Jean-Luc Mélenchon, récession en France, Sophie la girafe … La semaine d'Arnaud Montebourg
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
votre rendez-vous justement consacré à la souveraineté de la France, à la souveraineté européenne. Rejoignez-moi Arnaud Mondbourg, ancien ministre de l'économie aujourd'hui entrepreneur retiré de la vie politique. Bonsoir Arnaud, cher Arnaud, comment allez-vous ? Mieux que la France cher Paola. Mieux que la France, mieux que le monde, mieux que le D3 d'Ormous et mieux aussi peut-être effectivement que ces deux pays qui se font une guerre interminable. Le Charles de Gaulle, le Charles de Gaul est en train de faire capolf. On va voir ces images de ces de cette caméra embarquée. Il a passé le canal de Suède mercredi, le fleuron de la Marine nationale française en route vers le D3. Et ce n'est pas une manœuvre he, c'est un signal. Paris et Londres
ont montré une coalition multinationale depuis 40 nations quand même pour sécuriser Hormous. Alors c'est quoi le rôle de la France ? C'est arbitre, médiateur, puissance d'équilibre. Un peu tout à la fois. La France a une capacité de projection et de rassemblement de 50 nations. C'est un chiffre politique un peu fictif, mais il y a quand même une coalition franco-britannique des Européens qui sont capables de rassembler tous ceux qui veulent que sur le plan multilatéral, on se rassemble pour arrêter les dégâts. Donc c'est une sorte de contribution à au retour à la paix et à l'ordre international maritime. Donc ça c'est un bon signal que la France envoie et je trouve qu'il est intéressant que le président de la République, monsieur Macron, a pu
déclarer que la France a la confiance des deux belligérants. Nous avons la confiance américain, même si elle est un peu agitée. Nous avons la confiance iranien. Nous ne sommes pas naïfs mais nous avons maintenu un canal diplomatique. Donc il y a la possibilité de faire le casque bleu qui a disparu. Où est l'ONU ? Où sont les institutions internationales ? Tout ça a disparu, a été flanqué, si vous passez l'expression par terre, par la politique de destruction de Trump des institutions internationales. Et donc, il faut bien reconstituer des coalitions de volontaires qui veulent assurer la paix et la tranquillité mondiale. Et je trouve que la France joue une très bonne carte.
elle va pas aller se mettre dans euh les les dégâts qui sont en train de se produire, mais elle a les moyens de bâtir la euh, j'allais dire le cesser le feu et la réouverture. Est-ce qu'elle va y arriver ? Nous n'en savons rien, mais en tout cas, c'est une bonne position non alignée, autonome, rassembleuse. Merci. Merci au président de la République pour une fois. un bon point al vous vous rajoutez pour une fois là quand on dit quand on dit en général bravo quand on défend le mine France on a la dendure on est exigeant voilà alors peut-être qu'effectivement la France envoie le Charles de Gaulle parce que ça chauffe pour l'économie de la France he c'est la douche froide croissance à taux zéro l'inflation euh qui remonte à plus de 3 % et cette question qui agit tout
le monde est-ce qu'on va vers une récession alors il y a un homme qui a pris la plume cette semaine c'est le gouverneur de la Banque de France et dans sa dernière lettre au président qui est finalement comme un un testament, il se veut très rassurant, même dans les pires scénaris, il y a pas de récession. Est-ce que vous le trouvez trop optimiste ? Alors, il faut lire toujours avec attention les testaments des dirigeants des grandes institutions qui s'en vont parce que on peut se dire qu'il commence à dire la vérité, hein. Moi, je me souviens le directeur du trésor arrive lorsque je suis euh entré à Berily, il me dit "C'est la dernière fois, monsieur le ministre, que je vous dirai la vérité." Donc j'ai gardé cette note précieusement parce que après c'est la
langue de bois administrative dont on enivre les ministres qui les eux-mêmes les répètent sur les plateaux de télévision. Donc ça c'est le problème euh donc finalement c'est que quand on est sur le départ qu'on dit la vérité ou à l'arrivée ou au départ donc et après bah l'administration elle raconte ce qu'elle veut et donc il faut travailler autrement. Ce qui est intéressant c'est que monsieur Villeroi de Galot part en disant écoutez il est pas certain qu'on a un scénario très négatif. Alors, il est vrai qu'il a une conception formelle de la récession. Qu'est-ce qu'une récession en droit de l'économie de crise ? Et bien, c'est 6 mois consécutifs de PIB négatif. Heureusement, on n'y est pas, ça c'est sûr. Heureusement, on y est pas. Mais dans le scénario, regardez 0,3 % de croissance,
ça on n'est pas dans la récession, mais finalement, on est quand même au bord de la noyade. Bah, la zone euro est à zéro, ça c'est sûr. Et l'inflation est haute. On est remonté au-dessus de deux, on est au niveau des États-Unis. Donc inflation plus chute de croissance, ça va pas en Europe, ça c'est sûr. Maintenant, on pourra pas parler de récession parce que formellement on y sera pas enfin on y sera pas loin. Côtoyer la récession sans jamais y tomber, c'est le travail des grandes institutions que de le dire. Et une petite curiosité, qu'est-ce que vous avez dit vous en quittant le ministère de l'économie ? Quelles étaient vos vérités ? Bah mes vérités c'était que on peut pas continuer à mener une politique d'austérité fiscale sans jamais l'avoir annoncé aux Français. mais en le leur
faisant subir. C'est d'ailleurs les raisons pour lesquelles le gouvernement de l'époque a explosé et que François Hollande n'a jamais pu se représenter. D'accord. Ça s'appelle une fracture politique et quand on n'est pas d'accord, il faut s'en aller. Il pourra se représenter en en 2027 François Hollande ? Bah écoutez, vu son bilan, ça va être compliqué parce que il y a quand même des gens Moi-même, on va l'inviter monsieur Hollande, on va lui dire dis donc h hein euh qui a vendu Alstom aux Américains ? Qui a imposé 37 milliards d'impôts nouveaux ? C'est deux points de PIB. à des braves gens et aux entreprises. Tout ça euh faudra en répondre. H et [raclement de gorge] on en parlera à Chloé Eridel, la porte-parole du Parti socialiste qui va nous rejoindre dans un
instant. Ce que dit le gouverneur de la Banque de France et ce qui a retenu votre attention, c'est qu'il dit "Nos arbitrages collectifs ont été jusqu'à présents en faveur des seniors et si notre pays poursuit de tels choix gérontocratiques, il ne pourra pas préparer bien l'avenir et l'avenir il est noir puisque c'est un hiers démographique qui s'annonce pour la France et ce soir Arnaud c'est votre plaidoyer." C'est vrai, tout le monde s'inquiète. Tout le monde a regardé les chiffres de la natalité en France, c'est l'écroulement. Nous avons diminué de 24 % depuis 2010, c'est-à-dire en 25 en 2010 15 ans, on a diminué de 25 %. Donc on est pour la première fois le pays un des pays européens, on rejoint l'accord des pays européens où le [raclement de gorge] nombre de décès est
