Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLCP - Assemblée nationale· 8 février 2026 87 min

Commission d'enquête sur l'audiovisuel public, audition de Léa Salamé | 02/02/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous, bienvenue dans la séance est ouverte. Dans ce numéro, nous vous proposons de revenir sur l'audition de Léa Salamé, journaliste et présentatrice du 20h de France 2. Elle était auditionnée par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, ses audiences, sa rémunération, le couple qu'elle forme avec Raphaël Gluxman.

Voici les différentes questions posées par les députés dans une ambiance parfois tendue entre membres de la commission d'enquête. Regardez, j'ai choisi de dédier ma vie à ce métier de journaliste que j'aime passionnément et je le fais avec le souci constant et exigeant de la transparence, du pluralisme et de l'impartialité. Et c'est aujourd'hui pour moi un immense honneur que de le faire sur la première édition du service public et j'y reviendrai en détail.

Mais nous vivons un moment particulier de notre vie démocratique. Les canaux d'information se sont multipliés. La vérité des faits est souvent méprisée.

C'est pourquoi sans doute le travail journalistique n'a jamais été aussi indispensable. Il n'a jamais non plus été aussi questionné, aussi discuté, aussi débattu. Et c'est une bonne chose.

Dans un monde de défiance, les citoyens attendent des journalistes qu'ils rendent des comptes. Et sur ce point, je veux dire les choses très clairement, ces demandes, ces demandes des citoyens sont légitimes et nous devons y répondre. Et on va y répondre ici ce matin.

Même si la confiance du public atteint les 60 % pour France Télévision qui caracolle en tête tout média confondu, hein, c'est le premier média dans lequel les Français ont le plus confiance. euh France Télévision, nous ne devons pas nous en contenter et nous devons au contraire sans cesse chercher à élargir ce niveau de confiance citoyenne. Je répondrai à vos questions ce matin avec Hugo Plagnard et Julien Dupérer les deux rédacteurs en chef du journal de 20h et à travers nous, c'est la voix de près de 400 journalistes qui travaillent chaque jour à délivrer au plus grand nombre une information fiable et de qualité que vous entendrez ce matin.

L'audiovisuel public appartient à tous les Français et c'est donc avec exigence, transparence, honnêteté et liberté que nous répondrons, que je répondrai à vos questions ce matin. Mesdames et messieurs les députés, je suis journaliste depuis plus de 20 ans, vous l'avez dit monsieur le président, et j'ai toujours fait de l'intégrité journalistique et du pluralisme de l'information mes lignes directrices. J'ai aussi travaillé dans le privé, mais c'est au sein du service public que j'ai fait la plus grande partie de ma carrière.

C'est un choix et un engagement personnel. Vous avez dit que j'avais commencé à France 24, c'est pas tout à fait exact. J'ai commencé à Public Sénat.

Et oui, au côté de Jean-Pierre El Cabache, grand professionnel et auprès de qui j'ai beaucoup appris. C'était j'ai passé 3 ans à public Sénat. Ensuite, vous avez raison, vous avez bon.

En 2007, j'ai rejoint France 24 lors de sa création avec le rêve de participer à l'élan de cette nouvelle CNN à la française que voulait dont rêvait Jacques Chirac à l'époque et qui existe toujours et qui fait rayonner la France à l'étranger. En 2010, j'ai rejoint Itélé, l'ancêtre de ces news, la chaîne info du groupe Canal où j'ai pu où j'ai pu présenter l'élection présidentielle de 2012 et animer des débats comme ça se dispute avec Éric Zémour et Nicolas Domenac. C'est en 2014 que j'ai rejoint l'audiovisuel public à la fois à la télévision, à la radio, à la télévision dans pas couché où je remplaçais Natacha Polonie au côté de Laurent Ruquier et à la radio d'abord comme interview du 7h50 de la matinale d'Interre et puis ensuite comme coanimatrice avec Nicolas de Moran de cette matinale.

Et je veux vous dire quand même ce matin la fierté d'avoir présenté la première matinale de France, d'avoir mené près de 5000 entretiens pendant près de 10 ans. des politiques, des penseurs, des intellectuels, des chefs d'entreprise, des artistes, des acteurs de la société civile. Quand nous avons commencé, il y a à peu près 10 ans, Inter, France Interre était la 3è radio de France derrière RTL et Europe, rappelez-vous.

Et à force de travail et d'inventivité de l'ensemble des équipes de France Interre, et bien nous sommes parvenus à la première place. France Inter est devenue la première radio de France, la première matinale de France et la saison dernière qui était ma dernière saison, cette matinale battait encore un record historique jamais atteint avec plus de 5 millions et demi d'auditeurs tous les matins entre 7h et 10h. Parallèlement à la radio, j'ai toujours été presque toujours eu un pied à la radio et à la télé.

Parallèlement à la radio, j'ai animé pendant 6 ans l'émission politique de France Télévision. J'ai présenté plus de 70 émissions politiques en prime time sur ces 6 ans. Euh certaines années avec David Pujadas en coanimation, d'autres avec Thomas Auto en coanimation et puis d'autres seuls où j'étais seul à la barre.

Alors qu'il est toujours plus difficile et vous le savez d'intéresser les Français au débats politiques, nous nous sommes attelés à cette tâche car je la crois essentielle à la vie publique. Pendant 6 ans, nous avons proposé aux Françaises et aux Français des débats politiques de fond, parfois électriques, parfois nerveux, mais toujours passionnant. France 2 est d'ailleurs la seule grande chaîne puisque vous voulez des différences avec le privé.

France 2 est la seule grande chaîne à proposer une émission politique toute l'année et pas seulement l'année de la de la présidentielle. Ça fait partie de son cahier des charges et c'est là aussi sa différence. Et c'est à ce titre comme présentatrice de l'émission politique de France Télé et probablement de de la matinale d'Inter que j'ai eu l'honneur de coprésenter en 2022 le moment le plus important de notre vie démocratique, le débat d'entre deux tours.

C'était il y a 3 ans entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Au côté de Gill Boulot évidemment à côté de mon travail de journaliste politique, j'ai toujours souhaité avoir un ancrage culturel fort. La culture fait partie de ma vie et je ressens le besoin de la partager.

Avec le magazine stupéfiant qu'on a lancé en 2016, on a parlé de cinéma, de théâtre, de livres, de spectacles vivants à des millions de français. Et puis il y a 3 ans, j'ai eu l'honneur de succéder à Thierry Hardisson et à Laurent Ruquier en reprenant la mythique case du samedi soir de France 2 qui a un rendez-vous attendu par les Français depuis 30 ans et qui n'a pas d'équivalent sur aucune autre chaîne. On a lancé le magazine Quelle époque que je présente Écoprit, vous l'avez dit et qui a connu rapidement un très grand succès d'audience.

Sur mon plateau tous les samedis soirs, nous recevons des artistes, des intellectuels, des acteurs de la vie publique et culturelle et on mêle les points de vue et les regards et surtout surtout les gens se parlent. Les gens se parlent sur quelle époque on fait pas l'un puis l'autre puis tout ça, ils discutent entre eux, ils se parlent, on échange des points de vue et des regards et ça c'est très important. On est aujourd'hui l'un des talk show les plus regardés en France et on on arrive encore à rassembler près d'un million et dei de téléspectateurs jusqu'à 2h du matin le soir malgré un contexte audiovisuel en repli.

Ça aussi on en reparlera. Il y a eu aussi Quel jeu que je veux mentionner ? Notre talk show tous les soirs lors des Jeux Olympiques et paralympiques retransmis sur France Télévision et couvert de manière absolument remarquable par le service des sports de France Télé.

C'est un rendez-vous qui a connu des succès d'audience record historique jamais atteint pour un talk show en réunissant près de tr jusqu'à 3 millions de personnes en deuxième partie de soirée jusqu'à minuit 1h du matin parfois. J'ai aussi lancé et j'en suis très fière, c'est c'est une des choses qui me tient sans doute le plus à cœur quand j'étais sur France Interre, le podcast femme puissante qui est sans doute Ouais l'une des choses dont je suis peut-être le plus fière, des séries d'entretiens avec des femmes issues du monde des affaires, des politiques des femmes médecins, des grandes artistes de Christine Lagarde à la chirurgienne Chloé Bertolus en passant par la philosophe Ellisabeth Badinter, la colonelle de gendarmerie Karine le jeûne ou encore la chanteuse Ayan Akamura. J'ai voulu comprendre dans ce podcast pourquoi chez un homme la puissance et l'ambition sont légitimes alors que chez une femme, elle paraissent encore aujourd'hui trop souvent suspecte et contre nature.

Ce podcast a été écouté par des millions de personnes. Il a donné naissance à deux livres qui ont été coédités par Radio France qui ont été des grands succès de librairie avec 200000 exemplaires vendus. Mais surtout, surtout au cours de ces 10 dernières années, j'ai toujours eu à cœur d'ouvrir grande les portes et les fenêtres de la radio et de la télévision, de la télévision publique à tous les points de vue, à tous les regards, à toutes les personnalités et à tous les opinions.

À toutes les opinions. J'ai toujours cherché l'échange contradictoire, le débat et l'ouverture d'esprit parce que je vais vous le dire simplement, avant d'être une obligation professionnelle, le pluralisme est chez moi une conviction personnelle. Je suis né au Liban en pleine guerre civile et j'ai appris bien trop tôt ce que cause le fracas du monde lorsqu'on ne sait plus parler et échanger.

Je suis arrivée en France à l'âge de 5 ans. J'ai été naturalisée à l'âge de 10 ans et être au service de mon pays, la France, de ses citoyens est pour moi une mission et une immense fierté. Et en choisissant mon métier, j'ai naturellement trouvé le chemin du service public car j'ai voulu rendre à mon pays ce qu'il m'avait donné.

Le métier du de journalisme, c'est pas seulement une profession, c'est une vocation et une mission. Comme le comme le médecin soigne, l'instituteur instruit, le journaliste informe. Cette mission a été sanctuarisée comme un pilier de notre démocratie.

La déclaration des droits de l'homme et du citoyen l'a consacré. Les lois sur la liberté de la presse existent en France depuis 1881 et même récemment, la Constitution l'a protégé. Comme les médecins ont le serment d'Hippocrate, les journalistes ont leurs règles déontologiques.

Elles sont prévues par la charte de Munique qui dit que si nous avons des droits, nous avons aussi des obligations et des devoirs. Le premier d'entre eux, c'est de toujours continuer à faire notre métier, même lorsque cela déplaît à qui que ce soit, à nos employeurs ou au pouvoir politique. C'est d'abord et avant tout un devoir d'honnêteté.

Nous devons par ailleurs préserver nos sources et toujours rectifier lorsque nous sommes trompés. Les journalistes sont souvent attaqués. Il y a des pays où ils sont poursuivis les journalistes et il y a des pays où ils sont tués.

Ici nous jouissons de la liberté. Il y a des pays où ils sont moqués ou conspués même dans des démocraties qui sont pas très éloignés de de chez nous. Ici, ils sont souvent critiqués même lorsqu'ils mettent du cœur à faire leur métier.

Et je crois que qu'on est dans un moment un moment de l'histoire où il faut pas avoir peur de défendre le journalisme. Et c'est cela que permet aussi l'audiovisuel public. Mon attachement au service public est viscéral en fait et le choix du 20h n'avait rien d'aisé.

Le choix du 20h n'avait rien d'aisé aujourd'hui parce que les journaux télévisés sont à un carrefour de leur existence. Je suis parfaitement consciente que je n'ai pas opté pour la facilité en acceptant la proposition qui m'a été faite de présenter le 20h par rapport à d'autres propositions. J'ai mais là, j'ai préféré l'exigence, le temps long et la qualité.

Et j'ai la conviction que le 20h de France 2 est aujourd'hui le plus bel et écrain qui soit pour l'information. C'est un rendez-vous essentiel, monsieur le président, qui fait d'air chaque soir des millions de téléspectateurs et qui reste un modèle d'exigence journalistique. Ce JT, je l'ai pas inventé, je l'ai pas créé, mais en acceptant cette charge, j'ai accepté une double mission, celui de le renouveler sans le bousculer.

