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interviewPS - Parti socialiste· 22 mars 2025 145 min

🗣️ Notre France, Parlons-en : Première restitution à Toulouse !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bien notre France notre France parlons-en c'est ce que nous avons fait et c'est ce que nous allons continuer à faire aujourd'hui à Toulouse donc bonjour j'allais dire bonsoir non pas bonsoir bonjour on peut le dire encore à cette heure de la journée merci à vous toutes et tous d'être là le rendez-vous avait été pris se retrouver à Toulouse en fin de tour de France pour faire un point sur cette grande démarche notre France parlons-en et pour démarrer donc je vais commencer par me présenter Laurent sablic de l'agence grand public qui est animé ce Tour de France ces réunions avec beaucoup de d'intérêt et de plaisir mais je vais inviter celui qui va nous dire ce que nous allons faire cet après-midi Sébastien vincini je vous demande de me [Applaudissements] rejoindre alors dans dans un un tour de France on dirait que vous êtes le régional de l'étape ou le départemental de l'étape n'exagérons rien n'est-ce pas donc vous êtes le président du conseil départemental de haute Garon et un responsable national du Parti socialiste nous sommes donc à Toulouse aujourd'hui avant nous étions à Rennes nous étions à Douet nous étions à Argenteuil nous étions à Carcasson où nous nous sommes vus du reste à Guéret à la scène surmer à famc dans la vallée de la fenche et donc aujourd'hui à Toulouse qu'est-ce que nous allons faire cet après-midi dit est-ce que c'est une étape de plus dans le débat entre les Français et les dirigeants socialistes pour parler de la France ou est-ce que c'est une étape un peu différente alors avant de répondre à votre question permettez-moi d'abord de vous faire partager mon plaisir de vous accueillir aujourd'hui à Toulouse à notre Garonne merci d'être venu pour ce moment très important dans cette démarche alors je dirais innovante du Parti socialiste qui était une vraie consultation grand public de parler de notre France parlons-en parlons-en ensemble d'abord avant de proposer et aujourd'hui c'est la 8e étape je dirais c'est l'étape majeure celle de la restitution de la parole de toutes celles et tous ceux qu'on a entendu du nord au sud de l'est à l'ouest en sillonnant le pays il y a quelques mois le Parti socialiste a décidé d'aller à la rencontre des Françaises et des Français il décide aujourd'hui de venir à Toulouse pour restitué alors pourquoi la hautegaron vous allez me dire la HauteGaronne c'est une terre de contrast une terre souvent moi je le dis c'est une France en mini on retrouve la 3è métropole de France qui côtoie la campagne qui côtoie la montagne où il y a des villages de simplement 30 habitants avec un pôle industriel majeur l'un des plus grands groupes industriel au monde les champions de l'aéronautique c'est ici mais ici aussi à notre Garon on a connu des désastres industriels avec des délocalisations des fermetures d'usine comme Molex à Villemur et c'est ici aussi où est né un conflit il y a pas très longtemps du monde agricole parce que le revenu médian des agriculteurs est le plus faible à hgaron et pour autant on a l'une des plus grandes coopératives céréalières qui exporte partout qui vient aussi de hutegaron c'est ça les contrastes et qui finalement on a entendu tout le long et et pour nous c'est important d'avoir libéré la parole des Françaises et des Français parce que on le dit souvent les Françaises et les Français ben finalement vous êtes les experts de votre vie et on a besoin d'entendre ça on a besoin de se poser très bien alors on va dans un instant je présenterai le programme de cet après-midi mais j'ai encore une question à vous poser je sais par ailleurs que vous êtes au sein du Parti socialiste en charge de réfléchir au partis de demain c'est-à-dire de réfléchir aux mutations que tous les partis politique aujourd'hui en France subissent est-ce qu'il y a un lien entre votre travail on va dire interne au sein du Parti socialiste et ce qui s'est passer avec des gens qui ne sont pas des socialistes et qui sont venus parler avec vous au cours de ces rencontres ça fait partie de ces initiativ pour combler le fussé qu'il y a entre les partis politiques les élus et nos concitoyens le récent sondage baromètre sivipov février 2025 c'est très récent 79 % des français ont une image négative de la politique 74 % ont même de la défiance envers les élus et les partis politiques donc à un moment donné il faut écouter faut entendre pourquoi et un parti qui se rénove ça on l'entend depuis depuis jores qu'il faut moderniser unir la gauche se transformer c'est à chaque rhétorique finalement ce sont les motalises que chaque responsable politique quand il parle de sa propre formation bon je crois que il y avait un besoin de se poser dans ce monde en bascule dans ce monde qui s'accélère pour donner la parole écouter écouter les douleurs écouter les peines comme j'avais entendu à Carcassonne qu'avez-vous fait de nos peines pourquoi cette dame avait prononcé cela elle évoquait la crise des gilets jaunes elle évoquait la pandémie les angoisses qu'il y avait eu pendant cette périodelà elle était remontée même aux attentat de 2015 c'est pas si vieux il y a 10 ans et aujourd'hui aux angoisses de ce qui se passe outre atlantique en nos portes avec l'Ukraine qu'aveznous fait qu'avez-vous fait de nos peines et pour moi ça c'est c'est très important c'était pas qu'avez-vous fait de vos promesses qu'avez-vous fait de nos peines de nos ressentis oui est-ce qu'on parle de la vie des gens avant de pouvoir en parler avec les mots justes savoir écouter et entendre et comprendre alors ça sera vraiment ma dernière question avant que je vous annonce le programme et vous allez voir il se passe beaucoup de choses cet après-midi des écoutes des démarches où on entend les gens il y en a d'autres ça c'est fait hein il y en a une dont tout le monde se souvient que c'est appelé le grand débat national il y a eu les cahiers de doléance il y a des concertations et cetera quand les Français ils viennent ils participent ils sont volontaires ils prennent leur journée leur soirée pour venir dire des choses mais la question qui se pose c'est est-ce que ça sert à quelque chose est-ce que ça va être utile donc ce que vous ont dit les Françaises et les Français que vous avez rencontré est-ce que ça va être utile est-ce que ça va servir à quelque chose c'est toujours le risque lorsqu'on lance une concertation est-ce que ça va être utile tout le monde se pose la question sinon il y aurait pas de défiance depuis 2018 autour d'Olivier fort il y a une nouvelle génération et c'est pas une question d'âge il y a une vraie nouvelle génération il nous a dit deux mots falloir beaucoup d'humilité va falloir écouter et va falloir travailler ce parti depuis 2018 il renait un peu de ses cendres on n'est pas encore le grand parti de gauche que ce qu'on a été il y a encore une dizaine d'années mais pour autant on apprend à travailler différemment avec plus d'humilité d'écoute et c'est ce que nous faisons convention après Convention il y a des responsables nationaux qui vont présenter le travail déjà qui est en cours et qui se nourrit de la parole de nos concitoyens et de cette démarche moi à titre personnel par exemple je suis en responsabilité du département de la hgaron département de lagaronne a une émion essentielle sur la prise en compte du handicap j'ai été frappé parce que j'ai entendu à Carcasson mais pas qu' Carcasson en écoute an les bandes partout sur l'accès au droit du handicap faire reconnaître dans les meilleurs délais mon handicap obtenir la carte de stationnement le plus rapidement possible et qu'est-ce qu'on a entendu les MDPH c'est un poison le poison des délais administratifs lorsqu'on a une difficulté en accident de la vie et qu'on a besoin d'être reconnu pour cela accéder à des droit ça prend 8 mois 9 mois mais en tant que responsable ça m'a interrogé sur ma propre administration et ça c'est une réalité qui vient de nourrir c'est pas dans un bureau ou dans un salon ou dans une chambre à Paris ou je ne sais où qu'on peut entendre ces motsl comment les gens vivent finalement les services pour mieux les protéger très bien merci Sébastien matini voilà je vais vous reprendre votre micro merci beaucoup alors le programme le programme en fait vous venez de le planter le programme d'une certaine manière de de manière très simple c'est d que il va y avoir une première partie dans cette dans cette réunion au cours de laquelle on va vous présenter parce que vous ne pouviez pas être partout Olivier fort était partout on va le voir mais tout le monde ne pouvait pas y être on s'est beaucoup promené on a beaucoup écouté il y a eu beaucoup de dialogue et beaucoup d'échangees on va s'efforcer ce qui n'est pas facile de vous présenter ce qui s'est dit les moments forts de ces échanges ça sera évidemment pas complet pas exhaustif comme on dit mais c'est des moments vous verrez qui sont extrêmement importants et extrêmement frappant et je pense qu'il traduisent bien le ton à la fois dans le compte enfin le ton et le le contenu de ce qui s'est dit ça sera une première partie vous entendrez quelques témoignages également et on vous présentera également une analyse avec Frédéric Gilli que je présenterai tout à l'heure mais une analyse très précise de la façon dont se sont exprimés les Françaises et Français le contenu de ce qu'ils ont dit tout ça classé analysé avec beaucoup de sérieux et beaucoup de rigueur c'est très important pour pouvoir le partager ça c'est la première partie et puis ensuite je passerai le micro à Emma rafovic qui est justement là au premier rang ça tombe bien c'est elle qui va prendre le relais parce que vous avez entendu vous avez écouté vous avez dialogué mais vous avez travaillé et vous allez continuer à travailler et c'est ce travail qui va être présenté c'est le travail de vous les socialiste nous on a fait notre boulot on vous a amené des Françaises et des Français pour vous parler et avec Emma rafovic vous allez voir avec les autres dirigeants qui vont s'exprimer à ce moment-là vous allez voir comment ce travail a été pris en compte comment il a été entendu ce qu'on dit souvent et puis bien entendu on conclura cette après-midi en donnant la parole à Olivier fort qui comme je le disais était à toutes ses réunion a entendu a écouté à profité du travail qui est fait par tous ceux qui qui bossent à ses côtés pour analyser tout ça et on entend avec beaucoup d'impatience Olivier fort parce que vous vous êtes bien gardé de tirer des conclusions à chacune de ces SEP réunions vous avez promis que vous les ferez aujourd'hui donc on vous attend pour ça donc je pense que j'ai à peu près tout dit je pense que c'est clair je vais pas pas beaucoup plus parler puisque je vais tout de suite vous proposer de regarder notre France parlons-en 15h d'échange et de débat résumé en une vingtaine de minutes c'est parti on regarde immédiatement ce qui s'est dit voilà un peu partout en France c'est parti on se lève tous les matins pour aller travailler mais on a l'impression que les gens courageux ben ils déméritent en fait on paye nos factures et ben on peut à peine manger on peut à peine se payer quelque chose on est encore un beau pays j'ai eu la chance de beaucoup voyager quandon voit ce qui se passe dans le monde c'est dur de se plaindre en France maintenant j'ai l'impression qu'on était haut et que on dégringole au fur et à mesure que ça soit la scolarité notre système social le modèle je pense que l'argent avec ce qu'on collecte il y en a c'est moi j'ai un dégoût des politiques quel qu'il soit aujourd'hui je trouve qu'on a des politiques qui sont très déconnectés de ce qui se passe vraiment on donne pas la parole je pense aux bonnes personnes on prend des décisions qui sont complètement aléatoire c'est parfois incompréhensible c'est pour ça que je ne crois pas en la politique j'en ai marre d'entendre mon pays qui est la France employer des mots à la télé comme liberté égalité fraternité je remarque qu'il y a une ascendant enfin une ascenstion de précarité mais fulgurante au final ils en ils en ont quoi à de nous ils en ont rien à parce qu'en fait tout ce qu'ils veulent c'est appauvrir le pays est-ce que vous vous souhaitez résoudre nos problèmes à nous est-ce que vous portez les intérêts des Français ou est-ce que vous portez les intérêts d'une certaine minorité le voit avec Macron avec les plus riches ou encore d'une certaine catégorie c'est-à-dire les Français de souche on a plus cette confiance en Vous excusez-moi de le dire mais déjà si vous vous arrivez pas à travailler ensemble comment nous on peut vous faire confiance essayez de vous de vous rejoindre les uns les autres même si vous avez pas le la même opinion essayez de trouver un consensus pour essayer de faire évoluer cette France moi j'ai la chance d'avoir mon fils qui travaille en ce moment au Texas il me dit papa la France vu du vu des États-Unis c'est le bordel regardez la chaîne de l'assemblée c'est c'est excusez-moi c'est le bordel je dis mon fils du chos va naître l'équilibre c'est important monsieur for note ça du chaos vaêre l'équilibre [Musique] [Musique] le monde et la France pour moi en ce moment c'est quelque chose de très chaotique comme l'impression d'une cocotte minute qui va exploser une pression sur tout le monde en permanence le monde la France et moi je pense à tous les pays en guerre toutes les famines toutes les crises climatiques vraiment tout ça j'ai pas trop espoir pour le futur concernant le dérèglement climatique la chaleur la pluie on a même pas de saison des pluies et vu comment ça part j'ai même plus envie de faire d'enfant si on se fit à aux informations on pourrait dire que tout va mal alors qu'en fait tout ne va pas si mal on a des entreprises qui sont viables qui évoluent au Cap 40 ce qui n'est pas rien quand même la France a énormément d'atout en fait en elle elle a un TER qui est extrêmement fertile des ingénieurs et des cerveaux après un des enjeux de la France c'est de conserver de garder talent la France avant ça faisait un petit peu rêver c'était à l'époque je pense de Chirac si elle prend une décision bah elle prend une décision les autres pays respecte écoute que là elle est plutôt suiveuse que meneuse on trime beaucoup pour pas avoir grandchose à la fin moi depuis que j'ai commencé ma carrière il y a 30 ans j'ai commencé bah apprenti je suis chef d'équipe toujours au même salaire demain sera sûrement un monde bien plus compliqué et bien plus cruel que ce qu'on a aujourd'hui beaucoup de personnes qui vont plus pouvoir supporter les frais de l'inflation pouvoir se nourrir correctement si ça continuer comme ça la seule chose qu'on subirait en France ce serait une guerre civile pour moi la France c'est même plus la France on a que des immigrés c'est voilà il y a peu de français il y a beaucoup d'immigrés qui viennent pour les papiers parce qu'ils ont beaucoup d'aide aussi c'est voilà on va pas se mentir l'image de la France a toujours été une terre d'accueil des beau people qui venaient du Vietnam les gars qui viennent d'Afrique du Nord machin ils savent que la France c'est comme une mère patrie la question décisive pour l'avenir du pays je dirais l'immigration en fait c'est un sujet qui est tout le temps remis à la page mais en même temps don j'ai l'impression dont on parle jamais vraiment il faudrait vraiment exploiter une bonne fois pour toutes le sujet de façon claire de façon honnête pour l'avenir de la France pour moi aujourd'hui c'est la place de la femme dans la société les hommes prennent toujours des décisions pour nous les entreprise dans la vie de tous les jours doit encore malheureusement toujours prouver la République devrait donner sa chance à tout le monde grâce à l'école que la censur sociale fonctionne ce soit pas une France de de l'entre soi du du dire aux gens qui sont à la CAF au P emploi vous voulez travailler c'est ce que vous dites donc travaillez ça reste comme ça parce que la France est un pays social on fait du social avec l'inflation et cetera c'est impossible de mettre de côté heureusement qu'il a l'aide sociale la CAF quoi sinon je m'en sortirai pas clairement avec que un salaire de 1800 € je m'en sors pas quel que soit le parti politique je voudrais qu'il ne soit plus des comptable qu'il soit vraiment des des représentants de la République on est entouré de gestionnaires qu'il parlent avec un Excel vous savez et c'est la finance qui manne tout les dirigeants politiques ils ont toujours une crise de retard ils sont jamais en avance de phase il faut inventer un autre modèle et c'est pas et pour ça il faut changer de cadre il nous faut des personnes un peu inspirantes il y a plus trop de discours politique ça m'a beaucoup dérangé au moment des des législatives tout se disait ce qu' allait pas chez les autres je veux des idée pour la France sans nous les petits travailleurs et ben la France tourne pas mais pourquo pourquoi il serait que eux à décidé des fois il faudrait faire parler le peuple un brainstorming géant B je m'appelle Bruno merci Monsieur fort d'être là parce que vu l'ambiance en ce moment je