supérieur au nombre de naissances. Donc ça veut dire que la population française a commencé à diminuer. On ne fait plus assez d'enfants et de bébés en France. Mais alors ce qui est intéressant parce qu'on se dit que se passe-t-il ? Où est la politique démographique ? la politique familiale, les allocations familiales. D'ailleurs, vous avez déjà tous les candidats aux élections présidentielles putatives commencent à dire il faut réarmer la natalité, ça fait par exemple Bruno Rota qui propose une espèce de surenchère comme alors il propose Bruno Rotaillot 6 mois de congé de naissance, des déductions fiscales sur l'emprunt immobilier, refondent des aides familiales. Finalement, il veut un peu inciter voir pousser les enfants à avoir des enfants. Est-ce que c'est le rôle d'un politique
finalement de de se mettre dans le lit presque des Français ? Tradition alors ça non, mais c'est la tradition politique des de la France que d'avoir une politique nataliste dynamique et puissante et d'investir beaucoup d'argent. C'est pas un gros mot pour vous politique nataliste. Non, c'est c'est-à-dire on favorise natalité. Mais ce qui est intéressant, c'est que toute l'Europe en est là et même le monde. C'est-à-dire qu'en fait, quand vous regardez tous les continents, la décroissance démographique mondiale a commencé. États-Unis effondrement, Europe effondrement, Asie, Chine effondrement encore plus marqué Afrique des croissant, ça y est ça commence. Vous avez des pays très dynamiques sur le plan démographique qui était à se enfants par femme, ben redescend à 5 à 4
et même Nigéria, on n'est pas loin de trois. Donc nous avons une décroissance mondiale. Pourquoi ? Donc on se pose la question pourquoi les jeunesses du monde, pas seulement européennes ou occidentales, ne veulent plus faire d'enfants ? Et puis pour nous, comment se fait-il que en Occident on ait cette cet hiver démographique ? Pourquoi les jeunes générations on veent pas le faire d'enfant ? C'est intéressant de se poser la question, je la pose. C'est intéressant de se poser la question. Donc qu'est-ce qu'il y a ? Bah déjà la montée de l'angoisse dans ces nouvelles générations. Tous les jours, on nous sert des scénaris qui ressemblent un tout petit peu à la fin du monde. L'angoisse climatique, on va finir à 50°. J'ai moi-même un enfant qui a 10 ans, qui est né en 2015, qui aura l'âge de sa
grand-mère en elle va traverser le siècle. Ce qu'on prévoit en quand elle arrivera au terme de sa belle vie, je l'espère pour elle, n'est pas très incitatif. Ça donne pas envie de transmettre à de nouvelles générations le fardeau d'aujourd'hui. L'angoisse technologique, la révolution technologique permanente, le l'intelligence artificielle. Comment faire des projets se projeter individuellement et collectivement dans cette ce bouleversement permanent ? Et puis, excusez-moi, l'angoisse existentielle euh comment vivre dans ce monde désarticulé euh sans gouvernail, sans raison et agité par le mensonge permanent ? C'est un peu plus de dieu, plus de maître seul
au monde, seul sur la grève, c'est le l'angoisse nichéenne. Mais alors peut-être ça c'est la vérité bien entendu. Mais peut-être que les enfants peut-être que les peut-être que les les jeunes finalement ne font pas d'enfant par l'angoisse de ne pas subvenir à leurs besoins, de ne pas réussir à se loger et peut-être que si on donnait plus d'incitations et bien ça encouragerait. C'est le rôle des politiques natalistes justement de venir soutenir le jeune papa, la jeune maman et de ceux qui font des bébés. Et bien alors toutes ces politiques natalistes, on en a euh testé un certain nombre. la Hongrie, la Russie, la Corée du Sud, la Suède. Alors, les meilleurs, c'est la Suède. La Suède, on octroie pour chaque enfant au deux parents. Tenez-vous bien, Paula, ça
va peut-être vous faire rêver vous qui avez des enfants. 69 congés semaines 69 pardon semaines de congé parental rémunéré à 80 % du salaire. Mais je vais devenir suédoise demain. Vous devenez suédoise mais franchement euh la Suède n'a pas vu sa courbe des naissances s'inverser. En France, on dépense 65 milliards en politique familiale et nous avons le plus bas euh niveau de natalité, de fécondité depuis 1917, la guerre de 14. Euh l'échec ne font jamais d'enfant, ça c'est sûr. C'est ce qu'il faut répéter à tous les idéologues qui vont se préparer à candidater aux élections présidentiel. Et si tout simplement l'humanité avait pris conscience que l'occupation par l'humanité elle-même, par les humains était peut-être un peu trop forte et qu'il devait y avoir un
rééquilibrage euh en faveur de la nature. Est-ce que il n'y pas entré dans l'inconscient collectif que maintenant on va devoir vivre un peu moins nombreux partout sur la planète y compris dans les pays très prolifiques ? Alors moi, je voudrais qu'on se projette. Qu'est-ce que c'est qu'une France où il y a moins de natalité ? Il faut qu'on accepte la fermeture des crèresches et des écoles. Je vois partout des panneaux à Paris. À Paris, vous rendez compte, on ferme des écoles. Moi, c'est il y a 10 15 ans quand j'étais président du département, on se battait pour nos écoles rurales. Et bien là, il faut accepter qu'elle fera de les problèmes de dépenses de santé, elles vont exploser avec la montée de l'âge. Est-ce qu'il ne faut pas diminuer les dépenses natalistes pour aller sur la
santé ? Troisièmement, les retraites. Question intéressante. Nous étions quatre trois actifs pour un retraité en 1970, on va être en 2070 1,4. Donc ça veut dire que pour 100 € de salaire aujourd'hui, on verse 28 € au retraités. Donc là, il y a un problème euh d'écart entre l'effort de l'actif et la le retraité qui est aujourd'hui généreusement servi. Donc ça, ce rééquilibrage entre les âges va devoir intervenir. Et c'est ce que dit Villeroi de Galot dans sa lettre testamentaire de la Banque de France qu'il faut lire et relire. On va lire François Villeroi de Galot. Effectivement, il fait un peu du boomer bashing en disant allez priorité pour les actifs. Maintenant, on va parler
politique puisque il y a un homme qui au surprise s'est déclaré à la à la candidature sa 4e candidature à la présidentielle, c'est Jean-Luc Mélenchon. Déjà quatre éternels candidats. Alors, on peut dire beaucoup de choses sur Jean-Luc Mélenchon, mais on peut aussi s'attaquer à son programme et c'est ce que vous avez fait. Arnaud, il y a quoi dans le programme de la France insoumise ? Alors, je je vais être assez simple. 230 milliards de dépenses nouvelles, 1 million de création d'emplois d'agent public euh et comme on finance ça 100 milliards grosso modo hein 100 milliards d'impôts nouveaux 20 milliards sur les ménages dit riches et 80 milliards sur les entreprises. Donc c'est simple, on arrive à un déficit donc 100 milliards
de déficit de plus par an. On arrive à un déficit euh qui fait 9 points de PIB. Donc en fait la France est soit sous tutelle soit ruinée. Donc si vous voulez couler la France, votez Mélenchon dès le premier tour. Voilà ce que je peux c'est il y a pas d'autre ça n'a aucun sens. Vous trouvez que c'est irresponsable finalement. C'est totalement irresponsable et c'est totalement irréalisable. C'est impossible. Donc c'est un programme qui n'est pas fait pour le pouvoir mais qui est fait pour flatter des catégories socioprofessionnelles. J'invite les Français à ne plus répondre à ce type de proposition. Bon, on a bien compris que c'est pas la gauche que vous allez Non, mais c'est même pas c'est même pas une question de gauche. C'est inadmissible que quand on se présente à
