Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewRMC — Face à Face· 5 janvier 2023 21 min

Face à Face : Gérard Larcher - 05/01

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Gérard Larcher

Vous écoutez

0:01
Présentateur

RMC

0:02
Gérard Larcher

RMC jusqu'à 9h

0:05
Présentateur

Apolline Matin Face à face

0:09
Gérard Larcher

Apolline de Malherbe Il est 8h33 sur RMC et BFM TV Bonjour Gérard Larcher

0:17
Présentateur

Bonjour et meilleur vœu

0:18
Gérard Larcher

Meilleur vœu à vous, vous êtes le président du Sénat Vous êtes le deuxième plus haut personnage de l'État Vous faites presque de la politique à l'ancienne J'allais dire Vous avez traversé Une politique avec aussi des questions D'alliances, de partis Et finalement c'est peut-être vous qui détenez les clés De la réforme des retraites Parce qu'au Sénat justement Vous êtes habitué aux questions de consensus De consensus politique On va revenir sur les retraites dans un instant Mais je voudrais qu'on commence par ce qui se passe A Bercy, du côté de Bercy Hier les boulangers ont obtenu gain de cause Ils auront des aides Pour pouvoir payer leurs factures Aujourd'hui ce sont les restaurateurs Qui sont reçus D'autres professions Commencent déjà à dire Qu'ils voudraient eux aussi avoir des aides Est-ce que c'est le retour du quoi qu'il en coûte ?

1:04
Présentateur

En tous les cas La crise de l'énergie Parce que c'est naturellement ça Qui est en cause aujourd'hui Elle a un effet visible Immédiatement Qui s'appelle l'inflation Inflation des coûts Inflation pour les ménages Diminution du pouvoir d'achat Elle a aussi un effet invisible Dans tous les cas moins visible C'est la compétitivité de nos entreprises Je voudrais quand même rappeler Avant qu'on parle du boulanger Que le prix du gaz Et se situe Quand il se situe à 40 aux USA Se situe entre 125 et 150 en Europe Et qu'il y aura donc des conséquences économiques Donc des conséquences sociales Pour l'ensemble de l'Europe Et de notre pays Alors Quoi qu'il en coûte Quoi qu'il en coûte encore faut-il Comme on dit dans le Berry On fait quoi qu'on peut Avec quoi qu'on a Et quoi qu'on a Aujourd'hui C'est un budget Que nous avons voté Au mois de décembre De un peu plus de 450 milliards Qui est financé Avec 165 milliards de déficit C'est-à-dire que les marges de manœuvre Sont extrêmement faibles

2:10
Gérard Larcher

Quoi qu'on a On n'a pas grand-chose Si je vous écoute

2:12
Présentateur

C'est une grande différence avec l'Allemagne Par exemple Je rappelle qu'elle a un déficit Presque moitié moindre Que le déficit français Alors Soutien Notamment Aux collectivités territoriales Soutien Aux petites Et moyennes entreprises Qui est une vraie préoccupation Soutien aux artisans Le Sénat n'a cessé De marteler Que par exemple Les boulangers C'était un symbole Un symbole de la vie De la vie dans les communes Un lieu où on se retrouve Où on se rencontre Et donc Ce sujet était essentiel Mais c'est un peu contradictoire Ce que vous dites en même temps Gérard Larcher

2:47
Gérard Larcher

Parce que d'un côté Vous dites Il n'y a pas

2:48
Présentateur

Nous nous sommes battus Nous nous sommes battus Pour qu'il y ait Une forme Qui existe d'ailleurs Aujourd'hui Notamment De ce qu'on a Appelé Un bouclier tarifaire Pour l'électricité Pour les particuliers Mais aussi Pour notamment Les plus petites Et moyennes entreprises Et un guichet d'aide Et c'est ça qu'il faut Maintenant mettre en oeuvre Mais c'est pas Pas plus C'est incompréhensible Ce qui est sorti de Bercy Incompréhensible D'ailleurs le ministre L'a tellement reconnu Qu'il va écrire A chacun des boulangers De France Pour expliquer Le dispositif Il y a d'autres mesures

3:29
Gérard Larcher

C'est que les aides Les aides elles existent Ce que vous trouvez Incompréhensible C'est le bazar des aides C'est l'usine à gaz Des aides Les boulangers eux-mêmes Disent qu'ils ne s'y retrouvent pas Qu'ils ne savent pas Comment ça marche Et à quelle porte frapper