Initer, c'est d'abord et avant tout. Il faut vraiment que vous le compreniez ce soir, ce matin pardon, je suis déjà ce soir, je suis déjà au 20h. Invité, c'est d'abord et avant tout, c'est d'abord et avant tout une œuvre collective, celle de centaines de journalistes, de reporters, d'envoyés spéciaux de correspondants internationaux.

Le 20, c'est pas le journal de la présentatrice, c'est le journal de la rédaction. Par leur travail de terrain remarquable, ils fournissent aux citoyens des informations les plus justes et les plus précises qu'il soient. Et je veux rendre hommage devant vous ce matin à toutes celles et à tous ceux qui chaque jour fabriquent cette information avec l'amour du service public chevillé au corps.

En rejoignant le 20h de France 2, j'étau à ce que sa nouvelle formule soit celle de l'approfondissement. Notre journal fait une large part à l'actualité internationale et a pu consacrer, vous l'avez vu, des pages entières à la situation en en Iran, au retour des djihadistes au Mali, au Venezuela, mais aussi à la question des salaires des Français, à la question de la dette publique, à la question de la crise des centre-villes ou encore aux réussites françaises dans le domaine médical. J'ai aussi veillé, et c'est très important ici dans cette enceinte à ce que le pluralisme soit renforcé dans le journal de 20h.

J'ai tenu à ce que chacun puisse être invité afin de pouvoir s'adresser au plus grand nombre. Tous les responsables politiques de tous les partis politiques du Rassemblement national aux insoumis ont été invités. Et on y reviendra et on y reviendra.

Et j'ai tenu Oui oui, je termine. Je j'ai tenu, mais c'est important monsieur le président, à recevoir très vite dans les premières semaines, c'était un marqueur important il me semble, de Jordan Bardella à Jean-Luc Mélenchon en passant pour Bruno Rotaillot, Olivier Fort, François Hollande ou Sébastien Lecornu dont l'interview qui a duré 30 minutes a rassemblé près de 7 millions de téléspectateurs. C'est un record depuis 20 ans.

On est les seuls à proposer chaque soir une heure d'information exigeante et pertinente. Je dis 1 heure parce que le journal a été rallongé par rapport à celui de TF1. C'est aujourd'hui un rendez-vous d'information incontournable et sans égal dans le paysage audiovisuel français.

Nous avons réussi à redresser ces audiences dans un contexte télévisuel en repli avec un total télé qui a baissé pour toutes les chaînes. En un an, l'audience a progressé sur l'ensemble du journal et a même gagné deux points sur la deuxième partie, c'est-à-dire 200000 téléspectateurs en plus. Le 20h j'ai bientôt fini le 20h beaucoup de questions.

Il bouillonne de questions. On a beaucoup on a un délai un peu court. Donc c'est pour ça.

Je sais mais vous m'avez donné 10 journalis. On y va. Je je termine.

Je termine. Ne vous en faites pas. Le venteur offre un récit de l'actualité, une vision globale de l'information.

À l'heure où celle-ci est morcelé et déformé en vidéo TikTok et en court extrait sur les réseaux sociaux, le JT raconte le monde entier. On n'a pas d'angle mort. On laisse pas de côté ce qui nous dérange ou ce que l'on préfère ignorer.

Le 20h est par essence un journal populaire. Il donne à tous les citoyens la même information sans vous enfermer dans une bulle d'algorithme. Vous n'avez pas juste accès à l'info qui vous plaît d'avance, mais vous êtes confronté à toute la réalité.

Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames, messieurs les députés, le service public nous offre cette immense liberté. Celle de pouvoir informer sans chercher à plaire. Celle de pouvoir travailler sans nous soumettre à un pouvoir fut-il élu.

Celle de nous donner les moyens d'apporter au plus grand nombre une information de qualité. Une grande liberté amène une immense responsabilité. Cela implique de rendre comptes et d'être capable de toujours expliquer notre démarche à l'heure de la transparence.

Et nous allons le faire ce matin avec Hugo et Julien. Nous ne le faisons pas pour nous au nom de notre profession, d'une métier ou d'une corporation. Nous le faisons parce que nous avons à cœur de défendre un bien commun à tous les Français pour lesquels ils se sont toujours battus.

C'est la liberté. Et je conclurai en citant le discours de réception à l'Académie française de François Surau. La liberté est une étrange chose.

Elle disparaît dès qu'on veut en parler. On n'en parle jamais aussi bien que lorsqu'elle a disparu. Je vous remercie.

Merci beaucoup pour ce propos introductif et et puisque notre audition se déroule dans un temps contraint, je vais euh poserai pas mes questions tout de suite. Je vais laisser le rapporteur commencer ces questions et que je m'exprimerai au moment du tour de table des des députés et je parlerai au nom de mon groupe politique. Monsieur le rapporteur.

Merci beaucoup monsieur le président. Merci madame Salamé. Merci monsieur d'être venu ce matin pour répondre à nos questions.

Effectivement le temps est contraint. J'ai un certain nombre de questions à vous poser, mes collègues aussi. Donc si vous le pouvez, je vous demanderai de faire les les réponses les les plus concises possibles.

Une première question, vous le savez, TF1 consacre, je crois, des chiffres que j'ai pu appréhender à peu près 140 millions d'euros à l'information chaque année. Avec ce budget, la chaîne produit les deux journaux télévisés parmi les plus regardés d'Europe. Une chaîne d'information en continu dont l'audience est de fois supérieure à celle de de France Info TV, ainsi que des magazines et des documentaires.

France Télévision, de son côté dispose de moyens, on peut le dire très supérieur payés par l'argent du contribuable. J'ai pu le voir, mais environ 230 millions d'euros pour l'information nationale chaque année en augmentation de près de 15 % depuis 2017, près de 600 millions d'euros pour France 3 qu'ils sont très largement dédiés à l'information et à minima près de 50 millions d'euros pour France Info TV aussi chaque année. Pourtant les résultats, on peut le dire, ne suivent pas.

En 2025, le vinteur de TF1 réunissait en moyenne 5,2 millions de téléspectateurs. Celui de France 2, 3,8 millions. Donc ma première question est assez simple.

Comment est-ce que vous expliquez qu'avec bien plus de moyens, que par exemple un concurrent privé TF1, même deux fois plus de moyens, l'audiovisuel public et France Télévision réalise nettement moins d'audience que le privé. Pour vous, où résiderait le problème ? Est-ce que il réside dans la stratégie ?

Est-ce qu'il résiderait dans la ligne éditoriale ou est-ce que il réside dans la gouvernance ? Merci. Ce qui permettra d'aborder la question aussi sur la singularité du journal de France télévisé France 2 pardon.

Allez-y, je vous laisse répondre. Je vais donner la parole aussi à mes à mes corrédacteurs en chef parce que ils sont sur France Télé et sur l'info de France Télé depuis bien plus longtemps que moi. Vous faites une comparaison avec TF1, vous avez raison.

Mais il faut dire les choses, TF1 a toujours été en tête, ce que je veux dire. Et il y avait des moments il y a 10 ans où il faisait 40 % de part de marché qu'en France 2 faisait 22 % de part de marché. Là aujourd'hui l'écart s'est beaucoup resserré hein ces dernières années.

Donc ils sont en tête bien sûr, ils font un travail remarquable et et on le soulligne, on fait un journal qui est différent je pense aussi. On fait un journal où on donne une grande place à l'explication, à l'approfondissement. Quand ils vont faire un sujet sur l'Iran, on va en faire cinq dans le journal par exemple.

Ça c'est une différence mais je vais laisser mes corrédacteurs en chef vous en parler. Puisque vous parlez de l'audience, l'audience le savez d'abord, il faut vraiment le dire au français. La télévision est moins regardée.

Chaque année, elle est de moins en moins regardée. Ça tout ça touche toutes les chaînes, toutes les chaînes à toutes les heures. L'audience, c'est quelque chose de très important.

Et pour moi, je vous ai fait mon petit prélude au début, mon liminaire, c'est ça a toujours été très important. C'estàdire, j'ai toujours voulu faire rimer service public, exigence de service public avec audience. Je l'ai fait à la matinale de France interre, mais on n'est pas devenu première matinale de France en 3 secondes en claquant des doigts.

Ça a mis du temps, ça a mis du temps. Euh sur quelle époque on a augmenté de 33 % la case dans un contexte en repli ? Là aussi ça met du temps et ça s'installe.

Mais mais c'est très important. Et sachez que pour ce qui est de l'audience du 20h de France Télé, puisque vous commencez par ça, et bien l'audience, elle est en train de remonter. Elle avait été la la saison dernière avait été contrastée.

Il y a eu beaucoup de changements aussi pendant l'été de Joker et cetera. Et euh Alexandre Cara que vous avez auditionné avant moi, il a cette phrase et il dit "Les audiences, elles tombent par l'ascenseur et elles remontent par l'escalier. Donc c'est pas en 3 jours qu'on va le remonter mais malgré tout est en train de le remonter les audiences et et vraiment je veux remercier les équipes parce que les équipes sont très heureuses de ce qu'on est en train de faire en fait en réalité et on est en train de les monter. gagner deux points sur la P2 qui est celle de l'approfondissement, c'est-à-dire gagner deux points sur des sujets où euh on fait 15 minutes sur l'Iran, 15 minutes sur le Mali, sur le Darfour.

Gagner monter l'audience sur ces sujets-là, on peut dire qu'on l'a fait et qu'on l'a réussi. Par ailleurs, sur la première partie sur l'ensemble du journal, je crois qu'on est à quasiment un point de plus par rapport à il y a un an. Au mois de janvier, les audiences augmentent encore plus du 20h de France de France 2.

On a fait première semaine de janvier, on a fait la meilleure semaine depuis 13 mois en audience téléspectateur. On a fait 4 million2 en moyenne. Vous disiez 4001 au début, c'est 43 le le jour dont vous parliez.

On a fait 4002 en moyenne sur les 4 jours. C'est colossal. Franchement, on est en train de remonter le journal.

La semaine dernière là, on a fait notre record en part d'audience à 20,8 je crois euh % euh le record de la saison. Donc c'est en train de de monter petit à petit. Euh on le change pas, c'est un grand pack beau, c'est progressif mais les gens sont en train de s'habituer et prennent le réflexe de plus en plus de venir nous voir.

Il y a de plus en plus de CSP+ qui viennent sur le journal de France 2. Il y a un public plus populaire qui vient. Donc de ce point de vue-là, si vous ne m'interrogez sur l'audience, je peux vous dire queon est en train d'inverser la courbe et qu'on est très content et je je remercie les équipes.

Au-delà des audiences, maintenant une question en plus sur la direction de l'information chez France Télévision dont vous dépendez. Vous n'ignorez pas que monsieur Sidbon Gomez est aujourd'hui le numéro 2 de France Télévision et qu'il a repris récemment en octobre dernier aussi la direction de l'information. Lorsqu'il a été recruté par Delphine Ernut, monsieur Sidmont Gomels ne disposait d'aucune expérience dans les médias. et son parcours professionnel n'était qu'onné qu'à des métiers ou à des fonctions exclusivement dédiées à Europe écologie les verts.

Lorsqu'on le recherchait sur internet jusqu'à l'été dernier, il était présenté simplement sous l'intitulé d'activiste politique. La semaine dernière, on a interrogé la direction de l'information de France Télévision et notamment monsieur Cara, ancien directeur de l'information qui rappelait la rigueur, l'exigence et la responsabilité qu'implique la détention d'une carte de presse. Or, monsieur Sidon Gomez qui est le directeur de l'information et le numéro 2 de France Tévision qui se trouve aujourd'hui à la tête de près de 3000 journalistes dont vous ne dispose pas de carte de presse.

Monsieur Cara, ancien directeur de l'information de France Vision a résumé cette situation lors de notre audition par une comparaison plus qu'équivoque. Je le cite, il explique que il compare cette situation à celle de certains ministres qui occupent des postes dont il ne serait pas forcément spécialiste. En tant que journaliste placé sous son autorité, est-ce que vous considérez que monsieur Sidmont Gomez est pleinement légitime pour exercer ses fonctions ?

