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interviewPublic Sénat· 25 septembre 2025 27 min

Syndicats, patronat… Lecornu face à l’impasse sociale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et on commence par les repères de l'actualité. L'intersyndicale qui appelle à une nouvelle journée de mobilisation le 2 octobre. Elle juge que Sébastien Lecornu est resté trop flou lors de leur rencontre hier matin.

Les syndicats qui ont réaffirmé leur demande dans un communiqué hier soir dont l'abandon du budget Bairou et de la retraite à 64 ans ainsi que de la justice fiscale. De son côté, le Premier ministre leur a demandé hier soir leur contribution sur cinq thématiques dont le financement de la protection sociale. Il assure qu'il n'entend passer en force et souhaite les revoir dans les prochains jours.

Autre mobilisation, celle des agriculteurs. Elle débute aujourd'hui, se poursuivra demain à l'appel du principal syndicat agricole, la FNSEA, convoi de tracteur, action dans les supermarchés, blocage. Les agriculteurs qui protestent contre les importations qualifiées d'abérossour ainsi que les taxes imposées par Donald Trump.

Une enseignante agressée au couteau. Hier dans un collège du Barin. Elle est tort de danger.

Son agresseur est un élève de 14 ans. Il se trouve entre la vie et la mort. Il s'est poignardé lui-même dans le coup au moment de son arrestation.

La ministre des missionnaires de l'éducation nationale Ellisabeth B s'est rendue sur place. Elle a précisé le profil de l'agresseur. Ce jeune avait été repéré pour une fascination sur les idéologies nazi et que ceci avait fait l'objet à la fois de sanctions disciplinaires et également d'un signalement au procureur et au préfet.

Il y avait pas de fait de violence. C'est pas un jeune qui était connu comme violent. Lors du jugement pour Nicolas Sarkozi, dans l'affaire des soupçons de financement de la campagne 2007 par Mohamar Kaddafi, le parquet national financier a réclamé une peine de 7 ans de prison contre l'ancien chef de l'État l'accusant d'avoir noué, je cite, un pacte de corruption faustient avec un des dictateurs les plus infréquentables de ces 30 dernières années.

On va revenir sur ces actualités avec vous Michael et Benjamin. Et d'abord, on va commencer, on l'a vu par cette rencontre entre Sébastien Lecordnu, le premier ministre et les syndicats. Hier matin, les syndicat qui à l'issue de la rencontre ont annoncé une nouvelle journée de mobilisation le 2 octobre.

Il a raté son coup Sébastien le Cornu. Non, raté c'est pas exactement le terme. Il a montré effectivement que le le séquençage d'une méthode extrêmement prudente peut aussi commencer à se retourner contre lui. de ce point de vue-là, on est dans une aussi méthodologie, on va sûrement parler, totalement inédite en réalité puisque jusqu'à présent on ont on passait notre temps aussi à être dans l'impatience de la formation d'un gouvernement à à pointer tel ou tel retard ou tel président qui procrastine pour nommer une équipe.

Mais là, étant donné qu'il a dit que c'était la méthode qu'il fallait d'abord trouver un accord budgétaire et ensuite une équipe gouvernementale, le le la formation de gouvernement est totalement sortie de la chronique. On en parle pratiquement pas. Donc il reste effectivement la capacité de Sébastien lecornu à pouvoir trouver ce chemin.

Il a il a joué de manière assez fine en disant ben puisque vous me donnez un ultimatum, moi je vous renvoie aussi un ultimatum, je vous pose des questions. Vous avez aussi intérêt à m'avoir des me donner des propositions pour montrer à quel point vous êtes capable de pouvoir vraiment contribuer à à l'amélioration de de la situation. C'est une manière aussi pour de gagner du temps euh parce que on effectivement pour l'instant d'après ce que l'on comprend il y a pas de chemin et et une fois de plus on est encore dans l'équation impossible.

Donc les syndicats qui continuent à à expliquer qu'ils sont en train de mettre le pays en état de mobilisation effervescente, ce qui n'est pas une réalité. Là selon vous Michel s'il continue à à ne rien dire lors de ses rencontres, c'est de la prudence ou c'est qu'il arrive pas à le trouver ce chemin ? D'abord, il a pas grandchose dans sa besace pour l'instant et le chemin, il est très très compliqué à à construire et comme il est il sait parfaitement qu'il a une pression supplémentaire, il est le dernier dernière station avant avant la fin, donc quelque part, il est obligé de d'avoir d'avoir un résultat, il a une pression supplémentaire. les autres ses prédécesseurs étaient dans une gestion de crise donc quelque part le panache de de même d'un bricolage pouvait aussi faire office mais là c'est plus possible de bricoler.