3:42
Présentateur

Et c'est ça qu'il faut Aujourd'hui J'allais dire Clairement dire Au même temps J'ai compris Qu'on faisait des facilités De trésorerie De versement De cotisations Mais il faut bien Se mettre en tête Qu'on ne pourra pas Aider tout le monde Demain ce sera Les stations de ski Sans neige Après demain D'autres activités La réalité c'est qu'aujourd'hui Nous n'avons pas De marge de bain de neuf Je voudrais rappeler Que nous avons dépensé Entre le Covid L'inflation La crise énergétique 250 milliards Dans un pays Qui va emprunter Cette année 270 milliards Pour équilibrer Ses comptes Et le remboursement

4:22
Gérard Larcher

Vous êtes inquiet des aides Vous dites Et demain Pourquoi pas Les stations de ski Sans neige En attendant demain Il y a aujourd'hui Et aujourd'hui Ce sont les restaurateurs Qui sont reçus à Bercy Je voudrais qu'on écoute Thierry Marx Qui représente désormais Les restaurateurs Écoute C'est ce qu'il dit

4:35
Présentateur

On peut déclencher Un prix fixe Et entendable Par la profession Sur le prix de l'énergie Il faut s'entendre là-dessus Aujourd'hui Ce n'est pas possible Quand vous avez une facture Qui fait x10 Mais vous ne l'avez même pas Budgété Dans la possibilité De résultats d'entreprise

4:51
Gérard Larcher

Alors ce qu'il demande Thierry Marx C'est à ce que les tarifs De l'électricité Soient les mêmes Pour tout le monde Parce qu'il y a aussi ça Qui se rajoute Les aides sont compliquées Mais c'est vrai Que les tarifs d'électricité En fonction de la date Où vous avez souscrit Votre contrat En fonction de l'opérateur Chez qui vous avez votre contrat Vous vous retrouvez Avec des situations Qui sont totalement différentes Bien sûr

5:11
Présentateur

Parce que nous voyons là Les conséquences De la libéralisation Du marché De l'électricité Avec en plus Une électricité Dans notre pays Dont je rappelle Dont le niveau Est fixé Par le coût de production De la dernière centrale Qui sert A équilibrer le réseau

5:28
Gérard Larcher

C'est pas un peu dingue Cette histoire ?

5:31
Présentateur

A l'époque Où il n'y avait pas de crise Notamment Et de tension Sur le prix du gaz C'était un système Qui fonctionnait D'ailleurs au bénéfice Notamment De nos amis allemands Principalement Et dans lesquels Nous n'avons pas pris en compte On n'a pas pris en compte En fait que c'était Pour l'électricité Principalement d'origine nucléaire française Une véritable boulet A terme Mais On va essayer de dépasser quand même

5:59
Gérard Larcher

Non mais rien que ça Rien que ça Pardon Je vais revenir sur les demandes De Thierry Max Mais enfin j'aimerais bien Quand même comprendre Je crois que vous avez rencontré Récemment le ministre De l'économie Hier Voilà Pas plus tard qu'hier Moi même je l'ai reçu Plusieurs fois ici A chaque fois il dit Ce système est compliqué Il nous désavantage Mais ça fait un an qu'on dit ça

6:15
Présentateur

Pourquoi on n'en sort pas ? Je lui ai demandé Extrêmement clairement Ça fait plus de 4 ans Que la commission des affaires économiques Du Sénat souligne le danger Du lien électricité-gaz Dans l'établissement du coût de l'électricité Mais on attend quoi ?

6:32
Gérard Larcher

Pourquoi est-ce qu'on ne dit pas Bon écoutez ça suffit On sort aujourd'hui

6:36
Présentateur

Alors il ne faut pas en même temps sortir du marché européen De l'énergie

6:40
Gérard Larcher

Ça vous n'êtes pas pour la sortie

6:42
Présentateur

Non parce qu'on est importateur Nous avons réussi en 10 ans Quand même ce miracle incroyable De devenir exportateur Avec l'énergie la moins chère De l'Union Européenne Par l'abandon progressif De notre filière nucléaire Il y a quand même des responsables Il s'appelle François Hollande Il s'appelle Emmanuel Macron Quand on ferme Fessenheim On prend ses responsabilités On les assume Il y a en plus Le défaut que nous avons eu progressivement De ne pas accompagner EDF Dans le soutien à la filière nucléaire C'est ça la source de nos mots Naturellement aujourd'hui Il faut découpler le prix du gaz

7:17
Gérard Larcher

Et vous lui avez demandé de s'engager A Bruno Le Maire A découpler le prix du cible

7:20
Présentateur

Je pense qu'il le fera

7:21
Gérard Larcher

Gérard Franchet Il vous dit qu'il le fera Mais ça il le dit depuis un an Est-ce qu'il vous dit qu'il le fera vite ?