une élection, on ne cherche même pas à résoudre les problèmes de la nation mais qu'on les aggrave notoirement. H donc là quand même ça va très loin entendu si ce n'est pas la gauche donc si ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon pour incarner finalement cette gauche qui pour incarner cette gauche souveraine républicaine et si c'était elle une femme qui refuse de croire au déclin de la France rejoignez-nous Natacha Polonie bonsoir vous êtes ancienne directrice de Marianne vous signez un plédoyer vibrant pour notre France la France corps et âme aux éditions plan 200 pages de conviction c'est une à la France charnelle à sa personne, ses paysages, mais aussi un diagnostic sévère sur son délabrement et peut-être un programme de reconquête, peut-être un programme
politique. En tout cas, Arnaud, ce soir, vous avez envie de lancer le mouvement Natacha présidente. Bah, en tout cas, je vais vous dire, j'ai lu votre livre Natacha Polonie, la France Cors et âme. Félicitations. C'est un livre que tous les Français doivent lire. Voilà, je vous le dis franchement, il faut même la prendre par cœur. Pourquoi ? parce que il y a une vision euh un projet qui est là qui dit les choses simplement l'éducation, la pu la grandeur de la France, c'est le retour aux fondamentaux avec les armes du bon sens. Donc moi, je vais vous dire euh félicitations déjà pour ce travail qui est simple, qui dit les choses et qui nous permet de nous projeter. Et puis surtout moi ce que j'aime c'est que vous aimez la France.
Oui oui, j'aime la France et surtout vous savez je pense qu'on a tous on aime tous la France c'estàd que les dernières études d'ailleurs le montrent. C'est ça qui est extraordinaire. Il y a eu une étude en janvier 2026 sur les fiertés françaises et alors tout le monde a eu l'air étonné. Oh mais les Français sont fiers de leur patrimoine, sont fiers de leur patrimoine naturel, historique, gastronomique. Mais quelle surprise ! Mais évidemment, c'est un pays absolument extraordinaire. Et le mot qui ressortait dans cette étude et c'est très intéressant, c'était le mot de gâi. C'est pas le mot de déclin, c'est le gâi. C'estd qu'on est tous en train de se dire "Mais enfin, on va quand même pas laisser ce pays s'enfoncer." Et en fait, ce livre, il sert à ça. Il sert à
dire "Écoutez, il y a une histoire, il y a un patrimoine, nous le partageons, il y a un idéal. La France, c'est à la fois un corps et une âme. C'est un corps charnel, c'est-à-dire ce sont des paysages que vous avez là qui sont splendides. C'est une géographie qui se transforme en histoire et en politique, en corps social. sont des gens, ce sont des paysans, ce sont des ouvriers, ce sont des ingénieurs. Et tout ce corps, il souffre, il souffre et vous en parlez toutes les semaines ici, il souffre de la désindustrialisation, de la disparition, de la production qui petit à petit dévitalise les territoires. Et puis il y a une âme de la France et cette âme c'est l'idéal républicain, liberté, égalité, fraternité. Mais exactement en acte parce que quand on voit ça sur les les fronties, des
écoles et des mairies, on se dit ça c'est bidon donc quand est-ce que ça va être vrai ? Et ça, j'adore que vous disiez ça. Excusez-moi, je peux faire des compliments Paola, on n'est pas obligé de se [rires] Vous avez dans made in Montebourg qui est l'émission du made in France, on salue les défenseurs du M in France. Donc je vous félicite Natacha. Oui, mais il faut préciser, il faut préciser ce que ça veut dire en acte. Et en effet, quand vous vous battez pour alerter sur la baisse de la production, sur le fait que en fait on ne fabrique plus en France, qu'est-ce que ça veut dire derrière ? Bah, ça veut dire qu'on a plus de quoi payer ce modèle social. Ça veut dire qu'on a plus de quoi faire en sorte que les services publics soient partout. Donc il y a plus d'égalité
quand vous quand vous grandissez dans la creuse que il y a pas de il y a il y a pas d'infrastructure, il y a pas de il y a pas d'université, il y a rien. Comment vous exercez votre liberté ? L'articulation entre liberté et égalité, elle est là. Et derrière en fait la question c'est de savoir comment on perpétue cette promesse extraordinaire de 1789, c'est-à-dire le peuple souverain. La démocratie c'est le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple. Et ça aussi ça a été abîmé. Pourquoi ? parce que petit à petit bah vous c'est la définition même du pardon vous coupez c'est la définition même du populisme par le peuple pour le peuple c'est ça donc en fait vous dites l'état de droit c'est bien mais il faut le rééquilibrer par la souveraineté populaire exactement ce que dit par
exemple un Marcel gaucher par exemple un Jean-Éric Chuttelou un Jean-Pierre Chevenemand voilà voilà un un Arnaud Mondbourg mais vous aussi bien sûr vous avez été pionné peut-être trouvé excusez-moi j'ai peut-être trouvé j'ai peut-être trouvé ma candidate du made in France [rires] Mais vous devriez monter le projet effectivement Polonie 2027. Arnaud vous présent ou la base c'est quand même déjà de prouver que on a on peut se réunir et que les Français en fait attendent cette lecture de la France. Moi c'est ça qui m'intéresse en fait parce que bon là on est dans la course au candidat on en a 15 qui se présentent tous les jours. La question c'est d'abord est-ce qu'il y a une vision ? Mais moi, je suis effrayé du vide en fait. Je suis effrayée de l'absence et de la cour de récréation pour
assistants parlementaires si vous me passez. Parce que le propos pas très agréable. Là, ce qui me semble important, c'est de dire que on va se allons arriver à l'automne avec une crise absolument majeure parce que là, même si le D3 d'Ormose est rouvert demain, en fait, il va y avoir une inflation. Il y a des risques de pénurie et la France paye 30 ans de d'incury où il a été impossible de faire prévaloir la production. Donc la souveraineté, c'est-à-dire l'indépendance. Nous n'avons pas prévu l'imprévisible. Or, c'est ça le rôle des politiques, c'est de prévoir l'imprévisible, c'est-à-dire de faire en sorte d'être protégé. Alors qui en qui pourra alors la question c'est pas enfin pardon mais pour l'instant non non la
question pour l'instant c'est est-ce qu'on peut se mettre d'accord pour se dire que là ce qui va être en jeu face à cette crise c'est ce qu'on appelle la physicalité c'est-à-dire qu'on va s'apercevoir à nouveau que le monde est matériel qu'une qu'une économie virtuelle qui paye des cabinets de conseil MINS et des et des avocats d'affaires. Très bien, ça fait un PIB qui est élevé. Mais la question c'est de savoir quelle est la la nature concrète de l'économie. Parce que quand on n pas d'énergie, quand on n pas de matière première et bien on a plus rien et il y a plus de quoi payer les cabinets de conseil. Alors madame Polonie, vous dites dans votre livre l'Union européenne ne nous permet pas, contrairement à ce qu'on nous raconte d'être plus fort. C'est tout.
