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interviewLEGEND· 17 septembre 2025 63 min

PIERRE RICHARD EST-IL VRAIMENT MALADROIT ? SES ANECDOTES LES PLUS FOLLES (JOHNNY, PROSTITUTION…)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour tout le monde et bienvenue sur les gendes. Aujourd'hui, notre invité c'est Pierre Richard. Pierre Richard qui a joué dans la chèvre, le distrait et cetera, le grand blond avec une chaussure noire.

Moi, j'étais d'une femme aristocrate qui vit dans un château. Mon grand-père était polytechnicien et moi, j'étais rien. Et vous allez dire à votre grand-mère justement, vous passez à la télé, vous regardez toute l'émission et vous vous voyez pas.

Le film a commencé, arrivé au générique de la fin, je me suis aperçu qu'ils avaient coupé ma scène et ma grand-mère qui était géniale a dit "Ils le regretteront." Elle est pas tort. Le distrait faisait un personnage un peu maladroit. [ __ ] vous êtes vraiment comme ça.

Ça, j'ai entendu ça être très àroit parce que sinon si vous êtes maladroit, vous ratez votre maladresse. Bonjour tout le monde et bienvenue sur les légendes. Aujourd'hui, notre invité c'est Pierre Richard.

Pierre Richard qui a joué dans beaucoup de films qu'on est très heureux de recevoir aujourd'hui, qui a joué dans La chève, le distrait et cetera, le grand blond avec une chaussure noire. On est très content de l'avir dans l'émission. Juste avant de commencer, avant qu'il puisse nous raconter tout son parcours, vous allez voir avec toutes les anecdotes qu'il a vécu.

Il a joué avec les plus grands noms du cinéma français depuis très longtemps. Il a 91 ans aujourd'hui. Il sort un nouveau film, l'homme qui a vu l'ours, qui a vu l'homme.

Il va nous raconter pourquoi il a fait ce film, les idées et cetera et puis quelle est sa vie aujourd'hui avec toutes les anecdotes qu'il a pu vivre. Et notre partenaire pour cette vidéo, merci à eux d'ailleurs, c'est le Racing 92, le club de rugby des Hauts scèes qui joue à Paris la Défense Arena, qui est la plus grande salle intérieure d'Europe qui peut accueillir 15000 supporters à chaque fois à chaque match. Vous pouvez d'ailleurs si vous allez là-bas en étant étudiant en famille ou quoi, il y a même des tribunes qui vous sont dédiées pour vous.

à la fin de chaque match, ils ouvrent la pelouse. Vous pourrez carrément aller faire la fête avec tous les autres supporters sur la pelouse et avec le code légende racine 92, vous aurez 10 € de réduction dans la limite des places disponibles. Donc voilà, je vous mets le code à l'image.

En tout cas, on est très heureux d'être partenaire et si vous allez à Paris, la défense Arena, vous verrez cet immense écran qui est le plus grand écran du monde d'ailleurs et c'est une salle qui est chauffée en plus, donc c'est pratique. En tout cas, merci d'être nos partenaires et c'est parti maintenant avec Pierre Richard sur les gendes. On y va.

Je m'appelle Pierre Richard, je suis sur légende. [Musique] Et ben voilà. Bienvenue.

Bienvenue Pierre. Alors Pierre Pierre Richard, c'est votre prénom ? Oui, je pensais que vous c'était Pierre Richard.

Donc je vous appelle comment ? Euh Pierre Richard. Pierre, comment vous appelle dans la rue ?

Dans la rue ? Oui. Pierre euh Oui.

Pierre Richard. On pense que c'est mon on pense que c'est mon nom c'est Richard. Je me souviens avec ma mère par exemple à table, elle disait Pierre Richard, passe-moi le sel.

Et les gens s'étonnaient parce qu'ils pensaient que c'est comme si ils disaient tiens Jean Gabin, passe-moi le sel. Euh euh à Oui, on dirait qu'on vous appelle entièrement avec le nom et le prénom à chaque fois. Voilà.

Mais mon prénom, mon nom, je l'ai supprimé pour des raisons familiales. Ah d'accord. OK.

On va refaire le parcours de votre vie si vous voulez bien. Vous connaissez l'émission, vous voyez un peu ce qu'on fait le parcours de l'invité. Euh vous sortez un film, j'ai vu que ça fait depuis 1997 que vous avez pas réalisé de film.

Euh comment ça se fait ? Pourquoi ? Parce que je pars du principe que c'est comme pour écrire un livre au fond ou d'écrire un scénario, c'est qu'on je en tant que réalisateur, donc plutôt en tant qu'auteur, bah j'ai j'ai créé un scénario à partir du moment où j'ai quelque chose à dire.

Sinon, vaut mieux fermer sa gueule, hein. Et donc pendant des années, j'ai rien eu à dire que de me que paresseusement tourner des film des autres, ce qui est quand même autrement plus moins fatigu c'est moins c'est beaucoup moins fatiguant. Ah carrément, c'est vrai.

Bah parce que si vous tournez un film en tant qu'acteur, c'est tout. Vous faites la scène, des fois c'est trois fois, 10 fois, on soit ça dépend avec qui vous tournez puis après on vous dit va t'asseoir, on taper là dans une heure. Le temps de faire le plan suivant.

Et alors ça, moi j'ai une une collection de photos de moi pendant les tournages où je dors sur la chaise. Ah ou j'arrive à dormir très vite et à me réveiller aussitôt d'ailleurs. Tandis que si vous êtes réalisateur, non seulement on joue mais en plus après on on dit à l'acteur va te reposer.

Mais moi je me repose pas parce que je pense au plan suivant. Donc on ne se repose jamais. Jamais.

En plus, on est le premier levé pour penser à tournage et on est le dernier couché pour penser au tournage. C'est une épreuve physique assez importante quand même pour un pour un garçon de bon âge. Dès qu'il y a des problèmes en plus techniques, je sais pas le temps qui était pas prévu machin, c'est le stress.

Oui. Tiens, voilà qui pleut, c'est foutu. Voilà qui il y a il y a toujours des problèmes à résoudre.

Là, vous avez fait l'homme qui a vu l'ours, qui a vu l'homme ou euh vous tournez à Gruissan. J'ai vu que c'était une une de enfin vous habitez vous avez une maison là-bas, vous habitez à Paris, vous avez une maison là-bas mais c'est quoi l'histoire du film ? J'ai vu c'était une histoire vraie.

Il y a une histoire avec un boucher à un moment donné vous rentrez, vous êtes copains parce que oui je non je vous interromps alors que c'est je vous écoutez avec beaucoup d'intérêt donc continuez. Non, parce que j'ai vécu pendant enfin je vis j'y vais souvent tous les ans, ça fait bien 45 ans. Le village, je le connais, les gens, je les connais et j'ai connu dans ce village des gens auxquels je ne m'attendais pas avant d'arriver dans la campagne.

Je pensais qu'avec les Parisiens rigolos, je peux vous dire que c'est rien à côté des des villageois. les villageois. J'ai j'ai connu donc par exemple ce boucher qui est dans le film he qui est dans le film enfin il est plus là lui parce que malheureusement il a décédé sinon il aurait pu être là.

Ceci dit faut se méfier parce que souvent les gens sont drôles dans la vie puis dès qu'il y a une caméra il se fige. Mais en tout cas c'est un que j'ai pris un acteur du midi. Je voulais pas d'acteurs parisiens qui font semblable de parler comme ça alors qui parlent pas du tout.

Et le boucher pour revenir à lui c'était un fou. Mais alors quand je dis fou, c'est le cas de dire de Johnny et je c'est comme ça que presque au début, il m'a dit "Viens me voir, viens me voir." Il m'a emmené dans la chambre froide et dès qu'il a ouvert la porte de la chambre froide entendant que je t'aime et que je t'aime, il coupait ses quartiers de viande en pendant l'idée.

Je me souviens, il m'a dit vers le 12 juillet. Oh, tu as vu tu as vu Johnny passe le 14 le 14 août à à Béier tu peux pas avoir des places, je lui trouve des places, je téléphone à Johnny, j'ai des places et tout, je l'emmène. Et à partir de là, tous les jours où j'allais à la BER, il faisait e plus que 14 jours et plus que 9 jours et plus que 3 jours.

Puis alors là, l'avant-veille, j'étais dans un état épouvantable dans tellement il était mais complètement Je l'ai emmené, je lui ai dit surtout après je te le présenterai mais surtout tu ne lui parce qu'il m'a dit e 60 ta comme moi. Je lui dis attends dis pas ça un requ il n'aime pas qu'on dise un requ qu'il a 60 ans. Je l'emmène après dans la coulisse.

Il a Johnny il était là en pleine sueur en pied nu tout ça il était comme ça. Il dit entz et mon boucher rentre, il fait e 60 ans que moi et ça l'a plus arrêté. Bon voilà, ça c'est mon boucher vrai.

