Jean-Philippe Tanguy : "François Bayrou découvre qu'il y a un problème avec l'immigration !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 28 %Attaque 52 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:36OuverteRéponse directe
Jean-Philippe Tanguy, votre parti se prépare activement pour les législatives. Quels sont vos objectifs ?
- 4:04FerméeRéponse partielle
Jordan Bardella exige une majorité absolue pour Matignon. Est-ce réaliste ?
- 9:40OuverteRéponse directe
Jean-Philippe Tanguy, vous êtes le monsieur budget du RN. Quelles sont vos propositions sur les retraites ?
- 11:17FerméeRéponse directe
Le RN était favorable à trois jours de carence pour les fonctionnaires. Est-ce toujours le cas ?
- 12:39RelanceÉludée
Une partie de votre groupe voulait supprimer l'abattement de 10% pour les retraités. Pourquoi ce retrait ?
- 13:36OuverteRéponse partielle
Que pensez-vous de l'expression "confort des boomers" utilisée par le Premier ministre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31InvitéFait
« La retraite de 64 ans, c'est parce qu'ils ont voté pour M. Macron. »
- 2:10InvitéFait
« Si ce n'est pas vous, si ce n'est pas Marine ou Jordan Bardella, on fera l'alia. »
- 4:27InvitéFait
« Nous ne sommes pas du tout sûrs de gagner. Il faudrait être irresponsable pour croire que le pouvoir va nous tomber entre les mains. »
- 6:33InvitéFait
« Quand propose un référendum pour enfin recontrôler l'immigration dans notre pays, qui s'y opposera ? »
- 10:06InvitéFait
« Notre programme n'a jamais changé depuis la présidentielle de 2022. On est à 60 ans, c'est ça ? Non, on revient à 62 ans. »
- 12:49InvitéFait
« Il y a quand même un RN qui l'a déposé. Oui, mais ça arrive. Vous savez, moi, je ne suis pas parfait. »
- 13:25InvitéChiffre
« Les autres ont créé 3 300 milliards de dettes. »
- 21:02InvitéChiffre
« 18 milliards. »
- 21:42InvitéChiffre
« Nous, on assume ce chiffre de 40 milliards. »
- 26:42InvitéFait
« Mais sur la table, la dissolution. »
- 27:12InvitéFait
« C'était un mensonge. »
- 27:24InvitéFait
« On ne fait pas confiance à un macronisme pour redresser la France. »
- 27:35InvitéFait
« Seule la victoire du Rassemblement National peut redresser la France. »
Temps de parole
- Invité74 %
- Présentateur11 %
- Jean-Philippe Tanguy8 %
- Invité 23 %
- Invité 33 %
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C'est donc Jean-Philippe Tanguy du Rassemblement National, député de la Somme, qui vous succède, député d'un parti qui se prépare déjà pour les législatives avant même toute éventuelle dissolution. Nous serons prêts dès lundi, dit Marine Le Pen, avec une promesse, plus de brebis galeuses parmi les candidats, on va y revenir. Bonsoir Jean-Philippe Tanguy, merci d'être là, la première question dans un instant.
C'était notre fête ce soir.
Pardon ? C'était notre fête. Ah bah vous pouvez répondre évidemment à Emmanuel Bompard.
Pour Bompard c'est très simple, on a peut-être fait perdre 8 mois dans son esprit, mais il a fait perdre 8 ans à la France, puisque les insoumis ont systématiquement fait voter pour M. Macron. Donc la retraite de 64 ans, c'est parce qu'ils ont voté pour M. Macron. Bah il était contre et il a manifesté contre. Comment ? Il était contre et il a manifesté contre. Il a manifesté contre, c'est à sa faute. Je veux dire, il n'y aurait pas eu de manifestation contre la retraite à 64 ans si M. Macron n'était pas au pouvoir à cause de M.
Mélenchon, ou grâce peut-être dans son esprit, puisque je pense que les insoumis ont beaucoup bénéficié à beaucoup d'égards de la gratitude des macronistes, puisque en échange, M. Attal et ses amis ont fait élire une quarantaine de députés insoumis aux dernières élections. Donc tout ce petit monde se tient et ce cinéma antifasciste auquel on assistait est lamentable. Parce que je voulais, je vais répondre à vos questions, mais avant vraiment, les électeurs du Rassemblement National, mais les Français en général finalement.
Parce que quand on prend les Français pour des imbéciles comme la gauche, et je suis désolé quand vous ne leur répondez pas, c'est très grave pour la qualité du débat public. On ne peut pas dire qu'en France, il y a soi-disant une menace fasciste qui rassemble un tiers des Français. C'est inadmissible pour nos... C'est précisément ce qu'on a dit de l'art Marine Tondelier. Non, non, non, vous avez accusé Marine. Non, non, vous ne l'avez pas repris sur le fait qu'elle avait dit que c'était... Je lui ai dit précisément... Comme si c'était possible.
Je lui ai dit précisément, vous êtes en train de dire que les personnes qui ont voté pour le Rassemblement National participaient à un péril fasciste.
Non, non, et nous ? Et les élus du Rassemblement National ? C'est précisément ce qu'elle disait, elle. C'est un péril fasciste. Non, mais elle, bien sûr, elle a le droit de mentir. Mais le fait que vous êtes des journalistes, vous n'êtes pas là pour servir la soupe du petit théâtre antifasciste. On ne sert la soupe absolument à personne. Si, si, si, parce que vous le savez très bien, quand on est dans les coulisses avec Mme Tondelier, pourquoi elle prend un verre avec moi de temps en temps si j'étais un fasciste ? Donc ce cinéma antifasciste, je ne le supporte plus. Par respect pour les électeurs, par respect pour la vérité, mais aussi par respect pour les gens en France.
