Interview sur France 2 : Macron ne contrôle plus rien ! | Thomas Dietrich
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Alors Thomas, tu reviens sur l'interview d'Emmanuel Macron hier soir sur France 2.
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Alors, Emmanuel Macron a vraiment énormément parlé d'international dans cette interview, et peut-être trop.
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Nous avons aidé nos compatriotes, nous avons aidé nos entreprises et les ménages pour pas que le prix de l'électricité s'envole.
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Emmanuel Macron a aussi justifié les réquisitions des salariés des raffineries, les SOS et ExxonMobil.
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Le président est aussi revenu sur la question des super-profits avec des propos étonnants.
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Et un peu de dignité, M. Le Maire.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Nous ne faisons pas partie de cette guerre. »
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« Nous ne sommes pas en guerre. »
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« Nous avons équipé l'armée ukrainienne. »
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« Nous n'allons pas reprendre les équipements, ils sont là. »
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« Et nous aidons l'Ukraine à résister. »
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« Est-ce qu'on aurait, nous, accepté que des alliés qui nous aidaient puissent décider du sort de nos territoires quand ils étaient occupés ? Jamais. »
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« la France n'a jamais soutenu le projet de Total. »
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« Donc c'est un mensonge. »
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« Monsieur le Président, ils ont un autre problème en ce moment, les Français, et vous le savez bien, la pénurie de carburants. »
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« Le retour à la normale, c'est pour quand ? »
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« peut-être que Emmanuel Macron aurait dû penser à ces gens-là et ces gens, justement, là qui sont en grève aujourd'hui pour réclamer des augmentations de salaires. »
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« l'Organisation internationale du travail, ce n'est pas des marxistes-léninistes, c'est une antenne de l'ONU, avait condamné la France et rappelé à l'ordre de la France en disant que les réquisitions étaient des atteintes inacceptables au droit de grève. »
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« On vous avait entendu dire que vous n'étiez pas favorable à la taxation des super-profits et on a l'impression que la décision s'est imposée par l'Europe. »
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Chers auditeurs du Média, vous aimez nous écouter ? Vous êtes la garantie de notre liberté et de notre indépendance et nous avons besoin de vous pour continuer. Devenez sociaux et abonnez-vous sur lemédiatv.fr slash soutien. Alors Thomas, tu reviens sur l'interview d'Emmanuel Macron hier soir sur France 2.
Alors oui, c'était long, c'était très long. Une heure et deux minutes exactement que j'ai regardé ce matin pour la bonne cause. Et c'est vrai qu'il y avait toute une mise en scène, les sourcils français, le menton conquérant, une musique à la Rocky, un plateau un peu comme un ring de boxe. Et puis c'est quelque chose de très solennel. C'est Jupiter qui trône au sommet de l'Olympe ou plutôt au sommet de France Télé. Et donc on serait attendu à ce qu'Emmanuel Macron parle de la crise actuelle, qu'il s'adresse aux Français, qu'il parle de la grève dans les raffineries, de l'inflation, des mesures qu'il va mettre en place pour pouvoir aider les Français.
Eh bien non, Emmanuel Macron avait décidé de parler à Vladimir Poutine. Vladimir Poutine doit cesser cette guerre, respecter l'intégrité territoriale de l'Ukraine et revenir autour de la table des discussions. Alors t'imagines que Vladimir Poutine a eu très peur en entendant Emmanuel Macron. Il a retiré ses troupes d'Ukraine, il a quitté le Kremlin, il allait vivre tout seul dans une dacha en Sibérie au milieu des ours. Non, très sérieusement, Emmanuel Macron a parlé pendant 38 minutes de la guerre en Ukraine. Il a beaucoup, beaucoup vanté son rôle au milieu des négociations. Alors à des moments, il a été très ferme, mais aussi c'est un peu en le même temps macroniste.
Il s'est un peu modéré parce que quand même, il ne faut pas trop le fâcher Vladimir Poutine. Nous ne faisons pas partie de cette guerre. Je le redis, nous ne sommes pas en guerre. Nous avons équipé l'armée ukrainienne. Nous n'allons pas reprendre les équipements, ils sont là. Et nous aidons l'Ukraine à résister. Et sur les buts de guerre. Et donc à un moment donné, non mais les buts des Ukrainiens et des Ukrainiens sont clairs, c'est retrouver leur frontière de 91. Et donc à un moment donné, simplement dans l'évolution du conflit, il faudra revenir autour de la table. Et donc la question est de savoir si ces buts de guerre ne seront obtenus que militairement.
