Colère lycéenne: le ministre de l'Enseignement supérieur favorable à "faire évoluer" Parcoursup
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Le mouvement lycéen s'étend aux universités. Comment analysez-vous cette mobilisation ?
- 0:38FerméeÉludée
Faut-il supprimer Parcoursup ?
- 1:53RelanceRéponse directe
Les politiques qui proposent de supprimer Parcoursup prennent-ils les lycéens pour des truffes ?
- 3:37OuverteRéponse directe
Le problème est-il uniquement la sélection en fin de parcours ?
- 4:20FerméeRéponse directe
Les quotas pour les boursiers dans Parcoursup ont-ils permis d'obtenir des formations ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Êtes-vous ouvert à faire évoluer Parcoursup ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:53Philippe BaptisteFait
« Je pense qu'en disant ça pardon mais ils prennent vraiment les lycéens pour des truffes. »
- 2:10Philippe BaptisteChiffre
« On a 1 million de jeunes sur la plateforme. 1 million de jeunes. »
- 2:31Philippe BaptisteFait
« Le problème n'est pas juste la sélection à la fin. Le problème c'est que la sélection elle repose sur les trois années précédentes. »
- 6:44Philippe BaptisteFait
« La question de la cristallisation autour d'un nom et d'une plateforme numérique, c'est pas le sujet. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Bonjour Philippe Baptiste, merci d'être avec nous ce matin. Vous êtes le ministre de l'enseignement supérieur. Justement, lorsque vous voyez ces images, les étudiants qui se joignent à la danse au moment même où c'est ce qu'espérait en tout cas le premier ministre et le ministre de l'éducation hier, c'était censé aujourd'hui être un jour plus calme de reprise des cours, semble-t-il, ça s'étend au contraire. Alors le le mouvement qui est un mouvement quand même essentiellement lycéen, il y a effectivement des étudiants qui se sont mobilisés mais depuis jeudi dernier enfin c'est pas c'est pas c'est pas quelque chose il y a eu une vingtaine hier une quarantaine de d'universités mobil à peu près 40 % des établissements d'enseignement supérieur pas que des universités qui étaient touchées alors
soit très marginalement soit très largement par des perturbations que ce soit des fermetures des blocages et cetera donc c'est un mouvement c'est à la fois c'est beaucoup hein donc c'est C'est c'est c'est significatif. Ça veut dire qu'il y en a aussi qui sont qui étaient pas touchés. Voilà, je pense que c'est un mouvement qui est un mouvement essentiellement lycéen mais qui touche quand même aussi une partie significative de la jeunesse aujourd'hui. Je pense que il faut vraiment être dans une posture à la fois de refus de la violence qui est extrêmement clair. Bon là c'est calme he à science assis et je pense que c'est ça qui est fondamental c'estàd qu'il faut qu'on arrive ce qui s'est passé hier par exemple pendant les la manifestation tout ça toutes les manifestations se
sont déroulées dans le plus grand calme. Je voudrais saluer en particulier le travail aussi des syndicats et des services d'ordre aussi des des organisations syndicales, des parents qui étaient là et et revendiquer, ça fait partie des choses qui sont naturelles dans un état de droit, enfin dans une démocratie comme la nôtre. Revendiquer, contester, on peut ne pas être d'accord et cetera, mais il faut que ça se passe dans le calme. Et je et je pourrais saluer ce qui s'est passé hier. Il faut que ça il faut que si le mouvement continue, il faut qu'il reste dans le calme. C'est c'est fondamental. Avec une question, faut-il supprimer parcours sub ? Mais euh cette question est d'une immense démagogie. Euh moi j'entends quelques politiques de c de là plutôt des extrêmes d'ailleurs qui
proposent de supprimer parcours mais je pense qu'en disant ça pardon mais ils prennent vraiment les lycéens pour des truffes. Excusez-moi mais mais je veux dire enfin qui peut imaginer aujourd'hui qu'on a'ura pas de système qui demain permettra d'affecter les jeunes dans le supérieur ? On a 1 million de jeunes sur la plateforme. 1 million de jeunes. Je voudrais rappeler les chiffres de l'an dernier. À la fin de à la fin de la procédure parcours sup, il y avait un peu moins d'un million de jeunes l'an dernier, mais à la fin il y en avait 34 qui avaient saisi les commissions taxées et qui n'avaient pas trouvé de solution. 34 sur 1 million, c'était 34 de trop. C'était 34 de trop. Je suis pas sûr qu'on arrivera à faire aussi bien cette année. Il faut attendre