Vous pourriez commenter ce propos de votre part s'il vous plaît ? C'est-à-dire que je je fais partie des gens d'abord qui croient qu'il y a une civilisation européenne que nous avons quelque chose de spécifique que nous avons apporté au monde. En revanche, on nous a vendu l'idée que l'Union faisait la force et nous on a vu Ursula Verleyen face à Donald Trump en train de s'écraser et d'accepter des droits de douanes qui étaient inacceptables. Pourquoi ? Parce qu'en fait quand on quand on dit il faut agir en européen, il y a d'ailleurs a que les Français en fait qui expliquent ça. C'est ça qui est formidable. Quand vous allez à Bruxelles, même des commissaires européens vous disent "C'est terrible, les Français quand ils arrivent à Bruxelles, c'est les seuls, ils mangent
leur leur passeport". J'ai un commissaire européen qui me l'a dit. C'est quand même fabuleux. Donc le problème c'est que il y a des divergences de modèles économiques en Europe. C'est comme ça. C'est pas c'est pas grave si on en prend acte et si on décide de mettre sur la table d'introduire un rapport de force. C'est-à-dire que chacun défend ses intérêts vitaux et on se met d'accord et on arrive à un accord. Là qu'est-ce qu'on fait ? On dit non on n rien vu. Donc par exemple l'Allemagne défend à tout prix ses exportations, quitte à ruiner les voisins. C'est pas grave, on fait comme si on avait pas vu. On croit au couple franco-allemand. Les Pays-Bas sont le cheval de 3 dans l'Europe des des produits chinois. Je vous cite un chiffre, 2022. Balance commerciale des
Pays-Bas, 120 milliards de déficit vis-à-vis de la Chine, 326 milliards d'excédents commercials vis-à-vis du reste de ou une com sur tous les produits chinois qui nous fourent. Excusez-moi de parler comme ça comme une m ailleurs. Mais c'est exactement ça. Voilà, c'est écrit dans les traités de l'Union européenne 25 % des droits de douane pour le premier pays importateur. C'est un modèle économique. C'est là. C'est là. Voyez madame Polonie, moi je je suis d'accord avec toutes ces analyses. Ce livre est comme si c'était le mien. Donc j'en je le fais bien et j'invite les Français à le lire parce que il y a enfin dans le débat une vision et un chemin. Maintenant il faut faire le programme. Non mais d'abord voilà, on se met d'accord là-dessus. Et surtout la question c'est comment on rassemble
parce que moi ce qui me frappe dans le débat politique aujourd'hui c'est qu'on a des personnages politique qui arrive qui se présentent. Je suis effrayé parce que il vous ils arrivent avec des programmes, ça pourrait être le même il y a 5 ans, il y a 10 ans. C'est-à-dire que tout ce qui s'est passé, voilà, la guerre des matières premières, je dire les États-Unis et la Chine qui se livre une guerre sur les matières premières, les les technologies critiques, ça n'existe pas. On est là en train de reproduire le même. Alors que l'urgence, vous en parliez à l'instant sur ce plateau, vous étiez en train de parler des questions d'abord de du rapport du gouverneur de la Banque de France où on s'aperçoit que le problème c'est pas de savoir exactement si on a créé quelques emplois ou pas. C'est la
nature de ces emplois. c'est est-ce que parce que les emplois industriels, ça crée des emplois de service derrière, ça crée de la richesse. Ce sont des emplois stables, alors même que nous, on a une une économie qui est allée vers les emplois de service qui sont beaucoup moins protégés, qui sont pour certains des emplois précaires. Donc, on a dégradé la nature de notre économie. Et derrière, vous parliez de la natalité. Alors moi, j'aurais, si vous avez bien vu dans le livre, il y a des il y a des sur la natalité, on n'est pas d'accord parce que moi, je crois qu'il faut une politique de natalité et qu'en fait ça passe d'abord par vous savez pourquoi d'ailleurs je crois en une politique de natalité ? Parce que quand vous regardez le nombre d'enfants par femme et le
nombre désiré d'enfants par femme, c'est pas le même. Et moi, ma volonté, c'est que les gens puissent faire ce à quoi ils aspirent. Et donc, s'il y a des gens qui ont envie de faire des enfants, a rien de plus beau, et bien on doit pouvoir les aider. Et comment on va les aider ? D'abord, on est dans les femmes. Voilà le logement, la possibilité pour une femme de mener sa carrière en ayant des gardes d'enfant qui qui fonctionne, en étant la en ayant la certitude qu'elle va pas se retrouver. Et ça franchement quand on a quand une fois dans sa vie, on a annoncé une grossesse à un employeur, on le sait. L'idée c'est est-ce que on va perdre son emploi ou est-ce qu'on va retarder sa carrière ? Tout ça c'est important. Combien avez-vous d'enfants, madame ? Trois. Félicitations. Vous avez bien
travaillé pour la France. C'est oui, c'est alors c'est à la fois voilà, il faut le dire ça rend service surtout dans un système par répartition mais c'est surtout un bonheur extraordinaire et donc faut pas se priver de ça mais les gens qui renoncent parce qu'ils ont pas la chambre supplémentaire parce que ils sont alors vous pensez pas qu'avec les 65 milliards qu'on dépense en refondant cette politique on pourrait être plus efficace sur la défense publique ? Alors un exemple par exemple vous parliez des vous vous parliez des allocations. Pourquoi les allocations augmentent au fur et à mesure du nombre d'enfants ? Moi, j'ai jamais compris. Je suis désolé. L'enjeu, c'est que les femmes et les couples puissent avoir un enfant, deux enfants. Après, le reste, ça relève
du choix personnel. Donc la nation, elle doit aider sur le premier, le deuxième enfant. Et derrière, c'est terminé. C'est c'est une refondation. C'est un peu une refondation. Ça s'appelle effectivement presque un programme politique, on peut le dire, puisque vous avez un chapitre sur l'agriculture, un chapitre sur l'école, un chapitre sur l'égalité. Pourquoi est-ce que est-ce que j'ai pas devant moi finalement une future candidate, à premier ministre ? Engagez-vous tous les deux, faites un titre. Non, mais j'ai une question pour madame Polonie parce que moi j'admire depuis très longtemps ses écrits, ses positions, sa constance et sa sa vérité tempérée et humble. Bah, c'est très important et je vous en remercie parce que dans le débat public, on en a besoin. Et donc, je veux vous
rendre cet hommage en disant il faut faire une équipe de France de la reconstruction de la République. Elle est là l'équipe Arnaud de tout. Vous pouvez rassembler comme ça. Moi je serai votre adhérent. Je je vous soutiendrai. Voilà, il se dit orphelin chaque semaine che de la gauche républicaine. Vous êtes peut-être le meilleur cher Arnaud. Une chose est sûre en tout cas je fais partie des gens qui considèrent que Jupiter c'est quelque chose de dingue. Moi le côté roi tomaturge qui va guérir les écrouelles, je ne comprends pas ça et je ne l'ai jamais compris. Ouais, l'intelligence collective ça existe et je vais même vous dire je crois moi que quand on dirige une équipe et je l'ai fait quand j'étais à Marian et je viens de créer une revue l'audace quand on