Et ils sont nombreux, et vous le savez, qui s'inquiètent aujourd'hui d'un péril fasciste. Moi, quand je me balade dans le quartier juif de Paris, il y a de nombreux compatriotes juifs qui viennent me voir et me disent « Si ce n'est pas vous, si ce n'est pas Marine ou Jordan Bardella, on fera l'alia ». Ça veut dire que des Français de confession juive, qui sont Français depuis tellement de générations qu'ils ne sont même pas capables de le savoir eux-mêmes, veulent quitter le pays de leurs ancêtres et le pays pour lequel leurs ancêtres se sont battus.
Quand vous avez des homosexuels qui n'osent pas se tenir dans la main parce qu'ils ont peur de se faire tabasser, c'est la fausse du Rassemblement National ? Quand vous avez des femmes qui n'osent pas se mettre, s'habiller comme elles le souhaitent et comme elles le veulent, n'importe où en France, c'est la fausse du Rassemblement National ?
Donc le péril fasciste aujourd'hui, c'est l'islamisme et c'est ceux qui leur servent la soupe, c'est les insoumis et toute la gauche qui, soi-disant, fait barrage à une menace fasciste qui n'existe pas puisque nous sommes le bouclier des Françaises et des Français contre la menace islamiste et contre toutes les haines et c'est ceux qui, depuis 30 ans, promettent aux Français de protéger la République et jamais notre pays n'a été aussi gangréné par les haines, par l'antisémitisme, par l'homophobie, par la misogynie et par la haine de tous contre le tous.
Et je vous rappelle aussi d'ailleurs que les chrétiens subissent beaucoup d'actes contre eux-mêmes, mais d'ailleurs aussi les musulmans, puisque cette haine des islamistes et cette hystérie qu'ils créent en France touchent évidemment nos compatriotes musulmans qui veulent pratiquer leur culte en paix. Donc le Rassemblement National rétablira l'unité nationale évidemment et la concorde et je dois dire que franchement, d'avoir entendu pendant plus de 20 minutes un délire qui, une fois de plus, insulte l'intelligence des Français, mais insulte les Français qui sont inquiets et qui ont raison de l'être puisque nous assistons à un déferlement de haine des Français contre des Français.
Question de Marie Chantret.
Oui, vous vous réunissiez, Jean-Philippe Tanguy, aujourd'hui votre parti au siège du Rassemblement National. Jordan Bardella, Marine Le Pen également le disent désormais, c'est un retour aux urnes. La démission du président de la République ou une dissolution. Vous avez l'air de vous préparer activement, on reviendra d'ailleurs sur les ratés sans doute de l'année passée, de candidats malheureux, vous-même qualifiés de brebis galeuses. Vous avez l'air très très sûr de vous quant à l'issue de ce vote. Avec un Jordan Bardella qui dit j'accepterai Matignon seulement, seulement avec une majorité absolue, soit plus de 289 députés. On en est très très loin.
Si on fait les comptes, vous êtes à 120 élus RN, avec vos alliés suéutistes, on est à 135. On est très loin de cette majorité absolue.
Vous avez raison Madame Chantret, nous ne sommes pas du tout sûrs de gagner. Il faudrait être irresponsable pour croire que le pouvoir va nous tomber entre les mains. La politique c'est un combat, nous devons être meilleurs, nous devons convaincre les Françaises et les Français de nous confier le destin du pays et de rompre avec ce système qui leur a fait tant de mal. Donc les défis sont devant nous. Nous ne sommes pas du tout dans la certitude et je ne crois pas que Jordan Bardella dans votre émission ait eu la certitude que nous gagnons.
Mais nous avons la certitude, la conviction oui, de porter un projet qui peut rassembler les Français, qui peut les convaincre et sans doute aussi s'armer psychologiquement pour vaincre ce faux front républicain dont j'ai parlé qui les a trompés. Parce qu'au-delà de l'insulte contre la vérité historique et les difficultés que vivent nos compatriotes, qu'ont-ils fait depuis un an ? Parce qu'il y avait un barrage au RN à Jordan Bardella et à l'espoir qu'incarnait Marine Le Pen. Mais c'est aussi ces gens prétendus pouvoir gouverner ensemble. Ils n'ont pas juste dit « votez pour nous » contre le RN, même si c'était un peu la teneur générale de le CETE aussi. On va pouvoir gouverner à leur place.
On sera meilleur que le RN. Est-ce que depuis un an, nos compatriotes ont vu leur situation s'améliorer ? Sur la santé, sur le pouvoir d'achat, sur la sécurité, sur l'école. Encore plusieurs milliers de postes d'enseignants qui manquent pour nos enfants. Encore, comment dire, maintenant on accuse les Françaises et les Français de prendre trop d'arrêt maladie avec le problème évidemment et l'accès à la santé sur le territoire. Qu'est-ce qu'ils ont réussi depuis un an à part garder leur poste concrètement ? Et vous, avec qui vous gouverneriez ? On gouvernera avec le soutien des Français. Mais à l'Assemblée ? Il faut construire une majorité ou en tout cas une majorité relative.