7:27
Présentateur

C'est indispensable Car sinon vous aurez D'autres Thierry Marx Qui s'exprimeront Vous aurez Aussi des grands industriels Qui ont besoin D'énormément d'électricité Surtout je le rappelle Quand le gaz vaut 40 Aux USA Et qu'il vaut 350 chez nous Les entreprises s'installeront La compétitivité S'installeront aux Etats-Unis

7:48
Gérard Larcher

Les délocalisations ont lieu Plutôt que chez nous Gérard Franchet Je vous repose quand même la question Le dispositif Qui est désormais celui des boulangers Avec notamment ce qu'ils ont obtenu hier Pouvoir sortir Rompre son contrat Sans frais Est-ce que vous êtes favorable A l'idée de l'élargir Demain Aux restaurateurs

8:04
Présentateur

Il faut l'évaluer Il faut en voir les conséquences Il faut en voir les conséquences Pour les énergéticiens En tous les cas Il faut aider C'était vraiment Le leitmotiv Pendant le débat budgétaire Au Sénat Le gouvernement Le gouvernement ne nous a pas Assez écoutés Sur la simplicité des mesures Sur leur accessibilité Sur le fait qu'il fallait Décentraliser Les guichets d'aide Au niveau des préfectures Et des départements Dans ce pays Tout est centralisé On attend tout Qui descend de Bercy Et on voit bien Que ça ne fonctionne pas D'ailleurs Le ministre lui-même Le reconnaît Moins de 50 demandes par jour C'est pas que les besoins Aient à 50 Parce qu'on n'aurait pas Cette tension actuelle Ça veut bien dire Qu'ils ne savent pas A qui adresser leur demande C'est tout un problème De compréhension De pédagogie

8:48
Gérard Larcher

Quand même une autre question J'ai remarqué Parce que ça Je n'ai pas tout à fait compris Vous nous dites On n'a pas l'argent On a voté un budget Il faut s'y tenir Il n'y a pas de marge Mais malgré tout Ces aides Et cette forme De quoi qu'il en coûte Tout en cas d'accompagnement Pour payer l'énergie Finalement Vous êtes quand même pour Donc vous acceptez

9:06
Présentateur

Mais nous avions proposé Que cette aide Elle soit même Renforcée à la condition Qu'on fasse des économies Sur d'autres postes Je vais prendre un exemple Ce que vous donnez d'un côté

9:16
Gérard Larcher

Ce que vous acceptez De donner de l'autre D'un côté Vous voudriez Que ce soit économisé

9:21
Présentateur

Parce que nous ne pouvons pas Ne pas Progressivement Reconstruire Une forme d'équilibre budgétaire Alors sur quoi est-ce qu'on fait des coups Quand nous avons proposé 4 milliards d'économies Dans le budget Nous avons par exemple Proposé Une économie très précise Qu'on arrête De subventionner L'achat de véhicules électriques Fabriqués en Chine Mais qu'on privilégie Les véhicules électriques Vertueux Pour l'environnement Et le climat Produits en Europe Le gouvernement n'en a pas voulu C'était Une part importante Dans les 4 milliards

9:50
Gérard Larcher

Donc vous dites Il y a des économies à faire Elles sont indispensables S'il y a de l'argent Qui sort de Bercy Il faut qu'il y en ait d'autres

9:56
Présentateur

La grande différence C'est qu'il n'y a aucune maîtrise De la dépense publique Depuis des années Et nous nous battons Pour la maîtrise De la dépense publique Quand nous avons proposé Dans la programmation pluriannuelle Des finances publiques 14 milliards D'économies Et croyez-moi Il y a Il y a affaire 1244 agences publiques En France Qui représentent 20% de la masse salariale De l'Etat Et vous croyez Que elles sont Toutes indispensables Ces agences Publiques De l'Etat Et bien nous disons Et bien le gouvernement Et notamment le chef de l'Etat Parce qu'il faut appeler Les choses comme elles sont N'a pas voulu Entendre cette proposition Du Sénat Qui était raisonnable 14 milliards Sur une période Qui nous conduisait Jusqu'à 2026