Moi, je crois qu'à un moment donné, ce sera de l'intérêt de l'Ukraine et de la Russie de revenir autour de la table et de négocier. C'est exactement ce qui a été fait en 2014. On était dans un autre monde, si j'ose dire. Et donc, cette question de l'intégrité territoriale, qu'il s'agisse du Donbass, qu'il s'agisse de l'Ukraine, c'est d'abord aux Ukrainiens d'en décider. Ce n'est pas à la France ou à qui que ce soit d'autre. Et ce n'est pas parce qu'on livre des armes qu'on peut décider pour eux. Est-ce qu'on aurait, nous, accepté que des alliés qui nous aidaient puissent décider du sort de nos territoires quand ils étaient occupés ? Jamais. Alors, il y a une phrase très intéressante.
Ce n'est pas parce qu'on leur livre des armes qu'on peut décider pour eux. Alors, les Africains, notamment les pays d'Afrique francophone, qu'on a vaguement décolonisés il y a 60 ans, mais qu'on continue, entre guillemets, à maintenir une tutelle, en maintenant des bases militaires, en maintenant une monnaie, sont très contents d'apprendre qu'on peut être aidé et que, pourtant, on peut garder sa souveraineté. Parce qu'on passe notre temps, nous, Français, Emmanuel Macron l'a fait, à donner la leçon aux Africains en leur demandant d'être reconnaissants envers la France pour tous les sacrifices qu'elle consente dans la lutte contre le terrorisme. Donc, il y a deux poids, deux mesures.
Ça me fait penser à la phrase d'Orwell qui disait que tous les hommes sont égaux, mais certains sont quand même plus égaux que d'autres.
Alors, Emmanuel Macron a vraiment énormément parlé d'international dans cette interview, et peut-être trop.
Ben, ça me fait penser un peu à ce que disait Jean-Jacques Rousseau qui disait que tel philosophe aime les Tatars pour être dispensé d'aimer ses voisins. C'est une phrase très vraie. Sauf que là, le philosophe est quand même président de la République, et c'est quand même un peu embêtant, surtout en cette période de crise. Et encore, il aurait une vision à l'international, une vision gaullienne, une vision intéressante pour la place de la France dans le monde, et le rôle que la France peut jouer dans les grandes crises internationales, parce que c'est important. Mais il n'a fait que d'ébiter des insanités, et puis des banalités, et puis des mensonges aussi.
Parce qu'il y a une phrase qui est quand même extraordinaire, qui dit à un moment, j'ai toujours dit la vérité aux Françaises et aux Français. Alors, les pauvres gens qui ont eu à subir de la politique d'Emmanuel Macron ces cinq dernières années s'étouffent. Mais même sur l'international, ils n'arrivent pas à dire la vérité. Par exemple, à un moment, il a parlé du projet de Total, on a beaucoup parlé dans les antennes du Média, du grand projet de Total en Ouganda et en Tanzanie, où on va faire passer un oléoduc qui exproprie plein de monde et qui va dévaster des zones de réserve naturelle. Donc grand projet de Total, financé à hauteur de 10 mères d'euros.
Et lui dit, la France n'a jamais soutenu le projet de Total. Sauf que quand on creuse, il y a des enquêtes qui ont été faites et on se rend compte qu'un ambassadeur de France en Ouganda qui s'appelle Jules Armand Agnambossou, qui est le promotionnaire de Macron à l'ENA, a justement fait des mains et des pieds, s'est transformé en super VRP de Total. Donc c'est un mensonge. Et puis il y a eu des choses assez lunaires. Il a notamment parlé de l'Arménie, qui est une crise importante et oubliée. Je crois qu'on peut écouter, c'est assez drôle. Parce que l'Arménie est un pays avec lequel nous avons un lien unique.
Parce que l'Arménie s'est toujours battue pour une forme d'universel dans cette région de tolérance, d'esprit de paix. Et on les laisse tomber. Non, ce n'est pas vrai du tout. Je vais le retirer. J'y ai passé la nuit il y a quelques jours. Je peux vous dire qu'on ne les laisse pas tomber. J'y ai passé la nuit il y a quelques jours. Quand on connaît le drame que vivent aujourd'hui les Arméniens avec cette agression de l'Azerbaïdjan, les crimes de guerre qui sont commis par l'armée à l'Azerbaïdjanais, faut-il le rappeler soutenu par la Turquie et Israël ? Je veux dire, tout réduire à sa petite personne. Assez, moi, regardez. Je me mets en scène.
J'ai passé la nuit à résoudre les problèmes du monde. C'est moi le chef du mondial. Alors qu'en fait, tout le monde sait que la France est devenue une puissance moyenne, voire une puissance médure, qui n'arrive absolument pas à régler les grands conflits autour de la planète et notamment le conflit entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Je trouve que c'est profondément bas et triste. Alors heureusement, au bout de 38 minutes de l'AEU sur l'Ukraine et la Russie, dont les Français, ce n'est pas leur préoccupation première parce qu'ils souffrent, on a eu une sorte de sursaut journalistique puisque Caroline Roux, tout d'un coup, s'est mise à poser les vraies questions qui fâchent.