pensais pas vous voir bjour je m'appelle Nour j'ai 18 ans je sais pas quoi dire en fait moi je m'appelle Guillaume j'ai 35 ans je suis chauffeur livreur je suis maman de deux enfants à 7 ans je suis venu vivre à la scne sur mer je suis étudiante en apprentissage pour fait du Capri spécialisé je suis retraité de la Cé j'ai j'ai grandi à Argenteuil je suis chef d'entreprise depuis 5 ans maintenant je suis venue avec ma famille mon mari et mes trois enfants j'habite à le un petit village à côté de car je suis enseignante en lycée professionnel et moi la France je l'aime et je ne la quitterai jamais la France elle a une grande histoire elle a une grande culture aussi avec par exemple juste la tourffel ou après les grandes villes qu'on a Paris Saint-Malo Rennes Montpellier tout ça ça fait qu'enrichir la culture de la France il suffit de de voyager d'un peu d'aller voir dans d'autres pays comment ça se passe on se rend compte quand même qu'on est fort on a une économie qui est forte on a des services publics qui sont forts si fait peur c'est qu'on voit en ce moment ce qui se passe avec les États-Unis avec des gouvernements qui chamboulent tout nous on a un pays où c'est quand même structuré et je pense qu'il faut vraiment qu'on se qu'on se serre les coues au point de vue européen si on peut s'en sortir et et prendre un peu pouvoir qui du mondiale aujourd'hui la France je la trouve belle effectivement il y a de belles choses il y a culture c'est très intéressant c'est très enrichissant mais sincèrement on ira nulle part parce que aujourd'hui la France bah on est tellement omnibulé par ces billets ces billets verts ces billets jaunes on nous dit qu'il faut travailler mais on oublie tout on oublie nos valeurs la solidarité plus personne se bat pour ses valeurs et pour nous moi je suis arrivé en France à l'âge de 5 ans j'ai découvert à ce moment-là une France pleine de vie unie rassemblé avec le vivre ensemble avec tous ce système social en fait qui est mis en place c'est les valeurs les valeurs de la France et là je me rends compte qu'en fait tout ce que j'avais pu vivre dans ce pays bah commence à se perdre la France était à terre d'accueil les années 50 60 je suis fils et Petitfils de curgiste on a tous trava dans la curgie aujourd'hui la cirurgie au déclat tous les gros sés du secteur on fermé c'est des milliers et des milliers d'EMP on a laissé les financiers gérer pour nous et ça c'est pas normal aujourd'hui les jeunes pourquo ils veulent partir il y a plus de boulot il y a plus làen la France est pas perdue c'est un grand territoire on a beaucoup de richesse je pense qu'il faut reprendre en main beaucoup de choses vous voyez nous on est dans un territoire agricole de la Creuse il a même plus un abattoir je pense qu'il faud arrêter de taxer les entreprises que ce soit les plus grosses ou même les plus petites en plus le problème c'est que on sait même pas où il part cet argent et pourquoi il part après on sait bien on a notre petite idée il y a beaucoup de gens qui font rien enfin malheureusement je vais être un peu méchant mais tout le monde se sortent les doigts de des poches la France a des atouts c'està-dire que on est quand même présent au niveau du G 7 au niveau du G20 on a au niveau de l'Europe on a des valeurs en France qui sont euh exceptionnelles qui rayonnent encore dans le monde entier on a les moyens je pense aussi j'ai beaucoup un problème de redistribution et je crois que ces dernières décennies on a creusé de plus en plus de faossé entre les gens dans notre société je crois à la au changement climatique je crois tout ça je j'ai une fille très très engagé sur le sujet en revanche je suis pas certain que nous Europe et toutes les contraintes économiques et tous les dégâts qu'on est en train de faire sur des fleurons de l'industrie qu'on avait en Europe euh je pense au constructeurs français allemands qu'on met dans des difficultés euh très fortes je suis pas sûr qu'on va sauver la planète nous avec 5 % de la population face à des blocs comme la Chine l'Inde les États-Unis réindustrialisant un peu la France il faut faire travailler l'innovation et la créativité pour développer des produits qui nous rendront leader sur la fabrication sans cela il y a d'autres pays qui auront la capacité la inigence de le faire le rail par exemple il est très utilisé pour le TGV personne de sait faire ça aujourd'hui c'est le chaos total on a en face de nous des gros silos mondiaux on a les États-Unis qui ont une stratégie ultra libérale de l'autre côté on a la Chine qui sont là pour envahir le monde entre guillemets et faire vivre leur pays sans l'Europe la France n r mais en France en Europe aucune politique sociale aucune politique économique tout pas sur le fric je suis cadrea de classe exceptionnelle et je souffre au travail et je change de métier assistante sociale passionné j'ai tout fait tu peux travaer a tout le monde les toxicos les alcool les hommes battus mais refuser l'alimentaire c'est plus possible la dame me dit qu'elle n'a plus rien je lui dis quoi de rajouter de l'eau à son liquidevaisselle de rajouter de l'eau à son shampoing rajouter de l'eau à sa vinaigrette et après elle fait quoi elle met de l'eau dans de l'eau j'ai pas été formée 3 ans à la à la CroixRouge pour faire ça il y a 30 % aujourd'hui des femmes qui sont monoparentales on s'en occupe pas on n a rien à des femmes qui galèrent qui font la guerre la guerre à se lever le matin à s'occuper de leurs enfants à trouver des solutions comment débattre avec une voisine si elle peut récupérer à l'école aller faire ses courses parce qu'elle a trois ou quatre boulots qu'elle est payé que 500 ou 600 € par mois qu'elle arrive même pas à manger trois fois faire trois repas mais c'est ça c'est la réalité messieurs c'est la réalité ça fait 21 ans que je suis agricultrice à hier d'année en année en fait je meurs il paraît que je nourris la France bah c'est pas la France qui me nourrit elle est plutô en train de me faire crever la bouche ouverte heureusement que je suis productrice comme ça je peux toujours manger ce que je produis si je fais le calcul de mon salaire je fais quoi 600 700 € par mois on m'a adulé pendant le covid j'ai jamais autant travaillé de ma vie pendant 2 mois bah les impôts ils m'ont trouvé hein Bing aujourd'hui pour être entrepreneur en France faut être très courageux l'État quand vous ouvrez une société la première lettre que vous recevez c'est les URSAF vous allez nous devoir tant alors que on a même pas encore vendu ou conçu quoi que ce soit donc ça ça ça encourage pas et c'est pour ça qu'aujourd'hui je voudrais passer le message de dire bah aideer les entrepreneurs aideer les entreprises parce qu'elles vous le rendront au qu tuple je me suis plusieurs fois posé la question de quitter la France au niveau de mon entreprise on est énormément taxé avant d' un problème d'argent je pense que c'est problème de fonctionnement global si la France faisait peut-être quelque chose pour ça moi j'aimerais bien rester ici et j'aimerais bien que nos cerveaux et nos talents restent en France je voulais attirer votre attention sur bah justement les métiers du bâtiment et les métiers essentiels à la société aujourd'hui c'est des métiers qui sont très peu reconnus aujourd'hui qui sont très pénnibles on porte des charges on respire des choses qu'on devrait pas nos patrons aimeraiit bien nous augmenter mais ils sont accablés par les charges salariales leur SAF et compagnie je pense que c'est des problèmes qui durent depuis quelques années quand même ça la classe politique est au courant moi perso je crois plus du tout en la classe politique s'il pouvait faire quelque chose il l'aurait déjà fait il y a les gens d'en haut les gens du milieu et les gens d'en bas quand les gens d'en bas ils commencent à TR remuer en ça sent mauvais on va aider les gens d'en bas les gens du milieu ils survivent ils se débrouillent on va pas trop les aider donc le vrai problème de la France c'est le pouvoir d'achat ici les gens ils font quoi ils partent au Luxembourg moi je suis le premier je suis parti pour 1500 € de plus mais je fais 80 km tous les jours pour travailler la France est un très beau pays un pays d'accueil qui donne la chance aux gens de réussir mais aujourd'hui c'est un peu difficile de vivre de son salaire je trime à la fin du mois pourtant travaillant à deux mon compagnon et moi moi je pense qu'aujourd'hui on devrait limiter un peu le social si on essayait de limiter un peu je pense que ça devait encourager les gens à se lever tout le monde se lève ensemble on peut y arriver ce pull là il il est tout seul j'ai pas moyen de m'acheter un autre pull ce pantalon là c'est mon père qui ma acheté il y a 2 ans il a plein de traces dessus je peux pas le remplacer je fais des études qui me plaisent néanmoins je suis obligé d'aller travailler tous les weekends pour tout Simp ement payer mon logement mais en fait toute ma vie c'est ça c'estàd que je survis est-ce que la France est un pays qui donne trop peut-être mais alors il donne mal parce qu'il y a de plus en plus de pauvres et on a monté un collectif en 2022 pour défendre la boqua on l'a fait pour notre France parce qu'on avait aussi marre qu'on nous dise que nous les enfants d'immigrés on était des assister la France commence aux frontières des quartiers nous sommes encerclés dans un piège ou quitter nos nos nos quartiers et obtenir un emploi à la hauteur de nos qualifications c'est pas possible je pensais pas prendre la parole aujourd'hui mais euh ce matin j'ai perdu mon arrière-grand-mère alors évidemment il y a beaucoup de tristesse mais aussi une haine dans les derniers établissements où elle a été elle a été délaissée on s'est pas occupé d'elle on lui a volé ses affaires elle a eu des coups bref elle a passé des derniers instants de sa vie terriblees c'est une situation qui arrive et qui fait peur maintenant on a peur d'aller au vieillissement pour moi il faut absolument du social du social parce que c'est le ciment notre société j'aimerais parler et expliquer un peu le mauvais fonctionnement de l'AZ au tout début on nous sort de chez nous on nous met dans des hôtels plein de cafar très sale on ne donne que des des tickets restaurant mais de trois tickets restaurant on doit acheter des vêtements un an après il me semble j'ai failli finir à la rue et je pense que beaucoup de jeunes sont dans ça je suis une maman de trois enfants j'élève mes enfants toutes seul et je en invalidité et je me retrouve livrée à moi-même pour mes démarches administratives ou avec mes enfants je suis agent administratif j'ai été dans la fonction publique mais je n'y comprends rien je suis dans une association pour les personnes handicapées je me suis intéressée à l'handicap maintenant mais j'ai vu que tout le monde les personnes étaient sont perdu je suis autiste à spériur je suis quand même concé à plus de 80 % handicapé ça se voit pas et c'est un gros problème en fait que ça se voit pas parce que j'ai beaucoup miséré avec l'Éducation nationale pour avoir des aides aussi personnellement j'ai été largué j'ai reçu un mail un beau message un jour dans une petite envelopepp qui me disait bah pour nous vous êtes plus assez autiste pour être payé donc du jour au lendain en fait on a tout perdu en fait il y a beaucoup de gens qui parlent du handicap ou quoi mais je vois jamais rien pour progresser la santé système de santé en France on est en crise déficite de médecins des soignants des infirmiers des aides soignantes et la prise en charge devient plus en plus compliquée mon père il a un problème au pied il est diabétique là il a du mal à trouver un un spécialiste pour son pour faire une chirurgie sinon il risque que quand même la gangra ne perd son pied et pour l'instant il trouve personne qui a envie de le prendre ou alors c'est 6 7 mois d'attente il peut pas attendre autant vous avez devant vous une personne qui a fait une première année de médecine à qui on a refusé le droit d'être un futur kiné à cause du numéro cyclosus je suis arrivé 253 sur 1200 253 sur 1200 vous dit vous ne pouvez pas être kiné 4 ans plus tard je me blesse au genou et je cherche un kiné on me dit il faut 2 mois de délai pour trouver un kiné c'est une incompréhension totale tous les jeunes qui traînent dans les rues pourquoi ils vont pas travailler pourquoi ils sont là à se plaindre tous les jours à dire j'ai pas d'argent je paye mes factures tous les mois et je pars du principe que en fait se plaindre et se dire bah je suis chauur je trouve pas de travail pour moi c'est inadmissible en fait pour moi quand on veut on peut sur l'emploi en étant responsable d'une agence intérime je côtois beaucoup de jeunes on a des vraie difficulté à recruter des personnes qui ont envie de s'investir c'est bien d'avoir des aides je suis très content de vivre en France on a des aides je suis très sensible aux personnes qui ont besoin d'aide qui sont en difficulté mais il y a d'autres personnes aussi qui devraient peut-être moins se poser de questions et se lever plus spontanément parce que je pense qu'il faut il faut investir sur soi-même pour réussir déjà à la base nous on le fait en intérime si à chaque fois qu'il y en a un qui passe la porte ça fonctionne pas et qu'on le jette non on va lui donner plusieurs chenses à chaque fois jusque temp qu'il y a un déclic bah là on a des belles surprises j'ai postulé à plus de 20 truc j'ai eu deux réponses personne m'a répondu je veux bien chercher du travail mais si j'ai pas d'ex expéence vous avez pas d'expériences où il ne laisse pas travailler comment pe avoir des expériences j'ai 18 ans je travaille depu l'âge de 16 ans donc je suis pas d'accord sur le fait que sur vous on peut trouver je que ça travailler moi j'ai grandi bah dans un quartier très défavorisé à FAM mec j'ai grandi que dans la cité j'ai grandi que dans ça dans la délacance je vous dis la vérité dans la drogue tout ça ça c'est mon domaine dans les cités dans les ghos toujours tout ce genre de choses là ce sont des enfants qui n'ont pas connu autre chose un monde extérieur que le monde où ils vivent il faut les accompagner il faut essayer de les comprendre il faut pas rester là en face d'eux dire ah ça c'est un enfant difficile ah ça c'est un aut difficile non c'est pas oui je vais lui donner comme on dit je vais lui donner des vacances pour comme ça il se calme un peu non ça marche pas comme ça moi j'ai envie de d'être ciste j'ai envie de faire ma propre marque mais je sais qu'en tant qu'élève Argenteuil je ne pourrais jamais être plus favorisé que une élève de Paris par exemple elle elle va être plus favorisée elle va avoir plus de portes ouvertes alors que je sais que moi je vais être je vais être plus restreint notre système est devenu inégalitaire nous avons une égalité de droit mais nous n'avons plus une égalité de chance chez nous on sait très bien que nos jeunes auront très peu de chance d'être pris dans les grandes écoles par exemple parisiennes moi j'ai des jeunes qui s'engagent mais du coup ils s'engagent vers le RN ils s'engagent dans les extrêmes on passe not temps à dire arrêtez d'être raciste quand on regarde la télé même mon ex-mari il est devenu raciste il a fallu lui dire attends excuse-moi rappelle-toi tu as des enfants arabes tu ne peux pas être raciste quand je suis arrivé ici en France pour moi en tant qu'italien ça a été le pays de la évidemment de la joie et du travail à partir du moment où je suis devenu enseignant j'ai vu peu à peu ce système qui se qui se désintègre de l'intérieur avec les postes de travail en moins avec les les heures de carence avec les salaires aussi toutes les les dernières réformes deppuis Macron tout ça c'est quelque chose qui stresse énormément les élèves j'ai réalisé on est dans mes cousins pour parcours su il y a quelques jours que si j'avais été lycéenne aujourd'hui j'aurais pas survécu il y a un énorme problème sur ce qu'on fait subir à la jeunesse de ce pays aujourd'hui c'est inadmissible sincèrement ça me révolte qu'on qu'on accepte de remettre l'avenir de la jeunesse sur des plateformes basées sur des algorithmes en espérant peut-être sait-on jamais qui j'obtiennent ce qu'ils veulent mais c'est pas trop sûr puis toute façon on peut plus classer les vœux donc c'est pas normal que des jeunes de 18 ans soient aussi stressés c'est pas normal qu'ils aient des enseignant en phase 2 qui est autant d'or de cours donc j'aimerais redire à quel point il est urgent essentiel de faire quelque chose pour l'éducation effectivement avec parcours sup et cetera c'est quand même quelque chose d'assez stressant avec quand même pas mal de de concurrence par exemple pour viser des des métiers avec un salaire ou un des conditions de vie correctes il faut avoir viser le top du top très vite et donc ça va créer par exemple pour moi l'idée de partir par exemple de la France pour aller chercher des études qui seront mieux valorisés dans d'autres pays qui amèneront à des salaires plus grands par exemple le Canada parce que donne plus cette image d'innovation et de grandeur plutôt que une Europe qui fait un petit peu vieillissante moi j'aimeais rebondir sur notamment la fuite de nos talents j'ai énormément d'amis qui ont quitté la France et je pense que c'est