand M. Wauquiez, qui change d'avis plus vite qu'il ne change de chemise, déclarait le lundi « Nous n'irons jamais au gouvernement pour le mardi » sauter sur place en disant « Je veux le ministère, je veux le ministère, je veux le ministère. » »
  • 6:46InvitéFait
    « vous vous êtes opposés, là où nous avons souhaité le mettre en œuvre. »

Temps de parole

  • Invité32 %
  • Laurent Jacobelli29 %
  • Présentateur13 %
  • Présentateur 212 %
  • Invité 212 %

4,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Laurent Jacobini, vous avez ce pouvoir de la censure. Alors visiblement, il y a trois ministres que vous ne voulez plus ou que vous ne voulez pas. C'est Gérard Darmanin, Xavier Bertrand et Éric Dupond-Moretti. C'est vrai, ça ?

0:11
Laurent Jacobelli

Oui, parce qu'on a le sens de l'intérêt général. Je crois qu'on a réussi à préserver la France du pire qu'était le nouveau Front populaire. C'est-à-dire qu'on a évité d'avoir la bande à Mélenchon au pouvoir qui aurait amené la France vers une mort certaine. D'accord. Mais ceux qui ont failli dans le passé, on ne va quand même pas les renouveler. Alors je sais bien que c'est la primo-looser, mais enfin, il y a des limites. Monsieur Dupond-Moretti, comment une France qui veut plus de sécurité, qui veut protéger nos concitoyens, va accepter que celui qui est toujours du côté des voyous et jamais du côté des victimes continue ?

Celui qui n'a pas respecté le nombre de places de prison à construire ? Celui qui excuse toujours à peu près tous les mots et qui n'a jamais réussi à ramener l'ordre dans nos rues. Clairement, il ne peut pas continuer. Monsieur Darmanin, qui est monsieur immigration, c'est monsieur de tous les records. On est aujourd'hui à un demi-million de migrants légaux supplémentaires. La faute à qui ? Notamment à monsieur Darmanin, qui est en plus incapable d'exécuter les obligations de quitter le territoire. On ne va quand même pas continuer avec ceux que les Français ont rejetés. Déjà qu'on est dans un paradoxe total.

1:12
Présentateur

Donc si l'un des trois, Bertrand Darmanin ou Dupond-Moretti, reste au gouvernement, c'est la censure assurée ?

1:18
Laurent Jacobelli

De votre côté ? En tout cas, on fait un pas assez rapide vers la censure. Une fois encore, nous, notre contrat, il est clair. On a tout mis carte sur table dès le début. Donc au moins, on ne prend personne en tête.

1:29
Présentateur

Donc vous tirez un peu les ficelles quand même de Michel Barnier, là ?

1:33
Laurent Jacobelli

En étant le premier groupe à l'Assemblée nationale, le parti qui réunit le plus d'électeurs pendant les législatives et pendant les européennes, il est assez normal que nous ayons un rôle central. Alors je sais bien qu'aujourd'hui, on vit dans un monde un peu parallèle.

1:45
Présentateur

Mais vous n'êtes pas consulté aujourd'hui ? Par exemple, Michel Barnier a revu Gérard Larcher, Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez. Il verra les communistes demain. Mais Fabien Roussel, qui a priori ne sera pas dans le gouvernement, mais pas Marine Le Pen.

1:55
Laurent Jacobelli

Il voit tous ses alliés du parti unique. Ça se fait en coulisses ? Tous ceux qui se sont retrouvés face à nous, aux législatives. Nous, au moins, on est clair, on est dans l'opposition.

2:03
Présentateur

Oui, non, mais attendez. Ce que je veux comprendre, c'est qu'il consulte, mais vous-même, derrière, vous êtes capable de dire « On veut tel ministre ou pas celui-là ».

2:12
Laurent Jacobelli

Non, non, non. On a des règles claires sur le programme. Ne touchez pas au pouvoir d'achat des Français. Améliorez la sécurité. Faites diminuer l'immigration. Ça, ce sont les trois clés de voûte de notre programme, de notre mandat vis-à-vis de nos électeurs. Et c'est ce que nous demandons au gouvernement. Pour le reste, Jordan Bardella a été clair, s'il n'a pas la majorité à l'Assemblée nationale, il ne sera pas Premier ministre. Nous ne sommes pas au gouvernement. C'est M. Barnier qui doit, aujourd'hui, faire un gouvernement. Nous, on sera simplement là à surveiller que ces lignes rouges ne sont pas franchies. Mais tout est à l'envers, aujourd'hui. Le parti dernier fait le gouvernement.