Et c'est vrai que j'ai connu donc des gens dans ce village totalement cocasse, imprévu. Euh alors je vous parle pas de mon garagiste qui est un ancien voleur de voiture et qui maintenant les répare. Je demande des fois enfin s'il prend les pièces à droite à gauche. pour les pièces.

Je pense plus qu'il voulait les voitures mais à mon avis des fois j'avais plus de pièces pour la mienne et le lendemain le lendemain pouf c'était gayé. Et ben lui c'est pareil lui je l'ai connu. Il m'a fait le go milioot de toutes les prisons qu'il a faites mais Nice bien j'ai été bien Nice.

Mais alors Toulouse j'ai pas aimé. J'ai pas aimé. Je rest moi et j'ai pas aimé du tout.

Alors euh par contre nîme bien bien bon j'ai dit je je je je le quitte plus hein ça me ça m'a coûté cher en pastisse parce que il faut il fallait quand même que je boive un peu pour normalement on fait boire quelqu'un pour le faire parler moi fallait que je moi il fallait que je boive des pastisses pour arriver à lui faire parler hein parce que sinon il se méfiait de moi si je bois pas vous êtes vraiment comme ça comme dans les films dans le distrait fa vous un personnage un peu maladroit et c vous êtes vraiment comme ça ça vient une part de vrai non maladroit je suis pas du tout maladroit je Au contraire, je suis très à droit, particulièrement à droit même parce que si vous voulez jouer les maladroits au cinéma, il faut il faut pas l'être, il faut être très à droit parce que sinon si vous êtes maladroit, vous ratez votre maladresse. C'estd qu'un maladroit, si je veux faire tomber un verre, on voit bien que je regarde avant de pour pour pas me tromper et le faire tomber tandis que moi je sais qu'il est là et je peux jouer faire ma maladresse avec avec sincérité, avec justesse. Avec justesse.

Par contre, tu distrait Oui. En fait, vous avez été tellement juste dans le rôle du maladroit qu'après vous avez du mal à en sortir. Non, les gens vous imaginaient tellement là-dedans dans la vraie vie.

Je veux dire, quand il vous croyaient quand il vous croisit dans la rue, il vous prenaient pour pour passer. Non, plus pour la distraction. Le le le ça c'est une question que qu'on m'a posé 10000 fois et dernièrement d'ailleurs j'ai pris un taxi et le taxi me dit au monsieur Richard ils sont contents quand je suis dans le taxi et monsieur Richard puis à un moment donné il me dit est-ce que monsieur est-ce que je peux vous poser une question j'ai dit oui.

Il dit est-ce que vous êtes aussi distrait dans la vie que dans vos films ? Ça, j'ai entendu ça 1000 fois. D'ailleurs, j'ai fait un spectacle en ce moment là-dessus.

J'ai dit non monsieur je suis distrait dans un film le distrait. Les autres, je suis maladroit, je suis si vous voulez paumé euh tout ce que vous voulez. Le seul film où je suis distrait, c'est c'est comme si vous demandez à à c'est comme à l'inoventura, est-ce que vous tuez toujours des gens ?

Mais non, c'est dans le film, mais c'est J'ai dit non non. Ah, il me dit tant mieux parce que je je suppose, me dit-il que c'est dans la vie, ça doit pas être facile d'être distrait. Je dis je suppose aussi.

J'ai dit juste et là-dessus, je descends, je rentre chez moi, j'ouvre la porte de la du hall de l'immeuble. Et à peine rentrer, j'entends cogn à la porte, il se je me retourne, il était là, vous avez oublié votre valise. Voilà, c'est ça.

Ça m'a joué les pires tours dans ma vie. Mais vraiment, c'est comme quoi c'est quoi le truc le vous avez vraiment été le plus discret de votre vie ? Vous avez vraiment une une galère dans votre vie parce que vous aviez la tête ailleurs.

Mais je l'ai tout le temps ailleurs. Sauf que sauf qu'on pense qu'un distrait c'est quelqu'un qui ne pense à rien alors que un distrait c'est quelqu'un qui n'a pas les mêmes essentiels qu'un autre. Moi mon essentiel c'est c'est le rêve, c'est le c'est le je suis district pour les choses basiques qui m'ont pas qui m'intéressent pas.

Et comme il y a tellement de choses dans la vie qui m'intéressent pas, je suis souvent ailleurs. Il y a quoi qui vous intéresse ? Est-ce que vos passions ?

Je regrette qu'on vive pas 300 ans. Quand j'avais 12 ans, je rêvais d'être Jéronimo. Euh, je voyais les films d'indiens Jéronimo.

Après, je me Jéronimo, il a eu J'ai rêvé de Jéronimo. Et puis après, c'est Tarzan qui a pris sa place, la forêt, la vie avec les animaux dans les arbres. Il me restait ça d'ailleurs dans mon film, on voit ça.

Mon ma passion pour les arbres et ma passion pour les animaux, l'ours notamment. Euh j'ai toujours été chercher comme ça des des rêves qui me qui me dispensent de faire attention à la vie du à la vie du au quotidien. C'est pas évident pour les gens qui vivent avec moi.

D'ailleurs, vous vous êtes né en en 1934 à Valencienne, noté famille bourgeoise dans un château. Ça grandit ouais. À quel moment vous voyez que vous avez un don comique ?

Quel moment ? À quel moment vous avez vous vous rendez compte que vous avez un don comique ? Vous dites là j'ai quelque chose de de différent.

Mais je crois que je m'en suis jamais aperçu. Tout est tout. Je fais ce que je fais mieux c'est c'est ce dont je ne que je je ne m'analyse pas.

Oui, je vois pas le rapport avec le château. Ceci dit, oui, parce que vous dites le château, on va refaire la vie là, on repart de de votre enfance mais pour comprendre un peu le bon, j'ai vécu dans un château euh c'est pas grand. Je connais pas beaucoup de gens qui ont vécu dans un château ou alors faut remonter à 1789.

Moi, j'étais d'une femme aristocrate qui vit dans un château. Mon grand-père était polytechnicien, mon oncle était politicien, mon cousin était politicien et moi j'étais rien. Et et j'ai vécu comme ça c'était une pas pas des années des années, mais quelques temps dans le château avec des images curieuses.

Des fois, il y avait personne parce qu'ils étaient des partis. J'étais dans la grande salle à manger avec Robert le maître d'hôtel qui était derrière moi qui disait "Monsieur Pierre Richard, voulez-vous encore un peu de soupe ?" Il y a pas grand monde qui ont connu ça.

Incroyable. Ouais. Il y a pas grand monde.

Alors là-dessus, je vous parle comme ça de petits éléments anecdotiques, mais les c'est quotidien quoi. Mais du quotidien et c'est quand même un quotidien curieux. Et j'ai connu euh alors vous savez à l'époque les dans le grand monde les petites filles, on disait "Oh notre petite fille va jouer du piano à la fin d'arp." Alors euh le petit fils m'était à jouer plus ou moins bien des fois affreusement du mozard.

Bon et puis là moi c'était c'était autre chose. J'étais garçon ma mère m'avait fait appris la la tirade du du nez de Sirano de Bergerac. Et donc des fois dans le château, la grande salle à manger, une quinzaine d'invités, ma grand-mère disait notre petitfils va et moi j'étais derrière la porte dans le couloir marbré avec Robert le fameux maître d'hôtel.

Et finalement, je me retrouvais sans savoir qu'un jour je ferai ça et j'aurais été vraiment loin de le savoir puisque j'avais quoi 11 ans, 12 ans. Et bien j'étais entre j'étais finalement j'avais les mêmes tics que j'aurais eu plus tard en tant qu'acteur, c'est dire à Robert comment ils sont aujourd'hui derrière la porte. Puis tout à coup, bom, j'ouvrais la porte et ah c'est un peu court, jeune homme.

C'est des trucs qu'on qu'on vit plus maintenant. Euh c'est ça un peu la vie de château. En même temps, je ça m'amusait pas plus que ça hein.

La vie a vachement j'étais serré même en même moi j'ai que 40 ans mais la vie a vachement changé déjàètement dans la rue complètement. Alors après je me suis mis à aimer le jazz avec les copains. On a même monté un orchestre.

Alors, j' moi j'étais mta la trompette parce que les autres savaient autre chose. J'ai acheté une trompette, j'ai j'ai je répétais en la bouchant du fond de ma tourelle ou de au deuxième du château pour qu'on entende et j'ai fini, on a fini par avoir un contrat. Alors, j'ai le petitfils de failli, j'étais de failli, c'est mon nom, le petit fils de failli.

Et on a fini par un contrat. Et alors c'est ça m'a obligé à 11h du soir quand tout le monde dormait, mes copains m'envoyent des coups de phare de l'autre côté du mur du château. Moi avec mon radiateur, j'ai dit j'ai compris.

