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interviewEurope 1· 15 mai 2026 24 min

Présidentielle 2027 : "Gabriel Attal est le mieux placé pour..." (Jad Zahab)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est Jad Zahab, porte-parole et secrétaire national de Renaissance qui est en ma compagnie. Bonjour. Bonjour.

Soyez le bienvenu. Merci. Rien que cette semaine, il y a eu deux morts si blessées par balle à Nice.

Hier vers 19h30, un adolescent de 15 ans a été tué dans le quartier dans un quartier de Nant au cours d'une fusillade sur fond de narcotrafic manifestement lié au trafic de drogue. Ce sont les mots de Laurent Nunes qui s'est rendi sur place. Deux mineurs ont également été blessés dont un garçon de 13 ans grièvement.

Écouter le député Eren de la Somme, Jean-Philippe Tangi, qui a estimé ce matin sur BFM que le gouvernement était dépassé face à la montée des violences liées à ce narcotrafic en France. De toute évidence, malheureusement le gouvernement est dépassé avec des communications qui allaient à l'inverse. On se souvient des opérations de monsieur Darmanin, ministre de l'intérieur reprises par son successeur.

Les opérations Placnet. Exactement. Cette oplication euh Placnet.

Déjà à l'époque, on disait "Écoutez, toute opération est bienvenue, mais quel sera le lendemain de ces opérations ? Quel sera le suivi pour la sécurité des habitants des familles, des sécurités des forces de l'ordre d'elles-même qui opèrent dans des conditions, on ne peut plus, difficiles de guerri urbaine avec effectivement ses fusillades et ses morts insupportables. Donc le dépassement de l'État est réel et il y a malheureusement une banalisation de la violence.

Alors Jadab, ce matin, Laurent Nunz sur place à Nant lui a en quelque sorte répondu parce qu'il a dit non, l'État n'est pas dépassé et on ne perdra pas cette guerre. Mais est-ce qu'il a raison ? Est-ce qu'on est pas dépassé mais plutôt submergé par cette violence ?

Écoutez, j'ai pas envie de rentrer dans cette polémique là. Ce qui est certain, c'est qu'il faut qu'on en fasse plus et qu'on en fasse mieux parce qu'on peut pas se satisfaire. Vous avez rappelé les chiffres que des jeunes et des moins jeunes d'ailleurs parce que peu importe l'âge mais en l'occurrence là ce sont des gens qui ont moins de 18 ans, des mineurs de 13 14 15 ans.

On peut pas se satisfaire dans notre pays que des jeunes soient tués selon toute vraisemblance pour des des actes des comportements en lien avec ce que le ministre de l'intérieur a qualifié narcotrafic. Donc il y a des choses qui ont été faites. Je suis pas là pour faire un bilan.

On a donné plus de moyens à la police. Il y a eu ces opérations placettes. Forcé de constater qu'il faut faire beaucoup plus encore parce que c'est un sujet euh et j'ai depuis quelques temps l'opportunité de beaucoup me déplacer.

C'est un sujet qui revient partout que ce soit dans des zones périurbaines, que ce soit dans des milieux ruraux. La question du narcotrafic elle est partout. Et donc je pense qu'il faut faire encore mieux.

Et je vous donne un exemple de de choses que Gabriel Atal et que nous proposons, c'est je crois déjà premièrement qu'il faut en finir avec l'impunité procédurale. C'est-à-dire que aujourd'hui quand une peine est prononcée par un juge, il faut qu'elle soit appliquée. On peut pas en France aller en prison en se disant peut-être que j'irai pas au bout.