encore un tout petit peu. Mais ce que je veux dire derrière c'est que ce système il fonctionne. C'est pas le sujet problème n'est pas pardon pardon pardon mais le problème n'est pas le problème n'est pas juste la sélection à la fin. Le problème c'est que la sélection elle repose sur les trois années précédentes et que ce qu'ils vous disent et ce que l'on constate toutes, j'ai envie de dire même en tant que parent, c'est que ça crée une pression considérable sur les épaules de nos jeunes dès la seconde parce que chaque note compte parce que le bac en réalité c'est même plus des examens vraiment, c'est surtout le contrôle continu de toute. Ça veut dire qu'en fait il y a jamais de moment de rép. C'estàd que nousmême, pardon de vous le dire mais je veux dire quand on
a passé à l'époque, on devait aussi se débrouiller pour trouver des études derrière mais l'angoisse elle commençait pas déjà en secondes et elle commençait pas sur chaque interrogation écrite. Je en fait je pense que vous avez complètement raison. Enfin c'est une partie des sujets c'est pas le seul, c'est aussi c'est ce qui se passe avant et ce qui se passe après. Mais se concentrer dans les critiques politiques simplement sur un outil numérique problème c'est pas seulement l'outil, c'est les critères. C'est que désormais ça fait 3 ans que les jeunes de la seconde à la terminale ne peuvent pas souffer. C'est c'est une des c'est une des questions qu'il faut regarder effectivement. C'est la manière dont effectivement se se passent les évaluations et dont c'est pris en compte
aujourd'hui dans des critères. C'est la manière aussi euh dont aujourd'hui on propose des formations sur la plateforme. Je pense que il y a aussi une angoisse des lycéens face euh on a près de 25000 formations sur la plateforme. Donc il y a aussi une une quelque part une angoisse devant le grand nombre de formations qui sont disponibles que parce que on voit bien qu'il y a une philosophie qui est à la fois de mieux orientée mais quelque part aussi d'avoir davantage de sélection. La question philosophique c'est est-ce qu'on peut avoir davantage de sélection sans sans avoir plus d'inégalité parce que c'est ça qui est aussi par contre c'est complètement faux. Pardon, excusez-moi mais alors là je vais être très clair. Il y a des chiffres poursu alors justement mais les chiffres alors mais
il faut lire les chiffres. Regardez les chiffres en fait du comité d'éthique de parcours supu parcours sup. Vous savez il y a des quotas. Il y a des quotas en particulier pour les boursiers. Ça veut dire que quand vous êtes boursier et que vous postulez à une formation, il y a des listes d'appels qui sont pas les mêmes que pour les autres. Ça a permis depuis la création de Parcours Supoursiers d'obtenir la formation qu'il voulait qu'il n'auraiit pas eu autrement. Alors convienne pas me dire que parcours supérieur. Alors après il y a des inégalités qui sont structurelles à l'enseignement supérieur. Les inégalités dans les territoires. Il y a des territoires où il y a très peu de formation et où c'est très difficile d'y accéder. Ça c'est des vrais sujets et je suis complètement
ouvert là-dessus. Après, je veux pas être du tout non plus dans une posture de défense. Enfin, il faut aussi faire évoluer l'outil. Je suis complètement convaincu. Je pense qu'il y a des choses qu'on peut faire. Il y a des choses qu'on peut qu'on peut ouvrir, il faudra en discuter avec les organisations représentatives, avec tout le monde. Moi, je suis vraiment très très très ouvert là-dessus. Mais quelque part, il faut pas non plus faire de démagogie. C'est juste ça que je veux dire. Il y a des choses qui fonctionnent bien, il y a des choses qui fonctionnent moins bien. Il faut être ouvert à la discussion. Pardon, une chose quand même. Vous répondez à un sentiment d'injustice relativement à parcours sub par des chiffres et des statistiques, mais vous
savez la justice c'est pas évalué comme quelque chose d'objectif. Échappé. C'est un c'est un sentiment. D'accord. Cette cette plateforme pour des raisons qui sont très fondées euh suscite des angoisses, de la colère, un sentiment d'injustice de la part de beaucoup de futurs étudiants, de lycéens. Euh je trouve que leur répondre, vous avez mal lu chiffres et dire aux élèves "On ne peut pas remplacer parcours supurrents politiques" euh et bien c'est un mensonge. Mais vous ne pouvez, je trouve personnellement que en tant que ministre, en tant que gouvernement, vous ne pouvez pas répondre à quelque chose qui suscite autant d'inquiétude dans l'avenir de ce pays. Un avenir dans lequel, je le rappelle, on ninvestit plus puisque le nombre d'argent investi par étudiant baisse constamment depuis