Il va falloir trouver quelque chose sinon on part encore dans une étape supplémentaire vers l'inconnu. Il peut rester encore longtemps sans dévoiler sa feuille de route Sébastien le Cornu ? Non, pour une raison simple, c'est que à terme, il devrait déposer un budget avant le 13 octobre si on veut si on veut respecter les délais constitutionnels et cetera, les 70 jours avant le 31 décembre, a priori le 13 octobre est un peu la deadline.

Déjà la date normale, elle devrait être le 7 octobre. Donc vous voyez que on prend un peu de retard et puis par ailleurs bah il faut que le texte il soit soumis au Conseil d'État a priori demain. Donc certes, ce sera pas le texte définitif. qui sera toujours ensuite temps de l'amander, de rentrer dans une discussion parlementaire tant que vous n'avez pas dit 49 aligné à 3 devant l'Assemblée nationale, il y a toujours la possibilité de négocier.

Néanmoins, bah forcément le dépôt du budget va éclaircir les lignes et je suis assez d'accord avec ce qui a été dit. C'est-à-dire que quel est l'objectif de Sébastien Lecnier aujourd'hui ? c'est de dire je suis un président du conseil, un président du conseil de la 4e République, ça prend pas l'opinion à témoins comme le fir Nager, François Bairou et Michel Barnier.

Ça dit "Je vais négocier avec les groupes politiques, je vais essayer d'avoir un compromis global et ce compromis global une fois qu'il aura été fait et bien je l'annoncerai." Et donc c'est plutôt intelligent parce que si vous commencez à lancer des annonces de c de là, vous brisez votre socle commun parce qu'il y en a qui seront d'accord, d'autres qui ne le seront pas. Les socialistes, vous aurez une opposition interne qui diront "Non, on signe pas" et vous aurez la direction qui dira "On signe peut-être, mais comme elle aura une opposition, elle ne pourra pas y aller." Donc plus vous parlez, plus vous risquez de sortir de l'ambiguité à votre détriment.

Le problème c'est que cette méthode-là, si ça dure quelques semaines, c'est plutôt bien. Mais en revanche là, on s'approche de la deadline et ça devient le symbole d'une faiblesse. Ça devient le symbole d'un premier ministre qui n'arrive pas à construire un consensus minimum et qui donc ben en est cantonné à avoir des annonces extrêmement floues, à continuer à donner le sentiment qu'il négocie mais sans pouvoir déboucher sur quoi que ce soit.

Donc en effet, le chemin, il est très compliqué. Et pour terminer, par rapport à ce qui a été dit dans lequel j'abonde, mais par rapport à François Baou et à Michel Barnier, il y a une vraie difficulté supplémentaire. François Bairou et Michel Barnier y tenaient sur quoi ?

Sur deux routes de secours, le RN et le PS. Les deux n'avaient pas intérêt à une dissolution. Aujourd'hui, le RN est clairement favorable à une dissolution.

Il pense obtenir une majorité et le PS en a plus peur parce que quand vous prenez les enquêtes, le PS se dit que aujourd'hui une dissolution pourrait peut-être faire ses affaires. Et donc c'est beaucoup plus compliqué de négocier avec ces groupes politiques qui aujourd'hui disent "Bah écoutez, si vous voulez qu'on aille à les dissolutions, on y va. Que Naguer pour les anciens premier ministres." Et cette situation fait que si vous n'avez pas intérêt à faire un cadeau de cadeau à un gouvernement minoritaire, bah ce gouvernement il est mal en manché.

Il a dit hier au syndicat qu'il était le premier ministre le plus faible de la 5e République. Est-ce que c'est politiquement judicieux de dire ça ? Alors ça c'est le côté mato de roué de de Sébastien le cornu qui quelque part même jusque dans sa sa gestion corporelle se monte comme étant un peu voilà vous savez un peu toucher ma bosse mon seigneur mais mais en réalité il il il veut montrer qu'en réalité il il ne l'est pas en tout cas il veut il veut le montrer au syndicat donc c'est le jeu je dirais la la liturgie avec avec les les partenaires sociaux moi ce qui me frappe aussi c'est que le temps qui est mis et la et je dirais la la l'attention aussi de l'ensemble de du du système politique et médiatique sur ces rencontre là qui en réalité n'ont pas aujourd'hui leur utilité parce que lui son sujet c'est pas les syndicats qui vont le censurer ou pas, ce sont les groupes parlementaires donc c'est avec c'est avec les partis les groupes parlementaires qui doit trouver un accord.