Puis je descendais en pyjama au carou faisait le mur les murs. Puis après je dans le porte mananteau, j'avais un mon pantalon noir et mon truc col roulé noir. Et puis ensuite je me glissais l'om du mur.

Fallait que j'évite le gardien avec son chien mais je connaisse et puis je montais sur le mur. J'ai toujours monté très vite les murs et je descendais sur le capot de la voiture et j'allais du jazz jusqu'à 2h du matin. Vous aviez un gardien avec un chien autour de la maison ?

Ah ben à la nuit oui. Il y avait un gardien qui faisait le tour de la propriété. C'était énorme la propriété, c'était pas un petit jardin.

Incroyable. Puis après, j'ai connu le contraire parce que en même temps, ça c'était quand même une chose bien. J'avais un grand-père italien et aussi un grand-père italien, un grand-père aristocrate celui dont je vous parle plus.

Et puis j'avais un grand-père italien immigré qui s'appelait Argimiro Pauli. Ah ça c'était mon dieu. Vous êtes né en 34 donc quelques années après il y a la seconde guerre mondiale.

Vous allez la vivre ? Oui. Vous allez fuir ?

Vous allez faire quoi ? Ça va être quoi votre mouvement et votre famille là ? Là il y a eu un moment où c'était les plus belles années de ma vie.

Je m'excuse pendant pendant la guerre hein. Pendant la guerre parce que mon grand-père italien nous emmené avec ma mère. J'étais elle était séparée de mon père.

Elle m'a emmené avec ma mère dans un petit village de la Bourgogne qui s'appelait TL. Et à Tanl, j'ai vécu au fond, je sais pas si vous avez lu, Tom Sawer, non et Huckle Berfin. C'est un livre merveilleux derrière, je peux plus dire le nom du de l'auteur.

Et j'ai vécu ça parce que finalement là-bas dans ce petit village, j'étais pied nuus tout le temps, pas de chaussures. Je pouvais aller dans les ronceses, dans les épines, n'importe où, dans les bois. J'étais pied nu.

J'avais un petit mouton avec qui j'avais donné à le biberon et du coup il me suivait comme un chien et avec mon grand-père italien, j'allais à la pêche dans le canal de Bourgogne pour pêcher. Mais là, c'était pas pour le pécher, pour le plaisir, c'était que pour pêcher pour manger. Et donc j'ai vécu cette vie de petit sauvageon.

J'étais donc en totale liberté et quand la France a été libérée, c'est là qu'on m'a mis en pension. C'est dire que c'est le contraire. Moi quand la France a était libre, moi vous étiez plus.

J'étais en tôle. J'ai entendu qu' un soldat n'a dit vous avez donné du chocolat. Oui, c'était dans l'entrée du village.

C'était mon premier allemand si je puis dire. C'est ils étaient deux sur un une moto un Scar. Puis j'ai tout Mais qu'est-ce que je foutais là ?

J'en sais plus. au début du village et la moto s'est arrêtée et il y en a un qui s'est qui est sorti de sa du sa moto qui m'a offert une tablette de chocolat puis qui est reparti. Bon, c'est pas un événement ce que je raconte.

Non, mais vous l'avez mangé mais ce qui est Non, non, parce que ma mère là-dessus est arrivée, elle était folle de terreur et en même temps de colère après moi. Elle a pris le chocolat, elle l' lancé en l'air, elle m'a donné une claque en disant "N'accepte jamais." Parce que à l'époque, on pensait peut-être que les ils empoisonnaiit non qu'on en soldat c'était du du chocolat empoisonnit.

Voilà. Il y a eu des c'était vrai cette rumeur ? Il y avait des soldats qui empoisonnaient les enfants.

Non, non non, mais on je crois pas. Je dis pas que c'était des anges, hein. En tout cas là, mais c'est parce que c'est l'imagination des gens.

Par contre, j'ai connu à Paris, c'était pendant la guerre. Je promenais mon petit chien tous les matins avant d'aller en classe. J'avais quoi ? 10 ans.

Mon petit, j'étais tout blanc, tout bouclé. J'étais mignon. Ouais.

Et je prenais mon toucher, mon petit chien et j'étais j'habitais dans à près de Pigal. Et là, en promenant mon chien, il y avait une périphypathéticienne qui m'adorait. Je parle pas sexuellement, peut-être elle est elle est avec mes cheveux blancs et tout ça.

Elle me dit "Tu vas bien ?" Tout ça et chaque fois, elle m'offrait une tablette de chocolat. Elle me dit "C'est mon fiancé qui me l'a offert." C'est après j'ai compris que le fiancé ça devait être un officiell allemand qui lui donne du chocolat après ses prestations.

Et donc de temps en temps, chaque fois que je la rencontrais, elle me dit tiens tiens c'est une tablette de chocolat et pour toi mon fiancé c'est un autre fiancé. Et puis quand là aussi quand la guerre s'est arrêtée, quand les Allemands étaient chassés pendant qu'un jour évidemment j'ai plus de chocolat puis un beau jour je l'ai rencontré, elle m'a dit tiens, c'est du chewing-gum, j'ai c'est mon fiancé. mon fiancé changé de de copains.

C'est un américain ou les américains distribuaient des chewinggum après. Voilà. Et du coup avec le chewinggum, j'étais le roi de la classe parce que le chewing-gum ça fascinait les les gosses hein.

C'était un truc la Jeep et le le Jeep et le chewing-gum et le chewing-gum en classe je mâchais du chewing-gum, tout le monde était là à vide et je le repassis mon voisin qui toute l'arrangée passait le chewing-gum puis je le revenais après. Ah oui ou ça c'était un c'est une autre époque hein. C'était une autre époque.

Et vous vous rappelez des attaques aériennes des du bruit de tout ça de la guerre ou Oui. Oui. Des fois on avait la sirène, j'habitais Ruc Condorsé.

R Condorsé c'est dans le 9e pas loin de Pierre. Et de temps en temps dans la nuit, on entendit sirène hurler et tout le monde redescendait en pyjama comme il était dans les dans la cave et on entendait boum boum. Mais mais finalement Paris n'a pas été ravagé comme certaines villes comme Quamp, je sais pas le Havre je suppose.

Non, je sais pas où venez les boum boum mais enfin ça m'est arrivé de avec ma ma mère de se planquer en dessous dans les caves en pyjama. Vous aviez pas peur dans la rue à l'époque ? appareil réel aujourd'hui.

Tu es à 80 ans. Non, j'ai Non, là ce que je vous raconte c'est des choses drôlatiques. Maintenant aussi j'ai vécu des choses que j'ai compris après qu'il était moins drôatique.

Mon petit voisin, j'étais au lycée Rolin 9e, rue Avenue Truden. J'étais là et mon meilleur petit copain de droite, il était frisé mais pas blond noir, les grands yeux noirs et tout frisés. Et il avait il avait un un brassard pour les parce qu'ils étaient obligés de porter tous les juifs étaient obligés de porter un brassard.

Et puis un beau jour, ben le lundi, il était pas là, le mardi non plus, le mercredi non plus. Et le professeur a dit "Mes enfants euh il ne reviendra plus." Mais à l'époque, on avait C'est pas 10 ans qu'on comprend ce qui s'est passé, c'est après.

Et après, j'ai compris que il est jamais revenu parce que à mon avis, il a dû finir à à quelquun conque camp. Ouais. Camp de concentration.

Là, je vous raconte des choses dratiques de la de la guerre, mais il y en avait qu'elle était moins. Mais c'est la vie he il y a des enf c'est la vie, on vit tous des trucs drôles et c'est pour ça c'est intéressant de comprendre aussi. Vous disiez vous êtes parti après en pension après la guerre.

Je savais pas ça. Oui, c'est oui. À partir de là, on m'a mis euh en pension Albert Demain, je me souviens à 2 3 4 ans et puis après quand j'étais dans le nord pour retrouver la famille du Nord un peu avant mon bac parce que justement fallait que j'étais aussi à Notre-Dame.

J'ai j'ai euh d'où ma mon on retrouve ça dans mes films dans mon dernier film mon J'aime pas qu'on mette les oiseaux au cage. Voilà. J'étais un oiseau mais on m'a mis en cage beaucoup.

D'ailleurs, je vivais paradoxalement pendant la guerre, les pensions, il faisait froid dans les dortoirs. On mangeait très très mal mais mal au point queon préférait pas manger. On rangeait ça dans la serviette, on le papier pas tellement ça sentait mauvais.

Et donc j'ai mangé de la merde pendant 6 jours et le 7e, je mangeais du je mangeais du fou à gras chez mes grands-parents. Ah là là. Oui, je passais de l'un à l'autre.

