Blocage des lycées en Drôme et en Ardèche : "On n'est pas des enfants agités, on est là parce qu'on a un message"
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:33OuverteRéponse directe
Pourquoi ce mouvement est-il en train de déraper, selon vous ?
- 1:12FerméeRéponse directe
C'est aussi votre avis ?
- 1:28OuverteRéponse directe
Pourquoi, finalement, ça s'est mal passé hier ?
- 2:17OuverteRéponse directe
Comment vous envisagez la suite ?
- 3:07OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous avez eu comme réponse ?
- 3:44FerméeRéponse directe
C'est ça les principales revendications aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:50Invité politiqueFait
« Effectivement, hier, que ce soit à Tournon ou dans d'autres grandes villes, il y a eu des violences. »
- 1:24Invité politiqueFait
« On n'était pas là pour casser, on était là avec nos pancartes pour faire passer le message. »
- 1:58Invité politiqueFait
« Et puis, surtout, c'est des personnes de Valence, de Saint-Vallée, qui sont descendues et qui étaient là pour casser. »
- 3:47Invité politiqueFait
« la modification du rythme scolaire au niveau des journées, revoir aussi les modèles des plateformes pour accéder aux supérieurs, les classes surchargées, les bâtiments en déterrioration. »
- 5:44Invité politiqueFait
« Disons qu'en fait, au regard des années qui se sont écoulées, nous, en fait, on ne voit pas trop la différence, enfin, d'année en année en tout cas, à chaque budget, et que, dans tous les cas, voilà, il manque des moyens. »
- 6:03Invité politiqueFait
« et nous, ça nous affecte directement dans nos lycées, c'est pour ça qu'on revendique, en tout cas. »
- 6:58Invité politiqueFait
« On n'est pas des enfants agités. On est vraiment là parce qu'on a un message. »
- 7:07Invité politiqueFait
« on existe, on a des revendications, et qu'on nous écoute et qu'on agisse par derrière. »
Temps de parole
- Invité politique49 %
- Présentateur42 %
- ?6 %
- Présentateur 24 %
≈ 34,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Au
Mardèche.
Actu locale, musique et bonne humeur, ici matin. 7h46 des lycées seront de nouveau mobilisés aujourd'hui en Drôme et en Ardèche, mais a priori moins qu'hier. 19 établissements, Emmanuel Champal, ont été touchés par la mobilisation des jeunes. Nous en parlons ce matin avec notre invité. Bonjour Lubin Rouge.
Bonjour.
Élève de Terminal au lycée, Gabriel Faure à Tournon et élu académique. Ce qu'on retient de la journée d'hier,
ce
ne sont malheureusement pas vos revendications, ce sont des images de dégradation, des heurts avec la police. Pourquoi ce mouvement est-il en train de déraper, selon vous
?
Effectivement, je voudrais rappeler déjà que c'est un mouvement qui part de
revendications.
On a un message apporté, mais effectivement, hier, on l'a vu, ça a pris une ampleur un petit peu démesurée. Effectivement, hier, que ce soit à Tournon ou dans d'autres grandes villes, il y
a
eu des violences. Parce qu'il y
a
des personnes qui se rajoutent, qui ne sont pas là, en tout cas, pour porter un message, mais qui sont là pour casser. Peut-être que c'est un moyen d'expression pour eux, mais en tout cas, ce n
'est
pas celui qu'on a choisi pour la majorité.
On a entendu beaucoup de jeunes hier dire, nous, on n
'est
pas d'accord avec ça, ce sont des casseurs venus de l'extérieur. C'est aussi votre avis ?
C'est aussi mon avis. Je le partage. Nous, l'hycée Gabriel Faure, on était devant le portique de l'entrée. On n'était pas là pour casser, on était là avec nos pancartes pour faire passer le message.
Votre lycée, le lycée Gabriel Faure, a été un des premiers mobilisés dès mardi.
C
'était un très bon enfant. Effectivement, on était là et on l'a bien constaté. Hier, ça s'est passé un petit peu plus mal. Pourquoi, finalement ? C'est difficile de tenir tout le monde concentré autour des revendications et uniquement autour des revendications
?
Disons que mardi, il n
'y
avait que le lycée Gabriel Faure, alors qu'hier, il y avait aussi le lycée du Sacré-Cœur. Il y
avait
la pélissière qui nous a rejoint aussi un petit peu. Et puis, surtout, c'est des personnes de Valence, de Saint-Vallée, qui sont descendues et qui étaient là pour casser. Mais voilà, en théorie, nous, notre lycée, ça se serait bien passé si
tout
ça n'était pas arrivé.
Et
aujourd'hui, il n'y a pas d'appel au lycée Gabriel Faure de Tournon, pas d'appel à la mobilisation. Comment vous envisagez la suite ? Vous vous dites quoi ? Pour les prochaines manifs, vous allez travailler sur un moyen pour mieux encadrer, peut-être, cette mobilisation
? Voilà,
on va essayer de travailler sur un moyen, effectivement. On va déjà aussi consulter quel lycée le font, peut-être en même temps que nous. Voilà, on va discuter un petit peu sur les jours à le faire, sachant que mercredi,
il y
a un appel. Mardi, il y a une grève syndicale. Enfin voilà, on va essayer de réfléchir à tout ça. Mais déjà, on va voir la réaction du gouvernement dans les prochains jours
pour
voir s'il y a des annonces qui sont faites sur des actions qu'on revendique. Sinon, en vérité, il n
'y a
pas de raison que ça s'arrête si aucune action est prise.