Donc nous proposons la suppression du juge d'application des peines comme ça a pu être fait au Canada ou au Royaume-Uni pour que précisément quand on passe devant le juge, on ait vra véritablement peur de la sanction en se disant si j'ai tant d'années de condamnation et bien je devrais aller au bout. Ça c'est le premier élément. Alors pourquoi je vous parle de cette proposition là ? parce que beaucoup gens là là il y a pas encore l'enquête est en cours mais dans les affaires passées on se rend compte que ce sont des gens qui sont des multirécidivistes qui ont déjà été condamnés qui ont selon toute vraissemblance été irréprochable en prison donc ils sont sortis plus tôt nous nous disons ce n'est plus possible il faut arrêter avec cela et donc on propose la suppression du juge d'application des peines en Jazzam on comprend de la fermeté des lois qui s'appliquent des peines de prison d'accord mais là on lutte contre des organisations criminelles qui ont la puissance de feu d'un état Ce sont des pieuvres.

Roberto Saviano qui lutte, qui a lutté depuis longtemps avec Gomora contre les mafias, notamment la mafia napolitaine. Lui, il dit il faut taper au portefeuille, aux capitaux, au blanchiment. Est-ce que tout ça ?

Parce que c'est comme ça, c'est le nerf de la guerre. Euh oui, bien sûr. C'estàdire là, je vous parle de mesures dites symptomatiqu une fois que hélas les choses sont produites.

Mais oui, évidemment, il faut qu'on ait une diplomatie forte avec les pays dont le narcotrafic supposément vient. Il faut aussi qu'on responsabilise l'ensemble de la chaîne, c'est-à-dire de euh du consommateur à celui qui vend la drogue. Donc la question, le président de la République l'a dit, Gabriel Latal aussi, le consommateur doit pouvoir être responsabilisé dans cette histoire. il a une responsabilité quand on consomme quels que soient les les endroits et on a beaucoup ces derniers temps réalisé que la consommation c'est pas uniquement consommateur c'est le petit bout de c'est est-ce que ce n'est pas le petit bout de la lorniette face encore une fois à des organisations qui maintenant se sont implanté depuis plusieurs années et qui dirigent qui contrôlent qui corrompent aussi mais je pense que il faut il faut que c'est peut-être le petit bout de la lorniette mais chaque petit bout qu'on va responsabiliser dans cette chaîne c'est un petit bout de plus donc oui effectivement le consommateur oui les personnes qu'il dent oui aussi les réseaux avec une diplomatie forte aux frontières avec des contrôles aux frontières renforcés.

Mais je veux juste revenir sur ce que je vous disais sur la question des juges. Typiquement il faut on a donné plus de moyens à nos services de renseignement pour mieux débusquer les dealers. Il faut qu'on aille plus loin.

Trop souvent on se rend compte que notre constitution empêche un certain nombre de procédures qui avec les outils modernes pourraient nous aider à débusquer les personnes qui dilent. Nous on dit bah il faut qu'on change la constitution typiquement sur la question des sonorisations, des écoutes, des ce qu'on appelle des dossiers offres. Il faut qu'on puisse adapter notre arsenal juridique à cette menace qui, vous le disiez, est un fait total.

Et donc, il faut qu'on ait l'ensemble de notre arsenal à notre disposition, la police, la justice, la prévention aussi, c'est pas un gros mot. Il faut faire de la prévention et il faut aussi aller à la source avec les pays d'origine et donc une diplomatie qui soit forte et ferme. Le patron de la police nationale, Louis Logier, dans le Figaro cette semaine disait "Il n'y a pas de zone de non droit en France.

Est-ce que c'est de l'aveuglement pour vous ?" Alors, je pense qu'il y a des zones dans lesquelles on n'arrive pas à faire appliquer l'autorité de l'État partout. il ne devrait pas y avoir dans une République.

Je pense qu'il y a des endroits dans lesquels on narrive pas à faire appliquer autant qu'on le veut la loi, dans lesquels et je le dis en toute connaissance de cause aussi, les premières victimes de ça, ce sont les habitants, sont nos concitooriens qui n'ont rien demandé à personne et qui sont empêchés de vivre librement, de travailler, de sortir, de profiter des commerces, de la culture. Donc oui, il il ne devrait pas y avoir dans notre République des zones de non droit. La seule autorité qui s'applique en France, c'est celle de l'État.