J'ai toujours passé de la Et pourquoi vous êtes parti en pension après la guerre ? Ben parce que c'était on voulait absolument que je fasse des hautes études mais mon grand-père voulait ils étaient tous polytechniciens. Alors il a repris en main mon destin de de d'étudiant et il a fallu il a fallu j'ai profité.

C'est le seul intérêt d'une famille de parents divorcés. C'est que j'ai j'ai divisé pour mieux régner. Est-ce que vos parents étaient divorcés époque ?

Oui. Pierre Cher failli au lieu d'aller au lycée Wallon Valencienne, il est rentré dans une salle de cinéma, il s'est mis, il savait pas ce qui je savais pas ce que j'allais voir du tout. Je m'en foutais.

Ce que je voulais, c'était surtout pas aller au lycée et pas me promener dans la rue parce qu'il y a toujours quelqu'un, le petit fils de Fier, on l'a vu. Bon bref. Alors, j'étais au fond de la truc enfoncé comme ça et j'ai vu un certain acteur que je connaissais pas du tout parce que c'était pas j'étais pas dans une famille qui on est dans le cinéma qui s'appelle Danque qui était une énorme star américaine de l'époque qui était grand blond qui chantait qui dansait et qui était très drôle et qui était émouvant d'aniqué et là j'étais en extase devant ce monsieur carrément et j'ai dit j'ai compris c'est ça que je vais faire c'est marrant voilà pour pour répondre à une question pour avancer pour comprendre le parcours pour comprendre le parcours.

Vous m'avez dit qu'est-ce qu' vous a donné ? Daniqué est la première personne qui tout à coup m'a révélé ce que j'avais envie de faire. Après, c'est comme ça que j'ai décidé après mon bac de rentrer sur Paris avec ma mère et voilà.

Parce que c'était vous faites assez peu d'interviews, vous parlez assez peu de vous finalement. Il y a certains comédiens n'aiment pas parler d'eux euh pour comprendre le personne. Mais en fait, j'ai j'ai vu que vous c'est pas que j'aime ça, mais si je suis avec vous, c'est bien je bien obligé de répondre à vos questions.

Pas je disais pas ça tous les jours hein. Non non mais j'ai c'est parce que j'ai essayé de chercher sur des interviews mais il y a des c'était pas très clair. J'ai vu vous étiez musicien dans un bordel vers 12 13 ans.

Ben j'ai trouvé des petits bries de truc. Je me dis mais ça me paraissait bizarre. J'en ai parlé tout à l'heure que j'ai joué de la trompette que dans la nuit on allait jouer sauf qu'on allait jouer dans une boîte, on jouait on a joué quatre morceaux à tout casser parce qu'on a on est moi avec la trompette, j'étais pas brillant hein.

Mais enfin on jouait et puis c'est vrai que à la deuxième fois le deuxème samedi où j'ai refait la même chose, on s'est aperçu qu'il y avait un escalier puis que j'avais beaucoup de dames qui montaient puis qui descendaient. C'est compris quoi. Et là, on avait compris qu'on jouait dans un bar de Valencienne mais qui était un peu bordel.

Et là, j'ai commencé à trouiller et en même temps, je me disais, je vois pas mon père me dire le lendemain, qu'est-ce que tu foutais dire au bordel ? Vu que il se serait dénoncé personnellement. Donc donc on a fait ça quand même 4 c fois puis la 5ème fois, je me suis fait choper et j'ai arrêté.

Voilà. Vous avez dit aussi que votre grand-père avait prédit que vous seriez le seul de ces petits enfants qui it mais sur son lit de mort apparemment à la fin et vous Oui, mon grand-père italien celui pour lequel j'avais une espèce de passion de d'admiration. D'admiration.

Oui, parce que mon grand-père italien, mine de rien, il était une immigrée fille de garçon de 12 enfants dans le moitié d'Italie du côté d'Ancône. Et puis un beau jour, j'ai après évidemment son histoire, il est parti à pied pour retrouver la pour aller en France parce qu'on trouvait du travail en France à l'époque. C'était une époque où les Italiens s'émigraient beaucoup hein.

Ils allaient à New York, ils allaient enfin ils allaient en Amérique ou ils allaient dans le nord de la France parce que il y avait les mines, du charbon, du boulot quoi. Mon grand-père il a fait tout le chemin à pied. Il a mis 7 8 mois je crois et puis il arrêtait, il faisait le bûcheron puis il avait un peu d'argent, il montait, il a fini à Valencienne puis il a porté des rails mais comme il était intelligent, il a fini par une petite entreprise puis une moyenne puis après il il a eu une une Russie dans la vie.

La Russie. Voilà. Et pourquoi je dis ça ?

Et donc malheureusement, il est mort très jeune. On dit très jeune maintenant. Pour moi, c'est très jeune.

À 61 ans. C'est pas vieux. Mais c'est pas vieux.

Et il est mort très jeune à 61 ans. Et sur son de mort, il a dit à ma mère, mais je l'ai entendu mais ma mère me l'a répété tellement de fois, moi ce sera laissé le petitfils qui va réussir dans la vie. Et ça m'a dopé.

Après quand j'ai commencé à faire du théâtre ou quand j'ai commencé à merdoyer dans le métier pendant je me disais tard ou tard ça viendra. Ça a pas été facile pour vous au début. Regardez un peu le on vous a dit que vous étiez pas fait pour ça.

Gens qui qui vous ont dit ça au départ ? Non c'est le seul qui a dit ça c'est mon père pour m'emmerder. Il a dit si tu avais du talent ça serait.

Ça m'a pas aidé. Il dit regarde tes camarades. Il y avait Briali, il y avait Casselle. qui était all un peu le même âge que moi et qui était déjà des stars de cinéma.

Moi, j'étais au cours depuis 6 mois. C'est pas en 6 mois de cours que j'allais devenir Briel ou Cassel. Donc c'était plutôt méchant.

C'est pour ça que vous avez changé de nom en vous az pas pris votre nom parce que de failli maman imaginez la chèvre avec deux par dieu et deux faillites. Pierre Richard en c'est très long Gérard et on prend toute l'affiche à nous deux. Ma famille aurait été gênée ou vexée.

Le petitfils de failli qui fait le gugus dans un dans une pièce pour pas un peu faire la honte à votre famille. Alors peut-être que si j'avais eu si j'étais rentré à la comédie française, ça l'aurait pour jouer un seigneur, ça l'aurait plus pour jouer un vicomte. Déjà si c'est pour jouer ce ganarel ou ça leurera moins plus, comment peut-il jouer un valet ?

Incroyable. alors donc il y avait ça puis mais je crois que c'est aussi oui c'est parce que ça me donnait une plus grande comme ça je l'aurais fout ils auraient pas été gênés après j'ai regardé sur internet votre vie alors j'ai j'ai vu des métiers différents en fonction des interview j'ai j'ai vu des des vous avez été vendeur en porte à porte de voiture et puis après j'ai vu vous avez fait un peu de kiné oui j'ai fait ça parce que en fait c'est pour ma grand-mère deux filles elle faisait alors elle c'était pas pour de raisons morales Comment acteur ? Non, c'est pas ça.

C'est qu'elle avait très peur que je crève de faim toute mon existence et elle voulait que j'ai un métier pour parce qu'elle pensait que elle penserait jamais que je j'aurais réussi dans dans ce métier. Elle se faisait beaucoup de billes et donc pour la calmer, je j'ai fait 2 ans de kiné. À l'époque c'était J'ai demandé à une amie qu'est-ce qu'il y a comme le plus court comme on m'a dit le plus court c'est 2 ans, c'est kiné.

J'ai dit je prends kiné. Mais finalement, j'étais quand même honnête avec ma grand-mère, j'aurais pu faire semblant de l'avoir fait et ne pas la faire. Je lui ai dit, je l'ai fait et j'ai même eu mon mon j'ai même eu mon mon certificat de kiné.

Après, j'ai tout de suite abandonné ça. C'était juste pour avoir des bagages pour rassurer grand-mère. Pour rassurer ma grand-mère.

Après vous avez fait une émission de télé, vous êtes pris dans les c'est dans les débuts des années 60, j'ai trouvé le le théâtre de la jeunesse s'appelait. Vous allez dire à votre grand-mère justement, vous passez à la télé, elle va organiser un dîner avec plein de gens pour vous voir. Vous regardez toute l'émission et vous vous voyez pas.

Ah parce que quand j'ai commencé donc à faire la la comésie et à jouer un peu de temps en temps mais pas encore, on m'avait pris dans une pièce de Victor Hugo avec Ivait été prêt aussi on jouait des ça se passe pendant la révolution pendant la le 1789, je me souviens plus Ielin. Et donc j'avais un petit rôle et euh quand j'ai dit ça à ma grand-mère du côté italien, elle était folle de joie. Premier rôle formidable.