Nous avons aidé nos compatriotes, nous avons aidé nos entreprises et les ménages pour pas que le prix de l'électricité s'envole. Ils ont un autre problème, les Français. Et là où il s'est envolé chez tous nos voisins, chez nous, nous l'avons plutôt... Monsieur le Président, ils ont un autre problème en ce moment, les Français, et vous le savez bien, la pénurie de carburants. Le mouvement social s'étend, six des sept raffineries sont en grève. Votre Premier ministre a annoncé la réquisition du personnel des sous ExxonMobil après la conclusion d'un accord, ce qui n'est pas encore le cas, un accord qui n'est pas encore signé chez Total.
La question que se posent tous les gens qui vous regardent ce soir, le retour à la normale, c'est pour quand ? Il sera dans le courant de la semaine qui vient.
Il est embêté, là.
Alors, Inch'Allah, au doigt mouillé. Ça sera peut-être au milieu de la semaine prochaine, on verra si on a de la chance. Il n'est peut-être pas au courant que, quand même, effectivement, les raffineries sont en grève, que les centrales nucléaires se joignent au mouvement, qu'il y a des entreprises comme Renault Trucks qui sont entrées en grève, que la CGT prévoit une journée de la grève générale justement au milieu de la semaine prochaine. Donc, je ne sais pas comment il compte régler les problèmes d'ici le milieu de la semaine prochaine. Ça montre bien qu'il est surpris par la question puisque lui, il pensait déblatérer sur l'international pendant une bonne heure, sans contradiction.
Et tout d'un coup, on lui pose les vrais problèmes et là, il est perdu.
C'est dingue de ne pas avoir anticipé cette question. Emmanuel Macron a aussi justifié les réquisitions des salariés, des raffineries, les SOS et ExxonMobil. On l'écoute.
Et je pense qu'il y a des secteurs et certains acteurs qui considèrent qu'on peut aller dans le dur tout de suite pour parler familièrement. Donc, je les appelle... La culture de la grève ? À la responsabilité. Non, mais de la dureté du dialogue, de part et d'autre, parce qu'on n'arrive pas à ces situations quand il n'y a qu'un côté. Et donc, je pense que c'est important que la direction se remette autour de la table, discute. Je comprends qu'en plus, elle a les intentions de... Vous l'avez dit ? D'aller... Vous l'avez dit à la Première Ministre et au Ministre de le faire, et ils l'ont fait. Et que, là aussi, tous les syndicats le fassent et qu'il n'y ait pas des jusqu'au boutiste.
La CGT annonce le dépôt d'un référé pour s'opposer aux réquisitions. Que la CGT permette au pays de fonctionner et que dans une entreprise où un accord majoritaire est signé, elle le respecte. Je suis pour le dialogue social. Je suis pour le respect de tous nos droits constitutionnels. Je suis pour la négociation. Jamais pour le blocage. Comment peuvent le comprendre nos compatriotes ? Et moi, quand on parle de tout ça, j'ai surtout une pensée pour l'ensemble de nos compatriotes qui font des queues au milieu de la nuit pour trouver de l'essence. Alors, c'est formidable d'avoir une pensée émue pour ces gens qui font des queues. Il y a d'autres gens qui font des queues dans ce pays.
Il y a les étudiants qui patientent des heures pour avoir à manger. Il y a des gens qui vont manger au Resto du Coeur parce que l'État ne joue pas son rôle parce que l'État a refusé d'indexer les salaires sur l'inflation. Alors, peut-être que Emmanuel Macron aurait dû penser à ces gens-là et ces gens, justement, là qui sont en grève aujourd'hui pour réclamer des augmentations de salaires. Non pas par plaisir, mais juste pour que ces augmentations de salaires suivent l'inflation et que ça permette de subvenir au quotidien.
Et bien évidemment, tout au long du bref échange qu'il a eu sur ce sujet avec Al-Renine Roux, il a repris le discours qui a été étalé par le gouvernement ces derniers jours en culpabilisant les grévistes, en accusant la CGT, les méchants de la CGT qui empêchent de vivre une majorité de Français. C'est un discours qui a été usé jusqu'à la corde. Et puis, il a assumé très clairement les réquisitions, le fait de remettre le droit de grève qui, il faut-il le rappeler, on le rappelle tous les jours sur le plateau, est un droit constitutionnel depuis 1946.