10:43
Gérard Larcher

Est-ce que ça veut dire Au fond Quand vous pointez La responsabilité D'Emmanuel Macron Qu'il y a chez lui Une sorte de Après moi le déluge En fait je distribue Aujourd'hui Et puis vous vous débrouerez Bien après moi

10:52
Présentateur

Je ne sais pas mais Moi je pense que Plutôt que le déluge Il faut maîtriser la météo Voilà

10:57
Gérard Larcher

Et donc ça pour vous Il aurait fallu Un peu fermer le robinet Gérard Larcher La réforme des retraites Le climat social Voilà ce dont je dirais Qu'on parle Vous qui avez aussi Des capteurs Vous dites souvent Que vous représentez aussi Les territoires De cette colère Qui éventuellement gronde Mais d'abord La réforme elle-même Les consultations à Matignon C'est terminé Elle va être présentée La semaine prochaine Si elle est présentée Telle qu'elle a l'air De se dessiner C'est-à-dire Un report de l'âge A 64 ans Avec quelques aménagements Pour la question De la pénibilité Notamment Vous voterez oui

11:28
Présentateur

Écoutez D'abord un mot Sur le climat social Au fond Il est le reflet De l'absence De vrai dialogue social Et l'exemple même De l'absence De vrai dialogue social C'est cette affaire Sur l'assurance chômage Des 6% De taux de chômage Qui n'avait jamais Été débattu Ni avec les partenaires sociaux Ni avec les parlementaires L'idée de Oui mais C'était une forme J'allais dire De duperie Et je pense Qu'il faut être Très attentif Dans une vie antérieure Qui a dupé qui ? En tous les cas On a dupé Les partenaires sociaux On a dupé Les parlementaires Parce que

12:04
Gérard Larcher

On écrit un décret Quand on a réformé L'assurance chômage

12:08
Présentateur

On ne vous avait pas Que dit On n'avait pas débattu Je rappelle Que c'est le parlement Qui vote la loi Ce n'est pas le gouvernement Et que les décrets Doivent répondre À ce qui a été La volonté des parlementaires

12:19
Gérard Larcher

Je rappelle les faits C'est cette idée De moduler L'assurance chômage En fonction du plein emploi Ou pas du plein emploi Et Elisabeth Borne Qui dit donc Qu'à partir de 6% De chômage Alors Ce système là Sera mis au placard

12:37
Présentateur

L'idée de la modulation Nous l'avons votée Nous l'avons soutenue Nous l'avons même Améliorée Mais jamais Le chiffre de 6% N'avait été évoqué C'est pour ça que je dis Attention Dans le dialogue social Ne pas duper les partenaires sociaux Pour que vous comprenez Que les partenaires sociaux Aujourd'hui sont un peu échaudés Les parlementaires Là Le Sénat ne dupe pas Les partenaires sociaux Car depuis 4 ans Le Sénat Chaque année Dans le projet De loi de financement De la sécurité sociale Vote Un dispositif de réforme Des retraites Qui dit quoi Passage progressif De 62 à 64 ans Accélération du nombre Des 43 années de cotisation Ce qu'on appelle La réforme Dite Touraine Pour passer à la génération 1966 Et en même temps Le Sénat dit Attention aux carrières longues Attention Notamment aux carrières Hachées des femmes Qui est un élément Extrêmement important Attention à la pénibilité Soyons vigilants Sur la formation professionnelle Des seniors Car nous sommes un pays Et un des avantages De reporter l'âge légal De la retraite C'est de reposer la question De la formation des seniors Aujourd'hui Dans la plupart des entreprises On ne forme plus Après 55 ans Ils vont partir On fera des pré-retraites Et donc C'est pas simplement Une réforme des retraites Qui est paramétrique C'est aussi Une autre conception C'est une autre conception Du temps de travail Parce qu'il y a deux réalités

14:03
Gérard Larcher

Ce que vous êtes en train De me décrire C'est en effet Ce que vous avez proposé Au Sénat Ce que vous avez voté au Sénat Mais c'est aussi Ce qui devrait sortir de C'est-à-dire que Sire, prenne votre feuille En fait, on va se dire Les choses autrement Sire, prenne la feuille Que vous-même Vous signez Et vous votez Chaque année En l'état Tel que vous venez De nous la décrire Évidemment, vous direz oui