Elle elle aé à toutou l'immeuble. Mon petitfils va jouer dans il jouait dans dans Victor Hugo à Ron, c'est bien. Et puis elle a du coup elle a invité au moins 15un toute la famille le dimanche à 15h parce que je passais à 15h et tout.

C'était un truc formidable pour elle. J'ai fait les courses avec elle. Elle arrêtait pas de dire à la bouchière, vous savez qu'il va passer la télévision.

Après, elle disait à la boulangère, vous savez qu'il va pas. Moi, j'étais gêné comme tout. Et puis donc on dîner de famille puis à 15h, on était devant la télé, le petit salon, tout ça.

Et puis le le film a commencé et puis on attendait, on attendait, ça passait, ça passait. Moi j'ai commencé à m'inquiéter mais j'ai dit tiens c'est bizarre, il me semble que c'était là ma scène. Non, ben non, c'est peut-être plus tard.

Enfin total arrivé au générique de la fin, je me suis aperçu qu'ils avaient coupé ma scène. Ah la vache ! L'horreur !

Et ma grand-mère qui était géniale a dit, elle s'est levé, elle a dit ils le regretteront. Elle est pas tort. Après vous allez faire un film cute, le distrait, on en parlait tout à l'heure, c'est premier film, ça va être un un succès énorme.

Mais à l'époque, comment ça se représente un succès énorme ? Aujourd'hui, il y a il y a la télé, il y a internet, on voit des extraits partout. À l'époque, comment vous le voyez tout de suite que c'est un succès ?

Est-ce que dans la rue ça se voyait parce qu'il y avait peu de films, il y avait peu de chaînes ? Est-ce que c'était différent ? Mais justement, c'est beaucoup plus facile avant.

Ah oui, quand même à condition que le film soit intéressant parce que l'avantage du cinéma à l'époque, c'est que la concurrence de la télé était beaucoup moins grande. Je parle pas de Netflix qui est une véritable un véritable bourreau pour le cinéma. euh il y avait pas ça et donc ça se jouait sur moi j'étais pas connu dans le distrait, il y avait Bernard Blier qui est un énorme acteur mais qui n'était pas ce qu'on appelle un acteur de euh on appelle ça qui il n'est pas sur on fait pas un film sur son nom mais c'est un grand grand prodigieux acteur et puis moi pas du tout connu l'intérêt par contre qui c'est je sorte au Concordes alors déjà le Concorde à ce moment-là il y avait qu'une salle Donc il y avait pas d'autres d'autres films à côté.

On sait pas on voit ça, on voit ça. Deuxièmement surtout à l'époque c'est pas parce que vous faisiez une première semaine médiocre qu'on vous retirait des salles et laissait le temps parce que maintenant dans on laissé le temps au bouche àil hein. On laissait le temps au bouche àil de se faire et si même le grand blond hein il a pas démarré sur le chapeau de roue.

Il a bien démarré mais pas sur le chapeau de roue. Mais on laissait le temps à la au bouche à bouche de se faire au bouche à oreille pas bouche à bouche. Oui, ça c'est autre chose.

Ça c'est pour redémarrer quand ça vraiment et donc il a pas dû faire une énorme première semaine mais on l'a partiraé de salle et puis le ça commence à se savoir et finalement c'est devenu un succès. Maintenant c'est l'horreur à 11h30 du matin à la première séance au 10 mort. Ouais direct direct première parce que vous savez des selles si on vous sortir la semaine suivante en ferez encore moins vous en ferez encore moins la troisème et au bout de 5 semaines terminé il y avait pas ça avant ça vous stresse quand il y a une sortie de film oui forcément ça stress pour ça peut-être aussi j'en faisais plus me dit j'ai pas envie d'être stressé parce que le dernier film que j'avais fait il avait pas marché du tout d'ailleurs il faut dire j'ai cherché ça s'appelait droit dans le mur Ça j'y étais hein avec un titre pareil.

Et c'est vrai que maintenant il y a des séances à 9h30 du matin, je ne sais pas où et on vous dit c'est foutu. Ah quel enfer [ __ ] enfer. On a eu Tiardisson ici.

Vous l'aviez enfin vous étiez allé dans son émission il y a très longtemps. Oui. Et vous lui avez dit de toute façon je mourrai en sans ce métier.

Et vous avez parlé de retraite et cetera il y a déjà une bonne vingtaine d'années. Euh on parle toujours de ma retraite. Moi vous a toujours parlé de votre retraite ?

Bah, il y a il y a 15 jours, il est il a 14 ans, il est très fatigué, il va il va travailler quand la moitié du temps. Euh alors, j'ai ça m'a énervé, j'ai répondu euh je suis peut-être fatigué mais je je je présente mon film dans toutes les villes. C'est vrai, j'en ai fait plein.

C'est un succès même. Là, j'ai fait que des avant-premières génial. Je présente mon film, je suis en train de répéter mon spectacle et ensuite je vais faire un film au début de l'année.

Je dis mais alors maintenant que le journal m'annonce ça, j'ai j'ai du coup j'ai compris, je j'annule tout et je file à l'hôpital. Ça, j'ai fait un malheur. Je l'ai pas fait pour ça, mais j'ai fait un malheur.

Mais oui, parce que c'est plusieurs fois on m'a annoncé ma mort même. Ah bon ? Oui.

Oui, plusieurs fois. Trois fois au moins. Je sais pas pourquoi.

Comment vous la prenez dans quoi ? Sur des articles sur internet. Oui oui, je sais pas pourquoi est-ce que ça leur rapporte de l'argent ?

Est-ce que c'est de la pure méchanceté ou ça leur rapporte de l'argent ? J'en sais rien. Mais ça fait trois fois qu'on m'annonce.

Il a des faux. Ça a un avantage. Je suis le seul au monde puisqu'on annonce puisqu'on dit il est mort.

Il est mort hier soir à 20h. Je suis le seul personne au monde qui après sa mort sait ce qu'on pense de lui. Alors que sinon c'est rien du tout hein.

Alors parce que du coup j'ai euh du coup genre on l'aimait tellement tout ça. Mais c'est c'est agréable. Vous avez regardé les articles et tout ?

Ouais je sais vu des trucs. Oh là là quel coup dur. On l'aimait tellement.

Bon, allez, ça sinon c'est jamais rien. C'est un truc qui vous fait peur la mort. C'estàdire, j'aime tellement la vie que je vais tellement tellement la vie que je peux pas dire que je suis ravi de je suis ravi de ça.

Je je c'est il y a une chanson de R Janny qui est géniale. C'est pas une chanson il parle, il parle. C'est très beau.

Dis donnez-moi du temps encore parce que j'ai encore envie de rire. J'ai encore envie de voyager. J'ai encore envie d'aimer.

J'ai encore le C'est très beau le texte et c'est ce que je ressens le plus ça, cette chanson de Réian. Un manque de temps, hein. Un manque de temps.

Un manque de temps. Mais laissez-moi encore le temps de laissez-moi encore le temps de de faire tout ce que j'ai envie parce que j'ai encore envie de ça. Moi, j'ai envie de tout encore.

Vous pensez qu'il y a quoi après ? Quoi votre vision à vous ? Me parlez pas de sœur.

C'est peut-être bien, hein. C'est peut-être bien. Peut-être.

Peut-être. Peut-être peut-être qu'il y a rien. Le problème c'est que je me dis que même si ça se passe bien qu'on va on rencontre tout le monde, qu'est-ce qu'on va se raconter pendant l'éternité ?

Là, on a du on a du grain à moudre le truc que j'ai pas des choses hier soir, figure-toi qu'hier soir, j'étais avec un tel, qu'est-ce qu'on a rigolé ou bien j'ai vu ça c'était formidable. Maintenant, si on est des petites bulles comme ça qui se promènent, ça va être long. Est-ce que vous avez déjà reconnu quelque part un endroit un peu drôle à l'époque ? a enchaîné plein de succès.

Il y avait pas beaucoup de chaînes, vous le disiez, donc on vous reconnaissait très bien. Est-ce qu'on vous a reconnu dans un lieu improbable ? Bah, ça m'arrive en Russie.

Oui, en Russie. En Russie, ça m'est arrivé aussi en Argentine ou même à ou même à Bangkok par des gens du de là-bas ou des Français en vacances ? Non, par les gens de la bar, ils connaissent les films.

Mais c'est-à-dire que j'ai profité d'un j'ai profité d'un contexte qui était spécial, c'est qu'à l'époque de communiste, on prenait pas des films de politique. Évidemment, il n'achetait pas des films politiques. Il n'achetait pas de films un petit peu il faut faire attention les baisés, la la dis un peu sexuel, en tout cas même sensuel, c'est déjà trop.

