Julien Odoul : "Nous rendons hommage à toutes les victimes des attentats islamistes !" (France Info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:13OuverteRéponse directe
Quel sentiment vous anime ce matin ?
- 0:50OuverteRéponse directe
On sait que la menace reste élevée, qu'est-ce qu'il faut faire ? C'est quoi la recette magique ?
- 1:53RelanceÉludée
Non, ça n'a pas de rapport.
- 1:58RelanceRéponse directe
Les musulmans ne sont pas des islamistes ?
- 2:30RelanceRéponse partielle
Vous dites qu'il a quand même géré les attentats, il a géré au plus près des dossiers.
- 3:05OuverteRéponse directe
On avance hier, la suspension de la réforme des retraites a été largement votée à l'Assemblée nationale. Pour vous, c'est une victoire pour qui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:25Invité politiqueFait
« depuis 10 ans rien n'a été fait par les différents gouvernements pour déclarer la guerre à l'islamisme, pour définir l'islamisme, pour enrayer la propagation de l'islamisme dans notre pays. »
- 1:16Invité politiqueFait
« mettre hors la loi les frères musulmans, comme l'a fait le gouvernement autrichien »
- 1:21Invité politiqueFait
« fermer toutes les mosquées radicales »
- 1:26Invité politiqueFait
« aujourd'hui au moment où nous parlons il y a toujours des lieux de culte radicalisés »
- 1:33Invité politiqueFait
« expulser tous les fichés S étrangers pour islamisme »
- 2:42Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron, après l'attentat sur les Champs-Elysées et la mort d'un policier, Xavier Jugelet, nous disait qu'il n'avait pas inventé un programme de lutte contre l'islamisme et contre le terrorisme dans la nuit. »
- 3:20Invité politiqueFait
« Les socialistes et les macronistes sont prêts à vendre père et mère pour éviter effectivement la sanction et le retour devant les électeurs. »
- 3:36Invité politiqueFait
« les macronistes avaient fait de cette réforme des retraites l'alpha et l'oméga de leur politique. C'était indispensable, c'était fondamental pour l'économie du pays. »
- 4:55Invité politiqueFait
« Nous avons des sensibilités différentes, comme dans toute alliance politique et alliance électorale. »
- 5:02Invité politiqueFait
« Nous nous accordons sur un programme de gouvernement, sur un programme de gouvernement pour une union nationale. »
- 6:29Invité politiqueChiffre
« il faut qu'il y ait 42 annuités travaillées pour partir avec une retraite à taux plein. »
- 7:24Invité politiqueFait
« Oui, parce que la situation est totalement paralysée, totalement bloquée. »
- 8:20Invité politiqueChiffre
« Nous sommes la septième puissance du monde. On s'est fait dicter notre conduite par la soixante-septième puissance du monde. »
Temps de parole
- Julien Odoul70 %
- Présentateur30 %
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Bonjour Julien Audoul. On va évoquer le budget mais d'abord on commence avec cette journée de commémoration. Nous sommes le 13 novembre. Il y a 10 ans, 3 attaques simultanées menées par 3 commandos liés à Daesh, à Paris et à Saint-Denis faisaient 130 morts et plus de 400 blessés. Quel sentiment vous anime ce matin ?
C'est déjà le recueillement, l'hommage aux victimes, à nos morts, hommage aussi aux policiers qui sont intervenus et qui ont arrêté cette tuerie. Et c'est aussi un immense gâchis puisque depuis 10 ans rien n'a été fait par les différents gouvernements pour déclarer la guerre à l'islamisme, pour définir l'islamisme, pour enrayer la propagation de l'islamisme dans notre pays. Donc on a une immense lâcheté depuis 10 ans et nous sommes toujours sous le coup de possibles attentats, d'attaques, de tueries malheureusement.
On sait effectivement que la menace reste élevée, que des attentats sont régulièrement déjoués, mais qu'est-ce qu'il faut faire ? C'est quoi la recette magique ?
Mais déjà c'est déclarer la guerre à nos ennemis, ce qui n'a pas été fait depuis 10 ans. Depuis 10 ans nous subissons les attentats, nous reculons sur nos principes et notamment sur la laïcité et nous voyons que le fondamentalisme islamiste se diffuse partout et essaye de conquérir tous les pans de la société. Donc ce qu'il faut faire c'est déjà définir ce qu'est l'islamisme, c'est déjà mettre hors la loi les frères musulmans, comme l'a fait le gouvernement autrichien, c'est fermer toutes les mosquées radicales.
