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Discours / meetingRoger Chudeau· 16 juin 2026 7 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

🎓 "50% DES BACHELIERS ÉCHOUERONT EN 1ÈRE ANNÉE" 📉

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30inconnuChiffre
    « très très probablement 96 % des candidats réussiront l'examen »
  • 0:45inconnuChiffre
    « 50 % d'entre eux échouera lors de sa première année de faculté »
  • 2:30inconnuFait
    « Cette loi prévoyait plusieurs choses. La réforme de lycée notamment du cycle du cycle terminal et la mise en place de parcours sup. »
  • 4:30inconnuFait
    « le contrôle continu est par essence quelque chose d'inégalitaire »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Roger Chudeau

Chers amis, bonjour. Je vais évidemment aujourd'hui vous parler du baccalauréat et de Parcours Sup. D'abord, je voudrais souhaiter à tous les candidats au baccalauréat professionnel, technologique et général un ple succès dans cet examen et une belle orientation dans l'enseignement supérieur. C'est évidemment un grand tournant, un grand moment pour tous toutes ces jeunes filles et tous ces jeunes gens que de passer le baccalauréat. Alors maintenant, je voudrais quand même vous parler un tout petit peu sérieusement de ce qui se passe après le baccalauréat. très très probablement 96 % des candidats réussiront l'examen et on aura les résultats dans quelques jours. Bien.

Alors, le ce qui nous préoccupe et qui est un problème politique, c'est que en septembre prochain, Séné Bacheliers rentreront à l'université et 50 % d'entre eux, 50 % d'entre eux échouera lors de sa première année de faculté, c'est du moins la statistique officielle. Alors ce qui est préoccupant c'est que normalement il y avait une loi qui devait qui devait remédier à cela qui s'appelle la loi ORE orientation et réussite des étudiants ou des élèves. Cette loi prévoyait plusieurs choses. La réforme de lycée notamment du cycle du cycle terminal et la mise en place de parcours sup. Que voyons-nous ? Ça ne fonctionne pas. Cette loi est ancienne et le résultat n'a pas bougé d'un d'un centimètre.

Euh le baccalauréat en fait n'intervient pas dans Parcours suprôle continu et pour les épreuves anticipées de première.

C'est-à-dire que les épreuves centrales qui sont en train d'être passées par les candidats, celles des spécialités qui définissent leur profil académique qui les conduit en en principe vers une orientation vers des formations dansement supérieur, et bien ces épreuves ne sont pas prises en compte dans Parcours sup puisque parcours suplé pratiquement et donc c'est le c'est le contrôle continu qui pèse pour 40 % dans dans la note du baccalauréat qui est prise en compte et le contrôle continu est par essence quelque chose d'inégalitaire parce que d'un établissement à l'autre on note différemment en fonction du contexte, en fonction de la pédagogie, du projet d'établissement, du public.

Bref, ça n'est pas comparable. Donc si vous voulez, on a un baccalauréat qui est devenu hélas une sorte de formalité administrative au sens propre, c'està-dire qu'il faut avoir son bac pour rentrer à l'université mais c'est vérifié après. Donc c'est c'est ce qu'on appelle une formalité substantielle. Il faut avoir le bac sinon. Sauf que le baccalauréat ne sert plus à orienter les élèves. Vraiment ce qu'il faudrait faire, ce que nous préconisons, c'est plusieurs choses. Il faut d'abord que les épreuves de spécialité soient au cœur du processus d'orientation vers le supérieur.

Puisque en choisissant telle ou telle spécialité scientifique, littéraire, droit, humanité, artistique, les étudiants, les futurs étudiants définissent au fond leur souhait en matière d'orientation vers le supérieur. Il se préorient en quelque sorte. Donc que ça ne soit pris pas prise en compte lors de parcours sup et est absolument absurde. Donc premièrement, nous rétablirons ça en changeant le calendrier. C'est pas très compliqué.

Bon, ensuite, un certain nombre de d'étudiants, comme je vous le disais, une grosse proportion échoue en première année parce que finalement, ils découvrent que ça les intéresse pas vraiment, parce que les conditions pédagogiques de l'université sont très différentes de celles d'un lycée évidemment parce que bref, il y a de multiples causes. Et donc nous nous pensons qu'il faut absolument que les universités après le baccalauréat proposent enfin une sorte de d'évaluation du niveau réel dans la spécialité rechercher quelqu'un s'inscrit en droit, on lui fait passer un test de culture générale par exemple, voyez-vous, d'histoire, de géo, de de sciences pot et cetera, d'économie.