Mais nous verrons le sort des urnes. On verra si les Français nous font suffisamment confiance pour nous donner une majorité absolue. Je vous rappelle que la norme dans la Ve République, ça a quand même été toujours des majorités absolues. La majorité relative a été l'exception. Et Jordan Bardel a répondu à cette question. S'il y a une majorité relative raisonnable, nous proposons évidemment, on tendra la main aux uns et aux autres pour gouverner.
Mais je vais vous dire, si nous avons suffisamment de députés, si nous réussissons à convaincre nos compatriotes, je pense que nos adversaires, ou ceux qui s'opposent à nous en tout cas, ou prétendent le faire, deviendront naturellement à nous, puisque ce que nous proposons est finalement très consensuel dans la société française. Quand propose un référendum pour enfin recontrôler l'immigration dans notre pays, qui s'y opposera ?
Puisque même les électeurs de gauche, dans les sondages, sont favorables à reprendre le contrôle de l'immigration pour valoriser les étrangers qui veulent s'intégrer chez nous et travailler, et ne pas, comment dire, accepter que ceux qui n'ont rien à faire chez nous restent sur le retour à la retraite de 62 ans. On va revenir sur les différentes propositions, justement. Je lui ai demandé.
Mais juste une précision sur ce que disait Marie Chantré à l'instant. Vous nirez, vous à Matignon, Jordan Bardella à Matignon, Jordan Bardella à Matignon, vous nirez que s'il y a majorité absolue. Vous ne tenterez pas d'obtenir une majorité précisément en laissant travailler avec d'autres à l'Assemblée.
Mais on ne veut pas mentir aux Françaises et aux Français. Nous, on porte un projet de rupture. Nous ne nous avons pas de majorité absolue. Ce projet de rupture ne peut pas, comment dire, s'appliquer complètement, en tout cas avec autant de facilité que nous le souhaiterions. Et c'est normal. C'est la logique des institutions du général de Gaulle. La 5e République a été faite pour le fait majoritaire. D'ailleurs, on voit bien, depuis qu'on a une majorité relative, que ça dysfonctionne, au sens premier du terme. Donc nous, on dit la vérité aux Français.
Si vous voulez un référendum sur l'immigration, abolir la retraite à 64 ans et la ramener à 62 ans, si vous voulez supprimer la TVA sur les produits de première nécessité, si vous voulez diminuer la TVA de 20 à 5,5 sur le carburant, le gaz, l'électricité, le fuel, toutes ces mesures sont des mesures de rupture.
Sauf que vous disiez, on va gouverner avec les Français. Quand nous les interrogeons, les Français, on a 21% des personnes interrogées qui veulent un Premier ministre de gauche, 24% en premier ministre du RN, 39% en société civile ou au monde de l'entreprise. Il n'y a pas un raz-de-marée, là, dans le désir de Premier ministre RN chez les Français ?
On ne prétend pas qu'il y a un raz-de-marée. Nous, on ne vit pas, contrairement à M. Bérou, qui semble avoir inversé les chiffres. Quand on l'écoute, on a l'impression qu'il y a 80% des Français qui le soutiennent et 20% qui le combattent. Il faudrait dire que c'est l'inverse. M. Bérou a tendance, sur les comptes publics comme sur les sondages, visiblement, à confondre un peu les chiffres. Il faudrait peut-être retourner la feuille, parce que je pense qu'il y a un petit problème.
Il faudrait désormais de ne pas voter cette confiance. Mais 8 motions de censure durant son bail à Matignon, auxquelles vous ne vous êtes jamais associés.
Pourquoi, M. Chantré ? Parce que ces motions de censure ne servaient à rien. On aurait censuré, M. Bomparche, désolé, a menti à vos téléspectateurs quand il dit qu'on n'a pas censuré sur la retraite à 64 ans. Vous êtes tous les quatre des spécialistes de la chose publique. Est-ce que la motion de censure de M. Bérou aurait abouti à remettre la retraite à 62 ans ? Non. Voilà. Ça n'aurait rien changé. Rien changé. Voilà. Donc, en fait, ils mentent régulièrement aux Français en faisant prendre des vessies pour des lanternes et en faisant croire que des manœuvres qu'ils font pour agiter et faire le débat a des conséquences sur la vie des Français. Nous, on ne participe pas à ce cirque.
Vous avez déjà ? On ne fait pas semblant, comment dire, de voter une motion de censure pour faire oublier, comme les socialistes, enfin quand même, M. Hollande et M. Rousseau, qui est député socialiste, qui était le directeur de cabinet de Mme Borne, qui a fait la retraite à 64 ans. Il est aujourd'hui député socialiste et il vote contre la réforme qu'il a... Enfin, il prétend voter contre, puisqu'il ne le fait pas, voter contre la réforme qu'il a lui-même appliquée avec Mme Borne. Alors, justement... On est à ce niveau, Mme Ferri, de désinformation. Ce n'est pas sérieux.
Eh bien, on va faire un peu d'informations, Jean-Philippe Tanguy, parce que c'est vrai que, notamment sur la question des retraites, on va rappeler que vous êtes un peu le monsieur budget, quand même, du Rassemblement National. Sur la question des retraites, il y a eu quand même des allers-retours sur votre position. Qu'est-ce que vous demandez exactement, ou qu'est-ce que vous allez proposer, dans le cadre de la réforme des retraites, qui sera la vôtre, puisque la précédente sera abrogée, si j'ai bien compris ? Bien sûr. Je suis désolé de vous décevoir, Mme Fivrillon. Notre programme n'a jamais changé depuis la présidentielle de 2022. On est à 60 ans, c'est ça ?
