Trump humilie l’Europe
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Dans un tel état de faiblesse, on se retrouve dans une autre tenaille, qui est américano-russe. Ils ne nous prennent plus au sérieux. Ils nous maltraitent parce que nous sommes faibles. - A.Casse: Puisqu'on s'interroge sur le sursaut possible des Européens...
L'image forte, c'est de voir les dirigeants français, allemand et britannique au chevet de V.Zelensky. - C'est un document choc, un acte d'ingérence inédit de la part des Etats-Unis envers l'Europe. - La Maison-Blanche ne mâche pas ses mots concernant l'Europe et certains des plus anciens alliés de l'Amérique. - Dans une tentative d'imposer une ligne Maga en Europe, l'administration Trump avertit que le continent doit réduire drastiquement son immigration, faute de quoi il s'exposerait "à un effacement civilisationnel". - 33 pages qui résument la stratégie de sécurité nationale américaine, dans lesquelles l'Europe est étrillée pour ses politiques migratoires, une prétendue censure de la liberté d'expression et la soi-disant suppression de toute opposition politique.
Pour le document, si l'Europe continue sur cette voie, elle sera méconnaissable d'ici 20 ans. Difficile à encaisser alors que l'Europe cherche à peser sur la scène internationale. - F.Merz: Je suis sceptique concernant certains détails dans le document provenant des Etats-Unis.
Nous devons en discuter. - E.Macron: Le principal problème est la convergence de nos intérêts pour finaliser les négociations de paix. - Des Européens prudents face à une administration américaine de plus en plus agressive.
En février dernier, J.D.Vance accusait des dirigeants de bafouer la liberté d'expression dans leur pays.
Une diatribe populiste assumée. - J.D.Vance: Ce qui m'inquiète, c'est la menace qui vient de l'intérieur, le recul de l'Europe par rapport à certaines de ses valeurs fondamentales qu'elle partage avec les Etats-Unis d'Amérique. - Une rhétorique reprise par un autre allié de Trump: E.Musk, vent debout contre l'amende infligée à son réseau social par la Commission européenne.
L'UE accuse la plateforme de tromper les utilisateurs. Réaction quasi immédiate du milliardaire. Réponse dans la foulée du ministre des Affaires étrangères polonais, habitué des passes d'arme avec Musk.
L'Europe attaquée de toutes parts, mise de côté par les Américains et les Russes dans les négociations en vue d'une paix en Ukraine. Impuissante quand D.Trump, dans une énième volte-face, accuse V.Zelensky de mauvaise volonté. - D.Trump: Nous avons parlé au président Poutine et aux dirigeants ukrainiens, notamment V.Zelensky.
Je suis déçu que V.Zelensky n'ait pas encore lu la proposition en vue d'un règlement du conflit. - Un allié décidément bien difficile à cerner, mais dont le président ukrainien ne peut se passer. - V.Zelensky: L'unité entre l'Europe et l'Ukraine, ainsi qu'entre l'Europe, l'Ukraine et les Etats-Unis, est essentielle.
Il y a des choses que nous ne pouvons pas gérer sans les Américains et d'autres que nous ne pouvons pas gérer sans l'Europe. Nous devons prendre des décisions importantes. - Un principe de réalité cher à V.Zelensky, qui se rendra, après Londres, à Bruxelles, puis à Rome, pour poursuivre les discussions sur le processus de paix en Ukraine. - A.Casse: Restons sur cette image des Européens à la mine grave.
Ca montre à quel point le moment est crucial. - V.Hugeux: Oui.
D.Trump déplorait que V.Zelensky n'ait pas lu son fameux plan de paix, qui est en fait un précis de reddition.
Ca tombe bien, parce que lui ne l'a pas écrit. Tout ça a été rédigé, au moins en partie, sous la dictée du Kremlin. Il y a encore aujourd'hui des pudeurs de chaisière pour les raisons que Pierre exposait, qui tiennent à la puissance américaine.
Yvette Cooper dit qu'elle salue les efforts continus du président Trump en faveur d'une paix juste et durable. La bonne blague! L'Elysée s'est empressé de démentir une rumeur publiée par la presse allemande concernant une conversation entre K.Starmer, F.Merz et E.Macron.
On évoque une trahison de Trump vis-à-vis de l'Ukraine. Trump a déjà trahi l'Ukraine. - A.Casse: Ont-ils eu peur que le mot "trahison" ait fait peur à D.Trump? - V.Hugeux: Je vais reprendre la métaphore: c'est une affaire de couple.
Madame n'a pris que quelques paires de baffes et n'a pas encore été rouée de coups. L'Europe veut maintenir la fiction de ce couple parce qu'elle sait que c'est monsieur qui a les clés du coffre et l'armurerie. Elle ménage en feignant de croire que Trump peut revenir à de meilleurs sentiments. - P.Haski: Je n'irai pas sur ce terrain du couple.
Je pense que les Européens, et personne n'est dupe de ces images et de ces compliments que l'on fait en permanence à Trump...
L'Europe ne peut pas se permettre une rupture brutale aujourd'hui. Zelensky l'a dit: il y a des sujets sur lesquels ils ont besoin des Etats-Unis, comme le renseignement ou certains armements, les Patriot...
On fait donc comme si. On continue à maintenir Cette façade d'unité avec les Américains, tout en préparant le jour où on pourra vivre sans les Américains. - A.Casse: On le prépare vraiment? - P.Haski: Je le pense.
Il faut pas se faire d'illusions. Ils se voient tout le temps, Macron et Zelensky. C'est la 3e fois en 3 semaines. - A.Casse: Justement, question. - P.Haski: C'est une question un peu de mauvaise foi, pardon au téléspectateur.
Sans les Européens, c'est le plan russe qui serait sur la table. Lorsque Witkoff et Kushner ont ramené le plan russe, il y a eu des négociations entre M.Rubio et les Européens, à Genève puis ailleurs.
Elles ont amendé ce plan, ce qui fait qu'aujourd'hui, les Russes n'en veulent plus, parce qu'il est devenu trop favorable à des garanties de sécurité et des choses dont ne veut pas Moscou. Les Européens ont réussi à mettre un coin dans le plan de capitulation qui était déroulé. Il y a aussi des divisions internes aux Etats-Unis.
M.Rubio n'est pas sur la même ligne que S.Witkoff.
Les Européens jouent un rôle dans cette affaire.
Emmanuel Macron