Donc on a eu un une scénographie sociale pour il a les syndicats avant de recevoir l'opposition. Oui, parce que justement il sait et c'est sa manière pour le coup sans le dire de prendre l'opinion à témoin, de prendre ceux qui mobilisent les les Français et on savait pertinemment de toute façon qu'ils annonceraient une une nouvelle journée de mobilisation et on verra ce qu'elle donnera. Mais mais de ce point de vue-là, il il a consacré un peu de temps, on va dire, à l'opinion, à la démocratie sociale parce qu'une fois de plus, il doit aussi de manière subliminale faire aussi le droit d'inventaire du président Macron.

En réalité, on l'a dit hein, c'est un proche paradoxal. Il est très très éloigné en réalité de la pratique du pouvoir de d'Emmanuel Macron. Et donc il veut à chaque fois montrer que lui il considère des corps intermédiaires qui ont été systématiquement écartés depuis depuis 2017, en tout cas régulièrement écarté.

Et c'est vrai que ben German disait, on sait pas encore vers quoi on peut aller. Ça peut se terminer si jamais les deadlines sont pas respectés. Mais euh euh de la présidence Macron aurait été la présidence de l'inédit.

Tout ce que tout ce qui se sera passé, on l'aura jamais vu. Donc quelque part, on peut encore s'attendre à des choses qu'on a jamais vu. Euh Marie, parmi les les personnes évidemment reçues par Sébastien Lecornu, hier, il y avait Marie-Lison, secrétaire général de la CFDT.

Parmi les demandes des syndicats, il y a plus de justice fiscale. On va écouter ce que l'on disait hier soir. C'était sur France 2.

Qu'on peut pas faire une réunion sans entendre parler de la taxman. On peut pas allumer un écran ni écouter une radio sans qu'on parle de la taxman. Il répond que le principe il est pas opposé au fait de de résoudre une anomalie totale.

L'anomalie totale c'est qu'aujourd'hui une infirmière paye plus d'impôts proportionnellement qu'un milliardaire. Ça c'est une situation inacceptable actuelle. Donc sur le principe, il est plutôt ouvert.

Après la question ça va être les modalités et pour la SDT une taxe qui permet de répondre à cet enjeu-là qu'elle s'appelle Zucman ou qu'elle porte un autre nom, c'est pas le sujet. La taxation des pleures, je demande principale hein des syndicats mais aussi de l'opposition. Est-ce que Sébastien Lecornu va devoir céder et avec lui les ALR ?

Alors oui, il va falloir qu'il y ait quelque chose, la taxe Zucman peut-être pas, mais il va falloir qu'il y ait quelque chose pour une raison simple, c'est qu'encore une fois, il faut avoir le Parti socialiste dans la barque pour que ça tienne. Le RN, c'est fichu. Donc ce faisant, euh ce que dit Maris Lon ici est très important parce qu'au fond, quelle est la stratégie de Sébastien Lecornu vis-à-vis des syndicats ?

C'est pas d'embarquer la CFDT, ça n'arrivera pas. c'est d'arriver à détacher la CFDT de la CGT avec l'idée que infiner si la CFDT deal sur quelque chose, bah les socialistes auront beaucoup plus de mal à censurer. Il y a une double stratégie aujourd'hui pour Sébastien Lecornu pour détacher les socialistes.

Stratégie CFDT et stratégie maire et décentralisation. Il s'agit de dire au maire attention des législatives pendant les élections municipales, ce sera dramatique pour vous. C'est probablement vrai.

On vous donne un acte de décentralisation. On sait pas trop ce qu'il y a dedans mais malgré tout ça donne des éléments. Et ensuite statut de l'élu.

Donc, il s'agit de jouer la base des élus locaux contre la direction et de jouer la CFDT contre là aussi le groupe politique socialiste. C'est pas idiot ce que dit Marie-Lise Léon ici, c'est que l'attaque Zucman pourquoi pas ? Mais euh si c'est autre chose qui par exemple exonérerait euh le patrimoine qui est euh le patrimoine, les actions des entreprises à ce moment-là, pourquoi pas ? pourrait avoir une avancée.