Non, on revient à 62 ans, et les personnes qui ont commencé à travailler avant 20 ans pourront partir à 60 ans, et les personnes, selon leur début d'entrée dans une carrière professionnelle entre 20 et 22 ans, selon leur nombre de trimestres, pourront partir entre 60 et 62 ans. C'est-à-dire, à durée de cotisation égale, on peut partir plus tôt, si on a travaillé plus tôt, ce qui est une forme de justice, parce qu'on a voulu sortir de l'usine à gaz, de la pénibilité, de tous ces critères technocratiques qui faisaient qu'aucun Français... Donc, il y a plus sur la durée de cotisation, en fait.
Voilà, parce qu'on considère, que souvent, les métiers où on commence tôt sont souvent les plus durs physiquement, et que donc, les Françaises et les Français qui ont fait le choix ou qui ont dû commencer à travailler tôt, sont souvent dans les métiers les plus difficiles, et que donc, ils doivent partir tôt. Parce qu'aujourd'hui, l'injustice, c'est que les gens qui ont commencé à travailler tôt cotisent plus en nombre de trimestres que des gens comme moi, qui ont eu la chance de commencer à travailler tard, de faire de longues études, qui ont eu le privilège, parce que faire de longues études, c'est un privilège, c'est une chance. Beaucoup de gens n'ont pas cette chance.
Mais vous dites sur les retraites... Ça coûte cher de faire des études dans le pays.
Jean-Philippe Tanguy, vous dites sur les retraites, on n'a pas changé. J'ai deux autres exemples à vous donner, parce qu'évidemment, il faut trouver des milliards à économiser pour le budget de l'an prochain. L'an dernier, vous étiez au Rassemblement National favorable à trois jours de carence pour les fonctionnaires en cas d'arrêt maladie. Est-ce que c'est toujours le cas ? Vous en parlez moins.
Oui, ce n'est pas qu'on en parle moins. C'est-à-dire que dans les négociations avec Michel Barnier, nous, on ne jouait pas la politique du pire. Et donc, en échange du rétablissement, enfin de la suppression des taxes sur l'électricité, qu'on a obtenu, contrairement à ce qu'a dit aussi M. Bonpart... C'est sur l'abonnement en l'électricité. Non, mais sur l'abonnement, c'est une obligation européenne. Absolument, on va passer quand même une hausse sur l'abonnement. J'aurais aimé que vous lui disiez à lui, et pas à moi, non, je fais riant. C'est ce que je lui ai dit. Voilà, mais merci de rétablir la vérité. Le... comment...
Et donc, dans ce cas de négociation, vous ne pouvez pas entrer en négociation et dire à M. Barnier, on veut tout, et on ne donne rien. Sinon, c'est de la mauvaise foi.
Mais nouveau budget, est-ce que vous dites, oui, on peut faire des économies sur les gendarmes maladies des fonctionnaires en mettant non pas un comme aujourd'hui, mais trois jours de carence.
Oui, je le pense, parce qu'on ne peut pas dire aux Françaises et aux Français, on rase gratis. Moi, j'ai écouté M. Fort, j'ai dit ce matin, je veux dire, c'est un mélange entre le Père Noël et Merlin l'Enchanteur, quoi. C'est-à-dire, c'est les cadeaux du Père Noël financés par Merlin l'Enchanteur. C'est l'argent magique. D'ailleurs, vous l'avez fait un peu remarquer, quand même. Donc, vous vous dites, on fait là-dessus. J'ai un autre exemple. Non, mais je veux dire, il ne faut pas... M. Bérou pense qu'il y a juste sa soupe à mer qui est capable de rétablir les comptes. Mais inversement, on ne peut pas faire croire aujourd'hui, avec le niveau de dette, qu'on peut, malheureusement, avoir...
Comment dire ? Ne pas faire aucun effort. Mais pour préciser les choses, il y a un autre effort.
Une partie de votre groupe, du groupe Rassemblement National, était favorable à la suppression de l'abattement de 10% pour les retraités. Une partie du groupe. Une partie du groupe. Il y a eu un amendement. Ça avait été déposé par le groupe. Un amendement déposé par le groupe. Qui a été déposé et retiré. On est d'accord. Qui a été déposé par erreur. Donc, vous dites, ça ne se ferait jamais avec le Rassemblement National.
Vous n'avez pas été déposé par erreur. Il y a quand même un RN qui l'a déposé. Oui, mais ça arrive. Vous savez, moi, je ne suis pas parfait. Je sais que tous les hommes et les femmes politiques, enfin, beaucoup, prétendent toujours être parfaits, ne jamais faire d'erreur. Ça arrive qu'on dépose un amendement par erreur. Donc, en fait, c'est un amendement de l'âme Berger. Il y a quelqu'un qui l'a déposé par erreur. Je l'ai fait retirer dans les deux minutes. Je suis désolé. Je vous présente mes plates excuses. J'ai fait une erreur qui a duré deux minutes pendant que les autres ont fait de la dette pendant 50 ans. Sur le confort ?
Je pense que, vraiment, une erreur de deux minutes sur un truc qui n'a aucune conséquence pour les Français, les autres ont créé 3 300 milliards de dettes. Donc, s'il doit aller à pénitence, s'il doit faire pénitence, si vous voulez, je me sens relativement serein.