dirige une équipe on s'entoure de gens dont on considère qu'ils sont meilleurs que vous. C'est comme ça que ça marche. Bah oui, c'est comme ça qu'on est bon. C'est tout. Donc on a un problème en France avec cette ce évidemment cette aspiration à un élan qui est tout à fait noble et il est porté et il est forcément incarné. En revanche, ça ne signifie pas que on va régler tous les problèmes tout seul. Et je crois que la question, vous avez cher Arnter un jour un parti qui s'appelait La Rose et le Reda. Il faut rappeler au français ce que c'est la rose et le Redda. Poème de d'Aragon en hommage à Guimoket et à Honoré Destien d'or, donc un communiste et un chrétien convaincu. Celui qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas. Quand les blés sont sous la grêle,
fou qui fait le délicat, fou qui songe à ses querelles au cœur du commun compte. Donc il n'y aura pas de de parti qui s'appellera l'audace. Madame Madame Polonie, elle est elle est elle est euh Philippe Segin, Jean-Pierre Chevenbo, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas comme moi, ils n'ont pas réussi à s'entendre. Ouais. Elle est dans son dans sa pensée. Moi, je l'ai été dans mon engagement personnel. Et ça serait pas la première journaliste à rentrer en politique, he ? Et et bienvenue bienvenue puisquon [rires] a besoin on a besoin de tout bijou mais ça vous démange pas du tout en tout cas mais j'ai quand même lu dans le Figaro d'hier ou de ce matin je ne sais plus Natacha Poloni présidente de la République point d'interrogation et si c'était elle ? Donc ça y est c'est parti.
La question n'est pas que ça démange. Vous voyez com comment vous comment vous présentez les choses et en fait c'est ça le problème. On ne décide pas de ce genre de chos plateau de télévision. Pourquoi ? parce que c'est un engagement profond. Vous voyez comme les les Français sont en train de souffrir, comme ils sont dégoûtés de la politique à un point gigantesque qui n'est jamais arrivé. Pourquoi ? Parce qu'ils ont été déçus. Donc la responsabilité de tous ceux où qu'ils soi qui ont accès à la parole publique, c'est de bien mesurer ce qu'ils font et de savoir que en gros, on se doit aux Français. Donc il y a pas de euh vous voyez de c'est pas un jeu, c'est pas un hobby, c'est quelque chose qui relève d'un engagement profond. Mais pour l'instant,
pour l'instant la question c'est de savoir comment on fait pour se mettre d'accord sur des idées de fond et moi, je crois qu'il y a moyen de sortir de ce qui est en train de tuer la démocratie française, c'est-à-dire cette démocratie minoritaire où chacun parle à une petite clientèle et on a oublié en effet ce qui faisait le fond de de votre engagement Arnaud, c'est-à-dire le cette vision golienne. Nous pouvons nous rassembler sur une vision qui soit pour en faveur du bien commun et pour la France. Alors alors mais alors mais mais qui allez-vous rassembler du coup du coup qui le PS franchement c'est devenu les proxy de Mélenchon hein quand même pour parti à droite à droite c'est les proxy de le P je vous parle pas de politique
moi je vous parlez je vous parle de la France je vous parle des Français alors bonsoir Chloéidel porte-parole Oui tout à fait porte-parole du parti socialiste. On va revenir avec vous sur ce sondage etab exclusif pour BFM TV qui parle de la taxe des carburants et qui annonce que deux Français sur trois demandent justement une baisse des taxes malgré la situation publique. Alors est-ce qu'il faut sortir le chéquier ? On a vu que l'Espagne l'a fait, l'Italie l'a fait. Le PS est plutôt pour Arnaud, vous êtes pour aussi. Moi, je suis plutôt favorable à ce qu'a défendu ici à votre place euh notre ami Jean Covici qui a dit "Au lieu euh de dépenser de l'argent à fond perdu qui incite à continuer à consommer du
fossile, euh il faut faire euh le leasing social euh multiplié par 10, ce qui n'est pas le cas par le gouvernement et c'est-à-dire aller vers la possibilité pour les Français de passer à l'électrique qui est trop cher encore et d'éviter d'acheter chinois. Donc pour ça euh euh il faut mettre les milliards qu'on aurait mis dans les baisses de taxes ou les milliards qu'on peut demander à la compagnie totale et à toutes les grandes majors euh pétrolières qui ont gagné beaucoup d'argent dans cette période. leur demander de financer avec les C2E, vous savez, les fameux certificats des comis d'énergie qui sont dans le prix du pétrole financer une extension pour toutes les classes moyennes, l'accès au leasing social, c'est-à-dire en fait c'estes 40 c'estes
90 € par mois en fait vous êtes en différentiel sur une R5 électrique. prend Renault parce que c'est une marque qui appartient à France mais une ER5 électrique comparée à une clothermique vous avez 40 % d'économie tout compris les pas le contrôle les vidang je n'ai pas tout donc quand vous regardez ce que vous gagnez c'est intéressant de le faire mais le problème c'est l'obstacle du prix qu'il faut mettre au début [grognement] donc la position de Jean-Marc Jeancovici qui est venu l'exprimer ici que j'ai approuvé me paraît être la plus intelligente aujourd'hui disponible des cerveaux que que que OK. Donc vous sortez pas vraiment le clid. Mais c'est aussi la position du Parti socialiste. C'est dans notre projet à court terme, nous nous pensons
qu'il faut aller chercher évidemment pas aller vers une baisse de taxe qui en fait subventionne tous les ménages. Les fossiles coûtent très cher pour les finances publiques, mais aller récupérer les super profits constatés du côté de Total, 2 milliards d'euros environ à récupérer selon nos calculs et à aller pouvoir soulager à court terme les Français les plus modestes qui dépendent de leurs véhicules pour les activités quotidiennes et notamment pour aller travailler. qu'une politique ciblée sur les plus modestes, ce que n'est pas la baisse de taxe. Mais à moyen terme, euh je veux dire, ça fait 45 ans qu'on a des chocs pétroliers en France, il faut aller vers un nouveau contrat social des transports. Moi, c'est le terme que j'emploie parce que je pense que les
transports, c'est une question sociale et territoriale. Et donc, il faut chercher à massifier l'accès à la voiture électrique qui aujourd'hui est inabordable pour les gens à travers la location sociale, qu'il faudrait rendre accessible à 1 million de ménages par an. C'est ce que nous proposons exclusivement pour les ménages les plus modestes et ceux qui habitent en zone péré urbaine et rurale. Il faudrait aussi nationaliser les autoroutes. Je sais que vous êtes également favorable à cette proposition et réinvestir les profits pour massifier là aussi l'offre de train. On voit qu'en ce moment les Français se reportent notamment sur le train hein, les TER, les trains régionaux. Il faut ouvrir d'autres lignes, les RER métropolitains, il faut faire cette révolution des plus court
terme, est-ce qu'il faudrait plus de chèque énergie ? même par exemple avec l'inflation qui monte une revalorisation des salaires et si oui avec quel argent ? Oui, il faut revaloriser les salaires dans ce pays. Nous nous proposons une hausse du SMIC et ensuite l'organisation d'une conférence sociale pour tirer l'ensemble des autres salaires vers le haut. Mais nous le disons aussi très clairement, la hausse des salaires dans le pays ne règlera pas le problème du pouvoir d'achat. Ça n'y suffira pas. Pour ça, il faut baisser ce qu'on appelle les dépenses contraintes, c'est-à-dire logement, énergie, transport, alimentation. parce que ces dépenses, elles ont augmenté beaucoup plus vite les 30 dernières années que les salaires. Aujourd'hui, le logement, c'est 30 % du budget des Français. C'est