Aujourd'hui, quand on fait 5% dans ce pays, on n'est plus à même de faire un gouvernement pour 37%. Vous ne voulez pas y aller, donc il faut bien prendre un cas. Ils vous tiennent le RL. C'est pour ça que nous demandons la dissolution le plus vite possible pour donner... Une majorité à ce pays, et si possible, grâce à la proportionnelle, parce que ça...

2:59
Invité

Je vois que M. Jacobelli, depuis le début, et le RN est dans une démarche très personnelle. Premièrement, on décide qu'un tel ou un tel reçoit votre label et les autres l'ont ou ne l'ont pas. Je trouve ça assez désagréable. Deuxièmement, vos demandes ont été très claires. Vous souhaitez la dissolution. Vous vous êtes préparés à ça pendant ce week-end, d'ailleurs. On s'occupe de la commission d'investiture et on demande une dissolution dans 10 mois. Et en dehors de ça, vous avez taclé immédiatement en menaçant de motions de censure, si ça ne suivait pas. Et surtout, vous avez mis sur la table la proportionnelle. Moi, je voudrais que vous vous intéressiez réellement au problème des Français.

Aujourd'hui, la situation que nous connaissons est une situation inédite. Nous avons une personne qui peut éventuellement rassembler. Oui, elle est à l'air. Elle aurait pu être d'une autre sensibilité politique. Je vous rappelle que les amis de M. Cazeneuve l'ont fait tomber immédiatement. Donc, cette option a été enlevée. C'est la raison pour laquelle M. Barnier a été appelé. Écoutez, moi, j'ai tendance à vous dire, attendons de voir ce que veut faire M. Barnier. Attendons de voir le gouvernement qu'il va nommer. Mais attendons de voir les sujets qui vont être mis sur la table, comme l'immigration, comme la sécurité, comme le pouvoir d'achat des Français. Et ensuite, nous discutons.

Vous venez de résumer exactement ce que je viens de dire. Mais vous arrivez... Oui, non, mais c'est bon. Vous ne connaissez pas une posture. C'était notre programme de campagne. Donc, rassurez-vous. Ah, c'est drôle. Oui, oui, c'est drôle. Non, mais vous n'êtes pas les inventeurs des sujets de sécurité, des sujets d'immigration et des sujets de pouvoir d'achat. Mais vous avez un bilan, madame. Donc, vous avez un bilan en 2012 qui est meilleur que celui que nous avons vécu ces dernières années. Il faut faire pire, c'est vrai que ça ferait ça. Je vais vous dire quelque chose. Mais je veux juste vous dire, M.

Jacobelli, que nous n'avons entendu depuis quelques jours de vous que des attaques vis-à-vis soit des personnes, soit éventuellement de la petite popote que vous souhaitiez faire. Aujourd'hui, nous, on veut essayer d'avancer intelligemment pour le pays parce que les Français sont en attente et il y a de vrais problèmes. Je vous rappelle que nous sommes convoqués très prochainement au niveau européen pour parler de notre déficit. Voilà. Donc, je pense qu'on a des sujets sur la table aujourd'hui.

5:07
Laurent Jacobelli

Oui, vous parlez de popote. Je vous demande juste un peu de décence. Quand on s'est fait élire par les voix de la France insoumise qui a fait un pas de côté en retirant ses candidats pour faire élire la moitié de vos députés, je vous amène à réfléchir à cette situation. Quand M. Wauquiez, qui change d'avis plus vite qu'il ne change de chemise, déclarait le lundi « Nous n'irons jamais au gouvernement pour le mardi » sauter sur place en disant « Je veux le ministère, je veux le ministère, je veux le ministère. » Moi, je veux bien recevoir des leçons de vous. Mais ça va être compliqué quand même que vous convainciez.

