Il ne faut pas avoir honte d’être de ce côté-ci de la barrière !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Locuteur 1Fait
« Toutes les lois qui ont été adoptées ces dernières années, les lois, mais aussi au niveau régional, au niveau communal, tout est fait pour en quelque sorte criminaliser la migration. »
- 1:00Locuteur 1Fait
« On n'est pas d'accord pour remettre en cause sans arrêt la parole des gens. »
- 1:30Locuteur 1Promesse
« L'aide sociale à la force pour nous c'est jusqu'à 25 ans. »
- 2:30Locuteur 1Fait
« La situation administrative ne fait pas la situation humaine. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Moi, je voulais attirer l'attention sur le climat dans lequel on se trouve dans notre pays. Toutes les lois qui ont été adoptées ces dernières années, les lois, mais aussi au niveau régional, au niveau communal, tout est fait pour en quelque sorte criminaliser la migration. On criminalise les migrants, on les traite comme s'ils étaient des criminels, comme s'ils avaient commis une faute en étant ici. Nous, nous ne sommes pas d'accord avec cette vision là.
Nous ne sommes pas d'accord parce que la migration c'est un phénomène mondial parce que les causes de la migration ne sont pas des causes qui sont ne viennent pas disons de nos pays de nos propres pays européens ou occidentaux comme on veut les appeler ou américains. Les causes de la migration sont en général provoquées par des guerres, des exploitations, des des du capitalisme et du néolibéralisme non contrôlé dans des pays d'Afrique notamment. Donc nous on estime que les gens qui ont fait tout ce parcours, qui ont surmonté tous les obstacles pour arriver jusqu'à notre ville sont des gens qui sont les plus courageux, les plus méritants et ce que nous devons accueillir.
Et l'accueil que nous devons leur offrir en tant que responsable politique, en tant que responsable d'une mairie de cet hôtel de ville de Paris, c'est un accueil digne, c'est un accueil humain, c'est un accueil fraternel. D'autant plus quand on parle de jeunes qui sont des mineurs isolés et ce que je défends moi avec mon groupe la France insoumise c'est la fin des testseux bien entendu mais c'est aussi la reconnaissance sur le déclaratif de l'âge de la personne. On n'est pas d'accord pour remettre en cause sans arrêt la parole des gens.
On n'est pas d'accord de toute façon pour dire queil y a une différence de besoin de nécessité et de soins entre quelqu'un qui a 17 ans, quelqu'un qui a 19 ans ou 21 ans ou 22 ans. C'est pour ça qu'on dit l'aide sociale à la force pour nous c'est jusqu'à 25 ans. C'est tant qu'un jeune a besoin d'être accompagné. Parce que dans la vraie vie ce qui se passe quand vous avez un enfant il a 22 23 ans, c'est toujours votre enfant, vous ne l'abandonnez pas. Et bien tous les enfants qui n'ont pas des parents ou des adultes pour prendre soin d'eux, c'est à notre collectivité d'en prendre soin. On ne veut pas poser des conditions comme ça. La situation administrative ne fait pas la situation humaine.
Nous ne sommes pas d'accord avec cette vision là du monde. Et ce qui est intolérable et insupportable aujourd'hui, c'est que l'extrême droite a réussi à convaincre une grande partie de la droite mais aussi du centre droit au centre gauche qu'il était normal de criminaliser les immigrés, de criminaliser les personnes qui viennent de loin. C'est pas acceptable. Le sort qui leur est réservé, la façon dont ils sont maltraités n'est pas acceptable. Je suis absolument ému et bouleversé quand je vois les enseignants se mobiliser. On a eu plusieurs cases à Noël où il y avait 15 jeunes lycéens qui étaient à la rue. On a été alerté. Il a fallu trouver dans l'urgence euh un hébergement.
J'avais proposé ma permanence parlementaire qui n'est pas du tout euh euh faite pour cela, mais quand il faisait mo- 2 degrés dehors, on se disait mais il faut quand même faire quelque chose. Humainement, c'est intolérable, c'est insupportable d'encaisser cela. Ce que je veux dire aussi, c'est qu'il y a le froid bien entendu, mais il y a aussi la chaleur qui arrive. Les élections ont lieu au mois de mars. On va être confronté à la première canicule dès le mois de juin ou juillet. Donc la question des fortes chaleurs va se poser dans notre ville pour des milliers de personnes qui sont à la rue. Et parmi ces personnes, il y a des mineurs qui sont des enfants.
Acceptons l'idée bon sans de dire que ce sont des enfants une bonne fois pour toutes et on les traite comme des enfants adolescents, des jeunes qui essayent de se construire. C'est le rôle que vous remplissez et moi je suis euh heureuse malgré euh ce le fait qu' ce rassemblement n'est pas énorme, mais nous sommes là quand même. Nous sommes là pour le dire avec les enseignants, avec euh les collectifs, les associations, les syndicats. Nous sommes quand même là pour dire "Vous n'êtes pas seul. La France, c'est pas que des gens qui vous du mal ou qui vous traitent comme autre chose que ce que vous êtes, c'est-à-dire des enfants et des êtres humains.
Nous sommes très nombreux à être heureux de vous avoir ici et à considérer que vous êtes non seulement courageux, mais que vous êtes digne de confiance, qu'on a envie de vous aider à à vivre une vie normale loin de des vôtres parce que je pense à vous, vos familles que vous avez laissé et franchement, je suis un peu ému parce que on est arrivé à un tel point d'inhumanité de leur part. Je racontais tout à l'heure aujourd'hui dans les conseil régional et mon collègue Christophe Prudom est là pour en témoigner. Quand on ose parler des mineurs isolé, la droite et l'extrême droite nous dit "Oh, ça suffit, vous nous cassez les pieds avec ça" et les Français.
Mais en fait, on fait pas de différence quand on est dans cette situation là et on ne doit pas faire de différence. Les propositions qu'on fait pendant les campagnes électorales, il faut qu'elles soi accompagnée d'engagements et de promesses claires. Mais moi, je avant de terminer, je voudrais vous proposer une chose à tous les collectifs qui sont ici, les syndicats. Ce qui va se passer en mars, si on veut en finir avec cette maltraitance, si on veut en finir avec les gens qui sont à la rue comme ça et les enfants qui sont à la rue, il va falloir Oui. faire la révolution, c'est vrai. Et il va surtout falloir accepter l'idée que la stratégie sera d'être plus offensif.
On n pas à reculer ou avoir honte d'être de ce côté-ci de la barrière. Euh, on n' pas à avoir honte d'aller occuper des endroits, d'aller d'y d'y aller, de les investir et de ne pas laisser euh la police ou les autorités publiques qui ne font pas leur travail tenter de nous mettre dehors. Il faut en effet qu'il y ait davantage de mobilisation des enseignants mais aussi des camarades de lycée. Je vois qu'il y en a quelques-uns ici et c'est formidable. Il faut mobiliser vos vos camarades, il faut être solidaire face à cette situation et il faut faire ce qu'on appelle de la désobéissance civile.
Sophia Chikirou