Vous qui avez une vingtaine d'années d'expérience comme journaliste, est-ce que vous avez le sentiment d'apprendre auprès d'un manager même indirect comme monsieur Sidmont Gomez ? Peut-être juste une précision parce que vous avez fait une petite erreur monsieur le rapporteur, le directeur de l'information de de Francison, c'est monsieur Philippe Gorbé. Effectivement là vous avez raison, il sera a priori mais on s'en assurera sous l'autorité de monsieur Sidbon Gomez.

Bien voilà et puis peut-être que vous pourrez répondre madame Salamé si le rapporteur vous interroge. Ce sera une question sur Philippe Corbé que vous avez connu peut-être et ça serait intéressant d'avoir votre tour mais je vous laisse répondre à la question du rapporteur sur monsieur Sidbon Gomez qui est donc directeur des antennes des programmes numéro 2. Là aussi je vais répondre je voudrais laisser HGO Planard dire d'abord deux mots sur Stéphane Song Gomez parce que là aussi tu es depuis bien plus longtemps que moi à la à la rédaction de l'info et ensuite je vous dirai ce que j'en pense.

Non, c'est important de préciser comment fonctionne une rédaction. Euh pour répondre à votre question, euh la rédaction en chef du 20h dépend de la direction de l'info. Et en fait, nous seuls interlocuteurs, quand on travaille au quotidien pour réaliser le le journal, le meilleur qu'il soit, euh c'est la direction de l'info et seulement la direction de l'info.

Nos échanges éditoriaux, c'est la direction de l'info et seulement la direction de l'info. Et en conférence de rédaction, c'est la direction de l'info qui est là et personne d'autre. Donc je cette question est tout à fait légitime mais dans l'exercice quotidien de notre travail, je ne vois pas un quelconque problème que vous soulevez.

Voilà. Et quant à moi, alors d'abord, je veux préciser que pour ce qui est du 20h, c'est Alexandre Cara qui m'a fait la proposition de rejoindre de présenter le 20h et pas Stéphane Sid Bonom. C'est c'est vraiment avec Alexandre Cara, directeur de l'information et Delphine Ern Kinsy que j'ai traité pour l'arrivée au 20h.

Stéphane Song Gomez, j'étais plus en lien avec lui quand sur la partie qu'à l'époque. Par ailleurs et ils vous l'ont dit très bien, il y a un organigramme dans France Télévision et les journalistes, tous les journalistes, le rédacteur en chef, les rédacteurs en chef du 20h, moi-même en fait on le voit quasiment pas. Stéphane Silbon Gomez en revanche, Alexandre Cara et à partir d'aujourd'hui ce sera Philippe Corbé que je connais par ailleurs et qui vient de de France interre.

C'est à eux qu'on parle, c'est avec eux qu'on décide, c'est eux qui nous disent "Est-ce que vous êtes sûr de commencer comme ça sur le journal ? Est-ce que vous voulez pas inviter X sur le journal ? Est-ce que vous êtes sûr de votre hiérarchie de l'info ?

Qu'est-ce que vous pensez de faire un sujet sur ça ? Stéphane Sitbon Gomez, il est au niveau de l'organigramme désormais l'info lui est lui est rattachée mais lui il est pas là. Il est pas en salle de confe quand on fait la confe le matin et l'après-midi, il est pas là.

Donc c'est vraiment le directeur de l'information et que ce soit Alexandre Cara ou Philippe Corbé, je crois qu'ils ont tous les deux leur carte de presse. Merci beaucoup pour ces éléments de réponse qui qui nous éclairent. Question courte et je vous demande je vous demanderai une réponse courte.

Le 26 décembre 2015, vous avez déclaré dans le Nouvels, je vous cite, une nouvelle génération. La mienne a dit ça suffit. ce côté ont des jeûes, je te refile les questions avant l'interview et tu me fais la dépêche sur un tel sujet.

C'est terminé. À qui pensiez-vous précisément lorsque vous avez fait cette déclaration ? Et depuis au sein du service public, est-ce que vous avez eu connaissance de journalistes à qui on continuerait de suggérer ou de dicter des questions ou des sujets ou des dépêches dans un cadre informel, notamment ceux de déjeuner ?

Je me souvenais pas du tout de cette déclaration. C'est quoi ? Il y a 10 ans vous êtes allé la chercher mais bon je pour je pourrais la je pourrais la redire est un archéologue pointilleux mais c'est bien votre travail parfaitement bien.

Euh je je pourrais la reproncer aujourd'hui donc il y a pas de souci, je l'assume parfaitement. Je pense qu'il y avait effectivement dans je vais pas dire dans l'ancien temps parce que il risque de se vexer mais il fut un temps où effectivement certains journalistes, certains grands interviews et grands professionnels, je donnerai pas de nom, appelaient et préparaient l'interview. avec l'invité politique la veille en disant effectivement bon bah voilà à cette question tu répondras ça et cetera, ça fera une dépêche.

Euh je crois pouvoir vous dire mais alors là je pense pouvoir parler pour le service public, pour les journalistes du service public, pour les journalistes des chaînes privées que c'est plus du tout le cas. On est dans une période où la transparence est beaucoup plus grande, où tout est checké, où tout est surveillé. Et c'est pas du tout le cas.

Quant à moi, puisque vous me parlez de moi, j'ai fait, je pense, je sais pas, peut-être 5000 entretiens dans ma vie ces 10 dernières années de manière aigue entre inter, la télévision et cetera. Euh jamais je dis tu fais ça, enfin je leur parle pas. Et après, il y a deux écoles, vous le savez, il y a ceux qui pensent qu'il faut, c'est souvent les éditorialistes politiques et ils ont raison.

Déje avec vous pour avoir des infos, pour nourrir leur papiers et puis les interviewers. Et dans les interviewers, il y a deux il y a deux catégories. Il y a ceux qui acceptent les cafés, les déjeuners et cetera et il y a ceux qui veulent pas.

Moi, je suis de celles qui n'accepte pas. Je ne déjeunne pas, je ne prends pas de café. Euh certains de vos collègues ont essayé de m'envoyer des textos en disant "Est-ce que ce serait bien de prendre un déjeuner ?" Je dis non à chaque fois, poliment mais je dis non parce que tout simplement je pense que ça viendrait vicsier ma manière de les interroger parce que ça peut être un déjeuner qui peut être sympathique et après vous n'êtes pas assez je préfère mettre de la distance.

Voilà, je mets de la distance. Donc moi à titre personnel, j'ai quasiment jamais après en 20 ans, je sais pas mais quasiment jamais peut-être une fois ou deux en 20 ans, pris un café avec un homme politique et et point ça s'arrête là. C'est le rapporteur.

J'en profite pour rebondir sur votre réponse, même si cette question n'était pas prévue. Vous expliquez c'est tout à votre honneur. Je pense que vous souhaitez mettre le plus de distance possible avec les politiques, que vous en venez à refuser des cafés avec le nombre de politiques qui vous sollicitent.

Quelle a été votre appréciation votre votre jugement sur ce qui a été appelé l'affaire Patrick Cohen et Thomas Land où ces deux éditorialistes, les journalistes figurent bien connus de l'audiuel public ont été surpris dans un café avec des cadres du Parti socialiste tentant peut-être d'élaborer une stratégie aussi pour contrer la candidature de Rachtique. Quel a été votre premier jugement, votre première appréciation sur ces faits qui ont été révélés là, vous me demander de commenter des ce que ce que mes collègues font. Moi, je veux bien répondre à toutes les questions sur sur ma vie, sur mon parcours ou sur ce que je fais, mais je vais vous répondre honnêtement.

Ça m'a choqué à un double titre. Ça m'a choqué que des journalistes soient entendus et ça m'a choqué que ça n'émuve pas plus de monde. Voilà, c'est ce que j'ai à dire.

Quand au fond, j'ai pas à commenter ce qui s'est dit ou ce qu'ils ont dit, euh je me prononce sur mon travail et je commande pas ce que les propos de mes collègues encore plus quand c'est des propos rapportés. Tu choqué que soit tendu c'està dire qu'ils aient été filmés à leur insu. Ça que vous voulez.

Absolument. Et le troisème titre, vous n'avez pas été choqué par les propos de Thomas Lran qui explique avec Patrick Patrick Cohen Dati, on s'en occupe probablement référence à la campagne qui allait s'annoncer. Ça ne vous a pas choqué ?

Je commande pas les propos rapportés par mes collègues. Je commande ce que moi je dis, moi je fais. Merci pour votre réponse.

Un autre un autre sujet, on va pas s'attarder parce qu'on a beaucoup de questions à vous poser comme grand témoin de l'information sur le l'audiovisuel public. Le 1er novembre dernier dans votre émission Quelle époque vous avez choisi de recevoir Xlavier Bertrand pour la promotion de son dernier livre Rien n'est jamais écrit. Alors selon le Parisien, cet ouvrage ne se serait vendu qu'à environ 200 exemplaires. 200 exemplaires ?

Philippe Deviler, je le cite, il y en a bien d'autres, mais les ces livres sont régulièrement des bestsellers. Il publiait au même moment un ouvrage populide qui a été écoulé au moment où vous avez interrogé Xabier Bertrand à plus de 100000 exemplaires. Ma question est simple.

Pour pourquoi est-ce que vous avez souhaité offrir une exposition nationale à Xavier Bertrand pour la promotion d'un livre écoulé à 200 exemplaires ? Un chiffre qui vous en conviendrait traduit un des intérêts manifeste et massif du public. Alors même que votre émission est financée par l'ensemble des Français.

Alors, elle est étonnante votre question mais je vais je vais vous y je vais je vais je vais vous répondre. Évidemment, Xavier Bertrand était invité à quelle époque en pas pour son livre mais pas seulement pour son livre pour avoir son avis sur l'État de la France. Il a été ministre, il est président de région, il est une personnalité politique qui compte.

On l'a invité. Vous me demandez par ailleurs de semaines après, on a invité Jordan Bardella pour son livre qui s'est vendu à combien ? 150000 je sais pas où ils en sont.

Donc vous voyez, on invite tout le monde livre ou pas livre. Pour ce qui est de Philippe Devilier, on a fait la demande, on vous on veut l'inviter. C'est vous lui demanderez pourquoi il vient pas mais nous on veut bien l'inviter sur quelle époque ?

On invite on invite tout le monde. D'ailleurs, je pense que vous vous le savez, monsieur Alloncle, on quelle époque est vraiment l'émission sur le service public. Tout ça, je suis très fière et très à l'aise de venir devant vous ici qui invite tout le monde.

J'ai j'ai regardé, j'ai rereé. On a invité Jordan Bardella à deux reprises. On a invité Marion Maréchal, on a invité Éric Zemour, on a invité Jean-Luc Mélenchon, Sandrine Rousseau, Clémentin François Rufin, Emeric Caron ce que je vais dire et puis évidemment le bloc central, je pourrais tous vous les citer Gabriel Atalard Philippe en fonction de l'actualité de leur actualité de la nôtre.

Et puis a des émissions, on n'invite pas de politique, on préfère inviter des intellectuels comme Alain Finkel Crot la semaine dernière ou monsieur Devec il y a de semaines. Voilà, c'est c'est variable, on choisit, c'est notre responsabilité éditoriale. Mais pour ce qui est de Philippe Devilier, je crois que la proposition lui a été faite.

Si il nous écoute et donc le bienvenue chez vous. Merci madame Salamé. Euh, on l'a évoqué mais depuis le 1er septembre 2025.

Donc, vous présentez le journal de 20h de France 2, vous le savez mais il s'agit là d'une des fonctions les plus prestigieuses du journalisme télévisé qui vous inscrit d'ailleurs dans une lignée marquante de figures de l'information telle que David Pujadas, Patrick Poivre d'Harvore ou encore Léon Zittrône. Cet honneur s'accompagne naturellement d'une responsabilité toute particulière. L'information est une matière fragile qui exige un souci constant de pluralisme, d'indépendance et d'honnêteté des objectifs qui ont, je le rappelle, une valeur constitutionnelle dans notre pays.