Donc c'est malgré tout une ouverture. Ça c'est pas forcément une mauvaise nouvelle pour Sébastien Lecornu parce que la taxe Zucman est allergisante pour LR, elle est allergisante pour le patronat, elle pose des difficultés juridiques potentiellement constitutionnelles et donc en la matière bah trouver une forme de voie de sortie serait une bonne chose pour lui. On va recevoir Gérard Archer dans quelques instants.

Il est opposé à la taxe Zucman mais néanmoins, est-ce que les Républicains vont devoir faire des concessions sur une forme de taxation des plus riches ? Al là, ça va être intéressant aussi le l'attitude des républicains parce que là aussi ils ont changé. Euh ils euh ils conditionnent leur participation à un gouvernement maintenant à un accord de gouvernement et non pas euh une démarche sacrificielle patriotique pour pouvoir empêcher que la gauche ne dirige le pays.

Euh donc là aussi ça va être et d'ailleurs on entend les les musiques, hein, ils ont des exigences beaucoup plus fermes de de ce point de vue-là. Et ça et ça per et ça je dirais ça condamne euh ça en tout cas ça accule Sébastien le cornu àement deux méthodes. Soit il fait du cabotage et du bricolage et il arrive comme ça à avoir un petit un accord qui lui permet de continuer à vivre mais sans aucune possibilité de pouvoir poser des politiques publiques qui de toute façon dépasseront reprendront du temps et de toute façon le quinquena est terminé bientôt.

Soit il fait une rupture comme il a dit parce que on a ce qu'on attend aussi c'est c'est quel contenu va-t-il donner à cette déclaration de rupture sur le fond et donc il est vraiment sous pression et on peut comprendre qu'il soit encore plus prudent que d'habitude ce qui pour Sébastien le cornu veut dire beaucoup. Allez, parmi les sujets de l'actualité, c'est cette enseignante qui a été agressée hier au couteau par un élève de 14 ans. C'est dans le Barin.

Ça relance de nouveau le débat sur la sécurité dans les établissements scolaires. Avant de d'être en ligne avec le président de la région Auvern Ronalpe, on va écouter ce qu'on a dit hier la ministre des missionnaires de l'éducation nationale, Elisabeth Bornel, s'est rendu sur place. Je veux le dire très clairement, la violence n'a pas sa place à l'école.

L'école doit rester un sanctuaire et vous savez que moi je suis mobilisé quand nous agissons sur tous les plans. D'abord pour lutter contre la présence, la circulation des armes blanches qui ne doivent pas entrer dans nos établissements. Et pour en parler, nous sommes avec Fabrice Pancou.

Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes le président de la région Auvergne Ronalpe. Cette nouvelle agression, on l'entend Fabrice Pankou. pose de nouveau la question de la sécurité dans les établissements scolaires.

Les régions qui gèrent les lycées, qu'est-ce que vous vous avez mis en place ? Comment vous faites pour lutter contre cette violence dans les établissements scolaires ? Bien, bonjour.

Je voudrais d'abord avoir une pensée pour cette enseignante de musique qui a été agressée hier et puis saluer l'engagement de toute la communauté des enseignants et des personnel dans les établissements dont on voit qu'ils doivent faire face à ces difficultés et font preuve d'un véritable engagement. Euh dès 2016 euh lorsque nous avons été élus avec Laurent Voquier, nous avons euh fait de la sécurité un totem très important et à l'évidence, au regard de nos champs de compétences, euh les lycées ont été euh directement visés avec cette volonté euh d'en faire des sanctuaires. C'est pourquoi nous avons déployé plusieurs actions euh à la fois de la vidéoprotection, mais aussi des portiques comme on les voit actuellement à l'écran, des badges et des équipes mobiles qui sont donc des des personnes qui accompagnent ces entrées dans les établissements.

C'est un engagement très fort puis qu'en réalité depuis 2016 et sur les un peu plus de 500 établissements en public privé que nous avons sur notre région, c'est plus de 100 millions d'euros 102 millions qui ont été consacrés pour pouvoir répondre de cet objectif de sécurité. En 2017, il faut se souvenir que nous avons été très contestés. Toute la gauche s'est unie pour dénoncer la manière avec laquelle nous mettions en œuvre.