plus de 12 ans. Alors, c'est pardon, excusez-moi. Non, non, non, non, excusez-moi. C'est totalement faux. Non, vous allez me répondre budget général. Mo je vous réponds par étudiant. Non non mais je dire enfin regarder les étudiants qui sont dans les universités, diviser simplement le budget qui est consacré aux universités par le nombre d'étudiants dans les universités et absolum et vous verrez que vos chiffres pardon, excusez-moi, sont totalement faux. Mais euh pas pardon, je pense que vous avez raison, je veux dire, enfin ce on a il y a une il y a une angoisse aujourd'hui euh euh des lycéens aujourd'hui, des familles aussi autour de autour de ce moment, mais qui est aussi un moment d'orientation et c'est et ce que je veux dire, je dis simplement en gros la question de la
cristallisation autour d'un nom et d'une plateforme numérique, c'est pas le sujet. Donc je suis pas sûr qu'on dise des choses très différentes. Je dis simplement en gros oui, il y a des difficultés, des questionnements autour de l'orientation parce que c'est habissal, qu'est-ce que je fais de mon avenir demain ? Je je simplement je veux dire c'est des questions qui sont des questions très structurantes, très complexes aussi. Je pense qu'on a beaucoup travaillé, on a beaucoup fait, il y a des choses qui ont été faites, il faut le dire aussi je et puis il y a des choses qu'il faut faire évoluer. Donc moi, je suis vraiment prêt à faire des évolutions. Je suis pas du tout dans une posture de fermeture. Je je laisse pas dire des choses qui sont factuellement
fausses non plus. Pardon, excusez-moi. Mais mais à côté de ça, je pense qu'il faut aussi une grande ouverture sur ces différents sujets. Vous êtes prêts à faire évoluer les choses. On va y revenir dans un instant. Je voudrais simplement qu'on puisse donner la parole à notre équipe euh qui est près du lycée Victor Hugo. C'est à Paris dans le 3e. Il y a au moment où l'on se parle euh au moins recensé 528 lycées bloqués malgré les appels à un retour au cours dont le lycée Victor Hugo. Donc oui, tout à fait. Le lycée à Victor Hugo situé dans le 3e arrondissement qui est bloqué depuis ce matin. Mobilisation plutôt calme mais une colère qui reste très présente. Et ce que l'on peut vous dire c'est qu'ils ont écouté le ministre de l'intérieur ce matin. Pour eux ce
n'est pas suffisant la suspension de l'utilisation des grenades assourdissantes. Le message est clair. C'est un premier pas mais loin d'être suffisant. Ils estiment notamment que ces grenades ne devraient tout simplement pas être utilisées contre des lycéens. Mais derrière cette question des méthodes de maintien de l'ordre, leurs revendications sont beaucoup plus larges davantage de professeurs, davantage de moyens, une meilleure répartition de leur emploi du temps. Il dénoncent également et bien des emplois du temps qu' jugent trop lourd dans un pays où selon eux, les lycéens ont déjà trop d'heures de cours. Enfin, il y a la question forcément de la répression policière qu'il décrivent comme sans précédent. Ils se disent fatigués, surtout déterminés à ne pas lâcher et
ils sont prêts à aller aider les lycées dans les quartiers populaires. C'était le message qui était passé notamment ce matin ici dans le 3e arrondissement. Merci. On part tout de suite à Marseille également où de nombreux lycées sont fermés et où le dispositif de sécurité vous en parliez à l'instant à Marseille. Il est extrêmement important. Visiblement des fourgons de CRS déployés dès 7h ce matin. Effectivement déployé depuis 7h, ils viennent tout juste de quitter les lieux. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu'en réalité les professeurs sont arrivés à 8h30, ont craigné un éventuel blocus ici au lycée Victor Hugo proche du centre-ville de Marseille au niveau de la gare Saint-Charles puisque depuis 4 jours, l'établissement est fermé. Ici, il y avait eu un incendie de la porte