Monsieur le président en propeliminaire l'a rappelé. Depuis 2015, vous partagez votre vie avec Raphaël Gluxman qui est député européen socialiste, fondateur du mouvement Place publique et personnalité aujourd'hui régulièrement cité parmi les candidats potentiels à l'élection présidentielle de 2027. Chacun le sait, mais le conjoint est le plus souvent la personne à qui l'on se confie en toute transparence, que l'on soutient, que l'on accompagne dans ses espoirs et aussi dans ses ambitions.

Même si absolument personne ici ne doute de vos compétences journalistiques évidentes, quelle garantie concrète apportez-vous aujourd'hui au Français pour assurer votre impartialité, votre indépendance tant dans le traitement de l'information que dans la ligne éditoriale du journal et plus particulièrement encore dans le choix et le traitement des invités politiques ? Peut-être avant que vous répondiez juste dire ce que monsieur le rapporteur a cité des effectivement des hommes qui ont présenté le le journal le journaux télévisé. Il y a eu aussi des femmes dont certaines ont été aussi en couple avec des responsables politiques.

On pourrait citer Christine Okraine, Béatrice Schenberg et elles avaient à l'époque effectivement mise en œuvre ou pris pris des des engagements. par exemple celui de se mettre en retrait si leur conjoint était candidat à des élections et j'indique juste parce que j'aurais dû le faire en introduction et peut-être que vous pourrez le confirmer, ça permettra de répondre à la question du rapporteur que vous aviez que vous avez indiqué que si Raphaël Glman se déclarait à l'élection présidentielle, vous en tireriez toutes les conséquences et vous met vous mettrez en retrait comme vous l'avez fait en mars 2019 lorsque vous avez cessé de présenter des missions politiques sur France 2 ainsi que la matinale de France inter puisque votre compagnon était les candidats aux élections européennes. Je vous laisse répondre à la question du rapporteur sur les garanties.

Monsieur le président, monsieur le rapporteur, je veux d'abord dire ici, c'est important qu'avant d'être la femme de quongque, je suis une journaliste indépendante, honnête et une femme libre. Maintenant, on va pas être dupe. Tout le monde ici, plus qu'ailleurs d'ailleurs, a en a dans l'esprit qu'il y a une présidentielle dans un peu plus d'un an et que les Français se posent la question, c'est légitime mais j'ai pas attendu la commission d'enquête pour y répondre et pour adopter une ligne de conduite extrêmement claire.

En 2019, quand mon compagnon a décidé d'être candidat à l'élection aux élections européennes, j'ai je me suis retiré de l'antenne le jour même de sa candidature et je précise contre la vie de ma hiérarchie à l'époque qui ne voyait pas pourquoi je devais sortir de l'antenne. C'est moi qui ai pris les devants et je suis sortie. 5 ans plus tard, en 2024, quand à nouveau il a été candidat aux élections européennes, même chose, je me suis retirée de l'antenne et cette ligne de conduite, elle vaut pour toutes les élections.

Si les candidats, je sors de l'antenne. Je l'ai dit, j'ai même préampté la question au moment où on m'a proposé le 20h ou Alexandre Cara m'a proposé le 20h ou Delphine Ernut m'a proposé le 20h. Je dis "Vous savez bien que s'il est candidat, je sors et je sors immédiatement. immédiatement, je m'accroche pas, je sors.

Euh maintenant, entre ces élections, j'ai pu continuer à mener mon travail en toute impartialité. Je veux dire, il a été député et il est député européen depuis 7 ans et ça fait 7 ans que j'ai pu faire les émissions politiques les plus écouté en prime time où j'ai reçu absolument tout le monde. Tout le monde est venu.

J'ai pu tous les matins inviter vos collègues ou vous-même parfois le matin à la radio et vous êtes venu sur quelle époque également vous êtes venu alors qu'il était député européen. Et la plus grande preuve de mon impartialité s'il devait en avoir une débat d'entre deux tours il y a 3 ans. Je veux dire si une seconde Emmanuel Macron ou Marine Le Pen avait ne serait-ce qu'un petit doute sur mon impartialité, vous pensez sérieusement que j'aurais été autorisée à arbitrer ce débat au côté de Gill Boulot ?

Non, non, je l'aurais pas fait. Je reçois près de 400 invités par an. Vous pouvez juger que mes interviews sont bonnes, moyennes ou ratées, mais jamais personne n'a pu entendre que mon compagnon ou quiconque tenait mon stylo.

Je n'ai jamais fait jamais fait. une seule interview sous l'influence de quiconque. Par ailleurs, monsieur le rapporteur, je sais pas si vous êtes marié ou pas, c'est votre vie privée, ça ne me regarde pas, mais on finira par savoir, mais pensez-vous vraiment qu'en qu'en 2026 une femme pense forcément comme son mari, qu'une femme vote forcément comme son mari, qu'une femme prie comme son mari, qu'une femme fait ce que lui demande de faire son mari.

Vous pensez sérieusement qu'on en est là ? Je le pense pas moi. Et attention, c'est pas seulement un principe féministe que je vous dis là parce que ça aurait pu être l'inverse, ça aurait pu être un homme.

C'est un principe républicain. On n'est pas jugé sur les opinions de son conjoint. On n'est pas condamné pour les opinions de son conjoint.

Par ailleurs, le vote, il est personnel et il est secret. Maintenant, on pourrait se demander à contrario, pourquoi je me retire à chaque fois. Vous savez qu'il y a beaucoup de gens qui me disent "C'est pas normal que tu te retires.

C'est pas normal qu'on demande toujours aux femmes de se sacrifier. Pourquoi je me retire ?" Ben, je vais vous répondre.

Parce que je ne veux pas que les Français puissent avoir le moindre doute, la moindre petite suspicion. Mon indépendance, mesdames et messieurs les députés, c'est mon talis. J'y tiens plus que tout.

Et ce qui me lie au français, ce qui me lie au public, c'est ce c'est un lien qui est extrêmement fragile et qu'on appelle la confiance. Merci pour cette réponse. Merci.

Allez-y rapidement alors. Allez-y. Allez allez-y.

Mais ou rapidement, allez-y. Rapidement. Il y a un point qui est qui est fondamental, c'est que le travail de rédaction en chef d'un journal, c'est un travail collectif.

C'est un travail collectif entre nous et c'est un travail collectif avec les services. Et donc pour tout ce qui concerne la politique, c'est un échange. Et les évidemment ne décide pas toute seule de tout.

C'est un travail collectif. Pardon ? Pardon ?

Oups. Je veux juste préciser, monsieur le président, parce que vous avez rappelé d'autres femmes. Euh, on me rappelle souvent la jurisprudence Saint-Clairc ou la jurisprudence Béatrice Schenberg.

Euh, il se trouve que quand j'ai accepté le 20h, je les ai appelé à l'une et à l'autre. Est-ce que parce que on réécrit parfois un petit peu l'histoire, je voudrais juste préciser que dans ces deux cas-là, Béatrice Schenberg et Anne Saintclair, et bien Anne Saintclair, elle est restée à l'antenne pendant des mois et des mois alors que son mari était ministre. Il était ministre de l'industrie et elle présentait cette surcette tous les dimanches.

Il était ministre de l'industrie. Ce n'est que quand il a été nommé super au super min au super ministère de Bercy à l'époque. C'est-à-dire qu'il était le numéro 2 du gouvernement de Lionel Gesprin de l'époque.

C'est à ce moment-là qu'elle s'est retirée. à Béatrice Schenberg, elle est restée présentée le 20h de France I pendant des mois et des mois alors que son compagnon, vous le savez même Parmier, alors que son compagnon était ministre sous Jacques Chirac et elle ne s'est retirée que 6 semaines avant la présidentielle, je crois, ou 2 mois avant la présidentielle au moment de la campagne officielle. Donc je vous le redis, les règles sont très claires pour moi à ce stade, sauf si vous avez l'un ou l'autre des informations que j'ai pas.

Il est pas candidat, il est pas candidat. Euh ça vous fait marrer mais c'est il est il est il est pas candidat et aujourd'hui il est député européen. Moi je mène mon travail en toute impartialité, en toute indépendance.

Personne me tient le crayon et je ne suis pas une femme sous influence. Si un jour, dans 6 mois, dans un an, il se décide à être candidat, je quitte le 20h immédiatement. Merci.

Je crois que c'est très clair. Merci. Merci beaucoup pour votre réponse et je voudrais vraiment pas faire de cette audition uniquement le enfin faire de cette question uniquement le point central de cette audition.

Donc je me permettrai de poser une deuxième et dernière question sur le sur le sujet. Je pense que vous l'avez vu dans ma façon de présenter les choses. Je ne remets nullement en cause vos compétences et personne ici d'ailleurs ne le fera, j'en suis certain.

Votre carrière de journaliste est longue de plus de 20 ans et elle vous rend d'ailleurs parfaitement légitime pour présenter ce journal important du 20h de l'audisel public sur France 2. Vous étiez aussi, vous l'avez rappelé, Léa Salamé avant de rencontrer Raphaël Luxman. Mais au cours de ces auditions, les notions d'indépendance, de pluralisme et neutralité ont été largement évoquées.

C'est d'ailleurs l'une des trois dimensions qui nous ont incité à provoquer cette commission d'enquête. On a eu des situations qui ont révélé des traitements différenciés selon les personnes et les contextes politiques. Et c'est précisément d'ailleurs parce que les règles doivent être les mêmes pour tous qu'une question se pose.

Je vous demande donc de me répondre simplement et de la façon la plus sincère possible. Est-ce que vous pensez vraiment que si vous étiez la compagne de Jordan Bardella, vous seriez aujourd'hui toujours à la tête du journal de 20h de France 2 ? Bon, moi je je vous allez je vais vous laisser répondre.

Je je le redis quand même parce que c'est une question importante que le rapporteur que tous les Français se posent. Je crois que vous avez apporté des réponses claires. Maintenant, je pense quand même qu'après des siècles et des siècles de de combat, on peut quand même accepter que dans notre pays euh une femme libre ne délègue ni ses choix politiques, ni sa pensée à son mari.

Et non, mais je dis je termine. Merci. Je pense que je peux m'exprimer 2 minutes dans cette commission d'enquête.

C'est c'est agréable. Merci monsieur le rapporteur. C'est agréable.

Non, pas à chaque question. J'ai même pas posé de question. Pouzez-vous exprimer.

Je le dis clairement. Madame Salam, vous répondre. Elle vous a déjà apporté un élément de de réponse en vous disant que le jour où monsieur Glixman sera candidat à la préentielle, elle s'y retirait.

Personne ne l'interdit en France. Il y a pas des députés qui ont fait des lois, fait voter des lois dans votre pays pour interdire à un journaliste ou un journaliste d'exercer son métier parce qu'elle entretient des liens personnel avec un responsable politique. C'est la loi de notre pays.

La loi de notre pays n'interdit pas une journaliste d'entretenir des liens personnels. Donc la question elle est est-ce que c'est c'est donc une supposition si vous étiez la compagne de Jordan Bardella euh qu'est-ce que vous feriez ? Merci monsieur le président de reformuler ma question.

Je pense qu'elle était très claire. Je n'ai pas besoin de leçon. Je pense que j'ai mis je pense que j'ai mis tout le contexte nécessaire et personne ici ne remet en question et en cause les compétences de madame Salamé.

Donc monsieur le président au lieu de reformuler exactement avec les mêmes termes les questions que je pose, je vais vous demander parce qu'il y a beaucoup de députés qui sont présents du tout monsieur donner la parole à tout le monde au lieu. Formuler chacune de mes questions, je vais simplement vous demander qu'on puisse avancer dans le débat parce que l'idée n'est pas de faire 20 minutes ou 30 minutes sur ce sujet de de d'éventuels conflit d'intérêt auquel madame Salam a répondu de façon. Monsieur le rapporteur, que ça soit clair parce que je vous ai j'ai pas posé de questions en introduction alors que j'aurais pu passer 20 minutes à poser des questions pour vous puissiez poser toutes les questions.

Je dis juste que vous avez posé une question importante même salam vous vient de vous faire une réponse de quasiment 5 minutes pour vous expliquer les règles qu'elles s'étaient fixées. Donc elle va vous répondre à votre deuxième question. vous l'avez posé, vous aurez une réponse.

