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interviewPublic Sénat· 29 juin 2025 8 min

Budget 2026 : « La division, c’est le plus sûr moyen de couler tous ensemble », dit François Bayrou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Tous les cadres habituels se délitent et peut-être on peut aller plus loin. Nous sommes une planète dans lequel tous les cadres habituels se délitent. C'est ce moment-là.

Et quelle est notre responsabilité ? En tout cas, la mienne, c'est dans ce monde où tout se divise d'essayer de faire les trois choses nécessaires pour conduire une politique. La première de ces choses, c'est stabiliser.

La deuxième, c'est remettre de l'ordre et la troisième, c'est aller de l'avant. parce qu'on ne peut pas se contenter de calmer les choses. Il faut traiter les questions.

Vous avez évoqué à très juste titre les questions budgétaires. Justement, c'est votre c'est votre prochain défi, monsieur le premier ministre. Non, c'est pas le prochain.

J'en ai un entre-temps. Alors, je vais vous le Vous allez encore en Allez-y. Je vais vous l'expliquer euh puisque vous m'interrogez sur ce sur ce sujet.

On arrivera au budget après. Oui. Mais vous avez un défi avant le budget.

Oui. Euh nous allons donc mais le budget, vous voyez bien, c'est le cadre de tout ça. H comment est-ce qu'on peut laisser un pays comme le nôtre, une nation comme la nôtre, une histoire comme la nôtre livrée au surendettement ?

H tous ceux qui nous écoutent, ils savent très bien ce que ce qu'est le surendettement pour une famille. courir après c'est c'était question monsieur ministre c'est que ça fait partie s'attaquer à l'endettement c'est le budget de l'année prochaine c'est effectivement votre prochain défi. Est-ce que les 40 milliards d'euros d'économie c'est un point de départ pour discuter ou c'est le point d'arriver ?

Euh c'est un point nécessaire. Qu'est-ce que Mais peut-être peut-être il faut expliquer mais je vous répondrai sur le nouveau défi aussi. Non mais est-ce que ça reste votre objectif 40 milliards d'économies ?

Mon objectif est très précis, c'est que nous prenions une pente des dépenses publiques, des dépenses publique qui nous permettent de nous retrouver dans 4 ans h à un niveau tel que la dette n'augmente plus. Et est-ce que le point de cette de cette pente, c'est 40 milliards d'euros d'économie l'année prochaine ? C'est 4.

C'est-à-dire actuellement nous avons correspond à 40 milliards. Quand j'ai été nommé, nous avions presque 6 % de déficit pour le pays. H euh 5,8.

On va passer cette année à 5,4 et c'est très difficile parce que tous les jours, vous avez vu que hier on a eu une alerte officielle sur les dépenses 40 milliards sont un objectif intangible et à tenir. Le 40 milliards, la pente que je décris, c'est ce que nous allons suivre et atteindre, je l'espère. On va faire tout ce qu'on peut mais on sait pas s'il y a pas une guerre, on sait pas s'il y a pas une crise.

Mais ceci est notre donner un rendez-vous au pays dans 15 jours. Vous allez annoncer les grandes annoncer exactement ce qui me paraît nécessaire de faire et ça sera tout sauf simple. Et je dis que il y a un critère, c'est que tout le monde participe.

Alors justement sur la méthode tout le monde premier ministre et mais je n'ai vous me permettrez de dire que euh Olivier Bust m'a gentiment invité à ignorer l'étape que je voulais décrire maintenant mais je vais la décrire cependant. Nous avons un rendez-vous mardi important à Chartre où je réunis tous les préfets pour une refondation de l'État dans sa vie locale. Il y a il y a comme vous savez de très grand désordre dans l'expression de l'État.

Il y a 1000 interventions, 1000 agences, 1000 organismes qui ont chacun leur propre logique et leur manière de voir les choses qui se parlent très peu entre eux ou pas du tout entre eux. Il y a des ministères qui conduisent chacun à leur politique et on a vous allez annoncer une grande réorganisation. Absolument et on a un très grand besoin de remettre de l'ordre dans tout ça et pour cela euh les préfets de département euh seront euh que je rencontrerai à Chartre mardi matin vont devenir les fédérateurs et les coordinateurs de toute l'action de l'État parce qu'on a besoin de mettre de la cohérence dans tout ça.

On a besoin de faire des économies. On a besoin de mieux utiliser l'argent public car je ne crois pas que faire des économies ça veut dire qu'on ne fasse que ça c'est une vision quand même à moyen terme. Non non non c'est pour avoir des économies pour produire des effets.

Avant il y a des choix douloureux à faire pour le budget. On parle notamment d'une année zéro zéro augmentation pour la plupart des budgets des retraites des ministas sociaux du barê des impôts. Est-ce que ça va être votre choix ?

Euh nous parlerons de ça autour du 14 juillet. après le 14, ça sera probablement le 15, 16 ou 17 juillet quelque chose. Un mot sur la méthode même.

Est-ce que vous allez chercher un accord avec les partis politiques comme l'avait fait Michel Barnier lors du précédent budget ou alors vous allez poser vos objectifs et laisser les partis politiques prendre leur responsabilité sur ce budget quit à ce que ça ne fonctionne pas. Quelle est votre méthode sur cette épreuve, cet Himalaya qui se présente à vous ? Merci de rappeler la définition que j'avais faite et franchement au bout de 6 mois et 3 semaines, je pense que c'était assez juste de voir un Himalaya dans les dans les défis qui étaient devant nous.

Et je vous rappelle, l'Himalaya, c'est une chaîne de montagne avec une dizaine de 8000 m et donc euh est-ce que je vais rechercher les accords ? J'ai toujours pensé que c'était en rassemblant les gens qu'on pouvait avancer. Je pense qu'un pays comme le nôtre dans l'extrême difficulté où il se trouve, il est en proie à des dizaines de forces de division.

Il y a des dizaines de d'organisations de toute nature politique qui ne veulent que le fait qu'on se batte les uns contre les autres, qui pensent que la France c'est un ring, un champ clos dans lequel par exemple les syndicats et le patronat doivent s'affronter et les uns gagnent ou les autres perdent. C'est ce qu'on a vu dans les commentaires autour du conclave. Et puis à l'Assemblée nationale, vous voyez que on voit des forces politiques et certaines de manière choquante des forces politiques qui veulent abattre leurs adversaires ou ceux qui ont des différences avec eux.

Je pense exactement le contraire. La France ce n'est pas un ring de boxe. Ça n'est pas un champ clot dans lequel les uns doivent battre les autres.

La France, c'est un bateau dans lequel nous sommes tous embarqués. François et nous y arriverons ensemble ou nous coulerons ensemble. Et la division, je dis cela avec l'engagement de toute une vie, la division, c'est le plus sûr moyen de couler tous ensemble.

Et c'est pourquoi je plaide pas depuis aujourd'hui mais depuis les premiers pas que j'ai fait dans la vie publique, je plaide pour la réconciliation et pour la mobilisation des énergies pour les gens qui se rassemblent plutôt que les gens qui se divisent et qui se séparent. Après [Musique]

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