un danger pour nous de de perdre on parle aujourd'hui de de nos ingénieurs qui s'en vont je vois notamment le Canada qui elle enfin priorise la jeunesse dans son programme politique nous j'ai l'impression qu'on est totalement délaissé que la politique est désintéressée de nos voix si je me mets de mon point de vue en tant que N no en tant que femme issue de l'immigration même si on est française depuis quatre générations en tant que musulmane donc femme voilée quand je regarde BFM TV je me dis la France elle est islamophobe la France elle est sexiste la France elle est raciste mais quand je côtoie mes collègues au quotidien je me dis mais en fait elle est pas si raciste que ça et pareil mes collègues quand ils vont me côtoyer ils vont me dire bah en fait les immigrés ils nous apportent des choses les musulmans bah c'est pas des terroristes et je pense que le vivre ensemble ça va vraiment être la solution on va plus se faire avoir avec cet écran de fumée là qui est Lim igration l'islam et cetera et on pourra se concentrer sur les vrais sujets le racisme dans nos territoire ça devient pratiquement du quotidien j'ai un associé né en France qui a grandi dans un village qui s'appelle Mohamed Mayi ce mec là c'est mecord ilsu de l'immigration il vit le racisme chaque semaine et aujourd'hui les langues se délit des choses qu'on attendait pas encore il y a quelques temps et aujourd'hui on a besoin de vous les politiques de nous donner des des solutions et des choses pour continuer à garder espoir on sait qu'on aura besoin de la main d'œuvre dans les années à venir parce que en fait on est un continent qui se vieillit mais en fait on n pas envie de les accueillir quoi alors qu'on sait que tous les migrants qui arrivent ils font tous les boulots entre guillemets de merde quoi les boulots qui sont mal payés que personne n'a envie de faire et qui sont qui sont peu reconnus je su sénégalaise et quand on dit Sénégal on parle France parce que ancienne colonie on me demande souvent pourquoi j'ai choisi la France pour moi c'était évident liberté égalité fraternité moi je demande une légitimité je travaille je paye mes impôts mais en fait ma voix ne compte pas on me voit pas comme un avenir on me voit comme un problème la France a une histoire l'immigration est une richesse parce que c'est la main d'œuvre intellectuel physique donc il faut régler réguler l'immigration mais c'est l'immigration clandestine qui n'est pas bonne je viens d'Albanie c'était pas facile pour abandonner mon pays je suis dans une situation irrégulier en Albanie j'ai finis mes études j'ai une métier je suis comptable je veux travailler mais j'ai pas droit j'aimeis bien faire un master ici mais toujours j'ai réponse négative on ne voit pas avenir juste on VI pour aujourd'hui la France elle m'a beaucoup donné elle m'a donné des diplômes elle m'a donné un travail j'ai rencontré mon mari elle m'a donné aujourd'hui des enfants quand on arrive en France qu'on fait tout ce parcours là et que au bout de 10 ans de rés id en France on reçoit un courrier de l'OFI qui nous invite à aller faire un test de français j'ai envie de dire elle est passée où la France qui est censée intégrer moi je suis maman célibataire j'ai 46 ans je suis enfant de mineur mon père est arrivé en France dans les années 60 on nous a fait croire à l'égalité des chances et c'est pas vrai moi mes frères se faisaient contrôler dans la rue aujourd'hui mon fils il a 16 ans il se fait contrôler dans la rue c'est pas normal je suis française il est français donc quand je suis sans cesse renvoyé à ça moi ma France et la France de 98 la Coupe du Monde blackag blan beur où tout le monde s'aime je suis petite fille d'immigré algérien j'ai un grand-père du côté maternel qui a fait 30 ans de fond à la mine j'ai un are grand-père qui a travaillé dans la sidérurgie ils ont élevé avec un seul salaire des familles mes parents se sont battu pour que nous nous ayons des droits aujourd'hui moi j'aimerais que mes enfants soient enfin considérer comme français et j'aimerais ne plus avoir à prouver ma valeur en tant que française aujourd'hui on a l'extrême droite qui a une idéologie qui est structurée qui est claire qui a des soutiens financiers et moi je regrette qu'à gauche on est un discours souvent très flou et qui vise à dénoncer je crois que dénoncer c'est pas un projet de société en fait c'est pas comme ça qu'on va embarquer ceux qui s'interroge légitimement sur bah qu'est-ce que l'identité française c'est vrai que autant de mes grands-parents dans l'Hexagone tout le monde avait la peau blanche aujourd'hui c'est pas le cas si on regarde le projet qu'ont mis en place les les inventeurs notre République ils ont créé une identité pour lier des gens qui avaient rien rien en commun ils sont allés dans la même école ils ont appris la même langue ils ont appris des références cultur culturelles communes on ne n'est pas français c'est quelque chose qu'on apprend qui a un projet politique en fait d'abord j'avoue que j'ai hésité à venir parce que je me demandais s'il y avait encore des espaces on pouvait discuter sans s'arracher les yeux vous avez su faire parler beaucoup de gens très différents dire des choses très intéressantes sur des sujets qui nous préoccupent tous j'ai pas trouvé ça pessimiste en fait j'étais plutôt content de voir qu'il y a des gens qui disent des choses intelligentes en France parce qu'actuellement on a l'impression qui a des béciles qui parlent quoi personnellement j'aimerais retrouver dans le monde politique quel que soi les partis des visions la vision de nous amener quelque part nous monde économique on a besoin de se conforter au monde politique 1960 général de Gaulle pense la défense pense le nucléaire nous avons besoin d'avoir des hommes politiques qui soient des visionnaires ce que je sens dans ce que vous avez dit et de ce qu'on a entendu c'est la capacité de transformation que nous portons et encore ce grain d'envie d'optimisme qui a l'air d'être bien vivant et peut-être qu'aujourd'hui l'enjeu pour moi c'est que autour de la création de solutions il y ait un vrai débat du haut en bas de l'est à l'ouest je reprends votre expression que je crois que c'est vous vous avez dit on a besoin d'un brainstorming général mais ce brainstorming c'est à tous les étages il y a vraiment beaucoup de choses passionnantes qui ont été dit ce soir par par tout le monde et ça a été dit aussi à la fin du du documentaire sur en fait vous votre rôle en tant que que politique de de nous donner une vision en fait de nous donner un cap sur plein de sujets et je trouve que c'est ce qui manque un peu en ce moment je pense que honnêtement la politique elle est loin d'être loin d'être fichu ce qu'il faut c'est c'est qu'on ait un un vrai discours voilà un discours vers l'avenir et [Applaudissements] rassembleur voilà c'était pas facile de choisir parmi ces 15 heures de débat mais je crois que tout le monde a ressenti la même émotion des fois de des cris des fois de l'humour tout a été dit avec des tons différents et des accents différents aussi entre Douet et la scène sur mer par exemple mais beaucoup de choses convergent on va le voir tout à l'heure alors euh je peux vous confirmer également que comme le disait un monsieur on a réussi à débattre sans s'arracher les yeux c'est donc assez différent du climat qui règne à d'autres endroits parfois je propose on va être assez cours mais j'aimerais bien avoir quelques témoignages alors évidemment on pouvait pas faire venir les 2000 personnes qui ont participé à ces débats aujourd'hui la salle aurait été trop petite mais si on veut bien amener un micro à Clémentine Arnaud qui est là au premier rang à côté de son grand-père d'ailleurs et qui nous est venu de Guéret voilà Clémentine si vous voulez bien vous lever bonjour alors vous avez une particularité c'est que vous êtes dans l'enquête que nous avons fait qu'à servir animer les débats vous êtes la première qui qui parleit et donc on vous a vu dans toute la France France en train de dire ce que vous avez dit et ce qui d'abord pouvez nous rappeler ce que vous disiez je disais que si on trouvait pas un moyen de d'alléger la pression ambiante de ramener un peu de bonne humeur et d'optimisme tout all exploser et alors quand vous voyez cette enquête à laquelle vous avez participé vous avez l'impression que ça rend encore plus pessimiste ou bien que ça donne des pistes peut-être pour enlever un peu de la pression j'ai l'impression que c'est pas la France que je vois à la télé et je préfère celle que je vois là oui je pense que vous vous nêtes pas la seule alors bon vous n'êtes pas une militante et vous êtes quand même vous avez accepté de répondre aux questions de notre journaliste à Gueret vous êtes venu à la Réunion qui concernait votre ville et vous êtes encore là aujourd'hui ça veut dire quoi pourquoi est-ce que vous avez accepté de donner du temps au débat public parce que même si je fais partie de ces personnes qui finalement sont très méfiantes envers la politique euh si je fais pas le déplacement si je parle pas pour moi et pour ce que je représente j'ai aucune chance que ma voix soit portée alors j'ai plus confiance mais je donne encore des chances voilà très bien merci voilà une chance je sais pas si c'est la dernière mais en tout cas c'est une chance alors vous allez passer le micro à Maria Conquet qui est de l'autre côté voilà voilà Maria Conquet alors vous vous n'êtes pas une Française parmi d'autres qui seriez venu par hasard vous êtes une militante socialiste secrétaire de la section de Carcassonne je crois je me trompe pas c'est ça absolument alors vous vous étiez à Carcassonne à la Réunion que vous avez contribué d'ailleurs à faire réussir en mobilisant vos militants qu'est-ce que vous avez ressenti à la fois en regardant ce film parce que vous navez vu que Carcasson là vous avez vu les autres réunions qu'est-ce que vous avez ressenti à Carcasson et qu'est-ce que vous avez ressenti en regardant cette enquête moi je c'est très émouvant pour moi parce que plus pr du micro c'est très émouvant pour moi parce que ce sont des témoignages honnêtes et qui qui reflètent un peu plus ce que ce que nous traversons ce que nous vivons peut-être en local que ce que nous entendons dans les médias traditionnels et et comme on se plaît à le dire la politique se fait sans les citoyens on voit bien qu'ici grâce à cette démarche et bien non on tient compte et on écoute les les citoyens français et c'est ce que nous avons essayé de mener à la section de Carcasson on c'est la section socialiste nous avons nous nous sommes pris au jeu et on a on a découvert le soir le soir de la restitution que nous avions des chefs d'entreprise des jeunes qui sont complètement invisibilisés dans notre territoire aujourd'hui enfin entre autres des travailleurs pauvres voilà des des des profils que nous n'avons pas dans nos réseaux que nous n'avons pas habituellement dans nos dans nos campagnes et ce temps nous a permis d'aller les voir de rencontrer ces profils là mais quand vous entendez les gens aussi méfiants à l'égard de la politique ou des politiques plus exactement ou des parti politique vous qui êtes une militante est-ce que ça vous a pas un peu découragé impressionné non au contraire au contraire c'est une réalité aujourd'hui à laquelle on se confronte et justement ce temps-là d'échange de rencontrre qu'on aurait pas eu autrement parce que vraiment cette démarche là c'est une réelle expérience très positive pour nous elle nous permet aussi de reconnaître parfois et et de de se confronter à ça donc ce que nous avons entendu là et en local puisque à Carcasson on a eu énormément de retour nous en tenons compte et nous préparons une échéance et le fait d'arriver aussi en période sans échéance sans promesse sans sans ce cadre là nous a fait énormément de bien à l'ensemble des militants aussi je crois très bien est-ce que vous passer merci beaucoup le micro à votre voisin de droite Olivier and de la fédération socialiste du Var vous étiez un co-organisateur de la réunion de de la scène sur mer alors qu'est-ce que cette réunion vous a fait qu'est-ce qui vous a marqué qu'est-ce que vous en retenez ce que cette réunion enfin l'analyse qu'on en a fait avec les organisateurs c'est que en fait les gens n'ont plus besoin de nous il y a eu des signaux ou peut-être une réalité qui ont laissé penser au peuple qui n'avait plus besoin ou qu'en tout cas les responsablebl politique ne leur été plus utile et ça ça c'est c'est puissant et ça nous appelle à nos responsabilité à nos devoirs c'est-à-dire que quand on s'investit en tant que militant ou quand on veut prendre des responsabilités voilà dans la politique locale et ben en fait on doit faire les choses au service des autres et la deuxième chose qui nous a percuté au-delà de la souffrance et de la notion de survie qui revenait très régulièrement euh c'est à contrario l'espoir les initiatives qui étaient pris par les personnes les plus en difficulté souvent ce sont des femmes souvent ce sont des mères célibataires souvent ce sont des personnes qui sont sans emploi donc qui sont dans de profondes difficultés et qui en fait essaie de s'organiser de monter des collectifs de proposer des choses qui prennent des initiatives et c'est la deuxième chose qui qui me semble très important dans ces ces réunions c'est de considérer que en fait les personnes sont autonomes elles peuvent prendre des initiatives elles sont souvent plus rapides et plus efficaces que les administrations les responsables politiques et donc si nous responsablebles politique et plus précisément à gauche nous voulons être utile c'est de ça devons nous devons nous nourrir quoi très bien merci beaucoup pour ce rapide témoignage on va terminer avec Alix solire voilà vous êtes secrétaire de la fédération de l'ude donc on retourne à carcassonneidment vous êtes venu en voisin quasiment tout le sud de la France est là voilà et enfin non il y a guér quand même c'est pas le sud encore tout à fait donc même question d'abord ce que vous avez ressenti et qu'est-ce que ça vous apporte à vous qui êtes responsable d'une fédération socialiste qui une réunion comme ça est-ce que c'est utile ou est-ce que c'est un moment de on se défoule on raconte tout ce qu'on a sur le cœur je crois que on a tous la sensation que notre société elle est très polarisé et en fait avec des des avis très tranchés et et surtout on vit chacun d'entre nous nous dans des sortes de bulles qui qui sont très difficiles à à à dépasser et nousmême dans nos organisations dans notre parti politique on on le vit je pense assez naturellement et finalement dans cette démarche quand on tend le micro avec sincérité aux gens on se rend compte qu'ils répondent eux-mêmes avec plaisir déjà et avec sincérité alors c'est sûr que parfois généralement on entend des choses que sur lesquelles on peut être d'accord avec des valeurs partagées mais il arrive aussi que ça soit pas forcément dans le sens sur lequel on porte nos valeurs et je crois que si on sait pas attraper dans les réunions on a quand même eu quelques oreilles qui pouvaient saigner parfois pour certains dans les interventions mais pour autant c'est utile c'est utile parce que dans une société comme je disais polarisée le rôle d'un parti politique c'est et de la politique en général c'est de discuter c'est d'échanger c'est de réguler les sensation de chacun et je crois qu'en ce sens ça apporte beaucoup au débat public et à l'apaisement dans notre société merci al merci beaucoup alors on va on va terminer ce ce petit tour d'horizon en appelant à me rejoindre Frédéric G qui va venir tout de suite à mes côtés avec avec de la musique pour donner l'ambiance voilà mais l'ambiance vous l'aviez déjà il y a instant alors je vais vous présenter Frédéric on se connaît un peu puisque vous êtes le directeur associé avec moi de l'agence grand public donc on se connaît mais vous n'êtes pas seulement un un responsable de de cette entreprise vous êtes aussi un chercheur vous êtes enseignant à Sciences Po vous avez écrit plusieurs livres dont l'un que je citerai qui est la promesse démocratique mais surtout vous avez fait un boulot qui était très important parce que on a vu ces phrases elles sont formidable enfin je pense que tout le monde ne peut qu'être ému qu'on soit d'accord ou pas enfin il fallait aussi regarder qu'est-ce qu'il y a dans ces phrases qu'est-ce qui s'est dit il y a eu 50 he de de d'interview il y a eu 15 he de débat et cetera donc il fallait quand même voir de manière rigoureuse j'allais dire scientifique on peut le dire donc ce que j'ai envie de vous demander c'est comment vous vous y êtes pris avec toute cette matière et qu'est-ce qui se dégage de tout ce qui a été dit bien merci beaucoup on parle beaucoup et on a raison de crise démocratique oniniste pas assez en contrepoint sur les promesses que porte la la démocratie parce que si la démocratie porte pas de promesse ça sert à rien de s'attacher à la faire vivre et ces promesses Mo sur lesquelles je travaille en tant que chercheur et qu'on a pu voir dans toutes les réunions auxquelles on a participé dont on vient de voir les les extraits en fait dans tout ce travail il y a les fruits et les ouvertures et les