même jusqu'à 45 % pour les classes moyennes et populaires et dans les zones tendues, les zones touristiques, les grandes villes et cetera. C'est impossible. Donc il faut faire baisser le prix du logement par des politiques de puissance publique d'encadrement du marché. la taxation des logements vacants comme le fait par exemple Emmanuel Grégoire à Paris, euh aller réguler des grandes plateformes comme Airbnb, refaire du logement social en faisant appliquer la loi SRU. Bref, c'est des politiques de puissance publique qu'il faut pour faire baisser les dépenses. Non, mais le Parti socialiste a toujours de très bonnes idées dans l'opposition. C'est beaucoup plus difficile de les voir appliquer lorsqu'il a le pouvoir. J'en sais quelque chose. Voilà. Moi ce que je sais c'est que le Parti
socialiste a une dérive que je connais bien qui est celle du concours l'épine permanent de l'impôt nouveau. C'est quand même un truc très spécial quand même. C'est-à-dire que il y a beaucoup de magistrats de la Cour des comptes qui adorent ça et qui font des programmes disant tiens on va taxer comme ça un problème en France surgit une allocation un impôt. Donc ça on a un problème avec ce qu'est devenu le parti socialiste. Je n'ai pas mentionné, je dis franchement parce que on a les stigmates du hollandisme qui sont sur la table. 37 milliards d'impôts nouveaux. J'ai vécu ça à l'intérieur. On était dans un état de de fracture à l'intérieur du collège gouvernemental parce qu'on avait monsieur Hollande et son ministre de de du budget avec son scalpel qui d'ailleurs est chirurgien,
monsieur Causc, ils avaient un un curieux une curieuse manière d'opérer les catégories socioprofessionnelles le disant "Allez tiens, on va prendre ça ça 37 milliards d'impôts." Ça c'est les le bilan du dernier passage des socialistes au pouvoir et d'ailleurs même le ministre de l'époque qui était Pierre Moscovicier avant qu'il n'entre à la Cour des comptes avait dit il y a un ralbol fiscal. Je leur disais vous êtes en train de faire une politique d'austérité fiscale là où ailleurs c'est austérité par la baisse des dépenses. Vous vous le faites par la par le matraquage fiscal des Français. Donc si vous voulez ça, vous allez avoir ce sujet-là madame Ridel a traité. Alors moi je je regardé votre programme, j'ai vu il était pas chiffré, c'est trop tôt.
Vous en est cours d'amendement par les militants c'est pas voté par les militants. Donc il y a des choses qui s'ajoutent, qui se retranchent. Ça ça ne ça ne rim à rien de le chiffre actuellement. Mais vous inquiétez pas, il le sera parce que nous avons toujours été consistants. Vous êtes un peu dur avec le mandat qui Chloé, il a été prié par qui ? Parce qu'on vient on vient d'apprendre justement que Boris Vallot quittait la gouvernance. Vallo a a grandement participé à l'élation du projet. D'ailleurs, il lui quitte le navire. Alors, il va peut-être changer le programme du PS. Non, le projet du PS, il est sur la table. Il est en discussion dans toutes les fédérations du pays auprès de nos militants et aussi avec les partenaires sociaux et il sera voté avant l'été. Le
désaccord de Boris Vall ne pas sur ce pardon. Ah, il y a un désaccord. Donc, et pourquoi est-ce qu'il s'en va Boris Vallot ? Il quque la direction nationale, vous lui poserez directement la question mais me semble-t-il sur des questions de stratégie et de participation ou pas du Parti socialiste à la primaire à une primaire de la gauche et sur la désignation aussi interne d'un candidat. Il trouve que la gauche va en ordre dispersé. Comment alors oui il n' pas les mêmes je vous en prie. Pardon. Le problème majeur, me semble-t-il, c'est qu'on a avant tout des stratégies de personnes et que votre programme, quelle que soit la bonne volonté que vous yez mis, risque de rentrer dans ces stratégies personnelles où il s'agit de
se faire porter, de d'exister, d'essayer de torpiller un tel ou un tel. Et la question qu'on a, c'est quand même que il faut d'abord se répondre à un élément essentiel. Est-ce que la France dépense trop d'argent ou est-ce qu'elle gagne trop peu ? Et comment elle fait pour gagner plus ? Comment on peut en être encore à penser systématiquement en terme de redistribution ? On a un problème de production. Vous savez tous les programmes politiques, on les fait en augment avec des dépenses. D'ailleurs, j'ai fait une chose répondre que nous avons je veux mettre dans votre réponse une question supplémentaire avant mais je vais vous laisser répondre. J'ai fait un exercice sur la base de votre programme inachevé. Je l'ai donné à Anthropique Claude. J'ai
dit chiffrez-moi ça. [rires] Je veux savoir ce que Et franchement j'ai trouvé j'ai trouvé 80 à 100 milliards de dépenses supplémentaires et 10 à 25 milliards de recettes pour les gager. Ça fait quand même un une impasse de 55 à 88 milliards. Donc c'est un mini mélangchon votre programme en fait. Mélenchon vous disiez 200 milliard vous êtes à 100. Voilà. Et les recettes bon là pardon c'est de là c'est de l'a propos. D'abord sur la question des impôts puisque vous m'interpiez là-dessus tout à l'heure dans les mesures que je vous ai détaillé juste avant sur la question du logement, rien ne résulte d'impôts. C'est de l'encadrement du marché par la loi et par de la régulation. Tout ne fonctionne pas avec des impôts. Et là-dessus, je pense que nous pouvons être d'accord sur
la nationalisation des autoroutes, pas des impôts nouveaux. Ensuite, sur l'interpellation que vous faites en disant il y a que pour la redistribution, mais pas du tout. Nous avons un axe très fort autour de la réindustrialisation de notre pays euh dans ce projet, de la construction d'une souveraineté européenne dans tous les domaines. Et là où je suis d'accord et là où je suis d'accord avec vous, je vous réponds juste après parce que cher la souvené européenne c'est le concept macronien par excellence. Nous avons un problème de productivité en France. Vous dites comment est-ce qu'on crée plus de richesse ? Et vous avez raison, c'est un problème fondamental et dans les auditions que nous avons mené avec des économistes, leur avis c'est qu'il faut mettre le paquet sur l'éducation. C'est
comme ça qu'on pourra recréer plus de sorti pas le bilan du Parti socialiste sur l'éducation. Il y a une mesure qui s'autofinance à moyen terme tellement elle est efficace en terme de réussite éducative, c'est la réduction du nombre d'élèves par classe à 19 élèves par classe. Et à côté, c'est surtout de payer correctement les enseignants, démocratiser l'accès au métiers scientifique et au métier de l'innovation pour tous les enfants notamment d'ouvriers et d'employés qui aujourd'hui n'ont pas les mêmes chances que tous les autres et vous perdez énormément de talent se faisant. Donc nous avons une réflexion là-dessus. Euh je vous rassure, vous savez que dans les années 1980, c'est exactement la politique qui a été menée, la réduction marginale du nombre d'élèves par classe.