Je me permets simplement d'indiquer ici très clairement que c'est important aussi qu'on puisse juger les journalistes sur leur travail, sur leurs actions. Madame Salamé vous a apporté une réponse qui était intéressante. J'ai trouvé en vous disant que s'il y avait eu et même Parmier pour en témoigner une suspicion sur la manière dont le débat la présidentielle, c'est pas anonin le débat la présidentielle entre entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Je pense que les députés du rassemblée nationale Marine Le Pen s'en serait auusqué. Donc je vais vous laisser répondre mais je pense que c'est important aussi d'entendre les réponses que vous font les personnes additionnées pour construire un dialogue, un échange. Tout ce que j'ai dit.

Allez-y mam Salam. Si on peut me laisser Allez-y madame le Salamé. Si on peut.

Allez-y madam le Salamé. Allez-y. Allez-y.

Je sais pas. Allez-y. Allez-y.

Mettez-vous d'accord. Je suis C'est moi qui décide. Donc allez-y.

Allez-y. Mam Saladam. Allez-y.

Allez-y. OK. C'est insupportable.

On y va. Euh je j'ai j'ai je pense que j'ai été effectivement assez longue sur cette question. C'est pas moi, je suis pas patronne de France Télévision, c'est pas moi qui décide qui présente le 20h.

C'est pas moi qui décide qui est nommé ou pas au 20h. Donc je peux pas parler pour elle. Je suis pas la compagne de Jordane Bardella.

J'espère que si la compagne de Jordan Bardella était journaliste, elle pourrait continuer à faire son travail sur une chaîne privée ou sur une chaîne publique. Je l'espère jusqu'à ce que son compagnon soit candidat. Et si elle me demandait conseil, la compagne de Jordan Bardella qui serait peut-être journaliste, et bien je lui dirais tant qu'il est pas candidat, tant qu'on n'est pas en période de campagne, tu vas pas faire du tricot, il faut que tu travailles et tu es indépendante et fais-le quand il sera candidat.

S'il est candidat, retire-toi pour protéger tes équipes et pour garder le lien de confiance avec les Français. Mais je suis pas compagne de Jordan Bardella. Tu viens ?

Euh oui, juste préciser puisque vous souhaitez aussi euh comprendre comment travaillent nos rédactions, euh l'indépendance de nos rédactions euh et le bien le plus précieux pour nos rédactions et pour l'ensemble de nos journalistes. Et on ne transige pas dans notre rédaction sur cette indépendance. D'ailleurs, les présentateurs et les présentatrices euh portent le travail de la rédaction à l'antenne.

Ce n'est pas le journal de Léa Salamé, tout comme le weekend, ce n'est pas le journal de Laurent de la Housse ou à 13h, ce n'est pas le journal de Julian Bugier. Euh les présentatrices et les présentateurs portent chaque jour le travail de la rédaction à l'antenne. Et Hugo euh l'a commencé à l'expliquer, mais nos journées sont faites de dialogue permanent.

Euh nous commençons dès 8h30 le matin à parler entre nous, à échanger avec l'équipe de rédaction en chef. Nous avons des échanges ensuite avec les chefs de service. Une conférence de rédaction le matin durant laquelle on débat, on confronte, on choisit les sujets collectivement, on choisit les angles, on choisit les interlocuteurs en relation avec les journalistes, avec les chefs de service.

Nous avons une seconde conférence de rédaction à 15h30 où on recommence le débat, on regarde ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, on réangle des sujets, on regarde s'il y a des nouvelles actualités qui sont arrivées entre-temps. Le dialogue est permanent et ce jusqu'à 20h. Et lorsque Léa s'assier à 20h dans le dans son fauteuil de présentatrice du journal télévisé, c'est bien le travail de la rédaction qui est présenté et ce travail est le fruit d'une journée entière de dialogue et d'échanges éditoriaux très poussés tout au long de la journée.

Je pense que pour connaître bien la rédaction de France Télévision, s'il y avait un quelconque problème, ce problème il se réparait. à l'intérieur de France Télévision, il y a eu zéro problème. Enfin, Léa, nous on la voit comme une conseur, une journaliste expérimentée, une femme de dialogue avec laquelle on travaille très bien.

Donc la réduire à sa condition de compagne de je trouve ça un petit peu compliqué quand même. Pression même salé, vous avez indiqué en réponse au rapporteur que au moment où vous êtes mis en retrait parce que votre conjoint était candidat aux élections européennes, votre direction l'avait regretté. Est-ce que la règle que vous avez fixée de dire que si Raphaëlman était candidat au présidentiel, vous mettrez un retrait du journal télévisé ?

Est-ce que vous avez eu la le même la même contestation de la direction de France télévision où ils ont Non, pas du tout. Pas du tout. Les règles sont très claires, elles sont fixées avec la la direction de France Télévision.

S'il est candidat encore, c'est une hypothèse he on est bien d'accord si jamais il était candidat dans 6 mois dans un an le jour de sa candidature je sors. C'est très clair pour tout le monde pour tout le monde pour les journalistes pour tout le monde. Je crois que c'est clair monsieur porter.

Merci monsieur le président. Simplement pour réagir, je tiens à préciser que et je pense que vous vous en doutez mais j'aurais posé exactement les mêmes questions euh si vous aviez été un homme, j'aurais posé exactement les mêmes questions à monsieur de laous par exemple. s'il avait partagé euh sa vie avec madame Tondelier euh parce que cette commission d'enquête a aussi pour but d'éclairer d'éventuelles formes de conflit d'intérêt notamment dans le traitement de l'information.

Donc moi, j'ai je ne peux pas accepter les sous-entendus que peut faire le président quand il me reprend et que je vous pose deux questions uniquement lors de cette audition qui je pense sont parfaitement légitimes et sont des questions que se posent aussi des millions de français et je vous remercie sincèrement d'y avoir répondu avec clarté. Donc maintenant, je vous propose d'ouvrir un autre chapitre de cette audition qui est un chapitre qui est important pour nous puis ce qu'il concerne les contrats passés entre l'audiovisuel public et les sociétés de production. Vous présentez le journal de 20h.

À ce titre, vous êtes salarié de France Télévision et dans le même temps, vous êtes chef d'entreprise, vous êtes prestataire de France Télévision puisque vous coproduisez l'émission Quelle époque par l'intermédiaire de votre société Marinea Production. Vous faites donc ainsi partie des derniers animateurs producteurs de l'audiovisuel public qui et vous allez probablement nous éclairer sur le sujet. J'ai pas tous les toutes les informations mais peut-être que vous percevez une double rémunération à ce titre au titre de salarié de Franceision et aussi au titre d'animatrice et productrice pour le compte d'une société privée qui a une délégation d'une mission accordée par France Télévision. dans le rapport de 2016 de la Cour des comptes et bien la Cour des comptes alerté explicitement sur cette pratique.

Je le cite page 63. France Télévision achète des programmes dont la présentation est assurée par l'un de ses salariés permanents et qui donne lieu à une rémunération directe par la société de production. La Cour estime que doit être interdite à l'avenir la pratique du cumul de contrat entre un CDI et un CDD comme celle des salariés en CDI rémunéré parallèlement par des sociétés de production privée.

Est-ce que vous rentrez aujourd'hui dans cette case d'animatrice productrice doublement rémunérée au titre de salarié de France Tision et au titre aussi de productrice d'une émission du service public ? Et comment sii est-ce que vous expliquez que cette situation échappe encore à des recommandations de la Cour des comptes émises il y a maintenant 10 ans ? Alors je vais vous répondre très clairement très clairement parce que la transparence est essentielle et encore plus quand il s'agit d'argent public.

C'est pour cela que il faut être très clair et que tous les éléments concernant nos rémunérations, concernant ma rémunération, concernant nos contrats de travail vous ont été transmis. Monsieur le rapporteur, vous les avez tous, il y a rien de caché. Tout est sur la table.

Euh pour ce qui est du 20h, d'abord je tiens à préciser les choses. J'ai accepté la rémunération qui m'a été proposée sans discussion et sans négociation aucune. France Télévision m'a dit que c'était la même rémunération que mes prédécesseurs au 20h.

Je n'ai pas demandé 1 € de plus. Par ailleurs, et vous le savez, la grille des salaires, elle est auditée, elle est contrôlée par un contrôleur d'État. Et je crois même pouvoir vous dire ici devant, je suis sous serment hein, devant la représentation nationale sans difficulté que ce sont des salaires qui sont qui sont très confortables mais qui sont bien inférieurs au salaire des chaînes privées.

J'ai par ailleurs moi-même reçu des offres de chaînes privées de télé et de radio ces dernières années qui étaient beaucoup plus lucratives que ce que je gagne sur le service public. Mais j'ai jamais été guidée par euh le l'appel du gain, la pas du gain et j'ai toujours fait le choix du service public par conviction. Maintenant, je ne me plains de rien.

Je ne me tiens plains absolument pas de ma situation. Mais juste que ce soit bien clair, pour ce qui est de mon salaire, c'est la même chose. Je n'ai pas négocié, pas discuté, pas demandé un centime de plus.

Euh et pour ce qui est du montant, vous me le demandez pas, mais c'est très clair. La direction de France Télé et ce sera une règle qui va s'appliquer à tout le monde, à tous ceux que vous auditionn estime que ces informations sont confidentielles et nous a demandé de ne pas les adresser publiquement. Euh je me conforme à cette consigne, mais vous les avez, vous avez tout.

Pour ce qui est maintenant mon statut à France Télévision, puisque vous avez parlé la coproduction, donc je présente le 20h, on est d'accord et là je suis salariée. En parallèle, je suis coproductrice effectivement depuis plus de 3 ans. De quelle époque ?

émission que j'ai pensé, que j'ai créé et je suis coproductrice de quelle époque comme l'été avant moi Laurent Ruier et Thierry Hardardisson qui étaient coproducteur de leur émission parce que c'est une émission très importante que chacun de ces animateurs construit, façonne et écrit et que c'est important qu'on soit coproducteur. Par ailleurs, il y a un point très important que je tiens à préciser puisqu'il s'agit d'argent public, c'est que j'étais productrice de quelle époque avant d'être salarié de France Télévision. Pour être très clair, je me suis pas servie de ma position de salarié de France Télévision ou d'être au 20h pour réclamer une quoi que ce soit d'autre puisque je l'étais déjà et que il n'y a pas, c'est très clair, aucune incompatibilité ni juridique, ni légale ni éditoriale à faire les deux puisque dans mon contrat de travail, je suis à 4/5e sur le 20h de France de France 2 et à 1/5e sur quelle époque comme j'étais à 4/5e sur le contrat de matinal de France Interre et j'étais à 1/5e sur quelle époque ?

Pourquoi j'ai voulu être productrice ? Vous pourriez vous poser la question d'abord parce que c'est très important pour moi et je l'ai fait pendant 10 ans à la matinale d'interre de faire monter des talents. C'est un des une des choses que j'adore faire.

J'aime placer les gens, j'aime monter les talents, j'aime j'aime faire émerger les gens qui me qui me tapent dans l'œil. Et par ailleurs, je tenais à être coproductrice de cette grande émission du samedi soir parce que une fois de plus, je l'incarne, je l'écris, je la programme, je la structure et je voulais la maîtrise éditoriale et je voulais aussi un droit moral sur cette émission. Si j'étais pas coproductrice, pour vous dire les choses clairement, cette émission pourrait sans mon accord être animée par quelqu'un d'autre.

C'est comme ça. Ou alors elle pourrait être achetée par une société étrangère sans que je donne mon accord. Par exemple, une société russe qui voudrait racheter le format de quelle époque ?

Si j'ai pas de droit de regard, on me demande pas, on peut la vendre même si ça me plaît pas. Et ça, je ne le souhaitais pas. Par ailleurs, et ça ça parlera aux femmes qui sont là, il y a très peu de femmes productrices sur le marché encore et c'était important pour moi de le faire.

Et par ailleurs, je vais vous confier une anecdote qui m'a été faite, un conseil qui m'a été fait par un grand grand patron d'une grande chaîne privée que je citerai pas il y a 10 ans quand j'étais je suis arrivée chez Laurent Ruier comme chroniqueuse et je lui avais demandé des conseils. Je l'avais rencontré, je lui avais demandé des conseils et la première chose qu'il m'a dite ce ce grand patron c'est créer ta boîte de production. Pourquoi il m'a dit ça ?