Vous avez fait pénitence. Donc, sur le confort des boomers, c'est une expression qui a été beaucoup remarquée dans la bouche du Premier ministre. Est-ce que vous considérez aujourd'hui que cette génération est une génération de privilégiés et qu'ils doivent être solidaires, finalement, avec le mur, l'Himalaya de dettes qui nous attend et que, encore une fois, je reprends les mots de François Veyroux, la dette d'aujourd'hui, c'est l'escalavage des plus jeunes, des jeunes générations à venir.
Non, mais il ne faut surtout pas ouvrir un nouveau conflit entre les Françaises et les Français.
C'est une erreur de prendre le sujet comme ça.
Ils ont opposé les chômeurs et les gens qui travaillent. Ils ont opposé les riches et les pauvres. Ils ont opposé les classes moyennes supérieures et les classes moyennes inférieures. Les hommes et les femmes politiques qui ont gouverné ce pays ne savent que gouverner en opposant les Français les uns contre les autres. Donc, faire contribuer les retraités les plus aisés, vous dites non. Non, mais c'est ça. Je vais revenir là-dessus parce que ça, c'est la vraie question. On ne rentrera pas dans cette guerre de génération. D'ailleurs, les Français ne veulent pas rentrer parce que les Français, ils sont parfois des petits-enfants qui ont des parents, des grands-parents.
Ils ont parfois la chance d'avoir leurs arrières-grands-parents. Ils ne vont pas rentrer, heureusement, dans cette guerre de génération. Mais faire croire que toute une catégorie de population a la même situation alors que vous le savez très bien, vous avez beaucoup de femmes qui ont des petites retraites de reversion, des femmes d'agriculteurs ou des femmes d'artisans qui n'ont pas forcément été déclarées ou qui ont travaillé avec leur mari et qui n'ont pas pu avoir un salaire suffisamment important, qui ont des toutes petites retraites, ce sont aussi, entre guillemets, des boomers. Est-ce que ces gens sont responsables de l'appauvrissement de la France ? Non.
Il n'y a qu'une catégorie de personnes qui est responsable de l'appauvrissement de notre pays. Ce sont les dirigeants politiques qui ont eu les responsabilités. Mais l'argent qui a été distribué
a été distribué aussi au français, Jean-Philippe Tanguy.
Il n'est pas parti comme ça. Ah, mais c'est l'argent, c'est le leur. C'est-à-dire, il faudrait que les Français qui n'ont encore rien compris de bénéficier de droits qu'ont ouvert les cotisations. Ce n'est pas ce qu'on est en train de dire. C'est ce que lui dit.
Non, non, on faisait la précision tout à l'heure aussi avec Manuel Bompard quand il disait mais tout est parti vers les riches, etc. Les Français, tous les Français ont aussi bénéficié d'un certain nombre d'aides pendant les différentes crises, etc. L'État était là pour les soutenir, pour nous soutenir aussi. L'État n'existe que
parce que les Français et les Français paient des impôts. Il n'y a pas un État. Ah, mais les Français demandaient toujours plus aussi. J'ai l'impression que l'État ne peut plus faire de l'argent magique. Ça n'existe pas. Les retraités les plus aisés, vous vouliez revenir là-dessus, Jean-Philippe Tanguy. C'est peut-être basique, j'ai peut-être enfoncé une porte ouverte mais un certain nombre de dirigeurs n'ont pas l'air de comprendre ça. Les retraités les plus aisés. L'argent des hommes politiques, ce n'est pas notre argent. C'est l'argent des Françaises et des Français donc nous on leur doit beaucoup, eux ils ne doivent rien. Jean-Philippe Tanguy.
C'est une petite logique quand même mentale parce que tous ces gens qui prétendent administrer des milliards d'euros en faisant des chèques. Moi je veux dire vous pouvez mettre un singe à la place d'un ministre, il peut signer un chèque. Jean-Philippe Tanguy. Il sera peut-être même plus attention que certains ministres. Faire contribuer davantage les retraités les plus aisés, oui ou non ? Bien sûr. Mais quand on vous dit que Marine Le Pen et Jordan Bardella veulent rétablir un impôt sur la fortune financière, eh bien ça touchera certains retraités, une toute petite minorité comme avec l'ISF avant qui gagnent beaucoup d'argent. Uniquement par ce biais-là ?
Bien sûr puisque la question c'est la justice sociale, c'est la justice fiscale. Ce n'est pas d'opposé... Donc c'est un tacle sur les plus riches qui soient retraités ou pas. Mais voilà, les plus privilégiés. Il y a des gens en France qui ont la chance, soit parce qu'ils ont beaucoup travaillé, soit parce qu'ils ont hérité d'avoir beaucoup de moyens, il faut participer à sa juste part. Aujourd'hui, les classes moyennes paient beaucoup et le 1% de plus privilégiés en France paient moins que les classes moyennes. C'est pas parce que certains intellectuels de gauche font ces analyses que je vais dire que c'est faux. C'est vrai.