perspectives qu'offre la démocratie je dis tout ce travail parce que c'est un travail c'est un travail de terrain pour que les personnes qui se sont exprimées là on les retrouve on les entende on a fait le décompte il y a 10000 entretiens individuels qui ont été menés au total avant les rencontres sur les bords des terrains de foot dans les centres sociaux dans les conservatoires un petit peu partout dans tous les endroits où la société elle vit et elle vibre convaincre les gens de venir et le deuxième élément c'est analyser tout ce qui s'est dit alors c'est sur ça que je vais je vais venir là avec on a fait deux niveaux d'analyse d'abord ça a été dit 60 heur d'entretien de film plus de 750 pages de verbtim on a tout analysé on a tout classé on a fait des analyses statistiques textuelles on a fait tourner de l'intelligence artificielle dessus je vous diraiis dans quelques instances qui en sort et pareil on a refait la même analyse sur les débats et il sort pas exactement tout à fait la même chose et juste avant je de rentrer là-dedans je terminerai sur cette question de terrain parce que le Parti socialiste a fait un Paris d'une certaine manière dire on va aller voir des gens et ils vont venir quand on entend tout ce qu'on entend sur la politique ça relève un peu du Paris et c'est une forme de paradoxe de ce pays ça a été rappelé tout à l'heure par Sébastien vcini 79 % des Françaises et des Français se disent méfiants ou dégoûtés de la politique et en même temps on l'a vu ils sont venus des gens dégoûtés de la politique ont pris 2h un soir de semaine avec famille enfants et cetera pour venir vous dire qu'ils étaient dégoûtés de la politique ça veut dire ils sont pas encore complètement dégoûtés de la politique et si on reprend cette entre ce travail du cvpuf il y a une petite il y a un petit paradoxe en fait ils sont dégoûteré de la façon dont fonctionne la vie politique mais ils sont plus attachés que jamais à la politique et je vais y revenir alors quand on rentre dans le détail et on va y venir là tout de suite je suis je sûr que ça va apparaître voilà quand on regarde ce qui s'est dit dans les dans l'enquête on voit que la politique elle est au centre de toutes les préoccupations si on fait tourner les machines sur l'intégralité des 60 heur d'entretien auprès des 113 personnes interviewé dans tous les territoires qu'on a vu plus en Guyane on voit qu'en gros la politique est le premier mot qui sort pouvoir et le deuxème mot changer le troisème mot c'estàdire que il vous attendent les Français n'attendent que vousf vous pas forcément le Parti socialiste mais mais la politique et les politiques après ça vient avant travail avant argent avant école le deuxième élément c'est quand on creuse et qu'on dit et qu'est-ce qu'il y a derrière politique voilà ce qui sort écouter et arrêter c'estàdire à la fois une attente d'une disponibilité de la part des politiques et un sentiment de ralbol alors le message est assez clair et c'est sur ces bases là qu'ont été menés les débats si on creuse sur les enjeux qui sont soulevés dans les dans les différents éléments qui ont été apportés j'attends que la diapo tourne on a plusieurs constats d'abord le premier constat sur cette enquête c'est celui d'une perte générale et globale d'identité et de repère c'est inédit on a déjà travaillé à cette échelle- là pour le Parti socialiste on a déjà on a fait une enquête similaire à celle-là en amont du grand débat national pour la la Commission nationale du débat public c'est la première fois qu'on entend ce qu'on a entendu cet automne jusque-l les Français les Françaises ils cherchaient des atouts de leur pays ils se posaient les questions sur quoi il faut miser mais il se disaent il y a un truc qu'on peut pas nous enlever nous la France si on a des valeurs super solide liberté égalité fraternité sécurité sociale pour le faire vite et là pour la première fois ils nous disent les atouts les atouts on les cherchera mais d'abord il faut qu'on soit sûr que ces valeurs elles sont bien toujours là la liberté on voit dans les quelques extraits qu'on a mis en avant la liberté il pensent qu'elle est menacée la liberté d'expression la liberté d'aller et venir la liberté de manifester l'égalité ils nous disent en fait il faut arrêterz d'en parler l'égalité ça marche plus c'est plus comme ça et la fraternité il nous parle d'une société de violence il nous demande il se demande dans quelle mesure elle peut encore tenir et quand on rentre dans le détail les menaces du monde elles sont évidemment extrêmement présentes mais elles sont d'autant plus fortes et elles sonnent d'autant plus violemment qu'en fait les Françaises et les Français doutent du fait que la France soit capable de les de les attraper correctement c'est la diapositive d'après qui va pas tarder est arrivé c'est en fait si la France était celle d'avant mais celle-là elle va faire aussi l'affaire c'est pas grave la si la France était une une puissance aussi importante malgré sa taille moyenne c'est qu'elle avait un message universel c'est ça qui rendait fort les Françaises et les Français et alors les sujets qu'il voulait porter dans les débats ou qui avait et qui avait en amont c'était la transformation du modèle social la performance de la société et par performance de la société il y av ça embarquait la question de l'école ça embarquait la question de l'activité tous ces éléments là ils sont sortis extrêmement puissamment c'était les défis sur lesquels on s'attendait à ce que les débats portent alors maintenant on va voir ce qui est sorti dans les débats ces rencontres c'était pas un sondage dans un sondage vous avez une photo et vous regardez qu'est-ce qui pèse quoi ceux qui ont participé au débat l'ont bien vu pendant les rencontres ça discutait et des gens changai de point de vue pendant la rencontre parce qu'en fait on s'écoute les uns les autres on se convain on se et la politique aujourd'hui si on regarde les sondages elle est clivée mais si on écoute comment est-ce que les uns et les autres se parlent s'entendent il y a des chemins qui avancent partout donc ce qu'on voit dans l'analyse des rencontres c'est où sont ces espaces de progression où sont ces espaces de transformation le premier élément qui sort quand on fait tourner les mêmes machines sur l'intégralité des verb et des mots pron c'est pendant les rencontres c'est jeunes avant France pourtant c'était notre France parlons-en et ben en fait ils ont parlé des jeunes et le le le Pr alors d'abord il il y a deux petits éléments c'est vous voyez il y a pas d'international ou quasiment pas pourtant on a fait ces débats en décembre janvier février et un peu mars donc en pleine crise internationale mais c'est pas parce que les français et les Français de désintéress international en fait quand ils sont ils ont commencé à en parler ils ont dit mais en fait c'est on veut pas opposer l'Ukraine et la France c'est pas c'est pas des priorités différentes juste en fait occupez-vous de la France parce qu'on va tellement mal qu'on aura pas besoin d'être envahi par Poutine pour nous-même aller dans le mur donc la priorité la priorité c'est préserver le pays parce que aujourd'hui il est dans une situation très compliquée France Jeune préoccupation majeure et puis tous les enjeux autour desquels tout ça c'est articulé on va aller voir tout de suite voilà premier thème dominant de toutes les rencontres pouvoir d'achat conditions de vie le salaire les aides social la misère la difficulté de vie on l' entendu très profondément quand on creuse derrière la question du modèle social on l' entendu cette dame de la SA surmer qui témoign en disant trop peut-être mais mal le deuxième sujet d'importance après le modèle social la jeunesse on en a entendu parler autour de la question de l'insertion dans l'emploi autour de la question des stress à l'école et le départ et la fuite des jeunes et trisème question l'intégration beaucoup plus que l'immigration ceux qui ont parlé d'intégration d'immigration ou de problème autour de ces sujets là c'est essentiellement des immigrés des enfants d'immigré des petits enfants d'immigrés des arrièr petits enfants d'immigrés qui disent que va être considéré comme français et français c'est une notion de vivre ensemble et une notion de reconnaissance qui sont attaché à ces problèmeslà pas une notion de submersion le troisème point complexité administrative le mot paperace est revenu en permanence quand on regarde sur l'intégralité des sujets 60 % des interventions ont trait ou contiennent une partie afférant à la complexité administrative la bureaucratie on n'y comprend rien c'est difficile ça touche le hand cap ça touche Laas ça touche parcours su ça touche l'accès au droit tout tout tout partout pour terminer il y a quand même de l'espoir alors on a extrait du de l'ensemble des verbtim les phrases qui par proximité par affinité seraient celles qui attireraient le maximum d'adhésion dans le panel rencontré pour reconstruire la France il faut d'abord reconstruire la confiance entre les citoyens et leurs représentants c'est autour de cette phrase là qui a été prononcée si je me souviens bien FC 85 % des personnes sétant exprimé dans les rencontres se retrouvent deuxièmement la France doit retrouver sa capacité à donner de l'espoir des perspective d'avenir à tous ces citoyens particulièrement les jeunes et troisièmement notre pays doit valoriser davantage le travail tout en maintenant une protection sociale forte pour les plus vulnérables et quand vous utilisez de l'intelligence artificielle générative c'est-à-dire en vous basant sur l'intégralité du verbam vous dites identifie la phrase qui générerait le maximum d'adhésion dans l'ensemble des personnes exprimées c'est la France a besoin de reconstruire des services publics accessibles à tous sur tout le territoire avec moins de complexité administrative et plus d'accompagnement humain 87 % d'adhésion dans l'ensemble du truc donc résultat à partir de là je dirait que un ils sont venus deux ce qu'ils ont dit place au cœur de tous les débats les enjeux très politiques l'écoute un projet et des idées pour la France et un besoin d'apaisement et de lien humain de fraternité il cherch celles et ceux qui seront capables d'entendre ses aspirations et de leur donner un débouché politique moi en tant qu'analyste chercheur et cetera notre travail s'arrête là et après je que c'est à vous de continuer merci fréri alors voilà c'est ce qu'on appelle de la recherche en immersion en vraie immersion parce que vous étiez dans dans ces réunions un peu partout bon il faut pas comprendre que l'intelligence artificielle a préparé le programme du Parti socialiste he c'est pas le c'est pas le sens de ce que vous nous avez dit je crois que c'est des intelligences très très naturelles qui ont qui qui sont au travail on les a vu travailler elles sont très intelligente et très naturelle voilà alors tout ça pour dire que justement c'est là que que commence peut-être une autre partie de la réunion ce que j'annonce au début donc je vais demander à Emma rafovic de bien vouloir nous rejoindre [Applaudissements] voilà tu vas dire ah dis un petit mot je remets symboliquement à Emma l'intégralité de l'analyse des verbattim des rencontres et euh du et de l'enquête voilà c'est le cadeau de Noël alors je vous laisse la parole maintenant et ma moi je m'en vais et tout ça pour dire que voilà nous on a fait ce travail comme je le disais de de vous amener autant que possible le point de vue de de tous ces gens qu'on a entendu plus le travail qu'a fait Frédéric Gilly et maintenant on va voir ce que vous en avez fait comment vous vous avez travaillé et puis à titre personnel je dirais puisque on s'est côtoyé dans ces réunions on est évidemment très intéressé par savoir ce que ça vous a fait j'allais dire à vous personnellement comme dirigeante du Parti socialiste présidente des Jeunes Socialistes députés européenes et surtout animatrice de l'ensemble de cette démarche merci tout le monde bonsoir Toulouse j'espère que vous allez bien chers amis chers toulousaines Toulousains je sais qu'il y a aussi quelques camarades socialistes qui se sont glissés dans la salle donc j'aimerais quand même vous vous saluer remercier toutes celles et tous ceux qui ont accueilli ces réunions dans leur fédération je vous vois ici mais je sais que Sarah aussi qui va prendre la parole plus tard à accueillli la Réunion dans le Nord merci de venir de Lille Sarah euh Olivier on a passé beaucoup de temps ensemble on passe on passe souvent du temps ensemble faut le dire parce que on se voit souvent au Parti socialiste on fait des réunions on travaille on discute mais avec Olivier fort on est allé dans cette ville on a parcouru ensemble c ville en France alors on a commencé à Rennes ensuite on est allé à Douet on est allé à Argenteuil à la scène surmer à Carcassonne à Guéret et j'en oublie une àf mec vous me faites suivre merci les camarades de Toulouse que je vois derrière Sébastien vincini vous m'aidez et moi j'ai envie de vous partager peut-être mon ressenti sur ces réunions parce que j'ai eu le plaisir et je remercie Olivier fort de m'avoir fait confiance de piloter cette démarche autour de notre-france parlons-en avec la direction nationale du Parti socialiste et l'agence grand public Laurent et et Fred qui étaient présents à mes côtés à l'instant l'ont bien expliqué moi dans cette démarche j'avoue qu'au début je me disais mais je sais que ça va être intéressant je sais qu'on va nous dire des choses mais je ne sais pas exactement ce qui va en ressortir je ne sais pas et j'ai hâte j'ai hâte parce que je sais je sais qu'on va se prendre des baffs je sais qu'on va se faire crier dessus je sais que certaines et certains vont nous dire mais en fait on ne vous attend plus ce qu'on le dit ce qu'on pense en fait vous le savez déjà et c'est ce que nous ont dit parfois des camarades qui venaient avec nous à ces réunions des camarades mèr députés élus locaux qui nous disaient oui enfin Emma Olivier c'est bien joli vous réunion mais en fait dans nos permanences on a la même chose donc pourquoi est-ce qu'on fait ça pourquoi est-ce qu'on fait ces réunions et pourquoi est-ce que finalement il y avait une valeur différente à ces moments politiques si fort si important c'est SEP réunion publi avec notre France parlons-en et bien l'objectif pour nous justement c'est d'essayer de dire comment est-ce que maintenant on arrive à casser cette espèce de barrière de la langue qui oppose les citoyensnes et les citoyens les Françaises et les Français des politiques en général nous on avait très envie de dire des socialistes parce qu'on avait envie de faire en sorte que ce soit une question très personnelle mais la réité c'est que à la fin la question c'était des politiques et il fallait qu'on arrive un peu un peu à réenchanter la démocratie et rapidement on s'est rendu compte que c'était pas dans ces réunions là qu'on allait réenchanter la démocratie parce que nous notre rôle dans ces réunions là c'était de parler et même pas de parler d'ailleurs je dis des bêtises nous on parlait après quand on avait la chance de pouvoir partager un verre de jus d'orange avec les personnes qui étaient venu mais notre rôle notre importance dans ces réunions c'était d'écouter cétait de s'asseoir de se taire et d'attendre d'attendre que les BAFF Arve mais en fait pas que les baffs il y en a eu des baffes des colères des tristesses et moi j'ai envie de vous parler de tout ça mais vous l'avez un peu vu on les a eu ces mamans solo qui nous parlent de sentiment d'abandon on les a eu ces jeunes qui nous parlent de part cours sup comme d'un traumatisme alors que ça devrait pas être un traumatisme d'aller à la fac ça devrait être un moment d'espoir on les a eu ces agriculteurs ces agricultrices ces personnes aussi qui sont caissiers ou caissières au supermarché qui nous disaient mais il y a 4 5 ans vous nous applaudissiez on était votre espoir et aujourd'hui aujourd'hui on crève la bouche ouverte et vous vous en tapez vous vous en tapez alors nous on disait mais non non c'est pas vrai si on vient vous voir si on est socialiste si on est militante et militant c'est qu'évidemment on s'en tape pas c'est que l'indifférence c'est pas nous mais pourtant c'était ça qu'on représentait quel que soit notre âge quel que soit notre mandat si on était mandat ou pas quel que soit depuis combien de temps on était responsable politique on représentait quelque chose que certains n'avaient pas envie d'écouter d'aimer à la fin et ça ça nous a heurté évidemment que ça peut nous heurter mais passer tout ça on écoute d'autres choses et on écoute les espoirs parce que des espoirs en fait il y en a eu plein il y en a eu plein vous avez vu ces ces enfants parce qu'on a eu la chance d'avoir des très très jeunes qui venaient dans ces réunions et qui nous disait mais moi moi j'aime la France moi j'aime la France pourquoi est-ce queon a le droit de dire j'aime la France que quand il y a un match de la Coupe du Monde ou quand il y a les Jeux Olympiques pourquoi est-ce que j'aime la France c'est que quand il y a les B marchands qui nagent alors que même si l marchand ici à Toulouse je sais que ça veut dire quelque chose mais j'aime la