Créer ta société de production. Il m'a dit "En cela, les hommes et les femmes font très différents. Les hommes, tous les animateurs, les journalistes, dès que ça commence à marcher pour eux, ils créent leur boî de production pour proposer des nouveaux projets, pour lancer des documentaires, des nouvelles émissions, pour faire monter d'autres talents.

Ils le font très vite et comme ça, ça leur donne une indépendance par rapport au diffuseur." Les femmes elles le font pas. Les femmes elles sont souvent salariées de producteurs et elles ne le font pas.

Et à partir de 50 50 55 ans, elles se font dégager. Elles se font dégager et elles ont plus rien. Donc j'ai mis du temps à appliquer son conseil.

J'ai mis 8 ans à appliquer son conseil. Il me l'avait donné il y a il y a 10 ou 12 ans. Mais au moment où j'ai où France Télévision m'a fait confiance pour animer quelle époque et lancer ce nouveau projet, je vous rappelle que j'écris et que je façonne, à ce moment-là, je me suis dit il est temps pour moi d'avoir un droit moral et un droit de regard sur cette émission.

Et une fois de plus, vous avez tous les contrats, tout est sur la table, le budget, tout tout vous a été transmis. Et si vous avez besoin d'autres éléments chiffrés sur euh quelle époque, je vous les donnerai, pas de problème. Juste un élément de précision, je vous donne la parole, monsieur le rapporteur.

Euh dans cette commission d'enquête, euh on explore effectivement les liens entre les sociétés de production et l'audiovisuel public. Vous avez parfaitement raison de rappeler que les présentateurs d'émission phare du service public en l'occurrence de France 2, pour ne pas citer Laurent Ruquier ou Patrick Sébastien, étaient eux-mêmes producteurs et que donc dans les dans la série d'auditions que nous ferons à la fin de cette commission d'enquête, c'est-à-dire d'auditionner les anciens producteurs pour comprendre les contrats qu'ils avaient avec le public et j'imagine que le rapporteur sera intéressé aussi de savoir le montant de ces contrats. Vous avez effectivement cité l'anruier, on aurait pu citer Patrick Sébastien.

Il y a effectivement eu des hommes qui ont eu des leurs propres sociétés de production et qui ont animé des sociétés phares, des émissions phares de l'autel public et que cette commission d'enquête pourra de manière tout à fait pertinente les auditionner. Monsieur le rapporteur, merci monsieur le président, merci madame Salamé pour pour vos réponses. Vous évoquez effectivement les figures de Thiry Hardisson et de Laurent Roquet.

J'espère ne pas me tromper mais je ne pense pas qu'à l'époque ils étaient à la fois salariés de France Télévision et aussi producteur et animateur des émission qui avait cours sur l'audiovisuel public. Ça a été des une recommandation majeure de la Cour des comptes dans ces deux derniers rapports. Pourquoi très simplement ?

Pourquoi est-ce que vous avez pas voulu vous y soumettre ? Et par ailleurs, je me permets de de rebondir aussi sur le rapport que le député Emer Caron a réalisé en octobre 2025 sur le visuel public, notamment sur les situations de cumul de rémunération. Il dénonçait ces rémunérations, je le cite, des réponses de France Télévision marqué par leur imprécision et par un refus manifeste de divulguer les chiffres réels, ce qui interroge fortement.

Et dans mes propres travaux depuis le début de cette commission d'enquête, je peux en témoigner. Mais la coopération avec France Télévision s'est révélée très difficile, s'agissant de la communication de certains documents ou s'agissant aussi parfois de réponses apportées lors des auditions. Donc mes deux questions vont être très simples.

Pourquoi ne pas faire preuve d'une totale transparence ? Et vous avez fourni tous les documents nécessaires à ma connaissance, mais pourquoi ne pas faire preuve de plus de transparence pour expliquer aux français combien coûte une émission de quelle époque ? Et à ce titre, combien êtes-vous rémunéré ?

Et deuxième question, pourquoi ne pas vous soumettre aux recommandations de la Cour des comptes et d'arrêter ce phénomène d'animateur producteur qui a eu cours depuis des décennies et qui a suscité nombre de problèmes. Pour ce qui est des montants des budgets que vous demandez, la transparence, je le répète, c'est très important pour nous. Ça vous a été transmis.

Après, je me conforme et vous le savez à une consigne donnée par la direction de France Télévision qui a décidé de transmettre l'ensemble des contrats par écrit parce que l'entreprise France Télévision considère que votre commission d'enquête, elle est très écoutée, elle est très écoutée par nos concurrents et que France Télévision ne veut pas que des tarifs, que des chiffres soient rendus publics à nos concurrents. C'est une règle et vous le savez parce que vous avez eu la même réponse les semaines précédentes et vous aurez la même réponse cet après-midi et et les autres jours. C'est une règle et on s'y conforme parce qu'on a le on a le droit en fait.

C'est France Télévision nous demande ça. Il y a rien de caché. Je veux vraiment le dire à vous et à tous les Français.

Vous avez tous les tous les chiffres monsieur vous savez aujourd'hui en ce qui me concerne vous savez exactement les choses. Par ailleurs, je vous le répète, j'étais productrice de cette émission avant d'être salarié de France Télévision. Il y avait aucune raison avec les chiffres qu'on fait sur quelle époque avec l'enthousiasme que c'est pour des millions de français qui attendent ce rendez-vous du samedi soir qui disent "Vous n'imaginez pas ce qu'on me dit sur quelle époque combien ça fait du bien combien c'est une catarcise du samedi soir je ne me voyais pas arrêter c'est mon bébé elle marche très bien on a fait plus 33 33 % sur la case dans le contexte actuel les français en parlent à la machine à café il y a des reprises sur les réseaux sociaux qui sont ahurissantes via Hugo Clément via Paul de Saint-Cern jeunes la connaissent les jeunes la regardent et c'est important.

Donc je me voyais pas arrêter et par ailleurs, je suis pas la seule à être à la fois dis il y en a d'autres, il y en a d'autres que vous allez auditionner et voilà et tout est légal, tout est déclaré, tout est contrôlé et tout est audité. Moi, je ne vais pas consacrer mes 2 minutes à vous poser une question, je vais consacrer mes 2 minutes à un rappel du cadre malheureusement parce qu'il y a eu une nouvelle sortie de route de la part du rapporteur. Une commission d'enquête n'est ni un tribunal d'opinion et ni un outil de mise en cause personnelle.

Ces règles avaient été établies de manière claire à la fois pardon, je l'ai dit merci de ne pas interrompre. question est très rédigée madame madameadé a la parole seul monsieur le rapporteur seul madamead la parole sinon je vais su allez-y allez au bout de votre question madame donc une commission d'enquête n'a pas pour mission de mettre en cause personnellement des personnes surtout quand elles ne sont pas là elle a pour une mission d'établir des faits d'éclairer des responsabilités et de servir l'intérêt général ces règles avaient été rappelées lors d'un bureau extraordinaire par le président elles avaient été également rappelées par la présidente de l'Assemblée nationale. Or, le 28 janvier dernier, lors de l'audition des directeurs et directrices de l'information de France Télévision, le rôle de cette commission a une nouvelle fois dévoyé, instrumentalisé par monsieur le rapporteur.

Cette fois, c'était madame Shirine Hardakani, avocate du prix Nobel de la paix Nargè Mohammadi et des familles de plusieurs otages français qui en a fait les frais. Elle a été directement et nommément citée par le rapporteur. Vous étiez vous étiez absent, monsieur le président, à ce moment-là.

Vous dites monsieur Non non non attends s'il vous plaît e s'il vous plaît s'il vous plaît s'il vous plaît chers collègues chers collègues chers collègues chers collègues chers collègues chers collègues chers collègues je j'aimerais ne pas avoir à suspendre cette audition parce qu'elle est regardée par les Français et qu'on est comptable toutes et tous ici de la manière dont les débats sont conduits à la fois dans cette commission et à l'Assemblée nationale et qu'on est comptable d'une image digne et respectueuse de nos débats. C'est la règle que j'avais fixée. Les Français nous demandent de relayer l'ensemble des questions qu'il se posent.

Le rapporteur le fait, les députés le font, mais il nous demande aussi de respecter un cadre digne et respectueux de nos échanges. Donc s'il vous plaît, madame Disadé, reprenez. Monsieur rapporteur, laissez finir, laissez finir madame Disadé.

Elle a de toute façon 2 minutes de temps de parole. Elle va aller au bout de son temps de parole et ensuite on passera à madame Dubi Müller pour la droite républicaine. Je vous laisse terminer.

Merci monsieur le président. Dans son intervention le 28 janvier dernier, monsieur le rapporteur a insinué que madame Ardakan se présentait comme une experte de la question iranienne et que par ses interventions, elle contribue à manipuler l'information. Je vais donc rappeler des faits.

Madame Ardakani a été présentée comme une militante des droits humains et comme une avocate, à aucun moment comme une experte. Elle est invitée pour parler des dossiers en tant qu'avocate de dissident et en tant que présidente d'une ONG de défense des droits humains dont l'objet de documenter les crime contre l'humanité et de coopérer avec des mécanismes des Nations- Unies pour poursuivre les responsables. Vous avez également mentionné le fait qu'elle était engagée en politique alors que ses activités politiques datent de plus de 10 ans, qu'elle était candidate sur une liste d'union aux élections régionales et que son militantisme politique s'est arrêté à ce moment-là à l'âge de 23 ans.

Ce qui se joue, ce n'était pas un simple débat politique. Ces attaques à dominé contre une militante et des droits humains visent à obtenir cette disqualification et le fait qu'on ne l'invite plus sur les plateaux. Donc votre intervention dans une commission d'enquête visez à faire terire une parole dérangeante.

Le lien que je fais c'est que je suis là pour rappeler un cadre. Cette intervention va faire l'objet d'un courrier qui va être envoyé de nouveau à madame la présidente signée par de nombreux membres de cette commission. Vous êtes vous-même par cette intervention, vous avez fait une intervention qui n'avait aucun lien avec la commission d'enquête en incriminant une militante des droits humains.

Attendez monsieur le président, monsieur le président c'est une nouvelle diffamation que vous venez de faire monsieur le rapporteur vient dire madame Adisadé monsieur le rapporteur écoutez soit je suspends soit je suspends cette audition madame Salamé est là pour répondre à nos questions. Elle a un journal télévisé à 20h. Elle reste un peu plus longtemps pour répondre à nos questions.

Elle elle reste pas pour que nous réglions nos comptes. Donc moi je peux aussi suspendre. On convoque un bureau et on s'en parle entre nous.

Je pense qu'on est là pour auditionner madame Salamé et messieurs les rédacteurs en chef. Il nous accorde un peu plus de temps. On les en remercie. parce qu'ils ont ce soir un journal télévisé à présenter mais ils ont aussi des réponses à nous apporter.

Mam dis allez la conclusion. C'est bon. Nous allons rajouter dans le courrier le fait que vous venez de nouveau diffamé une militante des dro en la traitant de porte-parole des mol.

Merci madame Adisadé. L'arcom épinglé l'émission Quelle époque que vous animez et coproduisiez sur France 2 à la suite de l'émission du 11 mai 2025. Lors d'une séquence l'animateur Thierry Hardardisson avait affirmé à propos de gazage sit Achwitz faisant ainsi référence au camp de concentration et d'extermination. nazi durant la Seconde Guerre mondiale.

Si une mise au point a été faite après cette séquence, je souhaiterais comprendre comment une telle déclaration a pu être diffusée alors même que cette émission est enregistrée et montée avant sa diffusion le samedi soir. Quelles mesures concrètes ont été prises afin que ce type de dérive ne puisse pas se reproduire ? Par ailleurs, le lundi 13 octobre, une erreur factuelle diffusée lors du journal de 13h puis reproduite au 20h a conduit à une confusion entre les assassinats du professeur Pat et Dominique Bernard.

Cette erreur a suscité une indignation légitime. Euh là encore, vous avez présenté vos excuses et une rectification a été apportée dans les éditions du lendemain. Cependant, ce dont un article du Parisien, dès le journal de 13h, le présentateur Julien Bugier aurait signalé l'erreur en direct à la régie.