d'entrée qui a failli menacer de s'effondrer. C'est normalement d'ici quelques minutes que nous aurons cette porte d'entrée qui est encore disponible où les élèves de terminale auront leur temps d'échange avec leur proviseur, donc banalisation des cours, uniquement le retour des terminales depuis jeudi dernier. Une autre information qu'on peut vous donner sur l'ampleur des établissements fermés ici sur l'accadémie ex-Marseille. On est sur un chiffre de 68 établissements fermés sur les 170 que compte l'académie et très concrètement près de la moitié sont fermés à Marseille. Une autre information qu'on peut vous donner dans cette matinée, c'est qu'à proximité et bien il y a un site de l'université ex-Marseille Provence et la faculté de Saint-Charles. Et bien tous les sites
sont censés rouvrir sans blocage. Et ici et bien vous voyez les élèves sont en train les en train de de rentrer pour aller en cours plutôt sous contrôle. Cela n'empêche pas d'être extrêmement vulent avec ce point de situation renforcée pour les forces de l'ordre qui sont dispersé en ordre notamment quelques feux de poubelle qui ont été signalés ici et là dans quelques établissements du centre pour autant toutefois déclencher le moindre blocus et donc créer le danger. Mais il y a eu quelques pompiers force de l'ordre reste donc sur le qui viveent mam effectivement vous-même vous restez d'ailleurs sur le le qui vive et vous nous alertez à tout moment. Philippe Baptiste, je rappelle que vous êtes le ministre de l'enseignement supérieur. Vous recevrez tout à l'heure
les organisations étudiantes. Eux, ils disent il faut 10 milliards, il faut la suppression de parcours sup et la suppression de mon master. Est-ce que vous pensez pouvoir les apaiser sans leur donner tout ça ? Alors, il y a enfin les organisations étudiantes enfin en particulier l'UNF et la FAGE ont fait une plateforme de revendication avec une dizaine de revendications, celle-ci plus aussi des revendications sur le bâti, sur des le repas à 1 € sur le logement et cetera. Donc on va évidemment regarder et partir aussi de ces revendications et on va discuter. La porte est toujours ouverte. Les discussions que j'ai avec ces organisations représentatives étudiantes, vous savez, on les a très régulièrement et tout le temps. Et donc, on va regarder, on on va discuter. Je
veux dire, la porte est encore une fois, la porte est ouverte. Euh c'est pas aujourd'hui évidemment que je vais vous dire un chèque de 10 milliards. C'est pas comme ça que ça se passe et on va regarder parurs. Vous avez pas les 10 si je peux permettre Roland l'escur il a dit qu'il y avait quand même des petites marges de manœuvre et éventuellement parce que la difficulté c'est que toutes les revendications sont structurelles, que vous êtes un budget le dernier budget d'un gouvernement qui a pas de de majorité politique. Je veux dire quelle est votre marge de manœuvre pour céder quelque chose ? Mais vous savez en fait le budget il est voté par euh par l'Assemblée. Donc euh il peut y avoir des discussions au moment de l'Assemblée. Il peut y avoir des discussions sur ces différents sujets.
Mais là je pense que pour l'instant on est dans un temps de discussion. On va regarder les sujets les uns après les autres. Il y a des sujets qui sont sur la table qui sont pas des sujets budgétaires. Il y en a d'autres qui sont des sujets budgétaires. Tout doit être discuté. On va regarder encore une fois la porte, elle est vraiment ouverte. Je pense qu'il faut qu'il y ait une discussion et une négociation. La la la réponse du gouvernement, elle est aussi dans cette négociation et cette discussion avec toutes les parties prenantes, les organisations représentatives étudiantes, mais aussi les organisations syndicales, aussi avec les présidents de l'université, les directeurs d'établissement et c'est ce que je fais. La colère, elle est partie des lycées,
mais on a compris hier que ça s'étendait aux universités. Vous êtes ministre de l'enseignement supérieur et j'ai vu qu'hier 70 présidents d'université ont écrit une lettre en demandant, je cite, des états généraux de la jeunesse en disant le débat politique n'est absolument pas à la hauteur. Il y a une campagne présidentielle qui s'annonce. Est-ce que des et alors à ma grande surprise, ni vous, ni le ministre de l'éducation, ni le premier ministre, personne n'a répondu à ces 70 présidents d'université, c'est l'occasion de le faire. Est-ce que des États généraux de la jeunesse, plutôt qu'une demi-journée de banalisation dans les lycées, est-ce que c'est pas ça peut-être peut-être la porte de sortie ? Vous voyez bien que les sujets sont euh il y a des sujets qui sont de nature évidemment