France moi je le dis moi je le dis je suis moi je suis ici d'une famille qui est arrivé en France pour fuir la haine à l'autre bout du continent et qui est venu chercher dans la France ses valeurs et qui parfois même quand elle est arrivé en France les pas les a pas trouvé tout de suite et qui s'est dit bah on va aller résister pour les trouver pour les chercher et ça mais ça les amis toulousain toulousin je sais que si vous êtes là c'est parce que vous le savez moi cet espoir cet amour je l'ai vu partout je l'ai vu partout un espoir fou un espoir fou combiné une colère parce qu'en fait c'est ça notre défi pour nous aujourd'hui c'est comment est-ce qu'on arrive à faire mieux alors on en a vu des gens qui ont dit faites mieux faites mieux c'est à la génération d'après de faire mieux et puis et puis en fait vous avez fait des trucs vous avez raté donc maintenant faites mieux parce qu'en fait nous on a raté maintenant c'est à vous alors passer le moment où on dit bon papi c'est facile à dire maintenant comment est-ce qu'on arrive à faire mieux moi c'est c'est ma question de dirigeant de politique socialiste de président des jeunes socialiste c'est ma question de parlementaire aussi comment est-ce que maintenant on arrive à faire mieux comment est-ce qu'on se dit bah comment est-ce qu'on casse cette barrière de la langue j'étais à côté à l'instant de Sébastien vincini mon camarade ami président du conseil départemental de hautgaron et Sébastien me disait moi j'essaie de me débarrasser de mots dans la bouche tu me disais ça tu me disais moi je parle plus de ruralité tu je parle de campagne tu me dis je parle plus de famille monoparentale je parle de mère célibataire parce que même nous on est englué dans des trucs on parle plus français on parle plus français alors que on est en fait des Françaises des Français des citoyens comme les autres finalement juste à un moment on a eu le déclic on a passé la porte du local de section on a eu des personnes qui nous ont expliqué comment les choses pouvaient se faire mais moi j'y crois voilà c'est ça en fait que j'ai envie de vous dire c'est que moi je suis terriblement optimiste je pense qu'on peut le faire et je voudrais vous remercier les personnes qui ont accepté d'être interviewé dans ces enquêtes qui sont venus parler dans nos réunions parce que vous nous avez donné en fait mais une nique terrible quoi on sortait de ça et on disait oui en fait c'est à nous de faire le boulot parce que si on a lancé notre France parlons-en si on a lancé ce dispositif c'est parce qu'on s'est dit nous on est des militantes et des militants socialistes qui avons envie de créer un projet on a envie de pas uniquement être contre quel quelque chose parce qu'en fait on est contre quelque chose aujourd'hui on est contre le rassemblement national on est contre l'extrême droite qui casse tout qui veut tout cassé dans la République on est contre la droite qui aujourd'hui est en train d'affaiblir tout le monde d'appauvrir tout le monde on est contre aussi parfois certaines voies qui s'élèvent dans notre propre camp à gauche et qui nous affaiblissent qui nous tachent et on l'a encore vu ces derniers jours mais on le sait aussi ça ne suffit pas ça suffit pas de dire on est contre ça marche pas ça marche plus donc là la question maintenant c'est mais pourquoi pourquoi on fait de la politique pourquoi est-ce que nous socialistes on a envie de dire en 2027 parce que vous l'avez compris aujourd'hui ce n'est pas la fin d'une aventure c'est une étape pourquoi est-ce qu'on fait de la politique et pourquoi est-ce qu'on a envie de dire aux françaises et aux Français qui nous ont dit à longueur de réunion parfois on ne croit plus en vous pourquoi est-ce qu'on veut que les Françaises et les Français croit de nouveau en nous pourquoi est-ce que nous on pense pouvoir encore être pertinent et bien pour répondre à toutes ces questions j'ai le plaisir de demander à m'accompagner sur scène trois camarades membr avec moi de la direction nationale du Parti socialiste Samir LAL Corine narassigin et Diana badiop [Applaudissements] vous avez le micro ouais ouais alors chers amis je vais vous demander on a un peu préparé on s'est dit comment est-ce qu'on va faire en sorte que ce moment soit dynamique parce que déjà j'aimeris vous présenter évidemment toutes les trois Corine Nara cigin tu es désormais sénatrice de scène Saint-Denis Diana badiop tu es notre député desvelines et Samira tu es une camarade du Pas de Calais et aujourd'hui tu es aussi notre secret international en charge des questions de handicap le handicap qui a notamment été un sujet qui est beaucoup revenu dans ces réunions je vais vous faire réagir une à une à des petits clips vidéos d'extraits que vous n'avez pas encore vu notre tour de France et donc je me permets de lancer le premier clip on verra si ça marche les quartiers populaires ce sont les les endroits oubliés par la France c'est-à-dire que la France commence aux frontières des quartiers on a monté un collectif en 2022 pour défendre la B on l'a fait pour notre France parce qu'on avait aussi marre qu'on nous dise que nous les enfants d'immigré on était des assistés les Français les Italiens les Espagnols ont réussi à s'en sortir il reste nous c'est pas faute d'avoir fait des études c'est pas faute d'être de bons citoyens nous sommes encerclés dans un piège ù quitter nos no nos quartier et obtenir un emploi à la hauteur de nos qualifications c'est pas possible moi personn j'ai grandi dans un quartier je suis né dans un quartier mon père est marocain et ma mère est marocaine née en France et je suis né en France on va être en bas d'une tour on va discuter on va nous assimiler à quoi à des dealers des terrains de drogue tout ce qui se passe qu'est-ce que nous on a à voir là-dedans et pourtant je travaille je me donne la peine je je me tue au boulot malheureusement nous on est que citoyens ça veut dire on vit là-dedans on est tous dans le même trou ara moi j'appelle ça un trouara ça veut dire que il y a une issue mais laquelle j'ai grandiah dans un quartier très déf favoriser à famemc j'ai grandi que dans la cité j'ai grandi que dans ça dans la délaquance je vous dis la vérité dans la drogue tout ça ça c'est mon domaine dans les cités dans les ghetto tout tout ce genre de chosesl ce sont des enfants qui n'ont pas connu autre chose un monde extérieur que le monde où ils vivent il faut les accompagner il faut essayer de les comprendre il faut pas rester là en face d'eux dire ah ça c'est un enfant difficile ah ça c'est un aut difficile non c'est pas oui je vais lui donner comme on dit je vais lui donner des vacances pour comme ça il se calme un peu non ça marche pas comme ça alors Corine c'est toi la première à qui je demande de réagir à cette séquence qu'est-ce que toi tu en as retenu et çaaelle quoi pour la suite pour nous socialistes alors bonjour à toutes et tous je suis heureuse d'être avec vous ici et je crois que on a du travail qui est fait au parti depuis longtemps mais que ce qu'on a entendu cette ce moment de restitution percute nous percute quand même et et nous montre que bah si on avait travaillé dans la bonne direction on a besoin quand même d'approfond dire d'enrichir et vraiment de rentrer dans la vie quotidienne des gens et d'apporter des réponses qui leur parle vraiment dans le leurs problèmes les plus proches et je trouve que ce qui est assez frappant c'est que finalement il y a cette unité dans le diagnostic quels que soi les territoires et on a beaucoup de fractures territoriales on a beaucoup de de zones dans ce pays qu'on estime être des territoires oubliés de la République de notre Pact social euh et que ce soit dans les quartiers populaires ou dans des zones qui sont mieux urbain sub urbain ou soit des milieux plus ruraux ou dans nos outr m finalement bien d'abord ce qu'il y a c'est le manque de service public la République c'est d'abord les services publics c'est d'abord l'accès à une éducation de qualité pour ses enfants c'est l'accès aux soins c'est aussi le droit à la sécurité à la justice au quotidien et et puis c'est aussi pouvoir bah avoir un avenir notamment on parle beaucoup de la jeunesse avoir un avenir donc des perspectives économiques avoir un aménagement du territoire des transports qui désenclavent et donc c'est vraiment finalement ce qui a fait touour fait le le cœur de nos combats à gauche en tant que socialiste la République sociale le pacte social auquel on doit vraiment aujourd'hui enfin qu'on doit remettre vraiment au cœur de nos travaux et euh je crois qu'on a on a déjà fait du travail au partis et qu'on va pouvoir vraiment beaucoup l'enrichir avec avec cette tournée de la France notre France parons merci beaucoup Corine je vais demander avant qu'on lance le deuxième clip peut-être juste à Dienaba discrètement de te retourner parce que sinon la caméra le live ne te verra pas on va continuer à tourner et à se voir vers vous aussi chers camarades ne vous inquiétez pas n ne vous oublions pas mais du coup on va lancer le deuxième clip et c'est Dienaba qui se prépare c'est Samira qui se prépare par le racisme dans nos territoire ça devient pratiquement du quotidien j'ai un associé né en France qui a grandi dans un village qui s'appelle Mohamed may ce mec c'est mec enord ils de l'immigration il vit le racisme chaque semaines et aujourd'hui les langues se dél des choses qu'onentendait pas encore il y a quelques temps et aujourd'hui on a besoin de les politiques de nous donner des solutions et des choses pour continuer à garder espoir je suis sénégalaise et quand on dit Sénégal on parle France parce que ancienne colonie on me demande souvent pourquoi j'ai choisi la France pour moi c'était évident liberté égalité fraternité je travaille je paye mes impôts mais en fait ma voix ne compte pas on me voit pas comme un avenir on me voit comme un problème la France était à terre d'accueil les années 60 je suis fils et Petitfils de cydérurgiste on a tous travillé dans la cyérurgie mais aujourd'hui la cydérurgie elle en déclin vous vous rendez compte c'est ce qui a fait vivre la France dans les années 60 on a reconstruit on a fait des usines il y avait tous les fils d'immigrés aujourd'hui on parle de racisme et tout mais c'est quoi ça avant les voisins cé des Italiens des Polonais et ils ont construit des maisons on habitait à côté de l'autre on sortait on buvait le café on manger ensemble et voilà et il y avait pas de racisme et aujourd'hui la cyérurgie quand les gens sont dessu V vent quoi extrême droite moi ma France c'est la France de 98 la Coupe du Monde black blanur où tout le monde s'aime je suis enfant de mineur euh mon père est arrivé en France dans les années 60 on nous a fait croire à l'égalité des chances et c'est pas vrai la discrimination existe en France alors moi mes frères se faisaient contrôler dans la rue aujourd'hui mon fils il a 16 ans il se fait contrôler dans la rue je trouve pas ça normal je suis française il est français donc quand je suis sans cesse renvoyée à ça alors on on le voit il y a beaucoup de personnes qui soufflent face aujourd'hui aux discriminations qu'il vivent qui rendent finalement beaucoup de choses impossibles au quotidien et on a on a eu ces phrases hyper fortes que je pense chacun a noté mais qui était de dire mais en fait à partir de quand à partir de combien de générations en fait dans ce pays on peut être français reconnu comme français considéré comme français toi Diaba cette séquence qui parle évidemment beaucoup de discrimination de racisme comment toi tu l' comment tu l'as ressenti est-ce que des tu as eu des des choses surprenantes ou c'est pas comme ça que tu l'as prise en fait elle elle est elle me percute d'autant plus que c'est c'est des questions qu'on se pose encore moi je suis députée depuis le 8 juillet enfin depuis le 7 juillet dernier et encore aujourd'hui en tant que député il y a des gens qui me demandent de justifier du fait que je suis française j'ai des filles qui sont aussi françaises à qui on rappelle sans cesse qu'elles sont petites filles d'émigré mon père il était ouvrier chez Renault et j'ai grandi comme beaucoup dans un quartier où c'était un melting pot où on se posait pas de question alors qu'est-ce qu'on a loupé moi c'est la question que je me pose c'est qu'est-ce qu'on a loupé pour que aujourd'hui encore il y a des gens qui me demandent moi Dien badiop député de la 9e circonscription oui mais vous êtes d'où en vrai avant c'est vrai parce que on continue de me demander ça et pourquoi encore aujourd'hui je reçois des raides racistes sexistes islamophobe alors que je suis une élu de la République et donc ça ça nous percute toujours et ces discriminations mènent à cette espèce de sentiment que finalement on sera jamais intégré peu importe ce qu'on fait peu importe à qui on parle peu importe le parcours et ben il y a toujours un moment où on vous rappelle que vous êtes d'abord venu d'ailleurs alors comment se sentir d'ici quand on vous dit tout le temps que vous êtes venu d'ailleurs alors nous on a fait des propositions au niveau du du parti parce qu'on a beaucoup réfléchi sur ces questions là et une des premières proposition c'était de dire est-ce qu'il ne faudrait pas un ministère dédié aux discriminations c'est-à-dire être en capacité de pouvoir à un moment donné avoir tout un travail qui soit coordonné rattaché au Premier ministre ou à la première ministre pour lutter efficacement contre ces discriminations parce que on est en 2025 elles existent toujours et quel que soit votre niveau ellees vous percute encore et puis on s'est demandé la question de dire est-ce qu'il faut pas aussi nous arrêter de nous cacher derrière notre petit doigt et de pointer de manière distincte et de manière beaucoup plus fine toutes ces discriminations c'est-à-dire un testing peut-être aussi au niveau national dans nos services publics parce que les discriminations elles existent aussi dans nos propres services publics on le sait avec la police mais c'est aussi à l'hôpital c'est aussi lorsque vous allez chercher du travail même dans les collectivités territoriales il y a encore de la discrimination B c'est finalement comment est-ce qu'on arrive nous aujourd'hui à convaincre de ça daba parce que moi je te pose la question on a été au pouvoir de 2012 2017 on avait une chance de faire des politiques publiques antiracistes à ce moment-là de faire le récipé de contrôle d'identité dans les contrôles de police beaucoup nous ont par des contrôles c'est quelque chose que toi tu portes au Sénat Corine com est-ce que tu penses que en fait on peut encore être convaincant alors qu'on a peut-être été d moi je crois que d'abord pour être convaincant et pour être crédible faut déjà reconnaître qu'on n' pas fait tout ce qu'il y avait à faire si déjà on reconnaît qu'on a failli sur un certain nombre de questions déjà les gens vont dire bon bah au moins déjà vous reconnaissez que vous avez fait des erreurs et que vous n'avez pas été parfois à la hauteur des espérances que nous on portait mais moi ce qui m'a touché c'est l'espoir c'est les gens c'est dire que encore aujourd'hui ils nous disent faites ils auraient pu dire bon c'est bon restez chez vous on vous a assez vu on va se débrouiller tout seul mais moi ce que je retiens de ça c'est que encore aujourd'hui ils attendent de nous qu'on soit un débouché politique bah alors il va falloir le faire merci Diaba et avant de de terminer cette séquence avec Samira je propose de regarder un dernier extrait de ces 70 he de réunion avec vous on se lève tous les matins pour aller travailler mais on a l'impression que les gens courageux ben il démérite en fait le salaire qu'on a on paye nos factures et ben on peut à peine manger on peut à peine se payer quelque chose quoi si on se fait un plaisir on peut pas ou alors le mois prochain on le paye donc on peut pas se faire plaisir en fait on on se lève pour payer il y a 30 % aujourd'hui des femmes qui sont monoparentales on s'en occupe pas on n a rien à des femmes qui galèrent qui font la guerre la guerre à se lever le matin à s'occuper de leurs enfants à trouver des solution comment débattre avec une voisine si elle peut récupérer à l'école aller faire ses courses parce qu'elle a trois ou quatre boulots qu'elle est payé que 500 ou 600 € par mois qu'elle arrive même pas à manger trois fois faire trois repas mais c'est ça c'est la réalité messieurs c'est la réalité la France on a la CMU on a les aides social pas de souci mais pour avoir un appartement on fait comment pour vivre on fait comment on vit pas on survit en fait moi je sais avec des amis des fois on se on mange tous ensemble on prend quelque chose au magasin et on mange tous ensemble pour pouvoir partager mais les gens les pures qui sont tout seuls c'est normal voir des SDF à l'heure d'aujourd'hui mais pas du tout en fait on doit c'ider c'est la France ça va pas ça va pas Samira comment est-ce que tu tu as ressenti cet extrait toi tu en plus tu es dans une dans un département pardon le pas de caletis tu es militante à ainbaumon c'est des réalités que tu connais que tu nous racontes régulièrement évidemment comment est-ce que toi tu ressens tout ce que tu viens d'entendre là alors disons que les témoignages qu'on