Je rappelle qu'aujourd'hui au moment où nous parlons il y a toujours des lieux de culte radicalisés, il faut expulser les imams étrangers radicalisés, il faut expulser tous les fichés S étrangers pour islamisme, il faut couper tous les financements de ces mouvances islamistes et très clairement il faut être intransigeant sur les principes, sur les valeurs, notamment sur l'interdiction du voile pour les sorties scolaires, notamment pour l'interdiction du voile dans les compétitions. Ça n'a pas de rapport avec des mouvances terroristes ? C'est la même idéologie, bien sûr que si, c'est la même idéologie.
Non, ça n'a pas de rapport.
C'est l'idéologie islamiste, excusez-moi.
Les musulmans ne sont pas des islamistes ?
Vous faites l'amalgame, il y a une distinction entre nos compatriotes de confession musulmane et les terroristes islamistes et l'idéologie islamiste. Et aujourd'hui, on a tué au nom d'Allah Akbar, on a tué au nom de l'islamisme, d'une idéologie qui nous fait la guerre, qui cherche à conquérir notre société, qui cherche à anéantir nos libertés, l'égalité entre les hommes et les femmes notamment, notre démocratie, et je constate que ce gouvernement, comme tous ceux qui l'ont précédé, n'a aucune intention de lutter contre l'islamisme. Je me rappelle d'une petite phrase qui est lourde de conséquences de sens.
Vous dites qu'il a quand même géré justement les attentats, il a géré au plus près des dossiers qu'il maîtrise parfaitement.
Alex Boudiaguet, en 2017, deux ans après le 13 novembre 2015, après les tueries du Bataclan, Emmanuel Macron, après l'attentat sur les Champs-Elysées et la mort d'un policier, Xavier Jugelet, nous disait qu'il n'avait pas inventé un programme de lutte contre l'islamisme et contre le terrorisme dans la nuit. Il y a eu beaucoup de nuits depuis et il ne l'a toujours pas inventé ni cherché à déclarer la guerre à l'islamisme.
On avance hier, la suspension de la réforme des retraites a été largement votée à l'Assemblée nationale. Pour vous, c'est une victoire pour qui ? Est-ce que c'est une victoire des socialistes ?
Ce n'est pas une victoire des socialistes, non, c'est la magouille entre socialistes et macronistes pour éviter une motion de censure et éviter un retour aux urnes. Les socialistes et les macronistes sont prêts à vendre père et mère pour éviter effectivement la sanction et le retour devant les électeurs. Et ce qui est quand même assez cocasse dans cette histoire, notamment pour les macronistes, c'est parce que les macronistes avaient fait de cette réforme des retraites l'alpha et l'oméga de leur politique. C'était indispensable, c'était fondamental pour l'économie du pays. Et finalement, ils se sont bradés, ils l'ont lâché assez facilement.
Mais nous, nous nous satisfaisons, encore une fois, de cette amélioration pour les Français, même si elle est minime. Et nous, nous sommes dans le sens et dans la continuité de notre programme, de nos positions, c'est-à-dire remettre en cause cette réforme qui est profondément injuste.
Je précise également que le Rassemblement national a donc voté effectivement pour cette suspension. En revanche, Éric Ciotti a voté contre cette suspension. C'est pourtant votre seul allié ?
Nous avons des sensibilités différentes avec Éric Ciotti, c'est le cadre d'une alliance. Vous savez, dans une alliance, vous n'êtes pas censé penser exactement la même chose, sinon vous faites une fusion, tout simplement. Et nous, nous constatons que nous avons sur cette question-là des sensibilités, mais c'est tout à fait honorable.
Mais est-ce que sur cette question-là, qui va être un sujet aussi crucial, qui va être aussi le cœur de la campagne présidentielle de 2027, on peut faire campagne avec un allié qui pense radicalement différent ?
Non, qui ne pense pas radicalement.
Si vous avez voté pour, il a voté contre, on ne peut pas faire mieux, c'est binaire.
Il ne pense pas radicalement différent. Nous avons des sensibilités différentes, comme dans toute alliance politique et alliance électorale. Vous regardez dans les autres partis. Mais nous nous accordons sur un programme de gouvernement, sur un programme de gouvernement pour une union nationale. Nous sommes tout à fait en phase, et nous travaillons très bien avec les députés UDR d'Éric Ciotti. Nous sommes complémentaires sur bien des aspects. Et encore une fois, nous souhaitons que ce rassemblement soit le plus large possible pour réunir 50% des Français.
Gabriel Attal propose une retraite universelle avec, finalement, les mêmes droits pour tous, sans âge légal de départ à la retraite. Jordan Bardella, il semble partager un petit peu la même idée. Il dit que c'est la durée de cotisation qui détermine avant tout l'âge de départ à la retraite. Est-ce que pour 2027, ce sera porté par le Rassemblement national ? Mais c'est déjà le cas.
