"On va faire preuve de souplesse administrative" : Serge Papin|TF1 INFO
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7h35 sur TF1, il est l'heure de l'invité politique du jour dans toute franchise. Bonjour Bastien OG. Vous recevez ce matin Serge Papin, ministre du commerce et du tourisme. Bonjour Serge Papin. Bonjour Bastien OG. On a beaucoup de questions à vous poser sur les conséquences économiques des incendies et elles sont nombreuses ces conséquences que ce soit euh pour les sinistrés, pour les habitants ou pour le tissu économique. Déjà, est-ce que vous êtes en mesure ce matin de nous donner une estimation, du moins un ordre de grandeur du coût financier de cette catastrophe ? Écoutez, d'abord je voudrais avant de répondre à votre question saluer l'engagement de tous ceux qui luttent contre ces incendies inédits. Je pense évidemment au pompier qui est décédé cette nuit plus des deux autres. Voilà,
on a une pensée pour sa famille. Alors, on a actuellement on est dans une situation d'urgence et donc on fera le bilan après. Alors, dans la situation d'urgence, ce qu'il faut, c'est accompagner les entreprises. Alors, pour ça, on a un dispositif. Oui, il y a 15000 entreprises qui aujourd'hui peuvent pas fonctionner fonctionnent partiellement ou totalement. Normalement, est-ce que vous allez les aider en dehors de ce qui est déjà prévu ? Évidemment, alors on a un dispositif qui est le suivant. D'abord pour les entreprises qui ont subi l'incendie directement, ell elles sont assurées. On a vu France assurance et cetera, il y a aucun problème. Elles seront prises en charge par l'assurance. Pas besoin de les aider de la part de c'est la c'est l'assurance. Deuxième
cas, les entreprises qui sont dans les zones évacuées. Donc là, elles ont accès à l'activité partielle. Donc là, je l'ai je me suis exprimé hier matin et on va s'attacher à ce que les choses soient faites rapidement de ce point de vue-là. Puis après, on a les entreprises qui subissent par effet de bord. C'estàd que il y a moins de gens puisque il y a eu les les les voilà, il y a moins de touristes. C'est ce que vous avez dit. Bon là, on va faire preuve de souplesse administrative. vous savez l'administration elle peut aussi être empathique. Et donc il y a un dispositif qui est activé par la médiatrice des entreprises, par la médiatrice du
crédit, par le médiateur des entreprises et qui permet de déporter les charges, l'URSAF et cetera. Donc ell charg plus tard plus tard. Et moi en tant que ministre, je vais m'assurer que ce qui est à notre disposition et bien puisse fonctionner de manière efficace. On parle de quelle entreprise Serge Papin ? Très précisément. Par exemple, aujourd'hui je suis restaurateur, je suis pas dans une zone évacuée directement mais j'ai beaucoup moins voir pas du tout de clients. Est-ce que je pourrais reporter mes charges ? Oui. Alors, il faut en faire la demande auprès des deux personnes que je vous ai indiqué, soit le médiateur des entreprises, soit la médiatrice du crédit. Et bien sûr après on a vous savez signé ça existe ce qu'on appelle une charte de confiance que j'avais mise
en place il y a 5 6 mois vous voyez et donc ça fonctionne et donc c'est j'invite moi toutes les entreprises qui sont concernés à mettre en place c'est à disposition ce dispositif d'accompagnement. Alors ça ce sont des facilités de trésorerie. Est-ce que ça ira plus important est-ce que ça ira plus loin ? que pour des entreprises qui vraiment sont au bord de la faillite parce qu'il y a j'imagine qu'il y a des entreprises qui risquent la faillite, est-ce que il y aura des aides spécifiques, des mesures de soutien ? Écoutez là à ce stade, je peux pas répondre hein. J'ai pas par contre on dialogue avec évidemment tous ceux qui sont capables d'accompagner, je pense aux assurances notamment voilà et on verra
après comment l'État se situe dans un dispositif d'aide. que de que j'ai pas aujourd'hui dont j'ai pas la réponse aujourd'hui. Ce qu'on entend donc c'est il y a pas de de quoi qu'il en coûte, il y a pas de chquier que l'État va sortir pour venir en aide. Juste il y a il y a il y a un dispositif dont j'ai parlé et je vais déjà veiller à ce qu'il fonctionne bien et ce qu'il soit efficace parce que rapidement parce que souvent c'est ça aussi les reproches que l'on fait. On dit oui mais bon ça ça tarde et cetera. Donc moi, je je suis mobilisé, voyez, pour que ça déjà ça existe et que ça fonctionne. Euh la chambre de commerce et d'industrie de Gironde reçoit euh des centaines de coups de fil de chefs d'entreprise, de petites entre en pleur qui sont désespérés, qui ne savent pas
