Pourquoi Emmanuel Macron vote contre l'accord UE-Mercosur ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
ont quitté Paris cette nuit. Pour la nuit, ils sont déjà de retour ce matin sur le périphérique parisien. Et oui, opération escargot à hauteur de la porte de Montreuil dans l'est de la capitale.
Les syndicats sont toujours vent debout notamment contre l'accord entre l'UE et le Mercosour. Les 27 devraient donner leur feu vert aujourd'hui afin que la présidente de la Commission européenne, Ursula Van Derleen le signe lundi au Paraguay. Épilogue de plus de 25 ans de négociation.
Mais la France est finalement claire sur sa position. Paris va dire non. Oui.
Emmanuel Macron a annoncé hier soir qu'il voterait contre ce traité. Le chef de l'État assure néanmoins avoir arraché de nombreuses concessions à la Commission européenne au cours des derniers mois, mais tout autre choix qu'un vote contre aurait été politiquement intenable. Arthur de la Borde, une opposition symbolique insuffisante pour stopper le processus.
Faute de minorité de blocage, elle n'empêchera pas Ursula Vleyen de signer l'accord des lundi au Paraguay. Alors pourquoi ce choix ? Parce qu'une abstention aurait été politiquement explosive.
Colère du monde agricole, pression au Parlement, menace de censure du gouvernement. Le Mercosour est devenu un symbole, celui d'une agriculture française exposée à une concurrence déloyale. Pour Emmanuel Macron, voter contre, c'est donc tenté de limiter la casse sur le plan intérieur et afficher jusqu'au bout l'opposition de la France au traité quit à assumer l'isolement à Bruxelles.
La signature de l'accord ne constitue pas la fin de l'histoire. Je continuerai de me battre pour protéger nos agriculteurs, promet le chef de l'État. La suite se jouera désormais au Parlement européen.
Il devra se prononcer dans les semaines à venir pour ratifier le texte. D'ici là, la commission pourrait décider d'une application provisoire et une saisine de la Cour de justice de l'Union européenne pour contester la procédure d'adoption reste possible. Arthur de la bord du service politique d'Europe.
Emmanuel Macron