Et donc il y a un véritable travail à faire et je poursuis en disant que je regardais un sondage récemment, je crois 72 % des Français disent il faut envoyer l'armée. Ça c'est quand même un cri d'alerte, un cri d'alarme qui doit nous interroger. Nous nous disons, ce n'est pas le rôle de l'armée d'aller dans ces territoires.

L'armée, elle va dans des zones de guerre. Mais quelle est le la réponse que nous avons c'est pas une zone de guerre finalement quand on voit il y a des fusillades, des jeunes de 15 ans qui se prennent des balles. Alors c'est un conflit que que nous menons avec que nous avons et que nous voulons mener avec ces dealers.

Mais l'armée, si vous voulez, ça enverrait le message qu'on qu'on ferait la guerre à tous les citoyens qui sont là-bas. Nous, ce qu'on dit, en revanche, c'est qu'il faut plus de bleu, faut plus de police, faut continuer à donner plus de moyens à la police, plus de moyens à la justice. Et là où il faut qu'on aille plus loin, comme je vous le disais, on a donné plus de moyens, on va continuer à le faire parce qu'il faut qu'on soit résolu, mais on va aussi changer les procédures.

La suppression du d'application des peines, c'est une mesure concrète. La la modification de la constitution pour nous donner les moyens de lutter. Donc si vous voulez, on a à notre moyen à notre disposition pardon un arsenal de mesures et je crois qu'il faut qu'on aille beaucoup plus loin sur l'ensemble de ces mesures.

Il y a des choses qui ont été faites qui ont été faites mais évidemment ça il faut aller plus loin. Mais ça sera dans un temps court parce qu'en attendant euh il y a des enfants qui meurent mais bien sûr mais encore une fois je le dis avec toute la gravité du moment je pense aux familles. Voilà c'est c'est un sujet qui il y a quelques années était très peu abordé.

Ça fait je crois une petite dizaine d'années que cette questionl est sur la table. Maintenant, on a connaissance de ce à quoi on fait face et donc il faut qu'on mette les moyens, le paquet que ce soit sur les moyens mais aussi sur l'arsenal juridique. Mais justement Jazz, vous parlez du temps.

Est-ce qu'on a pas perdu du temps ? Est-ce qu'on n' pas euh est-ce qu'on a pas voulu voir ce qui se passait et nommer les choses ? Non, je pense pas.

Très honnêtement, je je regardais certaines des mesures qui ont été mises en place ces derniers temps. On a mis en place la police de sécurité du quotidien. Rappelez-vous, il y avait un temps ce qu'on appelait la police de proximité.

Il faut justement recréer un lien entre la police, entre les citoyens et le fait qu'il y ait du bleu dans la rue. Ça ça montre que l'autorité de l'État s'applique et s'applique partout. Donc je pense qu'on a fait des choses mais peut-être pas à l'échelle de ce qu'est l'enjeu et donc il faut qu'on aille plus loin et que dans les années qui viennent on poursuive voir qu'on duplique qu'on soit encore plus irréprochable sur cette questionl parce que vous l'avez dit vous-même hein.

Avant on parlait beaucoup de Grenoble ou de Marseille là c'est partout. Bien sûr, bien sûr. Mais ça concerne les milieux ruraux, les milieux péril urbains, ça se retrouve dans les grandes villes aussi.

Et donc c'est un c'est c'est pour ça que je vous disais tout à l'heure, c'est un fait total, c'est-à-dire qui touche tout le monde où qu'on soit en France. Donc il faut qu'on l'affronte comme il est, c'est-à-dire un fait total et avec à notre disposition tous nos moyens, les moyens de la police, les moyens de la justice, les moyens de la prévention, les moyens de la diplomatie. Et d'une certaine manière, il faut une révolution philosophique.