Il ne prenait pas et finalement il prenait que des comédies. alors les comédies, il ne prenait probablement que Duphine et moi et là-dessus Duphine mort donc il reste plus que moi. Et ben du coup j'ai profit de c j'étais le seul à aller faire rire et j'ai pas la moutarde elle a dû faire 120 millions d'entrées quoi.

Plus plus le double de le double de la de la population française. Alors évidemment quand j'y vais j'étais mais j'ai compris pourquoi justement j'ai compris pourquoi. Parce que un jour, la première fois où j'y étais, j'étais sur la place rouge, il était 2h du matin, il faisait- 15.

J'ai dit à mon tradu mon mon comment dit interprète interprète, je dit amenez-moi sur la place rouge à cette heure-ci parce que je voudrais la voir quand il y a personne parce que sinon il y a trop de monde. Et il m'a emmené là. Il est et il y avait que trois trois personnes, trois vieilles dames qui m'ont rencontré.

C'était le premier jour où je venais hein. Et la tr di et et lui il était glit qu'elle vous aime beaucoup et tout. Elle dit qu'elle a vu tous vos films comme ça parce que les Russes sont très très comme ça expansif expansif et et mon traducteur au contraire il était d'une c'était un peu Pitof qui était un acteur français qui était russe très très comme ça et puis à un moment donné j'ai dit mais qu'est-ce qu'elle dit là et elle me elle m'a dit parce qu'elle me touchait et elle a dit que vous étiez leur petite lumière dans le tunnel noir ça c'est correspondait au communist et il dit vous étiez la petite lumière dans leur tunnel noir et je crois que c'est ça où ils m'en ont gardé une reconnaissance le peuple russe.

Incroyable il y avait des fans qui étaient trop encombrants à l'époque. Des fans qui étaient trop encombrants qui qui faut pas exagérer non plus mon chez vous. Je suis pas Mar.

Non mais à l'époque ça aurait pu arriver ou euh Oui. Non mais ça c'est un peu arrivé mais non ça non justement ça m'est arrivé à à Buenozer ça m'est arrivé à à Bangkok à Hong Kong à finalement qu'est-ce que je fous en France ? C'est quoi votre plus votre plus gros four rire dans un film ?

Est-ce que vous avez eu un vrai four rire sur un tournage ? Ouais c'est plutôt au théâtre que j'ai parce que le théâtre il faut surtout pas rire. Donc là où il faut surtout pas rire, les enterrements les enterrements, moi c'est dramatique pour moi en plus de ça parce que je le je le cherche pas mais comme je le cherche pas mais euh mais c'est là où je me alors là je me surpasse.

C'est comme à l'école quoi. Il faut pas rire que la prof te regarde et tu as mal parce que tu sais qu'elle te regarde la profion en pension. Et au fond les fourires, on les a les vrais fourires, on les a là où il faut pas les avoir en en pension, hein.

Sinon, on est puni le jeudi et on et et et en plus si on est euh si on est pensionnaire, les plus beaux fruir que j'ai eu, c'est pendant la pension. C'est vrai que ça alors les interements ben il faut faut pas s'il y a un petit derrière petit truc qui cloche un jour j'ai fait le tour du cercueil comme tout le monde c'est en faisant ça avec le goupillon hein et puis comme là là c'est quand même un beau truc de distraction je l'ai mis oui ben la bénite et puis là-dessus je l'ai mis dans ma poche et c'est été rangé et là tout le monde est en train de chercher c'est moi qui l'avait dans ma poche. Bon là, remarquez que là, le fourire, je l'ai eu qu'après mais pas sur le moment.

Votre père vous a dit que vous aviez pas de talent. Est-ce qu' après vous l'a il est revenu quand il y a eu du succès ? Est-ce qu'il est revenu vous voir pour s'excuser pour dire tiens je Non, il est revenu me voir.

Bravo. Parce qu'il a bouffé toute la fortune. Mon père a passé sa vie à jouer au course et et au et au casino et je l'ai totalement perdu de vue.

Et un jour en sortant de la galerie 55 avec Victor Lanou, avec mon mon partenaire de l'époque, un Ouais hein. Euh en sortant de la galerie 55, il était à la sortie. J'ai dit c'est gentil ça.

Mon père qui j'étais pas encore connu à cépoque hein puisque sinon je la guerre du 55 et ben il m'a demandé si je pouvais lui prêter de l'argent. Ouais. [ __ ] il gonflé quand même.

Incroyable. C'est c'est on a l'impression que tout le monde vous aime quand je j'ai dit que on vous recevait. Tout le monde m'a dit "Ah mais il est génial, il est sympa" et machin.

Est-ce que vous avez eu des gens qui vous aimaient pas ? Ouais, la critique. Le masque et la plume, les critique de film.

Ouais, mais au début, j'en ai souffert un peu parce que parfois parfois Oui. Oh oui, il les carquill, les yeux et il arrête pas de tomber. Je me souviens dans le masqué la plume justement, il y a une femme qui a dit ça fait 15 ans qui qui passe son temps à tomber.

D'abord, j'avais que 5 ans à tout casser ou 6 ans de cinéma. Donc c'est pas depuis 15 ans. Et puis maintenant on y retrouve.

Les chutes c'est pas ça veut rien dire. Une chute ça veut rien dire. Sauf que c'est à pas avoir une signification.

La chute c'est aussi c'est de se relever et de se relever avec l'espoir, se relever avec le euh ça ça veut dire quelque chose. Les chutes d'ailleurs tous les comiques font des chutes de Kitton Chapelin. Ah ils avaient la gr Oui.

Alors des fois j'en ai souffert. Trouviez ça injuste Oui au début puis maintenant je m'en fous. Et puis surtout maintenant quand même on a changé de je vais dire pas tout le monde he mais ça a beaucoup changé sur le point de vue des gens de la presse ou du cinéma à mon égard quand même.

Ouais ça c'est inversé. Enfin vous voyez c'est plus sympa. Oui avec l'âge c'est quoi d'ailleurs avec les années ?

Je sais pas parce que c'est pas parce qu'ils se disent le pilieux. Non c'est parce non mais dans le sens maintenant il y a une vraie carrière plein d'années ils peuvent plus leer. Ben je sais pas vous leur demanderez.

Est-ce qu'à l'époque il y avait euh des soirées est-ce que le monde était plus fou ? Est-ce qu'il y avait des soirées où vous étiez invités, des soirées un peu folles ? C'était différent ?

Mais je pense que la société quand même était plus facile avant. Maintenant, elle devient terrifiante. D'ailleurs, pardon, vous voyez bien ce qui se passe en ce moment.

Et il y avait une plus grande inconscience peut-être ou insouciance il y a 60 ans que maintenant. C'était l'époque où il y avait les films américains, c'était les c'était les les films de danse Jane Kelly, ça c'était la la joie, la musique coton la musique de jazz joyeuse. La musique de jazz à la même prix aussi sont elle a plus rien à voir.

Le jazz de l'époque avait a plus rien à voir avec celui d'aujourd'hui. Celui d'aujourd'hui le plus sombre, j'aime bien le jazz. Mais euh tout est plus dur.

Donc ça se ressent sur les les films ou sur les ou sur les livres. À l'époque, je dis pas qu'il y avait pas de la pauvreté he je suis pas en train de dire c'était mais il y avait quand même une plus grande facilité d'existence quand même. Maintenant je trouve c'est dur et je me fais beaucoup de bil pour les l'avenir pour les générations qui arrivent.

Ah pas pour moi mais pour mes petits-enfants de ne serait-ce que l'urgence climatique tout le monde s'en fout. Non, j'exagère mais il y a pas assez de gens qui s'en préoccupent en tout cas et surtout pas les gens du pouvoir encore moins. C'est intéressant parce que c'est pas J'ai l'impression que chaque génération a peur pour la génération d'après.

Oui, parce que on sent bien que ça se dégrade un peu puis un peu de plus en plus. En tout cas, en ce qui me concerne, moi j'étais un citadin et puis voilà 45 ans, j'achète ma propriété vite école. Donc pour la première fois de ma vie, je regarde le ciel, je regarde la pluie, je regarde la terre. et je fais je regarde mes vignes euh euh faut regarder le monde quoi.

Je regarde un peu le monde. Et pour la prem et là je me suis aperçu en 40 ans que de plus en plus les conditions climatiques sont de plus en plus dangereux graves. Maintenant par exemple ça fait 2 ou 3 ans qu'il ne pleut pas pendant 3 mois.

C'est pas normal. Et puis quand il se met à pleuvoir il pleut trop. Vous parlez du sud de la France pas du nord parce que Non, je parle du sud de la France. la limite plus que d'habitude.

Cette année, c'était épouvantable. Il y a plus de 17000 hectares de feu. Je les ai vu de ma fenêtre et je m'aperçois que de plus en plus la v les gens qui cultivent auront de plus en plus de mal parce qu'il y a de moins en moins d'eau et là où il y en a, il y en a trop.