Et tous les compatriotes et tous ceux qui paient des impôts, tous les contribuables, peuvent le vérifier. Si vous gagnez aujourd'hui 4 000 euros, c'est beaucoup d'argent mais vous n'êtes pas riche, eh bien vous pouvez plus d'impôts en proportion de vos revenus que Bernard Arnault. Ce n'est pas normal. Et le Rassemblement National, on a toujours été clair. Donc la question n'est pas d'opposer les jeunes contre les retraités, c'est la justice fiscale. Effectivement, le macronisme incarne, pour les Français et les Français, l'injustice fiscale. Juste, on est riche à partir de quel seuil ? Parce que chacun a un seuil différent, chacun comme politique.
Pour vous, on est riche à partir de combien ? Moi, je n'ai pas parlé de riche, j'ai parlé de privilégié. Oui, de privilégié, si vous voulez. Mais en l'occurrence, on opérera la taxe dont vous venez de parler. Mais en fait, c'était consensuel dans notre pays. Vous avez eu l'ISF des années 80 jusqu'à Emmanuel Macron. Ils avaient identifié que la richesse, selon l'inflation, était ici à 4, 5 millions d'euros de patrimoine. Voilà. Ça concerne très peu français. La taxe Ducman, c'est à partir de 100 millions d'euros. C'est pour ça que je vous pose la question. Excusez-moi, je reviens, c'est de la magie, ça n'existe pas. L'ISF, c'était 4 milliards d'euros. La taxe Ducman, 15 milliards d'euros.
Qui peut croire que du jour au lendemain, on va recréer un impôt sur la richesse qui va être 3 à 4 fois plus important que l'impôt qu'on avait supprimé ? Moi, j'aimerais bien que ça existe. Mais vous dites... S'il y avait 15 milliards, il y avait une poule aux oeufs d'or de 15 milliards d'euros. Peut-être que Mme Broun-Pivet aurait laissé... Ça, c'est ce que dit le PS. 15 milliards. C'est ce que dit le PS. 15 milliards. Il n'existe pas. Une fois de plus, c'est de la magie. D'ailleurs, quand les socialistes étaient au pouvoir, ils ne l'ont pas fait. Ils ont fait la taxe à 75%. Elle a été jugée quoi, Mme Fébrillon ? Confiscatoire, on prend le conseil conciscatoire.
Attendez, puisque vous dites que c'est de la magie. Non, non, non, mais attendez, c'est intéressant ce qu'a dit Mme Fébrillon, sans flagronerie basquette, c'était anticonstitutionnel. Et tout à l'heure, Mme Tondelier, elle a dit que le fascisme, c'était ceux qui étaient anticonstitutionnels. Donc, selon Mme Tondelier, sa copine, j'ai oublié le nom, comment elle s'appelle, la ministre qui était avec Hollande, je suis désolé, j'ai oublié. Bref, les ministres verts qui ont participé au gouvernement Hollande étaient donc des fascistes. Mme Duflo était donc une grosse fasciste puisqu'elle a soutenu une mesure qui était anticonstitutionnelle.
Je pense qu'elle va mal dormir, Mme Duflo, parce que je pense qu'elle n'était pas au courant qu'elle était une dangereuse fasciste.
Marine Le Pen, Jordan Bardella seront quand même reçus demain. Ils iront au rendez-vous. Il y a eu des petits pas faits par François Bayrou, notamment la suppression des deux jours fériés, ça ne pourrait être qu'un. Et Guillaume,
sur la question de l'immigration. Ici, quand hier, François Bayrou explique que s'il existe des avantages qui profitent aux étrangers et pas aux Français, ce n'est pas juste et qu'il faut regarder cela. Clairement, c'est une main tendue vers vous. C'est le marathon de l'enfonsac de porte ouverte, François Bayrou. Il découvre, après 30 ans de vie politique, qu'il y a peut-être un problème avec l'immigration. Écoutez, quand on est à la tête de la septième puissance du monde, on ne fait pas des déclarations à une heure de grande antenne avec une situation politique très inquiétante pour beaucoup de gens qu'on a créée. Mais il n'est pas sincère quand il dit ça, vous pensez ?
Non, il n'est pas sincère. Je veux dire, François Bayrou, il a fait deux campagnes présidentielles. Vous croyez qu'il découvre qu'il y a un problème avec l'immigration incontrôlée dans notre pays. Vous n'y voyez pas
un geste de sa part ? Une main tendue ? C'est quoi ? C'est une grosse ficelle ?
C'est même pas une grosse ficelle, c'est une toute petite ficelle. C'est vraiment un tout petit fil cousu de fil blanc, mais très finement. Ça n'a aucun sens. L'AME, par exemple, l'aide médicale d'État, c'est un privilège qu'ont même pas les étrangers, d'ailleurs en situation régulière, qu'ont les clandestins. Il a parlé lui-même, c'est drôle, parce que M. Bayrou a parlé lui-même d'un avantage que les étrangers, en particulier les clandestins, ont. Là, en l'occurrence, c'est les demandeurs d'asile et que les Français n'ont pas. Il a parlé après des logements des 15 000 euros par an consacrés à chaque demandeur d'asile dans les hôtels français. Ça, c'est un avantage que vous n'avez pas.
Si vous êtes Français, que vous êtes SDF, vous n'avez pas une chambre à l'hôtel.
Donc, vous les laissez à la rue, les demandeurs d'asile, vous les laissez à la rue ?
Les demandeurs d'asile, comment dire, n'ont pas à rester sur le territoire. Vous savez très bien
Non, ils seront dans leur pays d'origine. La question sur l'immigration, elle est intéressante parce que dans la lettre qui avait été envoyée par Marine Le Pen le 25 juillet à François Bayrou, elle explique qu'il y a des économies à faire sur l'immigration. Si vous arrivez au pouvoir, si dissolution il y a, que vous arrivez au pouvoir, le prochain budget, l'an prochain, combien vous arrivez, selon vous, à économiser sur l'immigration et comment ?