Et je reviens dessus parce que je pense que c'est une mesure que beaucoup de gens peuvent comprendre. Il faut qu'on rétablisse l'autorité de la condamnation pénale initiale quand elle est prononcée. Quand j'ai une peine qui est prononcée, je ne peux pas me dire bah au bout d'un certain temps peut-être que je sortirai.

Et donc nous nous proposons avec Gabriel Atal la suppression du juge d'application des peines. C'est une mesure qui est quand même assez forte justement pour que même les personnes qui peut-être se diraient ben si je fais une bêtise, je sais que de toute façon avec les remises et cetera ça sera réduit. Bah non, nous on on propose cette mesure dans le cadre de du grand moment démocratique qui va y avoir.

Et encore une fois, toutes les idées sont sur la table parce que c'est un sujet voilà, on peut pas en France en 2026 accepter de perdre un enfant, un frère, une sœur parce que il traînait dans la rue et que il s'est fait rafaler. Ce sont les termes du ministre de l'intérieur qui l' employé ce matin à Nant. Jadab, vous êtes porte-parole, secrétaire national de Renaissance.

On a vécu toute la semaine au rythme des annonces du gouvernement à propos de l'entirus qui nous a bien fait peur je pense à tous qui nous a surtout rappeler ce qu'on a vécu il y a 6 ans avec la crise du coronavirus. Le le gouvernement a accéléré la cadence dans les communications avec des réunions interministérielles renforcées avec des conférences de presse, avec des l'audition du de la ministre de la santé en commission de à l'Assemblée nationale. Écoutez Stéphane Iis, la ministre de la santé.

La responsabilité du gouvernement, c'est d'anticiper et d'anticiper tous les scénarios, même les inimaginables et donc même les pires. Dès le début que nous avons eu cette alerte, j'ai demandé aux équipes et notamment aux services de faire un point sur évidemment les stocks stratégiques, donc les stocks de masque, les appareils de poumon respiratoire aussi sur les médicaments de premier recours, d'olipran, paracétamol, cortisone, bref tous les traitements qu'on peut utiliser en réanimation. Selon un sondage au doxa Blackbon pour le Figaro, 46 des Fran 46 % des Français font confiance au gouvernement pour gérer cette crise.

Est-ce que vous diriez Jazab que les leçons de la crise Covid ont été retenues et qu'on a mieux géré ce début de crise ? parce que voilà, écoutez, je le crois, je l'espère et vous l'avez rappelé sur la communication qui a été faite par le gouvernement, on a eu à nouveau droit à la conférence de presse de la ministre de la santé au ministère avec des chercheurs qui étaient là qui ont fait état de de la réalité de ce qu'on sait sur ce virus qui n'est pas un nouveau virus mais dont on a peu l'habitude ici en Europe. Donc moi, je crois que on a retenu la leçon.

Encore une fois, on peut toujours faire mieux, mais là en l'occurrence, si j'ai bien compris, l'ensemble des patients sont testés plusieurs fois par semaine, ils étaient négatif, donc tant mieux. Mais si vous voulez, en écoutant en en écoutant la ministre, je me disais mais retour vers le futur. C'est-à-dire qu'on n'est pas à l'abri aujourd'hui d'une nouvelle pandémie à n'importe quel moment.

Et donc la question des gestes barrières, la question de la prévention, ça reste dans nos quotidiens. Et je me suis je me disais mais c'était quand la le Covid ? C'était il y a 6 ans 2020.

En fait, c'est comme si c'était hier. Il s'est passé tellement de choses depuis. Donc si vous voulez, c'est je pense qu'on a retenu la leçon sur la question des masses, sur la question des stocks, sur la question de l'organisation de notre système de soins.

Là, sur ce qui s'est passé cette semaine euh sans vouloir faire ni de politique ni de polémique, je trouve que les choses ont été bien euh bien gérées. Il faut communiquer à ceci près que c'est toujours la même chose qu'avec la pandémie de coronavirus. On suit la science et je crois que ce qu'on a appris en 2020, c'est que le temps politique n'est pas toujours le temps de la science, que la science fonctionne par la réfutation des hypothèse alors que forcément quand on a une pandémie, on a toutes et tous envie d'avoir des réponses.