Alors même que les alors même que les programmes scolaires et les méthodes étaient petit à petit détricoté et détruit et que ça a donné le résultat qui est actuel. Donc la question du nombre d'élèves par classe, c'est pas c'est pas c'est pas la seule. La question c'est la question c'est la rémunération correcte des professeurs pour pouvoir créer lutter contre la crise d'évocation. Alors la question c'est l'organisation du système et c'est le travail sur les méthodes d'apprentissage priorité sur l'éducation et le est-ce que effectivement le le parti socialiste va dans le mur avec le départ de Boris Vallot avec cette absence de de d'accord sur cette primaire c cette programme qui n'est pas chiffré ça c'est veut dire que quoi Olivier Fort a le choix entre qui entre François Hollande
candidat Raphaël Guxman et pour moi moi je ne sais pas franchement je ne comprends plus rien ce à tout ça. Madame Ridel est là pour nous expliquer ce qui se passe. Moi, je ne peux pas lire dans le mar du café du Parti socialiste. Franchement, c'est un café très amer d'ailleurs, je trouve parce que il s'est rétréci dans ses bases politiques et sociologiques. C'est qu'aujourd'hui, moi j'ai vécu sur le terrain là où j'habite en Sonéloir où nous avions des scores très élevés. J'ai vu tous mes voisins, tous mes électeurs, enfin nos électeurs partir au Front National. Donc si vous voulez le quinquena Hollande il est peut-être je suis peut-être dur mais j'ai envie d'être dire qu'il faut être juste plutôt
que d'être dur ou et en étant juste on comprend qu'il y a 3 millions de voix qui sont partis au Front National par l'effet des politiques socialistes et dans l'abstention aussi. Oui. Enfin les électeurs de gauche sont passés au Front National profonde et donc c'est pas pour rien qu'aujourd'hui un Jordan Bardella ou une Marine Le Pen à 357 % d'intention de vote irréfragaable. Ça descend pas. Vous pouvez tout essayer, les traiter tous les noms, ça change pas. Pourquoi ? Mais parce que euh les gouvernements, les partis de gouvernement ont fait la politique de la Commission européenne en le dissimulant derrière des gentils mots de campagne et en vérité, la France n'a pas pris de décision pour elle-même décidée par les Français dans leur souveraineté exprimée. C'est ça qui
s'est passé. Donc quand vous parlez de souveraineté européenne, je tremble parce que Oui, je tremble. Je vais vous dire pourquoi. Parce que ça n'existe pas. Allez-y. Ça n'existe pas. Moi, je connais la souveraineté européenne, je la connais pas. Je l'ai jamais rencontré. Et ce que je sais aujourd'hui, c'est que elle est à genou dans Donald Trump. La souverion de notre liberté, notre souveraineté aujourd'hui. Je voudrais Non mais parce que comment vous dire, vous me parlez du mandat de François Hollande et cetera. Moi je fais partie d'une nouvelle génération au Parti socialiste. Pas connu ce mandat là. Et ce que j'ai essayé de faire très humblement, c'est de travailler [grognement] pour que le Parti socialiste de nouveau est un projet lisible. euh est crédible euh
à présenter aux Français. Voilà. Donc après si vous voulez les les questions de trincarnation euh c'est déjà bien. C'est déjà bien mais il y a encore du boulot madame Bridel. Il y a encore du boulot. Et ben on va vous offrir le livre de Natacha Polonie La France cor et âme aux éditions Plomb on vous l'offre. Merci infiniment. Merci Natacha Poloni d'avoir été avec nous sur le plateau de Made in Montbourg. On va passer à votre chronique préférée Arnaud Mondbourg. qui s'appelle donc On marche sur la tête et il est question d'un petit objet d'un jouet pour enfants que tous les Français ont presque ont mâchouillé. C'est Sophie la girafe, icône nationale symbole du made in France, cadeau de naissance incontournable qui a été fabriqué en
Haute Savoie depuis 1961. Sauf que et bien depuis cette semaine, on a appris par Media Part que l'essentiel de la production de Sophie la girafe est en fait made in China. On marche sur la tête. Est-ce que cette appellation est vraiment contrôlée ? Il y a pas d'appellation contrôlée parce que le droit européen qui s'applique et c'est une information qu'il faut faire comprendre à tous ceux qui nous écoutent, le droit européen est un droit qui interdit l'origination sur les produits. Vous n'avez pas le droit, un état n'a pas le droit de dire vous devez mettre une étiquette made in France obligatoire parce que d'après la le droit européen, c'est un obstacle au commerce. Vous rendez compte ? C'est un obstacle au commerce. que de dire la
vérité sur l'origine des produits. Donc il y a une bataille aujourd'hui par exemple, il y a une il y a une un organisme privé de la lab la bellisation qui s'appelle Origine France Garantie auquel beaucoup des entreprises que j'ai créé est adhérente. C'est des entreprises privées qui sont mis d'accord pour créer un label sur les produits effectivement contrôlés d'origine contrôlée made in France. Mais je vais vous dire, eux euh chacune de ces entreprises sont obligés de payer pour certifier alors qu'en vérité ça devrait être ceux qui euh euh ne sont pas très clairs qui devraient payer pour prouver que ils font vraiment mine France. Alors, mais la question que je vous pose Arna, c'estàd qu'on peut fabriquer un produit en Chine et si on l'assemble en France ou si on rajoute deux trois
détails avoir le tampon made in France dans les supermarchés vous avez du tricolore partout. Bah, regardez bien parce que vous verrez que parfois c'est du ce qu'on appelle du francolavage, c'est-à-dire du tricolore euh fraté. Et d'ailleurs maintenant la direction des fraudes, la répression des fraudes enquête sur les désignations trompeuses. Alors, je vais pas jeter l'anathème sur Sophie la Girave. J'espère que l'entreprise va relocaliser. Il se peut qu'elle ait eu des difficultés de coût de production d'énergie parce que je vous rappelle que les le prix de l'énergie est devenu insoutenable pour les producteurs agricoles, artisanaux, industriels de ce pays et donc il y a eu quand même beaucoup de dégâts sur ce terrain. J'espère qu'il y aura une relocalisation
de Sophie la girafe. D'ailleurs, je vais appeler le chef d'entreprise pour en parler avec lui. Merci Arnaud Mondbourg. On va passer à la catégorie des génies du made in France et on va reparler du D3 d'Ormous qui est toujours paralysé et qui met les agriculteurs à genou. Vous le savez 30 % des engrais 30 % des engrais nécessaires pour enemercer les champs sont bloqués dans le détroit d'Ormous. Mais dans un petit village de Moselle à Ring et bien un père et son fils n'attendent pas la fin de la guerre pour trouver des solutions. Bonsoir Jean et Pierre Mesner. Bonsoir. Merci d'être avec nous dans Benny de Montbourg. Vous êtes génie du Made in France puisque vous avez mis au point et bien regardez il est là le Fert un engrais naturel. Arnaud c'est vous qui décernez cette médaille ce soir.