Madame Valobel Cassem, alors ministre de l'éducation nationale n'a pas raté une occasion de dénoncer cet engagement. Le constat qu'on fait aujourd'hui, c'est que c'était absolument nécessaire. Et d'ailleurs, nous avons une un plébiscite des chefs d'établissement qui aujourd'hui saluent la manière avec laquelle nous avons protégé ces établissements mais qui en plus nous interpelle très vite dès lors qu'un équipement a besoin d'un entretien ou d'un complément.

Donc euh c'était un chemin absolument nécessaire si on veut pouvoir apporter une première brique de sécurité pour nos établissements. Mais vous entendez euh la la ministre de l'éducation nationale Ellisabeth Borne, elle dit que euh l'État agit, nous agissons, dit-elle. Vous le constatez vous ?

Et moi, j'aimerais que l'État aille plus loin euh parce que nous pouvons effectivement aller plus loin. Euh j'ai fait adopter un rapport euh en assemblée plinière de de juin dernier pour que nous allions désormais sur des scanners millimétriques. Vous savez, c'est ce que nous avons dans les aéroports.

Je pars du principe que un lycée doit être au moins aussi bien protégé qu'un aéroport. Et nous avons fait une démonstration à la rentrée de septembre il y a quelques semaines avec du scanner électromagnétique pour montrer que ça fonctionne notamment en terme de flux continu parce que nous pouvons sans arrêter les personnes qui passent euh permettre le passage de 3600 personnes heure. Ça aujourd'hui ça n'est pas en place et donc je fais une demande très claire à l'État et ça fait maintenant depuis le mois de juin que que cette demande est posée de manière très claire.

Permettez-nous et accompagnez-nous d'aller plus loin par de la mise en place de scanner millimétrique qui permet de contrôler tout ce qui passe aux entrées des établissements. De la même manière que je dis allons plus loin sur la vidéo intelligente. Vous savez cette vidéo algorithmique qui nous permet et bien de faire matcher des images et lorsqu'on a des craintes et bien de de pouvoir être accompagné de de ces éléments que la technique permet aujourd'hui.

Enfin, il y a une troisième dimension qui est absolument majeure à mes yeux, c'est la question des stupéfiants. Parce que derrière les actes de violence, très souvent, pour ne pas dire toujours, il y a des sujets de stupéfiant derrière. Là aussi, j'ai fait des propositions très claires à l'État pour que nous puissions avoir des contrôles de stupéfiants dans les lycées puisque nous en avons la compétence, il faut ici que l'État permette que cela se se mette en place.

Je suis prêt à ce que nous accompagnions avec des moyens. Il faut évidemment que l'État soit aussi au rendez-vous des engagements et des investissements complémentaires qu'il convient de mettre en œuvre. Merci beaucoup.

Merci Fabrice Pancou d'avoir été avec nous, président de la région Auvergne Ronald Pichel, on entend le le président de région. Alors, il y a la question évidemment de la de la violence dans les établissements scolaires, mais au-delà de ça, il y a aussi la question des relations entre région et état. On l'entend, il fait des demandes, elles ne sont pas suivies.

Oui. Et ben elles sont elles sont toujours très très heurtées, toujours très difficiles, encore plus dans le contexte budgétaire, on le sait dans dans lequel dans lequel on se trouve et et de ce point de vue-là, on voit bien qu'on est au cœur du du problème des politiques publiques parce que vous avez des constats qui sont faits, je mets de côté totalement les options politiques des uns et des autres, mais vous avez sur le constat des sur le terrain des constats qui sont faits par les les les acteurs de terrain, ceux qui sont vraiment au cœur des politiques publiques et puis vous avez un état qui vient et qui dit l'État agit, l'État fait des choses et et qui prononce des phrase aussi définitive que l'école n'a pas sa violence n'a pas sa place à l'école. On on on s'en doutait un peu mais on est content que la mise de l'éducation puisse nous le nous confirmer.

Donc euh euh de ce point de vue-là, c'est euh on on reste pour toi parce que on on voit qu'il y a des débats picrocolins encore sur faut-il ou pas des portiques, faut-il. Alors que il y a il y a il y a un fait, il y a des faits, il y a une réalité et euh ce déni absolument stupéfiant. B ça va.

Oui. Alors après, vous avez un budget qui serait assez important si on devait équiper tous les lycées collèges de portique. Par ailleurs, il peut y avoir des questions de droit et liberté.