5:34
Invité

Vous ne pouvez pas imaginer que Michel Barnier serait appelé à ma signée en mai en moins.

5:36
Laurent Jacobelli

Ensuite, vous parlez de notre attitude. Je crois que pour un groupe d'opposition, nous avons une attitude sage, constructive et ferme. Vous demandez la dissolution et la proportionnelle. Nous avons dit depuis le début, nous regarderons quel est le gouvernement, le discours de politique générale et le budget avant de prendre une décision sur une éventuelle censure. À vous de faire le boulot.

5:56
Présentateur

Vous avez placé quelques petits pièges, notamment sur les peines planchers. Vous voulez que l'Assemblée se prononce assez rapidement là-dessus. Est-ce que vous pensez obtenir une majorité ?

6:07
Laurent Jacobelli

Mais soit on a face à nous des gens de bonne foi, soit on a des bonnimenteurs.

6:12
Présentateur

Est-ce que les LR votent ? Vous votez les peines planchers ?

6:14
Invité

Écoutez, je pense qu'on les a déjà proposés. On a proposé très rapidement pour répondre à M. Jacobelli. On a proposé immédiatement, lorsque la dissolution et l'installation à l'Assemblée, un pacte législatif qui est assez clair. On redemande le texte sur l'immigration qui a été taclé par le Conseil constitutionnel. Donc je crois qu'on est assez clair sur nos positions et on continue à être sur cette ligne. Pas d'augmentation d'impôts, du pouvoir d'achat pour les personnes qui travaillent, pas d'assistanat.

Je vous rappelle que vous n'êtes pas toujours sur ces positions-là, puisque sur les 15 heures concernant l'activité au niveau du RSA, vous vous êtes opposés, là où nous avons souhaité le mettre en œuvre. Et je vous rappelle que l'expérimentation qui est faite aujourd'hui montre que plus de 40% ont retrouvé du travail grâce à ça. Donc comme on était sur la bonne loi.

7:05
Auditeur

– Vous reconnaissez que vous avez quand même fait le hold-up du siècle, 4% à la présidentielle avec Mme Pécresse. – Vous êtes à Matignon. – Votre formation termine loin derrière tout le monde et vous êtes à Matignon. – Mais écoutez… – Donc est-ce que vous devez pas au contraire être… – Merci Macron, merci Mme Modeste.

7:17
Invité

– Ne parlez pas du groupe.

7:19
Présentateur

– Non mais par exemple la dissolution, vous étiez, finalement vous a réussi.

7:21
Invité

– Vous savez très bien que nous avons 47 députés, tout à fait. Nous avons 131 sénateurs, ça s'additionne. – D'accord, parce que ça mérite Matignon. – Nous avons des régions, nous avons des conseils départements. – C'est par défaut, est-ce que ça mérite Matignon pour autant ? – Non mais je vous ai dit, je vous ai rappelé que M. Cazeneuve a été pressenti. Nous étions tous d'accord pour que Mme Casté ne soit pas là. Je crois que nous nous retrouvons avec M. Giacobili. Mais ensuite sur le reste, c'est M. Macron qui a pris sa décision.

7:49
Présentateur

– Vous le remerciez ?

7:50
Invité

– Écoutez, je…

7:51
Présentateur

– Ça fait 12 ans que la droite n'était plus au pouvoir, était privée de pouvoir.

7:54
Invité

– Je pense, je ne remercie pas M. Macron, je pense que c'est important pour les Français d'avoir une solution aujourd'hui. – Alors en même temps, Alexis… – D'avoir une personne qui a eu une expérience, qui a été ministre plusieurs fois et qui connaît tous les parlementaires européens.

8:07
Présentateur

– Alexis Amandine, en même temps, les sondages montrent que notamment les électeurs de droite voulaient une solution. D'ailleurs, c'est peut-être pour ça que Laurent Wauquiez aussi a changé d'avis, a dit bon, il faut y aller parce que les électeurs de droite veulent de la stabilité. Le chaos, ça va à un moment. Donc ceux qui menacent de censurer comme au RN prennent aussi la responsabilité quand même de recréer une situation chaotique.