différente. Enfin, c'estàdire qu'on a à la fois un mou qui touche tous la jeunesse. Sûr, mais oui, oui, oui. que moi je suis profondément convaincu que effectivement il y a un sujet jeunesse un peu plus général avec probablement une forme de mal-être aujourd'hui dans la société de la jeunesse que j'entends quand je et donc cette proposition des présidents d'université je pense que après et et après quelque part je crois profondément que ça doit être ces questions de la jeunesse doivent être l'un des objets de débat de la présidentielle c'est un enjeu qui est essentiel non au présidentité je je dis pas je dis pas non au président de l'université je pense que là aussi il faut regarder cette proposition. Je pense qu'effectivement il y a un sujet jeunesse aujourd'hui qui dépasse
probablement un tout petit peu. Un chiffre monsieur le ministre qui quand même moi m'a beaucoup surpris. 63 % des Français soutiennent ce mouvement même s'ils condamnent massivement les violences évidemment mais sur les revendications lycéenes étudiantes ils le soutiennent. C'est pas totalement anodin. On a l'impression qu'en fait il y a plus que le gouvernement qui pense que ce qui fait en matière d'éducation est suffisant. Est-ce que vous comprenez ? Parce que vous vous dites la dépense n'a pas baissé euh les budgets c'est OK mais qu'est-ce qui se passe du coup ? Les Français n'ont rien. J'ai pas dit ça. J'aimerais bien qu'on soit précis parce que prenez le temps, prenez le temps, vous avez raison. Pas de sens. Je vous dis pas je je vous dis pas que tout va pour le mieux dans le meilleur
des mondes. Je vous dis pas que les budgets, il aurait peut-être fall le chiffre que je vous donnais était celui de l'Institut des politiques publiques. He c'est pas c'est pas un chiffre que j' D'accord. Enfin, prenez le bon numérateur, excusez-moi, je vais pas rentrer dans un débat technique, mais regardez le nombre d'étudiants inscrits dans les universités et dans le public et et regardez derrière le budget qui est derrière. Parce que si vous intégrez dans le nombre d'étudiants, les étudiants qui sont aujourd'hui dans des écoles privées qui représentent aujourd'hui 25 % des étudiants aujourd'hui en France, et ben évidemment vous avez un chiffre qui est complètement biaisé. Donc excusez-moi mais je vous invite à regarder de manière plus précise. On va le faire. C'est promis. C'est
promis. Pense le plus. pardon par lycéen, on est un des pays qui dépense le plus aujourd'hui. Alors aujourd'hui, on est un des pays par lycéens qui dépense le plus. Dans le domaine de l'enseignement supérieur, c'est un petit peu différent. On est plutôt dans la dans dans la moyenne. Euh voilà, je pense que maintenant cette question de la formation des jeunes, pardon, mais elle est essentielle parce que je je vais dire une banalité, mais excusez-moi, c'est l'avenir du pays. Et on a besoin de la jeunesse aujourd'hui. On a besoin de jeunes qui sont bien formés, très bien formés. On a de quoi faire. C'est-àdire que aujourd'hui, on a des universités, on a des écoles, on a des BTS, on a des IUT qui sont super bons, qui sont de très très bonne qualité. On a une formation, on forme
des jeunes aujourd'hui. Moi je le constate aujourd'hui quand je vais partout dans le monde, ben tout le monde a envie de les recruter. Donc on a de bonnes formations de très grande qualité. On a des jeunes de talent mais il faut aussi leur donner des perspectives. C'est vrai sur une élite mais lafin le niveau moyen est pas très bon par rapport à pe voir ailleurs. Tous les classements le disent. Alors pardon, excusez-moi mais quand vous regardez aujourd'hui les jeunes qui sortent de nos écoles d'ingénieur aujourd'hui, vous allez partout ailleurs les jeunes qui sortent aujourd'hui qui sont des techniciens qui sortent aujourd'hui d'OBTS et de nos IUT là aussi ils s'arrachent partout. Donc ne c'est donc pas au défétisme. On a effectivement des difficultés bien sûr
le niveau moyen dont vous parlez effectivement c'est un sujet. Le fait qu'aujourd'hui à l'université, vous avez une très grande diversité de profil qui arrive à l'université, ça fait partie des des grandes complexités aujourd'hui euh de l'université, mais pardon euh la sinistrose, le défétisme évidemment, mais il faut aussi offrir des perspectives et tenir un minimum de discours aussi sur l'avenir de simplement un avenir qui est un avenir qui est riche qui s'offre aussi à la jeunesse d'aujourd'hui. Merci euh merci Philippe Baptiste d'avoir répondu à nos questions. Vous êtes ministre de l'enseignement supérieur.
Philippe Baptiste