Et donc, je trouve que cette semaine, la façon dont la ministre a accueilli les scientifiques qui se sont eux-mêmes exprimés avec des médecins, c'est de nature à rassurer et j'espère que ce début de pandémie ne restera qu'un début de pandémie. Euh les scientifiques ont justement ont toujours alerté en disant il y aura certainement d'autres crises sanitaires de de ce type. Est-ce que vous pensez que l'hôpital public français peut faire face à une nouvelle crise sanitaire ?

Est-ce que l'argent qu'on a mis parce qu'il y a eu un peu d'argent quand même et des revalorisations qui ont été mises sur la table, est-ce que c'est suffisant ? Est-ce qu'on est prêt finalement à vivre une nouvelle pandémie ? Alors, ben déjà, on est prêt parce qu'on a des soignantes et des soignants qui euh qui ont un sens du dévouement, un sens de l'État, un sens du service public qui est indénégiable.

Ils l'ont montré, rappelez-vous, on les applaudissait à 20h. Donc c'est une très bonne chose. Il y a il y a eu ce qu'on a appelé un segure de la santé euh en sortie de de la pandémie justement pour revaloriser ces métiers.

Je pense encore une fois qu'il faut qu'on aille plus loin et qu'on continue à rendre attractifs ces métierslà, qu'on accompagne aussi la question de la formation sur les médecins. On a libéré ce qu'on appelait le numérus claus. Donc je je pense qu'il faut, si vous voulez, euh est-ce qu'on a tiré toutes les leçons de la pandémie ?

Pas forcément, je pense que le moment démocratique qu'on va avoir là va nous permettre de discuter de toutes ces questions-là. Comment on fait de la prévention ? On se rend compte qu'en France, on a on a relativement peu de politiques de prévention en santé.

Comment on on on coordonne euh le le la médecine de ville et la médecine d'hôpital ? C'est ce qu'on appelle le virage ambulatoire. Et puis aussi dans la question des déserts médicaux, puisque vous me parlez de l'hôpital, mais il y a des endroits où il y a pas d'hôpitaux, comment on fait pour que tout le monde ait accès à un médecin ?

Il y a des opportunités comme la télémédecine, comme la téléconsultation. Je pense encore une fois que et ça permet de redire cette cette pandémie, c'était avant la dernière élection présidentielle. Il y a eu 2022 mais avec une campagne qui n'a peut-être pas permis de parler de tous les sujets du fait de la guerre en Ukraine.

Et donc j'espère que la prochaine élection présidentielle dans moins d'un an maintenant, ben justement on sera l'occasion de faire un peu le bilan de tout ce qui s'est passé. On cite la pandémie, il y a eu aussi le mouvement des gilets jaunes, il y a eu aussi la crise agricole, il y a aussi la situation au Moyen-Orient qui en fait interroge plein de sujets qui concerne le quotidien des gens. Et donc oui, sur la santé, je pense qu'il faut qu'on mette les choses à plat et qu'on voit comment on améliore encore les choses.

Beaucoup de sujets décidément pour cette présidentielle. On va commencer à en parler ensemble dans un instant sur européin. Jadab, porte-parole du et secrétaire national, j'allais oublié, de Renaissance et l'invité des grands entretiens de repas info.

À tout de suite. Il est 14h17. Excellente après-midi.

Vous écoutez Kel Mathias sur repas. 13h [musique] 15h Europa info avec les grands entretiens politiques d'Europa info. [musique] C'est avec vous Cléine Mathias et votre invité Jad parole et secrétaire national de Renaissance.

On va parler de cette dernière année d'Emmanuel Macron au pouvoir. Il lui reste un an tout pile dans un an mai 2027 s'il aura quitté le pouvoir juste avant. Est-ce que vous soutenez le combat du maire PS de Saint-Toin Karim Banran contre la chaîne Master Poulet ?