L'article précise également que des téléspectateurs ont alerté la chaîne par courriel et que plusieurs personnes en un interne étaient donc informé de cette erreur sans qu'elle soit corrigée pour le journal de 20h. Madame Taille Pollant pour le groupe écologiste et social. Merci monsieur le président.

Jeis d'abord faire une remarque sur la façon dont dont dont l'audition se passe. Je suis à nouveau choquée par le fait que au nom de l'institution le rapporteur interroge sur l'emploi de tel ou tel mot. Euh là ça a été sur la police ICE de Donald Trump et vous montrez là monsieur le rapporteur que finalement vous la soutenez d'ailleurs comme lui qui demande au journalistes pour qu'il puisse intégrer la salle de presse de de la Maison Blanche d'employer tel ou tel mot.

Cela me choque. On peut le faire certes dans le débat public en tant qu'élu dire bah je ne suis pas d'accord avec cette analyse portée par les journalistes mais au nom de l'institution cela me choque. Maintenant, je voudrais poser la une question à madame Salamé et et à monsieur Plagard, à monsieur Dupérer vous parlez d'un travail collectif et je n'en doute pas évidemment le 20h où toutes les les grands les grands journaux, les grands titres de presse, c'est avant tout une rédaction qui doit être nombreuse, fournie et dotée de conditions de travail correctes.

Cela dit, moi je m'interroge par rapport au poids des incarnations avec le fait finalement d'avoir une forme de showbsiness de de star système du journalisme qui conduit, en tout cas, je m'interroge très fortement, à une baisse du pluralisme par la à une baisse de la diversité justement de ces incarnations de leur capacité à proposer des angles différents, des visions du monde, des expériences, des parce que le pluralisme c'est pas seulement les sensibilités politiques, c'est c'est aussi bien sûr des façons différentes de de voir les choses. Et moi, je m'interroge très fortement et je voudrais votre avis de professionnel sur ce choix du service public un peu à la traî du privé où on a des mêmes incarnations sur les radios, sur les télés d'un même groupe de que de que de vraiment de choisir de se limiter à une de trois personnalités que qui reviennent tout le temps à l'antenne. Je je m'interroge très fortement et je je me demande si le service public ne devrait pas faire d'autres choix, ce qui évidemment n'empêcherait pas Madame Salamé ou d'autres personnalités comme vous, madame, de d'intervenir, mais peut-être de moins monopoliser et d'avoir plus de diversité.

C'est une interrogation. Je voudrais votre avis sur cette question. Merci.

Merci madame Tailler Paul. Et je dis évitons ici de mettre en cause le rapporteur sur des questions précises qu'il pose parce que je il a non mais vous avez le droit de commenter, je le dis aussi, il a le droit d'interroger les rédacteurs en chef des journaux télévisés et la présentatrice sur une qualification qui a été utile dans le journal. Ce qui a permis d'ailleurs au rédacteur en chef d'apporter des éléments de réponse et de précision tout à fait éclairante.

Je et et vous aurez vos réponses à vos questions. Je m'en assurai même tpionant. Monsieur Balanan 2 minutes pour le groupe démocrate.

Oui, merci monsieur le président. Vous avez raison. en évitant de remettre en pause les questions du rapporteur que celui-ci quand d'autres posent des questions évite de les de les interrompre.

Ça me semble être la moindre des politesses. Alors, j'espère madame Salamé que pendant nos petites querelles lamentables, vous avez eu le temps de préparer le journal parce que je je crois pas. Et comme il a été beaucoup question d'audience, moi j'aimerais revenir sur ce sujet.

Euh, visiblement, le rapporteur est très préoccupé de l'audience de de vos journes. Euh moi, j'ai une je considère que l'audience n'est pas tout sur le service public de l'information. Euh c'est sa spécificité, euh son utilité, la nécessité de l'information publique, euh de l'information de et trop autre chose justement que l'audience.

Donc dans cette équation que vous avez avec ça a été dit et ça a été dit dans de nombreuses auditions que nous avons eu, l'audiovisuel public porte des missions que le privé ne fait pas. Il porte une présence sur certains territoires que le privé ne fait pas. Il porte par exemple un certain nombre d'envoyés spéciaux que le privé n'a pas.

Alors, comment concilier justement cette cette différence, cette nécessité de répondre à la question du de des missions qui nous sont qui vous sont données par la représentation nationale ? He, je rappelle que nous nous vous avons un certain nombre de prérequis et de choses que nous imposons sur ces sujets. Donc, comment faites-vous par rapport à cette course à l'audience et cette nécessité de répondre à ces missions de service public ?

Ça me semble être en réalité une des questions qui devrait nous guider depuis le début de cette commission d'enquête, c'est-à-dire à quoi sert l'audiovisuel public ? Est-ce que l'audiovisuel public est un outil qui doit être au service d'un pouvoir ? C'est une question, ça l'a été, ça pourra peut-être le redevenir.

Est-ce que l'audiovisuel public est là pour défendre un certain nombre de valeurs, nos valeurs républicaines ? Est-ce que l'audiovisuel public est un outil de souveraineté nationale ? Tout ça sont des questions qui auxquelles il faut répondre.

Merci beaucoup monsieur Baladan, monsieur Morel pour la gauche démocrate et républicaine. Merci monsieur le président. J'ai deux petites questions madame Salamé.

La première, vous avez dit à plusieurs reprises que vous aviez choisi le service public par conviction puisque vous avez travaillé également dans le privé. Est-ce que ça veut dire selon vous qu'il y a une singularité du modèle d'audiovisuel public ? Et dans ce cas, quel qu'est-ce que ça pourrait être ?

Je dis ça parce que je me souviens d'une un entretien que vous aviez donné sur votre métier d'interview et vous avez dit à un moment moi ce que je cherche qu'il se passe quelque chose, je cherche le moment. Est-ce que ça c'est pas quand même un risque de enfin est-ce qu'il y a pas un écueil où on pourrait arriver à une sorte d'infos spectacle ou d'infotainment ? Est-ce que ça va pas à l'encontre justement des valeurs de service public auxquelles vous faisiez allusion qui passent notamment par la rigueur ?

Moi je je c'est vrai une question sérieuse que je me pose parce que j'avais été interloqué par cette cet entretien que vous aviez donné. 3è question et là ça s'adresse au à nos trois auditionnés. Il y a un contexte budgétaire qui est très contraint et moi je voudrais savoir c'est quoi les conséquences concrètes des baisses de budget pour la réalisation d'un d'un JT de 20h ? plus précisément ce qui concerne les ressources humaines, je pense à tout ce qui est documentation, réalisation, mais aussi la conception des reportages, c'est les lieux qu'on choisit, le type de reportage et notamment tout ce qui est reportage à l'international puisque madame Salamé a dit à juste titre et c'est peut-être ce qui fait la différence avec des chaînes privées, que vous n'hésitiez pas à consacrer un temps important à ce qui se passe en Iran, au Darfour et c'est très utile et très important.

Dernière question, enfin, ben c'est peut-être ce qui aurait dû nous obséder dans cette audition. dans un contexte où le l'information est de plus en plus consommée en ligne et sur les réseaux sociaux avec des sources dont la fiabilité et la neutralité sont on va dire discutable. C'est quoi les mesures que vous mettez en œuvre pour attirer d'abord un jeune public et puis surtout évidemment pour pour leur proposer des informations qui soient fiables ?

Merci. J'ai madame Souet pour une minute. Madame SAR voudrait poser une question ?

Non. Alors madame Sou une minute et ensuite j'aurai deux questions et ensuite vous répondrez. et le rapporteur a quelques questions finales et on vous libère à 1230.

On va essayer. Merci madame Salamé. Vous vous êtes illustré par de nombreux dérapages et propos déplacés.

Donc je pense notamment au jeux d'Olympiques où vous aviez parlé de façon de déplacer à la mère d'une athlète décédée. Je pense à Artus que vous aviez qualifié de chiant parce qu'il avait arrêté de boire. Je pense à Madame Cautillard où vous avez parlé de sa séparation de façon indélicate et assez peu féministe.

Et forcément ça fait écho à ce que vous enfin dans ma tête à ce que vous aviez dit une fois sur Combini. Vous aviez dit que l'important c'est pas de déceler la vérité. Pour moi, un bon journaliste, c'est quelqu'un qui va faire un moment où il va se passer un truc.

Est-ce que vous pensez madame Salamé que votre longée vitesse sur le service public s'explique parce que vous êtes là pour faire le show ? En 2015, vous aviez dit dans l'émission le supplément de Canal Plus que le 20h, ce n'était pas fait pour vous, que c'était pas votre truc. Pourquoi avoir changé d'avis 10 ans plus tard et votre conception du journalisme est-elle compatible selon vous avec ce poste ?

Très bien. Juste deux questions rapides mais qui vont compléter celles des collègues. La première c'est pour comprendre aussi la mécanique d'un journal et ça prolonge la question de madame Dubi Müller sur sur la confusion effectivement dans les circonstances de la mort de Dominique Bernard et et de Samuel Patti.

Mais peut-être pour élargir et pas simplement se focaliser sur cette sur cette erreur, c'est comprendre madame Salamé peut-être votre rôle et comment s'articule le rôle de la présentatrice avec les rédacteurs en chef et la rédaction dans le choix des sujets, dans la sélection des invités notamment politiques dans les éditoriaux. comment concrètement ça serait intéressant d'ailleurs vous allez y retourner mais nous expliquer comment on construit un journal de la conférence de rédaction du matin euh bien comprendre la mécanique d'un journal et peut-être d'ailleurs ce que vous avez manqué ce matin avec cette commission avec cette commission d'enquête et je m'en j'arrêterai là parce que sinon on ne tiendra pas les délais. Bon, beaucoup de questions.

Merci à vous tous pour ces questions. Je vais essayer d'être très rapide parce qu'on a quand même déjà passé près de 2 heures à répondre à beaucoup de questions et mes confrères vont vous répondre aussi sur notamment les questions très intéressantes sur la concurrence, l'audience et cetera, sur ce qui fait la différence d'un journal de service public par rapport à d'autres par rapport à des chaînes privées. Même par mier euh je ne suis pas avec Jordan Bardella.

Je décidément, vous avez décidé de me marier avec Jordan Bardella. Je sais pas si ça va lui faire plaisir, mais euh je pense que vous faites un procès d'intention à au service public d'imaginer que la compagne de Jordan Bardelas pourrait pas être embauchée par le public. Je l'espère, c'est ma conviction personnelle que ce n'est pas vrai et que la compagne de Jordan Bardella ou la compagne de François Ruffin si elle était journaliste, pourrait être embauchée dans l'UVAL public.

C'est en tout cas ce à quoi moi je crois. Je suis pas patronne de France Télé mais je pense que c'est important de parler à tout le public, de parler à tout le monde, d'inviter tout le monde et je crois que vous le savez vous tous ici que moi particulièrement depuis 10 ans, j'ouvre les fenêtres, j'ouvre les portes à tout le monde sur le service public. Vous parlez de Jordan Bardella.

Jordan Bardella là aussi s'il y avait un soupçon d'impartialité, pourquoi est-ce qu'il est venu ? Pourquoi est-ce qu'il a choisi alors qu'il était invité partout ? Pourquoi est-ce qu'il a choisi de venir sur quelle époque pour présenter son livre pour la première fois en exclusivité ?

Et sur le journal de 20h de France 2 pour présenter son 2è livre en exclusivité. Pourquoi ? Parce que il sait qu'en face de lui, il a une journaliste qui est pas du tout complaisante.

Ça, il le sait. Euh ça lui a arrivé de se de partir content, ça lui a arrivé de partir content. Peu importe, à la limite, on n'est pas là pour le pour leur faire plaisir.

Mais il sait en tout cas que je suis sous l'influence de personne et que c'est moi qui écrit mes questions. Ça c'est pour vous. Monsieur Saintou est parti malheureusement.

Il a pas apprécié mes interviews de Bernard Arnaud et de Carlos Gone. C'est son droit. J'espère que sur les 5000 entretiens que j'ai fait, il y en a une ou deux ou peut-être cinq qui trouvent grâce à ses yeux.