Par contre, c'est intéressant d'avoir des des conseils de la génération du dessus. Vous en avez eu de votre enfin de on va dire de des générations de vos parents, des grands-parents et cetera. Vous donnez quoi comme conseil à vos petits enfants ?

Intéressant d'écouter les générations qui ont vu le changement, qui ont vu tout ça. Moi, j'ai vu le changement mais je veux pas non plus trop les affoler mais parce que alors je dire vous savez c'est foutu pour vous mais moi je le pense un peu. C'est vrai.

Moi je suis un pessimiste joyeux, un clown triste ? Non justement je suis un clown pas triste mais je suis mais mais je suis pessimiste. Je suis un pessimiste joyeux.

J'ai que ça pour m'en sortir, c'est de c'est de rire ou de faire rire. Vous avez été amis avec euh avec plein de gens qui ont des noms euh ils sont des légendes aujourd'hui. Euh est-ce que vous arrivez quelque chose de marrant avec Johnny Lidé ?

Ouais, beaucoup. Est-ce que vous avez une anecdote un peu drôle de Johnny ? Bah je on s'est bien connu.

On on s'est Mais drôle c'est pas amusant mais c'est pas pareil que drôle. Moi, j'étais avec lui à Daytona à l'époque où je j'ai eu ma période jeunis, ma période blouson de cuir, Harley, tout ça. J'étais avec lui à Dayona pendant 8 jours.

On faisait on était avec ça, j'étais avec sa bande et tout. On roulait dans dans Daetona avec tous les les arletistes américains qui avaient des têtes de brut les et euh mais alors donc c'était curieux. C'est tout ce que mais c'est c'était pas les fourires.

Il vous achetez une moto ? Non, j'ai vu. C'est vrai ça ?

Oui, j'avais acheté c'était son copain Billon qui m'avait acheté la ma m'a Harley à Miami et puis j'étais allé rejoindre à Dayton avec la avec ma qu'on m'a volé d'ailleurs. On m'en a volé deux, c'est pour ça que j'ai arrêté d'acheter des motos. Oui.

Non, pas d'acheter les motos mais d'acheter des Harley. Non, ça n'intéresse personne une une moto japonaise. Mais à l'époque, il y avait beaucoup de vol à Paris sur les les Harlyy parce que probablement qu'il les revendait, il les revendait je sais pas vous, dans l'est.

Et et apparemment il vous a acheté enfin il vous a offert une moto ce monsieur Johnny vous l'a dit vous inquiétez pas je te enfin t'inquiète pas je te la garde. Il vous l'a rendu il a mis 5000 5000 bornes dedans. Oui parce que je moi je suis resté 10 jours avec lui à Dtona puis là-dessus lui ils ont continué là ils ont fait là les routes de Colorado.

Moi, j'étais obligé de rentrer pour un film, il m dit "T'inquiète pas, on s'en occupe, on le ramènera avec les nôtres" parce que moi j'ai dû partir précipitamment. Et puis après un mois après, il est revenu, il m'a rendu la moto et puis je passe devant une librairie, je vois mon mon périple dans le Colorado tout ça et puis j'ouvre la je l'achète puis j'ouvre la première page et je le vois je le vois en tête de sa bande avec ma moto. Oh, je dis "Mais c'est marrant !" Et puis après je feuille la page 5, la page 6 là il était dans les rutes dans la route là, je sais plus la 60 on appelle la route 66 là la grande route la route 66.

Ouais, il était sur la 66 et en tête avec billon derrière et avec encore ma moto et puis puis finalement il avait fait au moins 6000 km quand il me l'a rendu coach. Oui, je rigole, je rigole. Ça c'est amusant.

Les grands fourires que j'ai pu avoir puisque vous parlez de fourir, c'est c'est avec les comédiens avec qui j'ai joué qui était ingérable et drôle. Donc c'est-à-dire de par Dieu quand on a fait la chair, les trois films ensemble, nous on on on a on a pris 10 kg mais mettait en scène, il en a perdu 10 lui hein. Vber cit.

Ah ouais, on était des adolescents, des adolescents en en mal de rigolade. On avait des bouteilles partout sous dans les forêts parce que on savait qu'on av le forêt, on était là pendant la prise. Après, on avait du saucisson sous les sous parce qu'il voulait pas qu'on mange et on avait saucisson sur les fauteuils.

On on s'est bien amusé. Vous buviez des coups pendant le tournage ? Ah ouais, oui.

Bien sûr. Et puis mais le plus le plus ingérable peut-être c'était Carmé. Alors lui, d'autant plus que Jean avec son petit air de de comptable suisse, plus il était gentil et plus il était dangereux.

Alors là, on les fou rire inextinguible. Pour terminer sur votre film, l'homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme, euh vous êtes copain avec un garçon qui est beaucoup plus jeune que vous. Oui.

Euh vous avez rien à voir avec lui ? Non, rien. Vous êtes un monsieur qui vient d'une famille.

Je sais pas ce qu'on peut dire, est-ce que vous voulez dire ou pas dire dans le pour pas spoiler, pour pas trop en dire, mais vous allez vous retrouver en vrai copain, vous allez être sur un bateau. On voit vachement rapport avec l'eau quand même dans le film. Il y a des gens qui vont venir vous rechercher, des gens de la DGSE, des espions qui veulent vous ramener à votre famille et vous vous fuyez.

Vous êtes un peu vous disez voilà, j'aime pas mettre un oiseau en cage. C'est c'est pas mon truc. J'ai besoin voilà d'être à l'extérieur et cetera.

Dans votre vraie vie, vous avez habité dans une péniche et j'ai appris que vous étiez partis avec le voisin. Il avait un bateau en acier avec une Jacques Rougerie. Jacques Rougerie.

Et Jacques, il avait un bateau en acier avec une coque en verre. On pouvait dans la coque et la nuit il avait des projetés, renvoyer les foursmarins. Excuse-moi quand vous habitiez sur une péniche, j'étais à Paris.

C'est ça. Vous étiez à Paris ou ? Il était mon voisin de péniche.

Il avait un bateau à la mer. Ouais. Il m'a emmené là-bas euh euh avec Jean-Lou Chrétien qui était l'homme de l'espace.

En fait, il y avait on était trois, il y avait l'homme de la l'homme des de l'espace, il y avait l'homme des fonds sous-marins, Jacques et puis il y avait le terrien qui était moi finalement. On est parti là-bas et c'est vrai qu'on a vécu des expériences notamment avec les dauphins qui sont c'est d'où d'où ma ma passion pour les les anim enfin mon mon intérêt pour les animaux quel qu'il soit mais en l'occurrence là c'est avec les dauphins. Nous en avions un de dauphin qui nous rejoignait tous les jours qui Ah oui oui.

On était en on faisait marcher un peu le moteur parce qu'ils aiment bien ça la ça fait des remous et donc on avait d'ailleurs peur parce qu'il était il adorait se mettre dans les remou mais on avait peur qu'il se prenne une pâle et alors on arrêtait on arrêtait et puis c'était pas très profond 15 m on avait une des petites bouteilles ce qui nous permettait de pas mettre un temps fou vas arnaché on pr la bouteille hein bouteille d'oxygène le masque et puis hop on plongeait et on jouait avec le dauphin tous les jours. On sait Alors, il jouait moi la première fois j'ai un peu il est foncé sur moi mais il m'a rasé mais parce qu'il jouait et euh et même on s'amusait, je m'amusais à me faire le poirier, la tête en bas, donc les pieds en l'air en touchant le sol, le le le sable et lui il me suivait, il se mettait sur son rostre et on se regardait tous les deux. Il m'imitait.

Incroyable. Incroyable. Et un beau jour, un jour je me suis aperçu, je sais pas pourquoi, tout à coup, ils s'en allaient son prévu.

Oh [ __ ] c'est fini. On le voyait plus. On attendait le lendemain.

Et on s'est me suis aperçu, on a fait la remarque, il nous quittait tous les jours à 5h. Allez donc savoir pourquoi c'était la fin de son contrat. C le fin de son contrat.

Il s'est dit 5h, je rentre. C'est quoi la chose dont vous êtes le plus fier de votre carrière, de votre vie ? Tous fiers de quelque chose, on a tous réussi.

On a tous raté des trucs. C'est quoi le truc dont vous êtes le plus fier vous ? Je sais pas, j'ai jamais été très très fier mais fier heureux.

Heureux c'est mes fils. Bon non fier je ne sais pas. Non franchement je sais pas je suis pas je dis pas que j'ai pas été fier d'un d'un film mais dire oh là là là qu'est-ce que je suis.

Alors là, je me suis jamais dit ça. J'ai tout le temps été à la recherche quand même d'une perfection à laquelle j'ai peut-être pas encore je n'ai pas encore été jusqu'au bout de ma perfection. Je fais des progrès tant que je le jour on est fier et on arrête les progrès.