Écoutez, euh je vous avoue que c'est pas un sujet euh sur lequel euh j'ai a priori un avis si ce n'est que ça pose un une véritable question et je le vois beaucoup sur les réseaux sociaux euh notamment chez les jeunes de la question du bien manger. Et en fait pour moi, il y a deux enjeux. Il y a comment est-ce qu'on peut rendre accessible une nourriture de qualité pour tous les tous les tous les Françaises et tous les Français toutes les Françaises pardon.

Et puis aussi la question du pouvoir d'achat parce qu'on se rend compte aujourd'hui que manger bien ça coûte très cher. Et donc je quand je constate et que je vois le succès de cette enseigne, je me dis qu'elle doit répondre à un enjeu qui est celui des petits prix et de de la quantité. Et en fait la réalité au-delà des polémiques, tout toute alimentation, voilà, chacun a le droit de manger ce qu'il souhaite, mais quand certains ne vont manger que ça parce qu'ils ont pas les moyens de manger des produits de meilleure qualité, par exemple produit en France, ça ça doit nous interroger nous, le politique sur comment on rend accessible de la nourriture de bonne qualité à des prix qui soient raisonnables.

C'est un vrai sujet concernant pour la présidentielle. Mais bien sûr, mais ce mais ce si vous voulez la question de la souveraineté alimentaire, la question euh de du mercur, quand on a parlé de de l'importation de viande qui allait venir euh euh de du Brésil qui était de mauvaise qualité alors qu'on a des producteurs en France qui produisent de la viande de très bonne qualité. Le le soute-texte, c'est ça.

Donc la polémique que le maire de Saint-toin face usage de ses prérogatives de maire pour empêcher ou non une enseigne. C'est son sujet. Moi ce que j'y vois, c'est comment on fait pour que les gens ne soient pas euh condamnés à n'aller manger que là-bas.

Sans doute sans doute est-ce très bon, hein. Mais comment on fait en sorte que les jeunes puissent manger de la de la vraie de la nourriture, on va dire de terroir avec des produits de meilleure qualité. Saintsoumise, on a fait un un symbole finalement, une sorte symbole idéologique d'une gantrification imposée d'en haut aux classes laborieuses.

Non, moi je pense que toute la nourriture doit pouvoir être mangée par tout le monde. C'est pas une question de classe. Il faut pas réduire certains territoires à ce gen sûr, il faut pas réduire cette alimentation à une certaine population.

Tout le monde a le droit de tout manger. Mais justement, il faut que tous nos concitoyens, même les plus modestes, aient accès à une nourriture de bonne qualité. Et donc le vrai sujet, c'est la question du pouvoir d'achat.

Et c'est en en ce moment, je pense que les gens qui nous écoutent le vivent au quotidien, que ça soit sur le carburant ou que ce soit sur l'alimentaire, le prix des pattes augmenté, tout a augmenté. Donc pour moi, le vrai sujet, c'est plutôt ça et ça doit nous alerter si vous voulez le succès d'une entreprise, tant mieux. Mais le succès à ce point-là doit nous interpeller sur comment est-ce que les gens vont faire demain pour continuer à manger des produits de bonne qualité.

J'adab, vous faites évidemment de la politique. Dans un an, Emmanuel Macron quittera le pouvoir. Les fins de règne, c'est un très beau sujet politique et c'est une question qui est évidemment toujours vertigineuse pour celui qui s'apprête à quitter le pouvoir. 10 ans de macronisme, qu'est-ce qu'il en restera pour vous ?

Alors, on l' abordé à l'instant pour moi, 10 ans de macronisme dans une période qui a été considérablement bouleversée. Aujourd'hui, on est à l'air de l'intelligence artificielle. On a vécu la guerre en Ukraine, on a vécu, on vit la guerre au Moyen-Orient, on a traversé la pandémie, la crise agricole, euh les le mouvement des gilets jaunes.