a pu entendre je les entends je les connais je suis moi-même maman solo donc là je vais vous donner des chiffres parce que les chiffres sont parfois assez parlants on a une famille sur quatre en France qui est une famille monoparentale et dans 85 % des cas à la tête de ces familles monoparentales on y trouve une femme une femme qui assume à elle seule la responsabilité éducative financière et la fameuse charge mentale qui repose uniquement sur sur sur ses épaules beaucoup aussi gèent leur foyer 365 jours par an parce que il y a un parents démissionnaires elles doivent courir après une pension alimentaire parce que aujourd'hui en France encore aujourd'hui le droit de visite est un droit c'est pas du tout une obligation donc le parent démissionnaire fait ce qu'il veut et au final on a un parent qui reste seul à à gérer à gérer ses soucis 41 % des de ces familles vivent sous le seuil de pauvreté parce que on a une logique familiale une organisation enfin je pense que beaucoup ici savent ce que c'est quand on doit courir quand on a des voilà un mode de garde qui n'est pas adapté à des des horaires donc on doit accepter un emploi précaire des temps partiel subi et euh à côté de ça donc tu tu l'as rappelé je suis aussi secrétaire national en charge du handicap il y a parfois la question du handicap qui s'invite dans les familles on a 20 % des enfants porteurs de handicap qui vivent dans une famille monoparentale donc en plus de tous les soucis donc on doit courir se battre comme le disait la dame parler de guerre le mot est fort mais oui c'est c'est une guerre du quotidien qu'on doit mener parfois contre les administrations quand on ne parle pas du regard du regard des autres sur votre situation sur votre parcours euh quand on s'ajoute à cela les soins les soins au quotidiens quand on ajoute à cela des solutions de scolarité qui ne sont pas adapté on a beaucoup d'enfants qui ne sont pas scolarisés ou alors des temps de qui ne sont pas scolarisés à temps plein donc tout ça c'est un quotidien qui est chronophage euh les démarches sont longues comme l'a rappelé tout à l'heure Sébastien les délais MDPH sont très longs donc c'est de l'attente c'est du stress de ne pas savoir quelle solution sera apportée à nos enfants parce que parfois les les solutions sont quasiment inexistantes et puis il y a aussi la situation des parents solos qui sont eux-mêmes porteurs de handicap alors et quand il s'agit des femmes et ben on est trois fois plus exposé euh au chômage trois fois plus plus exposé à la précarité et parfois l'handicap le handicap du parent est une simple conséquence des années apporter un quotidien qui est lourd je peux en témoigner moi-même je suis porteuse d'un handicap mais personne saurait deviner lequel parce que comme 80 % des handicaps mais il est totalement invisible mais c'est juste la conséquence d'années d'épuisement mais je ne suis pas la seule bon voilà enfin je suis pas là non plus pour pour pour me plaindre mais c'est juste pour vous dépindre le quotidien de milliers de familles en France et je suis assez fière de faire partie de cette famille socialiste qui porte les combats pour les familles monoparentales voilà j'en ai pour preuve la la proposition de loi que porte Philippe Brun pour créer un vrai statut des familles monoparentales un droit au répi et voilà une reconnaissance administrative de la situation des ces familles et puison les socialistes là j'ai en face de moi une députée une sénatrice et donc je je je sais je sens je sais que les voilà les les les combats qu'elle porte et voilà on porte les socialistes dans globalement la famille socialiste porte notamment donc la création de plus de postes d'AES avec un vrai statut parce qu'il faut aussi préciser que la grande majorité des AES sont des femmes et euh donc voilà donc globalement tout ce que j'ai à vous dire en tout cas merci pour votre écoute et merci Emma pour ce Tour de France merci beaucoup et avant avant mesdames juste de vous faire descendre de scène c'était important qu'on puisse parler du travail qu' a mené au Parti socialiste notre camarade Fatia kouashi Corine tu en dire troui oui oui juste je vais pas pouvoir détailler les 24 propositions qu'elle a fait avec son couple de travail mais je voulais quand même saluer ce travail qui a été fait par la députée de sa saint également comme moi de sur les quartiers populaires et et qui finalement je le disais au début peut aussi servir dans d'autres territoires mais qui sont bien sûr spécifiques sur ces ces quartiers populaires parce que on a un énorme enjeu aujourd'hui pour notre jeunesse d'abord mais pas seulement pour les familles qui vivent sur les services publics sur le fait qu'elles ont droit aussi à qu'on casse ces inégalités territoriales et puis je je voulais saluer aussi le travail qui a été fait par Émilienne pour sur un autre sujet Émilienne pourmirol qui est qui vient juste de de de de partir mais avec avec la sénatrice an de werou des codes d'Armor sur les l'accès sur les déserts médicaux et et vraiment sur des solutions de proximité qui je crois peuvent répondre aussi à à beaucoup des problématiques et dans nos quartiers populaires et partout en France merci beaucoup à toutes les trois pour ce moment extrêmement important avant allez-y je vous en prie les filles le le avant peut-être de vous le savez Olivier fort va bientôt prendre la parole mais avant de laisser la parole à notre premier secrétaire j'ai le plaisir de d'appeler quelqu'un qui a mené un travail extrêmement important au Parti socialiste depuis maintenant plusieurs mois quelqu'un qui et j'en ai un peu parlé tout à l'heure mais qui est notre première secrétaire fédérale dans le Nord et qui a mené deux travaux conjointement extrêmement importants pour aujourd'hui et dont j'ai envie qu'elle nous parle à la fois elle a mis au travail le Parti socialiste dans avec un grand séminaire notamment pour lutter contre l'extrême droite avec notre camarade ninué Descamp mais aussi Sarah quiich que du coup j'appelle a pu porter la convention retrouvons le peup pe au Parti socialiste Sarah je t'en prie rejoins-moi pour pouvoir nous dire quelques mots [Applaudissements] là-dessus voilà s Sarah je t'en prie tu as tu as vécu plusieurs réunions avec nous notamment Douet dans ta fédération du Nord mais tu as pu aussi suivre le début de cette réunion tu as pu voir d'autres extraits toi tu en retiens quoi de notre France parlons-en et bien j'en retiens que les classes populaires sont au final très diversifiées qu'il n'y a pas les campagnes contre les villes il n'y a pas les ouvriers contre les cadres il n'y a pas les descendants nidrés contre les Français d'origine et j'en retiens qu'au contraire tout le monde veut faire partie de la même photo tout le monde veut être dans la même société mais il faut encore se donner les moyens et ces moyens c'est l'égalité c'est les conditions d'accès aux ressources à l'emploi et c'est les répartitions des richesses parce que sinon on reste dans cette société figée où les uns et les autres ne peuvent pas bouger ne peuvent pas changer de classe et ne peuvent pas voir leurs espoirs se réaliser donc rien n'est figé et si on s'en donne les moyens il est possible d'avancer vers une société du vivre ensemble et d'une société qui au contraire réunit plus qu'elle ne divise merci beaucoup Sarah mais le travail il continue notamment je sais que tu tu mènes beaucoup de travaux dans le Nord notamment et puis en dans la France entière parce qu'on va devoir être en ordre de bataille aussi pour les élections municipales qui viennent convention retrouvons le peuple c'est quelque chose qui a motivé mobilisé beaucoup de camarades socialiste mais sur la lutte contre l'extrême droite tu as parlé finalement de toute la diversité des réponses ce que tu nous disais je pense que ça correspond bien à ce qu'on voit aujourd'hui c'est qu'il y a pas une réponse sans doute il y en a une multitude et ça correspond à ce qu'on dit sur avoir un projet socialiste positif est-ce que tu tu es d'accord avec ça bien sûr moi je crois beaucoup au droit au bonheur je crois que ce qui est en train de se passer en France c'est-à-dire l'ancrage du vote RN dans les campagnes dans les zones périurbaines n'est pas inéluctable et au contraire et c'est le sociologue Benoît cocard qui le montre il y a dans ces milieux-là beaucoup de solidarité il y a la valorisation aussi d'une autre forme de réussite peut-être pas celle par les études mais celle par une réussite par le travail par l'auto-entrepreneuriat et c'est aussi ces modèles que la gauche doit valoriser et la gauche ne doit pas se montrer méprisante avec ces jeunesses populaires qui au contraire veulent réussir par elles-même et veulent ne veulent pas attendre qu'on leur te la main mais va bien au contraire pouvoir saisir cette liberté donc c'est un travail qu'on continue de mener avec le Parti socialiste et que je suis fière de pouvoir entreprendre parce qu'il est nécessaire pour que demain voilà la gauche gagne en France et apporte des véritables réponses à toutes les questions on s'est posé à tout ce constat qu'on fait depuis désormais de nombreux mois merci beaucoup Sarah kerich qui est notre camarade donc conseillère régional des haut-de- France secrétaire national du Parti socialiste à la lutte contre l'extrême droite le travail continue alors vous l'avez entendu les socialistes ils se posent beaucoup de questions mais ils se remettent aussi beaucoup en question ils se remettent beaucoup en question et ils n'ont pas envie de refaire les mêmes erreurs année après années qui peut-être nous amène aussi parfois à refaire ces consultations citoyennes qui nous amène à discuter mais surtout à écouter les Françaises et les Français on l'a entendu les Français ils ont envie d'autres discours d'autres idées et c'est ce à quoi on va s'atteler parce que le travail que vous voyez tout toutes les paroles que vous avez entendu toutes les discussions toutes les interviews tout cela va faire l'objet d'un travail important notamment accompagné de chercheurs de chercheuses mais aussi de militantes et de militants de citoyen et des citoyens qui juste envie qui ont juste envie de rejoindre ce travail parce que pour nous c'est essentiel de se dire que ce qu'on fait bah c'est pas que de la com parce que parfois c'est un peu ça la politique on a un peu l'impression que c'est que de la com que c'est que des mots qu'on a trouvé qui correspondent bien à un moment marketing une envie de pub alors que c'est plus ça qu'on peut faire et c'est plus ça qu'on a envie de faire tout à l'heure vous nous avez entendu parler de langage et moi j'ai pu dire notamment reprenant les mots du camarade Sébastien qu'il était temps de casser cette barrière de la langue qui nous oppose aux Français et au français moi je fais de la politique depuis que j'ai 15 ans je me suis engagé à l'époque j'étais lycéenne en sc etemarne j'habitais en nessonne j'ai dé de m'engager parce que je me suis dit bon ben je me sens plutôt de gauche passons la porte d'un local de section puis dans un local de section alors j'ai adoré j'ai ré des camarade mais j'ai aussi appris des nouveaux mots des mots qu'on dit pas ailleurs et il est temps peut-être qu'on arrive à se départir des mots qu'on utilise que dans des réunions politique des mots qui n'ont plus forcément de sens derrière leur formatage médiatique et marketing et je pense que c'est un peu notre boulot donc moi je le dis il y a des discours des fois j'en peux plus quoi je me dis mais je m'ennuie j'entends le début de la phrase je sais déjà ce qu'il est à la fin du dernier paragraphe je l'ai la métaphore filée sur un truc et je comprends pas ce que ça veut dire je sais pas ce que ça dit de plus et je pense que l'heure de ces discours là un peu vide de sens vide d'émotion le temps de ces discours finalement qu'on a plus très envie d'entendre bah ce temps-là il est il est passé il est terminé donc pour un discours avec du sens j'appelle le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier [Applaudissements] fort avec ça [Applaudissements] bonjour à toutes et à tous je suis ravi d'être à Toulouse parmi vous et pas seulement parce que j'y retrouve mon camarade Sébastien vincini avec une partie de la direction de notre parti mais aussi parce que Sébastien l'a dit Toulouse c'est un peu une petite France et qui mêle toute notre diversité sa complexité aussi et puis peut-être aussi parce que que comme la chanté nouaro ici même les Mém la castagne et donc nous ce que nous aimons c'est effectivement le combat nous battre nous battre pour des idées et nous avons voulu les éprouver avec ce que les Français av avaient à nous dire et nous sommes là au terme d'un voyage qui nous a mené d'est en ouest du nord au sud nous avons visité à la fois une grande métropole mais aussi des villages des villes des territoires périurbains des territoires très urbains et nous avons cherché à comprendre ce que les Français avait avait à nous dire mais que sommes-nous venus chercher au fond que nous ne sachions déjà les élus on est permanence chaque semaine ils reçoivent les militants ne sont pas hors du monde et ils vivent ils ressemblent au français et au français mais pourtant il y a des moments où quelque chose émerge une conviction celle qu'il est le moment de retourner à la source et la source ce sont les Françaises et les Français eux-mêmes des moments où il faut sortir de l'actualité de ses injonctions et d'écouter le cœur battant du pays écouter vraiment écouter de son cœur écouter de sa raison c'est ce que j'ai décidé de faire au nom de notre parti au nom des socialistes et je ne suis pas venu au cours de ces séances parler non je suis venu écouter et soir après soir vous êtes venus et je vous ai écouté vous n'étiez pas forcément militantes et militants ni même sympathisant résignés parfois critiqu d'autrefois confiant ou défiant à l'éard des élus mais vous étiez le peuple français j'ai écouté vos vies ébranlé secoué empêché et comme celles et ceux qui ont participer avec moi nous avons été nous-mêmes bousculés parfois même bouleversés oui bouleversé je me souviens et vous l'avez vu dans le film qui a été passé je me souviens de cette assistante sociale à la Scine Suire cher Olivier qui nous a dit souffrir de ne plus avoir les moyens de faire son métier et qui raconte queelle est face à cette dame qui n'a plus rien et qu'elle doit lui dire mais n'avez plus de shampoing et ben diluez le shampoing vous n'avez plus de liquide vaisselle coupez le liquide vaisselle avec de l'eau vous n'avez plus d'huile et bien maintenant coupez la vinaigrette avec de l'eau et qui finit par cette phrase et demain je lui dis quoi je lui dis qu' il faut couper l'eau avec de l'eau cette femme d'Argenteuil qu'on a pas vu dans le film cette jeune femme qui vivait jusqu'ici en Angleterre à Londres et qui est venu dans cette réunion nous dire qu'elle est atteindre d'une maladie dégénérative une maladie qui coûte cher et elle est venu pour simplement remercier la France remercier la France d'être ce pays qui permet de se gratuitement et qui va lu permettre de continuer à vivre je pense aussi à cet enfant de famc il 11 ans 11 ans voil 11 ans assis là à côté de sa maman voilée et c'est lui qui est venu nous faire l'éloge la laïcité et c'est lui qui est venu nous dire mais vous vous rendez compte on parle beaucoup des Français racistes mais moi je vous le dis je sais que derrière la façade les Français ne sont pas aussi racistes qu'on le dit nous avons R parfois aussi nous avons ri et vous avez entendu cette femme divorcée d'origine maghrébine et qui vient nous dire que son ex-mi à force de regarder la télévision a fini par devenir raciste et elle lui dit elle lui dit mais tu ne peux pas c'est impossible n'oublie pas rappelle-toi que tu as des enfants arabes racistes tu ne peux pas l'être alors oui c'était tout ça que nous avons rencontré que nous avons entendu d'abord des mots cru aussi des mots difficiles à entendre pour celles et ceux qui passent 99 % de leur existence à militer à chercher à convaincre et qui se retrouve là face à ces gens qui nous disent je pense à ce jeune homme c'était à Rennes je crois qui dit visiblement il ne savait pas qui j'étais et qui dit peu importe qui vous êtes je sais déjà que je ne peux pas vous croire ce reproche c'est rupture entre le pays ses élus cette rupture démocratique comme tout à l'heure nous en parlait Frédéric Gil je l'ai entendu chaque soir du fait de ma présence j'ai d'abord pensé que ce serait au Parti socialiste qu'on s'en prendrait on dirait à tel ou tel moment vous avez trahi à tel moment vous étiez bien mais là pas du tout mais non même pas même pas alors attention ne croyez pas que c'était la volonté de d'une bienveillance à notre endroit spécifiquement non non c'était parce que tout simplement il nous vivent nous les hommes les femmes politiques comme un bloc un bloc homogène qui s'est disqualifié et au fond rien ne les distingue plus soir après soir j'ai entendu donc ces mots forts ces mots qui nous disaient que nous vivons à l'écart des Françaises et des Français que nous sommes déconnectés cette phrase il prélèv l'impôt et ensuite ils retournne dans leur château je rassure tout le monde nous n'avons pas