comment ils vont faire demain. Vous avez été chef d'entreprise. Qu'est-ce que vous leur dites ce matin ? là. Alors, on les prend en compte avec euh ce que je viens de dire, puis surtout ce qui va être important, c'est euh l'espoir derrière, c'est-à-dire comment on s'occupe du plan de relance. Vous savez, moi j'ai vécu euh par le passé euh des expériences malheureuses de ce point de vue-là quand on était responsable de euh d'un réseau de magasin. Il y en a qui voilà qui qui ont brûlé. Donc évidemment, c'est pas comparable tout. Voilà. Mais pas enfin c'est pas un territoire, c'est mais à chaque fois ce qu'il a fallu c'est se projeter et dire bah voilà on va relancer, on met en place une dynamique et comment on relance ? Il faut coordonner
entre la région, les métropoles, la métropole, je pense à la métropole de de Bordeaux, le département. Euh j'ai entendu ce matin euh le le président de Lumi euh de la Gironde qui disait "Il faut que l'on mette en place euh un plan de communication pour dire bah voilà, dès qu'on va avoir tourné la page, on est là, on est prêt parce que pour le tourisme justement certain, on parle aujourd'hui, on est d'accord qu'il y a là des restaurants, des des hôtels, des campings qui leur saison elle est pratiquement terminée. Mais est-ce qu'il faut s'attendre à ce que l'an prochain, les années qui viennent, bah les gens soient peut-être hostiles à l'idée d'y retourner ? C'est qui on n'est pas rendu à l'an prochain. Elle est pas terminée la Non non mais elle est pas terminée la
saison parce que on va gagner contre cet incendie. Mais non bien sûr que non. D'abord d'abord la Girond je vais vous dire la Gironde c'est grand. Il y a des territoires, je pense au Moc, auour qui qui sont pas du tout concernés les inst voilà les concernées. Ensuite euh le feu, il est contenu, il est fixé dans les landes. D'ailleurs, il y a des gens qui reviennent, 15000 personnes reviennent dans les landes. Il est contenu, c'est le mot qui a été utilisé. Donc on espère qu'il va être fixé. Et euh moi, j'ai bon espoir que pour le mois d'août euh on puisse réouvrir les zones qui ont été évacué là où il y a pas eu où les flammes n'ont pas fait de dégâts. Mais vous dites aux Français qui nous
regardent, "Maintenez vos vacances dans la région." Ou bien sûr, bien sûr. Et puis il y a il y a eu des élans de solidarité partout de partout qui qui se sont manifestés. Bah une façon peut-être aussi d'être solidaire avec ces territoires qui sont des beaux territoires, bah c'est de se dire au fond allez on on on y va, on y retourne. Bon, le message est passé. Serge Papin, dans l'actualité, il y aussi une question qui préoccupe beaucoup de Français, c'est celle du prix des carburants. On a vu ces dernières heures les prix du baril au niveau mondial baisser. Est-ce que ça va se répercuter rapidement sur les prix à la pompe et quand ? Alors, ils sont les prix sont volatiles, ils viennent, comme vous l'avez dit, de baisser un petit peu. Moi, je m'assure qu'il soit répercuté
aussitôt à la pompe et on a un instrument pour ça qui est le contrôle des marges, donc qui est opéré par les services de l'État, hein, par la direction des des fraudes, la DGCCRF. Et pour l'instant, vous avez reçu les distributeurs hier ? J'ai reçu les distributeurs hier et pour l'instant ça fonctionne. Il y a systématiquement la répercussion et il y a pas donc les prix si le baril baisse, il a baissé là, ça va se répercuter rapidement. Tous les cas, je m'en assure. Al les soldes se terminent aujourd'hui. Beaucoup de professionnels disent que c'est une saison plutôt décevante. Est-ce que vous ce sont les mêmes retours, le même bilan que vous avez ? C'est décevante. J'utiliserai plutôt le mot, c'est en demi-te. Hm hm. Bon, les soldes, d'abord, on a bien fait
de repousser la date. D'abords, les soldes, c'est plus que c'était. Vous savez, il y a des promotions tout au long de l'année. Il y a des événements, je pense notamment, vous savez, au Black Friday qui sont des événements qui sient un peu les soldes. Donc voilà, moi en tous les cas euh je suis on va enfin à la disposition bien sûr des parties prenantes. On va faire un point là à la rentrée sur cette questionl et on verra s'il faut modifier les dates, s'il faut les allonger. Je suis là, comment dirais-je, à la disposition des parties prenantes pour que on améliore les soldes si nécessaires. Voilà. Merci beaucoup Serge Papin d'être venu ce matin en direct sur le plateau de Bonjour. Merci à vous Bastien. Og dans
Serge Papin