Donc si vous voulez, pour moi, beaucoup de crise, un un deux quinquenas de crise, une façon différente de faire de la politique en essayant de dépasser l'éclivage, en prenant ce qu'il y a de bien à gauche et ce qu'il y a de bien à droite, le fameux en même temps. Bon, je pense que le président de la République fera son son autocritique. Le cas échéant.

Mais moi, si vous voulez, je [grognement] sais d'où je viens. Je sais d'où vient la famille politique à laquelle j'appartiens. Ça doit pas nous empêcher de préparer la suite et de nous dire voilà est-ce qu'il y a des choses qu'on a bien fait ? [rires] Est-ce qu'il y a des choses bien sûr ?

Est-ce qu'il y a des choses qu'on aurait pu mieux faire ? Oui, le fameux en même temps, il était censé en 2017 justement mettre fin à un duel extrême gauche extrême droite où on en est 10 ans après. Est-ce que vous retenez quelle réforme vous retenez de ces 10 ans de Macronisme ?

Alors si vous voulez, moi je retiens encore une fois pour on parlait de des milieux les plus modestes. Moi je retiens le dédoublement des classes de CPCE1 dont les zones de REP plus. Je retiens la suppression de la taxe d'habitation.

Je retiens le 100 % santé. Le fait qu'aujourd'hui en France les prothèses auditives, les lunettes, les prothèses dentaires sont remboursées par la sécurité sociale. On parlait tout à l'heure de la sécurité, même s'il faut qu'on fasse plus et mieux.

Ben je retiens aussi le fait qu'on a comme jamais avant augmenté le budget du ministère de l'intérieur, du ministère de la justice, la loi de programmation militaire aussi. Dès 2017, le président de la République appelé à une Europe qui reprenne son destin en main en dehors de la tenaille États-Unis-Chine. 2017, c'était avant l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Donc il y a quand même de manière indénable des des bonnes intuitions du président de la République, des choses qui ont vraiment été faites et puis c'est vrai, il y a une situation qui fait presque du sur place depuis la dissolution de l'Assemblée nationale en 2024. Et donc oui, le président de la République a exercé une prérogative qui est la sienne, celle de l'article 12. Pour autant, depuis la dissolution, c'est vrai que on a euh moins fait avancer le pays qu'avant et donc il faudra que les choses continuent voir reprennent euh dans de l'année prochaine.

Qu'estce ? Et mais donc qu'est-ce que vous attendez de cette année-là ? Il reste encore 1 an faire des choses en un an ou vous pensez que ce sera statut quo et on est en campagne et tant pis et la France perd un an en quelque sorte.

Il il faut espérer que ça sera pas une an statuto. Déjà le président de la République, il est encore le chef des armées et il a pris une initiative notamment dans le D3 d'Ormous avec une coalition de 40 pays justement pour faut déjà que la paix soit signée hein. Non mais bien sûr mais si vous voulez moi je vous le dis d'autant plus librement que j'ai la chance d'être franco-libanais.

Je suis né en France mais je parle l'arabe. Et donc je peux vous dire que la France quand elle emmène derrière elle une coalition de 40 pays pour essayer de créer les conditions du déblocage du trit d'ormous, c'est évidemment pour construire la paix mais aussi pour que ça se répercute dans le porte-monnaie des Françaises et des Français sur le prix à la pompe. Donc le président il a encore cette prérogative là d'être le chef des armées, d'avoir une diplomatie aussi il termine une tournée en Afrique.

Donc sur le plan international avec un impact en France, il a une action à mener. Le grands enjeux politique interne qui va arriver, c'est la question du budget qui va devoir être adopté pour l'année prochaine. Et donc là, encore une fois, le président de la République n'est pas n'est pas seul en son palais entre guillemets.

Il y a une assemblée nationale et donc encore une fois parce que il y a une séparation des pouvoirs, il va falloir que l'Assemblée nationale comme vous savez qu'elle est et ben travaille sur ce budget. Les nominations, est-ce que là il procède à différentes nominations à la tête d'institution ? Est-ce qu'il verrouit les institutions ?