Et quand, à l'époque, Nicolas Sarkozy avait réquisitionné des grévistes en 2010, l'Organisation internationale du travail, ce n'est pas des marxistes-léninistes, c'est une antenne de l'ONU, avait condamné la France et rappelé à l'ordre de la France en disant que les réquisitions étaient des atteintes inacceptables au droit de grève. mais on continue, on continue. Emmanuel Macron, de toute façon, va dérouler son discours et semble décider à aller jusqu'au bout avec les grévistes en pratiquant les réquisitions.
Alors, le président est aussi revenu sur la question des super-profits avec des propos étonnants. On écoute un dernier magnéto. Y compris en passant par une taxation des super-profits
qui est une décision que l'Europe, d'une certaine manière, a imposée. Et c'est ce que l'Europe a repris à la France parce que c'est ce que cette contribution sur les sur-profits que faisaient les acteurs de ces secteurs, c'est ce que nous avons fait dès le début avec les acteurs, je ne veux pas être trop technique, mais en demandant par exemple à l'EDF de contribuer davantage et en garantissant l'électricité par l'arène ou en le faisant sur d'autres acteurs. On vous avait entendu dire que vous n'étiez pas favorable à la taxation des super-profits et on a l'impression que la décision s'est imposée par l'Europe. Ce n'est pas ça ?
D'abord, ce n'est pas une taxation, c'est une contribution des profits qui sont faits par des acteurs du secteur dont les coûts de production n'ont rien à voir avec l'envolée des prix. Alors, il faut-il se rappeler dix minutes avant, il disait j'ai toujours dit la vérité aux Françaises et aux Français. Donc là, il prétend que l'Europe s'est inspirée de la France pour émettre un règlement qui vise à taxer les super-profits. Sauf qu'il y a quelques mois en arrière, le discours n'était pas Bruno Le Maire, notre ministre de l'économie, au col roulé. Vous savez, le détail est dans les mots et la politique, ce sont les mots. Taxes sur les super-profits. Je n'aime ni le premier mot ni le second.
Le premier, parce que je n'aime pas les taxes et que j'en ai assez que mon pays soit le champion du monde des taxes et qu'à chaque fois qu'il y a une difficulté, on répond une taxe, un impôt, un prélèvement obligatoire. Moi, je dis à tous les responsables politiques un peu d'imagination.
Et un peu de dignité, M. Le Maire.
Et c'est quand même fort de café après que la France ait été tout l'été vent debout contre cette taxe sur les super-profits, après qu'on l'ait rejetée à l'Assemblée nationale, prétendre que finalement l'Europe se serait inspirée du génie français qu'incarnerait Emmanuel Macron. Il faut quand même avoir un rapport quand même compliqué avec la réalité pour l'affirmer. Et on a l'impression qu'Emmanuel Macron perd le contrôle. Il est dans le déni. Il déblataire sur l'Ukraine alors qu'en fait la France n'y joue aucun rôle.
Et puis, quelques heures plus tard, à l'Assemblée, il y a un amendement qui a été adopté dans la nuit contre l'avis du gouvernement pour taxer non pas les super-profits mais les super-dividendes que verseraient les grandes entreprises à leurs actionnaires. Et Gabriel Attal, le ministre au Compte public, a parlé quand même d'un signal négatif pour l'attractivité de notre pays. Donc en fait, on se rend compte qu'Emmanuel Macron a été ment carrément et ne dit pas la vérité quand il parle du fait qu'il a toujours été favorable aux super-profits.
Et la dernière chose, c'est qu'on a l'impression qu'il perd le contrôle à l'Assemblée nationale parce qu'effectivement, la majorité dispose d'une majorité relative et les oppositions sont vent debout, notamment dans le débat sur le projet de loi de finances. Après cet amendement sur les super-profits, les députés ont rétabli l'exit-taxe qui est un impôt sur les personnes, les contribuables, les plus fortunés qui quittent la France et qui avait été supprimé par Emmanuel Macron lors du premier quinquennat. Donc maintenant, Emmanuel Macron, qu'est-ce qu'il va faire ? Il ne nous reste que l'option du 49-3 ou éventuellement de la dissolution.
Quand on le connaît, on peut imaginer qu'il va tenter le passage en force et on espère que la rue sera le rappelé à l'ordre puisqu'on est encore en France dans une démocratie.
Merci Thomas pour ce débrief. Alors voilà, c'est la fin de ce Flash Info que j'ai été très ravie de vous présenter. J'en profite pour vous rappeler que le média ne peut compter que sur votre soutien, vos dons et vos abonnements. Si nous voulons débarquer sur les télés et venir installer notre discours au milieu des médias mainstream, il nous faut impérativement atteindre les 12 500 abonnés avant fin octobre. Nous comptons sur vous et je vous donne rendez-vous pour notre prochain et dernier Flash à 17h. A tout à l'heure. Merci.
Merci. Merci.