Visite du pape en France : l'évêque de Nancy et Toul va suivre Léon XIV pour "écouter sa parole"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:33OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez hâte de voir le pape ?
- 1:01OuverteRéponse directe
Pourquoi aller à chaque étape ? Qu'est-ce que vous allez faire ?
- 1:48OuverteRéponse directe
Comment vous expliquez cette ferveur presque ?
- 2:07OuverteRéponse directe
Et si on ne l'est pas, est-ce que c'est quand même important la venue du pape en France ?
- 3:18OuverteRéponse directe
Il va y avoir des moments de prière, est-ce que vous allez aussi pouvoir lui parler, lui faire passer des idées ?
- 3:49RelanceRéponse partielle
Est-ce que ce n'est pas insuffisant, cette victime ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:01InvitéFait
« En Lorraine, ici, avec quelqu'un comme Robert Schumann, ça a été mis en pratique. »
- 4:35InvitéChiffre
« Le rapport Sauvé, c'était 2021. »
- 4:57InvitéFait
« Le thème du voyage du pape, c'est pour que les hommes aient la vie. »
Temps de parole
- Invité72 %
- Yves Michel14 %
- Présentateur12 %
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Le
réveil 100% local,
ici matin. 8h moins le quart, la venue du pape Léon XIV, on en parle avec l'invité d'ici matin, Lorraine Jules. Monseigneur Pierre-Yves Michel, évêque du diocèse de Nancy-Toul, va suivre la visite de Léon XIV à Paris, avant évidemment de revenir à Metz lundi, où 50 000 visiteurs sont attendus. L'évêque s'est entretenu avec vous, Gabin Grulé, vous avez notamment parlé de l'engouement généré par cette visite de 4 jours.
Bonjour Monseigneur Pierre-Yves Michel. Bonjour. Est-ce que vous avez hâte de voir le pape
?
Ah bah oui, j'ai déjà eu la joie de rencontrer le pape Léon XIV, l'année dernière lors du jubilé des jeunes à Rome. Le Saint-Père, on n'en fait pas un personnage particulier, mais c'est un pasteur, c'est le pasteur qui veille sur l'église et qui parle
à
tous. Vous partez ce matin à Paris, vous allez ensuite à Lourdes, à Metz bien sûr. Pourquoi aller à chaque étape ? Qu'est-ce que vous allez faire
? La
présence des évêques tout au long du voyage apostolique du pape Léon est en fait une manière d'abord de nous réjouir avec lui et d'écouter sa parole. Et puis comme on a de nombreux fidèles qui vont venir aujourd'hui à Paris, particulièrement pour cette veillée avec les jeunes, et puis lundi à Metz, encore plus nombreux venant de Nancy, je souhaite être avec eux aussi pour écouter la parole, pour prier avec le pape Léon. Et je suis sûr aussi que cette parole, elle m'a touché au-delà des cercles de pratiquants, particulièrement quand il va s'adresser sur les thèmes de l'éducation et de la paix. –
300 jeunes de notre diocèse à la veillée au Stade de France, 2000 qui vont aller à Metz, comment vous expliquez cette ferveur presque ?
–
Oui, on peut parler de ferveur, c'est un désir d'écouter une parole libre, une parole de quelqu'un qui n'est pas un homme politique comme les autres, et puis d'autres peut-être de faire un pas pour un
jour peut-être devenir chrétien. – Et si on ne l'est pas, est-ce que c'est quand même important la venue du pape en France ?
–
Alors je pense parce que c'est un homme qui appelle à la paix et qui n'a pas peur de dénoncer tout ce qui est logique de puissance, manque de respect de la vie, tout ce qui finalement divise, c'est un homme aussi de dialogue, il va y avoir cet appel avec tous les autres représentants des religions, le contexte de guerre, d'inquiétude, la question climatique, la transformation du monde avec le monde numérique insécurise, fait que chacun va chercher un petit peu au profond de lui-même des raisons d'espérer. Et en plus, ce qui est beau et qui justifie aussi la venue du pape à Metz, c'est que cette logique de réconciliation, de fraternité,
ce
n'est pas simplement des mots.
En
Lorraine, ici, avec quelqu'un comme Robert Schumann, ça a été mis en pratique. Après ces guerres, ces annexions, ces périodes vraiment de guerre et de violence, eh bien des hommes et des femmes ont été artisans de réconciliation. Donc la paix est possible et c'est ce qui va attirer, je pense, pas mal de
monde. – Il va y avoir des moments de prière, est-ce que vous allez aussi pouvoir lui parler, lui faire passer des idées
? –
Je pense que les moments où il va y avoir du dialogue vraiment personnalisé, ça va être à Lourdes pour nous les évêques. On sera nombreux, mais on va avoir vraiment un bel échange avec lui. Et puis, il a aussi prévu un moment pour un échange avec des personnes victimes.
– Cette victime, il y a des collectifs qui regrettent de ne pas avoir été invités à Lourdes. Je pense notamment au collectif de Bétaram, qui est situé à seulement quelques kilomètres de Lourdes. Est-ce que ce n'est pas insuffisant, cette victime ? –
Alors, je pense que le désir du pape et son habitude, dans d'autres cas, c'est ces rencontres un peu personnalisées.
Pour
pas que ça soit simplement une parole générale, mais qu'il puisse, avec les sept personnes qui ont été choisies, qui ont été blessées parce que des hommes ou des femmes d'église les ont blessées, qu'il puisse se sentir écoutés. Je pense que
c
'est très représentatif et que beaucoup de personnes victimes, même qui ne feront pas le déplacement, qui ne seront pas dans ces sept, pourront se sentir écoutés à travers ces personnes.
– Qu'est-ce que ça représente ?
Est
-ce que, enfin, l'église prend la mesure des drames ?
– Alors, je pense que ça fait un moment qu'en France, avec le rapport Sauvé et avec tout ce qui a été mis en place depuis… Maintenant, ça fait quand même cinq ans, puisque le rapport Sauvé, c'était 2021. La culture de la prévention, de l'écoute, bien sûr, des personnes victimes, l'instance qui a permis d'écouter les victimes et de leur apporter une réparation, une écoute, se transforme pour devenir une instance pérenne, régulière. Et le pape va justement nous y encourager, comme le pape François l'avait fait aussi fortement. Le thème du voyage du pape, c'est pour que les hommes aient la vie. Je pense qu'il y
a
ce qu'on va vivre là, ces jours-ci, à partir d'aujourd'hui, mais il y a aussi la manière dont ces paroles, les gestes, vont ensuite faire leur chemin et qu'on pourra retravailler certaines prises de parole, je pense à celles autour de l'éducation, autour de la paix. – Merci, enseigneur Pierre-Yves Michel.
– Merci à vous.
–
Très bonne journée. – Merci beaucoup. – Merci encore une fois, Gabin Grulé, pour cet entretien réalisé juste avant la venue du pape. Aujourd'hui, dans 10 minutes, on fait le point sur le programme de Léon XIV à Paris. Ce sera dans le journal de 8h.