Alors, les revendications, vous les portez, vous, en tant qu'élu académique, je le disais, vous êtes lycéen à Tournon, mais aussi élu académique, vous les avez remontées au recteur hier dans la journée. Qu'est-ce que vous avez eu comme réponse, en fait
? Qu'est
-ce qu'on vous dit ?
Déjà, je voudrais remercier le recteur et puis les autres recteurs aussi, les autres académiques, d'avoir laissé la parole aux élus académiques, lycéens. Du coup, ça s'est très bien passé, disons qu'il a été très ouvert. On a pu parler de ce qu'on voulait. On a fait remonter nos revendications avec les autres lycées et les départements. Donc, c'était un moment d'échange comme on le souhaite au final.
Pour
avoir plus de profs, moins de classes surchargées,
c
'est ça les principales revendications aujourd'hui
?
Oui, voilà, comment dire,
la
modification du rythme scolaire au niveau des journées, revoir aussi les modèles des plateformes pour accéder aux supérieurs, les classes surchargées, les bâtiments en déterrioration. Donc, voilà, ça,
c
'est très important pour nous. Et on a fait remonter.
Il
a constaté aussi, puisqu'il s'est déplacé dans quelques établissements,
qu
'il a pu consacrer certaines choses aussi.
Vous
nous dites que la rencontre s'est bien passée. Ça veut dire que, là, à ce moment-là, vous vous êtes senti écouté, vraiment compris
? À
ce moment-là, oui, on s'est senti écouté, parce qu'en fait, c
'est
notre but.
C
'était vraiment de
ne pas
passer par les CVL, etc., les conseils de vie d'ICN, des lycées, parce qu'en fait, les lycées, et là, de se dire que les directeurs nous écoutaient, c'est très important, oui.
Alors, la liaison est un peu difficile. Est-ce que vous êtes là, Lubin ? Non, la liaison vient de nous lâcher. On va rappeler Lubin, pour finir cette conversation, effectivement, parce que Lubin, je le disais, est élève au lycée Gabriel Fort de Tournon. Il fait partie des jeunes qui se mobilisent, ces jeunes qui ont de véritables revendications, parce qu'effectivement, ces images de violence, on les voit depuis hier, mais le vrai fond du problème, c'est quand même partie de classes qui sont surchargées, de profs qui sont trop souvent absents, de la plateforme Parcoursup, qui n
'est
pas toujours très adaptée non plus. C'est difficile pour ces jeunes qui veulent se faire entendre, et effectivement, il y a parfois des casseurs qui viennent se mêler à ces manifestations. On l
'a
bien vu hier à Valence, ça a posé problème. Est-ce qu'on peut retrouver Lubin
?
Oui, c'est bon,
je
suis là. Voilà, magnifique. On disait effectivement, vous vous êtes senti écouté, et ça, c'est bien l'essentiel hier. Un mot quand même sur le budget, c'est un point important. En ce moment, le seul ministère qui n'est pas raboté, c'est l'éducation. Budget en hausse même d'un milliard d'eux, ça a été annoncé. Comment vous avez pris cette annonce ?
Disons qu'en fait, au regard des années qui se sont écoulées, nous, en fait, on ne
voit
pas trop la différence, enfin, d'année en année en tout cas, à chaque budget, et que, dans tous les cas, voilà, il manque des moyens, c'est parti en considération, c'est certainement pas un des ministères les plus, enfin, là où on met le plus
de
budget, et nous, ça nous affecte
directement
dans nos lycées, c'est pour ça qu'on revendique, en tout cas. Donc, ça,
ça
fait partie des revendications, surtout que le budget, voilà, il arrive, on peut le constater. Donc, c'est aussi un point important pour nous, et puis on en discute, mais ça, c'est aussi un point qui touche les professeurs aussi, c'est pour ça qu'il y avait eu des grèves, mardi dernier aussi, avec les professeurs.
Il y a une rencontre qui est prévue aujourd'hui avec les parents d'élèves et, justement, les élèves au ministère de l'Éducation nationale, pour faire le point sur votre mouvement. En deux mots, si je vous comprends bien ce matin, ce mouvement, en l'état actuel des choses, va continuer.
Il
y aura de nouvelles manifs en Ardèche, à Tournon
? Ce
mouvement va continuer, parce que c'est un mouvement qui est assez extraordinaire. Ça fait quelques années qu'on n
'a
pas eu des mouvements lycéens comme ceci. Et puis, on a des vraies revendications, on a des actions. On n'est pas des enfants agités.
On
est vraiment là
parce
qu'on a un message.
On
veut être écouté
et
on ne
veut
pas être réduit non plus à des groupuscules extrémistes. Je veux dire, voilà, on est des lycéens, on existe, on a des revendications, et qu'on nous écoute et qu'on agisse par derrière.
On
n'est pas des enfants agités, on a des revendications, on n'a rien à voir avec les casseurs. Voilà votre message ce matin. Bien compris, Lubin Rouge, élève en terminale au lycée Gabriel Fort, à Tournon, élu académique par ailleurs. Merci à vous, passez une bonne journée.
Merci, bonne journée, au revoir. 8h moins 6.