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interviewFrançois Ruffin· 28 septembre 2017 3 min

"HUEZ, MAIS COMBIEN DE JEUNES DES QUARTIERS SUR LES BANCS DE L'ASSEMBLÉE ?" - François Ruffin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

j'aurais vous comptez une anecdote qui m'arrivait avant que je suis un député c'était au moment du ramadan et jeu il y avait autour du quartier nord il y avait les ars qui marque marqué comme une frontière à franchir j'étais avec un copain qui s'appelle aziz qui est éducateur on revenait du salon t je voulais très lentement je relaie un 30 km heure pour laisser la priorité aux mamans à l'endos il ya un crs qui me demande les papiers afférents à l' usage du véhicule jeux jeux mais je m'exécute je descends la 205 il compare ma tête avec celle du permis me scrute il reprend sa lecture à zéro lag s'il vous plaît comme le contrôle traîne je descends mon peut pas décent et demande qu'est ce que vous faites là il me dit eh bien c'est un ami je l'accompagné j'étais à l'intérieur a le sort le crs lui nous dit et bien qu'il reste à l'intérieur où qu'ils aillent manger une frite il ya très bonne friterie ici donc j'ai trés prix là d'un accès de surréalisme belge je ne sais pas sur les palois des sur le trottoir ce qu'est ce qu'on n'avait pas le droit de faire ensuite j'ai eu le sentiment pendant cinq minutes de repasser le contrôle technique parce qu'il s'est mis à contrôler et il y avait là notre crs qui lui était très gênée par cette scène il s'est mis à regarder mes papiers en long en large et en travers et avec la gêne que je sentais chez ses collègues ce que je voudrais vous signaler là c'est que moi au fond je remercie ceux ce crs de m'avez vous fait vivre ça parce que c'est une expérience qui en général est réservée aux jeunes de banlieue je suis pas jeune de banlieue généralement pas vivre ça est ce que je veux et ce que j'ai ressenti ce que j'ai ressenti bah oui et y en a pas tellement il y en a pas tellement dans la représentation nationale qui à ce titre n'est pas très représentative mais ce que je peux vous dire que ce que j'ai ressenti là pendant dix minutes c'est une très grande violence c'est une très grande violence parce qu'il est impossible de répliquer couacaud réplique mais en actes leurs chers collègues oui mais je pense que c'est une question à prendre très au sérieux si on veut raccommoder les rapports entre la police et les jeunes car c'est beaucoup monsieur rufin si je si je pense que il faut aller il faut s'interroger sur le récépissé ce genre de choses là c'est au contraire à la fois pour les jeunes des quartiers populaires mais aussi pour les policiers eux-mêmes j'irai pour la chose publique en général c'est à dire que aujourd'hui et ça serait de la dénégation de penser qu'il ya pas un problème entre les jeunes des quartiers populaires et la police il y en a un soit on laisse ça à l'est avec un truc de avec un truc de pub ont une putréfaction qui qui gangrènent un peu notre république soit on prend cette chose à bras le corps je lisais un bouquin cet été qui est un bouquin de tanner sicotte qui a c'est un essayiste américain qui a écrit un bouquin qui s'appelle une colère noire une colère noire dans lesquels il écrit une lettre à son fils et où il averti des violences qui va avoir à subir aux états unis notamment de la police et y conclut il j'ai un voyage à paris et fait un voyage à paris avec son fils ce sont des très belles pages et il dit notre couleur de peau n'est pas un signe distinctif à paris pas autant que le fait américains dont témoigner notre piètre maîtrise du français et nous ne sommes nous ne savons pas nous avons pas été réduits à l'esclavagé en france nous ne sommes pas le problème particulier les français ni leur fierté nationale nous ne sommes pas là en valeur moi je me demande où nous en sommes dans cette histoire et surtout j'aimerais qu'on puisse continuer à dire à paris mais à aulnay sous bois et à beaumont sur oise que ce n'est pas un signe distinctif ici notre couleur de peau et j'en suis pas certain et je souhaiterais que ça leur neuvième à la fois pour nous pour nous pour les personnes les quartiers et je le redis pour la police qu'il n'y ait pas cette guerre larvée

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