Alors, je pense pas, et j'entendais le débat que vous aviez juste avant tout à l'heure, je crois que le président de la République finalement, il exerce ses prérogatives. Donc, d'une certaine manière, tous les présidents de la République avant lui ont procédé à no dénomination. La question qu'on peut se poser, c'est faut-il demain, si jamais on repense notre 5e République, que le président ait moins de capacité à nommer des personnalités comme ça ?

C'est un débat qui est ouvert. Allez interroger ce matin sur France 2. Frédéric Valtou n'est pas inquiet euh pour la candidature de Gabriel et Latal parce que pour le le l'éluorizon parce que c'est cette question qui se pose quand quand est-ce qu'il va vraiment se déglager l'éluison ?

Il y a encore le temps. Écoutez, l'élection présidentielle c'est dans un an donc on a le temps et bah oui, on a le temps parce que le débat d'abord je suis pas sûr que les Français soient vraiment à la tête dans la présidentielle. Il y a d'autres échéances.

Il y a aujourd'hui un contexte international qui est compliqué et que si on va pas leur parler de la présidentielle à Touvar en permanence. Par contre, il faut s'y préparer. Édouard Philippe, il s'y prépare depuis qu'il a quitté Maton, depuis 2021 qu'il a monté Horizon.

On s'y prépare à ses côtés et donc progressivement il va rentrer en campagne. Alors progressivement il rentre en campagne. Gabriel Atal lui il semble avoir accéléré.

Éedor Philippe a lancé ce slogan de la France libre qui sent très qui semble être son son slogan. Vous pourriez vous vous y raller ? Vous vous reconnaissez dans la France libre aussi chez Renaissance ?

Évidemment qu'on a vocation à travailler ensemble et on on ne prendra pas le risque d'un second tour entre le Rassemblement national et la France insoumise. Édouard Philippe a choisi la France libre. Le livre de Gabriel Atal s'appelle En homme libre.

Donc si vous voulez la question de la liberté, que ça soit la liberté économique, la liberté régalienne, c'est un véritable sujet. Moi j'espère et je souhaite que Gabriel Atal sera candidat à l'élection présidentielle parce qu'il y a un vrai travail de fond. Il a travaillé, il a déjà fait des propositions par bien sûr.

Mais encore une fois, si vous voulez, l'idée là, c'est que chaque candidat fasse des propositions aux Français. L'idée n'est pas de parler qu'à son camp mais bien aux citoyens. Gabriel AATAL a fait des propositions sur la retraite, le nouveau système universel, sur le régalien, on en a parlé tout à l'heure sur le travail mais seul il ne pourra pas gagner.

Vous êtes d'accord mais bien sûr mais personne ne peut gagner seul et donc oui le moment venu nous créerons les conditions du rassemblement mais aujourd'hui je crois que Gabriel Atal est celui qui est le mieux placé parce qu'il a travaillé sur ces années où il était au pouvoir. Il a pris du recul et il l'a dit d'ailleurs sur le même temps il faut qu'on fasse autant perdu de ne pas souvenir dès maintenant. Non je pense pas parce que encore une fois le nous allons mettre des propositions dans le débat public pas entre nous recroquviller sur les partis mais vis-à-vis des françaises et des Français.

Donc on va mettre des propositions dans le débat. On verra quelle est la dynamique. Le moment venu, on se rassemblera.

Je pense que ni Édouard Philippe ni Gabriel Atal ne prendront le risque de condamner les Françaises et les Français à un second tour entre LI et Ren. Mais d'ici là, on est dans une démocratie que chacun propose. Nous, on a beaucoup travaillé sur les sujets, vous allez le voir dans les prochains jours et donc de toute façon, on se rassemblera le moment venu.

Merci beaucoup Jazab. Je rappelle que je porte-parole et secrétaire national de Renaissance. Dans un instant, je reçois l'Ou député socialiste Chloé Ridel sur Europe.