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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 10 septembre 2025 3 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleJustice

"Il n'y a aucune écoute de la part de l'Elysée de ce qui est en train de se passer dans le pays"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Un mot sur le calendrier de la nomination de Sébastien Lecornu ?

  • 1:00RelanceRéponse partielle

    Y voyez-vous une volonté de passer outre la contestation sociale ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette nomination rapide selon vous ?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    Cette nomination ne tient pas compte de la mobilisation du 10 septembre ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Les revendications de la mobilisation s'opposent au budget en préparation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Fait
    « On est bien obligé d'y voir une absence totale de prise en compte de la journée de mobilisation aujourd'hui. »
  • 8:00Fait
    « La différence en France, c'est l'élection présidentielle. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Un mot peut-être sur le calendrier choisi par Emmanuel Macron pour annoncer la nomination de Sébastien Lecornu. Une nomination très rapide 24 heures après la chute de François Baou et à la veille de ce mouvement bloquou du 10 septembre. Est-ce que vous y voyez une volonté d'Emmanuel Macron de passer outre cette contestation sociale ?

Bon, je crois qu'il avait intérêt à faire vite. On avait on a déjà vécu tous les scénari depuis 2024. On a un peu tout essayé. les nominations qui traînent en longueur, les ministres des missionnaires chargés d'affair d'expédier d'affaires courant pendrier, on a un échéancier 1er octobre ou au plus tard 7 octobre, il faut qu'il y a un projet de loi de finance qui soit présenté, adopté en conseil des ministres.

Donc et il y a effectivement une phase de discussion qui va s'ouvrir. On est le 10. Je crois que le président pouvait pas traîner.

Ne cherchons pas derrière cette nomination rapide autre chose que une réponse aux nécessités de l'agenda. En tout cas, on est bien obligé d'y voir une absence totale de prise en compte de la journée de mobilisation aujourd'hui. Même si c'est pas volontairement le faire aujourd'hui, c'est en tout cas volontairement ne pas tenir compte de la journée d'aujourd'hui avec une mobilisation importante, avec des mots d'ordre qui sont précisément s'il vous plaît ne faites pas ce que Sébastien Lecornu va nous proposer de faire. sur les tractes de la mobilisation d'aujourd'hui, il y a écrit euh contre l'austérité pour la justice fiscale et environnementale, soit exactement l'inverse euh du budget qui était en préparation jusqu'ici.

Donc, quelle que soit la volonté et le plan, s'il y en a un ou pas, l'effet que ça a, c'est que les personnes qui se mobilisent depuis plusieurs semaines, qui se sont mobilisées dans les mois précédents constate qu'il n'y a aucune écoute de la part de l'Élysée, de ce qui est en train de se passer dans le pays. Et ça c'est un problème. C'est un problème parce que au fond, oui, on est dans une situation qui est d'une banalité absolue dans une démocratie européenne.

Il y a aucune démocratie européenne ou un parti à la majorité absolue au Parlement. Aucune. Il y a simple, il y a qu'un pays où ça existe, c'est la Hongrie.

OK ? C'est plus une démocratie. Dans toutes les autres démocraties, c'est parfaitement normal que un parti politique ou une force n'est pas la majorité absolue.

Et ça marche très bien. Ça marche très bien. On arrive à trouver des majorités.

La différence en France, c'est qu'il est possible quand on est président de la République, qu'on a aucune majorité de quand même nommer des gens qui sont minoritaires et on a des outils constitutionnels pour pouvoir quand même durer. C'est pas normal qu' ait pas par exemple l'obligation d'un vote de confiance pour construire une majorité. C'est parfaitement anormal.

Et je crois que voilà, il y a un mépris des règles. La différence France, je dire un mot. La différence en France, c'est l'élection présidentielle.

C'est quand même ça. C'est l'éléphant au milieu de la pièce de notre de nos difficultés constitutionnelles et politiques.