C'est déjà le cas.
Oui, mais est-ce que, par exemple, cette retraite universelle, c'est-à-dire sortir de ce qui est aujourd'hui le système de retraite, vous pourriez, vous aussi, avoir un projet différent pour 2027 ?
Non, ce n'est pas sortir du système des retraites actuel. Nous, ce que nous souhaitons, c'est sauver notre système par répartition.
Gabriel Attal, il veut sortir.
C'est pour ça que je vous ai dit ça. Oui, il sort à chaque fois, Gabriel Attal. Il est sorti déjà du gouvernement et puis il est sorti, quelquefois, des réalités.
Mais est-ce que vous pourriez dire, nous, on ne va plus parler des 62 ans, des 63, des 64 ? Mais c'est déjà le cas. On va être uniquement sur la durée de cotisation.
Mais c'est déjà le cas. Nous avons un système qui est progressif pour les Français qui commencent à travailler après 20 ans. Après 20 ans, ce qui compte, c'est les annuités travaillées pour partir avec une retraite à taux plein. Et nous nous disons qu'il faut qu'il y ait 42 annuités travaillées pour partir avec une retraite à taux plein. Et donc, vous avez un système progressif. Je prends un exemple. Vous avez un emploi stable à partir de 25 ans. Vous partez avec une retraite à taux plein à 67 ans. Voilà, c'est très clair. Et plus vous commencez à travailler tard et plus vous pouvez partir tard avec une retraite à taux plein.
Je pense que c'est le système le plus juste, le plus cohérent et surtout le plus efficace économiquement.
Le budget poursuit son chemin parlementaire. Est-ce que ce n'est pas aussi, finalement, la victoire, une victoire politique pour le Premier ministre ? Sébastien Lecornu, est-ce qu'il s'y prend bien ?
Non, ce n'est pas une victoire. C'est certainement gagner du temps, essayer de retarder la sanction, essayer de retarder surtout l'accession au pouvoir du Rassemblement national, qui arrivera inévitablement parce que les Français le souhaitent et parce que nous avons fait les bons constats et que nous avons les bonnes solutions. Donc que ce soit dans trois mois avec une dissolution ou en 2027...
Vous appelez toujours à la dissolution ?
Oui, parce que la situation est totalement paralysée, totalement bloquée. Ça ne pourra pas évoluer avec ce gouvernement. On ne pourra rien faire avec ceux qui ont tout échoué, qui ont tout raté, qui sont impuissants dans la gestion du pays. Donc nous le disons, oui, il faut revenir aux urnes. Le plus tôt sera le mieux. Si, malheureusement, Emmanuel Macron ne dissout pas l'Assemblée nationale, ce sera en 2027 et ce sera la victoire du Rassemblement national.
Un dernier mot sur Boalem Sansal qui est désormais libre. Je le rappelle, l'écrivain franco-algérien a passé 362 jours en prison en Algérie. C'est l'Allemagne qui a joué un rôle clé dans cette libération. Est-ce que vous trouvez que c'est un camouflet pour la France ?
Oui, c'est une humiliation. Alors déjà, c'est un soulagement de savoir que notre compatriote Boalem Sansal va retrouver la liberté, va retrouver les siens et va sortir de cette détention arbitraire en Algérie. Mais pour le coup, c'est un camouflet puisque depuis le début de cette crise, le gouvernement français était incapable d'engager un rapport de force et de faire libérer un compatriote. Nous sommes la septième puissance du monde. On s'est fait dicter notre conduite par la soixante-septième puissance du monde.
Mais c'est justement parce qu'il y a des tensions entre Alger et Paris bien que Boalem Sansal n'a pas été libéré par la France, mais par l'Allemagne. C'est parce que les relations étaient mauvaises.
Est-ce qu'il ne faut pas, au contraire, se ramébaucher, si je puis dire, avec les Algériens ? Non, mais en fait, ils ne comprennent que le rapport de force. On a toujours été dans le dialogue, on a toujours été dans la réponse graduée, on a toujours été dans les courbettes et dans la soumission. Voilà le résultat. Et moi, encore une fois, je dénonce ceux qui ont voulu maintenir Boalem Sansal en détention, et notamment les députés de la France insoumise qui ont voté contre la proposition de résolution au mois de mai dernier qui demandait la libération immédiate de Boalem Sansal. Ils ont été complices du gouvernement algérien. Ils ont été les soumis du gouvernement algérien.
Et on a bien vu qu'à l'Assemblée nationale, il y avait une cinquième colonne qui ne voulait pas la libération de Boalem Sansal.
Merci beaucoup, Julien Audoul. Bonne journée à vous.
Merci beaucoup, Julien Audoul.
Julien Odoul