Et si l'étudiant ne n'a manifestement pas le niveau ou des lacunes trop importantes, ce qui peut arriver, les universités selon nous au Rassemblement national doivent proposer un semestre ou une année de propédotique, c'est-à-dire de remise à niveau, mais valorisé par des ECTS, valorisé dans les études supérieures. Première J. Bon, ensuite, si vous voulez, il il faut évidemment que l'orientation soit reprise à la base, c'est-à-dire beaucoup plus en amont, hein. Euh, il n'est pas normal que 50 % des étudiants, enfin des néobacheliers échouent parce qu'en fait, ils se sont trompés de voix ou parce que cette voix ne leur correspond pas et cetera. Il faut donc remonter à la source.

Bon, la source est évidment le collège, mais on parlera du collège une prochaine fois, vous savez ce que nous en pensons. Non, la source c'est évidemment les les deux années de du cycle terminal. En terminale, normalement, il y a 57 heures dans l'année qui sont dédiées à l'orientation. Tous les rapports montrent que ces 57 heures sont euh euh utilisé de manière très inégale, très diverse. Il y a des lycées où il y a pratiquement rien, d'autres lycées où ces 57 heures sont utilisés très largement pour compléter la formation dans les disciplines clé et d'autres qui bon mal réussissent à peu près à le faire.

Non, je pense que sincèrement, il faut rentrer ça dans la dans les taxes réglementaires, que les 57 heures d'orientation soient obligatoires pour chaque élève et que les professeurs soient évidemment dans leur dans leurs obligations de service amené à opérer ces 57 heures. Donc ça c'est pour la la loi OR qui est en fait un échec patant. Parcours sup. Donc un disent qu'il faut supprimer. Nous ne sommes pas pour la suppression de parcours sup. Pourquoi ?

parce que parcours sup qui propose quand même 23000 formations supérieures, ça n'est pas rien, à peu près 700000 élèves, est un algorithme en soit parcours sup, c'est juste des maths, des statistiques, c'est tout hein qui permet de proposer une voie d'orientation et je pense que cet outil aujourd'hui au 21e siècle est absolument indispensable. On va pas revenir aux fiches carton et et cetera, mais le problème c'est problème de l'offre de formation. Nous avons un déséquilibre structurel dans l'enseignement supérieur. Nous avons 950000 étudiants dans les dans les sciences humaines et sociales et approuvé 4500 dans les sciences dures, notamment les sciences de l'ingénieur, mais pas seulement.

Or, le pays a absolument besoin d'ingénieur. Le pays a un besoin vital d'une montée en puissance industrielle, ça a été dit, réindustrialisation et cetera. Le haut commissariat à la stratégie et au plan qui est un organe du premier ministre nous a dit et écrit que pour obtenir une augmentation de la part de l'industrie dans le PIB de 2 % en 10 ans de passer de 10 % à 12 % il faut former exnilo 100000 ingénieurs et techniciens supérieurs par an et pendant 10 ans 1 million voyez sans compter le renouvellement des générations. Les gens partent à la retraite, il faut aussi combler les vides laissés à ce moment-là. Or, rien n'est fait dans ce domaine.

Et donc la loi est un échec parce qu'en fait, elle n'a pas du tout eu de vision prévisionnelle, de vision stratégique. Il faut absolument modifier, redéfinir l'offre de formation d'enseignement supérieur dans notre pays au bénéfice des formations scientifiques, y compris d'ailleurs pour les jeunes filles qui sont très minoritaires. On se demande bien pourquoi. Et donc ça c'est dans le programme de Rassemblement national. Nous allons mettre l'accent, nous allons prioriser les formations techniques et scientifiques dont le pays a un besoin vital.

donc réorienter aussi les universités en lien avec ell bien entendu puisqu'elles sont autonomes et et de ce point de vue-là du coup euh nous ouvrirons des perspectives d'emploi à nos à nos jeunes et nous ouvrirons aussi des perspectives de réindustrialisation à notre pays.

Voilà, vous voyez derrière c'est ces épreuves du baccalauréat que vous passez maintenant jeune filles, jeune gens, il y a tous ces enjeuxl et mon devoir à moi de députés, c'est de vous expliquer ces enjeux et de dire que bon, je vous souhaite de réussir mais que derrière, il va falloir que que le Rassemblement national, s'il arrive aux affaires, remette un petit peu les choses d'aplom de manière à ce que nous puissions ensemble envisager notre avenir. Je vous remercie. Yeah.