Donc d'un point de vue légal, c'est toujours un petit peu compliqué. Donc c'est vrai que vous avez des demandes qui peuvent être légitimes et que l'on retrouve dans un certain nombre de cas. Ensuite, vous avez la mise en place d'une politique publique au niveau national qui peut être fondamentalement problématique.

Après, les régions quand même en matière de lycée, alors certes en articulation avec le département souvent parce que c'est des collèges lycées, des compétences qui sont relativement importantes pour aller vers euh un renforcement de la sécurité dans les établissements. Donc, il y a une forme en la matière de compétences et de responsabilité partagée. Dans une dizaine de minutes, on recevra le le président du Sénat, Gérard Larcheter.

Parmi les sujets abordés avec lui, l'état d'esprit des maires à 6 mois maintenant des municipales. Et on va aller dans la Manche où on retrouve Thierry Gervez. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous.

Vous êtes maire sans étiquette de Mopertus sur mer. C'est une petite commune d'environ 200 habitants à 6 mois de l'élection après 5 ans et demi de mandat. Monsieur le maire, quel est aujourd'hui ?

Quel est ce matin votre état d'esprit ? Moi je suis un petit peu euh voilà si loin des élections, moi je commence à un petit être un petit peu fatigué par rapport à plein de choses, par rapport au budget notamment, hein, quand on voit euh les augmentations massives des assurances euh au niveau des prestations euh comment dire euh voilà des Ah là là, je j'ai oublié mon mot au niveau des des aides qu'on ne peut plus obtenir. Est-ce que on a demandé, on a eu des travaux à faire, on a eu des travaux à faire et la DVTR nous a été refusée, voyez-vous.

Donc ça devient décourageant également de travailler et de se voir refuser des aides, sachant que les artisans, les entreprises gonflent plus ou moins les devis, sachant que derrière il y a des subventions hein qui sont souvent accordées, mais euh pour nous dernièrement, c'était pas le cas. Donc de souhaite, ben voilà euh on commence à être un petit peu exaspéré par rapport à tout ça. Exaspéré, on l'entend hein, si si on comprend bien par euh par le manque de moyens.

Euh est-ce que il y a aussi le fait d'être d'être apporté d'angueelade pour reprendre une expression de Gérard Larchet, c'est plus dur aujourd'hui avec vos concitoyens ? Ah oui, beaucoup plus dur parce que j'ai été maire de 95 à 2001 hein et j'étais encore en actuité. C'était beaucoup plus serein, c'est si on peut dire.

Euh nous n'avions pas non plus les moyens euh informatiques que l'on a maintenant. Maintenant, il y a une exigence de la part de l'in de l'interlocuteur. Euh c'est c'est tout de suite euh voilà, c'est faut que tout se fasse rapidement. faudrait qu'on soit à l'écoute 24h sur 24 euh 7 jours sur 7 en mairie.

Les mails, ça on en a 40 50 60 par jour avec la publicité bien entendu, mais faut faire le tri dans tout ça et c'est plus ou moins stressant parce que il y a le mail important et la publicité. Est-ce que ça vous a ça vous décourage au point de de ne pas avoir envie de vous représenter dans 6 mois ? Ah ben là, je suis complètement découragé parce que j'ai fait une tentative du de fusion avec une commune voisine et malheureusement l'État euh la la DGFIT nous a pas porté la réponse en temps voulu parce que nous avions une date butoire qui était le 31 décembre 2024 et au mois de septembre nous n'avions encore pas de réponse.

Donc en quelques mois nous pouvions pas finaliser cette cette fusion. C'est un peu dommage parce que notre recherche de de cette fusion, c'est plus on plus on est gros euh plus on on a moyen euh des de des moyens pour faire de l'investissement parce que dans une petite commune de 220 habitants, les ressources sont maigres, tout passe en fonctionnement et pour l'investissement, on voilà c'est le c'est le reste ça, hein. Vous comprenez ce que je veux dire ?

Merci, on comprend très bien. Merci beaucoup. Merci Thierry Gervez d'avoir été avec nous, un maire de de Mop pertu sur maire dans la Manche.

On entend le le témoignage de ce maire. décourager. Alors, il y a le manque de moyens, il y a les difficultés également une pression croissante de de ces concitoyens découragé au point de ne pas avoir envie de se présenter.

Oui. Alors, c'est un peu un serpent de mer avant chaque élection municipale, mais on a quelque chose qui monte, hein. C'est-à-dire que on a toute une réflexion.