14:20
Présentateur

Naturellement Parce que nous sommes logiques Avec nous-mêmes Que pensons que c'est L'intérêt du pays En l'état, nous sommes Un des pays Nous sommes d'ailleurs Un des pays d'Europe Où le taux d'emploi Des jeunes Je pense jusqu'à 24 ans Est parmi les plus faibles 3 points de mois On est mauvais au début

14:36
Gérard Larcher

On est mauvais à la fin

14:37
Présentateur

Et le taux d'emploi des seniors Est parmi les plus faibles Des pays développés Comment voulez-vous Si vous voulez C'est là où On a un effort de pédagogie A faire avec les français Qui naturellement Ne sont pas favorables A une réforme des retraites C'est pour ça Qu'il faut leur expliquer Il faut leur expliquer Qu'on n'a pas le choix Si ce n'est D'augmenter les cotisations Donc de peser Sur le pouvoir d'achat Et la compétitivité De baisser Les retraites Et vous voyez La conséquence Sur le pouvoir d'achat Ou d'augmenter globalement Le temps travaillé Donc c'est évidemment L'option que vous choisissez Il faut le faire Avec le plus de justice possible Plus de justice possible Et c'est une des préoccupations Que nous avons au Sénat Depuis 14 ans

15:18
Gérard Larcher

En fait le problème Gérard Larcher Ce n'est pas tant De convaincre Elisabeth Borne Parce que visiblement En fait à peu de choses près Vous êtes assez d'accord Sur le projet C'est plutôt de convaincre Vos copains qui sont à l'Assemblée Notamment LR

15:27
Présentateur

Non Je pense que Dans le dialogue Que nous aurons avec Nos collègues du groupe LR Parce que c'est le projet Que la famille Les Républicains A présenté Depuis longtemps Qui a été travaillé Il peut y avoir Des différences d'approche Je pense que La sensibilité Sur la justice Sur l'attention Notamment Toute petite retraite C'est quelque chose Sur lequel Il doit y avoir un débat Mais je pense que Nous pourrons dégager En tous les cas La position du Sénat Elle est sereine Elle ne prend pas Du tout Par Rétrise Les partenaires sociaux Ça fait 4 ans Qu'on en parle avec eux 4 ans Qu'on en parle avec eux Comme m'a dit Un des leaders Parmi les plus importants Des partenaires sociaux Au moins avec vous On a la stabilité Du point de vue

16:12
Gérard Larcher

Gérard Larcher Je reviens quand même Sur ce que vous avez laissé entendre Pour vous Les députés LR Qui quand même détiennent La possibilité ou non Que cette loi de réforme Sur les retraites Passe 149.3 En gros Ce qui se joue aujourd'hui C'est soit Elisabeth Borne Obtient une sorte De majorité élargie Grâce aux voix Des députés LR Soit Ce sera le 49.3 Et dans ce cas là Ce qu'on comprend aussi C'est qu'Emmanuel Macron Se dira Quitte à passer par le 49.3 On va mettre du 65 ans Et on va y aller Dans une réforme plus dure Est-ce que Vous nous dites aujourd'hui Que les députés LR Éric Ciotti Le nouveau patron d'LR Pourraient voter La réforme des retraites Avec le gouvernement Oui

16:49
Présentateur

Si le gouvernement Écoute aussi Les propositions De nos collègues Députés Du groupe Les Républicains Le débat parlementaire C'est s'écouter C'est débattre De projets d'amendement C'est pas Il y a une ligne rouge

17:04
Gérard Larcher

C'est quoi la ligne rouge ?