C'est quoi vos cinq meilleures minutes de vie ? Les cinq meilleurs les cinq meilleures minutes de votre vie. Bah justement, c'est la la la naissance de mon fils.

Le premier, le deuxième aussi bien sûr, mais déjà j'étais habitué. C'était effectivement professionnellement parlant la sortie du distrait à laquelle je m'attendais pas. Il est sorti un mercredi.

D'ailleurs, je me souviens Yve Robert m'a dit tiens, on va aller voir ce que ça donne. S'il y a des gens qui savent ce que ça va donner sur les ouvreuse. Alors viens, suis-moi.

Et on est arrivé dans le Concorde en bas et il a dit mademoiselle en voyant une nouvreuse, dites-moi, dites-tu voir. Qu'est-ce que vous pensez du distrait ? Oh, il dit ça a pas duré longtemps heut.

Alors dit, je vous présente Pierre Richard. Bonjour à peine, elle me regarde à peine, j'étais une petite merde. Oh ben il va pas faire long feu celui-là.

Et là-dessus, elle s'en va et puisve, on remonte les escaliers en silence puis on marche en silence sur le boule les Champs-Élysées, toujours en silence et en plein silence, il me dit "Elle est con cette raison. Vous avez vu dis pas qu'elle était con en tout cas elle s'est bien trompé. El s'est trompé.

Elle s'est bien trompé. Alors bref, là-dessus, on était le mercredi, vendredi, j'osais même pas descendre les Champsélysée, vu que à ce moment-là, le Concorde, il m'appartenait. Il y avait pas des multises et qu'est-ce que je vois la queue là ?

J'ai eu un grand moment de bonheur parce qu'il faut pas se leurer. Si le disrait est pas marché, j'aurais pas fait un deuxième film. C'était le début de l'aventure là.

Ouais. Grâce à Yve qui m'a dit d'ailleurs tu sais pourquoi ça marchait ? Il m'a dit "Parque tous les distraits qui ont vu ton film se disent "Oh, il est comme moi !" Et tous ceux qui ne sont pas distrait se disent "Oh, j'aimerais bien être comme lui." C'est pas faux.

Est-ce que vous avez un Pour est-ce que vous avez eu un échec dans votre carrière ? On a tous eu des succès, des échecs. C'est quoi l'échec de votre carrière ?

Vous dites tiens, j'aurais j'aurais pu mieux faire ou j'aurais pu faire autre chose ? Non, faire autre chose, non. à faire un autre film.

Oui, droit dans le mur, j'y étais. Et d'ailleurs, je suis le seul metteur en scène au monde qui dit à son producteur un mois avant de réaliser, est-ce que je peux parce qu'en général c'est le contraire, je crois qu'il faut pas faire mon film. Et le réalisateur mais le producteur m'a dit "Mais si, mais si je dis non, je pense pas que ça soit une bonne idée." En général, c'est plutôt le producteur qui dit "Je pense pas qu'il faut faire ton film." Et là, c'est moi qui lui ai proposé de ne pas le faire.

C'était Jean-Louis Livi et Jean-Louis Livi m'a dit "Mais si mais si et j'ai eu raison malheureusement." Bon alors j'étais pas si malheureux que ça parce que je m'en doutais. Je mettrai le le lien pour ceux si vous chez vous voulez aller voir le le film.

De toute façon, il est dispo au cinéma et puis je vous mettrai le lien après quand il y aura il sera disponible après en VOD et je vous mettrai le lien dans la description de cette vidéo YouTube si vous allez le voir l'homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme vous êtes amis avec un un un garçon qui est beaucoup plus jeune que vous. Est-ce que ça vous est arrivé dans dans la vie d'avoir des amis extrêmement différents et avec parfois une différence d'âge ? Oui, carrément des vrais amis.

D'ailleurs, un principe, j'ai toujours fréquenté des gens qui au moins 40 ans de moins que moi, à part quelques-uns comme Carmé ou comme de perdu, mais sinon tous mes copains, peut-être ça qui me donne un un goût de la Alors, en ce qui concerne mon partenaire Timy, je voudrais d'ailleurs pas qu'on qu'on finisse sans que je lui parle de lui. C'est le comédien qui joue avec vous dans le film. C'est le comédien qui joue.

J'ai vu ma ma directrice de casting a vu 40 jeunes et il en a gardé 10. J'ai vu les 10 et les 10 étaient intéressants. Et tout à coup, le 10e est arrivé dans le bureau du directeur du de mon producteur.

Il a passé sa scène et c'est tout évident, lumineux, c'est lui. Parce que des fois, on se dit il y a celui-là, peut-être qu'il serait mieux celui-là. Mais oui, mais celui-là lui Timy, il était évident que c'était lui et je l'ai on l'a pas je l'ai je ne l'ai pas regretté mon producteur non plus.

Il était il est tout à fait époustoufflant dans le rôle et à tel point puisqu'il joue un autiste que souvent les gens disent mais c'est vrai il l'est alors il est autiste. Il l' pas du tout. C'est un comédien.

Il pas du tout il joue pas du tout. Alors c'est drôle c'est comme vous dites ces différences de génération des fois on est à table et je lui dis tu aimes bien qui toi ? Il me dit Jul dit c'est qui ça ?

Moi Jul, tu tu connais pas qui me fait d'ur de dire mais c'est pas possible Jul je dis bon et toi me dit-il bah je sais pas moi j'ai aimé Nogaro hein qui vous pas les mêmes références quoi. On a pas les mêmes références et ça m'amuse et ça l'amuse d'ailleurs. On en a encore parlé hier on n pas les mêmes références et et si je lui parle des acteurs je lui dis Louis Jouvet pas mais c'est pas un proche que je lui fais.

Ahis bien sûr. Vous lui faites découvrir et vous vous avez fait écouter Jul par exemple ? Et ben, j'ai écouté du coup.

Oui. Euh je sais pas quoi dire mais je dis pas que c'est pas bon. J'ai ça me dépasse un peu.

Et vous l'avez fait écouter vous musiques ? Il reconnaît quand même que les textes de Nougarou sont quand même plus beaux que ce mais c'est pas ça le problème. C'est le rythme, c'est la enfin moi j'aime bien la musique aussi hein, mais j'aurais pu être danseur d'ailleurs mais il s'est trouvé que je suis Vous aurais pu être kiné, vous aurez pu être vigneron, vous aurez pu être pas mal de choses.

Oui, j'aurais pu être pas mal de choses. C'est un film qu'on peut aller voir en famille. Ah oui, j'ai vu hier, j'ai on a fait une projection à on a fait une projection hier à à le Il y avait 500 personnes une grande salle, il y avait beaucoup de jeunes.

À la fin, on parle avec les je parle avec les gens et il y avait pas mal de jeunes qui me posaient des questions. Ça m'a fait plaisir. Bon, les gens rientaient énormément.

Ça c'est mon ça c'est ma joie. Euh qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour terminer ? Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter avant de partir ?

Avant de terminer l'émission ? Ben je vous dis c'est la chanson de Jéranny. Je veux encore le temps de vivre.

Je veux encore le temps d'aimer. Je veux encore le temps d'aller voir des gens drôles. Je veux encore dans le temps d'avoir des cons.

D'ailleurs, les consent je veux Oui, je c'est génial cette chanson. Merci beaucoup Pierre Richard d'être venu nous voir dans l'émission sur les gens. Je suis content de vous avoir rencontré. tu jamais rencontré.

Et euh voilà, je vous je vous mettrai les liens si vous nous écoutez en podcast audio sur Spotify, dieser Apple podcast, Amazon Podcast, vous pouvez cliquer directement, il y aura toutes les infos dans la description aussi sur YouTube. Merci d'être 200000 à vous abonner en plus chaque mois en ce moment sur la chaîne YouTube. Merci d'être si nombreux à nous écouter en podcast audio sur la route aussi.

Vous faites de légend préparé l'émission avec nous. Je vous embrasse de toute façon. Merci encore d'être venu.

Comment vous pouvez parler aussi vite ? Pourquoi ? Moi, j'aurais accroché au moins trois fois.

Mais c'est parce que j'ai une phrase, elle est elle est maintenant j'ai l'habitude de la dire. Alors du coup c'est facile. Je tricheur là-bas.

J'ai un prompteur. Ah oui bon. Ah bon ?

Non non c'est pas vrai. C'est pas vrai ça. Merci beaucoup d'être venu encore.

Vous embrasse tout le monde. On se retrouve très vite de toute façon. Ciao. [Musique] [Musique]

PIERRE RICHARD EST-IL VRAIMENT MALADROIT ? SES ANECDOTES LES PLUS FOLLES (JOHNNY, PROSTITUTION…) — Olivier Faure · Pourquijevote