18 milliards. Comment ? En réservant les aides sociales contributives aux étrangers en situation régulière qui ont cotisé pendant 5 ans.
C'est-à-dire que du jour au lendemain, vous dites à ceux qui sont déjà dans le pays, les règles changent, sont terminées, il faudra rester au moins 5 ans sur le pays pour pouvoir avoir droit à ces aides-là.
Ce n'est pas rester, c'est cotiser pendant 5 ans. C'est créer de la richesse en France et participer au système social français. On parle de quelles aides précisément ? Toutes les aides non contributives, elles sont nombreuses, je ne peux pas vous faire la liste là, elles sont nombreuses. Si on faisait la liste, malheureusement, il y a beaucoup d'aides sociales. Par exemple ? Il y a beaucoup d'aides sociales en France, c'est un peu trop, il faudrait les reconcentrer sur des choses plus efficaces. 18 milliards sur combien d'économies a fait ? On le disait, le gouvernement dit 44, les socialistes disent 22 milliards, vous, le RN, c'est combien de milliards d'économies ?
Nous, on assume ce chiffre de 40 milliards, mais pas parce qu'il tombe du ciel, parce que c'est nous, c'est Jordan Bardella qu'il avait donné aux élections législatives de 2024, puisque j'avais fait une émission avec vous... Vous partagez le constat des 40 milliards. C'est-à-dire, je ne comprends pas pour le coup comment on ne peut pas le partager, puisque c'est le nombre de milliards qu'il faut pour repasser sous les fameux 3% de déficit. Vous savez, ma famille politique, les nationalistes, les souverainistes, les patriotes, on était contre le traité de Maastricht et ces 3%. Mais on doit honorer la parole de la France. Moi, je le regrette.
J'aurais préféré que les Français votent non au traité de Maastricht comme ils ont voté non en 2005. Donc vous tiendrez le même rythme que le gouvernement, que souhaite le gouvernement. Les socialistes ne disent pas qu'il ne faut pas faire d'économie, ils disent qu'ils décalent l'objectif de 2029 à 2032. Oui, comme ça, ils ne le respecteront jamais, comme on n'a pas respecté depuis qu'il existe cet objectif. À de très rares exceptions, nous n'avons jamais été sous les 3% et sous les 60% de dettes, puisque ce sont les... Vous seriez sur la même perspective de réduction du déficit que le gouvernement actuel. Mais nous sommes obligés.
Parce que comme la France a pris cet engagement il y a 40 ans, j'étais à peine née, je suis désolé, et Jordan Bardala ne l'était pas. En plus, on était contre. La France a pris cet engagement. Il faut respecter la parole de la France, car si on ne la respecte pas, le taux d'intérêt auquel on emprunte pour financer malheureusement notre déficit, parce que même avec 3% de déficit, on a encore 90 milliards à peu près de déficit, et bien c'est plus cher.
Donc ce n'est pas pour faire plaisir à Mme Vandaleyen, à la Commission européenne ou pour faire plaisir au marché financier, c'est que quand vous avez endetté la France, contrairement à la situation qu'avait laissée le général de Gaulle aux Français, alors qu'il avait retrouvé le pays ruiné, ils ont planté un clou dans la main de la France et du peuple français en les endettant.
Mais ça a été une vraie évolution dans votre discours quand même, pour le parti Rassemblement National, cette finalement adéquation à cette règle des 3%, quand vous-même, ça vient de vous, vous l'avez prononcé, ça a surpris certains commentateurs.
Il y a des positions que nous défendons depuis longtemps qui n'intéressent pas les journalistes. Je le regrette, mais Marine Le Pen avait fait une tribune sur le fait et elle avait dit qu'il pécédait de s'enrichir et elle s'intégrait, comment dire, elle se mettait dans cette perspective. Une fois plus, la parole de les traités doit être honorée. Moi une fois plus, vous savez moi je respecte les référendums quand je les gagne, en 2005 c'est ma première campagne, j'étais très fier que les Français votent non à la Constitution européenne, mais je les respecte aussi quand on les perd, de mon point de vue, c'est-à-dire que quand mes adversaires les gagnent.
Alors c'est sûr que mes adversaires, que ce soit l'UMP à l'époque, les socialistes ou l'équivalent des macronistes, eux quand ils perdent un référendum, ils ne le respectent pas et ils imposent la volonté aux Français. Je comprends que ça leur fasse un choc d'avoir des adversaires politiques qui respectent les votes qu'ils ont perdus.
Jean-Philippe Tanguy, si le gouvernement tombe dans une semaine, il faudra remplacer François Bayrou avec ou sans dissolution, il faudra remplacer François Bayrou. On a une fresque depuis tout à l'heure de Premier Ministrable. On se souvient que lors des précédentes situations similaires, il y a certains profils que vous censuriez d'emblée. Est-ce que là, parmi ceux que vous voyez ici, il y en a où vous dites impossible, jamais censure d'emblée ?
Franchement, c'est très rarement une question de personne. Xavier Bertrand, ça l'était. Oui, parce qu'il avait dit qu'il voulait nous casser la mâchoire. Donc je n'ai pas envie d'avoir à la tête de la France quelqu'un qui prête en responsabilité et qui invite à la violence. Bernard Cazeneuve, ça l'était aussi. Mais il a été Premier Ministre, personne ne s'en souvient.