Euh sur euh je vais venir sur il autorise pas les qualifier de lamentable. On avance sur Samuel Patti parce que c'est très important mais on va on va y venir. Pour les questions que vous avez posé madame Taille et Poliant et je crois monsieur Morel euh sur le le travail rigoureux sur le côté showbize.

Vous avez dit moi je suis pas showbize. Je travaille comme une folle. J'ai passé 10 ans de ma vie à aller à la radio au milieu de la nuit à pas accompagner mon fils pour travailler.

Je travaillais des heures. Je donnais ma vie à mon travail. Je compte pas mes heures pour le 20h.

On arrive à 8h30 au travail, on en part à 22h. On a même pas le temps de déjeuner. On est là tout le temps avec les équipes, avec eux.

On travaille d'arrache-pied. Franchement, si j'avais envie de faire quelque chose de de plus facile ou de plus chiseiz, j'aurais accepté des propositions qui m'ont été faites. J'ai toujours choisi quelque chose d'extrêmement rigoureux.

Ça vient de là où je viens. Ça vient de mon éducation. Je travaille énormément.

Euh je j'ai prouvé par mes résultats. J'ai prouvé, je suis pas arrivée là, je suis pas arrivé là parce que je fais du clic sur les réseaux sociaux. Je suis arrivée là par mon travail et mon travail est extrêmement important et ma rigueur que ce soit sur la matinale d'interre qu'on peut aimer ou pas mais qui est considéré comme l'une des plus sérieuses des rédactions les plus sérieuses, les plus genénistes que ce soit sur le service le 20h de France.

Non mais je réponds je réponds. Vous avez une question sur le showbiz ? répondu.

Non, il y avait deux questions. Attendez madame Bier Polluance, s'il vous plaît. Il y avait deux questions.

Il y a une question sur le Oui, c'est pour ça que je c'était la deuxième question. Mais alors sur les incarnations peut-être tu peux y aller Julien de questions. Pardon madame Salam 2 secondes.

Il y avait il y avait deux madame T il y avait deux questions s'il vous plaît 2 minutes. Il y avait deux questions. Il y avait une question effectivement vous disiez sur la question du showbiz du de la starfication.

La starification et madame Salamé vient de vous répondre en vous expliquant qu'elle était une journaliste laborieuse et qu'elle était pas dans dans le showbiz. Et la deuxième question sur les incarnations et la diversité des incarnations à laquelle vous allez avoir une réponse par monsieur Dupérer sur effectivement comment on choisit ces incarnations et ce qui sont et ce qui représente la diversité. Tout à fait.

Question micro Salam. C'est une ton micro. Ah c'est c'est une vraie question et je vais vous répondre.

J'ai dit précédemment qu'à France Télévision, les présentatrices et présentateurs portent le journal de la rédaction et ce n'est pas le journal de la Salamé, c'est un premier élément de réponse. C'est quelque chose de très important chez nous. Après, présenter le journal de 20h tous les soirs n'est pas un exercice commun.

Cela requiert des compétences tout à fait particulières et contrairement à ce que j'ai pu entendre, non, il n'y a pas des centaines de journalistes, il n'y a pas des dizaines de journalistes qui sont capables de porter chaque soir le journal de 20h. C demande des compétences bien entendu éditoriales de l'expérience de l'antenne, de l'expérience du direct. savoir mener des interviews compliquées avec des responsables politiques, avec des responsables religieux, avec des leaders syndicaux.

Donc la palette de compétences pour parvenir à cet exercice quotidien euh est immense. Et Léa Salamé en l'occurrence est une des rares journalistes. Oui, effectivement aujourd'hui dans notre pays qui a toutes les compétences pour mener à bien cette mission chaque soir à 20h.

C'est notre conviction et on le voit au quotidien dans notre travail parce que comme elle le disait, nous sommes côte à côte et elle est avec nous toute la journée. Donc c'est pas une question de diversité, c'est pas une question de choix fait au hasard, c'est une question de compétence. La compétence, la compétence.

Merci. Il y avait d'autres questions d'autres collègues ? Euh oui.

Alors euh sur parce que je vais revenir longuement sur Samuel Pati et puis par ailleurs pardon je fais une incise mais monsieur le rapporteur sur parce que il m'a été transmis pendant pendant le sur le contrat de travail de quelle époque on me dit à France Télévision que vous l'avez reçu depuis le 14 juillet euh pardon depuis le 14 janvier. Et pour ce qui est du contrat, ça c'est pour le contrat de quelle époque et mon contrat de travail vous l'avez depuis le 12 janvier. D'accord.

Alors plus France disent que vous l'avez vérifier plus que France Télévision nous suit sur les réseaux sociaux, je vais leur demander parce que c'est comme ça qu'on fonctionne apparemment maintenant. Donc je demande à France Tévision qui a l'air de nous regarder de classer les documents par société de production. Voilà.

Voilà. Euh merci monsieur Banan. Moi c'est ma demande.

Voilà pour ce qui est madame Dubi Müller, ce que vous disiez parce que je je voudrais quand même c'est c'est important avant qu'on aille sur les questions qui se sont répondues sur qu'est-ce qui fait la spécificité du service public. On va on va venir à Gazaitz, l'émission avec Thiryard Disson. Euh elle a euh fait énormément réagir.

On a réagi la semaine d'après. J'ai fait un long papier où j'ai expliqué ce qui s'était passé et j'ai expliqué et Thierry Ardisson lui-même, paix à son âme, s'est excusé le lendemain en disant qu'il avait réagi sous le coup de l'émotion parce que on avait un un médecin humanitaire qui était en train de décrire ce qui se passait à Gaza à ce moment-là et que il a eu un coup d'émotion et qu'il a fait un un raccourci trop rapide. On s'est on est on est revenu dessus.

C'était très important pour moi. Vous savez, tout ce qui se passe au Proche-Orient, c'est explosif et c'est une région que je connais bien, que je suis énormément puisque je viens de là-bas. Donc chaque mot compte.

Et donc on est revenu revenu dessus et puis par ailleurs dans cette émission là, 5 minutes avant précisément Thierry Hardisson disait parlait de l'explosion de l'antisémitisme en France. C'est-à-dire qu'il avait déjà dit et parlé, il avait donné son émotion aussi sur ce qui se passait en France et le fait que monsieur Gedge avait été sorti d'une manifestation. Donc voilà, on y est revenu longuement et c'est normal quand les Français réagissent, quand les Français peuvent être choqués, c'est à nous d'expliquer.

Et j'ai tenu à faire un espèce d'édito la semaine d'après. Maintenant, sur ce qui est de l'affaire euh la confusion du 13h, du 20h autour de Samuel Patti, je vais vous donner la parole Hugo et Julien. Euh, je voudrais juste répéter pour mettre en contexte, les équipes de France Télévision produisent 100 heures par jour d'information.

Le 20h, tous les soirs, on fabrique une heure pleine d'infos. Euh j'ai j'ai calculé à peu près depuis 5 mois que je fais le 20h, j'ai dû lancer 1000 sujets. 1000 sujets en moyenne.

C'est juste pour vous recontextualiser et pour vous dire tout simplement, comme l'a dit Alexandre Cara avant moi, que le zéro erreur n'existe pas, que personne peut le garantir, même si on doit tendre vers ça. Maintenant, qu'est-ce qui s'est passé ce 13 octobre là ? Il y a eu une confusion effectivement à 13h qui n'a pas été corrigée à 20h.

Cette confusion, elle est regrettable. D'abord, c'est ce que je veux dire et c'est très important pour moi de le dire. Elle est regrettable parce qu'on parle des victimes.

Elles touchent aux victimes, elles touchent à leur famille, elles touchent à leurs proches. Évidemment, on peut pas se mettre à leur place, mais on peut imaginer ce qu'ils ont ressenti quand ils ont entendu ça. Une confusion du trésor qui se reproduit à 20h, c'est un dysfonctionnement.

C'est une erreur de communication et Hugo Planiard va vous le préciser et on en prend notre part et j'en prends ma part. Mais c'est tout de suite que nous avons réagi. On j'ai tweeté très vite pour m'excuser au nom de la rédaction et au nom de du 20h auprès du public et auprès de la famille.

Et le soir même le le lendemain à 13h Julien Buget a fait un rectificatif et le soir même à 20h on a fait un rectificatif. Vous pourriez me demander pourquoi est-ce qu'on a pas fait le rectificatif immédiatement dans le 20h ? Et bien parce que ce jour-là, on reparle du proche Orient, ce jour-là particulier, ce 13 octobre, une fois de plus, ça n'excuse rien mais ça l'explique.

C'était le jour de la libération des otages israéliens qu'on attendait depuis 2 ans et de la libération des prisonniers palestiniens. Euh ce jour-là, on avait six entrées, six sujets sur le sujet le plus explosif qu'il soit. On était totalement concentré dessus.

Par ailleurs, exceptionnellement ce jour-là, on avait deux invités, ça n'est jamais arrivé dans le 20h. On avait François Hollande qui commentait ce qui se passait au Prochrient et le prix Nobel d'économie qui venait de tomber à Philippe Agon. On a décidé de faire deux invités.

Et donc quand on a compris dans le journal que il y avait eu cette erreur, à ce moment-là, on s'est dit il faut qu'on termine, il y a encore deux interviews à faire, on va pas rajouter l'erreur à l'erreur. Demain, on fera un rectificatif propre et sérieux. Voilà.

Hugo, euh merci euh pour cette question. Effectivement, c'est euh c'est une erreur collective dont on a bien mesuré les conséquence. Merci pour votre question déjà parce que ça me permet de directement devant la représentation nationale de m'excuser auprès des familles des victimes, de m'excuser auprès de notre public et de m'excuser aussi auprès de la rédaction parce qu'elle fait un travail formidable et que cette erreur a entaché leur leur travail et vraiment de cela, je suis vraiment désolé.

Euh vous soulignez un problème de communication. Léal a dit effectivement vous posiez la question de nos collaborations avec le 13h. Il arrive régulièrement quand le journal de 13h fait un sujet sur un fait un reportage sur une actualité du jour qu'on la reprenne au 20h.

On le fait parce que le journal de 13h est un journal de très bonne qualité. On a tout à fait confiance dans leur travail, dans le travail de les de ces équipes et donc on reprend régulièrement le leurs éléments dans le 20h. Ça arrive en tout cas pas pour des questions d'économie mais parce qu'en fait ça ne sert à rien de de demander à des équipes de refaire ce qui a déjà été bien fait à la mi-journée.

Ce qui est important aussi de savoir c'est que de notre point de vue, il y aura un avant et un après par rapport à cette erreur. Il y a eu déjà un audit qui a été fait pour essayer de comprendre comment tout ça avait été comment tout ça avait pu se passer. Cet audit nous a permis de de comprendre en fait que la communication entre les éditions était essentielle.

Ce jour-là, il y a une défaillance. Elle nous a permis aussi de renforcer encore nos procédures de vérification, de relecture, des textes, des infographies. Voilà, parce qu'on sait que ce genre d'erreur là, elles entachent le travail de tout le monde et ça c'est compliqué.

Elles entachent ce qu'on a de plus précieux dans le service public, notre crédibilité. Donc vraiment, je peux vous le dire les yeux dans les yeux, même si cette expression est un petit peu galvodée parfois à l'Assemblée nationale, euh que cette erreur, on a vraiment tout fait pour qu'elle ne se reproduise pas. Merci.

Il y avait une question mad même Calvel pour savoir même Salamé si dans vos fonctions au sein de public à la radio télévision vous aviez eu dans votre carrière des pressions externes ou interne ? Jamais vraiment je vous le dis madame Calvise et je suis sous serment je n'ai jamais eu de pression quelconque de l'extérieur de ma direction d'un homme politique d'une femme politique. Jamais j'ai pu avoir des texos de d'hommes ou de femmes politiques qui étaient pas content de l'interview que j'avais fait qui était en colère.

Ça c'est normal, on n'est pas là pour leur plaire mais je n'ai jamais eu aucune pression, jamais. Voilà donc pour l'audition de Léa Salamé par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. À très vite sur LCP. [musique]