Vous savez qu' on a une proposition de loi sur le statut de l'élu qui aujourd'hui devrait être adoptée, mais encore faudrait-il qu'on ait un gouvernement, un parlement qui puisse l'adopter. Il y a vraiment notamment dans les communes rurales, dans les petites communes, une vraie difficulté. Être maire, ça relève du sacrificiel, hein, quand vous êtes aujourd'hui dans une petite commune, voir une commune moyenne.

L'autre aspect, c'est que les marges de manœuvre sont fondamentalement grévés parce que les intercours ont beaucoup de pouvoir, ce qui crée une forme de frustration démocratique. Vous êtes élu par des gens, mais vous leur dites en fait, j'ai pas la compétence. Et ça, évidemment, ça crée des difficultés.

Ensuite, ça a été abordé, il y a la question des leviers financiers. On a des dotations qui certes ont reculé et puis ensuite augmenté, mais surtout on a de on a des leviers fiscaux qui ont disparu ces dernières années, taxe d'habitation, avant TP et cetera. Et donc dans ce cadre-là, la possibilité de mener une politique est beaucoup plus réduite et donc de répondre aux aspirations démocratiques.

Derrière, il y a un sujet démocratique, mais il y a également potentiellement un sujet économique, ce qui est évoqué par le par monsieur le maire avec notamment la question du budget. Si on n pas de budget, si on a des dotations qui stagnent, si on fonctionne avec des lois spéciales, ça signifie que aujourd'hui qu'est-ce qui tire la croissance ? C'est l'investissement public.

Très clairement, c'est plus la consommation et c'est encore moins les exportations, c'est l'investissement public. 60 % de cet investissement public, c'est les collectivités territoriales. Si vous avez des collectivités qui ne sont plus en capacité d'investir, c'est grave pour ell, c'est grave pour la démocratie, c'est grave également pour l'économie du pays.

Donc là, on a un vrai sujet devant nous et c'est un sujet qui est complexe à régler parce que évidemment quand on cherche à faire des économies, bah on essaie de taper dans les caisses là où elles sont et la caisse des collectivités bah ça fait partie des des puits dans lequels on essaie de s'abruver. Ouais. et Sébastien Lecnu d'ailleurs qui dès les premiers jours de sa nomination à Maton a écrit une lettre au maire puis aux élus.

Ça fait partie évidemment des sujet qu'il va avoir sur la table. Oui, bien sûr. Ça fait partie du sujet au fond structurant de de l'état du pays parce que le rapport à son maire et le témoignage qu'on vient d'entendre montre bien que c'est je dirais la l'illustration du climat de défiance qui qui est qui n' cessé d'augmenter depuis ces années dans le pays.

Ça a été largement documenté et et démontré et notamment la on l'a vu aussi à travers la la violence accrue à l'égard de ces de ces élus. Il y a des mères qui sont qui se sont agressées, il y en a même qui ont perdu la vie. C'est extrêmement euh ça devient extrêmement dur parce qu'en fait les les Français en colère prennent le premier qui passe et c'est injuste parce qu'au fond c'est celui qui est le plus proche de de leur préoccupation.

Mais quelque part, ils viennent transmettre également la colère générale qu'ils ont à l'égard du monde politique, de cette politique, de ces responsables politiques qui ne s'occupent plus jamais d'eux, qui les abandonnent. En tout cas, c'est c'est la perception et il ils manifestent leur colère à leur à leur égard. Donc de de ce point de vue-là, oui, c'est ça montre bien à quel point on on est une fois de plus sur un climat éruptif qui se transforme pas comme on on pourrait l'imaginer en manifestation, en émeutes, en grand soir, en révolution dans qui est guisé dans les fantasmes de de certains mais par cette espèce de justement de de de colère sourde de de volonté d'être euh vindicatif. euh et de cette capacité de pouvoir s'en prendre à celui au foin luus que l'on a toujours le plus respecté pratiquement et pour lequel on a le plus voté, c'est le maire.

Ouais. Avec un risque de crise d'évocation peut-être dans 6 mois aussi. Oui.

Qui qui existe d'ors et déjà hein, ça on le sait. et et on va évidemment aborder ce sujet avec Gérard Larch qu'on va recevoir maintenant dans 2 minutes. Vous reviendrez avec nous dans dans 45 minutes pour analyser cette interview de Gérard Larch face à la presse régionale. répondra aux questions de la presse régionale notamment sur la crise politique. [Musique]