17:06
Présentateur

Pour nous C'est extrêmement clair C'est ce que nous avons écrit Au Sénat Passage progressif De 62 à 64 ans Une attention particulière Aux petites retraites Une attention particulière Aux carrières longues C'est à prendre C'est autour de ça Que peut se faire Un accord Qui n'est pas qu'un accord politique C'est l'accord Pour sauver quoi ? Les retraites C'est un des piliers Du modèle social français La retraite Par répartition Il faut savoir Si nous voulons Sauver Ce pilier Du modèle social Qui représente Chaque année Plus de 327 milliards d'euros 14% du PIB Avec des difficultés De financement Ceux qui disent Qu'il n'y a pas de difficultés De financement Ne disent pas La vérité aux français

17:50
Gérard Larcher

Donc vous qui continuez A tenir les comptes Gérard Larcher L'assitude Tristesse Colère Peur Voilà le sentiment Des français En ce début d'année 2023 C'est un sondage Elabe pour RMC L'assitude à 52% Tristesse à 37% Colère à 42% Plus 11% Peur à 36% Plus 10% La colère et la peur Qui augmentent Vous le ressentez ? Vous inquiétez de ça ?

18:13
Présentateur

Oui je pense que la situation Est préoccupante On évoquait l'économie Les finances Mais sans vouloir Être trop techno Le déficit record Du commerce extérieur Plus de 150 milliards

18:26
Gérard Larcher

Ça n'a pas l'air de s'arranger Si on reprend Ce que vous disiez Sur la comparaison Des coûts Entre notamment Les Etats-Unis et l'Europe

18:32
Présentateur

Bien sûr Il y a Le sentiment De la crise De la santé Extrêmement forte Je peux vous dire Je l'ai vécu Très directement A la fin de cette année Dans mon département En liaison Avec les autorités sanitaires Le préfet La situation Des urgences Elle est J'allais dire Presque insoutenable 10 heures d'attente Sur des brancards L'absence de réponse médicale Sur le terrain Les français le ressentent Ils ressentent aussi Que leur école Ne va pas bien Et ça C'est quelque chose Qui me remonte Aujourd'hui Extrêmement fortement Et puis Bien sûr La crise de l'énergie Ce qui se passe en Ukraine Tout ceci Vous ressentez ce pessimisme Les français sont Extrêmement inquiets En même temps Il faut leur donner Un peu d'espérance C'est pour ça Que je regardais Je ne vous ferai sourire Mais j'ai lu Avec attention Les voeux de Noël Du roi Charles VII

19:30
Gérard Larcher

Charles V Enfin c'est déjà pas mal Charles III même

19:34
Présentateur

J'étais dans un autre charme

19:36
Gérard Larcher

Je m'y perdais moi-même

19:37
Présentateur

Donc les voeux Les voeux anglais Les voeux anglais Qui traversent Une énorme période De difficulté Et je pense que C'est un des rôles Du président de la République Et des responsables politiques C'est aussi De tracer des chemins d'espérance

19:49
Gérard Larcher

Vous avez comparé Les voeux de C'est ce que j'entends A demi-mot Vous avez comparé Les voeux de Charles III Et d'Emmanuel Macron Et vous avez trouvé Que c'est pas J'ai trouvé que

19:57
Présentateur

Outre-Manche Outre-Manche Le chef de l'État Donnait un message D'espérance Et j'attends Un message d'espérance Aussi pour notre pays

20:07
Gérard Larcher

La monarchie A pas tout à fait Le même rôle Quand même Vous le reconnaîtrez Mais lisez ce discours 4 minutes Et c'est promis 4 minutes C'est promis Je le ferai Gérard Larcher Vous évoquiez à l'instant Quand même la santé Un mot sur les médecins Les médecins qui sont en grève Pour une part d'entre eux Qui rencontreront François Brune demain Qui demandent notamment Une augmentation Du prix de la consultation Est-ce que vous estimez Que c'est légitime ?

20:29
Présentateur

Qu'il y ait une négociation Autour de la Convention C'est légitime Parce que Depuis 2017 Les honoraires N'ont pas été augmentés Mais il doit y avoir Aussi des contreparties Je pense à la permanence Des soins On ne peut pas Continuer Sans une prise en compte Donc si c'était vous Ce après-midi Vous diriez Je vous augmente La consuline La désertification médicale Pour le Président du Sénat C'est le premier Des sujets Qui vient Dans toutes les assemblées De maires Nous l'avons évoqué Le nouveau Président Du Conseil de l'Ordre François Arnault En est parfaitement conscient Donc aujourd'hui Il faut répondre C'est pas donnant Donnant Il faut d'abord Se préoccuper des Français De leur santé Et des patients

21:08
Gérard Larcher

Gérard Larcher Président du Sénat Merci d'avoir répondu A mes questions ce matin Au revoir

Face à Face : Gérard Larcher - 05/01 — Gérard Larcher · Pourquijevote