8:30
Invité

– Ça, c'est ce que beaucoup d'élus de droite nous expliquent. Et c'est notamment ce qui explique, selon eux, ce changement de position un peu acrobatique, c'est vrai, de Laurent Wauquiez, même s'il faut reconnaître que du côté de la droite républicaine, à la sortie des consultations de l'Élysée à la fin du mois d'août, l'hypothèse d'une nomination de Cazeneuve était celle qui était la plus à leur sens possible et qu'ils disaient que dans ce cas-là, ils s'en tiendraient à la position qui avait été énoncée au mois de juillet, à savoir un soutien sans participation. Là, évidemment, tout a un peu bougé et il a fallu être flexible pour la droite.

Mais c'est vrai aussi qu'il y avait ce message qui remontait. Les élus locaux, ceux qui vont discuter en circonscription, j'imagine que c'est votre cas, Madame Tabarro, disait aussi beaucoup que des personnes, des électeurs, leur disaient que ce serait un peu particulier qu'un Premier ministre de droite soit nommé et qu'il n'y ait pas derrière de soutien de la famille politique LR à cette équipe et à la personne qui aurait été nommée. Michel Barnier, dans les sondages, bénéficie pour l'instant d'une forme de bienveillance parfois. Alors il faudra voir bien sûr comment ça se concrétisera dans les prochaines semaines. Mais bien sûr, c'est une certitude maintenant.

L'attente, c'est aussi la composition du gouvernement. Est-ce qu'il y arrivera ? C'est difficile. Et on voit que le délai, en effet, on en parlait tout à l'heure, s'allonge.

9:50
Présentateur

Oui, ça s'allonge. Amandine avait quand même un calendrier budgétaire très serré. On a déjà décalé, je crois, d'une semaine le dépôt du budget, en fait, parce qu'on ne sera pas prêt. Oui, effectivement, c'est une possibilité parce que dès la... C'est pour ça que Michel Barnier a fixé comme date butoir dimanche pour pouvoir donner le nom du gouvernement pour qu'ensuite on puisse enclencher ce qu'il faut enclencher à l'Assemblée nationale et que le Parlement puisse travailler sur le budget.

Il dépasse, Michel Barnier, on l'a déjà vu ici, tous les records de temps de constitution d'un gouvernement, y compris celui de Georges Pompidou, mais la situation est exceptionnelle et en plus la pression quand même du Rassemblement national ne cesse de monter parce que Marine Le Pen aujourd'hui en rajoute aussi en disant qu'elle espère que ce gouvernement aura la durée de vie la plus courte possible. Donc on sent que le ton est quand même de plus en plus dur au fil des jours. Sur le budget, le Rassemblement national aussi dit que s'il y a un 49-3, ils ne l'accepteront pas, que la chance est infime qu'ils puissent aujourd'hui voter ce budget.

Et d'ailleurs la stratégie de Marine Le Pen est dans l'absolu plus fine que celle de la gauche parce qu'elle entretient cette ambiguïté permanente qui la rend dangereuse. Là où la gauche dit que de toute façon quoi que Michel Barnier fasse, elle censurera, ce qui finalement ne fait pas peur à grand monde puisqu'on connaît déjà cette position. Donc ce qui met M. Jacobelli aujourd'hui et tous ceux du Rassemblement national évidemment en position de force dans le discours. Mais avec quand même une petite difficulté, vous serez obligés de vous allier au nouveau Front populaire.

11:26
Invité

Il faudra voter avec Mélenchon. Avec la bande à Mélenchon. Nous on ne s'est pas fait élire par eux madame et nous l'avons pas.

11:31
Laurent Jacobelli

Vous avez suffisamment de liens avec eux pour retirer tout ça. La moitié de vos députés madame a été... Vous aurez besoin de la bande à Mélenchon pour reprendre votre expression.

11:44
Invité

Ce sera intéressant devant votre stratégie, le moment venu.

11:48
Laurent Jacobelli

Je crois qu'il existe encore une droite qui a de l'honneur, c'est celle qui s'est réel avec nous. Et puis il y a une droite qui va à la soupe. Bien sûr, bien sûr.

11:54
Invité

Elle est ici présentée et c'est triste. Écoutez, on fera une émission en pause sur Eric Ciotti une prochaine fois avec lui.