Bah d'abord des paysans sur le plateau qui sont des génies du Mine France. Il y a longtemps qu'on voulait le faire et je veux remercier la famille père et fils Nismer. C'est ça. Voilà. Merci beaucoup. Vous êtes d'où en Moselle ? Euh de Remrain. Remin en Moselle. près de c'est à 40 km de mess. Et ben ça va. Voilà, c'est bien. C'est une France. Alors, on vous remercie parce que vous avez imaginé et avant la crise de l'engrais parce que comme vous le savez l'urée, l'ammoniaque sont quand même bloqués dans le D3 d'Ormous. Il y a un tiers des engrais mondiaux qui sont bloqués là-bas et les prix sont en train de s'envoler et vous vous avez une solution que vous allez maintenant exposer qui fonctionne
qui a été certifié par les scientifiques. Vous avez eu le premier prix, je tiens à le dire du comité français de la fertilisation. Rien hein. Donc ça veut dire que tous ceux qui sont les professionnels savent que c'est un engrais de substitution au produits chimiques qui marchent. Il est naturel, expliquez-nous. Et il est fait à partir de cette roche. Je voudrais juste que vous la montriez à l'écran. Voilà, un produit entièrement naturel issu d'une ferme française madine France comme on le dit qui permet d'améliorer l'efficacité des engrais chimiques et donc de réduire leur utilisation. Voilà, le principe actif repose sur une roche volcanique, l'azéolite, qu'on a associé à des éléments nutritifs essentiels aux plantes pour former un nouveau vecteur d'assimilation des éléments nutritifs. H
et le processus de validation a duré environ 4 ans. On a certifié au niveau de l'Union européenne, on a obtenu deux publications agronomiques à comité de lecture et puis donc un processus complet de validation scientifique pour aboutir à un produit un produit fini. Ça ça vous est venu alors vous avez qu'est-ce que vous avez comme culture dans votre exploitation ? Alors, on a une exploitation de 180 hectares de grande culture. La luserne, du fourrage, des blé pas de fourge parce qu'on a pas pas d'animaux. Donc, mais du blé, de l'orge, du colzar, pas du tournesol, du maïs occasionnellement du maïs se grain un peu de tournesol. Tout à fait. Le colza d'accord très beau. Voilà. les cultures classiques en grande culture et donc on a toujours cherché au niveau de l'exploitation à rentabiliser
enfin améliorer la la rentabilité technicoéconomique. Pas obligatoirement d'exploser les rendements mais de trouver un équilibre toujours. Voilà. Ouais. Et donc c'est un peu comme ça qu'on a démarré les travaux parce que les prix des engrais aujourd'hui il flanc mais ça fait déjà quelques années que les prix montent régulièrement. Donc on a et c'est une dépendance économique considérable vis-à-vis parce que faut savoir les Français doivent savoir que les engrais c'est du gaz. C'est du gaz trans les engrais chimiques, c'est du gaz transformé. Donc là, quand il y a pas de gaz, il y a plus d'engrais. Alors là, la saison est couverte mais attention pour euh ce qui a arrivé les semis euh à venir hein. Aujourd'hui, à peu près 80 % de ceux qui avaient stocké
leur engrais la saison d'avant, donc ils l'ont acheté à bon prix. Mais là, les engrais s'envolent et c'est là que Ferti arrive. Vous économisez à l'hectare combien ? Vous faites économiser à vos collègues agriculteurs combien l'hectar ? 25 % des engrais chimiques sans perte de rendement, même une amélioration légère du rendement en diminution de 25 % d'engrais 40 unités. Donc ça fait quand même du 100 120 €. Ouai, c'est ça. Alors actuellement, c'est c'est environ c'est environ 100 € qu'on fait économiser pour un coût de environ 30 € de lecture. Et alors là, vous êtes submergé là. Euh ça téléphone tous les jours. Ça téléphone tous les jours. On a on a vendu l'ensemble, on a fait un prévisionnel bien nettement supérieur à ce qu'on avait vendu l'an dernier qui était la première année de
commercialisation. Tout a été vendu avant le début des des du conflit au Moyen au Moyen-Orient et depuis le début du conflit, on a des appels. Alors vous travaillez avec une coopérative évidemment vous êtes en vous êtes coopérateur comme tous les grands les agriculteurs de ce pays hein. Pour part structurez-vous cette production ? Est-ce que vous faites ça tout seul ou est-ce que vous êtes engagé dans un processus collectif ? Non, actuellement on fait on travaille tout seul et une partie en sous-traitance. Donc on a une inertie entre le moment où on reçoit les commandes et on arrive à livrer les agriculteurs. Voilà. Mais actuellement, on travaille encore tout seul pour la fabrication du produit. On avance vers vers un groupement d'agriculteurs, vers il faut peut-être les mettre en en
rapport avec la ministre de l'agriculture Arnaud. Elle regarde l'émission, elle va être enseignée. Alors, j'ai vu vous aviez essayé l'année dernière 5000 hectares et que tous ceux qui l'avaient essayé avaient répondu de façon l'essayer, c'est l'adopter. Fert. Fertyck, on espère que la ministre de l'agriculture est devant sa télévision et son agriculture qui doit remonter. On va parler agriculture maintenant. Non, mine monbour, on va en parler dès la semaine prochaine. Arnaud, merci infiniment d'avoir été avec nous. Yeah.
Arnaud Montebourg