Oui, mais vous ne censurez pas d'emblée. Ce sera en fonction. Ce serait en fonction.
Ce n'est pas à moi de décider. Je ne suis pas un égo sur patte. Je fais partie d'un groupe. C'est Marine Le Pen et Jordan Bardella qui décideront. Mais en fait, ce n'est pas le problème. Le problème, c'est la ligne politique. Est-ce que... Vous savez, quand M. Bérou a été désigné, qu'il est devenu Premier Ministre, Marine Le Pen lui a fait une prophétie. Elle lui a dit... Elle a joué carte sur table. Elle lui a dit « Si vous voulez durer, si vous voulez changer la France, il faut rompre avec le macronisme. » Elle ne lui a pas dit « Il faut être gentil, il faut être méchant avec nous. » Il faut rompre avec le macronisme. M. Bérou n'a pas rompu avec le macronisme. Il poursuit la politique.
Quelles sont les trois mesures que vous mettriez ? Et ces gens-là sont tous des macronismes.
Et peut-être une forme de naïsé de la part... Même M. Ford,
même s'il met une barbe de son, c'est toujours qu'il est macronisme.
Pas une forme de naïsé de la part de Marine Le Pen. Rompre avec le macronisme pour François Bérou, ça paraissait quand même mission un peu impossible de sa part.
Il aurait pu puisqu'à la base, il était contre la haute finance, contre le règne du fric, contre la privatisation des autoroutes, contre la privatisation des services publics. M. Bérou, fut un temps, il était anti-macroniste et puis un jour, il a vu de la lumière, il s'est dit « Je vais peut-être m'asseoir à un bureau » et il est devenu macroniste. Et un Premier ministre technique, un peu comme ce qui se passait en Italie, justement avec Mario Draghi, même si c'est quand même un homme politique. Je ne sais pas, on voit Christine Lagarde. La réponse est dans votre question, Mme Fivri. Ça n'existe pas, les dirigeants techniques. Christine Lagarde, par exemple.
Christine Lagarde, c'est une avocate d'affaires aux États-Unis et elle est présidente de la Banque Centrale Européenne. Je n'ai toujours pas compris ce qu'elle y faisait. Mais très concrètement, qu'est-ce que vous mettez en tête de liste des exigences du Rassemblement national pour le prochain gouvernement ? Est-ce que c'est dire « Il faut réindexer les pensions de retraite l'an prochain sur l'inflation ? Il faut réduire peut-être les augmentations qui étaient prévues sur l'impôt sur le revenu du fait de l'année blanche. Quels sont très concrètement pour les gens qui nous écoutent ce que le Rassemblement national mettra sur la table ? Ah mais non, mais sur la table, la dissolution.
Mais pour une raison très simple. Mais s'il n'y a pas de dissolution, quelles sont les conditions de non-censure ? Nous ferons en sorte qu'il y ait une dissolution. Nous sommes un parti politique. On n'est pas là pour subir. Donc désormais, il n'y aura plus l'attitude qu'il y a eu par exemple avec Michel Barnier ou François Bayrou. C'est terminé. Non mais il faut être très clair pour les Françaises et les Français. Pourquoi est-ce que l'attitude change ? Pendant un an, la Constitution interdisait la dissolution. Donc vous avez les forces de gauche qui se sont agitées sur leur fauteuil en faisant croire aux Français que s'ils censuraient quelqu'un, ça changerait leur vie. C'était un mensonge.
Donc nous, on ne ment pas aux Français, donc on leur dit qu'il y a une année difficile à passer. Maintenant, le, comment dire, et on fait avec. Maintenant, le, comment dire, la dissolution est possible. C'est votre seul objectif. On ne fait pas confiance à un macronisme pour redresser la France.
Quel qu'il soit. Quitte à sacrifier Marine Le Pen si elle ne peut pas se représenter.
Mais Marine Le Pen ne voit pas les choses comme ça. Marine Le Pen pense que seule la victoire du Rassemblement National peut redresser la France.
J'ai encore une question à vous poser.
Une fois de plus, c'est vrai que c'est rare d'avoir des femmes et des hommes politiques qui ne pensent pas à leur petit mandat et qui pensent au pays. Ils se doivent dire que c'est assez impressionnant quand on l'écoute.
Une question sur ce qu'a déclaré samedi, sur notre antenne, Jordan Bardella face à Marie Chantré. L'ambition que j'ai est au moins, au moins, j'insiste, d'être Premier ministre de notre pays. Il a raison de viser plus haut que Matignon, Jordan Bardella ?
Il a raison dans le sens où c'est la mission aussi historique que lui a donnée Marine Le Pen si malheureusement son innocence n'était pas justement reconnue. Donc, je veux dire, Jordan Bardella est dans une situation qui est aussi difficile. Alors, moins difficile que Marine Le Pen puisque malheureusement son destin lui a été à commencer à lui être volé puisque c'est une femme innocente de ce qu'on lui reproche et qui est poursuivue pour des motifs politiques. Ce qui est un peu triste d'ailleurs. Mais je pense que Marine Le Pen arrivera à prouver son innocence et que Jordan Bardella se sera préparé pour des mandats à venir. pour des mandats à venir.
Jean-Philippe Tanguy