de château mais l'image est là l'image est là d'un de ce monde politique qui serait finalement totalement à l'écart de ce que vivent les Françaises et les Français excusez-moi de vous le dire mais on a plus confiance en vous cette phrase tout à l'heure Sébastien rappelait qu'avez-vous fait de nos peines oui qu'avez-vous fait de nos peines ce sont les mots d'une rupture démocratique profonde une rupture qui ne se limite pas simplement à un décalage celui dont je viens de parler entre les dirigeants et les citoyens mais plus tragique parce que cette rupture elle porte sur le modèle démocratique lui-même qui est vécu comme corrompu par l'impuissance des politiques qui ne peuvent plus rien pour nous et le contournement de la volonté populaire qu'elle s'exprime par des v ou par des manifestations de masse les cahiers de doléance du grand débat ont été enterrés les gilets jaunes ils ont été disqualifiés les manifestations contre la réforme borne ont été soldé par un 493 et à chaque fois que la gauche parlementaire a cherché à remettre sur l'ouvrage sur le métier et bien toutes les techniques procédurales ont permis au gouvernement d'interdire le débat et même maintenant François François Beyou qui avait expliqué aux Français et au français en arrivant à matinon tellement heureux d'être là nous disant mais moi je suis différent voulant faire de ce dialogue social sa marque de fabrique ah il fallait maintenant reparler des retraite sans totem ni tabou les mots sont de lui et puis voilà le même quelques semaines plus tard qui nous explique désormais que rien n'est possible et qui cherche à contraindre le dialogue social qui cherche à saborder son propre conclave qu'il avait lui-même annoncé alors c'est comme ça le peuple trahit il retire sa confiance la France des rondpoint des gilets jaunes de la contestation de la réforme des retraites la France qui s'est élevée contre les violences sexistes et sexuelles qui marche comme aujourd'hui contre le racisme et l'antisémitisme elle ne s'est pas évaporé elle est toujours elle est toujours là mais elle est lassée jusqu'à ne plus manifester ne plus voter ne plus rien attendre de la politique le risque nous le connaissons c'est le repli sur soi sur ses proches sur sa communauté vécu comme le dernier filet de sécurité et pourtant et pourtant ça a été dit à chaque déplacement ce sont des centaines des milliers de gens qui sont venus nous retrouver toute génération confondu pourquoi pourquoi alors même queils sont si défiants vis-à-vis de la politique pourquoi sont-ils venus nous parler à nous qui appartenons à ce monde politique qui leur paraît si loin d'eux et bien sans doute parce que au fond de chacun il reste ce quelque chose de ce peuple si politique qui pense que qui continue de croire que la politique peut encore changer la vie alors il il n'y avait certes pas de rêve de grand soir il n'y avait pas cette idée de une politique qui d'un seul coup avec une baguette magique va tout libérer non il y avait plutôt cette idée qu'avait exprimé Albert Camu lorsqu'il a reçu son prix Nobel en 1957 cette phrase vous la connaissez connaissez sans doute elle dit la chose suivante chaque génération sans doute ce croisvouer à refaire le monde la mienne c'est pourtant qu'elle ne le refera pas mais sa tâche est peut-être plus grande encore elle consiste à empêcher que le monde se défasse j'ai rencontré des Françaises et des Français qui se sentent attaqué de l'extérieur car ils ne se sentent plus protégés par l'appartenance à un grand pays et miné de l'intérieur parce que notre socle de valeur et notre modèle social semble progressivement se dissoudre l'unité du pays semble elle-même menacer d'archipélisation pour reprendre la formule du politologue Jérôme Fourquet il y a bien une grandeur qui est convoquée une grandeur mais c'est celle du passé elle se confond avec notre patrimoine culturel on y parle de tourfel on y parle de nos musées on y parle de nos odysées industrielles passé on y parle de tout ce qui a fait la France la France comme un musée la France comme une belle endormie qu'il faudrait réveiller et surtout un modèle social qui n'épouse plus parfaitement ce que vivent nos concitoyens vous venez d'en parler nos vies ont été modifiées par les évolutions du travail ce travail qui ne paye plus assez pour vivre aussi épuisant que déconsidéré invisibilisé aussi ce n'est pas un hasard si autant de femmes se sont rendues dans ces rencontres et ont voulu parler de ce qu'elles vivait voulu dire qu'elles étaient au fond à la fois à souffrir dans leur condition de travail mais aussi de ne pouvoir en parler de ne pas être entendu d'être au fond victime deux fois la première ligne les infirmières les aides soignantes les agents hospitaliers les femmes de ménage les charistes les assistantes sociales les aides familiales les caissières les bénévoles associatifs tous ces métiers du soin du lien qui prennent soin de nos aînés qui accompagnent nos enfants ils étaient là ils étaient là elles étaient là présents présent pour nous dire plus que leur colère leur amertume que vaut un monde qui traite si mal les solidaires ceux dont l'util l'utilité sociale est indispensable à nos sociétés et qui sont privé du une vie digne tout en ayant le sentiment de trahir leur vocation ou leur mission lors qu'elle ou il n'ont plus les moyens de les accomplir dans de bonnes conditions vous avez entendu cette femme il y a aujourd'hui 30 % d'entre nous qui sont monoparentales dit-elle on s'en occupe pas on n a rien à des femmes qui galèrent qui font la guerre la guerre c'est le mot qu'elle prononce la guerre de se lever le matin s'occuper de ses enfants trouver une voisine pour aller les chercher à l'école les récupérer faire ses courses et puis avec trois ou quatre boulots vivre avec 500 ou 600 € par mois devoir choisir les repas que l'on fait et les repas que l'on ne fait pas elle nous rappelle à cette réalité monstrueuse dans un pays qui est qui siège parmi les SEP puissances économiques les plus importantes du monde et que dire de la place laissée aux plus jeunes vous les avez aussi entendu ils sont venus nombreux nous interpeller nous dire leur situation il y avait quelque chose de douloureux dans la prise de parole il y avait ce contraste entre les aînés qui disaient l'avenir c'est la jeunesse et les jeunes qui venaient nous dire mais quelle place vous allez nous laisser quelle place vous nous laissez on trouve porteclose quand on cherche un emploi il faut travailler pour pouvoir étudier pas travailler sur ses études travailler pour pouvoir se financer et pour pouvoir étudier continuer à étudier à cet âge dont on dit qu'il est le plus beau de la vie qui est celui de toutes les promesses de tous les engagements et bien est-ce que vous trouvez normal normal que ces jeunes-là nous disent à quel point il est difficile pour eux d'étudier de vivre de progresser est-ce que vous trouver normal que nous ayons tourné à ce point le dos à notre propre jeunesse quel place allons-nous donner à l'espérance quelle place allons-nous donner à l'espérance si les plus jeunes d'entre nous ont même aujourd'hui le sentiment que leur place n'est plus ici mais ailleurs qu'ils sont prêts à partir dans notre pays parce qu'ils ont le sentiment que nous ne sommes plus prêts à les accompagner est-ce que quelqu'un trouve normal que ce soit nos jeunes qui fréquente aujourd'hui les Banques Alimentaires est-ce que vous trouvez trou cela normal non et moi non plus je ne trouve pas ça normal la pauvreté et la misère s'aggrave chaque jour un peu plus les plus riches s'enrichissent et les plus pauvres s'appauvrissent et nous donnons le sentiment de rester impuissant face à ce creusement des inégalités Victor Hugo l'immense Victor Hugo est mort il y a maintenant exactement 150 ans mais son discours sur la misère est toujours d'une cruelle actualité que disait-il vous n'avez rien fait tant que le peuple souffre tant qu'il y a en dessous de vous une partie du peuple qui désespère tant que ceux qui pourraient travailler et demandent à travailler ne trouve pas de travail depuis que ces mots ont été prononcés en 1859 nous avons heureusement beaucoup accomplis mais nous sommes de nouveau percutés par les logiques libérales le technopéodalisme l'ubérisation de l'économie alors que le travail devrait être le levier celui qui permet une intégration donner une estime de soi et bien nous comptons dans nos rangs dans ce pays la France membr du G7 nous comptons 9 millions de nos concitoyens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté partout nous avons entendu les mêmes incompréhensions né du gouffre ce qui sépare ceux qui ont tout et ceux qui n'ont presque rien je cite est-ce que la France est un pays qui donne trop peut-être mais alors elle donne mal parce qu'il y a de plus en plus de pauvres nous sommes encerclés dans un piège ou quitter nos quartiers et obtenir un emploi à la hauteur de nos qualifications n'est pas possible ou encore on ne vit pas monsieur on survit cette agricultrice que vous avez entendu qui installé à hier depuis 21 ans et qui dit d'année en année en fait je meurs il paraît que je nourris la France mais c'est pas la France qui me nourrit elle est plutôt en train de me faire crever la bouche ouverte ce que j'ai compris de ces moments partagés c'est la app urgent l'appel pressant à revenir à nos fondamentaux de stopper une course folle aux abîmes en revenant à l'essentiel la dignité par le travail par le logement devenu trop cher et qui limite le reste à vivre mais aussi l'émancipation le droit à un avenir par l'école école dont nombre d'entre ceux qui nous ont parlé ont le sentiment qu'elle n'est plus en capacité d'accomplir sa mission là aussi je cite il faut changer l'éducation revenir à un système où les enfants est les mêmes choses que j'ai eu dis un papa je dois tout à l'école républicaine mais nos enfants ne le vivent pas je dois tout à l'école républicaine moi aussi et la question que je nous pose c'est est-ce que nos enfants pourront encore prononcer cette même phrase je dois tout à l'école républicaine c'est là que tout a commencé pour moi pour vous pour eux c'est là que nous avons eu le sentiment d'appartenir à la République d'accéder à sa promesse d'égalité le sentiment tout simple qui nous fait dire moi aussi j'y ai droit moi aussi je peux y arriver moi aussi je vais y arriver et moi demain je veux que demain tous les enfants de France puissent encore continuer à dire je dois tout à l'école de la République l'école n'a pas à être rentable l'école est là pour exercer sa fonction magistrale former des citoyens forger leur libre arbitre créer des valeurs personnel qui se fondent collectivement dans la République au cours de ces rendez-vous il y avait aussi toutes no contradiction dans la même salle il y avait le chef d'entreprise qui se plain de payer trop de taxes et qui fait face à la maman qui est une maman isolée qui appelle à l'aide parce qu'elle a la charge d' un enfant handicapé il y avait ceux qui refusent de continuer à alimenter le modèle social et ceux qui en ont besoin pour vivre ou survivre il y avait ces Français issus de l'immigration qui se sentent étrangers dans le regard des autres et ceux qui voient dans l'étranger une menace il y avait cette jeune fille qui était là pour revendiquer la lutte contre le réchauffement climatique et son père à côté d'elle qui lui disait donnez-nous un peu de répis parce que je travaille dans l'industrie automobile au bout du compte ce qui ressort c'est le sentiment d'une société déboussolé sans cap sans boussole qui dériv au fil d'intérêt contradictoire c'est incription d'un monde qui tourne à l'envers confus une bureaucratie qui régule moins qu'elle ne corsette et bride l'initiative un système social devenu nébuleux qui ne sait plus faire face aux besoins réels des gens plus assees proches plus assees proches et qui crée donc de la ranqueœur un système fiscal opaque qui protège les privilégiés et qui repose sur les classes moyennes et c'est la France le pays de la passion de l'égalité passion héritée de la révolution qui est contrarié dans la façon dont fonctionne la société comment accepter que la réussite de nos enfants soit conditionné au statut social de leur parents que les plus riches échappent pratiquement à l'impôt que des familles de plus en plus nombreuses peinent à finir le moins que d'autres affichent des fortunes insolentes qu'il menac d'ex et qu'il menac exporter Sion envisage de les taxer que les territoires entiers n plus de médecins d'hôpitaux et voit s'éloigner les services publics alors je crois que le moment est venu d'une grande remise à plat cette passion de l'égalité doit continuer à nous habiter à nous inspirer et à l'égalité juridique doit venir s'ajouter celle des moyens c'està-dire un droit égal et concret à trouver sa place oui sa place j'ai croisé la route de concitoyens qui doutent de leur avenir parce qu' il doutent d'abord de la permanence de notre identité identité identité le mot est lâché ah je sais que ça va faire rager grognier fâché mais l'identité n'est pas un gros mot qu'il faudrait abandonné à l'extrême droite l'identité de la France c'est ce qui a été construit au cours de l'histoire pour finir par nous différencier des autres peuples et fonder notre personnalité nationale mais ces doutes je le dis aussi sur l'identité de la France ne sont pas d'abord lié à la question des flux migratoires ce n'est pas vrai mais à notre capacité collective à tenir la promesse républicaine notre identité ne se définit pas en référence à s figé une histoire mythifiée une France momifiée vers laquelle il faudrait sans cesse revenir au mépris des réalités d'aujourd'hui non ce qui est intangible ce qui traverse l'histoire transcende nos erreurs nos fautes et sublime nos victoires et bien c'est la devise de la République liberté égalité fraternité ces trois valeurs se déclinent dans un modèle démocratique et social des services publics puiss une protection contre tous les grands accidents de l'existence en mutualisant les risques et c'est à chaque fois lesentaille à ces principes qui font souffrir et inversement lorsqu'on les évoque quand on y fait référence c'est ce qui restaure l'espérance voilà le socle à partir duquel nous devons rebâtir ce que j'ai entendu c'est cette envie de retrouver un pays dont la Révolution a nourri l'imaginaire de peuple sur l'ensemble de la planète qui a rendu universel les droits humains qui a porté le droit international humanitaire qui a eu une voix singulière qui a raisonné dans le monde avant de doucement s'éteindre sous les logiques de puissance et d'argent bien sûr le sujet de l'immigration a aussi été évoqué souvent mais pas sous la sous l'angle d'une menace identitaire plutôt comme un sujet à traiter de manière apaisé dépassionné comme cette étudiante du Nord qui disait je la cite il faut en parler d'ailleurs entre nous on arrive à en discuter personne ne conteste la nécessité d'accueillir les demandurs d'asile les réfugiés ni de contrôler l'identité l'entrée pardon l'entrée et le séjour des étrangers la question posée par la présence de personnes migrantes et moins celle de leur entrée que celle de leur contribution à l'activité du pays la régularisation de ceux qui travaillent ne m'a pas semblé être un sujet ce quiotte au contraire c'est le renvoi systématique aux origines cette femme qui dit combien de générations faudra-t-il avant que mes enfants soient reconnus comme français cette femme de Douet qui énumère je suis fille je suis petite fille d'immigrés venus du Maghreb qui ont ont fait 37 ans dans la mine et dans l'acier dans le Nord et en Lorine et au bout de quatre générations au bout de qu générations c'est mon fils qui se fait arrêter sur le chemin du lycée parce qu'on voit encore en lui la figure de l'étranger la figure de la menace c'est ça qu'ils ont à nous dire et au bout au bout du compte cette idée que au fond on ne devient jamais français qu'on est jamais français dans le regard des autres c'est cette souff ela qu'il faut maintenant entendre mais au bout de vos colères que je fais mienne et aussi de vos découragements j'ai senti votre désir de senortir le pays de sa langueur de faire ensemble la démonstration que nous ne sommes ni épuisés ni prostrés j'ai perçu cette vitalité fondé sur un amour de notre pays comme vous je chéris ce pays comme vous je crois en une France qui a une personnalité forgée par les épreuves de l'histoire mais en constante évolution face au défi qui se présentent à elle je crois en une France qui sait se réinventer sans se trahir pas un Jadice dont on aurait la nostalgie non non mais comme le voulait Michely une personne vivante ici et maintenant avec une mémoire avec une volonté avec un projet nous sommes toutes et tous réunis en un même mouvement comme vous je me fais une autre idée de la France que celle des des exégètes de l'extrême droite qui parl d'une d'une France fléterie la bataille en réalité a commencé elle oppose à courte échéance deux avenirs soit ce que vous dénoncez s'amplifiera soit nous ouvrons un avenir des irable les vagues de chaleur les sécheresses les inondations les catastrophes climatiques deviennent de plus en plus fréquentes à ce rythme dans dans 15 ans nos régions méditerranéennes connaîtront des températures extrêmes et certaines zones littorales pourraient même être englouties par l'élévation des EAU Mayotte et la Réunion viennent de connaître deux cyclones de subir de cyclones chido et garance au prix du désespoir de leur population le réchauffement climatique aura des impacts significatifs sur l'économie sur la santé et sur les migrations internes et il nous faudra nous adapter en permanence alors que voulons-nous un futur où les efforts collectifs permettent de limiter les dégâts en construisant des villes plus résiliantes en développant massivement les énergies renouvelables en encourageant l'agriculture régénératrice ou en investissant dans des infrastruct ou au contraire un futur où les crises climatiques exacerberont les inégalités et la violence l'hyperconsommation mais en péril à court terme nos ressources fondamentales et non extensibles l'accès à l'eau oui l'accès à l'eau à l'alimentation à l'énergie sera-t-il un droit garanti pour tous ou un luxe réservé à quelques-uns la raréfaction de l'eau vous le savez entraîne déjà des conflit d'usage et des tensions dans certaines régions entre parfois agriculteurs industriels et particuliers le Chili a expérimenté la privatisation de l'eau les conséquences en ont été désastreuses voulons-nous suivre cette voie vers une société où le marché prend tout ou tout s'achète tout se ou protéger nos biens communs et défendre une gestion publique équitable la société est fracturée entre les plus riches et le reste de la population nous avons le choix entre un nouvel État providence qui limite les écarts de fortune de richesse généralise l'accès au servicees public et un néopéodalisme où les plus riches dominent l'économie et la politique les facteurs de division sont multiples la montée du communautarisme et des replis identitaires est une réalité alors sommes-nous prêts à accepter une société de plus en plus morcelée où chaque groupe vit en autarie je le dis nous avons encore le choix inves dans l'éducation dans les espac de dialogue dans la culture commune plutôt que de laisser la fracture s'élargir le travail est progressivement transformé par les innovations technologiques mais allons-nous vers un modèle où chacun pourra choisir un équilibre entre sa vie personnelle et sa vie professionnelle ou vers un monde où émergera un nouveau prolétariat soumis à des plateformes numériques et à des contrat cours sans droit ni protection l'intelligence artificiel la robotisation les biotechnologies peuvent nous libérer au contraire nous priver de contrôle sur nos propres existences si nous laissons les géants du numérique imposer leur règles nous risquons un monde où la vie quotidienne sera dictée par des algorithmes où la surveillance sera omniprésente nous avons déjà des exemples en Chine le contrôle social détermine les droits des citoyens en fonction de leur comportement mais là aussi nous pouvons encore choisir un autre chemin encadrer ces technologies garantir la transparence des algorithmes imposer des règles strictes pour protéger nos libertés individuelles la santé les avancées médicales permettront de prolonger la vie et c'est heureux de prévenir de nombreuses maladies d'individualiser les traitements mais ces progrès seront-ils accessibles à toutes et à tous ou seuls les riches les plus riches pourront-ils s'offrir les traitements les plus avancés le modèle nordique mise sur la prévention et sur l'accès universel au contraire les États-Unis ont un système où la santé est un privilège alors de quoi est fait notre vieux pays justement justement de la volonté d'en finir d'abolir les privilèges d'un siècle à l'autre nous avons exprimé notre volonté de ne plus jamais nous laisser dicter notre destin face à l'impéum des rois de droit divin des empereurs ou des fureurs de valmi à Verdin de la libération de Paris à celle de Strasbourg par le Général Leclerc et aujourd'hui nous renouvelons cet acte de résistance face à Trump ou Poutine m ou Orban cette internationale réactionnaire qui s'est mise en c'est d'imposer le retour d'une société de rente où la loi du plus fort remplace la force de la loi cette volonté de maîtriser notre destin nous ne pouvons l'envisager indépendamment du reste du monde nous devons coupler cette exigence avec un nouvel internationalisme qui en partant de l'Europe nous tourne vers les peuples les nations qui quelle que soit leur géographie souhaiteront faire progresser le combat que l'humanité doit mener contre le réchauffement climatique pour la paix pour une mondialisation juste pour refuser la tentation hégémonique des oligarques de la technologie et de la finance et la France la France notre pays doit contribuer à faire prévaloir le bien commun notre personnalité nationale c'est aussi cette obsession de l'unité c'est le génie français d'avoir en 1905 offer un cadre à notre diversité en instaurant ce principe celui de la laïcité c'est cette unité qui a su forger dans laadersité des murs des coutumes et des religions notre bouclier maîtrise de notre destin ouverture au monde unité égalité voilà ce qui fait la France depuis la Révolution et voilà à partir de quoi nous allons continuer à la faire évoluer et la faire exister en y ajoutant bien sûr ce qui pour les socialistes est indispensable et qui a été revendiqué dans tous nos échanges cette troisème cette troisème valeur après la liberté égalité la fraternité fraternité apparu comme principe dès la Révolution et que la gauche a fait ajouter à la devise républicaine lors de cette seconde révolution celle de 1848 la fraternité c'est ce qui tient ensemble la liberté et l'égalité c'est un principe autant qu'une obligation de chacun vis-à-vis d'autrui c'est l'entraide entre citoyens visant un monde meilleur c'est le papa du petit prince saint-exupéri qui disait une démocratie doit être une fraternité sinon c'est une imposture solidaire lié les uns au aux autres non par la contrainte mais par un libre choix et par le respect mutuel pour faire de la solidarité non une prestation mais un état d'esprit aujourd'hui comme hier cette exigence cette exigence reste la clé de l'indispensable refondation de notre pacte social et républicain auxquels font obstacle deux idéologies qui le minent d'abord l'idéologie ultraalibérale ou néolibérale qui revendique pour l'entrepreneur une liberté totale dont l'objet est d'abord la satisfaction inépuisable d'intérêt matériel la cupidité le goût agressif du profit d'autre part le projet réactionnaire nationaliste qui partage cette première vision tout est compétitions mais qui la transpose à l'échelle des groupes humain ferm chacun sur leur identité en lutte les uns contre les autres et nous savons désormais depuis Washington la démonstration de l'alliance que ces deux idéologies peuvent conclure pour soumettre les peuples à toute contrainte pour les soustraire eux à toute contrainte lié à l'environnement et prêt à pousser leur logique de prédation aussi loin qu'il est possible à ces dérives mortifères de l'ultra capitalisme et de l'ultra naationalisme le principe de fraternité nous permet d'opposer une autre conception de la liberté qui n'est pas la juste apposition d'intérêts individuels posé les uns à côté des autres non parce que cela c'est la confrontation qui finit toujours par détruire le commun la société mais la possibilité de s'accomplir par le plein exercice de ses facultés c'est la compétition qui mutile et c'est la coopération qui enrichit la ressource commune dans laquelle chacun peut puiser c'est la solidarité qui garantit notre liberté c'est l'effort commun qui permet à tous d'aller à l'école de se faire soigner transporter protéger et qui nous donne les moyens de notre liberté personnelle les progrès individuels sociaux collectifs sont indissociables la fraternité exige que nous transmettions aux générations à venir un monde dont le potentiel est équivalent à celui dont nous avons profité le principe de fraternité nous donne une vision de nos devoirs de nos obligations à l'égard du monde dont nous dépendons il fait de l'écologie non une question à part mais un enjeu inséparable de notre humanité le patrimoine dont nous jouissons matériel et immatériel constitue un trésor commun inaliénable non privatisable universellement accessible l'enjeu est de concevoir ensemble démocratiquement la société comme une société de coopération qui pense l'humain en relation avec ce qui le fait vivre alors il réussirons-nous il réussirons-nous l'avenir n'est jamais une fatalité il est un champ de possibilité et c'est la politique qui détermine qui détermine ses choix et depuis ces quelques mois passés à parcourir la France j'ai tiré la conviction que nous ne manquerons pas de combattantes et de combattants qui nous suivront dès lors que nous montrerons notre détermination que nous serons pas timorer face au nécessaires changements que nous ne serons pas hésitant face aux puissants on lit Hugo tout au long de sa vie on y revient on s'émerveille devant ce torent ininterrompu puissant indomptable de sa pensée moi j'aime infiniment une phrase cette phrase comme on fait son rêve on fait sa vie à quoi rêvait les soldat de valmi quand il faisait trembler le sol en tapant du pied et en criant vive la nation av vivre le rêve d'une nation et de la future première République nous sommes ce pays qui a besoin de grands but de grands rêves pour s'accomplir et je nous invite à rêver à rêver encore et à bâtir ensemble cette France joyeuse fière qui s'est embrasé dans la lièe populaires lors des Jeux olympiques pour ces médailles celles de Léon marchand les nombreuses médailles de Léon marchand et les toulousins peuvent peuvent en être fiers mais aussi pour la célébration de son histoire et de la grandeur de ses idées alors avec vous je veux tout remettre à plat et surtout tout remettre dans le bon ordre je veux que nous puissions nous soigner dignement je veux que nous puissions nous loger dignement je veux que nous puissions gagner notre vie dignement je ne veux plus que quiconque ait à choisir entre un repas le matin et le soir je ne veux plus que l'on étudie dans des classes surchargées avec des professeurs épuisés je ne veux plus que Marine Le Pen puisse se comporter comme un ennemi de l'intérieur qui sape nos défenses républicaines nos anticorps républicains et provoquent l'effondrement de notre rêve républicain à force de mensonges et de promesses intenables je ne veux pas que la France se replie se décèche se dévitalise je veux avec vous continuer le rêve français Antonio gramchi nous avait prévenu de sa prison du fond de sa prison où Mussolini l'avait enfermé le vieux monde se meurt le Nouveau Monde TADE à apparaître et c'est dans ce clair obscur que surgissent les monstres oui nous sommes entrés dans le temps des monstres des dérégulateurs des empereurs fous hier romains ou Perses et aujourd'hui plutocrate de la tech ou autocrate nationaliste ne craignons pas les monstres nous les vaincrons nous les vaincrons comme gramchi ayons le pessimisme de la raison mais aussi le optimisme de la volonté nous sommes la France mes amis mes camarades c'est avec le rêve français que nous devons renouer avec la fraternité comme boussole il n'est pas celui de l'extrême droite qui le travestit en le rabougrissant en préférant aux solutions des bouques émissaires ce rêve français je veux le construire avec vous fini les huit clos les partis comme des bunkers ce que je vous propose c'est un chemin collectif qui part de vos vies de nos vies et qui disent aux Français et aux Français que nous les avons compris entendu et que ce que nous allons construire le projet que nous que nous leur proposerons en 2027 sera d'abord le fruit de cet échange avec eux c'est là la promesse que nous devons leur faire en finir avec ces experts qui travaillent en chambre bien sûr qu'il faut des experts bien sûr qu'il faut des gens qui évaluent qui financec qui permettent de nourrir ces rêves dont je vous parle mais d'abord partir de cette réalité celle qui nous a été transmise par les Françaises et les Français qui n'en peuvent plus des gens qui parlent à leur place sans jamais les écouter partir de leur vie bien sûr construire ce chemin collectif depuis des mois depuis des mois j'ai entendu vos histoires vos histoires personnelles familiales et pour tout vous dire qui souvent on fait écho à la mienne je parle de ce rêve français j'en suis l'une des inc nation je n'aime pas beaucoup parler de moi mais je veux le faire un instant vous avez partagé vos instants de vie je veux le faire à mon tour en vous disant ce que je suis d'où je viens et où je veux aller avec vous je suis enfant né d'une union assez improbable entre deux nationalistes entre d'un côté un grandpère qui avait puisé ses racines dans Moras son père à lui était dans L'Action française de l'autre côté un grand-père vietnamien qui lui était un l' des colonial qui a soutenu les vietminines quand mon père a rencontré ma mère rien ne laissait penser qu'un jour il se marierait et la surprise a été grande pour mon grand-père qui ne s'attendait pas à ce que son fils un jour lui ramène une femme avec les yeux et les cheveux noirs ça a été difficile peut-être pour lui de l'accepter mais ce que je sais aussi c'est qu'ils se sont aimés et c'est l'espérance de ma vie l'idée que rien n'est impossible que tout peut être soulevé que même les montagnes les préjugés le racisme tout est possible tout peut basculer un moment et s'il n'y a pas l'amour il y a la force du combat politique et c'est cela qui me fait penser que nous pouvons encore soulever les montagnes que nous pouvons encore avancer je suis né dans un quartier populaire un quartier où étai réunis les ouvriers de chez Michelin nombre de mes camarades n'ont pas été très loin dans less études je les ai quitté en franchissant les étape à chaque écluse de la vie estudiantine certains sont morts déjà j'ai 56 ans et une part d'entre eux sont déjà morts morts dans la rue mort aussi de maladie et ils sont mes fantômes c'est avec eux que je vis avec eux que je vis et que parce que je sais ce que je leur dois parce que je sais d'où je viens parce que je sais que notre pays mérite mieux que l'abandon de celles et ceux dont on pense que ils ne sont rien qu'il ne mérit rien qu'il serait finalement simplement cette chair à canon pour nourrir en permanence la machine économique mais que leur vie ne valent rien non toutes ces vies valent toutes ces vies valent et c'est pour ça que je suis socialiste parce que je crois que chaque vie compte que chaque espérance compte parce que je crois que chacune et chacun d'entre nous doit pouvoir être maître de son destin que nous devons permettre à ces jeunes don nous avons beaucoup parlé d'être demain ceux qui maîtriseront leur destin aideront à produire un pays qui sera un pays plus libre plus égal plus fraternel aussi et j'y crois comme je crois en notre humanité j'y crois comme je crois en cette nouvelle génération que vous avez pu apercevoir et qui aujourd'hui dirige le parti socialiste je suis tellement je vous le dis tellement fier de vous tellement fier de ce que vous représentez tellement fier de ce que vous apportez tellement fier de ce que vous êtes en train de construire il y a une nouvelle génération il y a des militantes et des militants qui sont là aussi pour vous accompagner qui ont traverser les étapes et que je n'oublie pas parce que ils ont aussi construit ils sont aussi cette chaîne qui a permis d'avancer jusqu'à aujourd'hui et surux que vous allez maintenant vous appuyer et je sais que vous le ferez avec la volonté de prolonger prolonger ce rêve français mais prolonger aussi ce rêve socialiste celui que depuis jores Bloom mitteran nous n'avons cessé de nourrire j'y crois comme je crois en l'alliance de la démocratie la fraternité et de l'écologie j'y crois chers amis comme je crois en vous j'y crois comme je crois en vous j'y crois parce que nous sommes le pays de Rousseau de Voltaire de jores et d'Hugo et que et que que sur cette et que dans ce pays sur cette terre que nous chérissons ensemble nous n'avons jamais renoncé à rendre le monde plus beau alors chers amis merci à toutes et tous pour le chemin accompli par ce que nous allons encore accomplir ensemble merci d'avoir écouté merci d'entendre ce que les Français on à nous dire et maintenant avançons avançons ensemble faisons en sorte de ne jamais plus décevoir de faire en sorte que tout le monde nous puissions nous lever faire en sorte que ce pays puisse retrouver la gauche que nous puissions nous retrouver les Françaises et les Français que nous puissions leur donner un espoir qu'ils ont perdu mettre fin à cette année pendant lesquelles ils ont eu le sentiment d'être oublié et de faire en sorte que nous éloignons le spectre de l'extrême droite parce que l'extrême droite partout où elle est partout où elle avance partout où elle devient la gouvernante et bien c'est le malheur qui s'abat alors oui avançons avançons ensemble et faisons en sorte de rendre notre pays plus beau plus grand plus fort et plus fier merci à toutes et à tous et à bientôt vive la gauche vive la république et vive la France

🗣️ Notre France, Parlons-en : Première restitution à Toulouse ! — Olivier Faure · Pourquijevote